Le rapport 2026 de la Fédération européenne pour la chasse et la conservation (FACE) dresse un bilan globalement positif de la gestion adaptative de la tourterelle des bois mise en œuvre par l'Union européenne depuis 2021. Le principal enseignement est la poursuite du redressement de la population sur la voie migratoire occidentale (Espagne, France, Portugal et ouest de l'Italie). Les données du programme européen PECBMS montrent une hausse moyenne annuelle de près de 10 %, portant l'indice de population à son niveau le plus élevé depuis 2009. En revanche, sur la voie migratoire centrale et orientale, le déclin se poursuit, même si les effectifs semblent se stabiliser depuis 2021.
La FACE souligne que la chasse a été réduite d'environ 90 % depuis le lancement du plan de gestion adaptative. En 2025, la reprise de la chasse sur la voie occidentale s'est faite sous un quota très limité représentant un taux de prélèvement de 1,5 %. En pratique, seuls 43 000 oiseaux ont été prélevés, soit à peine un tiers du quota autorisé, en raison notamment d'une ouverture tardive de la saison, d'une faible mobilisation des chasseurs et de contraintes administratives. Sur la voie centrale-orientale, les prélèvements restent eux aussi très faibles, avec environ 95 000 oiseaux, correspondant à un taux estimé de 3,3 %. Or, selon les modèles démographiques développés dans le cadre du programme européen, des prélèvements pouvant atteindre 4 % demeureraient compatibles avec une croissance des populations. Le rapport met également en avant les progrès réalisés dans le suivi des prélèvements. Tous les États membres concernés déclarent désormais leurs tableaux de chasse, la plupart grâce à des applications mobiles, tandis que les contrôles révèlent un très fort respect des quotas, avec un nombre d'infractions jugé marginal. Face à l'absence de véritable reprise sur la voie centrale-orientale malgré la forte réduction de la chasse, la FACE estime qu'il devient nécessaire d'explorer d'autres facteurs limitants, notamment la qualité des habitats, les conditions de reproduction ou les variations locales des populations. Des travaux menés en Bulgarie montrent d'ailleurs une amélioration récente des densités de reproduction et une bonne productivité. Enfin, le rapport salue la publication par la Commission européenne d'un guide consacré à la restauration des habitats de la tourterelle des bois, considérée comme un levier essentiel pour assurer le rétablissement durable de l'espèce.
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La chasse... demain !

L'intérêt d'une telle collection réside dans la comparaison. Les archéologues travaillent fréquemment sur des fragments très incomplets, parfois altérés par le temps, le feu ou les conditions de conservation. En confrontant un éclat d'os à un spécimen de référence, ils peuvent déterminer avec précision la partie anatomique concernée, l'espèce, voire le sexe, l'âge ou certaines pathologies de l'individu auquel appartenait l'os. Pour les archéozoologues, l'ostéothèque animalière est une véritable mine d'informations. L'étude des ossements permet de reconstituer les espèces présentes sur un site, de comprendre les pratiques d'élevage, d'évaluer l'alimentation des populations anciennes ou encore de mettre en évidence certaines activités artisanales. Les bois de cervidés, par exemple, servaient à fabriquer des outils, tandis que les cornes pouvaient être transformées en peignes, manches ou armes. Les os conservent également les traces de maladies, de traumatismes ou de sollicitations mécaniques liées aux travaux agricoles, offrant ainsi un aperçu précieux de la vie quotidienne des hommes et des animaux il y a plusieurs siècles. Cette connaissance bénéficie aussi, de façon plus indirecte, aux spécialistes de la faune sauvage. Les collections ostéologiques constituent en effet une référence précieuse pour distinguer les différentes espèces de cervidés, de suidés ou de carnivores, identifier des restes découverts sur le terrain ou mieux comprendre l'évolution historique de leur répartition. Autant d'informations qui enrichissent les connaissances sur les grands mammifères fréquentant aujourd'hui nos territoires. Au-delà de la recherche, l'ostéothèque d'Artehis joue un rôle majeur dans la formation des futurs archéologues. Les étudiants y apprennent à reconnaître les structures osseuses en manipulant des spécimens réels, une étape indispensable pour acquérir les gestes et le regard indispensables au travail de terrain. Grâce à cette exceptionnelle bibliothèque anatomique, les os continuent ainsi de raconter l'histoire des hommes, des animaux… et des paysages qu'ils ont façonnés ensemble au fil des millénaires. (Photo E. Wittmann, ARTEHIS, 2026)
