Peut-on faire coexister les activités d’élevage avec les grands prédateurs ? Aujourd’hui encore, les autorités insistent sur la possibilité d’une cohabitation « apaisée » entre l’élevage et les grands prédateurs, malgré une accumulation d’exemples démontrant la fragilité de ce modèle. Les dispositifs publics d’aide à la protection des troupeaux illustrent à la fois cette volonté politique et ses limites.
Gardiennage renforcé, chiens de protection, clôtures électrifiées, accompagnement technique : tout est mis en œuvre pour tenter de contenir la prédation, au prix de profondes modifications des pratiques pastorales et d’un alourdissement considérable des charges humaines et financières pour les éleveurs. L’appel à projets national 2026, publié fin décembre, s’inscrit dans cette continuité, avec l’ouverture du téléservice SAFRAN, et la reconduction des aides existantes. L’introduction d’un « cercle 0 ours », calqué sur le modèle déjà appliqué au loup, reconnaît implicitement que certaines zones subissent une pression de prédation telle que les moyens classiques ne suffisent plus. Déplafonnement des aides, prise en charge accrue des salaires de bergers, extension du « cercle 3 loup » à presque tous les départements : autant de mesures qui traduisent un aveu silencieux d’échec. Si la cohabitation fonctionnait réellement, pourquoi faudrait-il sans cesse renforcer, étendre et complexifier ces dispositifs ? Derrière le discours officiel se dessine une réalité plus brutale : l’élevage, pilier de nombreux territoires ruraux, se retrouve contraint de s’adapter en permanence à la présence de prédateurs protégés, sans jamais pouvoir retrouver une stabilité durable...
Et si la solution passait par les Parcs Nationaux ?
Face à ce constat, une question dérangeante, mais pragmatique, mérite d’être posée : et si la véritable cohabitation passait par une séparation claire des espaces ? La France compte aujourd’hui onze parcs nationaux, créés avec l’accord de la majorité des populations locales et dont la vocation première est la protection de la biodiversité.
Ces territoires, vastes, réglementés et dotés de personnels formés, pourraient constituer le cadre naturel et cohérent d’accueil des grands prédateurs. La place du loup et de l’ours serait alors clairement définie : à l’intérieur de ces zones protégées, sous la responsabilité directe des agents des parcs nationaux, chargés de leur suivi, de leur régulation et de la gestion des éventuels conflits. En dehors de ces espaces, en revanche, la présence de grands prédateurs ne serait plus tolérée. Leur élimination ou leur reconduite vers les parcs relèverait des chasseurs, acteurs historiques de la gestion de la faune sauvage et déjà impliqués dans l’équilibre des populations animales. Une telle approche aurait le mérite de la clarté : elle mettrait fin à l’hypocrisie d’une cohabitation imposée à des territoires qui n’en veulent pas, ou ne peuvent pas la supporter. Elle permettrait également de recentrer les moyens publics sur des zones précisément identifiées, plutôt que de disperser les aides sur l’ensemble du territoire. Certes, cette proposition heurte certains dogmes et devra composer avec les règlements européens de protection des espèces. Mais elle offre une piste de réflexion concrète, fondée sur la réalité du terrain et sur le respect des activités humaines. Parquer les grands prédateurs n’est pas les nier : c’est reconnaître que la coexistence généralisée a montré ses limites, et qu’une gestion territorialisée, assumée et lisible pourrait enfin apaiser un conflit vieux de plusieurs siècles.

