Ets Bugnot

Aménagez, aménagez… il en restera toujours quelque chose !

Il est bien connu, mais peut-être pas assez souvent rappelé chez nos détracteurs, que les chasseurs jouent un rôle essentiel dans la gestion des espaces naturels et la préservation de la faune sauvage, qu'elle soit petite ou grande. Depuis des décennies, ils œuvrent activement à l’aménagement et à l’entretien des milieux, contribuant ainsi à la préservation des équilibres écologiques. Leur engagement ne se limite pas aux seules zones de chasse, mais s’étend à l’ensemble des territoires qu’ils fréquentent : montagnes escarpées, vastes plaines, littoraux fragiles ou encore denses massifs forestiers. Dans chacun de ces milieux, les contraintes et les enjeux diffèrent, mais les actions mises en place par les chasseurs ont toujours des répercussions positives sur l’environnement et la biodiversité. Aux côtés des agriculteurs, avec qui ils partagent une même proximité avec la nature, les chasseurs participent activement à la protection des habitats et à la régulation des espèces, évitant ainsi les déséquilibres qui pourraient nuire aux écosystèmes. Grâce à leur connaissance du terrain et à leur engagement, ils contribuent à restaurer les zones humides, entretenir les haies et favoriser la diversité floristique, autant d’actions essentielles à la survie de nombreuses espèces animales et végétales. Le printemps, période de renouveau pour la nature, est le moment idéal pour intensifier ces travaux d’aménagement. C’est en cette saison que les conditions sont les plus propices pour améliorer les habitats, restaurer les points d’eau, installer des zones de refuge pour la faune ou encore semer des espèces végétales favorables aux insectes pollinisateurs. Il est donc essentiel de profiter de cette période clé pour multiplier les initiatives visant à favoriser le développement harmonieux des écosystèmes et à renforcer la cohabitation entre l’homme et la nature...

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Des affûts sommaires… pour de meilleurs résultats en battue

A la chasse en battue des grands animaux, l’immobilité et le camouflage du chasseur au poste sont très importants. Les postes d’affût, s’ils sont naturels, doivent être judicieusement choisis. Ils auront pour rôle essentiel de cacher le chasseur sans pour cela l’empêcher de tirer. S’il est artificiel, le camouflage devra se rapprocher le plus possible des couleurs du milieu ambiant. En règle générale, le gibier ne doit rien remarquer d’étrange ou d’inquiétant dans le paysage qui prend, selon les saisons des teintes bien différentes. Au bois, lorsqu’un gibier est mené par les chiens et qu’il apparaît au loin, un premier réflexe incite le tireur à épauler tout de suite. Ce réflexe, trop rapide, est à déconseiller. A moins que d’être parfaitement dissimulé, le moindre mouvement sera détecté par un animal en fuite. Donc, préalablement aux battues d’hiver au bois, il faut réviser ou confectionner les « claies » appelées communément « paillassons d’affût », puisque c’est ainsi que l’on nomme les écrans fichés verticalement dans le sol, destinés à masquer les chasseurs placés sur la ligne de tir, souvent une large sommière. La pose d’une « claie » s’effectue à l’aide de deux pieux solidement fichés en terre. Pour les battues de gros (chevreuils, cerfs, sangliers), ces paillassons sont généralement écartés les uns des autres d’environ 100 mètres. Comme il est nécessaire d’avoir un dégagement important à l’arrière, les postes seront évidemment placés ventre au bois, c’est-à-dire face à la traque afin que le chasseur puisse tirer, comme il se doit, au rembuché...

