Le dossier explosif des dégâts de grand gibier vient de franchir un nouveau cap politique. En prenant publiquement position sur les réseaux sociaux, lundi 25 mai, Xavier Bertrand a repris presque mot pour mot les arguments défendus depuis plusieurs mois par la Fédération nationale des chasseurs : les chasseurs ne peuvent plus être tenus financièrement responsables dans des territoires où ils ne sont plus autorisés à réguler les populations animales. Une sortie qui résonne comme un avertissement adressé à l’État, mais aussi aux collectivités, associations et propriétaires qui contribuent à multiplier les zones interdites à la chasse.
Car derrière l’augmentation continue des indemnisations agricoles se cache une réalité de terrain de plus en plus dénoncée par les fédérations départementales : sangliers et cervidés prolifèrent précisément dans les espaces sanctuarisés, où toute régulation devient impossible ou extrêmement limitée. Emprises ferroviaires, autoroutières, zones industrielles, plateformes logistiques, réserves naturelles, friches sécurisées ou secteurs périurbains forment désormais un maillage considérable de refuges pour le grand gibier. À cela s’ajoutent les territoires où la chasse peut être bloquée par opposition idéologique, refus de céder les droits de chasse ou multiplication des contraintes administratives et contentieuses. Résultat : les animaux circulent depuis ces sanctuaires vers les cultures voisines, tandis que les chasseurs continuent d’assumer, presque seuls, le coût des dégâts. Pour Xavier Bertrand, cette situation atteint aujourd’hui ses limites. Son intervention marque un tournant car elle pose ouvertement une question longtemps évitée par le monde politique : peut-on interdire la chasse tout en faisant payer les chasseurs ? Derrière cette interrogation se profile un débat financier majeur. Le système français d’indemnisation repose historiquement sur un principe simple : les chasseurs régulent le gibier et indemnisent les dégâts causés aux cultures. Mais ce modèle suppose qu’ils disposent réellement des moyens d’agir. Or, dans de nombreux territoires, les chasseurs expliquent qu’ils deviennent juridiquement responsables d’animaux qu’ils ne peuvent plus prélever efficacement...
Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

À l’origine de cette initiative figurent notamment Jean-Pierre Vigier, président de l’ANEM et député de la Haute-Loire, Frédérique Espagnac, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, et Xavier Roseren, député de Haute-Savoie. Tous défendent une même idée : reconnaître officiellement le droit à la différenciation territoriale pour des zones confrontées à des contraintes géographiques, climatiques et démographiques particulières. Le texte adopté s’articule autour de onze mesures destinées à adapter les politiques publiques aux réalités de la montagne. L’éducation figure parmi les priorités avec une volonté d’assouplir la carte scolaire afin de tenir compte de l’isolement de certaines communes. En matière de santé, les élus souhaitent garantir un accès plus rapide aux soins d’urgence dans les vallées et zones enclavées. La gouvernance locale est également concernée avec la création de commissions spécifiques « montagne » dans certaines intercommunalités. Les parlementaires entendent ainsi mieux intégrer les enjeux propres aux massifs dans les décisions locales. La question de l’eau occupe aussi une place centrale. Le texte encourage une gestion multiusage de la ressource et le développement de capacités de stockage adaptées aux besoins agricoles, touristiques et environnementaux. Dans le même esprit, les infrastructures de recharge pour véhicules électriques devraient être accélérées afin de favoriser une mobilité décarbonée dans les stations et vallées.
