Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

 

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.

 

L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.

 

Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.

 

Pour se procurer ce Traité de technique usuelle et Exercices pratiques : c'est ICI 

Journée internationale des forêts : une mobilisation mondiale pour préserver les écosystèmes

Chaque année, le 21 mars est consacré à la Journée internationale des forêts. Cette date a été choisie par l’Organisation des Nations unies (ONU) afin de sensibiliser le public à l’importance des forêts et à la nécessité de les protéger. Créée officiellement en 2012 par l’Assemblée générale de l’ONU, cette journée vise à mettre en lumière le rôle essentiel que jouent les forêts dans l’équilibre écologique de la planète et dans la vie quotidienne de millions de personnes. L’origine de cette initiative repose sur un constat alarmant : les forêts disparaissent à un rythme inquiétant dans de nombreuses régions du monde. La déforestation, l’exploitation intensive du bois, l’expansion agricole ou encore l’urbanisation contribuent à la destruction de ces écosystèmes. Face à ces menaces, l’ONU a voulu instaurer une journée internationale capable de mobiliser gouvernements, organisations environnementales, scientifiques et citoyens autour d’un objectif commun : préserver et restaurer les espaces forestiers. De nombreux acteurs participent à cette mobilisation mondiale. Les États membres de l’ONU organisent des campagnes de sensibilisation, des programmes de reboisement ou encore des événements éducatifs. Des organisations internationales comme la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), des ONG, des collectivités locales, des écoles et des associations environnementales prennent également part à ces actions. Dans de nombreux pays, des activités pédagogiques sont proposées afin d’expliquer aux jeunes générations l’importance des forêts pour la biodiversité, le climat et les ressources naturelles. Les objectifs de cette journée sont multiples. Il s’agit d’abord de rappeler que les forêts couvrent environ un tiers de la surface terrestre et qu’elles abritent une grande partie de la biodiversité mondiale. Elles jouent aussi un rôle crucial dans la régulation du climat en stockant le carbone et en limitant le réchauffement climatique. Les forêts contribuent également à la sécurité alimentaire, fournissent des ressources économiques et protègent les sols ainsi que les ressources en eau. Depuis sa création, la Journée internationale des forêts a permis d’accroître la sensibilisation du public et d’encourager des initiatives concrètes. Dans plusieurs régions, des programmes de restauration forestière ont été lancés et des millions d’arbres ont été plantés. Même si la déforestation reste un problème majeur à l’échelle mondiale, cette journée contribue à rappeler l’urgence d’agir collectivement pour protéger ces écosystèmes indispensables à l’avenir de la planète.


Biodiversité : l’OFB lance l’appel à projets « Mission Nature 2026 »

L’Office français de la biodiversité (OFB) vient d’ouvrir un nouvel appel à projets dans le cadre du programme « Mission Nature 2026 », un dispositif destiné à soutenir financièrement des actions concrètes de restauration de la biodiversité sur l’ensemble du territoire français. L’objectif est d’identifier de nouveaux projets capables de restaurer des habitats naturels, protéger des espèces menacées ou réhabiliter des écosystèmes dégradés. Lancé en 2023 en partenariat avec FDJ United, le dispositif repose sur un principe original : permettre au grand public de contribuer à la protection de la nature de manière ludique, grâce à des jeux dédiés dont une partie des recettes est directement reversée à l’OFB pour financer des actions environnementales. Depuis sa création, « Mission Nature » a déjà permis de soutenir 64 projets de restauration écologique, pour un montant total de 21,6 millions d’euros entre 2023 et 2025. Parmi eux, 14 projets situés en Outre-mer, représentant à eux seuls 5,4 millions d’euros de financements, illustrent l’importance de préserver des territoires à forte richesse écologique. Les initiatives soutenues couvrent une grande diversité d’actions et d’espèces emblématiques. Le programme a notamment contribué au retour de l’Effraie des clochers et du Gypaète barbu, à la restauration des Pozzis du Renosu en Corse, à la remise en état des pelouses calcaires de la forêt de Verdun, ou encore à la protection de la Tortue d’Hermann et des tortues marines. D’autres projets ont permis la restauration de zones humides en Brenne et dans la baie du Mont-Saint-Michel, ainsi que la conservation d’espèces rares comme le Gecko vert de Manapany à La Réunion ou l’Iguane des petites Antilles. Pour l’édition 2026, l’appel à projets est ouvert à tous les types de milieux naturels : terrestres, marins ou aquatiques. Il s’adresse à un large éventail d’acteurs engagés dans la protection du vivant : associations, fondations, collectivités territoriales, établissements publics ou organismes professionnels. Les porteurs de projets doivent déposer leur dossier exclusivement en ligne via la plateforme Démarches Simplifiées :

