« Une consultation publique qui tourne cette fois à l’avantage des chasseurs, cela mérite d’être salué… et de vous remercier pour votre mobilisation ! ». Le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, n’a pas caché sa satisfaction devant le succès de la consultation publique consacrée au projet d’arrêté encadrant la chasse du fuligule milouin pour la saison 2026-2027. Ouverte du 30 juillet au 19 août, cette consultation a recueilli 8 182 contributions. Selon le bilan officiel publié par le ministère, 55,9 % des participants, soit 4 574 personnes, se sont déclarés favorables au projet d’arrêté, contre 42,6 %, soit 3 485 contributeurs, qui y étaient défavorables. Les 1,5 % restants n’ont pas pu être classés, faute de position suffisamment explicite. Au-delà de ces chiffres, les arguments avancés par les contributeurs favorables reprennent les principaux éléments du dispositif : gestion adaptative, suivi scientifique de l’espèce, quota annuel fixé à 5 000 prélèvements, priorité donnée aux mâles et déclaration des oiseaux prélevés en temps réel via ChassAdapt. Le ministère relève également que la suspension automatique de la chasse est prévue dès que le quota est atteint.
La procédure ne s’est pas limitée à la consultation du public. Le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage (CNCFS), consulté parallèlement, a rendu un avis favorable au projet. Au terme de l’ensemble de la procédure, le ministère a donc décidé de maintenir l’arrêté en l’état. Cette décision intervient alors que le fuligule milouin demeure une espèce dont l’état de conservation fait l’objet d’une attention particulière. Le dispositif retenu pour 2026-2027 repose précisément sur une logique de gestion adaptative : mesurer les prélèvements, suivre les données et pouvoir ajuster ou suspendre la chasse si le quota est atteint.
Reste maintenant à faire fonctionner au mieux l’outil chargé de comptabiliser les prélèvements. Pensée pour simplifier le suivi de la chasse et permettre aux chasseurs de renseigner leurs prélèvements directement depuis leur smartphone, l’application ChassAdapt constitue sur le papier un outil pratique et moderne. Mais encore faut-il parvenir à y accéder sans s’arracher les cheveux. Un écueil semble se situer au moment de saisir la date de naissance. L’utilisateur se retrouve face à un calendrier qu’il doit faire défiler année après année, puis mois après mois, jusqu’à atteindre sa date de naissance. Une opération particulièrement fastidieuse. Il aurait sans doute été beaucoup plus simple de permettre à chacun de saisir directement le jour, le mois et l’année de naissance, comme cela se pratique dans de nombreux formulaires numériques. ChassAdapt reste donc une bonne idée, mais son efficacité dépend aussi de la facilité avec laquelle les utilisateurs peuvent la prendre en main. Quelques ajustements d’ergonomie pourraient certainement éviter bien des frustrations…

Depuis 2023, jamais autant de candidats ne s’étaient présentés à l’examen, et le nombre de permis délivrés atteint également un niveau inédit. Le nombre de sessions a progressé de 5,4 % en un an, contre 3,6 % pour les candidats. Le taux de réussite reste, lui, relativement stable, entre 71,7 % et 72,9 %. L’OFB porte également une attention particulière aux espèces soumises à gestion adaptative ou présentant un état de conservation défavorable, comme le fuligule milouin ou la tourterelle des bois. Les contrôles portent notamment sur les prélèvements réalisés dans le cadre réglementaire et leur déclaration dans ChassAdapt. Ces données alimentent ensuite les travaux des groupes d’experts nationaux et européens.
Le plus lourd, abattu au Fel fin août, atteignait 124 kg, tandis que 28 sangliers de plus de 100 kg ont déjà été recensés. Le poids moyen s’établit à 47,9 kg. Depuis l’ouverture, 1 400 battues ont été organisées, réunissant en moyenne 16 chasseurs. La fédération appelle à maintenir la pression avant les semis d’automne, tout en rappelant l’importance des règles de sécurité. Des formations sont également proposées pour la régulation des corvidés et le piégeage des ESOD.
