Chaque année, le 21 mars est consacré à la Journée internationale des forêts. Cette date a été choisie par l’Organisation des Nations unies (ONU) afin de sensibiliser le public à l’importance des forêts et à la nécessité de les protéger. Créée officiellement en 2012 par l’Assemblée générale de l’ONU, cette journée vise à mettre en lumière le rôle essentiel que jouent les forêts dans l’équilibre écologique de la planète et dans la vie quotidienne de millions de personnes.
L’origine de cette initiative repose sur un constat alarmant : les forêts disparaissent à un rythme inquiétant dans de nombreuses régions du monde. La déforestation, l’exploitation intensive du bois, l’expansion agricole ou encore l’urbanisation contribuent à la destruction de ces écosystèmes. Face à ces menaces, l’ONU a voulu instaurer une journée internationale capable de mobiliser gouvernements, organisations environnementales, scientifiques et citoyens autour d’un objectif commun : préserver et restaurer les espaces forestiers. De nombreux acteurs participent à cette mobilisation mondiale. Les États membres de l’ONU organisent des campagnes de sensibilisation, des programmes de reboisement ou encore des événements éducatifs.
Des organisations internationales comme la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), des ONG, des collectivités locales, des écoles et des associations environnementales prennent également part à ces actions. Dans de nombreux pays, des activités pédagogiques sont proposées afin d’expliquer aux jeunes générations l’importance des forêts pour la biodiversité, le climat et les ressources naturelles. Les objectifs de cette journée sont multiples. Il s’agit d’abord de rappeler que les forêts couvrent environ un tiers de la surface terrestre et qu’elles abritent une grande partie de la biodiversité mondiale. Elles jouent aussi un rôle crucial dans la régulation du climat en stockant le carbone et en limitant le réchauffement climatique. Les forêts contribuent également à la sécurité alimentaire, fournissent des ressources économiques et protègent les sols ainsi que les ressources en eau. Depuis sa création, la Journée internationale des forêts a permis d’accroître la sensibilisation du public et d’encourager des initiatives concrètes. Dans plusieurs régions, des programmes de restauration forestière ont été lancés et des millions d’arbres ont été plantés. Même si la déforestation reste un problème majeur à l’échelle mondiale, cette journée contribue à rappeler l’urgence d’agir collectivement pour protéger ces écosystèmes indispensables à l’avenir de la planète.
Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.
L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.
Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.
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Depuis sa création, « Mission Nature » a déjà permis de soutenir 64 projets de restauration écologique, pour un montant total de 21,6 millions d’euros entre 2023 et 2025. Parmi eux, 14 projets situés en Outre-mer, représentant à eux seuls 5,4 millions d’euros de financements, illustrent l’importance de préserver des territoires à forte richesse écologique. Les initiatives soutenues couvrent une grande diversité d’actions et d’espèces emblématiques. Le programme a notamment contribué au retour de l’Effraie des clochers et du Gypaète barbu, à la restauration des Pozzis du Renosu en Corse, à la remise en état des pelouses calcaires de la forêt de Verdun, ou encore à la protection de la Tortue d’Hermann et des tortues marines. D’autres projets ont permis la restauration de zones humides en Brenne et dans la baie du Mont-Saint-Michel, ainsi que la conservation d’espèces rares comme le Gecko vert de Manapany à La Réunion ou l’Iguane des petites Antilles. Pour l’édition 2026, l’appel à projets est ouvert à tous les types de milieux naturels : terrestres, marins ou aquatiques. Il s’adresse à un large éventail d’acteurs engagés dans la protection du vivant : associations, fondations, collectivités territoriales, établissements publics ou organismes professionnels. Les porteurs de projets doivent déposer leur dossier exclusivement en ligne via la plateforme Démarches Simplifiées :