https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/mission-nature-appel-a-projets-2026

La liste complète des documents nécessaires à la constitution du dossier est disponible sur le site de l’OFB :

https://ofb.gouv.fr/financements/aap-mission-nature

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 7 mai 2026. Les projets sélectionnés seront dévoilés en juillet 2026 et bénéficieront d’un financement issu de la prochaine édition de « Mission Nature ».


Des ultrasons pour protéger les hérissons européens

Les hérissons européens possèdent une capacité auditive bien plus large qu’on ne le pensait. Des chercheurs de l’université d’Oxford ont montré qu’ils peuvent percevoir des ultrasons, inaudibles pour l’oreille humaine. Cette découverte ouvre une nouvelle piste pour protéger cette espèce fragile, notamment contre l’un de ses plus grands dangers : la circulation routière. Les scientifiques ont mené une série d’expériences sur vingt hérissons recueillis dans des centres de soins pour la faune sauvage au Danemark. Les animaux ont été exposés à de brèves émissions sonores diffusées par un petit haut-parleur. Grâce à des électrodes placées sur leur tête, les chercheurs ont enregistré les signaux électriques circulant entre l’oreille interne et le cerveau. Les résultats ont montré que le tronc cérébral des hérissons réagissait à des fréquences allant de 4 à 85 kHz, avec une sensibilité maximale autour de 40 kHz. À titre de comparaison, l’être humain n’entend généralement pas au-delà de 20 kHz. Pour compléter ces observations, l’équipe a également étudié l’anatomie de l’oreille d’un hérisson décédé à l’aide de micro-scanners CT. Les images ont permis de créer un modèle 3D détaillé de l’oreille interne. Les chercheurs ont découvert une structure osseuse comparable à celle des chauves-souris capables d’écholocalisation. Les os de l’oreille semblent conçus pour vibrer rapidement, ce qui facilite la transmission de sons très aigus. Cette capacité auditive pourrait être utilisée pour mettre au point des dispositifs répulsifs ultrasoniques destinés à éloigner les hérissons des routes. Selon certaines estimations, les collisions avec des véhicules peuvent tuer jusqu’à un tiers des individus dans certaines populations locales. Les populations de hérissons européens ont diminué d’environ 30 % au cours des dix dernières années, ce qui leur a valu d’être classés « quasi menacés » sur la Liste rouge de l’UICN en 2024. L’urbanisation, l’agriculture et les infrastructures routières fragmentent leur habitat et augmentent les risques de mortalité. Si les futurs dispositifs s’avèrent efficaces, ils pourraient réduire considérablement l’impact du trafic routier sur l’espèce.


Adieu prédateurs, adieu petit gibier, adieu chasseurs...

