Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Plomb dans les munitions : derniers développements

Le comité REACH (Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals) de l’Union européenne, rattaché au règlement européen sur l’enregistrement, l’évaluation, l’autorisation et la restriction des substances chimiques, doit se réunir à nouveau dans les prochaines semaines afin d’examiner l’évolution de la proposition visant à limiter l’usage du plomb dans les munitions. Lors de la précédente réunion, un point important a été acté : les balles ont été retirées du champ d’application du projet. Ainsi, la proposition actuelle se concentre désormais uniquement sur les munitions au plomb, en particulier celles utilisées pour la chasse et le tir sportif. Cette évolution marque une inflexion notable du texte initial, qui était plus large. Le compte rendu des discussions montre toutefois que plusieurs États membres de l’Union européenne continuent d’exprimer des réserves, notamment concernant le calendrier de mise en œuvre de cette restriction. Les débats ont également porté sur la durée de la période transitoire, jugée cruciale pour permettre aux acteurs concernés de s’adapter. Une prolongation de cette période, actuellement envisagée à trois ans, pourrait être étendue à cinq ans pour certaines cartouches utilisées à la chasse. Cette demande reflète des préoccupations concrètes liées aux impacts économiques, aux capacités industrielles de substitution et aux contraintes logistiques. Dans ce contexte, la Commission européenne devrait intégrer les remarques formulées par les États membres et pourrait soumettre une version révisée du texte dans les mois à venir, avant un éventuel vote. De son côté, la Fédération des associations pour la chasse et la conservation de la faune sauvage de l’Union européenne (FACE) suit de près ce dossier stratégique. Celui-ci revêt une importance majeure pour environ 7 millions de chasseurs européens ainsi que pour l’ensemble des filières liées à la chasse et au tir, directement concernées par ces évolutions réglementaires.


Formation des ingénieurs agronomes : analyse des dispositifs et leviers d’évolution à l’horizon 2030

La loi d’orientation agricole du 25 mars 2025 fixe un objectif d’augmentation de 30 % du nombre d’ingénieurs formés en agronomie et agroalimentaire d’ici 2030, par rapport à 2017. Dans ce cadre, une mission conjointe du CGAAER et de l’IGESR a évalué l’offre de formation existante et son adéquation aux besoins futurs. L’analyse s’appuie sur plusieurs sources : documents prospectifs, dossiers issus des appels à manifestation d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir » (AMI-CMA), évaluations du Hcéres et de la Commission des titres d’ingénieur (CTI). Une enquête a également été menée auprès des établissements relevant du ministère de l’Agriculture, complétée par des entretiens avec directions, enseignants, étudiants, diplômés et partenaires professionnels. Les formations intègrent globalement les quatre transitions majeures (numérique, énergétique, alimentaire et environnementale), avec toutefois un besoin de consolidation identifié sur les volets énergétique et alimentaire. Les critères de professionnalisation fixés par la CTI et le Hcéres sont respectés, mais une harmonisation des référentiels métiers est recommandée pour améliorer la lisibilité de l’offre. Les modalités d’accès aux formations restent diversifiées. La voie des classes préparatoires aux grandes écoles demeure structurante, tout en coexistant avec d’autres dispositifs de recrutement. La formation continue et la validation des acquis de l’expérience (VAE) apparaissent encore peu développées. L’étude souligne également des limites dans la visibilité des filières, notamment en phase d’orientation. Des outils comme la plateforme ONISEP et les dispositifs AMI-CMA sont identifiés comme leviers de valorisation. Par ailleurs, l’internationalisation des formations et la structuration d’une identité commune entre établissements constituent des axes de développement. Enfin, la mise en œuvre de ces évolutions repose sur une coordination entre les ministères concernés, les rectorats et les collectivités territoriales, dans une logique de pilotage stratégique et d’objectifs mesurables.