Grâce à des électrodes placées sur leur tête, les chercheurs ont enregistré les signaux électriques circulant entre l’oreille interne et le cerveau. Les résultats ont montré que le tronc cérébral des hérissons réagissait à des fréquences allant de 4 à 85 kHz, avec une sensibilité maximale autour de 40 kHz. À titre de comparaison, l’être humain n’entend généralement pas au-delà de 20 kHz. Pour compléter ces observations, l’équipe a également étudié l’anatomie de l’oreille d’un hérisson décédé à l’aide de micro-scanners CT. Les images ont permis de créer un modèle 3D détaillé de l’oreille interne. Les chercheurs ont découvert une structure osseuse comparable à celle des chauves-souris capables d’écholocalisation. Les os de l’oreille semblent conçus pour vibrer rapidement, ce qui facilite la transmission de sons très aigus. Cette capacité auditive pourrait être utilisée pour mettre au point des dispositifs répulsifs ultrasoniques destinés à éloigner les hérissons des routes. Selon certaines estimations, les collisions avec des véhicules peuvent tuer jusqu’à un tiers des individus dans certaines populations locales. Les populations de hérissons européens ont diminué d’environ 30 % au cours des dix dernières années, ce qui leur a valu d’être classés « quasi menacés » sur la Liste rouge de l’UICN en 2024. L’urbanisation, l’agriculture et les infrastructures routières fragmentent leur habitat et augmentent les risques de mortalité. Si les futurs dispositifs s’avèrent efficaces, ils pourraient réduire considérablement l’impact du trafic routier sur l’espèce.
Car ceux qui vivent et travaillent dans les campagnes savent une chose simple : sans régulation des prédateurs, certaines espèces de petit gibier disparaissent rapidement dans des milieux agricoles déjà fortement transformés. Perdrix, lapins, faisans, lièvres : leur maintien repose souvent sur des équilibres fragiles. Supprimer la régulation des prédateurs reviendrait, dans de nombreux territoires, à accélérer leur déclin. Le raisonnement des auteurs de cette étude est d’une simplicité désarmante : empêchons la régulation, le petit gibier disparaîtra, les chasseurs quitteront les plaines… et le problème sera réglé. Si tel est l’objectif, qu’il soit au moins assumé. Car le débat mérite mieux que des démonstrations présentées comme neutres, alors qu’elles participent d’un affrontement idéologique de plus en plus visible autour de la chasse. Pourtant, ce débat peine à s’installer réellement. Et l’on peut s’étonner du silence pour le moins discret des représentants nationaux du monde cynégétique. Depuis l’épisode politique qui a vu Willy Schraen s’engager aux côtés d’Alliance rurale, engagement qui lui a valu une sévère « banane » électorale, sa parole semble s’être faite plus rare. Certains de ceux qui l’avaient soutenu se sont d’ailleurs sentis trahis par cette incursion politique et lui ont tourné le dos. Pendant ce temps, les attaques contre la chasse et les modes de gestion des territoires ruraux se multiplient. Faut-il alors laisser d’autres définir seuls ce que doit être l’avenir de nos territoires ? La question mérite mieux que des procès d’intention et des silences gênés. Elle mérite un vrai débat : scientifique, démocratique et territorial. Car derrière les renards, les pies et les belettes, c’est en réalité la légitimité même des acteurs ruraux à gérer leur territoire qui est aujourd’hui en discussion...
Elle produit ce que personne ne peut remplacer, la nourriture, et elle le fait dans un équilibre fragile avec les sols, les paysages et les territoires ruraux. Pointer l’élevage comme responsable du réchauffement revient à désigner un bouc émissaire facile, visible, localisé, politiquement vulnérable. Pendant que l’on explique aux éleveurs qu’ils doivent disparaître ou se transformer, l’Union européenne continue d’importer massivement de la viande et des produits agricoles issus de systèmes bien moins exigeants sur le plan environnemental. Les accords commerciaux se multiplient. Les cargaisons arrivent par bateaux ou par avions, et personne ne semble s’émouvoir des émissions liées au transport mondial des denrées. Le paradoxe est saisissant : on demande aux agriculteurs européens de produire moins, tout en ouvrant davantage les frontières à des productions étrangères. Le climat devient alors un argument commode pour restructurer silencieusement l’agriculture. L’élevage européen n’est pourtant pas un modèle archaïque. Dans de nombreuses régions, il entretient les prairies permanentes, stocke du carbone dans les sols et maintient des paysages ouverts qui disparaîtraient sans lui. Supprimer ces systèmes reviendrait à transformer des territoires entiers. Ce débat révèle surtout une tendance inquiétante : faire porter à l’agriculture la responsabilité d’un dérèglement climatique mondial dont les causes sont multiples : industrie lourde, transports internationaux, urbanisation massive, consommation énergétique. Les agriculteurs sont aujourd’hui sommés de résoudre seuls un problème global. On leur demande d’être à la fois producteurs, gestionnaires de biodiversité, régulateurs climatiques et désormais cibles fiscales. À force de transformer l’agriculture en problème, on oublie qu’elle reste avant tout une solution vitale : nourrir les populations. Et ce rôle, contrairement aux rapports et aux recommandations, ne peut pas être délocalisé dans les laboratoires ou les bureaux de Bruxelles.
