Contamination des sols : quels sont les risques pour la bécasse des bois ?

Les données les plus récentes issues des recherches de l’INRAE dans la zone atelier de Plaine & Val de Sèvre (Deux-Sèvres), dressent un constat sans équivoque : la quasi-totalité des sols agricoles étudiés est contaminée par des pesticides de synthèse. L’ensemble des échantillons analysés contenait au moins une molécule détectable, et la majorité en renfermait plusieurs simultanément. Les substances les plus fréquemment identifiées incluent le diflufénican un herbicide persistant, l’imidaclopride un insecticide néonicotinoïde, ainsi que les fongicides boscalid et époxiconazole. Ces résultats confirment une contamination diffuse, parfois massive : 83 % des échantillons renfermaient cinq pesticides ou plus, et près d’un tiers en contenaient dix ou davantage. Les vers de terre, organismes clefs du fonctionnement des sols, constituent les premières victimes et les principaux vecteurs de cette pollution. Chez l’espèce Allolobophora chlorotica, 92 % des individus analysés contenaient au moins une molécule, avec une moyenne de 3,5 pesticides par ver. Plus alarmant encore, certaines concentrations excédaient nettement celles présentes dans le sol, indiquant un processus actif de bioaccumulation. L’imidaclopride, pourtant restreint d’usage en raison de ses effets sur les pollinisateurs, a été retrouvé à des niveaux préoccupants : 43 % des vers dépassaient 100 ppb, 8 % excédaient 500 ppb, et certains individus atteignaient 780 ppb. Une telle contamination interne est susceptible d’altérer la physiologie des vers, comme l’a montré le projet Buzhug (CNRS/ECOBIO), où l’exposition chronique entraîne l’activation de mécanismes de détoxification et de respiration cellulaire, mais au prix d’un coût énergétique se traduisant par une réduction des capacités de reproduction...

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Les chasseurs dans le collimateur...

Pris sous le feu des critiques, les chasseurs seraient-ils en passe de devenir une espèce menacée ? Aux yeux de certains gardiens autoproclamés de la morale, qui saturent l’espace médiatique de leurs injonctions, ils apparaissent comme les vestiges d’un monde révolu, anachroniques face aux grandes mutations sociétales. Dans la caricature qu’en dressent des militants écologistes radicaux, ce ne sont que des hommes armés, abattant des bêtes pour remplir leurs congélateurs. Pour ces détracteurs, les nemrods du dimanche, fusil à l’épaule et chien en laisse, seraient les derniers barbares, placés dans la même catégorie honnie que les conducteurs de SUV ou les amateurs de viande rouge. Ainsi le renversement est consommé : celui qui pourchasse le gibier est devenu lui-même gibier. Acculée, la Fédération nationale des chasseurs a répliqué par un manifeste adressé aux maires de France, le 17 mai dernier. Ce texte ne se limite pas à la défense d’intérêts catégoriels, il traduit surtout la peur d’un isolement progressif, encerclé à la fois par les anathèmes militants et par un maquis de normes administratives. On doit y voir le cri d’alarme d’un monde rural qui refuse d’être relégué au rôle de simple décor champêtre, offert aux rêveries bucoliques d’urbains en quête de ruralité de vitrine. Mais que faire désormais du soutien affiché par les maires ? À moins de 7 mois des municipales, quelle stratégie adopter ? Car, pas plus que l’écologie de combat, la défense exclusive de la chasse ne saurait dessiner un horizon commun. Les chasseurs, ne doivent pas oublier que les batailles se gagnent sur le terrain, bien plus que dans les antichambres ministérielles. Ils se sont longtemps reposés sur l’argument de la prolifération des grands animaux, qu’il convient de réguler certes, mais ce constat, en apparence rassurant, a masqué un déséquilibre autrement plus préoccupant. Ils ont laissé de côté l’essentiel : ce ne sont pas les chevreuils qui disparaissent, mais les insectes, maillon premier de la chaîne du vivant. Or, quand la base s’effondre, c’est tout l’édifice qui vacille. L’heure n’est plus aux postures mais aux preuves. Aux chasseurs de montrer qu’ils ne sont pas seulement les héritiers d’un monde qui s’éteint, mais les acteurs d’un équilibre à réinventer...