Plusieurs représentants européens y participaient, parmi lesquels Srecko Žerjav, vice-président de FACE et président de la Fédération des chasseurs de Slovénie, ainsi que Jaroslaw Kuczaj, représentant permanent de l’Association polonaise de chasse auprès de FACE. Cette adhésion intervient dans un contexte particulier pour l’Albanie. Le pays avait instauré un moratoire national sur la chasse pendant plusieurs années afin de lutter contre le braconnage et l’effondrement de certaines populations animales. Les autorités souhaitent désormais reconstruire un modèle cynégétique moderne, mieux encadré et davantage tourné vers la conservation. Le ministre albanais de l’Environnement, Sofjan Jaupaj, a souligné que l’entrée au CIC offrirait au pays un accès direct à l’expertise internationale en matière de gestion durable de la faune, de suivi scientifique et de développement rural. Les échanges techniques ont notamment porté sur l’organisation des territoires de chasse, les systèmes de permis, la formation des gardes-chasse, le suivi sanitaire de la faune sauvage et la modernisation de la future législation. Les participants ont insisté sur le rôle central des associations locales de chasseurs, considérées comme des acteurs incontournables de terrain. Ils ont également mis en garde contre une privatisation excessive des droits de chasse qui pourrait marginaliser les communautés rurales traditionnellement impliquées dans la gestion des territoires. L’Albanie devra désormais aligner ses futures réformes sur plusieurs accords internationaux, dont l’AEWA et la Charte européenne de la chasse et de la biodiversité. Pour le CIC comme pour la FACE, cette adhésion marque le début d’une coopération durable destinée à renforcer la conservation de la faune sauvage dans les Balkans et à replacer la chasse dans un cadre transparent, scientifique et participatif.
Au fil de son parcours, elle occupe plusieurs postes stratégiques au sein des ministères économiques et financiers, mais aussi dans les institutions internationales. Elle travaille notamment auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international sur des questions de développement, d’économie agricole et de politiques publiques. Sa carrière diplomatique la conduit également dans plusieurs représentations françaises à Bruxelles, Varsovie et Madrid, où elle développe une solide expertise des négociations européennes et internationales. Depuis 2021, elle dirigeait le Cirad, organisme français de recherche agronomique spécialisé dans les régions tropicales et méditerranéennes, présent dans plus de 60 pays. Sous sa direction, l’établissement a renforcé ses travaux sur la sécurité alimentaire, la santé animale, le changement climatique, la biodiversité et les transitions agricoles. Sa nomination à la tête de l’Anses s’inscrit pleinement dans l’approche dite « One Health », qui considère les liens étroits entre santé humaine, santé animale et environnement. L’agence souligne que son expérience scientifique et internationale constitue un atout majeur dans un contexte où les enjeux sanitaires deviennent de plus en plus globaux. Lors de son audition parlementaire, Élisabeth Claverie de Saint Martin a insisté sur la nécessité de préserver une expertise scientifique indépendante capable d’éclairer les décisions publiques dans des débats souvent sensibles. Elle a également affiché sa volonté de renforcer le rayonnement scientifique international de l’Anses tout en consolidant son rôle d’appui aux politiques publiques françaises et européennes.
Cette augmentation s’explique notamment par la prolifération du moustique tigre, aujourd’hui implanté dans 83 départements métropolitains. Les conditions climatiques plus chaudes et plus humides favorisent son développement et prolongent sa période d’activité. Tous les moustiques ne transmettent pas les mêmes maladies. Le moustique tigre (Aedes albopictus), actif surtout en journée, est le principal vecteur de la dengue et du chikungunya. Pour limiter sa présence, il est essentiel de supprimer toutes les eaux stagnantes autour des habitations : coupelles, gouttières, pneus, récupérateurs d’eau ou seaux oubliés. Le port de vêtements longs et l’utilisation de répulsifs adaptés restent fortement recommandés. Le virus West Nile est, quant à lui, transmis principalement par les moustiques du genre Culex, très actifs au crépuscule et la nuit. Ils se développent davantage dans les zones humides, proches des marais, étangs ou cours d’eau. Les chevaux peuvent être touchés par cette maladie. Dans les écuries, il est conseillé d’installer des moustiquaires, de limiter les points d’eau stagnante et, lorsque cela est possible, de rentrer les animaux à la tombée de la nuit. Les voyageurs revenant de zones tropicales jouent également un rôle important dans l’introduction des virus en métropole. En cas de fièvre, douleurs articulaires ou fatigue après un voyage, il est important de consulter rapidement un médecin afin d’éviter toute transmission locale. La prévention reste aujourd’hui l’arme la plus efficace. Chacun peut agir à son niveau pour limiter la prolifération des moustiques et réduire les risques sanitaires. Une vigilance collective, associée à des gestes simples du quotidien, permettra de mieux protéger les populations face à ces maladies émergentes dont la progression semble désormais favorisée par le changement climatique.
