-Ariège : le tribunal administratif de Toulouse a annulé un arrêté préfectoral pris en 2022 dans le département de l’Ariège, autorisant l’abattage d’isards à des fins scientifiques. Saisi par la Fédération départementale des chasseurs, le tribunal a jugé que cette décision ne respectait pas le cadre réglementaire applicable, notamment les dispositions encadrant les dérogations à la protection des espèces sauvages. Dans son jugement, la juridiction a relevé que les conditions permettant de justifier une telle autorisation n’étaient pas réunies. En particulier, l’État n’a pas été en mesure d’établir, d’une part, l’absence de solution alternative satisfaisante et, d’autre part, le caractère strictement nécessaire des tirs envisagés. En conséquence, l’arrêté préfectoral a été annulé pour illégalité. L’État a également été condamné à verser à la FDC la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés.
- Aude : la FDC a tenu son assemblée générale le vendredi 10 avril 2026 à Trèbes, en présence de ses adhérents et de représentants locaux. Cette réunion annuelle a permis de dresser un état des lieux des principaux enjeux rencontrés dans le département. Les conséquences des incendies de l’été 2025 ont occupé une place importante dans les discussions. Les intervenants ont évoqué les impacts sur les habitats naturels, la faune sauvage et les territoires de chasse, ainsi que les difficultés de gestion engendrées par ces événements. La question de l’indemnisation des dégâts agricoles causés par les sangliers a également été largement abordée. Ce sujet, récurrent, continue de susciter des inquiétudes parmi les chasseurs, qui financent en grande partie ces indemnisations. Plusieurs participants ont souligné le poids croissant de ces charges et les tensions qu’elles génèrent. Au cours des échanges, la situation financière du système d’indemnisation a été évoquée, dans un contexte d’augmentation des dégâts constatés. Les représentants de la fédération ont rappelé les dispositifs existants et les discussions en cours avec les autorités compétentes pour faire évoluer le cadre actuel.
- Corse : dans le massif de Bavella, la question du dérangement de la faune sauvage, et en particulier du mouflon, suscite des inquiétudes croissantes. En période sensible, notamment lors des mises bas qui s’étendent du printemps au début de l’été, la tranquillité des animaux constitue un facteur déterminant pour leur reproduction et leur survie.
La présence de chiens non tenus en laisse, voire en divagation, représente un risque direct : la poursuite d’animaux peut provoquer un stress intense chez les femelles, susceptible d’entraîner des abandons ou des pertes de petits. Pourtant, la réglementation en vigueur dans les zones protégées interdit strictement ces pratiques, en particulier durant la période de reproduction. Au-delà de ces cas, le dérangement d’origine humaine est plus large. La fréquentation touristique, en hausse, multiplie les passages à proximité des zones de quiétude. Bruits, déplacements imprévus et approches répétées peuvent perturber les comportements naturels de la faune. Cette problématique n’épargne pas non plus certaines activités pourtant dédiées à l’observation de la nature. Si la photographie animalière se veut respectueuse, elle peut également générer des tensions, certains pratiquants déplorant la présence de promeneurs qu’ils estiment perturbatrice pour leurs observations. Cette situation souligne la nécessité d’un équilibre entre les différents usages de l’espace naturel. Dans ce contexte, le respect des règles, une meilleure information du public et une vigilance collective apparaissent essentiels pour limiter les dérangements et préserver durablement les populations animales.
- Doubs : réunis à Baume-les-Dames pour leur assemblée générale, les chasseurs du Doubs ont dressé un bilan globalement positif de la saison 2025-2026. Le président de la FDC, Jean-Maurice Boillon, a notamment souligné l’absence d’accident grave, avec aucun blessé recensé, un point jugé particulièrement satisfaisant.
Autre fait marquant : le nombre de pratiquants ne baisse plus, une situation inédite depuis près de vingt ans. Après une longue période de déclin, les effectifs se stabilisent, portés par un regain d’intérêt pour les activités de pleine nature et par les actions menées localement pour attirer de nouveaux chasseurs, notamment les jeunes. L’assemblée n’a pas donné lieu à de grandes décisions, mais a permis d’officialiser les budgets et de renforcer les partenariats institutionnels, en présence d’élus locaux, du préfet et de représentants du monde agricole. Sur le terrain, la saison a été marquée par une gestion adaptée du grand gibier, notamment le sanglier, ainsi que par des actions en faveur de la biodiversité et des habitats. La fédération entend poursuivre ces efforts pour concilier chasse, sécurité et préservation des milieux naturels...
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