24e Rendez-vous des cerfs : un temps fort de la gestion cynégétique à Châteauroux

Les 11 et 12 avril 2026, le Hall des Expositions de Belle-Isle à Châteauroux accueillera un événement incontournable pour tous les passionnés de grande faune : le 16e Salon de la Chasse, couplé au 24e Rendez-vous des cerfs. Bien plus qu’une simple exposition, ce rendez-vous s’impose comme un véritable outil de lecture et de compréhension de la gestion cynégétique menée à l’échelle du territoire. Au cœur de la manifestation, plus de 900 trophées de cerfs, issus de la campagne 2025-2026, seront présentés au public. Chaque pièce, rigoureusement classée par classe d’âge grâce à l’analyse des mandibules, s’inscrit dans une scénographie à la fois pédagogique et méthodique. Cette organisation permet d’appréhender concrètement les résultats des politiques de gestion, en mettant en lumière la structure des populations, la qualité des animaux prélevés et les équilibres recherchés entre prélèvement et renouvellement. Une immersion précieuse pour les chasseurs comme pour les non-initiés. Au-delà des trophées, le salon se veut un lieu d’échanges et de rencontres. Les acteurs de la ruralité, associations cynégétiques départementales, auteurs en séance de dédicace et photographes amateurs y seront réunis. Une exposition et un concours photos viendront enrichir le programme autour de deux thématiques sensibles et évocatrices : « Moments de tendresse » et « Les animaux en nombre », offrant un regard différent, parfois plus intimiste, sur la faune sauvage. Un espace commercial proposera aux visiteurs une large palette de produits et de services liés à la chasse et à la nature, tandis qu’un espace dédié aux savoir-faire mettra en lumière artisans et artistes, valorisant des métiers souvent méconnus mais essentiels à cet univers. L’événement s’ouvrira au son des trompes du Cercle Saint-Hubert Bas-Berry, avec une animation assurée tout au long du week-end par la délégation de l’Indre de la Fédération Internationale des Trompes de France, apportant une dimension sonore et culturelle unique.


Campagne vidéo de la FNC : beaucoup d’images, peu d’impact, et... toujours les mêmes questions

Une fois de plus, la campagne de communication de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) s’est achevée dans une relative indifférence. Diffusée du 15 mars au 5 avril 2026, cette sixième offensive médiatique, portée par trois spots TV et un dispositif digital conséquent, n’a guère marqué les esprits. Et pour cause : elles se suivent et se ressemblent, au point que nombre de chasseurs eux-mêmes s’interrogent désormais sur leur utilité réelle. Le concept est pourtant bien rodé. Montrer un quotidien urbain contraint, presque subi (embouteillages, écrans, anxiété...), puis proposer la chasse comme échappatoire, comme retour à l’essentiel. Le message est clair, simple, presque trop. Car à force de simplification, il en devient caricatural. Qui, aujourd’hui, peut sérieusement croire qu’un spot de 20 secondes suffira à faire basculer un non-chasseur vers la pratique ? La promesse affichée : « Qui va à la chasse… trouve sa place », se veut inclusive, moderne, ouverte. Mais elle sonne creux à force d’être répétée sans évolution notable du discours. Les déclinaisons ciblant jeunes, femmes ou quadragénaires relèvent davantage d’un habillage marketing que d’une réelle réflexion sur les attentes profondes de ces publics. Là encore, l’intention est louable, mais l’exécution manque de substance. Quant au choix de la chanson de Michel Delpech, il joue sur la corde nostalgique, mais interroge : faut-il vraiment regarder en arrière pour tenter de séduire de nouveaux pratiquants ? Cette esthétique du « retour aux sources » parle avant tout à ceux qui sont déjà convaincus. Plus troublant encore : l’ampleur des moyens mobilisés. Plus de 1 400 diffusions TV, une présence massive sur les réseaux sociaux, des partenariats avec des influenceurs… pour quel résultat concret ? Où sont les indicateurs ? Combien de nouveaux chasseurs recrutés grâce à ces campagnes successives ? La question reste posée, et elle dérange. Car au fond, le problème est peut-être là. À vouloir « vendre » la chasse comme un produit de consommation, on en oublie sa complexité, ses exigences, son ancrage territorial. La chasse ne se résume pas à une parenthèse de liberté entre deux contraintes urbaines. Elle est engagement, apprentissage, responsabilité. À quoi servent donc ces campagnes, sinon à rassurer en interne et à donner l’illusion d’une dynamique ? À force de répéter les mêmes recettes, le risque est grand de parler dans le vide. Il serait peut-être temps de changer de regard, de discours… et surtout de stratégie.


