Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Campagne 2025 : « Attention, on marche sur des œufs ! »

En 2020, à la suite de la recolonisation des milieux naturels par des espèces durant le confinement, l’opération « Attention, on marche sur des œufs ! » a vu le jour, afin de sensibiliser la population aux enjeux du vivant et au respect de la faune sauvage. Cette année, le Conservatoire du littoral qui célèbre ses 50 ans, avec l’OFB et l’ONF, en partenariat avec de nombreuses associations et des gestionnaires de sites, appellent à la vigilance sur les plages, avec cette campagne nationale qui se déploie jusqu’à fin août sur l’ensemble du territoire. L’opération vise à sensibiliser les usagers à la fragilité des écosystèmes littoraux et au respect de la faune sauvage. Durant le printemps et l’été, tandis que de nombreuses espèces construisent leurs nids dans les arbres, d’autres nichent directement sur le sol. Leurs nids, simples et discrets, se fondent dans le paysage, offrant une protection naturelle contre les prédateurs, mais les rendant aussi plus vulnérables aux perturbations humaines. Lors de cette période sensible, la présence humaine peut provoquer des dérangements par les chiens non tenus en laisse, par écrasement des nids dû au piétinement involontaire des promeneurs, par perturbation des habitats par les nouvelles mobilités électriques, mettant ainsi en péril la reproduction d’espèces déjà fragiles. Une cohabitation respectueuse est possible, en respectant ces recommandations :

- vérifier que l'accès au site où vous souhaitez vous rendre est possible,

- rester sur les sentiers balisés,

- tenir son chien en laisse (s’il est autorisé),

- éviter de fréquenter le haut de plage, les dunes de sable ou végétalisées en arrière-littoral et la laisse de mer,

- s’éloigner au plus vite si vous voyez un oiseau posé au sol qui simule une blessure ou pousse des cris,

- éviter les zones balisées avec une signalétique propre à l'opération.


FACCC : Finale Nationale Sanglier, à Cordes-sur-Ciel (Tarn) : un coup de maitre !

L'AFACCC 81 a confirmé son expertise remarquable dans l'organisation d'événements de grande envergure à l'échelle nationale, une tradition solidement ancrée pour cette association. Sous la direction dynamique de Christian Patrice et Didier Maurel, les deux co-présidents, assistés par des chevilles ouvrières menées par Julien Nouviale et Arnaud Viguier, la finale nationale du concours de meutes sur sanglier a été, le week-end dernier, un véritable succès populaire. Devant des milliers de spectateurs, tout au long de ces épreuves, les 25 meutes engagées ont montré leurs talents sur les terres variées du pays cordais, du pays gaillacois et de la majestueuse forêt de Grésigne. Parallèlement, dans la cité de Cordes-sur-Ciel, autrefois appelée Cordes-la-Montagne, mais rebaptisée « sur Ciel » à cause des nuages qui entourent souvent la ville, les organisateurs avaient soigné la convivialité avec des animations diversifiées, des stands de produits locaux et des soirées chaleureuses et animées. Au terme des épreuves, le jury a déterminé le podium suivant :

 

- 1er et Champion de France 2025 : équipe Antonin Chadeyron et Quentin Michaliszyn, AFACCC 19 (Corrèze)

Les deux compères ont présenté une meute de chiens croisés Ariégeois-Gascons, dont la prestation a été d’une limpidité exceptionnelle. Les chiens, appliqués sur la voie, bien gorgés et criants, parfaitement ameutés, ont montré leur savoir-faire, hautement apprécié par les juges ;

 

- 2ème : Fabien Dreher, AFACCC 09-31 (Ariège et Haute-Garonne)

Avec sa meute de chiens croisés de type Rouge du Comminges et Bruno, Fabien est connu pour la qualité de ses auxiliaires, partenaires indispensables pour la chasse. Leur endurance les emmène sur les voies complexes des terrains variés, où ils ont travaillé intelligemment, chacun montrant ses qualités propres. Du beau travail apprécié par les juges ;  

 

- 3ème : équipe Castagne/Royère/Lombard/Deswel, AFACCC 24 (Dordogne)

La meute est composée de briquets du pays et Gascons Saintongeois. Les conducteurs ont présenté des chiens soignés, bien aux ordres, appliqués sur la voie, constants dans l'effort et dotés d'une belle homogénéité. Leur travail rigoureux et méthodique a permis une conduite efficace, et une belle complicité dans l’équipe.

