Vétérinaire hors normes, Michel Klein est décédé

Apôtre de la protection animale, Michel Klein, le vétérinaire le plus célèbre du petit écran, est décédé samedi dernier à l’âge de 103 ans. Né en Roumanie en 1921, ses parents l’avaient envoyé en France pour suivre des études vétérinaires, interrompues de 1939 à 1945 par la guerre, à laquelle il prit part, puisque très actif dans la résistance. A la fin du conflit, il reprend ses études avec succès, et il ouvre, en 1950 l’un des premiers cabinets vétérinaires de Paris. Attaché aux progrès de la médecine vétérinaire, notamment en anesthésie générale et au bien-être des animaux, la souffrance animale ne passera pas par lui. Dans les années 1960, sa participation dans des émissions télévisées lui permettra de promouvoir ses idées (Je cherche un maître ; Les Animaux du monde ; 30 millions d’amis ; Terre, attention danger…) puis de les écrire dans son livre : « Les Bêtes qui m’ont fait homme » (1976). Longtemps vice-président de la Société protectrice des animaux (SPA), il a cofondé le Conseil national de la protection animale et est à l’origine, avec le soutien de Jacques Chirac, de la création de l’Ecole des chiens guides pour aveugles et malvoyants de Paris. L’Ordre national des vétérinaires a salué « la mémoire du doyen de la profession », estimant que « Michel Klein a contribué au rayonnement de la profession en France, et que les nombreux vétérinaires qui lui doivent leur vocation sont aujourd’hui orphelins… ».

Alouette : l’expérimentation confortée par le Tribunal Administratif de Pau

Le mardi 15 octobre, les préfectures des Pyrénées-Atlantiques et des Landes ont publié des arrêtés autorisant la capture des alouettes avec des pantes et des matoles. C’est donc le retour souhaité de l’expérimentation qui encadre la pratique jusqu’au 20 novembre. Bien que le fond du débat n’ait pas changé, la controverse porte sur la sélectivité ou non de cette méthode de chasse traditionnelle. D’autres oiseaux sont-ils pris dans les pantes et les matoles ? Oui affirment les écolos qui rappellent que la directive Oiseaux de l’Union européenne interdit toute capture non sélective. Non rétorquent les chasseurs puisque les oiseaux sont capturés vivants et que ceux qui seraient pris sont immédiatement relachés. C’est ce qu’a retenu le Tribunal administratif de Pau, dans sa décision d’autoriser que l’expérimentation se poursuive sous le regard attentif des observateurs de l’OFB. Dans leurs arrêtés, les préfectures confirment en indiquant que ces méthodes de chasse sont « non létale et sélective, dès lors qu’elle n’entraîne que de faibles volumes de prises accidentelles pouvant être relâchées rapidement, sans que ne leur soit causé aucun dommage autre que négligeable ». Les préfectures soulignent également qu’aucune publication scientifique n’a jamais été publiée sur la sélectivité des méthodes de chasses traditionnelles. Quant aux FDC concernées, elles assurent et souhaitent prouver que cette chasse traditionnelle capture peu d’oiseaux : « L’an passé, nous avons seulement pu attraper et relâcher 500 oiseaux dans les deux départements » a fait remarquer Didier Garat, président de la FDC des Pyrénées-Atlantiques. Bien évidemment, la LPO dénonce la décision et a déclaré qu’elle allait déposer un recours, très probablement en référé…

