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Brucellose : la cohabitation continue des troupeaux avec les bouquetins inquiète les vétérinaires

L’abattage du troupeau de 230 vaches du Gaec Pré Jourdan, à Saint-Laurent (Haute-Savoie), les 4 et 5 janvier derniers, en raison d’un cas de brucellose, a fait couler beaucoup d’encre et suscité énormément d’émotions. La décision, qui a provoqué un important mouvement de mobilisation et de soutien, a aussi été largement détaillée par le préfet de Haute-Savoie, Alain Espinasse. De son côté, le Groupement technique des vétérinaires de la Haute-Savoie (GTV 74) a également souhaité s’exprimer sur le sujet, pour évoquer l’avis des vétérinaires praticiens ruraux et mixtes du département, par la voix de sa présidente, le Dr Charlotte Vasseur-Hugron. « Alors que la brucellose est endémique depuis des années sur la population de bouquetins de la zone du Bargy, les vétérinaires sont très inquiets pour la survie professionnelle des éleveurs, ainsi que pour l’ensemble de la filière lait cru du département. La persistance, sur cette zone géographique, de la maladie dans la faune sauvage, fait peser un risque trop lourd pour l’élevage laitier, dont la vocation est la production de lait cru destiné à la fabrication de fromages ». Les vétérinaires mettent ainsi le doigt sur le sujet qui fâche depuis le premier jour, et qui reste en suspension : « Le risque de brucellose ne disparaîtra pas tant qu’il y aura une zone où cohabitent des bouquetins contaminés par la brucellose, des animaux domestiques et des êtres humains ». Les chasseurs peuvent aussi mettre le doigt là où ça gène, car si la chasse du bouquetin était autorisée, sous la surveillance de l’Administration via l’OFB, en quelques mois le problème serait réglé… Le seul hic, est la pression des écolos qui veulent photographier sous le museau des animaux sauvages qui ne le sont plus depuis trop longtemps, et qui mériteraient d’être, comme toute population animale présentant des risques sanitaires, régulée !

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​​​​​​​Déplacement de Bérangère Abba dans le Morbihan et en Ille-et-Vilaine

Aujourd’hui, lundi 24 janvier, journée chargée pour Bérangère Abba, secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité. Elle sera dans un premier temps à Etel (Morbihan), dans les locaux du Centre d’appui au contrôle de l’environnement marin (CACEM). Avec les équipes de ce service à compétence nationale créé en 2016, et outil de lutte contre les atteintes à la biodiversité, elle y fera un point d’étape sur leurs missions. La secrétaire d’Etat visitera ensuite un projet de restauration de dunes, à Plouharnel. Les travaux ont débuté en septembre 2021, et se poursuivent en 2022, avec notamment la plantation de pins maritimes et de chênes verts. Ce projet bénéficie du soutien du plan France Relance. Puis, à Vannes, préfecture du Morbihan, elle participera également à la réunion du comité départemental de la territorialisation de la stratégie nationale aires protégées, avec l’ensemble des parties prenantes. Enfin, à Saint-Just, en Ille-et-Vilaine, elle ira à la rencontre des équipes du Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement, qui lui présenteront « l’Atlas de la Biodiversité Communale », avec l’ensemble des acteurs engagés dans son élaboration.


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​​​​​​​Trop de gorilles mâles dans les zoos

Si la gestion des animaux sauvages n’est pas facile en extérieur, elle ne l’est pas non plus en zone fermée. On vient d’apprendre, par la Fondation suisse Franz Weber, que, face au surnombre de gorilles mâles dans les parcs animaliers, certains établissements songent aujourd’hui à en euthanasier. Le paradoxe est qu’à l’état sauvage, ils sont en danger d’extinction, mais ceux qui vivent en milieu fermé et ultra protégé, ne peuvent plus être remis dans la nature, incapables de se nourrir seuls, incapables de se défendre seuls, et même perçus par leurs cousins sauvages comme une gêne, voir même un danger. D’après des documents obtenus et publiés par le quotidien britannique The Guardian : « si le maintien des animaux en détention solitaire ou la castration ne suffisent pas à régler le problème de surpopulation dans les zoos, il faut les euthanasier ». Pour les experts de l’UICN, la réintroduction de grands singes nés en captivité n’est pas recommandée, car vouée à l’échec, a expliqué le Docteur Biondo, biologiste de la FFW, se référant aux recommandations en matière de réintroduction des grands singes. En Suisse, le canton de Bâle-Ville se prononcera, le 13 février prochain, sur une initiative soutenue par la FFW, visant à garantir aux grands primates non humains le droit à la vie, à l’intégrité physique et psychique…