 

A noter la 4ème place d'Emmanuel Berlo, AFACCC 89 (Yonne), le plus nordiste des candidats, qui a su tirer très honorablement son épingle du jeu. Emmanuel, qui allie engagement et détermination, apporte une énergie authentique, et sa passion pour les chiens courants se reflète dans son approche méthodique et attentionnée envers ses compagnons canins. Il représentait, avec fierté et compétence, sa région et ses valeurs.


Un spectacle étonnant : la murmuration des oiseaux

Durant des siècles, des chercheurs se sont demandé comment, lors de leurs vols appelés poétiquement « murmures », les étourneaux formaient ces magnifiques nuages multiformes. Spectacle étonnant de voir ces milliers d’oiseaux virevolter comme s’ils ne faisaient qu’un. En 1931, l’ornithologue Edmund Selous décrivait un vol d’étourneaux comme « une danse folle dans le ciel », manifestation évidente de leur télépathie. « Les oiseaux doivent penser de manière collective, tous en même temps », écrivait-il. Mais, dans les années 1980, les physiciens ont commencé à apporter les preuves du contraire. Ils ont créé des modèles informatiques dans lesquels des individus virtuels interagissaient selon des règles étonnamment simples, tout en se déplaçant comme ces nuées coordonnées.  Ces simulations étaient convaincantes, mais les scientifiques manquaient de données qui leur auraient permis de comparer leurs modèles aux événements réels. C’est en 2005 qu’une équipe de physiciens basés à Rome, menée par les époux Andrea Cavagna et Irene Giardina ont photographié pendant trois ans les vols, et, en utilisant ces images, sont parvenus à une reconstitution 3D de la position de chaque individu, dans un « murmure » qui en comprenait plusieurs milliers. L’équipe a constaté que, peu importe la taille du « murmure », chaque étourneau n’interagit qu’avec sept de ses voisins, le maximum que peut supporter le cerveau de l’oiseau. Les oiseaux changent incessamment de position, mais les étourneaux ne s’occupent pas de ces alliances fluctuantes...

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Le Musée de la Chasse et de la Nature s’enrichit d’un « Courbet »

Le Musée de la Chasse et de la Nature, véritable joyau pour les amateurs d’art et de chasse, a enrichi ses collections d'une acquisition exceptionnelle, une œuvre inédite de Gustave Courbet, peintre majeur du réalisme français au XIXe siècle. Gustave Courbet (1819-1877) est célèbre pour son refus des conventions académiques et son engagement à représenter la nature et la société avec une vérité saisissante. Passionné de chasse, il a créé plus de 130 tableaux sur ce thème, certains étant exposés dans des musées prestigieux comme le Musée d’Orsay à Paris, le Metropolitan Museum of Art de New York et le Musée national de Stockholm. Ses scènes de chasse, présentées pour la première fois au Salon de 1857, ont profondément bouleversé la tradition picturale de l'époque. Courbet a innové en utilisant des formats monumentaux habituellement réservés à la peinture d’histoire, remettant ainsi en question la hiérarchie des genres artistiques. Malgré sa connaissance des règles strictes de la chasse de son temps, Courbet préférait imaginer la chasse plutôt que de la documenter strictement. Il a peint des scènes de chasse en pleine neige, même si cette pratique était interdite en France depuis 1844. Cette approche mêlant réalisme et vision onirique a profondément marqué l'histoire de l'art, influençant de nombreux artistes contemporains. L'œuvre nouvellement acquise par le Musée de la Chasse et de la Nature, intitulée « Scène de chasse dans la neige » et datée de 1864, était conservée dans une collection privée depuis plus d’un siècle avant d'être authentifiée par le Comité Gustave Courbet, en juin 2024. Son intégration dans le catalogue raisonné de l'artiste en fait une pièce rare et précieuse. Cette acquisition revêt une importance particulière car elle révèle un aspect moins connu de Courbet : son intérêt profond pour la chasse, perpétuant ainsi une tradition nationale explorée précédemment par des artistes comme François-Alexandre Desportes. Rémy Provendier-Commenne, responsable des collections du musée, souligne l'importance de cette œuvre : « Sa reconnaissance par le Comité Gustave Courbet et son intégration au catalogue raisonné de l'artiste consacrent son importance. Ce paysage de neige devient désormais une pièce maîtresse du corpus cynégétique de Courbet ». L'œuvre est désormais exposée dans le Cabinet du Loup du musée.


