vendredi 07 novembre 2025
Voici l’histoire incroyable de « Duck von Percival », né teckel à poil dur, consacré deux ans plus tard « chien de rouge » et auteur, au cours d’une longue carrière, de plusieurs centaines de recherches. L’une d’entre elles s’est déroulée fin septembre 2002, lors d’une mémorable recherche sur un grand vieux sanglier blessé. Nous sommes dans le département de la Marne, dans une petite localité des environs du lac du Der, une étendue d’eau artificielle de près de 5 000 hectares, alimentée par la Marne et créée en 1970 pour approvisionner en eau la ville de Paris, tout en limitant les crues parfois capricieuses de la rivière, sur son parcours dans la plaine de Champagne.
Ce dimanche-là, vers dix-neuf heures, la sonnerie du téléphone retentit chez Bernard, conducteur de chien de rouge. « Allô, Bernard ? Ici Jean-Pierre. Es-tu libre demain matin ? J’ai un de mes gars qui a tiré, en fin de chasse, un sanglier assez gros, m’assure-t-il, et qui accuse le coup. Il plie les antérieurs, pique du nez, se relève et repart. Qu’en penses-tu ? ». En bon conducteur prudent, Bernard donne son avis et confirme le lieu et l’heure du rendez-vous pour le lendemain matin. Le lundi, à huit heures précises, Jean-Pierre, adjudicataire du lot de chasse, accompagné du tireur, attend l’équipe de recherche, qui ne tarde pas à les rejoindre. Ensemble, ils se rendent sur la chasse, à l’anschuss. Claude, l’auteur du coup de feu, se repositionne comme la veille et décrit calmement la scène qu’il a vécue en quelques secondes. Duck von Percival, assis derrière la longe, semblait très attentif à la description des événements. Quelques minutes plus tard, Bernard passe la botte au cou du teckel et l’invite à chercher les indices de blessure laissés par le sanglier. Les consignes du conducteur sont simples : dans les parties humides couvertes de roseaux, la progression se fera en ligne, conducteur et chien sur la piste, accompagnateurs couvrant les flancs droit et gauche en surveillant attentivement les quelques mètres de visibilité qui s’offrent devant le chien de rouge. Très appliqué dans son travail, Duck empaume rapidement une voie. Soupçonneux, Bernard arrête le chien, cherchant la goutte de sang qui confirmerait que la trace est la bonne. Effectivement, quelques mètres plus loin, à une cinquantaine de centimètres de hauteur, sur la partie gauche d’une canne de jonc, une trace rougeâtre confirme le bon choix du chien. La recherche est lancée…
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