 

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Le chêne vert : une progression constante vers le nord…

Véritable aubaine pour les sangliers, le chêne vert gagne du terrain vers le nord. Cette essence typiquement méditerranéenne, commune des Pyrénées Orientales aux Alpes Maritimes et en Corse, a la faculté de résister à la sécheresse, et même s’il préfère les sols calcaires peu profonds, il s’adapte quasiment à tous les terrains. Cependant, c’est la production quasi annuelle de glands qui constitue l’une de ses principales caractéristiques et lui confère cette fantastique capacité de production de protéines dont les bêtes noires ont besoin. Chaque année, des tonnes de glands assurent la nourriture à des dizaines de milliers de bêtes noires qui n’ont donc aucun mal à proliférer. La progression vers le nord de ce chêne thermophile peut donc poser, à plus ou moins long terme, quelques interrogations. En effet, si l’on remplace les variables climatiques actuelles par celles estimées à la fin du siècle, on constate une nette extension de son aire habituelle. L’étude révèle notamment qu’en 2100, la niche climatique du chêne vert pourrait aller au-delà de la latitude de la Loire. Bien entendu, cela reste théorique car de nombreuses incertitudes demeurent, quant à la capacité d’adaptation des essences à la montée générale des températures. Le chêne vert sera-t-il notamment capable de s’adapter à la compétition avec d’autres espèces forestières ? Autant de questions qui restent posées, auxquelles les forestiers tentent de répondre, afin de préparer les peuplements de demain...

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La boite à outils Agrifaune

Avec ce recueil de techniques conciliant biodiversité et performances, le programme Avifaune vient de publier une « boite à outils » rassemblant l’intégralité des outils et des protocoles réalisés dans le cadre du partenariat Agrifaune, depuis son commencement en 2006. Ce programme Agrifaune est un partenariat entre l’OFB, les Chambres d’agriculture, la FNSEA et les Fédérations des chasseurs. Conçu à l’échelle nationale, il se décline en régions en mobilisant les réseaux de ces quatre partenaires. L’objectif de ce programme est de faire travailler ensemble acteurs agricoles et cynégétiques, afin de préserver la petite faune sauvage dans les milieux agricoles. Pour que la préservation de cette biodiversité en déclin soit un succès, Agrifaune veille à concilier performance économique et agronomique des exploitations, avec la limitation des impacts des pratiques agricoles sur la faune sauvage. La boite à outils se divise en deux parties : l’une à destination des agriculteurs et l’autre à destination des conseillers et techniciens (agricoles et cynégétiques). Les outils créés concernent cinq thématiques :

la gestion des bords de champs (ex. outil Ecobordure®),

la gestion des inter-cultures (ex. itinéraires techniques d’implantation de couverts),

la limitation des impacts liés à la mécanisation (ex. barres d’effarouchement),

- les pratiques en faveur de la biodiversité en viticulture (ex. guide Carabe : condensé des actions en faveur de la biodiversité en contexte viticole),

le pastoralisme (ex. diagnostic galli-pastoral).

 

Pour retrouver la boîte à outils : c'est ICI !

Au bois, aménagez !

En matière de chasse, « aménager » c’est entretenir l’habitat de la faune sauvage pour lui permettre de trouver nourriture et quiétude, mais c’est aussi la protection et la conservation des équilibres naturels. L’aménagement doit donc aller jusqu’à la gestion des populations et son bien-être. Trois interventions aideront les gestionnaires de territoires : la création de points d’eau permanents et les apports de compléments : crud-ammoniac, goudron de Norvège et pierres à sel. Pour les points d’eau : leur création doit être prévue dans le cadre de l’aménagement cynégétique global du territoire de chasse. La création de petites fosses avec un film plastique en fond est à déconseiller. Fragile, il est rapidement percé par les petits rongeurs ou déchiré par le pied d’un sanglier ou d’un chevreuil. Optez donc pour la vasque bétonnée, coulée sur place, plus onéreuse certes, mais à la longévité garantie. Et veillez, pour son approvisionnement en période sèche, à ce qu’elle soit facilement accessible. L’apport de crud-ammoniac : à l’origine, ce produit est un résidu solide de la carbonisation ou de la distillation de certaines houilles grasses. Employé comme désherbant, les agriculteurs ont constaté que les sangliers venaient s’y frotter, bénéficiant ainsi des effets antiparasitaires de ce produit. Son emploi est simple : dans une souille, creusez une sorte de cuvette de 30 cm environ de profondeur et versez-y le crud-ammoniac. Le goudron de Norvège : dès qu’il sort de sa souille, le sanglier aime se frotter. On peut donc créer un frottoir artificiel ou, si le propriétaire le permet, enduire le bas de quelques arbres avec du goudron végétal, dénommé « goudron de Norvège ». L’odeur de ce produit incitera aussi bien cerfs que sangliers à venir s’y frotter. Avant d’apposer le goudron, vous ferez quelques entailles verticales de 2 cm de profondeur sur les futurs frottoirs. Elles serviront à mieux fixer le produit qui conservera plus longtemps son pouvoir attractif. Les pierres à sel : indispensables aux grands animaux qui en sont friands par besoin, elles devront être placées près des stations d’affouragement, cultures à gibier et coulées. L’idéal est de les placer au-dessus d’un pieu de 1,50 m de haut et de 15 cm de diamètre, préalablement écorcé. L’humidité fera fondre lentement le sel qui s’écoulera le long de son support.