Peste porcine africaine : un modèle révèle des échanges de contamination entre élevages et sangliers

La peste porcine africaine (PPA), maladie virale hautement contagieuse et mortelle pour les porcs domestiques comme pour les sangliers, continue de progresser en Europe et de peser lourdement sur la filière porcine. Pour mieux comprendre ses mécanismes de diffusion, des chercheurs d’INRAE, de l’ENVT et de l’Anses ont déterminé un modèle épidémiologique multi-espèces innovant, fondé sur les données d’une épidémie survenue en Roumanie. Cette étude, publiée dans Nature Communications, s’appuie sur l’analyse détaillée de la première phase de l’épidémie en 2018, dans un pays particulièrement touché, représentant à lui seul une large part des foyers européens. Les chercheurs ont combiné des données d’élevage, des informations environnementales et la localisation des cas pour reconstituer les dynamiques de transmission. Les résultats montrent que la majorité des infections dans les élevages (environ 60 %) provient d’autres élevages contaminés, soulignant le rôle central des échanges entre exploitations. Toutefois, près de 27 % des contaminations seraient liées à la proximité de sangliers infectés, confirmant que la faune sauvage constitue une source significative de diffusion. À l’inverse, l’étude met également en évidence une transmission dans l’autre sens : environ 40 % des infections observées chez les sangliers proviendraient d’élevages voisins. Cette interaction bidirectionnelle démontre l’interdépendance entre populations domestiques et sauvages dans la propagation du virus. Les zones forestières, habitats privilégiés des sangliers, apparaissent comme des facteurs clés dans la persistance du virus. Ces résultats soulignent l’importance de renforcer les mesures de biosécurité à l’interface entre élevages et milieu naturel. Plus largement, ce modèle constitue un outil précieux pour anticiper et mieux gérer les maladies émergentes impliquant plusieurs espèces, dans un contexte où la PPA continue de s’étendre en Europe avec des milliers de cas recensés chaque année.


À Copenhague, les chasseurs européens renforcent leur coordination et leurs priorités communes

Les 24 et 25 mars, les représentants des associations nationales de chasse réunies au sein de FACE se sont retrouvés à Copenhague pour leur réunion annuelle. Cet événement a rassemblé des organisations représentant plus de sept millions de chasseurs à travers l’Europe, avec pour objectif principal de renforcer la coordination face aux enjeux communs liés à la chasse et à la conservation. Le président de FACE, Laurens Hoedemaker, a salué l’accueil de l’Association danoise des chasseurs et l’implication de son président, Claus Lind Christensen. Il a souligné la solidité du réseau européen, capable selon lui de répondre de manière coordonnée aux évolutions politiques et environnementales. Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers majeurs, notamment la protection du petit gibier et des oiseaux migrateurs, la gestion des grands carnivores et les évolutions réglementaires concernant les armes et les munitions. Les participants ont également travaillé à l’actualisation des priorités stratégiques de FACE à l’horizon 2030, dans une volonté d’adapter leur action aux défis actuels. En parallèle, un groupe de travail dédié à la communication a réuni des experts issus des différents pays membres. Les échanges ont porté sur les moyens d’améliorer la visibilité des actions menées, de renforcer le plaidoyer auprès des institutions européennes et de favoriser une meilleure acceptation sociale de la chasse. La rencontre a aussi permis de présenter les spécificités de la chasse au Danemark ainsi que les dynamiques propres aux pays nordiques. Les conclusions de ces échanges devraient contribuer à orienter les actions futures de l’organisation. La prochaine assemblée générale de FACE est prévue les 29 et 30 septembre 2026 à Bruxelles.