Les testicules augmentent fortement de volume, parfois jusqu’à cinq ou six fois leur taille hors période de reproduction, signe d’une activité hormonale intense dominée par la testostérone. Les mâles deviennent plus actifs, parcourent de longues distances, marquent abondamment leur territoire par l’urine et les fèces, et se livrent à des poursuites parfois violentes avec leurs congénères rivaux. Les combats restent généralement ritualisés mais peuvent occasionner morsures et blessures, surtout dans les zones à forte densité. La femelle, de son côté, n’est réceptive que sur une période très courte. L’œstrus dure environ trois semaines, mais la fenêtre de fécondation effective ne dépasse pas deux à trois jours. Durant cette phase, la vulve devient tuméfiée, rosée et humide, et le comportement de la renarde change nettement : elle multiplie les déplacements nocturnes et émet des vocalisations caractéristiques, sortes d’aboiements rauques et plaintifs, audibles à grande distance. Ces cris servent à signaler sa réceptivité aux mâles environnants. L’accouplement, souvent précédé de longues parades et de poursuites, est marqué par le phénomène bien connu de « verrouillage » copulatoire. Comme chez de nombreux canidés, le pénis du mâle se bloque dans le vagin de la femelle par gonflement du bulbe pénien, maintenant les partenaires solidaires pendant plusieurs dizaines de minutes, parfois jusqu’à 90 minutes. Ce mécanisme augmente les chances de fécondation et limite l’intervention de concurrents. Contrairement à certaines idées reçues, le renard est plutôt monogame saisonnier : un couple se forme pour la durée du cycle reproducteur, même si des accouplements opportunistes peuvent survenir, notamment en milieu urbain ou très densément peuplé...
À lui seul, il décrit plus de 10 000 espèces de plantes et d’animaux. Près de trois siècles plus tard, plus de deux millions d’espèces ont été officiellement identifiées, fruit du travail de générations de biologistes. Loin de ralentir, ce travail s’accélère. En analysant l’historique taxonomique d’environ deux millions d’espèces, couvrant l’ensemble des grands groupes du vivant, les chercheurs ont montré que le rythme de description atteint aujourd’hui un niveau record. Entre 2015 et 2020, plus de 16 000 nouvelles espèces ont été décrites chaque année, dont environ 10 000 animaux, majoritairement des arthropodes et des insectes, mais aussi 2 500 plantes et 2 000 champignons. Chaque année, plus d’une centaine de nouveaux reptiles sont également identifiés.
Tous les chasseurs qui pratiquent en zone de montagne, et qui sont amenés à faire des tirs lointains, se sont posés cette question. Rassurons-les, car entre le niveau de la mer et celui de la moyenne montagne (jusqu’à 1000 mètres environ), l’influence de l’altitude ne se fait guère sentir. En revanche, en haute montagne, les écarts seront d’autant plus perceptibles que le calibre sera fort et le coefficient balistique de la balle, faible. Avec les calibres moyens, comme les 7 mm par exemple, ces écarts peuvent être réduits, surtout si l’on choisit des projectiles bien profilés, au coefficient balistique élevé. Prenons l’exemple d’une balle de 150 grains (9,72 g), CB : 0,536 ; VO 920 m/s ; V 100 : 874 m/s ; V 200 : 822 m/s ; DRO : 190 m, et voyons sa chute à 300 mètres :
Cette analyse intervient dans un contexte marqué par des crises successives, notamment liées au monde agricole, et vise à situer l’établissement dans son écosystème administratif et partenarial, tant au niveau local que vis-à-vis de ses tutelles. La mission avait pour objectifs d’apprécier l’atteinte du COP 2020-2025, de présenter les effectifs et le budget consacrés aux grandes missions de l’OFB, et de proposer des évolutions pour le futur COP, notamment en termes d’objectifs opérationnels et d’indicateurs de performance. Pour cela, la mission a procédé à des auditions des tutelles, des administrateurs de l’OFB, de tous les services internes, ainsi que de partenaires et parties prenantes, incluant collectivités, associations, entreprises et chasseurs. Trois régions ont été visitées afin de rencontrer de nombreux acteurs de terrain. L’OFB a produit un bilan détaillé de ses activités, montrant que les objectifs internes du COP ont été largement respectés. Toutefois, la contribution de l’OFB aux politiques publiques n’a pas pu être précisément mesurée, faute d’indicateurs de résultats et de performance adaptés. L’établissement s’est affirmé dans son écosystème local, participant activement à toutes les missions interservices liées à l’environnement. Sa visibilité auprès des collectivités et entreprises reste cependant inégale, tout comme sa capacité à mobiliser ces acteurs. Malgré un contexte difficile, l’OFB a fait preuve d’un engagement proactif pour fusionner les cultures de l’AFB et de l’ONCFS, et s’investir dans sa mission nouvelle de mobilisation des parties prenantes...
