Canon-Fronsac Château du Gazin

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En Haute-Marne, région Doulaincourt : copropriété d'un parc de chasse de 100 ha. Clôture en bon état (non soumise à la loi Sologne). Contact par courriel : claude.menigot@gmail.com


En attendant le nouvel arrêté ESOD, la régulation est suspendue sur tout le territoire

À partir de ce jour, 1er juillet 2026, les chasseurs, piégeurs agréés et gardes particuliers devront composer avec une situation inédite : les opérations de régulation des espèces classées ESOD (espèces susceptibles d'occasionner des dégâts) relevant du groupe 2, sont temporairement suspendues dans toute la France, faute de nouvel arrêté ministériel entré en vigueur. L'arrêté du 3 août 2023, qui fixait pour trois ans la liste des espèces concernées dans chaque département, est arrivé à échéance le 30 juin 2026. Or, le nouveau texte n'a pas encore été publié, créant un vide juridique qui empêche la mise en œuvre des dispositifs spécifiques de régulation jusqu'à son entrée en vigueur. Concrètement, cette interruption concerne notamment le renard roux, la fouine et la corneille noire dans les départements où ces espèces étaient classées ESOD. Les opérations de piégeage réalisées au titre de ce classement, les destructions à tir sur autorisation préfectorale ainsi que les autres modalités spécifiques de régulation prévues par la réglementation ne pourront plus être pratiquées pendant cette période transitoire. Cette suspension ne signifie toutefois pas que toute intervention sur ces espèces devient impossible. Les actions relevant d'autres fondements juridiques, comme la chasse durant les périodes d'ouverture ou les dispositions applicables aux espèces exotiques envahissantes du groupe 1, demeurent inchangées. Seuls les dispositifs directement liés au classement ESOD du groupe 2 sont concernés par cette interruption réglementaire. Sur le terrain, cette situation suscite déjà de nombreuses interrogations. Les agriculteurs confrontés aux dégâts, les éleveurs de volailles, les lieutenants de louveterie et les piégeurs attendent désormais la publication du nouvel arrêté afin de pouvoir reprendre les opérations de régulation lorsque le cadre légal sera rétabli. Plusieurs préfectures avaient d'ailleurs anticipé cette échéance en informant les usagers que les autorisations en cours cesseraient automatiquement au 30 juin et qu'une nouvelle demande devrait être déposée dès l'entrée en vigueur du futur arrêté ministériel. La durée de cette interruption dépendra donc exclusivement du calendrier de publication du nouveau texte par le ministère chargé de l'Environnement...


Le Sénat soutient la création d'une filière française de venaison sauvage

Le sénateur de Seine-et-Marne Aymeric Durox a annoncé l'adoption au Sénat d'un amendement visant à favoriser la création d'une véritable filière française de venaison sauvage. Déposé dans le cadre du projet de loi consacré à la souveraineté agricole et alimentaire, cet amendement a pour objectif de reconnaître la valorisation du gibier sauvage comme un projet d'avenir agricole et de limiter le recours aux importations de viande de gibier. Chaque année, plusieurs milliers de tonnes de venaison sont consommées en France. Pourtant, une part importante de cette viande provient de l'étranger, notamment d'Europe centrale ou de Nouvelle-Zélande, alors que le territoire français dispose d'importantes populations de sangliers, de cerfs, de chevreuils et d'autres espèces de grand gibier susceptibles d'alimenter une filière nationale. Cette situation apparaît paradoxale pour les défenseurs d'une meilleure valorisation des prélèvements réalisés par les chasseurs. L'amendement adopté ne crée pas directement une nouvelle filière économique, mais constitue un signal politique. Il demande que la valorisation du gibier sauvage puisse être pleinement intégrée aux projets d'avenir agricoles, ouvrant ainsi la voie à un développement des circuits de collecte, de transformation et de commercialisation de la venaison française. Pour les partisans de cette évolution, une telle organisation permettrait de mieux valoriser une ressource locale, de réduire les importations de viande de gibier et d'offrir de nouveaux débouchés aux chasseurs ainsi qu'aux ateliers de traitement agréés. Elle contribuerait également à répondre aux enjeux de régulation des populations de grand gibier, notamment du sanglier, dont les effectifs demeurent élevés dans de nombreux départements. L'adoption de cet amendement a suscité des réactions contrastées au Sénat, certains élus écologistes ayant exprimé leurs réserves sur cette orientation. Pour Aymeric Durox, cette décision constitue au contraire une première étape vers la structuration d'une véritable filière française de venaison, conciliant souveraineté alimentaire, valorisation des ressources locales et réduction de la dépendance aux importations.