L’infinitésimal de la communication chez les animaux

La communication animale par l’infiniment petit repose largement sur les phéromones, ces molécules chimiques qui agissent en dehors de nos cinq sens. Apparentées aux hormones, d’où leur surnom de « phérohormones », ces substances sont sécrétées par la plupart des êtres vivants, parfois même par des végétaux. Elles peuvent rester collées sur le sol, sur la végétation ou parcourir plusieurs kilomètres via l’air. Ces « phérohormones » jouent donc divers rôles : marquer le territoire, signaler un statut sexuel ou de reproduction, déclencher une alarme, ou encore apaiser ou attirer un congénère. Le cerf élaphe illustre bien cette stratégie. Ses bois, exclusivement masculins, sont des vecteurs privilégiés de produits odorants, utilisés lorsqu’il frotte sa ramure contre des plantes odoriférantes. D’autres parties de son corps, comme les « larmiers », glandes frontales ou préorbitales situées près des yeux, libèrent des sécrétions odorantes permettant d’identifier l’individu. Les glandes interdigitales (entre les doigts) et métatarsales (sous le jarret) déposent aussi des signaux olfactifs quand l’animal gratte le sol, constituant des marqueurs territoriaux très personnels et complexes, signalant notamment le sexe ou l’état hormonal. Ces marquages olfactifs sont courants chez de nombreux cervidés, comme le chevreuil, le chamois, l’isard ou le mouflon, qui utilisent des glandes comparables (pré-orbitales, pédieuses, métatarsales, rétro-cornales) pour transmettre des signaux sociaux, territoriaux et reproducteurs. Concernant le sanglier, ses phéromones circulent principalement via la salive et l’urine, qui sont employées pour communiquer à longue distance. Le recours à des attractifs commerciaux en chasse illustre cet usage bien connu...

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L’Ordre International de Saint-Hubert : un héritage vivant entre éthique, tradition et conservation

Fondé en 1695 en Bohême par le comte Franz Anton von Sporck, l’Ordre International de Saint-Hubert (IOSH) est sans doute l’une des institutions les plus anciennes et prestigieuses liées au monde de la chasse. Il s’inscrit dans un courant où la pratique cynégétique dépasse le simple loisir pour devenir une véritable école de valeurs, un lieu de transmission culturelle et spirituelle. Rétabli après la Seconde Guerre mondiale grâce au soutien de personnalités politiques et militaires internationales, l’Ordre a su se réinventer tout en conservant son essence : unir des hommes et des femmes autour d’une passion commune pour la chasse et la pêche, pratiquées dans le respect de la nature et des traditions. Aujourd’hui, placé sous la direction de Son Altesse Impériale et Royale István de Habsbourg-Lorraine, l’Ordre continue d’incarner une vision exigeante et profondément intellectuelle de la chasse. Membre reconnu du Conseil International de la Chasse et de la Conservation du Gibier (CIC), il occupe une place singulière dans le paysage mondial de la conservation et du patrimoine immatériel. Le cœur de l’Ordre repose sur la figure inspirante de Saint-Hubert, patron des chasseurs. De la légende, découle la devise de l’Ordre : « Deum Diligite Animalia Diligentes » (« Honorer Dieu en honorant ses créatures »). Cette phrase résume la philosophie de l’IOSH : la chasse ne peut être réduite à une activité utilitaire ou récréative, elle est aussi un chemin spirituel qui relie l’homme à la nature et l’invite à la responsabilité...