Des traditions françaises menacées par des sénateurs

« Le 14 novembre prochain, une proposition de loi (PPL) visant à interdire la corrida et les combats de coqs en présence de mineurs de moins de seize ans, sera étudiée au Sénat dans la niche parlementaire du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) » peut-on lire dans le communiqué de la FNC qui ajoute : « Cette initiative de 5 sénateurs minoritaires dans le groupe parlementaire RDPI (qui soutient le Président de la République et qui est présidé par François Patriat, sénateur de Côte d’Or) a immédiatement obtenu le soutien du groupe des Verts et de quelques sénateurs de gauche et de droite. Elle a été déposée par Samantha Cazebonne, sénatrice représentant des Français de l’étranger qui veut, depuis son élection, la fin des traditions spécifiques de certains territoires de la métropole et des Outres mers qui font l’objet de la PPL ». Mais voulant dédouaner le sénateur de Côte d’Or, la FNC précise : « Nous avons dialogué avec François Patriat, le président du groupe parlementaire RDPI qui a inscrit cette PPL liberticide sur son temps de parole. Il nous a confirmé qu’il n’était pas signataire de ce texte, qu’il n’en partageait pas la vision, et que personnellement il ne le voterait pas ». Par solidarité avec les autres défenseurs de nos traditions rurales, la Fédération Nationale des Chasseurs demande aux sénateurs de tous les groupes politiques de voter contre cette proposition de loi.

Les faits divers de la semaine

- Alpes de Haute-Provence : le Tribunal Administratif de Marseille a rendu sa décision vendredi dernier : la chasse aux tétras-lyres et aux perdrix bartavelle est interdite sur le département « en raison de doutes sérieux sur la légalité de l’arrêté ». Cela fait suite à un recours de la LPO et de France Nature Environnement.

 

- Alpes-Maritimes : voilà encore un procès fait à la chasse d’une manière irrationnelle. L'aigle qui est tombé sur la terrasse du restaurant « Les Filles du Micocoulier » à Antibes a bien été victime d'un tir, mais rien ne prouve qu’il s’agisse de l’acte d’un chasseur. On apprenait ensuite que le projectile était une « balle de fusil », entrée dans le poitrail de l’animal mais ressorti à l’opposé, puis que le « plomb » avait occasionné un orifice plus petit à l'entrée, qu'à la sortie, que ce « plomb » avait été tiré une dizaine de jour avant la chute de l’oiseau, et la conclusion des auto-proclamés spécialistes en balistique : « La plaie ne ressemble pas à un projectile à air comprimé. C'est donc un chasseur qui a tiré sur l'oiseau… ». Rappelons- leur qu’entre une carabine à air comprimé et une arme de chasse il y a une autre catégorie d’armes, celles que l’on appelle « armes de tir et de loisir » et qu’ils feraient mieux de chercher de ce côté-là…

 

- Cantal : l’OFB a mené la semaine dernière, conjointement avec la gendarmerie nationale, une vaste opération de contrôles contre l’insécurité à la chasse. Deux cent trente-deux chasseurs ont été contrôlés, ce qui a permis aux autorités de relever 9 infractions, dont huit ont porté sur la sécurité des chasseurs et des non-chasseurs. En plus de l’effet dissuasif des infractions relevées, les échanges avec près de 250 personnes contrôlées ont été l’occasion de vulgariser les règles de sécurité, mùais aussi celles qui concernent la circulation dans les espaces naturels.

 

- Charente : le dimanche 6 octobre, un beau ragot de 167 kg a été ajouté au palmarès de Pierre Leroux, qui a abattu ce sanglier à Montrollet. « Depuis plusieurs semaines, ce solitaire parcourait le territoire » a précisé le président de la société de chasse Jean-Pierre Labarde. « En fin de matinée les chiens ont remonté une voie et débusqué le cochon dans sa bauge. Le sanglier a traversé la zone de chasse, non sans avoir blessé plusieurs chiens avant d’être tué au saut de la ligne, d’un tir parfaitement ajusté de Pierre Leroux » a-t-il ajouté.

 

- Côtes d’Armor : preuve que le regroupement automnal a commencé, un sanglier a été aperçu, le jeudi 10 octobre, sur la grande plage du Val-André, au cœur de la station balnéaire de Pléneuf-Val-André. Photographié au cours de sa promenade, le sanglier s’est même autorisé une petite baignade avant de reprendre sa course le long de l’eau en direction de la plage du Pissot.

