Chaque année, la période du sevrage des marcassins marque un moment particulièrement sensible dans la vie des sangliers… et complique le travail des agriculteurs. À cette époque, les jeunes commencent progressivement à quitter l’alimentation lactée pour apprendre à se nourrir seuls. La laie conduit alors sa compagnie vers les secteurs les plus riches en nourriture afin d’assurer la croissance rapide des marcassins. Et comme la forêt manque de ressources, les champs deviennent une cible privilégiée. Le sanglier est un animal extrêmement adaptable. Historiquement forestier, il fréquente aujourd’hui les zones agricoles, périurbaines et parfois même les centres urbains. Cette capacité d’adaptation s’explique par son régime omnivore très opportuniste. Céréales, maïs, prairies, pommes de terre, légumes, vers, insectes ou déchets alimentaires : tout peut attirer une compagnie de sangliers. Mais les dégâts ne proviennent pas uniquement de ce qu’ils consomment.
Les sangliers fouillent continuellement le sol à la recherche de nourriture. Ces fouilles, appelées boutis ou vermillis, retournent parfois de grandes surfaces en quelques nuits seulement. Dans les cultures, elles provoquent des pertes importantes, notamment au printemps et en été. Les travaux du Centre de recherche sur la faune sauvage du Bade-Wurtemberg montrent que plusieurs facteurs influencent fortement ces déplacements : disponibilité alimentaire, tranquillité des zones de repos, pression humaine et qualité des refuges. Pour limiter les dégâts, plusieurs mesures peuvent être combinées. La première consiste à réduire l’attractivité alimentaire autour des habitations ou des zones sensibles : déchets verts non protégés, composts accessibles ou bennes ouvertes représentent de véritables garde-manger pour les sangliers. La sécurisation des dépôts et des contenants reste essentielle. En zone périurbaine, il est également conseillé de limiter les zones refuges trop favorables : ronciers épais, tas de branchages ou petits bosquets abandonnés offrent des caches idéales aux compagnies. Enfin, la dissuasion par la chasse joue un rôle important lorsqu’elle est adaptée. Les spécialistes allemands estiment que l’affût est particulièrement efficace en période estivale. Ils rappellent toutefois un principe essentiel : éviter de prélever une laie meneuse accompagnée de jeunes marcassins encore dépendants. Dans certaines situations, le prélèvement d’un jeune dans une compagnie suffit à renforcer la méfiance du groupe et à éloigner durablement les animaux des zones sensibles.
Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.
L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.
Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.
Pour se procurer ce Traité de technique usuelle et Exercices pratiques : c'est ICI
Les troubles recensés concernent aussi bien des pathologies physiques que comportementales. Les vétérinaires évoquent notamment une fréquence plus élevée de maladies digestives, dermatologiques ou respiratoires, mais aussi des troubles anxieux, des difficultés de socialisation et des comportements agressifs ou compulsifs. Selon les chercheurs, ces problèmes trouvent souvent leur origine dans les premières semaines de vie du chiot : sevrage précoce, manque de contact avec la mère, mauvaises conditions sanitaires ou absence de stimulation sociale. L’étude souligne également un constat important : même lorsque les animaux rejoignent ensuite des foyers stables et attentifs, les conséquences des mauvais traitements précoces restent souvent durables. Autrement dit, l’affection et les soins apportés par les propriétaires ne suffisent pas toujours à compenser les carences subies durant l’élevage. Cette enquête relance les inquiétudes autour du commerce illégal de chiots, largement alimenté par les ventes en ligne et les trafics transfrontaliers. Durant la pandémie, la forte demande et l’augmentation des prix ont favorisé l’apparition de nombreux élevages clandestins cherchant avant tout la rentabilité au détriment du bien-être animal. Les chercheurs appellent désormais à renforcer les contrôles et à mieux informer les futurs acquéreurs. Vérifier l’origine du chiot, visiter l’élevage, rencontrer la mère et exiger les documents sanitaires restent, selon eux, des étapes essentielles avant toute adoption.