Mais le cœur du courrier porte surtout sur la gestion des populations de cerfs en Haute-Marne, sujet particulièrement sensible depuis la réforme mise en place il y a trois ans. Jusqu’alors, le plan de chasse reposait sur une distinction entre deux catégories de mâles : les jeunes cerfs (C1) et les cerfs âgés (C2). Le système combinait plusieurs ratios techniques : volume global de prélèvements, proportion de mâles parmi les animaux attribués et part de vieux mâles au sein des prélèvements masculins. L’objectif était double : contrôler les effectifs tout en assurant un vieillissement équilibré de la population. La Fédération départementale des chasseurs a toutefois choisi d’expérimenter un nouveau mode de gestion simplifié. Le classement C1/C2 a été supprimé afin de limiter les erreurs d’identification sur le terrain, et de faciliter la réalisation des plans de chasse. En contrepartie, le nombre total de mâles attribués a été réduit afin de conserver un objectif biologique identique : maintenir davantage d’animaux en forêt pour favoriser naturellement leur vieillissement. Ce nouveau modèle oppose aujourd’hui deux lectures techniques. Ses défenseurs estiment qu’il permettra, à moyen terme, de préserver davantage de jeunes mâles qui atteindront progressivement des classes d’âge supérieures. Ses détracteurs s’appuient au contraire sur les premiers ratios de prélèvements observés, jugés moins favorables aux vieux cerfs qu’auparavant. Mais, comme le souligne l’auteur, une analyse fiable nécessiterait également d’intégrer les animaux non prélevés, toujours présents en forêt, ce qui demeure extrêmement complexe en milieu ouvert. Pour Jany Vernais, il est donc prématuré de tirer des conclusions définitives. L’expérimentation reste en cours et devra encore être évaluée scientifiquement avant d’être confirmée, corrigée ou abandonnée.
Plus de 11 000 foyers ont été enregistrés en 2025, un niveau inédit depuis 2021. La Pologne et l’Allemagne regroupent près de la moitié des cas européens. Fait marquant, l’Espagne a détecté de nouveaux foyers en Catalogne, une première depuis l’éradication officielle de la maladie en 1995. Les analyses génétiques n’ont pas permis d’identifier précisément l’origine de cette réapparition, ce qui alimente les inquiétudes des autorités sanitaires. Pour tenter de contenir l’épizootie, l’Union européenne a considérablement renforcé sa surveillance. Plus de 518 000 échantillons ont été analysés chez les porcs domestiques et 618 000 chez les sangliers. La surveillance dite « passive », basée sur l’analyse d’animaux morts ou présentant des symptômes suspects, s’est révélée particulièrement efficace, permettant de détecter l’essentiel des foyers. La maladie conserve par ailleurs une forte saisonnalité. Les élevages sont davantage touchés durant l’été, tandis que les cas chez les sangliers explosent surtout en hiver. Plusieurs pays, comme la Tchéquie et certaines régions du sud de l’Italie, ont toutefois obtenu des résultats encourageants grâce à des campagnes intensives de régulation et de surveillance des populations de sangliers. Très contagieuse mais sans danger pour l’homme, la peste porcine africaine provoque des pertes économiques considérables pour la filière porcine européenne. L’extension continue de la maladie chez le sanglier sauvage demeure aujourd’hui le principal défi sanitaire pour les États membres.