L’élan du Canada record du monde

À l'automne 1980, Michael E. Laub a troqué les douces collines de Pennsylvanie pour les terrains abrupts de la Colombie-Britannique, animé par un rêve d'enfance : la chasse au gros, en pleine nature. Sa rencontre déterminante avec un exceptionnel élan du Canada (Alces alces americana) est devenue légendaire. Accompagné de ses camarades Sal Casino et Angelo Brocatello, Laub a débarqué dans l'arrière-pays reculé de Vizer Creek, en Colombie-Britannique, à bord d'un petit avion. Ils furent accueillis par Gil Weins et ses trois guides, prêts à entamer une quête épique à la recherche d'élans et de grizzlis. « Le 19 octobre, après plusieurs jours de camping sauvage, le moral était au plus bas. Nous n'avions même pas aperçu un seul lapin. J'ai réussi à joindre ma femme Carol par radio pour lui narrer notre mésaventure » écrivait-il dans son carnet de bord. Après cet appel, il repartait avec les guides, et après avoir fait halte pour déjeuner au bord d'un lac, le guide George repérait un élan mâle. Du sommet d'un promontoire, ce chasseur et son guide observait attentivement l’animal majestueux, dont les bois étincelaient sous le soleil. L'élan était à près de 400 mètres, alors ils entreprirent l’approche. Laub raconte la suite ainsi : « J'étais exalté. La taille impressionnante de l'élan m'avait surpris, n'ayant jamais vu un tel animal auparavant. Nous avons poursuivi notre descente et j'ai tenté un premier tir... sans succès. L'élan a fui dans les fourrés. Puis, je l'ai aperçu de nouveau, debout, dos tourné, à environ 200 mètres, et j'ai tiré une deuxième balle. Il est tombé, s'est relevé et a pris la fuite. Nous avons cherché les indices dans les broussailles et suivi la piste ensanglantée jusqu'à le voir devant nous à une trentaine de mètres. La troisième balle fut fatale et l’élan tomba pour ne plus se relever. George sautait de joie, réalisant ce que j'ignorais alors : nous avions devant nous un élan potentiellement médaillable... ». Effectivement puisque le trophée de Laub, capturé près de la rivière Grayling en Colombie-Britannique, fut, toutes conditions de cotation acquises, officiellement mesuré à 242 points, ce qui en fait, encore aujourd’hui le record mondial d’élan du Canada.


Une bonne nouvelle : la réouverture de la chasse à la tourterelle des bois

Après plusieurs années de travail et quatre ans de moratoire sur la chasse à la tourterelle des bois sur la voie de migration occidentale, la Commission européenne a approuvé cette réouverture, tous les critères étant remplis. Ces critères comprennent une augmentation de la population constatée depuis 2021, un taux de croissance positif estimé par le modèle, et la mise en œuvre de systèmes réglementaires garantissant le respect des exigences convenues en matière de gestion adaptative des prélèvements. La réouverture se fera avec un quota strictement réglementé de 1,5 % de la population post-reproduction, estimée à environ 8,85 millions d'individus. Les pays concernés sont l'Espagne, la France, le Portugal et certaines régions du nord-est de l'Italie. Ce très faible taux de prélèvement a été jugé durable et prudent sur la base des cinq dernières années de recherche scientifique. Le secrétaire général de la FACE,  le Dr David Scallan,  a déclaré :  « La FACE salue cette décision, étape importante pour une chasse durable en Europe. Dans les pays où l'espèce est chassable, les chasseurs jouent un rôle essentiel dans les efforts de conservation visant à restaurer, gérer et préserver des habitats de haute qualité, essentiels à la survie de l'espèce. Cette réouverture motivera les chasseurs qui investissent des ressources considérables dans cette gestion annuelle, à soutenir les initiatives de conservation de ces espèces ».


Une moins bonne nouvelle : le Conseil d’Etat a examiné l’arrêté ESOD : décision dans quelques semaines...