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C’est bien aux chasseurs de payer les dégâts de gibier…

Jeudi dernier, le Conseil Constitutionnel a validé, en l’état, la loi d’indemnisation des dégâts de 1968. Depuis plus de 18 mois, la FNC avait entamé des négociations avec le monde agricole et le Gouvernement pour trouver une solution durable, et dans le même temps, obtenu la transmission d’une QPC (question prioritaire de constitutionalité) déplorant l’inégalité de cette loi. Mais le Conseil Constitutionnel vient de donner sa décision, il rejette la demande des chasseurs, ce qui a amené cette déclaration du président Schraen : « Je prends acte de la décision du Conseil Constitutionnel de maintenir en l’état la loi d’indemnisation des dégâts de grands gibiers en France. Néanmoins j’estime, que cette situation n’est plus tenable pour de nombreuses structures de chasse et l’ensemble des chasseurs qui y sont directement liés. C’est pourquoi je poursuivrai dans les semaines qui viennent les discussions avec nos partenaires agricoles et l’Etat, pour trouver une solution pérenne et équilibrée pour l’ensemble des acteurs ruraux concernés ». Comme il semble peu probable que les agriculteurs soient enclins à faire des concessions financières, le recours de l’Etat, au titre des surfaces non chassables (réserves, retraits, emprises d’utilité publique, etc…) semble aujourd'hui la seule voie possible. Le Président de la République n’y semblait pas hostile, reste donc à se mettre d’accord pour que le système fédéral n’explose pas avant la démission massive des chasseurs... pour des raisons budgétaires. 


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Amiens, cœur de l’Europe verte durant trois jours

Pas moins de 46 ministres européens de l’Environnement et de l’Énergie participent à une réunion informelle, à l’invitation de la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Les sujets abordés sont nombreux : transition agro-écologique, durabilité des produits chimiques, lutte contre la déforestation, prix de l’énergie, efficacité énergétique et avenir de l’hydrogène en Europe, et décliné autour de quatre grands thèmes : décarbonation, biodiversité, pollution et économie circulaire. Bien que ce programme soit copieux pour ces trois jours de débats, et comme à leur habitude, les organisations environnementales n’y sont pas favorables et ont prévu d’organiser « une marche pour le climat » demain, samedi 22 janvier, à Amiens. Pendant qu’ils manifesteront, les ministres parleront de l’avenir de l’hydrogène européen…


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Le Salon de l'agriculture aura bien lieu

C’est ce qu’ont déclaré les organisateurs, qui en l’état actuel de l’évolution de la pandémie Covid, confirment que le Salon international de l'Agriculture aura bien lieu du 26 février au 6 mars 2022, avec cependant « passe vaccinal obligatoire » et « ventilation optimisée ». Le Ceneca (Centre national des expositions et concours agricoles), propriétaire du Salon international de l'agriculture (SIA), et Comexposium, son organisateur, travaillent, avec les différentes parties prenantes à la préparation de cette édition qui ne sera pas comme les autres, toujours en raison du contexte sanitaire. « Cette 58e édition sera celle des retrouvailles et de la responsabilité collective, le succès de l'événement reposant sur sa capacité à proposer un moment de rencontre et de partage, dans le respect des consignes sanitaires. Les principaux axes en cours de travail sont les suivants : port du masque et passe-vaccinal obligatoires, ventilation optimisée des pavillons, et organisation des conditions nécessaires à des consommations et dégustations selon la règlementation actuelle en vigueur » précise le communiqué.


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Quand la faune sauvage s’installe en ville…