Migration assistée des arbres : une solution d’avenir à manier avec prudence

Face au réchauffement climatique, les forestiers et les scientifiques cherchent des moyens d’aider les forêts à s’adapter à des conditions environnementales en rapide évolution. Températures plus élevées, sécheresses répétées, épisodes météorologiques extrêmes ou modification des cycles saisonniers fragilisent déjà de nombreuses essences. Dans ce contexte, la « migration assistée » suscite un intérêt croissant. Cette stratégie consiste à déplacer volontairement des arbres ou des populations d’arbres vers des régions où les conditions climatiques futures devraient être plus favorables. L’objectif est d’anticiper les effets du changement climatique plutôt que d’attendre le dépérissement des peuplements. Si le principe paraît séduisant, sa mise en œuvre soulève toutefois de nombreuses interrogations écologiques, économiques et sociales. Le premier enjeu concerne les risques écologiques liés à l’introduction d’espèces ou de provenances hors de leur aire naturelle. Certaines pourraient s’implanter difficilement, tandis que d’autres risqueraient de modifier les équilibres locaux en concurrençant la végétation déjà présente. Les conséquences ne se limitent pas à la surface : les arbres entretiennent des relations étroites avec les microorganismes du sol, notamment les champignons mycorhiziens et les bactéries qui favorisent l’absorption de l’eau et des nutriments. Déplacer une essence revient donc aussi à perturber un réseau complexe d’interactions souterraines. Les scientifiques s’inquiètent également du risque de « mal adaptation ». Un arbre capable de survivre aujourd’hui dans son nouvel environnement pourrait se retrouver inadapté aux conditions climatiques de demain, si celles-ci évoluent plus rapidement que prévu. Pour limiter ces incertitudes, plusieurs programmes expérimentaux, notamment en Amérique du Nord, testent différentes provenances d’une même espèce afin d’identifier les plus résilientes. Au-delà des questions biologiques, la migration assistée doit aussi composer avec les interactions entre les arbres et la faune locale. Insectes, pathogènes, cervidés ou rongeurs peuvent compromettre l’installation de jeunes plants ou modifier les équilibres alimentaires existants. À cela s’ajoutent des contraintes logistiques importantes : production des plants, transport, plantation et suivi à long terme représentent des investissements considérables. Les choix à effectuer soulèvent enfin des questions de gouvernance : quelles espèces privilégier, qui supporte les coûts et comment concilier adaptation climatique, biodiversité et usages forestiers ? Plus qu’une solution miracle, la migration assistée apparaît aujourd’hui comme un outil complémentaire de gestion forestière, prometteur mais nécessitant une approche progressive, fondée sur la recherche, le suivi scientifique et la prudence.


