L’arrivée précoce et massive des marcassins, observée cette année, s’explique en grande partie par la biologie reproductive singulière du sanglier, caractérisée par une forte plasticité comportementale et génétique. Les grands mâles dominants, généralement plus âgés et physiquement imposants, assurent souvent une domination sociale durable au sein des compagnies. Toutefois, cette hiérarchie ne garantit pas une exclusivité reproductive.
L’accouplement chez le sanglier est un processus long, pouvant durer plusieurs minutes, au cours duquel le mâle émet un volume exceptionnellement élevé de sperme, dépassant parfois 200 millilitres. Cette durée d’accouplement crée des opportunités pour des mâles subordonnés, moins puissants mais opportunistes, qui peuvent parvenir à « voler » des copulations. Ce phénomène de reproduction multiple favorise une diversité génétique importante au sein des portées. À cela s’ajoute un mécanisme social bien documenté : la laie dominante en chaleur déclenche, par synchronisation hormonale et comportementale, les chaleurs des femelles apparentées de la compagnie. Il en résulte une période de réceptivité collective très courte, durant laquelle plusieurs mâles peuvent intervenir. Ce fonctionnement limite les effets de consanguinité tout en maximisant le brassage génétique. D’un point de vue évolutif, cette stratégie reproductive confère au sanglier une remarquable capacité d’adaptation, en particulier dans des environnements instables ou soumis à une forte pression anthropique. Elle explique également la forte résilience démographique de l’espèce, capable de reconstituer rapidement ses effectifs après des épisodes de régulation ou de perturbation écologique. L’apparition précoce de marcassins peut ainsi traduire une réponse adaptative à des conditions environnementales favorables, telles que des hivers doux ou une abondance de ressources alimentaires, mais aussi à une structuration sociale efficace favorisant la réussite reproductive...
Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.
L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.
Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.
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La simplification des normes applicables aux exploitations agricoles constitue en effet un levier majeur pour soutenir la production sur le territoire. Elle complète les orientations portées par la loi d’orientation agricole de mars 2025 et répond à la nécessité de permettre le renouvellement et le développement des outils de production, tout en maintenant un cadre environnemental protecteur. Signés moins de six mois après la promulgation de la loi, à l’issue d’une consultation publique ayant recueilli près de 22 000 contributions, ces deux décrets traduisent la volonté de rendre rapidement effectives les avancées législatives. Le premier décret modifie la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Il revoit les seuils, exprimés en effectifs d’animaux, pour les élevages de bovins, de porcs et de volailles, afin de simplifier les procédures d’autorisation, d’enregistrement ou de déclaration lors de l’installation ou de la modernisation des bâtiments. Cette évolution vise à alléger la charge administrative pesant sur les éleveurs, tant dans la constitution des dossiers que dans les délais d’instruction par les services de l’État. L’application de ces nouveaux seuils est immédiate pour les élevages bovins. Pour les filières porcine et avicole, des ajustements restent nécessaires afin d’assurer une articulation conforme avec le droit européen. Le même décret introduit par ailleurs un assouplissement de la nomenclature concernant les chiens de protection des troupeaux, afin de renforcer la lutte contre la prédation...
Après le rut, cette concentration hormonale chute brutalement, entraînant une résorption osseuse au niveau du pivot, zone d’ancrage entre la ramure et l’os frontal. Lorsque cette jonction s’affaiblit suffisamment, les bois tombent spontanément. Le taux de testostérone demeure faible jusqu’à la fin du printemps, période durant laquelle débute la repousse sous forme de bois en velours. L’âge joue un rôle déterminant dans la chronologie de ce phénomène. Les cerfs adultes perdent généralement leurs bois plus précocement que les jeunes. Ainsi, dans une population dont la pyramide des âges est équilibrée, la période de chute peut s’étaler de fin janvier à avril, voire début mai. Cette variabilité individuelle est un indicateur indirect de la structure démographique d’un massif. Les relations entre testostérone et croissance des bois ont été largement documentées. Une castration accidentelle, selon le stade de développement de l’animal, peut profondément perturber ce cycle. Chez un jeune cerf non mature, elle empêche définitivement toute croissance de la ramure. Chez un adulte en phase de croissance des bois, elle entraîne le maintien d’un velours persistant. Chez un cerf adulte coiffé, elle provoque la chute rapide des bois suivie d’une repousse anarchique, souvent marquée par des nodules, des déformations ou une architecture désordonnée...