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Loi engrillagement : le Conseil Constitutionnel a tranché : la loi est conforme à la Constitution

La loi du 2 février 2023 impose une hauteur limitée à 1,20 mètre pour les grillages, et un espace de 30 centimètres entre le sol et le bas du grillage. Les avocats pro et anti grillage se sont succédé à la barre, et ont fait valoir leurs arguments respectifs le mardi 8 octobre au matin, devant le Conseil Constitutionnel. L’audition, présidée par Laurent Fabius, était consacrée, dans le cadre d’une QPC (question prioritaire de constitutionnalité), à ces grillages qui protègent les droits des propriétaires, mais nuisent à la libre circulation de la faune sauvage. Le vendredi 18 octobre, le Conseil Constitutionnel a rendu sa décision : la loi étant conforme à la Constitution, les grillages posés après 1993 devront être démontés avant le 1er janvier 2027. S’ils ne le sont pas, ils ne pourront pas être réparés, sauf s’ils respectent la nouvelle réglementation. Les grands propriétaires, opposants à cette loi, dénonçaient une remise en cause du droit de propriété, alors que le Conseil Constitutionnel ne parle que de simple limitation, conforme à l'intérêt général. L'OFB est chargé de faire appliquer la loi…

Bécasses des bois : elles arrivent !

Ce bel oiseau qui fascine tellement a encore quelques particularités bien discrètes. C’est un limicole, mais il est le seul de sa famille à ne pas être dépendant des zones humides. Espèce migratrice, la bécasse se cache le jour dans les bois où son plumage lui permet de se confondre avec le sous-bois. Au-dessus de ses courtes pattes, le corps est trapu, et son long bec articulé lui permet de l’utiliser comme une pince pour la capture d’invertébrés dans le sol. Si on ne peut pas différencier les sexes des adultes de manière certaine, la distinction jeunes/adultes est possible à partir de l’usure des rémiges primaires et du dessin des grandes couvertures primaires et secondaires. En France, le réseau « Bécasse » collecte des informations sur l’état de cette population, et ses 450 membres actifs capturent et marquent des milliers d’oiseaux chaque année sur tout le territoire. Ces informations servent au suivi de la population via des indices d’abondance, les âges-ratios ou des taux de survie. Un suivi des effectifs nicheurs est aussi mis en place chaque printemps, ainsi que l'étude de la migration grâce aux balises. Le réseau est également à l’origine d’un prélèvement maximum autorisé (PMA) sur l’espèce et accompagne son application.

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COP 16 Biodiversité

La 16e conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique se tiendra à Cali, en Colombie, du lundi 21 octobre au vendredi 1er novembre 2024. Cette COP intervient deux ans après la signature de l’accord-cadre de Kunming Montréal (COP15, 2022) qui prévoit la protection de 30 % des terres et des mers de la planète à échéance 2030. La COP 16 sera donc une occasion unique de faire avancer la lutte contre l’effondrement de la biodiversité au niveau mondial. Ses principaux objectifs sont : la conservation de la biodiversité, son utilisation durable et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques. Cette COP 16 s’inscrit donc dans la continuité de la COP 15, qui a permis l’adoption du cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal. Elle doit concrétiser les engagements pris, à travers trois enjeux majeurs :

- Finalisation de la mise en œuvre du cadre mondial : mécanisme de suivi, compte rendu des progrès réalisés pour un bilan mondial prévu en 2026,

- Mobilisation des financements : avec un objectif global de 200 milliards de dollars par an provenant de toutes sources, et une augmentation progressive des financements internationaux pour les pays en développement, à hauteur de 30 milliards de dollars par an d’ici 2030,

- Mécanisme de partage des informations de séquençage numérique (DSI) : partage des avantages aux formes dématérialisées des ressources génétiques, afin de garantir la sécurité juridique pour les utilisateurs de DSI, et de maintenir l’accès libre aux données, notamment pour la recherche.