COP15 : 40 espèces migratrices placées sous protection internationale

Lors de la 15e conférence des parties (COP15) de la Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS), organisée à Campo Grande, au Brésil, plus de 130 pays ont décidé d’accorder une protection internationale à 40 nouvelles espèces migratrices. Cette décision intervient dans un contexte de déclin préoccupant de nombreuses espèces à l’échelle mondiale. Parmi les animaux désormais protégés figure le harfang des neiges, rendu célèbre par la culture populaire. Selon les données scientifiques, cette espèce a perdu environ un tiers de sa population en trois décennies, notamment en raison du changement climatique et de pressions humaines. D’autres espèces emblématiques rejoignent également la liste, comme la barge hudsonienne, migratrice sur de très longues distances, ou encore le grand requin-marteau. Des mammifères sont aussi concernés, dont la hyène rayée et la loutre géante du Brésil. Cette inscription implique des obligations juridiques pour les États signataires. Ils doivent protéger ces espèces, préserver et restaurer leurs habitats, limiter les obstacles à leurs déplacements et renforcer leur coopération internationale. Les espèces migratrices, par nature, traversent de vastes territoires et dépendent de la continuité écologique entre différents pays. Les travaux de la conférence ont également mis en lumière les principales menaces pesant sur ces animaux : dégradation des milieux naturels, pollution, surexploitation et effets du changement climatique. Ces derniers perturbent notamment les cycles migratoires, en modifiant les saisons et la disponibilité des ressources alimentaires. Selon un rapport récent de la CMS, près de la moitié des espèces suivies sont en déclin, et environ 25 % sont menacées d’extinction. D’autres études alertent aussi sur l’effondrement des migrations de certaines espèces aquatiques, comme les poissons d’eau douce. La prochaine COP de la convention est prévue en 2029 en Allemagne, à l’occasion du cinquantième anniversaire de cet accord international.


Élevage de gibier : quelle stratégie pour le SNPGC (Syndicat National des Producteurs de Gibiers de Chasse) ?

L’assemblée générale du Syndicat National des Producteurs de Gibier de Chasse, tenue le 26 mars 2026 à Aubervilliers, s’est inscrite dans un contexte marqué par de fortes incertitudes pour la filière du petit gibier en France. Au cœur des échanges : la baisse préoccupante des populations naturelles et la nécessité de repenser les stratégies à l’échelle nationale, ce qui a conduit la FNC à lancer un plan de sauvegarde visant à restaurer des populations viables, grâce à une coopération renforcée entre chasseurs, agriculteurs et éleveurs. Si la production annuelle de plusieurs millions d’oiseaux souligne l’importance économique du secteur, elle met aussi en lumière ses responsabilités écologiques croissantes. L’assemblée a permis de présenter les rapports d’activité, financier et moral, tout en intégrant des interventions techniques de l’ITAVI (Institut technique des filières avicole, cunicole, piscicole) et de la SNGTV (Société Nationale des Groupements Technique Vétérinaire), qui ont apporté un éclairage sur les enjeux sanitaires et techniques. À l’issue de cette réunion, le conseil d’administration a reconduit son bureau, confirmant Jean-Christophe Chastang à la présidence. Plusieurs priorités ont été réaffirmées : gestion de la crise liée à l’influenza aviaire hautement pathogène, amélioration du bien-être animal avec notamment la recherche d’alternatives aux pratiques contestées, développement de programmes scientifiques, structuration économique via InterProchasse, évolution des pratiques d’élevage et réflexion sur l’agri-photovoltaïsme. Dans un environnement en mutation, la filière se trouve à un tournant, contrainte d’adapter ses modèles pour concilier viabilité économique, exigences sociétales et enjeux environnementaux...

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La semaine en bref...

- Aveyron : l’assemblée générale de la FDC s’est tenue à Luc, réunissant une structure qui compte près de 10 000 pratiquants répartis dans environ 500 associations. La fédération enregistre une baisse de 2,76 % du nombre de permis, avec 9 453 validations contre 9 721 la saison précédente, confirmant une tendance à la diminution déjà observée depuis plusieurs années (11 375 chasseurs en 2019). Cette évolution s’explique principalement par le vieillissement des pratiquants, même si le nombre d’inscriptions à l’examen du permis de chasser augmente, notamment chez les jeunes et les femmes. La saison a été jugée globalement bonne, en particulier pour le grand gibier : 15 188 sangliers ont été prélevés, soit environ 4 000 de plus que l’année précédente. Les prélèvements atteignent également 82 % des attributions pour le cerf (1 412 sur 1 612) et 76 % pour le chevreuil (9 089 animaux). La prolifération du sanglier est attribuée notamment à des conditions climatiques plus favorables, avec des hivers moins rigoureux favorisant la survie des marcassins et une reproduction soutenue. Les dégâts causés par le grand gibier ont entraîné une hausse des indemnisations, atteignant 154 901 euros contre 122 964 euros l’année précédente, soit une augmentation d’environ 26 %. Pour la prochaine saison, la fédération prévoit de maintenir la pression de chasse sur les sangliers et les cervidés, tout en poursuivant des actions de repeuplement, notamment pour la perdrix rouge et le lapin de garenne. Les tarifs resteront inchangés. Enfin, une information a été faite sur la progression de la peste porcine africaine en Europe et les mesures à appliquer en cas de suspicion.