La récente étude publiée dans la revue Biological Conservation par des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle et de l’University of the West of England, n’en finit pas de rebondir. Sans même ouvrir le dossier, la plupart des médias a repris en chœur que l’abattage des espèces dites « susceptibles d’occasionner des dégâts » coûtait, chaque année, huit fois plus cher que la réparation des dommages qu’elles provoquent. La conclusion implicite est claire : la régulation de ces espèces est inutile, coûteuse et injustifiée. Faut-il donc dire adieu à la régulation des renards, geais, pies, belettes et autres prédateurs que certains voudraient désormais sanctuariser ? Derrière l’apparence d’une démonstration scientifique se dessine en réalité une question bien plus large : celle de la place de la chasse et de la gestion des équilibres naturels dans nos territoires. Car ceux qui vivent et travaillent dans les campagnes savent une chose simple : sans régulation des prédateurs, certaines espèces de petit gibier disparaissent rapidement dans des milieux agricoles déjà fortement transformés. Perdrix, lapins, faisans, lièvres : leur maintien repose souvent sur des équilibres fragiles. Supprimer la régulation des prédateurs reviendrait, dans de nombreux territoires, à accélérer leur déclin. Le raisonnement des auteurs de cette étude est d’une simplicité désarmante : empêchons la régulation, le petit gibier disparaîtra, les chasseurs quitteront les plaines… et le problème sera réglé. Si tel est l’objectif, qu’il soit au moins assumé. Car le débat mérite mieux que des démonstrations présentées comme neutres, alors qu’elles participent d’un affrontement idéologique de plus en plus visible autour de la chasse. Pourtant, ce débat peine à s’installer réellement. Et l’on peut s’étonner du silence pour le moins discret des représentants nationaux du monde cynégétique. Depuis l’épisode politique qui a vu Willy Schraen s’engager aux côtés d’Alliance rurale, engagement qui lui a valu une sévère « banane » électorale, sa parole semble s’être faite plus rare. Certains de ceux qui l’avaient soutenu se sont d’ailleurs sentis trahis par cette incursion politique et lui ont tourné le dos. Pendant ce temps, les attaques contre la chasse et les modes de gestion des territoires ruraux se multiplient. Faut-il alors laisser d’autres définir seuls ce que doit être l’avenir de nos territoires ? La question mérite mieux que des procès d’intention et des silences gênés. Elle mérite un vrai débat : scientifique, démocratique et territorial. Car derrière les renards, les pies et les belettes, c’est en réalité la légitimité même des acteurs ruraux à gérer leur territoire qui est aujourd’hui en discussion...


Agriculture : le bouc émissaire commode du climat

Un nouveau rapport scientifique européen recommande de réduire les subventions à l’élevage, taxer davantage les exploitations agricoles et inciter les Européens à consommer moins de viande afin d’atteindre les objectifs climatiques de l’Union européenne pour 2040 et 2050. Une fois de plus, l’agriculture est placée au banc des accusés. Une fois de plus, elle sert de variable d’ajustement politique. Le raisonnement est devenu mécanique : il faut réduire les émissions, donc il faut s’attaquer aux bovins, aux tracteurs et aux engrais. Les chiffres circulent : un tiers des émissions de gaz à effet de serre serait lié au système alimentaire européen, et la conclusion tombe, implacable : l’élevage doit changer, se réduire, se transformer. Mais cette lecture simplifiée ignore une réalité fondamentale : l’agriculture n’est pas une industrie comme les autres. Elle produit ce que personne ne peut remplacer, la nourriture, et elle le fait dans un équilibre fragile avec les sols, les paysages et les territoires ruraux. Pointer l’élevage comme responsable du réchauffement revient à désigner un bouc émissaire facile, visible, localisé, politiquement vulnérable. Pendant que l’on explique aux éleveurs qu’ils doivent disparaître ou se transformer, l’Union européenne continue d’importer massivement de la viande et des produits agricoles issus de systèmes bien moins exigeants sur le plan environnemental. Les accords commerciaux se multiplient. Les cargaisons arrivent par bateaux ou par avions, et personne ne semble s’émouvoir des émissions liées au transport mondial des denrées. Le paradoxe est saisissant : on demande aux agriculteurs européens de produire moins, tout en ouvrant davantage les frontières à des productions étrangères. Le climat devient alors un argument commode pour restructurer silencieusement l’agriculture. L’élevage européen n’est pourtant pas un modèle archaïque. Dans de nombreuses régions, il entretient les prairies permanentes, stocke du carbone dans les sols et maintient des paysages ouverts qui disparaîtraient sans lui. Supprimer ces systèmes reviendrait à transformer des territoires entiers. Ce débat révèle surtout une tendance inquiétante : faire porter à l’agriculture la responsabilité d’un dérèglement climatique mondial dont les causes sont multiples : industrie lourde, transports internationaux, urbanisation massive, consommation énergétique. Les agriculteurs sont aujourd’hui sommés de résoudre seuls un problème global. On leur demande d’être à la fois producteurs, gestionnaires de biodiversité, régulateurs climatiques et désormais cibles fiscales. À force de transformer l’agriculture en problème, on oublie qu’elle reste avant tout une solution vitale : nourrir les populations. Et ce rôle, contrairement aux rapports et aux recommandations, ne peut pas être délocalisé dans les laboratoires ou les bureaux de Bruxelles.