Agriculture : la ministre tiendra les engagements de l’État

Le projet de loi de finances pour 2025 prévoit de doter le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt, de 7,43 milliards d’€ (autorisations d’engagement, fiscalité affectée aux politiques publiques agricoles, compte CADSAR) et de 7,24 (crédits de paiements). À ces crédits nationaux s’ajoutent les financements européens de la PAC pour un total, en 2024, de 9,4 Md€, ainsi que l’ensemble des dispositifs sociaux et fiscaux, à hauteur de 9,1 Md€. Ce sont donc 25,5 Md€ qui seront consacrés au développement de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt en 2025. « Ce projet de budget me permet de renforcer le soutien de l’État pour la compétitivité de la ferme France, initié en 2023. J’attache une attention particulière au respect de la parole donnée et, à ce titre, le PLF et PLFSS traduisent bien les engagements de l’État pris envers nos agriculteurs » a déclaré Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt. Ce projet de budget 2025 poursuit ainsi l’effort sans précédent engagé en 2023, et confirme l’ambition du Gouvernement pour renforcer la souveraineté alimentaire de notre pays. Mais ce budget traduit avant tout les engagements pris par l’État envers les agriculteurs puisqu’il intègre :

- la suppression de la hausse de la fiscalité appliquée au gazole non-routier agricole,

- l’instauration d’un nouvel avantage fiscal et social pour lutter contre la décapitalisation du cheptel bovin français et soutenir le développement de l’élevage bovin en France,

- des mesures fortes pour soutenir la compétitivité des exploitations françaises à savoir, l’augmentation du taux de dégrèvement appliqué à la taxe foncière sur les propriétés non-bâties (TFPNB) sur les terres agricoles de 20 à 30%, et l’exonération de 30% de la réintégration de la déduction pour épargne de précaution (DEP) en cas de sinistre climatique ou sanitaire,

- la revalorisation de trois dispositifs fiscaux pour favoriser la transmission à un nouvel installé,

- la réforme du calcul des pensions sur la base des 25 meilleures années qui permettra d’améliorer la retraite des agriculteurs,

- la pérennisation du dispositif TO-DE (Travailleurs Occasionnels – Demandeurs d’Emploi) qui constitue un soutien essentiel à la compétitivité des filières,

- le cumul de l’exonération de cotisations sociales « Jeunes agriculteurs » avec les taux réduits de cotisations maladie et famille.

Prix de thèse du Ministère de la Transition écologique

À l’occasion de la « Fête de la Science 2024 », et après le succès de la première édition du prix de thèse, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher a annoncé l’ouverture des candidatures pour l’édition 2025. Ce prix de thèse a pour objectif de renforcer les liens entre le monde académique et l’administration, au bénéfice de l’action publique. Créé en 2023, il récompense l’excellence de travaux en la matière et rappelle l’importance du réseau scientifique et technique du ministère, dont les écoles supérieures du développement durable. Il est ouvert aux titulaires d’un diplôme de doctorat ayant soutenu leur thèse en France, entre le 1er janvier 2023 et le 29 novembre 2024, dans l’un des champs suivants : développement durable, protection de la nature et de la biodiversité, énergie et climat, prévention des risques naturels et technologiques, gestion durable des ressources.

Ce prix de thèse est doté d’une somme de 9 000 € qui sera répartie entre trois lauréats, dont les travaux seront valorisés par le ministère de diverses façons : remise de prix début 2025, actions communication, publications sur son site internet. Les dossiers de candidature pourront être transmis jusqu’au 29 novembre 2024 à minuit, selon les modalités précisées dans le règlement du prix de thèse.