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Un trou gravitationnel géant sous l’océan Indien : un mystère géophysique

Depuis plusieurs années, les scientifiques s’intéressent à une énigme enfouie sous l’océan Indien : une anomalie gravitationnelle massive, connue sous le nom de Indian Ocean Geoid Low (IOGL). Cette dépression invisible, mais mesurable, défie les lois classiques de la gravité. Dans cette zone, l’attraction gravitationnelle est plus faible que dans les régions voisines, ce qui entraîne une baisse de la surface océanique d’environ 106 mètres. L’origine de ce phénomène, vieille de plus de 140 millions d’années, pourrait bouleverser notre compréhension des mécanismes internes de la Terre. Contrairement aux variations locales de gravité observées ailleurs, l’IOGL couvre une vaste région et résiste aux explications simples. Les chercheurs attribuent ce déséquilibre à une répartition inégale des masses situées sous la croûte terrestre. En d’autres termes, la densité et la composition du manteau terrestre dans cette zone seraient profondément différentes de la moyenne. Cela suggère que des forces anciennes, liées aux mouvements des plaques tectoniques, sont encore perceptibles aujourd’hui dans la dynamique interne de notre planète. L’hypothèse dominante relie l’IOGL aux bouleversements géologiques survenus il y a environ 140 millions d’années, à une époque où les continents étaient en pleine réorganisation. Les processus de subduction, lors desquels une plaque tectonique plonge sous une autre, auraient pu entraîner une accumulation ou un déficit de masse dans le manteau terrestre. Ces différences se traduiraient aujourd’hui par une anomalie de gravité. Des modèles géophysiques sophistiqués confirment que de tels phénomènes pourraient expliquer la singularité observée...

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Journée d’études : les obligations réelles environnementales

Organisée par le Centre de ressources Génie écologique (OFB-CNFPT) et la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels (FCEN), cette journée d’études sur les obligations réelles environnementales (ORE) afin de mieux appréhender leurs caractéristiques et leurs potentialités, aura lieu le 23 septembre 2025. Créée en 2016 par la loi biodiversité, l’obligation réelle environnementale est un contrat entre un propriétaire et un acteur engagé pour l’environnement (collectivité, établissement public ou association). Tout en permettant à un propriétaire de conserver l’usage de son bien, il garantit une gestion favorable à la biodiversité sur une parcelle donnée, pour une durée définie pouvant aller jusqu’à 99 ans et ce, que le bien soit vendu, légué, donné, etc. Animée par Vanessa Kurugky de la Fédération des conservatoires d’espaces naturels (FCEN) , cette journée comprendra 3 temps :

- un exposé du cadre juridique des ORE, de leur articulation avec les outils de planification territoriale et d’autres outils de maîtrise foncière ou contractuelle;

- une présentation et une discussion autour d’une trame d’ORE;

- des cas pratiques à partir d’ORE signées par des collectivités ou en réflexion.

Cette journée s’adresse notamment aux agents techniques des collectivités locales et de leurs groupements. Elle est également ouverte aux agents en charge de la gestion des espaces naturels protégés, des services de l’Etat, de l’OFB et d’autres établissements publics. Informations pratiques : date : mardi 23 septembre 2025 de 9h30 à 16h30 ; lieu : en présenciel à Paris (aucune connexion en visio n’est possible) ; frais : transport et hébergement sont à la charge des participants, le déjeuner est offert ; places limitées : environ 70 participants ; inscription : avant le 15 septembre 2025.

 

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Réintroduction du vison d’Europe

La France a engagé une nouvelle étape pour sauver l’un de ses mammifères les plus menacés : le vison d’Europe (Mustela lutreola). Dans le cadre du Plan national d’actions 2021-2031, les premiers individus nés en captivité ont été réintroduits dans leur milieu naturel, marquant le début du programme visant à reintroduire une centaine de visons d’ici 2031. Ce lundi encore, cinq nouveaux spécimens, issus du centre d’élevage conservatoire de Zoodyssée (Deux-Sèvres), ont été relâchés en Charente. L’opération, délicate et suivie de près par l’Office français de la biodiversité (OFB), illustre la mobilisation des acteurs publics et scientifiques pour tenter de sauver cette espèce classée en danger critique d’extinction. Autrefois largement répandu sur le continent, le vison d’Europe a vu ses effectifs chuter de 90 % au XXe siècle. Plusieurs facteurs expliquent cette régression : disparition des zones humides, compétition avec le vison d’Amérique introduit pour la fourrure, collisions routières ou encore destructions accidentelles. Aujourd’hui, la France ne compte plus qu’environ 250 individus sauvages, principalement en Nouvelle-Aquitaine. Pour enrayer ce déclin, le ministère de l’Environnement a lancé un Plan national d’actions articulé autour de cinq grands axes : approfondir les connaissances scientifiques, assurer un élevage conservatoire et des lâchers réguliers, limiter l’impact des espèces exotiques comme le vison d’Amérique, restaurer et protéger les habitats naturels, et sensibiliser le public.

