Le petit journal de la chasse et de l'environnement

 

 

 

 

 

Actualités : ce que l'on peut en retenir...

(Et la suite en rubrique INFOS...)

Dégâts de grand gibier : une affaire de gros sous… qui va faire des remous !

« Les chasseurs doivent-ils assumer, seuls, la charge des dégâts de grands gibiers ? ». Dans son communiqué, la FNC annonce que le Conseil d’Etat a saisi le Conseil Constitutionnel, suite à sa demande de «QPC» (Question Prioritaire de Constitutionnalité) sur la légalité du système d’indemnisation des dégâts de grand gibier. Conçu en 1967, à l’époque où les forêts étaient vides d’animaux, et les cultures d’hiver quasiment inexistantes, le principe est devenu insupportable aujourd’hui pour les chasseurs et leurs fédérations. Confrontées à l’explosion des populations de grands animaux sauvages, comme dans tous les pays du monde, confrontées à l’augmentation des surfaces sur lesquelles la chasse n’est plus possible (enclaves, réserves, retraits des propriétaires), confrontées à la baisse du nombre de chasseurs, les structures fédérales (FDC) sont exsangues financièrement, et ne peuvent plus assurer le paiement des 77 millions d’€ de dégâts (y compris les charges d’expertises et de prévention). C’est la raison pour laquelle la FNC avait entamé des négociations « globales et constructives avec le monde agricole et le Gouvernement », pour trouver une solution viable. En parallèle, la FNC a mandaté le cabinet de Maître Patrice Spinosi, pour critiquer, devant le Conseil d’Etat, puis devant le Conseil Constitutionnel, la loi qui fonde ce régime d’indemnisation. Dans un premier temps, suivant les conclusions de l’avocat de la FNC, le Conseil d’Etat a considèré que les dispositions de la loi « portent atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution, et notamment au principe d’égalité devant la loi, et au principe d’égalité devant les charges publiques, garanties par les articles 6 et 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, de 1789 ». Cette étape confirme donc que le système actuel peut et doit être revu, d’où le questionnement du Conseil Constitutionnel, qui est désormais saisi, et doit statuer dans un délai de trois mois. Pour le président de la FNC, le Conseil d’Etat, par cette transmission, a reconnu le caractère sérieux de la demande de réforme du système d’indemnisation, souhaité, et pour cause, par toutes les FDC, seules responsables aujourd’hui du paiement des dégâts commis par les grands animaux sauvages.


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Nouveaux recours en justice contre les chasseurs

Début octobre, la préfecture de l’Ariège autorisait la chasse de 10 lagopèdes, par arrêté aussitôt saisi en référé par le Comité écologique ariégeois (CEA), et aussitôt suspendu par le Tribunal administratif de Toulouse, le 13 octobre. Quelques jours plus tard, à la demande de One Voice, il en fut de même pour la chasse de 20 perdrix grises des montagnes, dont l’autorisation de chasse a également été suspendue le 18 octobre. « C'est une petite victoire, mais c'est déjà une victoire pour la biodiversité » a déclaré l’avocate de l'association One Voice, regrettant cependant que 4 oiseaux aient déjà été tués. S’appuyant sur le fait qu’en Haute-Savoie, la chasse n’est autorisée que si l’indice de reproduction est égal ou supérieur à 0,4 jeune par adulte, cet indice n’était que de 0,36 en Ariège. Jean-Luc Fernandez, président de la FDC, a, de son côté déclaré : « C’est une évidence, il faut gérer au mieux les populations de lagopèdes et de grands tétras, mais il faut reconnaitre que la perdrix grise n'est pas menacée dans les Pyrénées. L’espèce, qui profite du réchauffement climatique, se développe et il y a de plus en plus d'oiseaux sur le terrain. Les associations anti-chasse peuvent prétendre s'intéresser aux oiseaux, mais elles n'en ont jamais vu un de leur vie, à part en photo. Elles ne fournissent aucun travail sur le terrain et n'ont aucune compétence pour la préservation de ces oiseaux, contrairement aux chasseurs. Ce n'est pas la protection de l'oiseau que ces associations veulent, mais l'interdiction pure et simple de la chasse en montagne ».