Une progression constante des espèces exotiques envahissantes terrestres en France

Les espèces exotiques envahissantes (EEE) représentent aujourd’hui l’un des principaux facteurs d’érosion de la biodiversité. Introduites volontairement ou accidentellement par les activités humaines, ces espèces se sont implantées durablement dans de nouveaux milieux, parfois au détriment de la faune et de la flore locales. Les données de l’Observatoire national de la biodiversité montrent une augmentation continue de leur présence en France depuis plusieurs décennies. L’analyse d’un panel de 86 espèces révèle une progression régulière depuis les années 1950 et cette présence s’est progressivement accrue au fil des décennies, avec une accélération notable à partir des années 1980. Cette tendance concerne également les espèces animales terrestres, qui figurent parmi les envahisseurs les plus visibles et parfois les plus problématiques. C’est notamment le cas du raton laveur, du chien viverrin, de la tortue de Floride, ou encore de l’écureuil de Corée, introduits à l’origine comme animaux de compagnie ou pour l’élevage. Une fois relâchés ou échappés dans la nature, ces animaux ont pu coloniser de nouveaux territoires. Le frelon asiatique, introduit accidentellement au début des années 2000, constitue un autre exemple emblématique d’espèce invasive terrestre. Sa progression rapide sur le territoire français illustre la capacité de certaines espèces à se diffuser très rapidement lorsqu’elles trouvent des conditions favorables. D’autres mammifères, comme le ragondin ou le rat musqué, bien qu’associés aux milieux aquatiques, exercent aussi des impacts sur les écosystèmes terrestres environnants. Les conséquences de ces introductions sont multiples. Les espèces envahissantes peuvent entrer en compétition avec les espèces locales pour l’alimentation ou les habitats, transmettre des maladies, ou perturber les équilibres écologiques. Certaines provoquent également des dommages agricoles ou économiques. Face à cette progression, les scientifiques et les gestionnaires de la biodiversité insistent sur l’importance de la prévention et de la surveillance. La détection précoce des nouvelles espèces, la limitation des introductions et la gestion des populations déjà installées constituent aujourd’hui des enjeux majeurs pour préserver les équilibres naturels.


OFB : deux nominations qui interrogent sur l’équilibre de la gouvernance de l'établissement