 

- Bouches-du-Rhône : du 10 au 12 avril 2026, le village de Maillane accueillera une nouvelle édition du Salon Sud Traditions, un rendez-vous désormais bien installé dans le calendrier des passionnés de chasse et de culture provençale. Pendant trois jours, cet événement transformera la commune en véritable carrefour des amateurs de nature, de terroir et de traditions du Sud. Près de 300 à 350 exposants sont attendus, représentant des univers variés : chasse, pêche, coutellerie, artisanat, gastronomie ou encore élevage. Le salon met également à l’honneur les traditions camarguaises, avec des démonstrations, des spectacles et des animations pour tous les publics. Organisé en plusieurs villages thématiques (chien, chasse à l’arc, pêche, gastronomie, enfants…), l’événement se veut à la fois spécialisé et familial. Il offre aux visiteurs la possibilité de découvrir les nouveautés du secteur, d’échanger avec les professionnels et de partager un moment convivial autour de pratiques ancrées dans le territoire. Le Salon Sud Traditions connaît une montée en puissance, avec une fréquentation en hausse et une surface d’exposition élargie. Il s’impose ainsi comme un rendez-vous majeur dans le Sud-Est pour les acteurs et passionnés du monde rural.

 

- Cantal : à Cheylade, dans le nord du Cantal, le challenge du Puy Mary s’impose comme un rendez-vous incontournable pour les passionnés de chasse au lièvre. Créé en 2019 par des amateurs engagés, cet événement rural rassemble cette année 51 meutes venues de différents territoires, témoignant d’un engouement croissant qui dépasse désormais les frontières du département. Pensé comme un concours amateur sans tir, ce challenge valorise avant tout le savoir-faire des chasseurs et la qualité du travail de leurs chiens. Ici, l’objectif n’est pas de capturer le lièvre, mais de suivre sa voie, de le débusquer puis de mener une poursuite maîtrisée, dans le respect de l’animal et de son environnement. Cette approche met en lumière une pratique ancestrale, centrée sur l’observation, la patience et la complicité entre l’homme et l’animal. Au-delà de l’aspect sportif, l’événement joue un rôle important dans la dynamisation du territoire. Il favorise les échanges entre passionnés, attire un public curieux et contribue à faire découvrir un patrimoine rural vivant, attaché à ses traditions tout en évoluant vers des pratiques plus respectueuses de la biodiversité.

 

- Doubs : la dernière armurerie du centre-ville de Besançon s’apprête à disparaître. Située au 43 rue des Granges, l’armurerie Poiraud a fermé définitivement ses portes le samedi 28 mars au soir, faute de repreneur. Reprise en 1996 par Christophe Régnier, l’enseigne appartenait depuis plus d’un siècle au paysage commercial bisontin. Avec cette fermeture, c’est une page d’histoire locale qui se tourne. Après trente années d’activité, Christophe Régnier met donc fin à une aventure professionnelle marquée par la fidélité d’une clientèle attachée à ce commerce traditionnel. La boutique, restée quasiment inchangée depuis sa reprise, conserve un charme d’un autre temps. Façade, vitrines et aménagement intérieur témoignent encore de son passé, comme figés dans les années 1990. Malgré cet héritage et son emplacement central, aucun successeur ne s’est manifesté pour poursuivre l’activité. La rue des Granges perd ainsi l’une de ses plus anciennes enseignes, symbole d’un commerce de proximité en voie de disparition face aux mutations économiques et aux nouvelles habitudes de consommation...