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Quand les sangliers rentrent en ville…

Les cas se multiplient, ce qui ne manque pas d’inquiéter certains élus qui ne savent pas comment résoudre ce problème. Quelquefois, il s’agit d’animaux séparés accidentellement de leur compagnie, à la suite d’une action de chasse, ou d’un déplacement interrompu fortuitement (route, voie ferrée…), mais le plus souvent, il s’agit d’animaux qui se sont installés à demeure, bénéficiant de la « protection » volontaire ou involontaire des habitants. Dans le premier cas, l’animal esseulé et apeuré peut avoir un comportement craintif, causant dans une fuite éperdue des dégâts, ou un comportement agressif, s’il se sent pris, sans possibilité de fuite. A Saint Jean de Thouars (Deux-Sèvres), depuis lundi dernier, une petite bête de compagnie erre en bordure des champs et dans le bourg, entre la Place de l’Abbaye et le Chemin de la rivière. La commune a utilisé l’application « Intramuros » pour prévenir la population et inviter à la vigilance, pour éviter un accident. A Saint Raphaël (Var), c’est en pleine journée que trois jeunes sangliers ont visité un quartier de la ville, tout à fait à l’aise, et se laissant même photographier par les habitants. Le problème est que ces animaux n'ont plus d'heure pour se montrer et n’ont plus peur des voitures et des piétons. Les marcassins, qui naissent dans ces milieux, ne sont plus éduqués en sangliers des bois, plongeant dans les poubelles à la recherche de nourriture, allant même la réclamer aux passants qu’ils n’hésitent pas à mordre pour avoir satisfaction. Les défenseurs des animaux, qui s’opposent à leur élimination, ne leur rendent pas service. Il faudra forcément intervenir un jour prochain, et espérer les remettre dans le milieu qu’ils n’auraient jamais dû quitter est une utopie.


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Douze embryons créés pour sauver le rhinocéros blanc

Depuis la mort, en 2018, du dernier mâle, il ne reste plus sur la planète, que deux femelles de rhinocéros blancs, qui vivent sous protection rapprochée dans la réserve kényane d'Ol Pejeta. Des gamètes de plusieurs mâles ayant été conservés, un groupe de scientifiques du consortium « BioRescue », a collecté 80 ovocytes sur les deux femelles, ce qui leur a permis de « fabriquer » 12 embryons, ont-ils annoncé dans un communiqué. Le directeur d'Ol Pejeta, Richard Vigne, a souligné que, malgré ces résultats prometteurs, de nombreux défis restent à relever. « Nous faisons des choses d'avant-garde d'un point de vue scientifique et nous travaillons avec la génétique, mais il y a encore beaucoup d’incertitude, quant au résultat final » a-t-il déclaré. Comme aucune des deux femelles n'est en mesure de mener une grossesse à son terme, il est maintenant envisagé de recourir à des mères porteuses, pour obtenir des bébés rhinocéros blanc du Nord, qui vivaient notamment au Soudan du Sud et en Ouganda. Outre Ol Pejeta et l'Agence kényane de protection de la faune (KWS), BioRescue réunit entre autres l'Institut Leibniz de recherche zoologique et animale, en Allemagne, et le laboratoire Avantea, en Italie, spécialiste de la reproduction de chevaux et de bovins.


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A table : civet de lièvre

A cette époque de l’année, la chasse bat son plein. Même s’il faut attendre encore un peu que les forêts s’éclaircissent avec la chute des feuilles, le gibier de plaine a déjà fait l’objet de prélèvements, peu ou plus abondants selon les régions, et va terminer ce pour quoi il a été chassé, dans les assiettes. Voici donc une recette de grand-mère, que vous pourrez facilement réaliser, et qui vous chatouillera les papilles : Le civet de lièvre. Ingrédients : 1 lièvre, deux bouteilles de vin rouge (1,5 l), 150 g de lard, 80 g de beurre, 2 oignons, 1 bouquet garni, 2 cuillérées à soupe de farine, 1 cuillerée à café de vinaigre, sel et poivre, et éventuellement 3 cuillérées de crème et ½ verre à liqueur d’eau de vie ou mieux de Cognac. Progression : réservez le sang du lièvre après l’avoir vinaigré pour l’empêcher de cailler. Découpez la carcasse et laissez-la pendant un jour entier dans une marinade composée de vin, d’oignons, de lard et du bouquet garni. Ensuite donnez au lièvre, entouré de lardons, une belle couleur rousse en le passant au beurre. Retirez, puis préparez une sauce avec le beurre restant. Liez à la farine, versez le sang, salez et poivrez. Replongez les morceaux qui termineront leur cuisson à feu doux, pendant une heure trente environ. Dressez le civet en timbale, avec une garniture de croûtons. Au moment de servir, vous pourrez ajouter la crème et parfumer au Cognac. Un Côtes-du-Rhône de grande sève accompagnera à merveille ce plat.