A Saint-Etienne-de-Tinée, dans les Alpes-Maritimes, le cerf blessé, probablement au cours d’une fuite devant un ou des loups, se refait une santé. D’après les estimations, l’animal, 3e ou 4e tête, pesait, quand il s’est installé sur le terrain de la société de chasse du village, moins de cent kilos, mais il se porte nettement mieux aujourd’hui, protégé par la proximité des habitations. Devenu l’attraction du secteur, le surnommé « Etienne » déambule parfois dans la rue en quête d’une petite bouchée que les habitants lui donnent volontiers. Si sa santé est meilleure, son avenir de proie n’en est pas moins incertain… Ces comportements d’animaux affaiblis, qui se rapprochent de l’homme pour bénéficier de sa protection, n’est pas rare, mais faut-il l’encourager ? Bien sûr que non, car la dérive est proche, en témoigne ce qui se passe en Nouvelle-Ecosse, au Canada. Dans une petite ville du centre, une cinquantaine de cerfs (de Virginie) se sont installés dans les jardins, où ils sont nourris généreusement par les riverains. Résultat, les effectifs augmentent d’année en année. Les animaux en attirent d’autres et la situation devient insupportable. Les fonctionnaires municipaux ont bien étudié le problème depuis plusieurs années, et organisé des campagnes de sensibilisation pour convaincre la population de cesser les distributions de nourriture, mais elles sont restées vaines. Aujourd’hui, il faut donc abattre des animaux, mais comme les armes à feu sont strictement interdites à l’intérieur des limites municipales, ce sont des archers qui auront à éliminer, dans un premier temps, une vingtaine de têtes. Le président de « Nature Nova Scotia », Bob Bancroft a déclaré : « les cerfs continueront d’être une nuisance aussi longtemps que la population continuera de les nourrir ».


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Chez RWS, « H-Mantel » devient « Speed Tip Professional »

Depuis 130 ans, les balles « RWS » ont contribué à l’essor de la chasse, et leurs performances n’ont cessé de s’améliorer, toujours précises, efficaces et sans compromis. Parmi elles, la « RWS H-Mantel » a fait l’objet d’améliorations constantes depuis son lancement il y a 85 ans, et ces perfectionnements ont donné naissance à une balle de dernière génération : la « Speed Tip Professional ». Elle reprend tous les avantages de la « H-Mantel », un excellent pouvoir d’arrêt et une pénétration profonde, associés à des blessures létales et à la préservation de la venaison. Mais la « Speed Tip Professional » va encore plus loin avec sa pointe nickelée qui assure une trajectoire tendue, tandis que l’arrière, en V, garantit une précision optimisée par sa stabilité, même à de longues distances. Cette munition qui succède à la « H-Mantel » reste dans le même segment de prix et sera disponible dans une gamme de calibres encore plus large. Qualités intrinsèques : pouvoir d’arrêt élevé, fragmentation contrôlée, enveloppe en acier moulé, pointe Speed-Tip, noyau avant plus tendre et arrière en V pour une meilleure stabilité.


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Demande de dérogation à la protection du « Sonneur à ventre jaune »

La réglementation relative à la protection des espèces, relevant de l’article L. 411-1 du code de l’environnement, prévoit la possibilité de dérogations dont les principes et les conditions d’octroi sont définis au 4° de l’article L. 411-2. C’est dans ce contexte que s’inscrit la demande de dérogation à la réglementation, présentée par l’Université Claude Bernard de Lyon, concernant la réalisation d’une étude nationale sur la génomique des populations de « Sonneur à ventre jaune » (Bombina variegata). Menacé d’extinction au niveau national et inscrit sur la liste rouge des amphibiens menacés, l’étude sur le « Sonneur à ventre jaune » était initialement prévue pour démarrer en 2021, et la demande de dérogation porte aujourd’hui sur la période 2022-2024. La présente étude a pour objectifs : d’observer les variations génétiques des différentes populations étudiées ; d’évaluer les conséquences de l’appauvrissement génétique sur l’état de conservation des populations de « Sonneur à ventre jaune » ; de proposer des mesures de gestion favorisant le maintien de la diversité génétique.