Le milieu se referme et complique la chasse : ouvrez des sentes de vision et de tir

Créations et entretien des lignes de tir

La fin de saison approche et, comme tous les ans, les adjudicataires et responsables de chasse vont lister les travaux qu’il sera nécessaire de réaliser au cours de l’intersaison. Deux critères sont à prendre en compte : la sécurité dans l’environnement des chasseurs postés d’une part et l’aménagement du poste de tir d’autre part. Combien de chasseurs ont été surpris par le déboulé d’un fort sanglier qu’ils n’avaient pas entendu arriver ? Et ces balles, lâchées à la hâte, à la limite de la zone de sécurité ? Il y a des moyens d’y remédier, selon la consistance du biotope. La réalisation de petites sentes de tir, appelées « moustaches », permet de voir et souvent d’identifier, avant qu’il n’arrive dans la zone de tir, l’animal chassé ou celui qui se dérobe. Pour cela nous avons choisi de vous présenter ce matériel, fabriqué par les Etablissements Bugnot (un chasseur au service des chasseurs), qui vous facilitera la tâche.

 

Série BV

Le premier est un broyeur de branches et de végétaux monté sur un chassis-remorque tractable par un véhicule équipé d’une boule de traction de 50 mm de diamètre. Il absorbera sans faiblir les branches jusqu’à 15 centimètres de diamètre, qui seront instantanément broyées par le rotor équipé de 24 fléaux mobiles, ou de 6 outils coupants fixes (option). La largeur d’entrée sur le rotor est de 23 cm, et trois motorisations sont disponibles : 25 ou 30 cv essence et 27 cv diesel. La base est une remorque routière < 750 kg, non freinée, permis B. La trémie est équipée d'un rouleau ameneur et d'un tapis inférieur, avec entrée déportée. L’accès au rotor est rapide par simple basculement de l'éjection.

 

Broyeur BV en action (1)                     Broyeur BV en action (2) 

 

 

Broyeurs forestiers

Ce broyeur est destiné aux tracteurs de moyenne puissance, entre 70 et 130 cv. Il est décliné en 2 versions : simple entraînement pour les tracteurs de puissance jusqu’à 110 cv, et double entraînement pour les tracteurs de puissance maxi de 130 cv. La largeur du rotor varie selon les modèles, de 1,35 m à 1,97 m, avec un rotor muni de marteaux fixes à changement rapide. Les contre-marteaux sont équipés d’éclateurs, afin d’effectuer un broyage très fin. Le poids varie de 1140 à 1500 kg, selon la largeur des broyeurs. Idéal pour des percements, les « moustaches » réalisées permettront aux chasseurs postés de voir le gibier arriver vers la zone de tir, évitant ainsi l’effet de surprise.

 