Pour établir une estimation plus fiable des effectifs, les scientifiques ont compilé plusieurs centaines d'études de terrain portant sur la densité des léopards. Ces données ont été intégrées dans un modèle combinant qualité de l'habitat, disponibilité des proies et pressions exercées par les activités humaines. L'analyse montre que la densité des léopards diminue fortement à proximité des zones habitées, dans les secteurs agricoles et dans les régions où l'élevage de moutons et de chèvres est important. À l'inverse, les populations sont plus abondantes dans les paysages riches en ongulés sauvages, notamment les bovidés et les suidés. Selon cette nouvelle modélisation, la population actuelle de léopards en Afrique subsaharienne serait inférieure à 140 000 individus, sensiblement inférieure aux estimations historiques. Cette réévaluation a des conséquences directes pour la gestion de l'espèce. Les auteurs montrent que, dans plus de la moitié des pays concernés, les quotas d'exportation de trophées autorisés par la CITES dépassent le seuil considéré comme durable, fixé à environ 10 % de la population de mâles adultes. Une révision des quotas apparaît donc nécessaire afin d'éviter une surexploitation locale. L'étude apporte également une vision plus optimiste en estimant que, si les habitats étaient restaurés et les populations de proies reconstituées, l'Afrique subsaharienne pourrait accueillir au moins 30% de léopards en plus, dans les conditions écologiques actuelles. Au-delà de ce constat, les chercheurs proposent un véritable outil d'aide à la décision. Leur modèle permet d'identifier les secteurs où les investissements en conservation seront les plus efficaces, qu'il s'agisse de protéger les habitats, de restaurer les populations de proies, de limiter les conflits avec les activités humaines ou d'adapter les politiques nationales de chasse. Ces travaux fournissent ainsi une base scientifique solide pour orienter la conservation du léopard à travers l'ensemble de son aire de répartition africaine.
Les spécialistes estiment que cette progression résulte principalement d’une expansion naturelle des populations européennes. Doté d’une remarquable capacité de dispersion, le chacal doré est capable de parcourir plusieurs centaines de kilomètres à la recherche de nouveaux territoires. Il profite des corridors écologiques et s’adapte à une grande diversité de milieux, qu’il s’agisse de zones agricoles, de forêts, de plaines, de montagnes ou encore de milieux semi-ouverts. Son régime alimentaire très opportuniste constitue également l’un des facteurs de son succès. Il consomme aussi bien de petits mammifères, des oiseaux, des invertébrés et des fruits que des carcasses d’animaux, jouant ainsi parfois un rôle de charognard. Cette grande faculté d’adaptation lui permet de s’implanter discrètement dans des secteurs où sa présence peut passer inaperçue pendant plusieurs années. Si l’observation vosgienne est authentifiée, elle s’inscrirait dans cette dynamique d’expansion déjà observée à l’échelle européenne. Pour autant, l’installation durable de l’espèce soulève plusieurs interrogations. Les scientifiques s’intéressent notamment à ses interactions avec les autres carnivores présents, comme le renard ou le loup, ainsi qu’à ses éventuels effets sur certaines populations de faune sauvage et sur les activités humaines, notamment l’élevage. À ce jour, les connaissances disponibles ne permettent pas de tirer des conclusions définitives sur l’ensemble de ces impacts. C’est pourquoi le suivi de l’espèce demeure essentiel. Chaque observation mérite d’être vérifiée et documentée afin de mieux comprendre l’évolution de sa répartition et d’adapter, si nécessaire, les mesures de gestion qui pourraient s’avérer utiles à l’avenir.
Mais cette ambitieuse politique de renouvellement forestier se heurte à un obstacle majeur : la pression exercée par les grands ongulés sauvages. Cerfs, chevreuils et, dans une moindre mesure, sangliers provoquent des dégâts importants sur les jeunes plantations en consommant les bourgeons, les pousses ou en frottant leurs bois contre les jeunes tiges. Sans une régulation efficace de leurs populations, une partie de ces investissements risque d'être compromise. Les chiffres de l'Office national des forêts (ONF) illustrent cette dégradation.