La nomination de Anne Frackowiak-Jacobs, le 9 mars dernier, au conseil d’administration de l’Office français de la biodiversité (OFB) intervient dans un contexte particulièrement sensible. Depuis plusieurs mois, l’établissement public chargé de la protection de la biodiversité se retrouve au cœur de tensions croissantes avec le monde agricole et certains élus ruraux, notamment autour des contrôles environnementaux, de la gestion de l’eau ou encore des espèces protégées. Préfète du Puy-de-Dôme depuis le 17 décembre 2025 seulement, Anne Frackowiak-Jacobs appartient au corps préfectoral et dispose d’une solide expérience territoriale. Elle a exercé dans plusieurs départements, notamment dans des territoires ruraux où les questions agricoles et environnementales occupent une place centrale. Son arrivée au sein du conseil d’administration de l’OFB peut être interprétée comme une volonté de l’État de renforcer la dimension territoriale et administrative dans la gouvernance de l’établissement. Mais cette nomination ne survient pas isolément. Elle intervient peu après celle d’Anne Le Strat, figure bien connue des milieux écologistes, engagée dans les politiques publiques de gestion de l’eau et présidente de l’entreprise publique Eau de Paris. Ces deux arrivées, à quelques semaines d’intervalle, dessinent un équilibre intéressant au sein du conseil d’administration : d’un côté, une représentante de l’État issue du corps préfectoral et rompue à la gestion des territoires ; de l’autre, une personnalité engagée de longue date dans les politiques environnementales. Faut-il y voir une simple coïncidence ou une stratégie plus subtile ? Dans un contexte où l’OFB est régulièrement critiqué pour son rôle de police de l’environnement et où les tensions avec certains acteurs ruraux se multiplient, l’État semble chercher à rééquilibrer la gouvernance de l’établissement en associant des profils différents. Reste à savoir si cette combinaison permettra réellement d’apaiser les tensions ou si elle ne fera que refléter les lignes de fracture qui traversent aujourd’hui les politiques environnementales françaises.


Quatre finales nationales pour les chiens de chasse ce printemps

 

Le printemps s’annonce particulièrement animé pour les passionnés de chiens de chasse, avec plusieurs finales nationales organisées par la FACCC, dans différentes régions de France au cours des prochaines semaines. Ces rendez-vous rassemblent les meilleurs chiens et conducteurs issus des sélections régionales, venus démontrer les qualités de travail de leurs compagnons. Le week-end prochain, 20, 21 et 22 mars, deux finales nationales se dérouleront simultanément :

- dans la Sarthe, les concurrents se retrouveront pour la finale nationale chevreuil, une épreuve qui met en valeur la capacité des chiens à mener une voie avec précision et régularité sur ce grand gibier. Les équipages sélectionnés tenteront de convaincre les juges par la qualité du travail de leurs chiens, leur application et leur endurance ;

- dans l’Aveyron, une autre spécialité sera à l’honneur avec la finale nationale de rapprocher sur sanglier. Dans cette discipline spectaculaire, les chiens doivent retrouver la trace du sanglier et la remonter jusqu’au moment où l’animal est lancé. Le rapprocher constitue une phase essentielle de la chasse au sanglier et demande aux chiens un mélange de finesse, d’intelligence et de ténacité.

- Direction ensuite le Lot les 27, 28 et 29 mars, pour la finale nationale lièvre. Cette épreuve, très technique, exige des chiens un excellent nez et une grande persévérance pour suivre la voie souvent complexe du lièvre. Les meilleurs spécialistes de cette discipline seront présents pour tenter de décrocher le titre national.

- Puis, un mois plus tard, les 25 et 26 avril, une quatrième finale nationale viendra compléter ce calendrier. La finale nationale chien de pied se tiendra en Haute-Saône. Cette discipline met en avant des chiens capables de travailler la voie d’un animal avant son lever, en suivant patiemment la piste laissée au sol. Elle requiert calme, concentration et une excellente capacité d’analyse de la voie. Ces différentes finales nationales constituent des moments forts pour les amateurs de chiens courants. Elles permettent non seulement de valoriser les qualités de travail des chiens, mais aussi de partager la passion de la chasse et de l’élevage canin entre conducteurs, juges et spectateurs venus nombreux assister à ces épreuves de haut niveau.

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La semaine en bref...