Chasse d’été : les bons réflexes à avoir en cas d’orage

Pour de nombreux chasseurs, juillet est le mois tant attendu de la chasse du brocard. Les sorties se succèdent au lever du jour ou en soirée, dans les plaines, les lisières forestières ou les grands massifs boisés. Beaucoup considèrent qu'il est préférable d'attendre que les « seigneurs » aient eu le temps de transmettre leurs gènes avant de les prélever. Dans cette optique, la véritable pleine période de chasse débute souvent après le 15 juillet. Ces sorties estivales offrent de magnifiques observations, mais elles coïncident également avec la saison des orages. En été, ils peuvent se former en quelques dizaines de minutes seulement. Un ciel dégagé peut rapidement laisser place à des éclairs, des rafales de vent, de la grêle et des pluies diluviennes. Pour le chasseur, souvent seul, éloigné de toute habitation et parfois installé sur un mirador, ces phénomènes représentent un danger qu’il ne faut pas négliger. Chaque année, la foudre frappe des milliers de fois le territoire français. Les chasseurs sont particulièrement exposés car ils évoluent dans des espaces ouverts, portent parfois des objets métalliques et recherchent des points hauts pour améliorer leur visibilité. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas le fusil qui attire la foudre. En revanche, le fait d'être la personne la plus haute dans une prairie, sur un chemin de crête ou dans un mirador augmente fortement le risque d'être touché. Dès les premiers grondements de tonnerre, il faut considérer que le danger est présent. Si le délai entre l'éclair et le tonnerre est inférieur à trente secondes, l'orage est suffisamment proche pour représenter une menace immédiate. Lorsqu'un orage approche, il ne faut pas chercher à attendre « encore cinq minutes ». Il est préférable d'interrompre immédiatement la chasse. Si vous êtes installé sur un mirador, quittez le. Qu'il soit en bois ou en métal, il constitue un point élevé particulièrement exposé. Il ne doit jamais servir d'abri pendant un orage. Le plus sûr reste un véhicule automobile fermé, vitres relevées. La carrosserie métallique agit comme une cage de Faraday et protège efficacement les occupants. À défaut, un bâtiment en dur constitue également un excellent refuge...

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Magistrats et chasseurs : une rencontre qui dépasse le simple cadre juridique

Pour la deuxième année consécutive, la Fédération nationale des chasseurs (FNC) est intervenue à l’École nationale de la magistrature (ENM) dans le cadre du module de formation continue « L’animal et le droit ». Une initiative qui pourrait paraître anodine, mais qui témoigne en réalité d’une évolution importante dans l’approche des contentieux liés à la faune sauvage, à la biodiversité et à la chasse. Face à une société où les questions environnementales occupent une place croissante dans le débat public, les magistrats sont aujourd’hui régulièrement confrontés à des dossiers impliquant la gestion de la faune, la réglementation cynégétique, les atteintes aux espèces protégées, les conflits d’usage de l’espace rural ou encore les recours contre les décisions administratives encadrant la chasse. Dans ce contexte, la connaissance des réalités de terrain devient un élément essentiel à la compréhension des dossiers. L’intervention de Guillaume Firmin, adjoint au directeur des affaires juridiques de la FNC et docteur en droit, a permis de présenter l’organisation du réseau cynégétique français, son fonctionnement et les nombreuses missions exercées par les fédérations de chasseurs. Souvent réduites à leur seule fonction de représentation des pratiquants, ces structures jouent également un rôle important dans le suivi des populations animales, la gestion de certains habitats naturels, la prévention des dégâts de gibier ou encore les actions de sensibilisation à la sécurité. Mais le cœur de cette rencontre a surtout porté sur la notion juridique « d’acte de chasse », sujet complexe dont les contours sont régulièrement examinés par les tribunaux. Derrière cette définition se cachent des conséquences parfois déterminantes en matière de responsabilité, de police de la chasse ou d’application des réglementations environnementales. Les échanges nourris entre magistrats et intervenants ont ainsi permis d’illustrer la manière dont le droit s’applique concrètement sur le terrain. Au-delà de l’aspect technique, cette initiative révèle l’importance du dialogue entre deux univers qui se connaissent parfois mal. Dans un contexte où la chasse demeure un sujet sensible, souvent au croisement des enjeux ruraux, écologiques et sociétaux, la qualité de la décision judiciaire repose aussi sur une bonne compréhension des réalités pratiques. Cette collaboration entre l’ENM et la FNC illustre finalement une conviction simple : mieux connaître un sujet ne signifie pas prendre parti, mais se donner les moyens de mieux le juger. Une exigence particulièrement précieuse à l’heure où les questions liées à la faune sauvage et à la biodiversité occupent une place grandissante dans les prétoires comme dans le débat public.