En 2023, le ministère de la Transition écologique a publié un arrêté désignant plusieurs espèces comme « ESOD » (espèces susceptibles d’occasionner des dégâts), permettant leur destruction jusqu'en 2026. Bien évidemment, l’arrêté a été contesté par des associations de protection de l'environnement, notamment One Voice, qui a initié des actions en justice pour faire annuler cette mesure. Le Conseil d'État a donc été saisi, les associations de protection arguant que ces classifications sont arbitraires et menacent des millions d'animaux considérés injustement comme « nuisibles » (renards, martres, belettes, fouines, corneilles noires, corbeaux freux, pies bavardes, étourneaux sansonnets et geais des chênes). Lors de l’audience du 31 mars dernier, le Conseil d'État a examiné les arguments des associations contre cet arrêté. Elles ont plaidé pour son annulation immédiate, mettant en avant l'inefficacité des mesures de destruction pour protéger les intérêts humains avancés, comme la prédation sur les élevages et les dommages aux cultures. Faisant fi de ces nuisances, la rapporteure publique a recommandé l'annulation de l'arrêté, s’appuyant sur des études (lesquelles ?) affirmant que des alternatives moins préjudiciables sont possibles, comme la sécurisation physique des bâtiments pour dissuader les intrusions. De plus, elle souligne que la destruction de certaines espèces pourrait perturber les équilibres naturels, nuisant à long terme à la biodiversité et aux écosystèmes. Insatiables, les associations de protection « exigent non seulement l'annulation de l'arrêté actuel, mais aussi une réforme profonde des pratiques de chasse et de gestion des espèces considérées comme nuisibles ». L'issue de cette bataille juridique au Conseil d'État est attendue dans les semaines à venir, mais sachant que dans 90% des cas, il suit les recommandations du rapporteur... la suite est à craindre.


2e forum « Life Artisan » : les solutions fondées sur la nature gagnent du terrain

Quatre ans après son lancement en 2020, le programme « Life Artisan » (2020-2027) a considérablement renforcé la mise en œuvre des « Solutions fondées sur la nature » (SFN) en réponse aux défis climatiques croissants. Cet effort s'inscrit dans une dynamique globale visant à adapter nos sociétés aux changements environnementaux, à travers une palette diversifiée d'approches, et une richesse d'expériences pratiques. Le récent forum Alliance nature et adaptation a marqué un moment clé pour évaluer les progrès accomplis et stimuler une collaboration collective renouvelée. Face à ces défis, les SFN montrent la puissance des écosystèmes et des processus naturels : végétalisation des espaces urbains, restauration des cours d'eau, agroécologie et gestion forestière durable. En France, le programme « Life Artisan », sous l'égide de l'OFB et avec la participation de 27 bénéficiaires, joue un rôle central dans le déploiement à grande échelle de ces SFN. Ce programme comprend des sites de démonstration, des initiatives de recherche, la diffusion d'outils techniques et la mobilisation d'animateurs régionaux travaillant en étroite collaboration avec les acteurs locaux. Cette initiative nationale a été mise en lumière lors du forum Alliance nature et adaptation, où plus de 550 professionnels issus de divers horizons ont convergé pour partager leurs connaissances et leurs expériences. Au-delà des discussions, le forum a souligné la nécessité d'une action concertée et de politiques publiques robustes pour soutenir et amplifier l'impact des SFN à l'échelle nationale et européenne. À travers ces initiatives, la France se positionne comme un acteur clé dans la promotion d'une approche durable et intégrée face aux défis environnementaux contemporains, illustrant ainsi l'engagement continu en faveur d'un avenir plus résilient et harmonieux avec la nature.


Cordons dunaires et submersions marines : le guide réalisé par le Cerema et l'ONF vient de paraître