Ils n’étaient plus là pour défendre leur territoire, regrouper les biches et transmettre leurs qualités à la génération suivante. En revanche, les jeunes cerfs et ceux que l’on pouvait considérer comme sans intérêt au regard des objectifs d’une gestion qualitative, ont, eux, participé à la reproduction. Pour une gestion raisonnée des grands cervidés, difficile d’imaginer une démonstration plus cinglante. Il faut avoir parcouru ces massifs, les avoir sillonnés en long, en large et quelquefois même en travers, pour mesurer ce que représente un brame aussi terne. Dans les secteurs réputés, la nature semblait en berne. Aucune harde de biches digne de ce nom n’a été observée. Quelques esseulées, accompagnées de leurs faons de l’année et parfois de bichettes, ont bien été aperçues. Mais où étaient les rassemblements qui donnaient aux forêts leur caractère, leur beauté et leur intérêt ? Où étaient les animaux qui, par leur présence, justifiaient tant d’années d’efforts, de suivis et de discussions sur la gestion de la grande faune ? Ce n’est pas seulement une question de spectacle. Le brame est l’un des moments où l’on peut apprécier la structure d’une population de cerfs, sa dynamique, la présence de mâles adultes et l’organisation sociale des hardes. Certes, il ne suffit pas, à lui seul, à établir un diagnostic scientifique, mais sa faiblesse, lorsqu’elle est constatée, mérite autre chose qu’un haussement d’épaules...
Le dossier concernait notamment les départements de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques. Les dispositifs prévoient des autorisations individuelles, une formation obligatoire, des quotas et des contrôles. Deux années d’expérimentations conduites sur le terrain sous le contrôle des préfectures ont également porté sur la sélectivité de la capture. La question des solutions alternatives constituait un autre volet du contentieux. Le caractère traditionnel d’une pratique ne suffit pas, à lui seul, à justifier une dérogation. Le Conseil d’État a toutefois retenu que la chasse à tir ne pouvait pas être considérée comme strictement équivalente à la chasse aux pantes pour répondre à la finalité de cette pratique. L’élevage d’oiseaux a également été examiné dans cette analyse. Pour la campagne 2025-2026, le plafond de prélèvement aux pantes était fixé à 98 702 alouettes des champs. Le texte fourni indique que ce plafond représente moins de 1 % de la mortalité annuelle moyenne estimée à 106 millions d’individus en Europe. À l’échelle européenne, l’alouette des champs est classée dans la catégorie « préoccupation mineure » (Least Concern). La décision intervient alors que la Fédération nationale des chasseurs et les fédérations départementales concernées défendent le maintien de ces pratiques, en mettant notamment en avant les savoir-faire associés à la préparation des installations, au maniement des filets, à l’utilisation des appelants et à l’observation du comportement des oiseaux. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a contesté la décision. Son président, Allain Bougrain-Dubourg, a annoncé auprès de l’AFP le dépôt prochain d’un recours européen.
Jusqu’en 2024 encore, ces rencontres étaient organisées dans de nombreux départements et donnaient accès à des sélections régionales puis nationales. L’année 2025 marque le changement de nom et une volonté d’harmonisation nationale. La première édition sous son nouveau nom est alors déclinée dans les départements, avec l’objectif affiché de permettre à chaque chasseur de petit gibier de participer à une épreuve près de chez lui. Le principe reste celui d’une épreuve de chasse pratique avec un chien d’arrêt ou un leveur de gibier. Après la présentation du candidat, de son chien et de son matériel, le binôme effectue un parcours d’environ vingt minutes. Le jury juge notamment le travail et l’éducation du chien, la conduite du chasseur, la sécurité, la complicité entre l’homme et l’animal ainsi que l’adresse au tir. Deux oiseaux au maximum peuvent être prélevés pendant l’épreuve. En 2026, la deuxième édition prend de l’ampleur. Des épreuves ont déjà eu lieu les 26 et 27 septembre notamment dans la Drôme, les Vosges et la Savoie. D’autres sont programmées dans le Cher, la Côte-d’Or, l’Eure-et-Loir, l’Ille-et-Vilaine, la Loire, le Loir-et-Cher ou encore le Morbihan. L’objectif dépasse donc désormais la simple compétition locale : faire du couple chasseur-chien une vitrine d’une chasse au petit gibier présentée comme sportive, sécurisée, conviviale et attentive au milieu naturel. Les meilleurs concurrents de chaque catégorie accéderont aux finales régionales, avant la finale nationale de décembre.
Il établit que leur trajectoire est courbe et cherche à déterminer l’angle permettant d’obtenir la portée maximale. La valeur de 45° s’impose alors dans les raisonnements de l’époque, même si la réalité d’un tir effectué dans l’atmosphère est évidemment plus complexe. Galilée, au 17e siècle, apporte ensuite une contribution majeure à l’étude de la chute des corps et du mouvement balistique. Puis Isaac Newton permet de mieux comprendre les forces qui gouvernent ces phénomènes.