Aujourd'hui, près de 50 % des forêts domaniales présentent un déséquilibre entre la forêt et les populations d'ongulés, contre 34 % en 2015. Cela représente environ 850 000 hectares sur les 1,7 million d'hectares de forêts appartenant à l'État. Le phénomène touche désormais la quasi-totalité du territoire. Si le Grand Est demeure la région la plus concernée, la situation s'est également aggravée en Île-de-France, dans les Hauts-de-France, en Occitanie, en Provence-Alpes-Côte d'Azur ainsi que sur le littoral landais. Seule la Bretagne reste relativement épargnée. Pour préserver les jeunes arbres, les gestionnaires forestiers n'ont souvent d'autre choix que d'installer des clôtures autour des parcelles ou des protections individuelles sur chaque plant. Ces dispositifs, maintenus en place pendant une quinzaine d'années, représentent un investissement considérable. Selon l'ONF, ils augmentent en moyenne de 50 à 60 % le coût d'une plantation, sans compter les dépenses d'entretien et de remplacement. Au-delà de leur coût, ces protections modifient les paysages forestiers, compliquent les déplacements de la faune comme des promeneurs et génèrent, à terme, des déchets qu'il faut récupérer et recycler. Pour les forestiers, ces équipements constituent donc une solution de dernier recours plutôt qu'une réponse durable. Le maintien d'un équilibre entre les populations de grand gibier et la capacité d'accueil des milieux apparaît comme une condition essentielle à la réussite des programmes de reboisement. Dans cette perspective, la chasse demeure un outil de gestion indispensable. En permettant de maîtriser les effectifs d'ongulés à un niveau compatible avec la régénération naturelle et les nouvelles plantations, elle contribue directement à la préservation des forêts françaises et à leur adaptation aux défis climatiques des prochaines décennies.
Contrairement aux mouches qui colonisent les animaux déjà morts, la lucilie bouchère s'attaque exclusivement à des animaux vivants. Originaire des régions tropicales et subtropicales des Amériques, elle a longtemps constitué un véritable fléau pour les élevages, avant d'être pratiquement éradiquée d'Amérique du Nord grâce à d'importants programmes de lutte reposant sur la technique des mâles stériles. Sa réapparition récente rappelle toutefois que le parasite n'a pas disparu et qu'il reste capable de reconquérir de nouveaux territoires. La maladie provoquée par cette mouche est appelée myiase. Le mécanisme de contamination est particulièrement redoutable. Attirée par une plaie, même de très faible importance, la femelle dépose plusieurs centaines d'œufs sur les tissus vivants. Quelques heures plus tard, les larves éclosent et commencent immédiatement à se nourrir de chair vivante. Contrairement aux asticots des mouches communes, qui participent à la décomposition des cadavres, les larves de la lucilie bouchère détruisent progressivement les tissus de leur hôte. La plaie s'élargit rapidement sous l'action des larves. L'animal souffre de douleurs importantes, présente des écoulements parfois sanguinolents et attire de nouvelles femelles qui viennent pondre à leur tour. Sans intervention, l'infestation peut devenir massive et conduire à une septicémie ou à la mort de l'animal après plusieurs jours de souffrance. Toutes les espèces de mammifères peuvent être touchées, domestiques et sauvages : cervidés, sangliers, bouquetins, mouflons ou encore certains carnivores, dès lors qu'ils présentent une blessure ouverte...
« Dans un monde qui change, ce centre ancré au cœur des Ardennes est une plateforme d’échange et de dialogue pour faire progresser le savoir et la connaissance sur la faune sauvage et ses habitats... ». C’est par ces mots que le président de la Fondation a introduit son allocution prononcée dans la toute nouvelle salle de conférence face à un parterre de quelque 200 invités du monde de la chasse, de la forêt et de l’environnement en général. 
Livré dans les délais après deux années de travaux, le projet de cette infrastructure intégrée dans le paysage a été conduit conjointement par deux cabinets d’architectes, l’un établi dans les Ardennes (cabinet Frédéric Denisart) et le second établi à Paris (cabinet Paul Landauer). Les investissements se montent à 13 millions d'euros, financés à 94 % par la Fondation François Sommer. Les architectes ont utilisé, pour l’essentiel, tous les savoir-faire locaux en matière de construction, faisant travailler huit entreprises ardennaises et une rémoise.
Les bâtiments sont à basse consommation, les murs sont constitués de caissons « bois-paille » puis recouverts de parements de pierres ardennaises. Les toitures, elles, sont recouvertes de tuiles ardennaises. Les matériaux sont biosourcés et, pour la plupart, produits localement. Pour le chauffage, les architectes ont opté pour la géothermie profonde. L’ensemble du hameau s’étend sur une superficie de 2 500 m² et comprend neuf pavillons reliés entre eux par un large couloir, l’un des pavillons restant un espace ouvert prolongé par un promontoire offrant une vue sur les champs et les lisières du massif forestier de Belval. Les autres abritent les services administratifs, le hall d’accueil, deux laboratoires, une salle de conférence et une bibliothèque, un espace réservé à la création artistique, une grande salle de restauration, une cuisine de dernière génération et enfin une structure d’hébergement de 15 chambres avec en annexe, un salon. Précisons que toutes les pièces, quelles qu’elles soient, ont toujours un côté présentant une vue sur l’extérieur et sont dotées d’une décoration discrète**,** du meilleur goût, dans les domaines des arts animaliers et de la chasse...