L’association Bretagne Vivante, par exemple, a conçu un escape game consacré à la tourbière de Logné, un écosystème fragile. À travers un scénario d’enquête fictive visant à empêcher un projet d’urbanisation, les joueurs sont amenés à comprendre les enjeux de protection de cette zone humide. Pour les concepteurs, l’objectif est de transmettre des connaissances scientifiques tout en suscitant l’adhésion par le jeu. Cette démarche s’inscrit dans une tendance plus large observée par les professionnels du secteur. Selon les concepteurs d’escape games, l’efficacité de ces dispositifs repose sur un équilibre subtil entre le plaisir ludique et la rigueur des contenus. Le jeu doit avant tout capter l’attention et créer de l’émotion, les connaissances scientifiques venant enrichir l’expérience sans l’alourdir. L’un des atouts majeurs de ces formats réside dans leur capacité à toucher des publics variés. Si les jeunes adultes restent une cible privilégiée, les déclinaisons sont nombreuses. Certains jeux s’adressent aux collégiens, à l’image de Bio’Scape, développé par la FDC des Côtes-d’Armor, qui propose des scénarios saisonniers pour explorer différents milieux naturels. D’autres initiatives ciblent les collectivités ou les entreprises, notamment dans le cadre de démarches de responsabilité sociétale. Enfin, certaines structures innovent en sortant des espaces clos pour proposer des escape games en pleine nature. C’est le cas de MAB France, qui développe depuis 2020 des jeux autour des réserves de biosphère, sous forme de parcours urbains, de chasses au trésor ou d’itinéraires de randonnée scénarisés. Qu’ils soient mobiles, en intérieur ou en extérieur, ces dispositifs poursuivent une ambition commune : faire du joueur un acteur de sa propre sensibilisation. Une pédagogie par l’expérience qui confirme le potentiel du jeu comme levier puissant pour mieux comprendre et partager les enjeux de la biodiversité. (Photo OFB, Mathieu Bourgarel)
De son côté, la municipalité rappelle que ce mode de gestion est parfois utilisé dans les territoires dépourvus d’infrastructures spécifiques, notamment après des opérations de chasse. Les services compétents doivent déterminer les circonstances précises de l’enfouissement des carcasses et vérifier la conformité de cette pratique avec la réglementation en vigueur. L’enjeu porte à la fois sur la protection de l’environnement, la salubrité publique et la sécurité des usagers des espaces naturels. À ce stade, aucune sanction n’a été annoncée.
À l’arrivée des secours, le bâtiment était totalement embrasé. Malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, le local est désormais inutilisable pour la société de chasse. À l’intérieur se trouvaient notamment du matériel destiné à la pesée et à la découpe du gibier, entièrement détruit par les flammes. Les boulistes ont, quant à eux, subi des dégâts liés aux fumées et aux eaux d’extinction. Le maire de la commune s’est rendu sur place et a assuré son soutien aux associations concernées. Une solution provisoire est à l’étude, notamment pour la tenue de la prochaine assemblée générale des chasseurs, qui devrait se dérouler en mairie. Une enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie d’Hirson afin de déterminer l’origine du feu, notamment la présence éventuelle d’une effraction ou d’un acte volontaire...