Pour voir ce règlement, c’est ICI

Championnat du Monde du Lièvre à la Royale 2024

Organisé lors des Journées Gastronomiques de Sologne, le Championnat du Monde du Lièvre à la Royale est le rendez-vous incontournable pour les passionnés de gastronomie. Créé en 2016 par le chef Thomas Boullault, ce concours consacre un plat emblématique de la tradition culinaire française : le lièvre à la royale. Exigeant une parfaite maîtrise des techniques classiques et un profond respect des traditions, ce plat est un symbole d’excellence pour les chefs qui s’y sont risqués. « Ce plat représente plus qu’une recette : il symbolise le lien intime entre la nature, la cuisine et le savoir-faire traditionnel » explique son inventeur. Depuis sa création, le concours attire des chefs de renom, venus réinterpréter ce plat dans le respect des techniques ancestrales. L’an passé, Thibault Nizard, chef du restaurant L’Aube à Paris, a remporté la compétition, consolidant ainsi la réputation de l’événement comme un véritable tremplin pour les talents de la cuisine. Avec de tels concurrents, le succès du « Championnat du Monde du Lièvre à la Royale » ne cesse de croître, attirant cette année des chefs venus du Japon et du Canada. Cette ouverture internationale enrichit la compétition en offrant des perspectives nouvelles et diversifiées sur ce plat emblématique. Le prestigieux jury, composé de chefs étoilés et figures respectées de la gastronomie française, évaluera les créations des candidats de cette 7ème édition, qui se déroulera le samedi 26 octobre 2024, dans le cadre des Journées Gastronomiques de Sologne, à Romorantin-Lanthenay.

En Afrique : dans les années 2050, les humains occuperont plus de 70% des terres...

Dans l’étude du professeur Neil Carter, de l’Université du Michigan, publiée dans la revue « SciencesAdvisor », la population humaine, sur le continent africain, sera supérieure à deux milliards d’habitants dans les années 2050, soit le quart de la population mondiale. D’après le chercheur, les humains occuperont alors 70 % du territoire, ne laissant à la nature et la faune sauvage qu’elle abrite que 30 % des surfaces, soit 9 millions de km² sur les 30,4 millions du continent africain. La faune sauvage perdra de plus en plus sa place en raison de cette croissance exponentielle. À l’échelle globale de la planète, le chevauchement des terres augmentera dans 178 pays au cours des 50 prochaines années, et cette situation rendra les efforts de conservation plus difficiles sous la pression humaine. Selon la Liste rouge de l’UICN, plus de 45 300 espèces sont menacées d’extinction, dont 41 % sont des amphibiens, 37 % des requins et des raies, 36 % des coraux constructeurs de récifs, 26 % des mammifères et 12 % des oiseaux. Ce sera l’un de grands thèmes de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP 16), qui se tiendra du 21 octobre au 1er novembre 2024, à Cali, en Colombie. Elle interviendra deux ans après l’accord historique conclu lors des dernières négociations, en 2022 à Montréal, qui promettait de préserver 30% des terres et des mers de la planète d’ici 2030…

GIEC de la biodiversité

Cinq ans après un rapport choc sur l’état de la biodiversité, l’IPBES, Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, appelée également « Giec de la biodiversité », publiera, les 17 et 18 décembre prochains, deux rapports majeurs qui s'inscrivent dans la lignée de celui de 2019. Le premier portera sur les réponses à privilégier pour lutter contre les différentes crises (biodiversité, eau, santé, alimentation, climat), et le second sur les obstacles à lever pour passer à l’action. En 2019, le rapport de l’IPBES avait fait l’effet d’un choc, révélant d’une part au grand public l’existence de cette plateforme peu connue, mais surtout l’ampleur de la perte de biodiversité, un sujet longtemps mis au second plan, derrière la question climatique. On apprenait alors qu’un million d’espèces, sur les quelque huit millions estimées sur la planète, sont menacées d’extinction, et que 75% de l’environnement terrestre et 40% de l’environnement marin présentent des « signes importants de dégradation ». Cinq ans plus tard, l’heure est donc aux solutions. Ces deux rapports, qui seront publiés après la COP16 sur la biodiversité et la COP29 sur le climat, doivent encore être approuvés par les 147 Etats membres de l’IPBES. Ils viendront les accompagner dans la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, de l’Accord de Paris sur le climat ou encore des objectifs de développement durable...

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