Mais une difficulté demeure : une théorie, aussi élégante soit-elle, doit pouvoir être confrontée à la réalité. C’est dans cette perspective que l’Anglais Benjamin Robins invente, au 18e siècle, son pendule balistique, permettant de mesurer expérimentalement la vitesse d’un projectile. Les progrès de l’instrumentation, puis ceux de l’électricité et de la chronométrie, vont progressivement rendre les mesures toujours plus précises. L’apparition de la poudre sans fumée marque ensuite un véritable bouleversement. Les vitesses augmentent, les portées s’allongent et les armes deviennent capables de performances qui rendent indispensable une connaissance beaucoup plus fine de leur comportement. En France, les travaux de la Commission de Gâvre contribuent à l’établissement de tables de tir destinées aux armes militaires. La chasse bénéficiera ensuite de connaissances similaires, adaptées aux caractéristiques propres aux munitions civiles. Car derrière chaque cartouche se retrouve finalement la même réalité physique : une masse propulsée à grande vitesse, soumise aux lois de la mécanique. La balistique moderne n’est donc pas née d’un goût immodéré pour les chiffres, mais d’une nécessité très concrète : savoir ce que devient un projectile quand il quitte le canon... 
Plus de la moitié des hêtres, érables et sapins observés sur les placettes présentent des traces d’abroutissement. Le sapin, l’érable et le tilleul peinent notamment à franchir le stade du semis. Pour l’ONF, l’enjeu est donc à la fois sylvicole et écologique. Une régénération insuffisamment diversifiée compromet le renouvellement des peuplements et peut limiter leur capacité d’adaptation au changement climatique. L’établissement a ainsi renforcé la pression de chasse sur le cerf à partir de la saison 2025-2026 et repris directement la gestion de deux lots de plus de 500 hectares, à Valombré et Tenaison. Mais l’ONF ne veut pas mesurer la réussite de cette politique au seul nombre d’animaux prélevés. Un dispositif scientifique doit permettre d’évaluer ses conséquences sur l’ensemble de l’écosystème. À partir de 2027, le protocole Aldous permettra notamment de suivre plus finement la végétation et l’intensité de l’abroutissement. Des enregistreurs acoustiques sont également utilisés pour suivre la gélinotte des bois, tandis que des points d’écoute concernent les oiseaux forestiers. L’expérimentation sera menée sur environ 3 000 hectares et devra permettre de déterminer, dans la durée, ce qui fonctionne et dans quelles conditions. Les premiers effets sur la végétation pourraient être visibles dans trois à cinq ans ; pour les passereaux, il faudra probablement attendre une dizaine d’années. Une manière, pour l’ONF, de ne plus opposer systématiquement production de bois et préservation de la faune, mais de chercher le niveau d’équilibre permettant aux deux de coexister dans la même forêt.
Elles prenaient moins bien en compte les structures fines des paysages. Le nouvel outil permet ainsi de simuler leur abondance à différentes positions dans le paysage : au cœur des forêts, en bordure de forêt, mais également au niveau des haies. Cette approche doit contribuer à mieux comprendre la répartition spatiale des tiques et, à terme, à affiner l’évaluation des zones où les humains et les animaux sont susceptibles d’y être exposés. Cette question prend une importance particulière avec les températures élevées observées ces dernières années. La chaleur, lorsqu'elle s'accompagne d'une humidité suffisante, peut favoriser l'activité des tiques et prolonger les périodes durant lesquelles elles sont susceptibles de rechercher un hôte. Pour les chasseurs, qui évoluent régulièrement dans les bois, les broussailles, les hautes herbes et les haies, la vigilance reste donc de mise. Quelques précautions simples permettent de réduire le risque. Il est conseillé de porter des vêtements couvrants, de rentrer le bas du pantalon dans les chaussettes ou les chaussures lorsque les conditions s’y prêtent et d’inspecter soigneusement son corps après une sortie : jambes, plis de l’aine, aisselles, dos, cuir chevelu et zones derrière les oreilles sont notamment à surveiller. Une douche et une inspection minutieuse au retour de chasse permettent également de repérer rapidement une tique avant qu’elle ne reste fixée. Les chiens de chasse doivent eux aussi faire l’objet d’une attention particulière. Leur pelage peut dissimuler des tiques, notamment autour des oreilles, du cou, entre les doigts et sur les parties moins fournies en poils. Un contrôle systématique après chaque sortie, associé à une protection antiparasitaire adaptée et conseillée par un vétérinaire, constitue une précaution importante. Au-delà de la prévention individuelle, le nouvel outil offre surtout aux chercheurs un moyen de mieux intégrer la structure réelle des paysages dans l’étude des tiques et des risques sanitaires associés.