​​​​​​​Suisse : un chasseur (sic) tue par erreur un lama, gardien de moutons

L’incident s’est passé dans le canton de Schwytz, où un chasseur a tué un lama, spécialement dressé pour la garde de moutons. L’animal appartenait à un agriculteur du Muotathal. Le bigleux chasseur n’a pas daigné signaler sa méprise aux autorités, qui l’ont quand même identifié à la suite des rumeurs qui courraient. Ce lama, protecteur des moutons, faisait partie d’un groupe de trois, très efficaces pour faire reculer les loups. Depuis, le chasseur qui a reconnu sa bévue, a contacté le garde-chasse, puis a réglé à l’amiable cette affaire avec l’éleveur qui n’a pas porté plainte. L’affaire n’est cependant pas terminée, puisque « n’ayant pas signalé immédiatement son tir, ce qui est la règle, il risque des suites juridiques » a confirmé Samuel Wyss, chef du service chasse du secteur.

Dégâts de sangliers : une clôture électrique connectée

Une start-up samarienne créée en 2020, « L'Enrouleur Français » vient de présenter un nouveau modèle de clôture électrifiée. Son principe repose sur un voltage très élevé (14 000 volts) que les animaux sont susceptibles de percevoir avant même d’avoir touché un fil conducteur. « Le voltage, très élevé, ne devrait pas blesser les animaux. Comme l'animal va sentir ces 14 000 volts avant le contact, il va s'arrêter, éventuellement faire le tour, mais jamais forcer, sauf cas exceptionnel. L’autre avantages de cette clôture est son caractère mobile, grâce à un appareil enrouleur. L'intérêt de l'agriculteur, c'est de poser des clôtures mobiles. Pour d'abord préserver son matériel, parce qu'aussi le grand gibier migre, et qu'enfin les parcelles n'accueillent pas toujours les mêmes cultures d'année en année. Autre spécificité, elle est connectée, ce qui permet de suivre en permanence son état et détecter en temps réel les anomalies. L’alerte arrive directement sur le téléphone du gestionnaire de la clôture… » assure Christophe Laignel, le concepteur de ce matériel. Quatre modèles de clôtures ont été développées : protection des cultures légumières, clôture de contention d’animaux domestiques (bovins, chevaux…), lutte contre les dégâts commis par les lapins, les sangliers et les cervidés.

Sécurité : encore et toujours !

Faut-il passer sous silence les accidents du week-end. Cela vaudrait mieux disent certains, car ça éviterait d’apporter de l’eau au moulin de nos opposants. Non, il faut en parler disent les autres, car il faut rappeler en permanence que la manipulation d’une arme à feu n’est jamais anodine. Cela étant, nous avons appris en fin de semaine dernière, que le chasseur blessé à la tête lors d’une battue aux sangliers dans le Var, n’avait pas survécu à ses blessures. Puis, à Belmont sur Rance, dans l’Aveyron, une balle a interrompu un repas de famille, quand le projectile est arrivé dans une baie vitrée. Personne n’a été touché par les éclats, mais une plainte a été déposée et une enquête est en cours. Samedi, dans la Drôme, à Saint Jean en Royans, Un homme a été blessé au pied par un éclat de balle, alors qu'il participait à une battue aux sangliers. Il a été héliporté par le Samu 26-07 à l'hôpital de Grenoble. La Gendarmerie a ouvert une enquête, de même que la FDC, pour tenter de déterminer les circonstances de l'accident. Samedi encore, en Savoie, à La Balme, une dame qui se promenait sur la Via Rhôna a également été blessée au pied par un éclat de balle. Elle a été transportée à l'hôpital de Chambéry. Là aussi une enquête est ouverte par les gendarmes de la brigade de Chindrieux, pour comprendre ce qui s'est passé. Enfin, à Mézos, dans les Landes, dimanche dernier, toujours lors d’une battue aux sangliers, un chasseur a blessé accidentellement un de ses collègues, qui a reçu plusieurs plombs dans l’abdomen. Le blessé, dont le pronostic vital n’est pas engagé, a été transféré à l’hôpital de Dax. Une enquête est en cours. Moins grave, certes, mais qui aurait pu avoir des conséquences, est cette gerbe de plombs qui a touché un véhicule des sapeurs-pompiers qui se rendait sur un accident, entre Saint Philbert de Grand Lieu et Saint Lumine en Coutais (Loire-Atlantique). Une quinzaine d’impacts ont été relevé sur la carrosserie. Une plainte a été déposée à la gendarmerie, en charge de déterminer la provenance des projectiles. La veille déjà, un habitant de La Haye-Fouassière, dans le vignoble nantais, avait contacté les gendarmes pour leur signaler qu’un tir de chasse avait atteint la palissade de sa propriété, heureusement sans faire de blessé. Des vérifications sont en cours. Plus grave, cet accident qui a eu lieu en Nouvelle Calédonie, où un jeune homme a succombé au cours d’une partie de chasse, à Boulouparis. Ce sont les chasseurs, eux-mêmes, qui ont alerté les secours. Rappelons une fois encore les trois fondamentaux de la sécurité : identification, tir fichant et respect de l’angle des 30°. Certes, cela ne réglera pas tout, mais contribuera à améliorer la sécurité.

COP 15 : les enjeux des négociations

Commencera aujourd’hui, et se poursuivra jusqu’au 15 octobre, le rassemblement virtuel des ministres de l’environnement d’une centaine de pays, chargés de poser les bases de la COP 15 qui aura lieu, en présentiel, en avril 2022 à Kunming en Chine. L'événement a, pour la première fois, été divisé en deux parties en raison de la pandémie de Covid, et, si cela a chagriné au départ, le temps de réflexion qui se présente permettra aux chefs d’Etats d’aller directement au but au printemps prochain. Considérée comme cruciale, cette COP 15 doit fixer un nouveau cadre international commun, pour restaurer et protéger la biodiversité. La base de travail est le texte qui a été présenté en juillet dernier, avec ses 21 objectifs à atteindre d’ici 2050, pour « vivre en harmonie avec la nature ». Des phases intermédiaires sont également programmées, dont 30% de protection des terres et des mers, la réduction de la pollution y compris celle générée par les plastiques, d’ici 2030.

3 000 km à pied, ça vous tente ?

Si les activités de plein air ont le vent en poupe, cette initiative, lancée par un français, devrait combler les amateurs de rando extrême. Le projet, original, prévoit de relier tous les parcs nationaux français. Les passionnés de ce genre de sport connaissent le « Pacific Crest Trail » aux États-Unis, ou le « Te Araroa » en Nouvelle-Zélande, mais si le projet français aboutit, ils auront un sérieux concurrent avec l’« HexaTrek » une super randonnée de 3 000 kilomètres au cœur des plus beaux parcs naturels de France. Les premières tentatives sont prévues pour l’été 2022, le temps de se préparer à ce qui sera une épreuve de très haut niveau. Ainsi, de l'Alsace à l’Atlantique, en passant par les Vosges, le Jura, les Alpes, les Pyrénées, la Massif central, les participants emprunteront 47 GR (grands sentiers de randonnée) qui ont été choisis pour faciliter cette course, avec la possibilité de bivouaquer. Le futur développement de l'application mobile, prochainement disponible, permettra de découvrir la randonnée au long cours et référencera les lieux de bivouacs autorisés, les refuges gratuits ou gardés, les points d'eau et les points de ravitaillement.