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Devenez scientifique le temps d’un jeu : relevez le défi avec « Agent tous risques » de l’Anses

Et si vous vous mettiez dans la peau d’un scientifique confronté à l’émergence d’une maladie inconnue ? Avec son serious game « Agent tous risques », l’Anses propose une expérience immersive, accessible à tous, pour mieux comprendre les enjeux de santé animale… et humaine. À travers ce jeu en ligne, chacun peut découvrir de manière concrète et ludique le travail mené quotidiennement par les experts pour détecter les maladies, en identifier l’origine et éviter leur propagation. Le principe est simple : une mystérieuse maladie touche des chats et vous êtes recruté pour mener l’enquête. En seulement quinze minutes, vous devrez analyser des indices, formuler des hypothèses et prendre des décisions pour comprendre comment le virus circule. Peut-il se transmettre à l’humain ? Quelles mesures mettre en place pour limiter les risques ? Chaque étape du jeu vous plonge dans les réalités scientifiques et sanitaires auxquelles sont confrontés les chercheurs. Au-delà de l’aspect ludique, « Agent tous risques » met en lumière une réalité essentielle : la santé des animaux est étroitement liée à celle des humains. Cette approche, appelée « One Health », repose sur l’idée que la surveillance des maladies animales permet d’anticiper et de prévenir les crises sanitaires. Le jeu illustre parfaitement cette interdépendance et montre combien la vigilance et la recherche sont cruciales. Labellisé dans le cadre du One Health Festival, organisé partout en France à l’occasion du One Health Summit qui se déroulera du 5 au 7 avril 2026, ce jeu s’inscrit dans une démarche de sensibilisation du grand public. Il permet de mieux comprendre les enjeux sanitaires actuels tout en valorisant le travail des scientifiques, souvent méconnu. Accessible en ligne, rapide et interactif, « Agent tous risques » s’adresse aussi bien aux curieux qu’aux passionnés de sciences. C’est une occasion originale d’apprendre en s’amusant, tout en prenant conscience des défis liés aux maladies émergentes. Alors, saurez-vous identifier l’origine du virus et éviter une crise sanitaire ?

 

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Acheter une arme d’occasion : une bonne opportunité, à condition d’être vigilant

Le marché de l’arme d’occasion n’a jamais été aussi dynamique. Avec la baisse progressive du nombre de chasseurs, de nombreuses armes, parfois peu utilisées, se retrouvent en vente. Sur le papier, l’opération peut sembler intéressante : accéder à du matériel de qualité à un prix attractif. Mais derrière les annonces, notamment en ligne, se cachent parfois des pièges qu’un acheteur insuffisamment averti ne verra pas immédiatement. L’origine de l’arme, son historique d’utilisation ou encore les conditions de stockage sont rarement documentés avec précision. Il convient donc d’adopter une approche rigoureuse, en particulier pour certains types d’armes plus sensibles à l’usure ou aux défauts mécaniques. C’est notamment le cas des carabines express d’entrée de gamme, très présentes sur le marché. Leur conception les rend parfois vulnérables au vieillissement, notamment au niveau de la bascule, du verrouillage ou des systèmes d’extraction et d’éjection. La convergence des canons, réglée à l’origine pour une munition spécifique, constitue également un point critique : sans cette information, les performances balistiques peuvent être altérées. Dans le doute, mieux vaut renoncer à une affaire trop séduisante. Les carabines semi-automatiques exigent, elles aussi, une vigilance accrue. Certaines modifications illégales, comme la transformation d’un chargeur fixe en chargeur amovible, peuvent entraîner des complications administratives importantes. Sur le plan mécanique, ces armes sont particulièrement exposées à l’encrassement : résidus de combustion dans les mortaises de verrouillage, corrosion dans la chambre ou dysfonctionnements du système d’emprunt de gaz. Autant de défauts parfois invisibles au premier regard, mais lourds de conséquences à l’usage. L’acheteur doit donc prendre le temps d’examiner en profondeur chaque élément, voire de se faire accompagner par un professionnel...

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