Pour le Conseil international pour la conservation de la faune sauvage (CIC), le Jägerball s’impose comme un forum unique où se rencontrent décideurs publics et acteurs de terrain, autour d’une vision commune : une gestion durable, responsable et scientifiquement fondée de la faune sauvage. En amont du bal, le dîner de bienvenue organisé avec Jagd Österreich a offert un cadre privilégié d’échanges informels, illustrant la relation étroite et historique entre le CIC et la communauté cynégétique autrichienne.
Sous l’impulsion de son président, Philipp Harmer, le CIC a profité de cette séquence pour renforcer ses liens avec les plus hauts représentants politiques, notamment Christian Stocker, ainsi qu’avec les dirigeants des grandes organisations européennes de chasse et de gestion des territoires, dont la Fédération européenne pour la chasse et la conservation (FACE). Les discussions ont porté sur des enjeux majeurs : formation des chasseurs, reconnaissance du rôle sociétal de la chasse, politiques rurales, et nécessité absolue de maintenir des décisions basées sur des données scientifiques solides. Le Jägerball a également réaffirmé la relation privilégiée entre le CIC et l’Autriche, État membre exemplaire par son engagement en faveur de la chasse, de la sylviculture et de la conservation. La forte mobilisation des associations autrichiennes a mis en lumière un partenariat de confiance, dans lequel Jagd Österreich joue un rôle moteur pour promouvoir des standards professionnels élevés et une image responsable de la chasse auprès du grand public européen. Plus qu’un événement mondain, le Jägerball s’affirme ainsi comme une plateforme stratégique de diplomatie cynégétique, démontrant que la chasse réglementée contribue activement à la conservation de la biodiversité, au dynamisme des territoires ruraux et à la préservation du patrimoine culturel européen.
Dans la réalité du terrain, l’acte de tirer représente une part infime de l’engagement cynégétique. Des heures, des jours, parfois des années sont consacrés à observer, comprendre, anticiper et gérer, là où quelques secondes seulement peuvent correspondre à un prélèvement. Insister sur le tir comme élément central de la chasse revient à ignorer tout ce qui le précède et, bien souvent, tout ce qui conduit à y renoncer. Car une chasse respectueuse suppose précisément de savoir ne pas tirer : lorsque les populations sont fragiles, lorsque les conditions ne sont pas réunies, lorsque l’acte n’a aucun sens écologique. La sélectivité, la retenue et l’acceptation de l’échec font partie intégrante de l’éthique du chasseur. Réduire la chasse à l’arme, c’est donc passer sous silence une culture de l’observation, de la patience et de la connaissance fine du milieu, acquise au fil des saisons et transmise de génération en génération. C’est aussi ignorer le cadre réglementaire extrêmement strict dans lequel s’inscrit le prélèvement, pensé non comme un plaisir du tir, mais comme un outil ponctuel au service d’objectifs de gestion...
Dans ces secteurs, l’indemnisation des dommages était déjà conditionnée à la mise en place préalable de mesures de protection des troupeaux (chiens de protection, parcs électrifiés, gardiennage renforcé, etc.). En revanche, les exploitations situées en cercle 2, souvent qualifiées de front de colonisation, pouvaient être indemnisées sans obligation préalable de protection, en raison du caractère émergent ou incertain du risque. Le nouveau décret met fin à cette distinction. Désormais, dans les zones classées en cercle 2, le versement des indemnisations sera conditionné à la mise en œuvre effective de moyens de protection au-delà de la deuxième attaque reconnue au cours de l’année. Autrement dit, les deux premières attaques restent indemnisables sans exigence de protection préalable, mais toute attaque ultérieure ne donnera lieu à indemnisation que si l’éleveur a engagé des mesures de prévention adaptées. Cette évolution marque un tournant dans la politique de gestion du risque de prédation. Elle vise à encourager l’anticipation et la généralisation progressive des dispositifs de protection dans les territoires en phase de colonisation, tout en tenant compte des difficultés techniques et économiques rencontrées par les éleveurs lors des premières attaques. Le décret apporte également une clarification terminologique importante. Jusqu’ici, certaines décisions d’indemnisation faisaient principalement référence à la mortalité des animaux. Le nouveau texte élargit explicitement le champ des indemnisations à l’ensemble des dommages subis par les troupeaux, incluant désormais les blessures, en cohérence avec la réalité des impacts économiques et sanitaires pour les exploitations. Cette réforme s’inscrit dans un contexte de progression géographique du loup et de tensions croissantes entre objectifs de conservation de l’espèce et viabilité des systèmes d’élevage extensifs. Elle renforce la logique de responsabilité partagée entre l’État et les éleveurs, en faisant de la prévention un préalable de plus en plus central à l’accès à l’indemnisation publique.