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Sécuriser la chasse

Concernant la sécurité à la chasse, le Sénat veut manifestement aller vite. Dans l’enceinte de la Haute Chambre, s’est tenu, mardi dernier, une table ronde des représentants des fédérations de sports de nature. Y ont participé : M. Éric Jacoté, vice-président de la Fédération française de cyclisme ; M. Nicolas Dubois, conseiller technique national de la Fédération française de cyclotourisme ; M. Frédéric Bouix, délégué général, et Mme Catherine Bonnichon de Rancourt, chargée de mission aux affaires européennes et institutionnelles, de la Fédération française d'équitation ; M. Claude Roustan, président de la Fédération nationale de la pêche en France et de la protection du milieu aquatique ; Mme Françoise Gendarme, présidente, et M. Yannick Vallençant, vice-président, Association professionnelle sport & outdoor ; Mmes Brigitte Soulary, présidente, et Claudie Grossard, administratrice, Fédération de randonnée pédestre ; Adrien Tarenne, responsable du développement running, Fédération française d'athlétisme ; le Général Jean-Luc Villeminey, sous-directeur de l'emploi des forces à la direction des opérations et de l'emploi de la direction générale de la Gendarmerie nationale. Chargée d’examiner la pétition déposée sur la plateforme du Sénat, et qui a dépassé le seuil des 100 000 signatures, « Morts, violences et abus liés à la chasse : plus jamais ça ! », la commission sénatoriale va étudier les questions relatives à la sécurité à la chasse, à la délivrance et à la validation du permis de chasser, aux conditions de détention d’armes de chasse, à la répartition spatiale et temporelle de l’usage des espaces naturels, aux sanctions encourues ainsi qu’à la prise en charge des victimes. Elle doit aussi effectuer un bilan de la loi du 24 juillet 2019 en matière de sécurité à la chasse (formation à la sécurité, rétention et suspension du permis de chasser en cas d’accident grave… ). Cela dit, le tableau n’est pas si sombre pour certains participants de la table ronde. « En quelques années, il y a eu des efforts considérables qui ont été effectués. Il ne faut pas stigmatiser le monde de la chasse d’une manière aussi forte. C’est important de conserver les activités rurales à condition de se mettre autour d’une table » a expliqué Claude Roustan (Fédération nationale de pêche). Une part importante des représentants des fédérations ne demande qu’à s’entendre avec les chasseurs et souhaite renforcer cette collaboration sur le terrain. « Ce vivre ensemble, il faut le retenir. On n’est pas pour une surenchère législative ou réglementaire » a déclaré de son côté Frédéric Bouix, délégué général de la Fédération française d’équitation. Quant à la Mountain Bikers Fondations, elle « privilégie une approche pragmatique » avec les chasseurs, et Julien Rebuffet, représentant de l’association s’interroge ; « pour construire une pratique des loisirs de nature où on arrive à s’accepter, il faut se connaître. C’est fondamental d’avoir des assises et des rencontres annuelles ». La mission sénatoriale réalisera d’autres auditions avant de rendre ses conclusions dans un rapport prévu pour juillet 2022.


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600 scientifiques et associations alertent sur l’exploitation du bois en France

A la suite des Assises nationales de la forêt et du bois qui se sont déroulées en 2021, le gouvernement de Jean Castex va bientôt rendre ses arbitrages sur l’orientation de la politique forestière française. À cette occasion, près de 600 scientifiques, associatifs et acteurs de la filière forêt-bois appellent le gouvernement à soutenir une vision pragmatique du secteur. Leur tribune souligne que le volume de bois en forêt continue de baisser. À l’appui, une des dernières statistiques de l’Institut national de l’information géographique et forestière, montre que la progression du volume de bois en forêt ralentit sous l’effet d’une triple pression : la baisse de la croissance, la hausse des prélèvements de bois, l’aggravation de la mortalité de certaines espèces d’arbres. Les 600 signataires pointent du doigt que cette crise n’est pas passagère, et constitue une nouvelle donne qui déstabilise et interroge les pratiques de la gestion forestière. Dans un contexte d’incertitude croissante, sur quelles bases fonder une nouvelle politique forestière ?


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La Justice annule l’autorisation d’effaroucher l’ours Goiat

Encore une qui va faire plaisir aux éleveurs pyrénéens… Une quinzaine d’associations de défense de l’ours dans les Pyrénées ont signé un communiqué commun pour souligner : « Un nouveau revers juridique pour l’Etat. Par un jugement du 15 décembre 2021, le tribunal administratif de Pau a annulé l’arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées, daté du 17 juin 2019, autorisant l’effarouchement de l’ours Goiat », indiquent-elles, piétinant ainsi allègrement le travail des éleveurs. L’autorisation de capture de cet ours devenu indésirable car soupçonné de plusieurs attaques au printemps dans le Louron, avait été prolongée jusqu’au 30 juin 2022. Mais, selon les associations, cette décision de justice « repose principalement sur le fait que l’État n’a pas préalablement recherché de solutions alternatives satisfaisantes aux tirs d’effarouchement, comme le prévoit l’article L 411-2 du code de l’environnement ». La phase « 3 » du protocole « ours à problème » consistait à autoriser la capture de Goiat par des agents de l’OFB afin, tout simplement, de l’équiper d’un collier GPS. La suite, on la devine…


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