Il est préférable de proposer un mélange de plusieurs graines pour limiter le tri et assurer un apport équilibré. L’agrainage doit être régulier et modéré, idéalement tous les 2 à 3 jours en période de neige persistante. Un apport excessif attire les prédateurs et favorise la dépendance. Les graines doivent être déposées sur sol dégagé, jamais directement sur la neige, afin de rester accessibles. Les sites doivent être calmes, peu fréquentés par l’homme et éloignés des routes. Privilégier les lisières, bandes enherbées, haies basses ou abords de jachères. Éviter les zones trop ouvertes où les perdrix seraient exposées aux rapaces. Il est conseillé de multiplier les petits points d’agrainage plutôt qu’un seul site important, afin de réduire la pression de prédation et la concurrence entre oiseaux. Les perdrix supportent mieux le froid sec que l’humidité et le vent. La présence de couverts naturels est essentielle : haies, ronciers, bandes de luzerne, repousses de céréales ou couverts faunistiques non broyés. En cas de manque, des abris artificiels simples (tas de branchages, fagots, bottes de paille légèrement aérées) peuvent offrir une protection efficace contre le vent et la neige. Contrairement aux idées reçues, l’eau reste indispensable en hiver. En période de gel, il est utile de proposer de l’eau non gelée dans des récipients peu profonds, changée régulièrement. Cela limite le stress physiologique et améliore la digestion des graines sèches.
La campagne intervient après une année 2025 particulièrement dramatique : près de 190 constructions ont été gravement endommagées ou détruites par des incendies, un bilan record depuis plusieurs décennies. Les analyses post-incendie montrent que 90 % des habitations touchées étaient situées sur des terrains non débroussaillés ou mal entretenus, soulignant l’importance cruciale du débroussaillement pour limiter l’intensité et la propagation du feu, protéger les habitations et faciliter le travail des secours. Pourtant, les obligations légales de débroussaillement restent largement méconnues du grand public. Ces obligations concernent tous les propriétaires de bâtiments situés à l’intérieur ou à moins de 200 mètres de zones boisées classées à risque d’incendie. Débroussailler consiste à créer une véritable « ceinture de sécurité » autour de sa maison, réduisant considérablement le risque de propagation des flammes. Avec le changement climatique, les feux s’étendent désormais à de nouveaux territoires. En conséquence, le nombre de départements concernés par ces obligations est passé en 2025 de 43 à 48 départements, soit près de 7 400 communes. Pour toucher ces populations, la campagne de sensibilisation sera conduite du 5 janvier au 15 février 2026 et rappelle que l’hiver constitue la période la plus favorable pour réaliser ces travaux...
