- Aisne : 3 coups de feu ont été tirés en direction d’une propriété privée à Molain, en Thiérache, fin février. Une habitante du village affirme avoir entendu les détonations avant de découvrir que sa jument de 3 ans, un trotteur français, avait été touchée à la tête alors qu’elle se trouvait dans son champ. Selon la propriétaire, le premier tir a brisé la vitre d’une caravane stationnée sur le terrain. Le second projectile a atteint l’animal au niveau de la gueule. Aucun impact correspondant au troisième coup de feu n’a été retrouvé sur place. La jument, grièvement blessée, a été retrouvée au sol peu après les tirs. Un vétérinaire est intervenu pour prendre en charge l’animal dont l’état est jugé préoccupant. Une plainte a été déposée et une enquête est en cours...
- Ardennes : bien présent dans les campagnes ardennaises où il creuse ses terriers, le blaireau fragilise chemins ruraux, talus ou infrastructures routières et ferroviaires. Classé gibier dans le département, sa chasse est encadrée par des arrêtés préfectoraux qui fixent les périodes, les méthodes et les secteurs concernés.
Parmi les techniques autorisées figure la vénerie sous terre, lise en œuvre pour intervenir localement. La préfecture des Ardennes a pris un arrêté autorisant des opérations de régulation sur les communes de Challerange et de Monthois. Cette décision fait suite à des signalements de dégâts sur des cultures, des chemins et des infrastructures locales, ainsi qu’à des préoccupations sanitaires autour d’élevages bovins présents dans ces secteurs.
- Cantal : début février 2026, la dépouille d’un loup mâle était découverte sur la commune de Laveissenet. Le même jour, un chasseur s’est présenté à la gendarmerie et reconnaissait avoir tiré sur l’animal le 31 janvier lors d’une battue, pensant viser un renard. Selon le parquet d’Aurillac, l’homme a expliqué avoir commis une erreur d’identification lors du tir. À la suite de cette découverte, onze associations de protection de la nature, réunies au sein du collectif Cap Loup, ont déposé plainte pour destruction d’espèce protégée. Elles contestent la thèse de la confusion entre un loup et un renard et rappellent l’obligation, pour tout chasseur, d’identifier clairement sa cible avant de tirer et de vérifier son tir. Depuis la loi d’orientation agricole du 24 mars 2025, les atteintes non intentionnelles à une espèce protégée sont passibles d’une amende maximale de 450 euros ou d’un stage de sensibilisation à l’environnement. Dans le même temps, les organisations agricoles dénoncent l’augmentation de la prédation et demandent une révision des méthodes de comptage et de gestion du loup. L’enquête judiciaire est toujours en cours.
- Dordogne : fin février, une battue administrative de grande ampleur a été organisée à Boulazac, afin de réguler la population de sangliers.
L’opération, décidée par la préfecture, a mobilisé près de 200 personnes tout au long de la journée. Parmi elles figuraient environ 130 chasseurs issus de plusieurs sociétés locales, 20 lieutenants de louveterie et 15 gardes particuliers. La battue s’est déroulée le long de la voie verte de la commune, un secteur fréquenté et situé à proximité de plusieurs commerces. Pour des raisons de sécurité, la voie verte a été fermée au public pendant toute la durée de l’intervention. Des agents de la police municipale de Boulazac étaient également présents afin d’assurer l’encadrement de l’opération. Cette action fait suite à des dégâts causés par des sangliers dans plusieurs jardins de particuliers situés le long de la voie verte. Les autorités évoquent également le risque d’accidents de la route impliquant ces animaux. Trente-huit sangliers ont été abattus lors de cette opération...
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