Disponibles à partir de ce mois de juillet dans les magasins Decathlon et sur le site de la marque, ces nouvelles cartouches seront proposées aussi bien en version acier qu'en plomb, avec un objectif clairement affiché : réduire l'empreinte environnementale des munitions tout en conservant leurs performances balistiques. La principale innovation réside dans l'abandon progressif des bourres en polyéthylène, traditionnellement utilisées dans les cartouches modernes. Selon Solognac, l'ensemble de sa gamme acier adoptera désormais un matériau biodégradable capable de se décomposer en trois mois environ. Cette évolution vise à limiter la présence de déchets plastiques dans les milieux naturels et à éviter leur fragmentation en microplastiques susceptibles de persister pendant de nombreuses années dans les sols ou les milieux aquatiques. La nouvelle gamme débute avec une cartouche acier de 24 grammes destinée au ball-trap et s'étend jusqu'à des chargements de 35 grammes pour la chasse. Solognac propose également une version basse pression de 28 grammes, mieux adaptée aux armes anciennes, ainsi qu'un chargement en calibre 16, toujours recherché par les utilisateurs de fusils de génération plus ancienne. La bourre est un élément essentiel de la cartouche. Placée entre la poudre et la charge de plombs ou de billes d'acier, elle assure l'étanchéité des gaz, protège les projectiles lors du passage dans le canon et influence directement la qualité de la gerbe. Avec cette nouvelle génération de munitions, Solognac s'inscrit dans une tendance de fond visant à réduire l'impact environnemental des activités cynégétiques sans remettre en cause l'efficacité des cartouches.
Ce modèle intègre les caractéristiques du paysage ainsi que les principaux paramètres démographiques de l'espèce, notamment la survie, la reproduction, la taille des groupes familiaux et les déplacements des individus dispersants. Les simulations montrent qu'une diminution de 10 % de la mortalité des loups résidents entraîne une augmentation moyenne de 11 % de la taille des groupes, une hausse de 8 % du succès reproducteur et un allongement d'environ 130 % des distances de dispersion. À l'échelle de trente ans, ces effets se traduisent par un doublement de l'aire de répartition de la population étudiée, même lorsque la mortalité des individus dispersants reste inchangée. Le modèle met également en évidence le rôle de l'organisation sociale des meutes. Les loups vivent en groupes familiaux constitués d'un couple reproducteur et de sa descendance. Une mortalité élevée parmi les individus résidents réduit la taille des meutes, favorise la disparition des reproducteurs et diminue le succès de la reproduction. Ces modifications affectent ensuite les déplacements des jeunes loups quittant leur groupe pour coloniser de nouveaux territoires. Le document rappelle également l'évolution du cadre juridique. Jusqu'en 2021, les loups pouvaient être chassés ou faire l'objet de tirs de gestion sur une grande partie de l'Espagne. Une protection nationale a ensuite été instaurée avant d'être partiellement remise en cause en 2025 par une modification législative autorisant de nouveau des opérations de contrôle dans certaines régions, sous réserve des décisions judiciaires. Les auteurs indiquent enfin que plusieurs centaines de loups ont été légalement prélevés entre 2008 et 2013 et soulignent que les données disponibles suggèrent également l'existence d'une mortalité illégale, dont l'ampleur demeure difficile à évaluer.
Chez les mammifères, la production des spermatozoïdes repose sur un équilibre thermique particulièrement sensible. Les testicules fonctionnent naturellement à une température inférieure à celle du reste du corps, condition indispensable au bon déroulement de la spermatogenèse. Lorsque cet équilibre est rompu par une exposition prolongée à de fortes chaleurs, différents mécanismes cellulaires peuvent être activés. Les chercheurs décrivent notamment une augmentation de la production d'espèces réactives de l'oxygène (ROS), communément appelées radicaux libres. En quantité modérée, ces molécules jouent un rôle normal dans le fonctionnement cellulaire. En revanche, lorsqu'elles deviennent trop abondantes, elles peuvent provoquer un stress oxydatif susceptible d'endommager les membranes cellulaires, les mitochondries et l'ADN des cellules germinales. Les cellules les plus sensibles pourraient alors entrer dans des processus de mort cellulaire programmée, réduisant potentiellement la qualité de la spermatogenèse. Si ces mécanismes sont aujourd'hui bien documentés chez plusieurs espèces domestiques, comme le taureau, le bélier, le verrat ou le bouc, ainsi que chez l'homme, les connaissances demeurent, en revanche, très limitées chez les cervidés sauvages et, à notre connaissance, aucune étude n'a démontré un effet comparable chez le chevreuil...