Une fois intégrées au nid, ces substances entrent directement en contact avec les œufs puis avec les oisillons, extrêmement vulnérables après l’éclosion. Selon Timo Roeke, porte-parole de Vogelbescherming Nederland, les jeunes oiseaux peuvent souffrir rapidement d’atteintes neurologiques graves ou mourir peu après la naissance. Les substances toxiques peuvent également contaminer les plantes et les insectes présents autour des nids, pénétrant ainsi dans toute la chaîne alimentaire. Pour appuyer cette alerte, les chercheurs ont analysé 103 nids de mésanges bleues et charbonnières contenant des poils d’animaux domestiques. Les résultats sont particulièrement inquiétants : chaque nid contenait entre deux et onze insecticides différents. Le fipronil a été retrouvé dans 100 % des échantillons, tandis que l’imidaclopride et la perméthrine étaient présents dans près de 90 % des cas. L’étude révèle également un lien direct entre le niveau de contamination et le succès de reproduction. Les nids contenant les concentrations les plus élevées présentaient davantage d’œufs non éclos et une mortalité accrue des oisillons. Les scientifiques estiment que ces produits pourraient jouer un rôle important dans le déclin de certaines populations d’oiseaux des jardins. Autre constat préoccupant : aucune alternative totalement sûre n’a pu être identifiée parmi les 22 antiparasitaires autorisés aux Pays-Bas. Les effets environnementaux de nombreuses molécules restent encore mal connus, notamment lorsqu’elles se dispersent dans la nature. Face à cette situation, Vogelbescherming Nederland recommande de brosser chiens et chats à l’intérieur des habitations et de jeter les poils dans des sacs fermés plutôt que dans les jardins ou les composts. L’association appelle également à une réflexion plus large sur l’impact écologique des traitements antiparasitaires vétérinaires, devenus omniprésents dans les foyers européens.
Ses détracteurs dénoncent une structure coûteuse, une multiplication des agences publiques et des financements parfois jugés opaques ou idéologiquement orientés. Cette contestation a pris une nouvelle ampleur avec le projet de loi « visant à renforcer l’État local », présenté par le gouvernement le 20 mai 2026. Le texte prévoit notamment de rapprocher les antennes régionales de l’ADEME des Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), placées sous l’autorité des préfets. Pour le gouvernement, cette réforme doit permettre de simplifier les procédures et d’éviter certains doublons administratifs. Mais cette perspective suscite une forte opposition au sein même de l’agence. Réuni exceptionnellement, le conseil d’administration de l’ADEME a demandé le retrait de cette réforme, estimant qu’elle risque d’affaiblir une organisation jugée efficace sur le terrain. Les représentants de l’agence rappellent notamment le rôle technique joué par ses spécialistes dans des dossiers complexes comme la géothermie, le fonds chaleur ou le recyclage industriel. À droite, de nombreux responsables politiques réclament depuis des mois une réduction du rôle de l’ADEME, accusée de dépenses excessives et d’un militantisme écologique trop marqué. Certains sénateurs proposent même de transférer directement les crédits de l’agence vers les régions afin de réduire les intermédiaires administratifs. Le débat dépasse désormais la seule organisation de l’ADEME : il illustre plus largement les tensions actuelles autour de la transition écologique, entre nécessité environnementale, maîtrise des dépenses publiques et méfiance croissante envers certaines structures de l’État.
Derrière les mots, apparaît le parcours d’un homme qui, en l’espace de quelques années, a vu s’enchaîner les difficultés : des problèmes cardiaques qu’il attribue publiquement à un vaccin, la perte de son mandat de député après sa défaite aux législatives, puis l’engagement dans la campagne des élections européennes de 2024, dont l’issue allait se révéler catastrophique sur le plan financier. À l’origine du projet se trouve Willy Schraen, président de la FNC, qui souhaite alors fédérer un électorat rural, estimant ne plus être entendu par les grands partis nationaux. L’idée consiste à bâtir une liste centrée sur la défense de la ruralité, des traditions, du monde agricole et cynégétique, avec l’ambition de peser à Bruxelles sur les questions environnementales et agricoles. Mais très rapidement, un problème stratégique apparaît : Willy Schraen ne souhaite finalement pas conduire lui-même la liste. Le président des chasseurs préfère rester en retrait, tout en conservant une influence déterminante sur l’orientation du projet. Le nom de Jean Lassalle s’impose alors presque naturellement. L’ancien député possède la notoriété nationale, l’image populaire et la crédibilité rurale nécessaires pour porter une telle aventure électorale. Il accepte de devenir tête de liste. Derrière lui, Willy Schraen prend la troisième position, un choix loin d’être anodin, puisque le seuil de 3 % conditionnait le remboursement des frais de campagne, tandis qu’un score supérieur à 5 % aurait permis d’obtenir des élus, dont le patron de la chasse française. À ce moment-là, l’alliance semble encore prometteuse et beaucoup imaginent pouvoir transformer la colère du monde rural en dynamique électorale...