Cette tendance concerne également les espèces animales terrestres, qui figurent parmi les envahisseurs les plus visibles et parfois les plus problématiques. C’est notamment le cas du raton laveur, du chien viverrin, de la tortue de Floride, ou encore de l’écureuil de Corée, introduits à l’origine comme animaux de compagnie ou pour l’élevage. Une fois relâchés ou échappés dans la nature, ces animaux ont pu coloniser de nouveaux territoires. Le frelon asiatique, introduit accidentellement au début des années 2000, constitue un autre exemple emblématique d’espèce invasive terrestre. Sa progression rapide sur le territoire français illustre la capacité de certaines espèces à se diffuser très rapidement lorsqu’elles trouvent des conditions favorables. D’autres mammifères, comme le ragondin ou le rat musqué, bien qu’associés aux milieux aquatiques, exercent aussi des impacts sur les écosystèmes terrestres environnants. Les conséquences de ces introductions sont multiples. Les espèces envahissantes peuvent entrer en compétition avec les espèces locales pour l’alimentation ou les habitats, transmettre des maladies, ou perturber les équilibres écologiques. Certaines provoquent également des dommages agricoles ou économiques. Face à cette progression, les scientifiques et les gestionnaires de la biodiversité insistent sur l’importance de la prévention et de la surveillance. La détection précoce des nouvelles espèces, la limitation des introductions et la gestion des populations déjà installées constituent aujourd’hui des enjeux majeurs pour préserver les équilibres naturels.
Préfète du Puy-de-Dôme depuis le 17 décembre 2025 seulement, Anne Frackowiak-Jacobs appartient au corps préfectoral et dispose d’une solide expérience territoriale. Elle a exercé dans plusieurs départements, notamment dans des territoires ruraux où les questions agricoles et environnementales occupent une place centrale. Son arrivée au sein du conseil d’administration de l’OFB peut être interprétée comme une volonté de l’État de renforcer la dimension territoriale et administrative dans la gouvernance de l’établissement. Mais cette nomination ne survient pas isolément. Elle intervient peu après celle d’Anne Le Strat, figure bien connue des milieux écologistes, engagée dans les politiques publiques de gestion de l’eau et présidente de l’entreprise publique Eau de Paris. Ces deux arrivées, à quelques semaines d’intervalle, dessinent un équilibre intéressant au sein du conseil d’administration : d’un côté, une représentante de l’État issue du corps préfectoral et rompue à la gestion des territoires ; de l’autre, une personnalité engagée de longue date dans les politiques environnementales. Faut-il y voir une simple coïncidence ou une stratégie plus subtile ? Dans un contexte où l’OFB est régulièrement critiqué pour son rôle de police de l’environnement et où les tensions avec certains acteurs ruraux se multiplient, l’État semble chercher à rééquilibrer la gouvernance de l’établissement en associant des profils différents. Reste à savoir si cette combinaison permettra réellement d’apaiser les tensions ou si elle ne fera que refléter les lignes de fracture qui traversent aujourd’hui les politiques environnementales françaises.