Visiter les Etablissements BUGNOT     

Avant l’été, pensez à débroussailler…

Un feu de végétation démarre du sol et, dans 9 cas sur 10, à cause d’une action humaine. Les éléments fins de la végétation s'enflamment (herbes, broussailles, petites branches, aiguilles, etc….) et le feu se propage, des branches basses et mortes les plus proches du sol vers les cimes des arbres. A ce stade, le feu est déjà devenu difficile à contrôler, car il courre rapidement dans le feuillage des arbres, puis progresse d'un arbre à l'autre, notamment lorsque les branches se touchent. La masse combustible étant très importante, le front de flammes généré est très puissant, difficilement maîtrisable et peut occasionner des dégâts importants. Les feux majeurs de 2022 nous rappellent l’importance du risque d’incendie de forêt et de végétation. Le changement climatique intensifie ce risque : la saison des feux s’allonge et le risque s’étend dans de nouvelles régions. Débroussailler son terrain et les abords de son habitation, c’est faire face à cette menace : vous limitez la propagation du feu, facilitez l’intervention des sapeurs-pompiers et c’est aussi la meilleure des protections pour vous et vos biens. C’est pour cette raison qu’il s’agit d’une obligation légale sur une partie de notre territoire, lorsque le risque le justifie. Le débroussaillement vise à réduire la masse de végétaux dans une zone de 50 mètres (ou 100 mètres à adapter au contexte communal) autour de vos bâtiments ou autre équipement. Vous êtes concerné par cette obligation si vous êtes propriétaire de bâtiments ou d’équipements situés à moins de 200 mètres de bois, forêts, landes, maquis et garrigues. Le maire est chargé du contrôle du respect à cette obligation et les agents assermentés sont habilités à verbaliser. Pour savoir si vous êtes concerné par l’obligation légale de débroussaillement, vous pouvez contacter votre mairie, votre préfecture ou vous rendre sur feux-foret.gouv.fr, où vous trouverez toutes les informations utiles.

Labellisation « Territoires de Faune Sauvage »

Le jury international de « Wildlife Estates » a décerné le label « Territoires de Faune Sauvage » à l’AICA Saint Victor et à l’ACCA de Coustouge pour son territoire, et ce pour une durée de cinq années. Le Comité de pilotage a chaleureusement félicité le lauréat pour son investissement dans la mobilisation des propriétaires de la commune de Coustouge, et l’investissement considérable des membres de l’AICA Saint-Victor pour la réouverture de ce secteur de garrigue en déprise. En 3 ans et après plus de 3 000 heures de travail bénévole, les chasseurs de l’AICA ont réouvert, par des travaux d’élagage, gyrobroyage, décompactage des parcelles, semis de cultures faunistiques méditerranéennes pérennes, une cinquantaine de mini-parcelles pour une surface de 26 ha et creusé 10 points d’eau (1 pour 70 ha) pour la faune. Ces aménagements, qui concourent au réinvestissement de la garrigue, l’enrichissent d’une grande variété d’espèces, chassables et protégées. Une belle action qu’il était nécessaire de souligner.

L’eau, source de vie et… d’inquiétude

« Au sec… » alertent les spécialistes du précieux liquide, qui cherchent la solution miracle pour empêcher l’eau de couler… trop vite. Des solutions, relativement simples et peu coûteuses existent, encore faudrait-il que les ayatollahs de l’écologie mettent fin à leurs idées destructrices qui, depuis plus de dix ans, contribuent à accélérer et amplifier le problème. Rappelons qu’avec une pluviométrie moyenne de 800 mm par an, le territoire métropolitain reçoit 440 milliards de mètres cubes d’eau. Alors, où est la faille qui engloutit ce précieux liquide ? Dans le ruissellement que l’on a favorisé partout pour que l’eau s’en aille, et docile, elle obéit et s’en va… mais de plus en plus vite. Drainages, bétonisation, cultures d’hiver, tassements des sols, destructions des barrages sur les cours d’eau, tout s’additionne. Alors que les eaux filaient vers la mer à la vitesse de 2 km/heure dans les années 1970, elles y vont aujourd’hui à plus du double. Deux fois moins de temps pour s’infiltrer et regarnir les nappes. On pourrait, par exemple, en montagne, encourager les canons à neige. Ils stockeraient de l’eau en altitude sous forme de neige, qui serait ensuite restituée au cours des mois d’été. On pourrait, par exemple, sur les plateaux des bassins, réautoriser les labours, véritable piège à eau dont la seule issue possible est l’infiltration vers les nappes. On pourrait, par exemple reconstruire tous ces barrages et retenues d’eau détruits depuis des années par les verts au motif d’une continuité écologique, qui n’avait d’ailleurs jamais été interrompue, preuve en est la richesse de la flore et la faune jusqu’aux sources. A quand un véritable aménagement du territoire, non pas pour prendre de l’eau dans le sous-sol pour remplir des « bassines » de surface, mais en faisant l’inverse, prendre une petite partie des excédents d’hiver pour les aider à descendre et regarnir les nappes souterraines. La conclusion coule de source : nous ne manquons pas d’eau, mais après avoir facilité son écoulement, on ne sait pas aujourd’hui, comment la retenir…

Petit gibier : comment aménager plaines et coteaux cultivés ?