Le guide publié par le Cerema et l'ONF se concentre sur l'analyse approfondie des cordons dunaires, des formations naturelles essentielles à la protection contre les submersions marines le long des côtes françaises. Ces structures, situées à la frontière entre la terre et la mer, jouent un rôle crucial en constituant une barrière efficace contre les assauts des vagues sur les zones basses. Dans le contexte actuel de montée des eaux, la prise en compte des cordons dunaires dans l'évaluation et la prévention des risques de submersion devient impérative. C'est dans ce cadre que le Cerema et l'ONF ont collaboré, en 2023, pour produire un guide exhaustif sur l'état de ces formations littorales. Il vise à comprendre en profondeur le comportement dynamique des cordons dunaires, ainsi qu'à évaluer les conséquences potentielles de leurs défaillances. Les territoires littoraux français, tout en étant des régions dynamiques et attrayantes, sont également parmi les plus vulnérables. Les événements extrêmes tels que les tempêtes de 2010 et de l'hiver 2013-2014 ont mis en lumière la fragilité de ces formations naturelles, soulevant des préoccupations sérieuses quant à leur capacité à endiguer efficacement les montées des eaux marines. L'étude approfondie menée par le Cerema et l'ONF explore les modifications significatives subies par les cordons dunaires, révélant les préoccupations quant à la possibilité d'inondations majeures par la mer. En réponse à ces défis, le guide propose des clés essentielles pour comprendre non seulement le fonctionnement actuel de ces formations, mais aussi leur évolution à long terme dans un contexte de gestion intégrée des risques littoraux.


Les carabines de type Mauser 98 et leurs dérivés

Jusqu’à l’arrivée des culasses à verrouillage linéaire, la culasse Mauser est l’une des inventions les plus importantes en matière d’arme portative. Pour définir ce genre d’arme, nous allons admettre qu’il s’agit de versions civiles du fusil de guerre allemand, qui a servi durant les deux dernières guerres mondiales, et dont le système de culasse a été mis au point par Paul Mauser, en 1888. Cette culasse comporte deux tenons avant opposés qui trouvent leur place, en position verrouillée, dans deux mortaises ménagées à l’intérieur du boitier de culasse dans lequel est vissé le canon. Un troisième verrou de sécurité se situe un peu en arrière du levier d’armement, et il trouve sa place dans la partie inférieure, à l'arrière du boîtier de culasse. L’autre grande particularité de cette culasse réside dans la présence d’un extracteur latéral matérialisé par une lame située sur le flanc droit de la culasse. Cette lame extracteur saisit le culot de la douille durant la phase d’alimentation de la cartouche dans la chambre. Il est d’ailleurs impossible, sur un mécanisme original non rectifié, de verrouiller la culasse suite à une alimentation directe de la chambre. Toutes les cartouches doivent impérativement transiter par le magasin pour être chambrées. Cependant, certaines modifications apportées à cette culasse permettent de procéder à une alimentation directe de la chambre, suite à une rectification de l’extracteur...

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Grands carnivores : réduire les conflits par la gestion

Les représentants d'associations nationales de chasse de 30 pays de l’Union européenne élargie, se sont réunis la semaine dernière à Zagreb, pour célébrer le centenaire de la Fédération croate de chasse, en conjonction avec la réunion des membres de la FACE. Cette rencontre a été l'occasion de discuter des défis cruciaux auxquels les chasseurs européens font face. Parmi les sujets prioritaires abordés, la gestion des grands carnivores a occupé une place centrale, visant à minimiser les conflits et à promouvoir une coexistence que certains jugent toujours possible. Les délégués ont partagé les dernières données du projet « Life Wild Wolf », axées sur la réduction des conflits entre loups et chiens pendant les activités de chasse. L'importance de cette gestion proactive des espèces prédatrices pour la conservation et la régulation des populations, a été soulignée, mettant en exergue l'engagement continu envers la durabilité environnementale. En parallèle, la conférence a exploré d'autres thèmes essentiels comme la chasse aux oiseaux, le bien-être et le transport des chiens, ainsi que les nouvelles technologies pour améliorer la surveillance des espèces chassables. Des scientifiques, des universitaires et des partenaires ont collaboré pour développer des stratégies innovantes adaptées aux défis modernes de la chasse en Europe. Laurent Hoedemaker, président de la FACE, a exprimé sa gratitude envers Ivica Budor, président de la Fédération croate de chasse, pour avoir accueilli cet événement majeur. Quant à Ivica Budor, il a insisté sur l'importance de cette plateforme pour faire avancer les intérêts politiques des chasseurs européens, et souligné que cet anniversaire historique a permis un échange précieux de meilleures pratiques et de connaissances, favorisant ainsi une collaboration fructueuse à travers toute l'Europe, pour le bénéfice des communautés de chasseurs.