- Ardèche : la FDC a lancé une opération de réintroduction de lapins de garenne, afin de renforcer les populations locales, en fort déclin. Au total, 150 lapins ont été relâchés dans cinq territoires du département. Les animaux proviennent de l’Hérault, où leur population est actuellement excédentaire. Avant leur arrivée, les zones d’accueil ont été soigneusement préparées. Des abris et refuges ont été créés, certaines zones de chasse ont été limitées et des aménagements ont été réalisés pour favoriser la reproduction et l’installation durable des animaux. Des observations préalables avaient permis d’identifier les secteurs favorables à l’espèce, certains possédant encore quelques individus, tandis que d’autres en étaient totalement dépourvus. L’objectif de cette initiative est de stabiliser les populations locales et de reconstituer des noyaux de reproduction capables de se développer naturellement. D’autres transferts de lapins sont d’ailleurs envisagés dans les prochaines semaines sur d’autres communes du département.

 

- Aude : une enquête de police judiciaire menée par l’OFB a permis de mettre au jour un empoisonnement de vautours fauves, une espèce protégée, sur la commune de Missègre. Les faits remontent à avril 2024, lorsque plusieurs oiseaux ont été retrouvés morts ou en détresse dans le secteur. Certains vautours étaient équipés de balises GPS utilisées dans le cadre d’un programme scientifique de suivi. L’analyse de ces données a montré que plusieurs oiseaux s’étaient nourris au même endroit, avant de cesser brutalement toute activité, orientant rapidement les enquêteurs vers l’hypothèse d’un empoisonnement. Les analyses toxicologiques ont confirmé la présence d’un poison. Les investigations ont permis d’identifier des parcelles suspectes et leurs propriétaires. En janvier 2025, des perquisitions ont été menées par les agents de l’OFB, accompagnés d’une chienne spécialisée dans la détection de produits toxiques. De l’aldicarbe, un pesticide extrêmement dangereux interdit en Europe depuis 2003, a été découvert. Le 21 janvier 2026, le pôle régional pour l’environnement de Montpellier a condamné deux personnes à dix mois de prison avec sursis et à un stage de sensibilisation à l’environnement. Les constitutions de partie civile de la LPO France et de la LPO Occitanie ont été déclarées recevables. Le tribunal a condamné les prévenus à verser à chacune des associations : 1 000 € pour le préjudice moral ; 2 000 € pour le préjudice écologique ; 800 € au titre des frais de procédure.

 

- Cher : le Tribunal administratif d’Orléans a rendu, le 5 mars 2026, une décision partiellement favorable à l’Association départementale des chasseurs de grand gibier du Cher (ADCGG 18). L’association contestait un arrêté du préfet du Cher daté du 8 avril 2024, qui autorisait les exploitants agricoles à effectuer des tirs à l’affût de sangliers sur leurs parcelles agricoles, de nuit, entre le 1er avril et le 30 juin 2024. Les chasseurs avaient saisi la justice le 26 avril 2024, estimant que certaines modalités prévues par l’arrêté ne respectaient pas la réglementation nationale encadrant les procédés de chasse. Le litige portait notamment sur l’autorisation d’utiliser des dispositifs de vision thermique fixés directement sur les armes pour effectuer ces tirs nocturnes. Le tribunal a jugé cette disposition illégale et a donc annulé l’article de l’arrêté qui autorisait l’usage de ces équipements. Les juges ont rappelé qu’un arrêté préfectoral ne peut pas élargir les méthodes de chasse autorisées par la réglementation nationale, notamment celles définies par l’arrêté ministériel du 1er août 1986. En revanche, le reste de l’arrêté autorisant les tirs de sangliers par les agriculteurs a été maintenu. L’association parle ainsi d’une victoire partielle, qu’elle présente comme une défense d’une chasse « éthique et responsable »...

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Petit gibier : 5 leviers pour inverser la tendance...