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Lancement des Assises de la forêt et du bois

Mardi 19 octobre 2021, Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, accompagné par Emmanuelle Wargon, ministre déléguée en charge du Logement, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l’Industrie, et Bérangère Abba, secrétaire d’État en charge de la Biodiversité, ont lancé les Assises de la forêt et du bois. « Penser la forêt française de demain et répondre aux défis auxquels elle est confrontée à partir d'une vision partagée de l’ensemble des acteurs de la filière bois-forêt » est l’objectif de ces travaux qui vont se poursuivre jusqu’en janvier prochain. Conçues comme un espace de dialogue, décliné dans les territoires, ces assises permettront de nourrir la vision la plus large possible de la forêt française et de la filière bois. Partant des stratégies existantes et des rapports de référence, quatre groupes de travail thématiques ont été formés. Ils se réuniront d’octobre à janvier 2022 en présence de l’ensemble des parties prenantes. Groupe 1 : Garantir le rôle de la forêt et du bois dans l'atteinte des objectifs de neutralité carbone. Groupe 2 : Renforcer la résilience des forêts et des écosystèmes forestiers, préserver la biodiversité et valoriser les services rendus par les forêts. Groupe 3 : Renforcer les capacités de valorisation de la ressource nationale par un tissu industriel français diversifié et compétitif. Groupe 4 : Rénover le cadre de concertation territoriale entre propriétaires forestiers et parties prenantes sur la gestion des forêts. Ces Assises de la forêt et du bois seront clôturées fin janvier 2022, par les trois ministres, avec la publication d’une synthèse des travaux et d’une série de propositions opérationnelles.

 

 

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Quand les loups attaquent, les vaches ripostent

Il y a quelques jours, en Suisse, la « RTS » a dévoilé dans son journal du soir, un extrait d’une vidéo dont les images ont été saisies par une caméra automatique, l’an passé, au Marchairuz, dans le Jura vaudois. On y voit quatre loups à l’approche d’un troupeau de vaches allaitantes, déclenchant une attaque sur les veaux. Ces images exceptionnelles ont été réalisées dans le cadre d’un mandat, pour la Direction générale de l’environnement du Canton de Vaud, par l’Institut IPRA, sous la houlette de Jean-Marc Landry, biologiste, éthologue et spécialiste du loup. Invité à commenter la vidéo sur le plateau télé, le spécialiste a indiqué : « ce sont des images importantes, car c’est la première fois que l’on peut observer aussi clairement une attaque de ces prédateurs. On voit des vaches allaitantes avec leurs veaux, et un des va lancer son attaque alors que les autres font diversion. Ce qui est intéressant, c’est de voir comment les mères réagissent… ».

 


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​​​​​​​Le cassican flûteur, un oiseau particulièrement agressif

C'est une histoire tragique qui s’est passé à Brisbane, en Australie. Alors qu'elle traversait un parc avec son bébé de cinq mois dans les bras, une mère de famille a été violemment attaquée par une pie australienne. Tentant de protéger son enfant, la jeune femme a trébuché et est tombée. Le bébé, victime d’un traumatisme dû à la chute, conduit en urgence à l'hôpital, est décédé. Les autorités australiennes ont confirmé la multiplication d’attaques, perpétrées par ces oiseaux, protégés en Australie, qui semblent devenir de plus en plus agressifs, surtout pendant leur période de reproduction. Le cassican flûteur ressemble à une pie. De couleurs blanche et noire, il mesure de 40 à 45 cm de long pour 85 cm d’envergure et pèse environ 350 grammes. Pour l’année 2020, 1 231 attaques de pies australiennes ont été recensées dans l'État du Queensland, où se trouve Brisbane. Des milliers d'autres attaques avaient également été signalées dans le reste du pays. Une attaque sur dix entraîne des blessures, dont certaines peuvent être graves, voire mortelles, et face à ces comportements agressifs récurrents, les autorités recommandent d'éviter les zones de nidification durant la saison de reproduction, de se déplacer rapidement dans la zone, sans courir, ou encore de porter un chapeau ou un parapluie. Quant aux cyclistes, il leur est conseillé de descendre de leur vélo et de marcher.  


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