La nouvelle a de quoi interpeller : neuf louveteaux ont été photographiés ensemble le 2 août en Haute-Marne, confirmant la reproduction du couple installé dans le département. Après une portée de sept jeunes en 2025, le phénomène prend désormais une autre dimension. Il faut toutefois éviter les raccourcis : une portée de neuf louveteaux est exceptionnelle, mais elle n’est pas sans précédent dans la biologie du loup. Ce qui inquiète surtout, c’est la dynamique locale. Depuis 2025, plusieurs jeunes sont morts, l’un a été prélevé après une attaque, et surtout le mâle reproducteur a été retrouvé mort après une collision ferroviaire le 22 juillet.
Qui sont donc exactement ces neuf jeunes ? Combien d’adultes les accompagnent aujourd’hui ? Le couple initial est-il toujours constitué ? Un autre mâle a-t-il pris sa place ? Autant de questions auxquelles le suivi génétique et photographique devra répondre. À ce stade, évoquer une hybridation ou une intervention humaine serait prématuré et sans fondement établi. Mais l’évolution mérite incontestablement d’être documentée avec la plus grande rigueur. Car derrière ces images spectaculaires se trouve une réalité beaucoup moins théorique pour les éleveurs. La Haute-Marne comptait déjà plus de 190 attaques et plus de 800 victimes dans les troupeaux en 2025. Depuis le début de 2026, 90 constats attribués au loup ont déjà fait 477 victimes, selon les chiffres communiqués. La question n’est donc plus seulement de savoir si le loup s’installe : il faut désormais se demander jusqu’où cette expansion peut aller et comment les éleveurs pourront continuer à travailler avec une pression de prédation croissante. Les mesures de protection restent indispensables, mais elles ne sauraient constituer l’unique réponse lorsque la population progresse. L’État devra démontrer que la protection des troupeaux n’est pas une simple formule administrative et que les dispositifs de régulation sont réellement capables de répondre aux situations les plus difficiles. Neuf louveteaux sur une image peuvent susciter l’émerveillement. Pour un éleveur confronté à la prédation, ils représentent surtout neuf futurs prédateurs potentiels. C’est cette réalité-là qu’il faudra avoir le courage de regarder en face.
alabillebaude
La chasse... demain !

Le rôle du forestier est particulièrement important. Sa connaissance des arbres, de la végétation, des sols et du comportement du feu lui permet d’interpréter les traces laissées par l’incendie. Il connaît également le terrain, les activités qui s’y déroulent et peut s’appuyer sur les informations recueillies par les patrouilles forestières. Une fois le feu maîtrisé, les enquêteurs reconstituent sa progression à partir des conditions météorologiques, des photographies, des vidéos aériennes, des témoignages et surtout des indices physiques présents sur le terrain. Une pierre noircie sur un seul côté, un arbre brûlé de manière asymétrique, l’état des cendres ou la végétation peuvent révéler le sens de propagation des flammes. En quadrillant progressivement la zone sinistrée, les enquêteurs réduisent leur périmètre de recherche jusqu’à identifier l’aire d’éclosion, voire le point précis de départ. Ils recherchent ensuite l’origine du feu : ligne électrique, travaux agricoles ou forestiers, véhicule, négligence, accident ou acte volontaire. Les indices sont photographiés, géolocalisés et, si nécessaire, placés sous scellés pour être analysés. Les résultats alimentent la Base de données sur les incendies de forêt en France (BDIFF). Ils permettent de mieux connaître les causes des incendies et d’adapter les politiques de prévention. Aujourd’hui, la cause est identifiée pour 60 à 70 % des incendies de forêt. Les cellules RCCI jouent donc un rôle essentiel : elles transforment les traces laissées par les flammes en informations utiles à la justice, aux forestiers et à la prévention.