 

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Rattachement des Parcs naturels nationaux à l’OFB

Dans le cadre du plan d’économie de 40 milliards d’euros annoncé par le gouvernement en juillet dernier, une piste avancée par la Haute Assemblée suscite de vifs débats. Dans un rapport publié début juillet, les sénateurs proposent de rationaliser la gouvernance des espaces protégés en regroupant les onze parcs nationaux sous la bannière de l’Office Français de la Biodiversité (OFB). Cette initiative s’inscrit dans la continuité des mesures de simplification et de mutualisation déjà engagées dans d’autres secteurs publics, avec pour objectif de contribuer à la réduction de la dépense publique. Concrètement, cette réforme reprend partiellement les pistes évoquées par le ministère des Comptes publics au printemps dernier, qui envisageait une réduction des effectifs de l’État pour dégager plusieurs milliards d’euros d’économies d’ici 2027. Le rapport sénatorial avance une soixantaine de propositions, parmi lesquelles la fusion des structures de gestion des parcs nationaux. L’idée est de limiter la dispersion administrative, d’éviter les doublons et de renforcer la cohérence des politiques de biodiversité en France. L’exemple des regroupements antérieurs plaide en faveur de cette orientation. En 2019, la fusion de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage avec l’Agence française pour la biodiversité a donné naissance à l’OFB. Cette opération, conçue pour simplifier et centraliser, a permis d’harmoniser les pratiques et d’optimiser la gestion des moyens. Pour les sénateurs, une logique similaire doit désormais prévaloir pour les parcs nationaux...

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Président du Sénat, Gérard Larcher un homme de convictions au service de la chasse de demain

Né en 1949 à Flers, dans l’Orne, Gérard Larcher a grandi dans une France encore profondément rurale. Avant d’embrasser la carrière politique, il a choisi de soigner les animaux : diplômé de l’École nationale vétérinaire de Lyon, il a exercé comme vétérinaire praticien. Ce premier métier l’a marqué durablement. Il lui a donné non seulement une compréhension scientifique du vivant, mais aussi une proximité concrète avec le monde agricole, la ruralité et les traditions qui en découlent. C’est dans cette culture que prend racine sa passion pour la chasse. Maire de Rambouillet dès 1983, sénateur des Yvelines à partir de 1986, Gérard Larcher a construit une carrière politique longue et respectée. Président du Sénat depuis 2008, il occupe la troisième place dans l’ordre institutionnel de la République. Mais derrière l’homme politique, souvent perçu à travers son rôle d’arbitre des équilibres parlementaires, il y a aussi un passionné de nature et de chasse. Pour lui, l’action publique et l’attachement au monde rural ne sont pas dissociables : ils s’éclairent mutuellement. Contrairement à l’image de la chasse parfois associée aux grands trophées, Gérard Larcher se revendique amateur de petit gibier. Perdrix, faisans, lièvres : ces espèces emblématiques de la chasse traditionnelle française représentent à ses yeux un patrimoine fragile et précieux. La chasse au petit gibier, c’est l’art de marcher dans les plaines, de respecter les équilibres naturels, de partager des moments simples et conviviaux. Elle incarne une certaine idée de la ruralité, où la chasse n’est pas qu’un loisir, mais un lien profond avec la terre et les paysages...