Les régions de plaine et de coteaux cultivés se caractérisent souvent, notamment après un remembrement, par l’uniformité des cultures, des parcelles de grandes surfaces et l’absence de zones non exploitées. Parfois, il n’y a pas assez de céréales d’hiver, en particulier pour les perdrix. Dans de telles conditions, la faune sauvage, et en particulier le petit gibier, peut souffrir, suivant les cas, d’un manque de couverts, en automne et en hiver principalement, et d’abris permanents le reste de l’année pour se protéger des prédateurs et des intempéries. Le petit gibier à plumes peut également manquer de sites de nidification, là où les céréales à paille font défaut, ou d’insectes,  indispensables à l’alimentation des poussins. Dans ces régions, comme il est de plus en plus difficile de trouver des terres disponibles à aménager, le moindre recoin peut présenter un intérêt majeur…

Faisans : vérifiez et consolidez les volières anglaises

Si le faisan commun est facile à élever en captivité, il n’en est pas de même dans la nature, où les exemples de réussite restent rares. L’oiseau a besoin d’un territoire bien particulier pour s’installer, l’idéal étant toujours des bois ou peupleraies envahies de roseaux, proches des cultures et des points d’eau. Sensible à la prédation, les souches issues d’élevage ne sont plus, ou rarement porteuses de l’instinct sauvage, d’où une protection accrue au moment de les mettre en liberté. Pour implanter une colonie, il faut disposer d’un territoire assez vaste (plusieurs centaines d’ha). La transition passera par une ou des volières d’acclimatation, le type volière anglaise étant celui qui donne les meilleurs résultats, auprès desquelles auront été installés des agrainoirs, cultures à gibier avec couvert dense et points d’eau. Si le printemps est favorable, les poules pourront mener des compagnies de huit à douze faisandeaux, mais dans le cas contraire, les oisillons mourront rapidement de froid et de faim. Le recensement des coqs est facile à organiser, car ils chantent matin et soir. En revanche, les poules plus discrètes seront moins faciles à dénombrer. L’observation à proximité des points d’eau donnera les meilleurs résultats.

C’est le moment de créer des salines

Indispensable à l’équilibre de la faune sauvage, la distribution de pierres à sel est relativement facile à mettre en place, à la condition cependant de bien les positionner. Les meilleurs emplacements sont toujours le long d'une transition qui mène à un site de nourriture, mais jamais sur le site de nourriture lui-même. Les pierres à sel ne seront pas posées à même le sol, ce qui ferait perdre tous les écoulements de fonte, mais seront, soit suspendues, soit posées sur un pied de baliveau coupé à 100/120 cm de hauteur. A défaut, une souche fera l’affaire après avoir planté dedans un fer rond qui dépassera d’une vingtaine de cm, lequel servira d’axe de maintien. La proximité d’un point d’eau ou d’une souille n’est pas obligatoire, mais apportera toutefois un plus si la pierre est placée entre 20 et 30 mètres, mais jamais sur le bord. Pour une disposition optimum, comptez une pierre pour 50 ha environ, et toujours à proximité d’une coulée menant d’une zone de repos à une zone de nourrissage. Outre l’apport de minéraux et d'oligo-éléments, le sel (chlorure de sodium) contribuent à réguler l’hydratation des animaux et participe au bon fonctionnement de leur système nerveux, de leurs muscles et favorise la digestion.

Aménager des couverts pour le grand gibier

 

En cas d’insuffisance de couverts, les chasseurs peuvent y remédier afin d’augmenter la capacité d’accueil. Le choix des plants est vaste, et devra tenir compte de la nature des terres, du climat local, de la superficie, du matériel employé, de la main d’œuvre et… des finances de la société de chasse...