Le résultat est particulièrement intéressant : l’Europe préhistorique n’était pas une nature totalement sauvage et immuable. Les humains contribuaient déjà à modifier la végétation. Deux facteurs ont joué un rôle majeur : le feu, utilisé pour ouvrir certains milieux, mais aussi la chasse aux grands herbivores, dont les conséquences écologiques étaient considérables. À cette époque, l’Europe abritait une extraordinaire diversité de grands animaux : bisons, aurochs, chevaux, cerfs, rhinocéros et même éléphants. Ces herbivores entretenaient naturellement des espaces ouverts en broutant, en piétinant la végétation et en cassant les jeunes arbres. En les chassant, les hommes agissaient donc indirectement sur les paysages. Moins d’herbivores signifiait moins de pâturage et davantage de végétation susceptible de se refermer. La chasse ne se limitait ainsi pas à fournir de la viande, des peaux ou des os : elle modifiait aussi les équilibres entre forêts, clairières et espaces ouverts. Les simulations indiquent que, durant le Mésolithique, l’action des chasseurs-cueilleurs aurait pu influencer jusqu’à 50 % de la répartition des types de végétation. L’effet des Néandertaliens était plus limité, mais néanmoins mesurable. Cette découverte permet surtout de mieux comprendre le rôle historique de la chasse qui a façonné les générations humaines qui ont suivi et, avec elles, les paysages dans lesquels ces sociétés se sont développées. Pendant des millénaires, l’homme a appris à observer les animaux, à suivre leurs déplacements, à connaître leurs habitats et à intervenir dans les équilibres naturels. Lorsque l’agriculture apparaît ensuite, elle ne marque donc pas le début de l’influence humaine sur la nature : elle constitue une nouvelle étape d’une relation ancienne entre l’homme, le gibier, la végétation et les territoires.
PREMHYCE s’appuie sur les données recueillies par environ un millier de stations de mesure réparties sur le territoire français. Ces informations sont confrontées à plusieurs modèles météorologiques, climatiques et hydrologiques développés notamment par INRAE, le BRGM, EDF, Météo-France et l’université de Lorraine. À court terme, jusqu’à environ quinze jours, les prévisions utilisent notamment les précipitations attendues. Au-delà, les modèles s’appuient sur les relations observées pendant de nombreuses années entre les conditions climatiques et les débits des rivières. Les différentes simulations sont accompagnées d’incertitudes, permettant aux services des DREAL d’évaluer plusieurs scénarios avant d’informer les préfectures. L’outil permet ainsi de passer d’une simple observation de la sécheresse à une véritable démarche d’anticipation. Les données de débit constituent un indicateur essentiel pour déterminer comment une situation pourrait évoluer et quelles mesures pourraient être nécessaires. La comparaison des sécheresses de 1976 et 2022 illustre également l’intérêt de ces données. Selon INRAE, les deux épisodes étaient comparables par leur ampleur et leur extension à une grande partie du territoire, avec toutefois une situation plus marquée dans l’Est en 2022 et davantage dans l’Ouest en 1976. Les épisodes sévères ne sont pas nouveaux : des sécheresses importantes avaient déjà été observées en 1921 et 1949. Mais leur répétition et l’évolution attendue du climat rendent indispensable l’amélioration des outils de prévision. PREMHYCE, soutenu notamment par l’OFB et le ministère de la Transition écologique, s’inscrit ainsi dans une logique simple : mieux prévoir les étiages pour mieux anticiper les conséquences des sécheresses et adapter la gestion de l’eau.
Une fois les 12 000 oiseaux atteints, les déclarations seront bloquées et tout prélèvement supplémentaire deviendra illégal. Selon les données reprises par le Comité d’experts sur la gestion adaptative (CEGA), celle-ci comptait environ 2,12 millions de couples reproducteurs en 2025. Depuis la mise en place du moratoire, les effectifs auraient progressé de 46,6 %, soit une hausse moyenne de 9,6 % par an entre 2021 et 2025. Les indicateurs de survie des adultes et des jeunes se sont également améliorés. C’est sur cette dynamique que repose le principe d’une reprise encadrée de la chasse. Le niveau de prélèvement retenu correspond à une fraction limitée de la population de la voie migratoire, puis répartie entre les différents pays. Dans cette logique, les experts considèrent que les 12 000 oiseaux attribués à la France peuvent être compatibles avec une exploitation durable à l’échelle de cette population ouest-européenne. Pour les chasseurs, cette évolution constitue donc un signe encourageant. La gestion adaptative prend ici tout son sens : lorsque les indicateurs progressent, le prélèvement peut évoluer lui aussi, sans remettre en cause le principe de surveillance scientifique.