- Le cirque d’Archiane et le rocher de Combeau, dans la Drôme, ont été classés pour leur caractère pittoresque. Dominé par des falaises spectaculaires aux teintes changeantes, ce site de près de 3 750 hectares associe reliefs grandioses, cascades de tuf et pelouses riches en orchidées, offrant un équilibre remarquable entre minéral et vivant. (Photo DREAL Rhône-Alpes)
- Le site mémoriel du Petit Donon, dans le Bas-Rhin, a été classé pour sa valeur historique. Ce sommet forestier des Vosges est un haut lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale, où reposent près de 2 000 soldats français et allemands. Ce classement consacre le site comme un sanctuaire de mémoire nationale. (Photo DREAL Grand Est)
Leurs résultats indiquent que les espèces faisant l’objet d’une chasse sportive encadrée sont plus susceptibles de présenter des populations stables ou en augmentation et moins susceptibles d’être classées comme menacées que celles qui ne sont pas chassées. Selon les chercheurs, les effets observés sont étroitement liés aux systèmes de réglementation associés à la chasse sportive. Celle-ci s’inscrit généralement dans des cadres juridiques stricts, reposant sur des quotas de prélèvement, un suivi des populations et des mécanismes de contrôle. Les revenus générés sont fréquemment réinvestis dans la gestion de la faune sauvage, la protection des habitats, la lutte contre le braconnage et le développement des communautés locales, créant ainsi des incitations économiques à maintenir des populations animales en bonne santé. L’étude souligne également l’importance de la gestion des terres. Dans certaines régions du monde, de vastes territoires sont conservés spécifiquement pour la chasse, parfois sur des superficies supérieures à celles des parcs nationaux. Ces zones contribuent à limiter la perte d’habitat, identifiée comme la principale cause mondiale du déclin des mammifères. Les auteurs insistent toutefois sur le fait que ces résultats positifs ne sont pas automatiques. Des systèmes de quotas mal conçus, reposant sur des données insuffisantes, ou l’exclusion des communautés locales et autochtones peuvent au contraire nuire aux objectifs de conservation et entraîner des impacts négatifs sur les populations animales. En conclusion, l’étude suggère que la chasse sportive, lorsqu’elle est fondée sur des données scientifiques solides, une gouvernance efficace et un partage équitable des bénéfices, peut constituer un outil parmi d’autres d’une gestion durable de la faune sauvage, contribuant à la conservation des espèces et de leurs habitats.
« Et si on élevait des scarabées pour nourrir les animaux, et pourquoi pas les humains ? ». C’était comme proposer d’ouvrir un restaurant de soupe de grillon juste à côté de la baraque à frites du coin : ambitieux, tropical… et fondamentalement perturbant. Quelques 600 millions d’euros de capitaux levés plus tard, une usine géante émergeait à Poulainville (Somme), censée produire l’équivalent protéique d’un troupeau de vaches au carré, si les humains étaient prêts à manger la version insecte. Mais, rien de tout cela, le grand rêve de la ferme verticale n’a pas survécu aux réalités économiques. Budget gargantuesque, usine hyper-techno… mais marché frileux, et des coûts de production qui mordent plus qu’un scarabée affamé. Après des années à chercher des sous, des procédures de sauvegarde à rallonge, des tentatives de relance et même des tentatives de vendre des steaks de scarabée à des animaux de compagnie, le tribunal a fini par dire « stop » le 1er décembre 2025. Liquidation judiciaire, rideau et... fin du spectacle. Le tribunal ne s’est pas laisser rouler... dans la farine.
Des hivers doux, des printemps humides et des étés plus chauds prolongent leur activité, parfois de février à novembre, augmentant ainsi les risques. Face à cette progression, la surveillance et la prévention sont essentielles. La veille épidémiologique, avec suivi régulier des populations de tiques et diagnostic précoce des maladies, constitue la première ligne de défense.
Les éleveurs doivent adopter des pratiques ciblées : rotation des pâtures pour limiter l’exposition, gestion des haies et bordures forestières, traitement antiparasitaire régulier et isolement des animaux infectés. L’inspection fréquente du pelage permet de détecter rapidement les infestations et de réduire la propagation des agents pathogènes. Les innovations scientifiques offrent également de nouveaux outils. Des vaccins contre certaines babésioses ou anaplasmoses sont en cours de déploiement, tandis que des solutions biologiques, comme les champignons entomopathogènes, peuvent réduire localement les populations de tiques. La sélection génétique d’animaux plus résistants constitue un axe prometteur pour limiter les impacts à long terme. Enfin, la sensibilisation et la formation restent cruciales. Comprendre le cycle de vie des tiques, les périodes d’activité maximale et les facteurs favorisant leur prolifération permet de mieux planifier les interventions. En combinant surveillance, prévention, traitements ciblés et adoption de pratiques adaptées, il est possible de réduire efficacement l’impact des maladies à tiques. L’enjeu est clair : anticiper, agir et intégrer les solutions scientifiques aux pratiques quotidiennes pour maintenir un environnement sain et résilient face à ces menaces émergentes.