Pour celui des Hautes-Pyrénées, ce sont les communes de Campuzan, Guizerix, Hachan, Peyret-Saint-André, Puntous, Vieuzos et Tournous (qui vient d’adhérer), pour presque 3 000 hectares. Soit au total treize communes et une superficie de plus de 9 000 hectares dédiés à la chasse de la « bête noire ». Pas mal non ? Cette structure a plus de vingt ans.
Elle a connu des évolutions territoriales et a été marquée par un homme qui l’a dirigée pendant quinze ans : André Debat, également adjoint au maire de Samaran depuis un demi-siècle, passionné par la chasse du sanglier, mais pas que. Il est aujourd’hui vice-président du groupement. C’est un jeune homme qui dirige le groupement depuis deux ans : Nicolas Zampar, 29 ans, agriculteur, joueur de rugby à Pouyastruc et passionné de chiens courants. Avec Lisa Saint-Martin, sa jeune et meilleure amie, passionnée elle aussi, ils ont en commun une meute de dix chiens qui chassent remarquablement. Le sanglier est chassé du 15 août jusqu’à fin mars, et en cas de pression sur les cultures, des battues sont organisées à partir du 1er juin. Nous sommes sur un territoire où l’agriculture est omniprésente (maïs, céréales, prairies, élevage), et il faut être attentif aux dégâts. Les battues ont donc lieu le mercredi, le samedi et le dimanche, et davantage encore en cas de dégâts importants. Le tableau sangliers des deux dernières saisons est de 219 en 2023-2024, 149 en 2024-2025. Au 18 janvier 2026, le tableau est de 100 et il reste deux mois et demi de chasse...
Médecin de formation, il s’oriente très tôt vers la zoologie et l’histoire naturelle, disciplines alors en pleine structuration scientifique. Ernest Menault appartient à cette génération charnière qui fait le lien entre la science descriptive héritée du siècle des Lumières, et les premières approches modernes de l’écologie, bien avant que le terme ne s’impose. Il se distingue par une attention particulière portée aux relations entre les espèces et leur milieu, ainsi qu’à la diversité du monde animal dans ses contextes géographiques et culturels. Collaborateur de plusieurs institutions savantes et revues scientifiques, il contribue à diffuser le savoir naturaliste auprès d’un public élargi, mêlant rigueur scientifique et souci pédagogique. Son travail s’inscrit dans un mouvement plus large de vulgarisation savante, caractéristique du 19e siècle, qui vise à rendre la science accessible sans la dénaturer. Menault ne se limite pas à l’étude des animaux européens : il s’intéresse également aux faunes exotiques, dans un contexte d’expansion coloniale où les récits de voyages, les collections zoologiques et les cabinets d’histoire naturelle alimentent la réflexion scientifique. Toutefois, contrairement à certains de ses contemporains, son approche demeure mesurée et analytique, cherchant moins l’exotisme que la compréhension des mécanismes biologiques et comportementaux. Son œuvre reflète ainsi une conception du naturaliste comme observateur attentif du vivant, soucieux de classification, mais également sensible aux interactions écologiques et aux équilibres naturels, notions encore émergentes à son époque...