Sans apporter la moindre goutte d’eau, il est également possible de favoriser le maintien d’une certaine humidité dans les sols. Conserver une couverture végétale, éviter de laisser les terres totalement nues et préserver la matière organique contribuent à ralentir leur dessèchement. L’objectif n’est alors plus de fournir artificiellement de l’eau à la faune, mais de retenir le plus longtemps possible celle que la nature apporte encore. Lorsqu’un point d’eau naturel subsiste, sa préservation devient évidemment prioritaire. Une mare, un fossé humide ou une zone marécageuse constituent des ressources précieuses qu’il convient de préserver. Éviter de dégrader leurs abords, de supprimer la végétation qui les entoure ou d’y multiplier les dérangements permet de maintenir des refuges utiles à de nombreuses espèces. La question des déplacements est également essentielle. Une haie, un fossé végétalisé, une bande boisée ou une succession de bosquets permettent aux animaux de rejoindre différents secteurs favorables. En période de sécheresse, lorsque les ressources deviennent plus dispersées, ces continuités prennent une importance particulière. Elles peuvent aussi limiter les déplacements forcés vers les routes, les zones urbanisées ou les espaces agricoles fréquentés. Reste enfin un conseil qui peut sembler paradoxal : savoir ne pas intervenir. Nourrir ou abreuver systématiquement les animaux sauvages peut les concentrer artificiellement, modifier leurs comportements et favoriser certains problèmes sanitaires. La faune sauvage doit rester… sauvage. La meilleure aide n’est pas toujours celle qui se voit. Parfois, protéger la faune consiste simplement à ne pas détruire les derniers refuges qu’elle possède.
Vers 10h30, plusieurs automobilistes ont alerté les autorités après avoir aperçu le rapace au sol, incapable de repartir. Deux patrouilles du peloton motorisé de Peyruis, accompagnées d’un patrouilleur de Vinci Autoroutes, sont intervenues pour sécuriser les lieux et récupérer l’oiseau. L’opération s’est déroulée sans incident et le vautour a pu être mis en sécurité.
Les militaires l’ont ensuite transporté chez un vétérinaire à Peyruis afin qu’il soit examiné. L’intervention aura permis d’éviter qu’un nouvel accident ne survienne sur cette portion très fréquentée de l’autoroute et de donner une chance au vautour de retrouver la liberté. (Photo DR Gendarmerie 04)
Malgré cette évolution positive, le renouvellement des générations ne compense pas encore les départs liés à l’âge. Le département compte environ 9 000 chasseurs, qui prélèvent chaque saison plus de 15 000 sangliers, 10 000 chevreuils et 1 500 grands cervidés. Ces volumes témoignent de l’importance du grand gibier dans le département et représentent également une quantité conséquente de venaison à valoriser. Pour la FDC12, le manque d’effectifs se fait particulièrement sentir lors des opérations de terrain, la charge de travail reposant sur un nombre plus limité de chasseurs. Deux possibilités permettent de découvrir la chasse. Le permis est accessible dès 16 ans après réussite d’un examen théorique et pratique. La chasse accompagnée permet, dès 15 ans, de découvrir gratuitement la pratique pendant un an aux côtés d’un titulaire du permis depuis au moins cinq ans. Une formation préalable est obligatoire et, sur le terrain, une seule arme est autorisée pour deux participants...
Près de 70 % du territoire était ainsi soumis à des restrictions d’usage de l’eau. La réunion devait permettre de croiser les données de Météo-France, du BRGM et des services de l’État concernant les nappes phréatiques, les cours d’eau et l’humidité des sols, mais aussi d’évaluer les conséquences de la sécheresse sur l’agriculture, les activités économiques, les territoires, la faune et la flore. Dès l’ouverture de la réunion, Monique Barbut a donné le ton en évoquant une situation qui ne cesse de se dégrader. Selon les chiffres présentés par la ministre, environ 40 000 personnes sont désormais confrontées à des difficultés d’approvisionnement ou à des coupures d’eau potable dans une cinquantaine de départements. Une situation qui fait de l’alimentation en eau potable la priorité immédiate du gouvernement. La ministre a également mis en avant l’ampleur économique de l’épisode climatique. Elle a évoqué une première estimation de 10 à 15 milliards d’euros de coûts directs et indirects pour les épisodes de chaleur de l’été 2026, tout en précisant que cette évaluation devait être considérée avec prudence. L’Insee a, de son côté, indiqué ne pas être à l’origine de ce chiffrage et ne pas disposer encore d’une estimation officielle consolidée. Autre chiffre cité lors de cette ouverture : la semaine précédente, l’approvisionnement de plus de 550 000 habitants était considéré comme étant sous tension, tandis que près de trois millions d’habitants étaient placés en vigilance...