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Salon « Terre de Chasse » : parc du château Filhot, Sauternes, du 29 au 31 août...

Née en Gascogne, terre de traditions cynégétiques, l’aventure « Terre de Chasse » s’inscrit dans l’héritage des grands rendez-vous de Sauternes. Trente ans après « Cheval, Chasse, Pêche, Nature » au château Filhot, l’événement a été relancé avec succès : l’édition 2024 a réuni 16 000 visiteurs, 150 exposants, 1 000 chiens et vu tirer 27 000 cartouches. La 2 édition revient du vendredi 29 au dimanche 31 août 2025 dans le parc du Château Filhot, monument historique fondé en 1709 et grand cru classé, encore familial. Objectif de cette édition 2025 : faire encore mieux, aux portes de Bordeaux, juste avant l’ouverture générale. Au programme : plus de 150 exposants attendus (armes et munitions, optiques, équipements et accessoires, coutellerie, archerie, voyages, produits pour chiens), mais aussi un large espace « terroir », des artistes animaliers et les associations cynégétiques pour parler avenir de la chasse, culture et biodiversité. Côté canin, un pôle dédié rassemblera clubs de race, régionales d’élevage, équipages de chasse à courre et démonstrations (chiens d’arrêt, retrievers, chiens courants, secours canins). Les animations montent en puissance : fauconnerie, concours, tests de matériel et un ball-trap élargi avec 10 pas de tir au vol, une alvéole « Rabbit » et deux sangliers courants (dont un animé par Marius). Nouveauté : un village pêche pour s’initier ou se perfectionner. Browning Europe et Solognac ont confirmé leur présence pour dévoiler leurs nouveautés 2025. L’art de vivre du Sud-Ouest sera célébré lors du grand dîner Gueuleton le samedi 30 août au soir (places limitées). Infos pratiques : Château Filhot, 33210 Sauternes. Horaires : ven. 29 (10h-20h), sam. 30 (9h-20h), dim. 31 (9h-18h). Tarifs : 10 € (1 jour), 18 € (2 jours), 26 € (3 jours), gratuit –12 ans, groupe (≥20 pers.) 8 € la journée. Accès facile (avion, train, autoroute) et parking gratuit.

 

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« ITF 30 » : le réflexe vital du chasseur responsable

La pratique de la chasse reste profondément ancrée dans la culture et le patrimoine, mais elle implique aussi une responsabilité majeure : celle de préserver la vie et la sécurité de chacun. Les statistiques le rappellent avec insistance : dans la majorité des accidents de chasse, ce n’est ni le hasard, ni la fatalité, mais bien une négligence humaine qui est en cause. C’est précisément pour enrayer ce risque qu’a émergé le principe « ITF 30 », un code simple et mémorable qui condense les trois fondamentaux de la sécurité cynégétique. Le « I » pour identification, rappelle une règle élémentaire : ne jamais presser la queue de détente sans avoir parfaitement reconnu la cible et son environnement immédiat. Aucun doute n’est tolérable, car la confusion entre un animal et un chasseur, parfois partiellement dissimulé par la végétation, conduit inévitablement à un drame. Vient ensuite le « TF », pour tir fichant, qui impose que chaque balle soit dirigée vers le sol, et non en trajectoire horizontale ou ascendante. Un tir fichant réduit de manière drastique le risque de voir un projectile parcourir des centaines de mètres au-delà de la zone de chasse, et frapper un promeneur, un agriculteur ou un autre chasseur posté. Enfin, le « 30 » renvoie à l’angle de 30° qu’il convient de respecter par rapport aux postes voisins. Cet angle, pensé comme un cône de sécurité, protège les chasseurs disposés de part et d’autre d’une ligne de tir, et rend, en pratique, presque impossible le ricochet dangereux qui pourrait les atteindre. Ainsi, la combinaison de ces trois règles simples : identifier, tirer fichant et respecter les 30°, constitue une barrière quasi infranchissable, réduisant statistiquement de 99 % les risques d’accidents...

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