Des observations préalables avaient permis d’identifier les secteurs favorables à l’espèce, certains possédant encore quelques individus, tandis que d’autres en étaient totalement dépourvus. L’objectif de cette initiative est de stabiliser les populations locales et de reconstituer des noyaux de reproduction capables de se développer naturellement. D’autres transferts de lapins sont d’ailleurs envisagés dans les prochaines semaines sur d’autres communes du département.
De l’aldicarbe, un pesticide extrêmement dangereux interdit en Europe depuis 2003, a été découvert. Le 21 janvier 2026, le pôle régional pour l’environnement de Montpellier a condamné deux personnes à dix mois de prison avec sursis et à un stage de sensibilisation à l’environnement. Les constitutions de partie civile de la LPO France et de la LPO Occitanie ont été déclarées recevables. Le tribunal a condamné les prévenus à verser à chacune des associations : 1 000 € pour le préjudice moral ; 2 000 € pour le préjudice écologique ; 800 € au titre des frais de procédure.
Cette tendance n’est plus conjoncturelle mais structurelle, conséquence de multiples facteurs qui affectent les milieux agricoles et les capacités de reproduction de ces espèces. Face à cette situation, le président de la FNC, Willy Schraen, a appelé à une mobilisation collective : « Aujourd’hui, il s’agit de passer de l’alerte à l’action. Nos chasseurs nous le demandent, nos territoires en ont besoin et notre crédibilité en dépend... ». Les enjeux sont également sociologiques. Selon une étude réalisée par la FNC avec l’IFOP, environ 25 % des chasseurs cesseraient de valider leur permis en raison de la raréfaction du petit gibier. Plusieurs pistes ont été évoquées au cours de la journée. La première concerne la production de données scientifiques fiables pour orienter les décisions de gestion. La base de données ISIGEO, récemment mise en place, permettra désormais de centraliser les informations historiques et les suivis réalisés sur le terrain. Les échanges ont également mis en évidence la nécessité de renforcer les réseaux d’observation et d’améliorer la coordination entre fédérations. Enfin, la question de la prédation et le rôle des piégeurs ont été largement abordés, les intervenants soulignant l’importance de leur engagement bénévole dans les actions de terrain. Ce séminaire marque ainsi une première étape vers l’élaboration d’une stratégie nationale destinée à restaurer durablement les populations de petit gibier dans les territoires ruraux...
L’objectif affiché est d’améliorer la précision des estimations afin d’éclairer les décisions publiques concernant la gestion du Loup gris en France. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont affiné une méthode utilisée depuis plus de quinze ans. Celle-ci repose sur l’analyse génétique d’échantillons biologiques laissés par les loups dans leur environnement : excréments, poils ou encore traces d’urine. Ces indices sont collectés sur le terrain par le réseau de suivi Loup-Lynx piloté par l’OFB. Une fois analysés, ils permettent d’identifier les profils génétiques des individus présents sur un territoire donné. Les scientifiques utilisent ensuite des modèles statistiques dits de « capture-recapture ». Ces calculs de probabilité consistent à estimer la taille d’une population à partir des individus identifiés à plusieurs reprises dans les échantillons collectés. Autrement dit, on déduit le nombre total d’animaux à partir de traces indirectes, ce qui explique la difficulté, et la marge d’approximation, inhérente à ce type d’exercice. La nouveauté de la méthode tient à l’intégration d’une dimension spatiale. Les chercheurs prennent désormais en compte la localisation précise des échantillons. Cette donnée permet de considérer qu’un loup a plus de chances d’être détecté à proximité de son domaine vital qu’à grande distance. En intégrant ce paramètre dans les modèles, les estimations deviennent théoriquement plus robustes à l’échelle d’un territoire. Et pour parfaire cette quête de précision, les chercheurs ont donc choisi d’associer leurs résultats à une « fourchette d’incertitude », comparable à celles utilisées en météorologie. Une manière élégante de reconnaître que, même avec des outils statistiques sophistiqués, compter des animaux discrets qui parcourent de vastes territoires reste un exercice délicat. Selon les auteurs de l’étude, cette transparence méthodologique est essentielle pour mieux informer le débat public et les politiques de gestion de l’espèce en France.