Les directives européennes « Oiseaux » et « Habitats », la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que celle du Conseil d'État constituent leurs principaux leviers. Dès lors qu'une autorisation de chasse, une méthode de capture ou le prélèvement d'une espèce leur paraît insuffisamment justifié au regard de l'état de conservation des populations, elles saisissent la justice administrative. Cette évolution a modifié les relations entre l'État et le monde cynégétique. Les ministres chargés de la Chasse voient régulièrement leurs arrêtés suspendus ou annulés, tandis que les préfets sont confrontés à des contentieux de plus en plus fréquents. Au fil des années, le recours est devenu un véritable outil d'influence, parfois plus efficace que le débat politique. Pour les associations écologistes, cette judiciarisation constitue une avancée majeure. Elles estiment que les décisions publiques doivent respecter strictement le droit européen et s'appuyer avant tout sur les données scientifiques relatives à l'état des populations sauvages. Les chasseurs portent un regard bien différent sur cette évolution. Beaucoup dénoncent une remise en cause permanente de décisions pourtant élaborées après concertation avec les fédérations et validées par les autorités publiques. Ils reprochent également aux associations d'utiliser systématiquement le contentieux pour faire évoluer la réglementation, parfois indépendamment de la réalité observée sur le terrain. Le constat est néanmoins clair : en quelques décennies, la chasse française est devenue l'une des activités rurales les plus encadrées juridiquement...
Elle constitue un outil d’observation, d’expertise, de prospective et d’ingénierie territoriale, travaillant notamment sur l’urbanisme, la planification, l’habitat, les mobilités, l’environnement et le développement économique. Son nouveau poster, publié en juin 2026, est accompagné d’une publication de quatre pages consacrée à la répartition des compétences entre les différents échelons territoriaux. L’intérêt de ce document est de permettre de comprendre rapidement qui fait quoi en 2026. Le schéma présente les responsabilités des communes, des différentes catégories d’intercommunalités – communautés de communes, communautés d’agglomération, communautés urbaines et métropoles –, mais aussi celles des départements et des régions.
Mais au nom d'une vision idéologique de la restauration des cours d'eau, nombre de ces ouvrages ont été arasés ou supprimés avec l'aval de l'administration et sous la pression de certaines associations. Aujourd'hui, où sont les responsables ? Où sont ceux qui expliquaient que supprimer ces retenues ne produirait que des bénéfices ? Où sont les grandes leçons de morale environnementale ? En mars dernier encore, les spécialistes annonçaient des nappes phréatiques globalement bien rechargées après l'hiver. Trois mois plus tard, les restrictions d'eau se multiplient, les cours d'eau disparaissent par endroits et les milieux aquatiques souffrent comme rarement auparavant. Cette évolution résulte évidemment de multiples facteurs, au premier rang desquels les épisodes de chaleur et le déficit de précipitations.
Mais comment ne pas s'interroger sur les choix d'aménagement qui ont conduit, dans certains territoires, à accélérer l'évacuation de l'eau plutôt qu'à la retenir lorsqu'elle était disponible ? Poser cette question n'est pas un crime. Refuser d'y répondre serait une faute. Les premiers à payer le prix de ces politiques sont précisément les espèces que l'on prétendait protéger. Les amphibiens, les poissons et toute la petite faune aquatique ne vivent pas de slogans. Ils ont besoin d'eau. Lorsque les ruisseaux disparaissent dès le début de l'été, ce sont des écosystèmes entiers qui s'effondrent. L'écologie ne peut plus être une religion qui interdit toute autocritique. Une politique publique se juge à ses résultats, pas à ses intentions. Si certaines décisions ont aggravé la vulnérabilité de nos territoires face aux sécheresses, il faut avoir le courage de les réévaluer. Gouverner, ce n'est pas persister dans l'erreur ; c'est savoir reconnaître ses responsabilités. Les Français méritent mieux que le silence. Ils méritent un véritable débat sur la gestion de l'eau, fondé sur les faits, l'expérience de terrain et le bon sens, plutôt que sur des certitudes idéologiques. Car face à des rivières qui meurent, continuer à chercher des coupables partout sauf dans ses propres choix serait, cette fois, la plus grave des sécheresses : celle de la responsabilité.