Chênes : les premiers enseignements d’une étude sur les insectes qui dégradent le bois

Lancé en 2023, le projet de recherche « Dépréciateur » commence à livrer ses premiers résultats. Porté par l’Université d’Orléans et l’INRAE, avec le soutien financier de la société Courvoisier SAS via le fonds ONF-Agir pour la forêt, ce programme vise à mieux comprendre les insectes responsables de la dégradation du bois de chêne et les facteurs favorisant leur présence. Au cœur de l’étude figure la « piqûre noire », une altération du bois provoquée par des insectes qui creusent des galeries dans l’aubier et parfois dans le duramen. En introduisant des champignons dont leurs larves se nourrissent, ils provoquent des taches sombres qui dévalorisent fortement le bois. Lorsque les galeries atteignent le bois de cœur, les grumes deviennent impropres aux usages les plus recherchés, comme la tonnellerie, la menuiserie ou la fabrication de parquets. Menée dans neuf forêts du bassin ligérien, l’étude révèle que ces dégâts ne sont pas imputables à une seule espèce. Les chercheurs en ont identifié une dizaine, capables d’attaquer l’aubier et le duramen, ainsi qu’une quinzaine d’insectes cambiophages, qui se nourrissent des tissus situés entre l’écorce et le bois. Les premiers apparaissent dès le mois de mars et deviennent particulièrement abondants à partir de mai. Les attaques se concentrent surtout sur la partie basse des arbres, celle qui possède la plus forte valeur économique pour la filière bois. L’un des apports majeurs du programme réside dans l’utilisation de l’ADN environnemental prélevé dans le frass, un mélange de sciure et de déjections expulsé par les insectes hors de leurs galeries. Cette méthode innovante a déjà permis d’identifier quatre espèces sans détériorer le bois et apparaît plus rapide et moins coûteuse que les techniques classiques. Des analyses biochimiques ont également été réalisées afin de distinguer l’aubier du duramen et d’estimer la profondeur des attaques. Si les premiers résultats sont encourageants, les chercheurs souhaitent encore affiner cette méthode pour différencier précisément les piqûres superficielles des atteintes profondes. D’ici fin 2026, les travaux se poursuivront pour mieux comprendre l’influence des caractéristiques des peuplements forestiers — densité, hauteur, ouverture du couvert ou microclimat — sur la présence des insectes dépréciateurs. À terme, ces connaissances pourraient permettre d’anticiper les périodes à risque et d’adapter les pratiques sylvicoles afin de limiter les dégâts sur les chênes et préserver la valeur des bois.


Plomb dans les munitions : sept ans de répit pour la grenaille. Les balles retirées du texte...

Les États membres de l'Union européenne ont franchi une nouvelle étape dans le dossier de l'interdiction du plomb dans les munitions. Réuni le 25 juin, le comité REACH a approuvé une version révisée du projet de règlement, repoussant à sept ans l'interdiction de la grenaille de plomb. Initialement, la Commission européenne prévoyait une entrée en vigueur après seulement 18 mois. Ce délai avait ensuite été porté à trois ans, puis à cinq ans, avant d'être finalement fixé à sept ans. Autre évolution majeure : les balles destinées aux armes à canon rayé ne sont plus concernées par le projet. Cette exclusion confirme l'orientation prise ces derniers mois, après les nombreuses réserves exprimées par plusieurs États membres, les fabricants de munitions et les représentants des chasseurs. Les discussions avaient mis en avant les difficultés techniques liées au remplacement du plomb dans ce type de projectiles, les questions de sécurité, de performances balistiques ainsi que les conséquences industrielles et les tensions d'approvisionnement. La Fédération nationale des chasseurs (FNC) salue une avancée importante, tout en rappelant que le texte n'est pas encore définitivement adopté. Elle estime que les futures décisions devront garantir la disponibilité de solutions alternatives fiables avant toute évolution de la réglementation. La FNC souligne également le rôle joué par la France, qui s'était prononcée en faveur d'un moratoire de huit ans, ainsi que celui de la FACE, mobilisée auprès des institutions européennes durant les négociations.