Le 2 décembre dernier, la Fédération nationale des chasseurs (FNC) a réuni à Paris plus de 150 représentants des fédérations départementales afin de dresser un état des lieux du petit gibier de plaine et d’esquisser une stratégie nationale de reconquête. Le constat partagé lors de ce séminaire est sans appel : les populations de perdrix grises, de perdrix rouges, de lapins et, dans une moindre mesure, de lièvres et de faisans, connaissent une baisse durable dans de nombreux territoires. Cette tendance n’est plus conjoncturelle mais structurelle, conséquence de multiples facteurs qui affectent les milieux agricoles et les capacités de reproduction de ces espèces. Face à cette situation, le président de la FNC, Willy Schraen, a appelé à une mobilisation collective : « Aujourd’hui, il s’agit de passer de l’alerte à l’action. Nos chasseurs nous le demandent, nos territoires en ont besoin et notre crédibilité en dépend... ». Les enjeux sont également sociologiques. Selon une étude réalisée par la FNC avec l’IFOP, environ 25 % des chasseurs cesseraient de valider leur permis en raison de la raréfaction du petit gibier. Plusieurs pistes ont été évoquées au cours de la journée. La première concerne la production de données scientifiques fiables pour orienter les décisions de gestion. La base de données ISIGEO, récemment mise en place, permettra désormais de centraliser les informations historiques et les suivis réalisés sur le terrain. Les échanges ont également mis en évidence la nécessité de renforcer les réseaux d’observation et d’améliorer la coordination entre fédérations. Enfin, la question de la prédation et le rôle des piégeurs ont été largement abordés, les intervenants soulignant l’importance de leur engagement bénévole dans les actions de terrain. Ce séminaire marque ainsi une première étape vers l’élaboration d’une stratégie nationale destinée à restaurer durablement les populations de petit gibier dans les territoires ruraux...

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Une nouvelle méthode pour estimer plus précisément l’effectif de la population de loups en France

Les scientifiques chargés de suivre la population de loups en France annoncent avoir amélioré leur méthode d’estimation. Résultat : ils estiment que la population se situait entre 920 et 1 125 individus durant l’hiver 2023-2024. Une précision notable… obtenue notamment grâce à l’introduction d’une fameuse « fourchette d’incertitude », un outil statistique qui permet de donner une estimation tout en reconnaissant que le chiffre exact reste difficile à déterminer. Cette approche, mise au point par des chercheurs du CNRS, de l’OFB et du laboratoire Antagène, a récemment été présentée dans la revue scientifique Biological Conservation. L’objectif affiché est d’améliorer la précision des estimations afin d’éclairer les décisions publiques concernant la gestion du Loup gris en France. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont affiné une méthode utilisée depuis plus de quinze ans. Celle-ci repose sur l’analyse génétique d’échantillons biologiques laissés par les loups dans leur environnement : excréments, poils ou encore traces d’urine. Ces indices sont collectés sur le terrain par le réseau de suivi Loup-Lynx piloté par l’OFB. Une fois analysés, ils permettent d’identifier les profils génétiques des individus présents sur un territoire donné. Les scientifiques utilisent ensuite des modèles statistiques dits de « capture-recapture ». Ces calculs de probabilité consistent à estimer la taille d’une population à partir des individus identifiés à plusieurs reprises dans les échantillons collectés. Autrement dit, on déduit le nombre total d’animaux à partir de traces indirectes, ce qui explique la difficulté, et la marge d’approximation, inhérente à ce type d’exercice. La nouveauté de la méthode tient à l’intégration d’une dimension spatiale. Les chercheurs prennent désormais en compte la localisation précise des échantillons. Cette donnée permet de considérer qu’un loup a plus de chances d’être détecté à proximité de son domaine vital qu’à grande distance. En intégrant ce paramètre dans les modèles, les estimations deviennent théoriquement plus robustes à l’échelle d’un territoire. Et pour parfaire cette quête de précision, les chercheurs ont donc choisi d’associer leurs résultats à une « fourchette d’incertitude », comparable à celles utilisées en météorologie. Une manière élégante de reconnaître que, même avec des outils statistiques sophistiqués, compter des animaux discrets qui parcourent de vastes territoires reste un exercice délicat. Selon les auteurs de l’étude, cette transparence méthodologique est essentielle pour mieux informer le débat public et les politiques de gestion de l’espèce en France.