Elle entraîne l’apparition de lésions vésiculeuses sur la bouche, les pieds et les trayons, provoquant boiteries, salivation importante, amaigrissement et baisse de production. Chez certaines espèces sauvages, l’infection peut rester discrète tout en participant à la circulation du virus dans l’environnement. En Afrique australe, plusieurs espèces sauvages peuvent être concernées par la maladie. Le buffle africain (Syncerus caffer) constitue notamment l’un des principaux réservoirs naturels du virus. D’autres espèces peuvent également être infectées : impalas, koudous, gnous, élands, bubales, girafes, antilopes sable, phacochères ou encore certaines espèces de gazelles. Les bovins domestiques demeurent toutefois les plus sensibles sur le plan économique en raison des conséquences directes sur l’élevage et les échanges commerciaux. À la suite de la détection des foyers, les autorités botswanaises ont renforcé les restrictions de déplacement concernant les bovins, les animaux sensibles ainsi que les transports de viande, de lait et de sous-produits animaux. Les activités cynégétiques ciblant les espèces à sabots non fendus restent autorisées, sous réserve de protocoles sanitaires stricts encadrant le traitement et le transport des trophées, notamment les peaux et les crânes. Selon le Safari Club International (SCI), plusieurs opérateurs touristiques ont déjà signalé des reports ou des annulations de safaris. Les exportations de trophées vers les États-Unis pourraient également être soumises à des contrôles renforcés. Les autorités sanitaires américaines exigent notamment, dans certains cas, des opérations de désinfection ou de fumigation réalisées par des taxidermistes agréés par l’APHIS, le service sanitaire du département américain de l’Agriculture. La situation est suivie de près par les autorités vétérinaires régionales, la fièvre aphteuse restant l’une des maladies animales les plus surveillées au monde en raison de son impact sanitaire et économique majeur.
Dans les territoires ruraux, ces contraintes fragilisent des entreprises déjà confrontées à des conditions de travail difficiles. Excès de pluie, sécheresses à répétition, tempêtes ou attaques parasitaires compliquent l’exploitation forestière et désorganisent l’approvisionnement des scieries et de toute la filière bois française. Derrière les débats réglementaires, ce sont aussi des milliers d’emplois locaux qui sont en jeu. Pour tenter de répondre à cette situation, le syndicat a avancé trois propositions concrètes. D’abord, la création d’une caisse d’intempéries destinée à soutenir les entreprises forestières lors des crises climatiques, sur le modèle d’un financement partagé entre secteur public et privé. Ensuite, la mise en place d’un guichet administratif unique afin de simplifier les autorisations de coupe et de sécuriser juridiquement les exploitants. Enfin, le SEFB demande l’application effective de la carte professionnelle d’exploitant forestier, prévue depuis la loi Climat et Résilience de 2021 mais toujours absente sur le terrain. Au-delà des enjeux économiques, les professionnels rappellent aussi que la forêt française ne peut être pensée sans une gestion globale des équilibres naturels. Régénération des peuplements, pression du grand gibier, renouvellement des essences, biodiversité ou prévention des incendies : forestiers, propriétaires, sylviculteurs et acteurs cynégétiques restent étroitement liés dans la gestion quotidienne des massifs. Une forêt vivante ne repose pas uniquement sur des réglementations, mais aussi sur une connaissance fine du terrain et des réalités rurales. Les sénateurs présents ont accueilli favorablement les propositions du SEFB. Reste désormais à savoir si cette écoute politique débouchera sur des mesures concrètes pour une filière qui estime avoir longtemps porté seule le poids des contradictions françaises autour de la forêt.
À Quimper, lors du comité départemental réuni le 7 mai, le groupe Loup Bretagne a dénoncé la stratégie d’élimination envisagée par les autorités. L’association estime que les attaques recensées en 2025 dans le Finistère seraient principalement liées à un individu récemment arrivé dans le sud du département. Selon elle, l’expérience observée dans le nord du Finistère montre qu’un loup installé durablement tend ensuite à se détourner progressivement des troupeaux pour revenir vers les proies sauvages (sic). Dans la Haute-Loire, les attaques se succèdent. À Saint-Haon, une prédation ayant causé la perte de cinq agneaux fait actuellement l’objet d’analyses par les agents de l’OFB. À Landos, dans la nuit du 5 au 6 mai, un troupeau de brebis noires du Velay a été durement touché : 25 ovins ont péri ou dû être euthanasiés après l’attaque. La commune a immédiatement été classée en « cercle 2 », permettant un renforcement des mesures de protection et des tirs de défense. Même inquiétude dans la Meuse, où quatre exploitations ont été touchées en une semaine entre Bar-le-Duc et Saint-Mihiel. Sept brebis et un veau ont été tués. Des prélèvements ADN sont en cours afin de déterminer s’il s’agit d’un seul individu. En Saône-et-Loire enfin, des veaux blessés à Montagny et Doizieux ont relancé les craintes après la photographie d’un loup prise à Mont dans la nuit du 4 au 5 mai. Cette expansion du loup soulève désormais une autre question en Europe : celle de son identité génétique. En Italie, une étude publiée dans la revue Biological Conservation révèle que près de 47 % des loups seraient désormais des hybrides issus de croisements avec des chiens errants. Les chercheurs alertent sur un possible « point de non-retour » génétique susceptible de modifier durablement le comportement et la physiologie de l’espèce. Un phénomène inédit par son ampleur, qui pourrait à terme brouiller les frontières mêmes entre le loup sauvage et le chien domestique.
Son chiffre d’affaires mondial est estimé entre 7 et 23 milliards de dollars par an. Cette économie souterraine prospère sur la misère, la corruption, l’effondrement des contrôles et surtout sur une demande toujours plus forte. À Paris-Charles-de-Gaulle, les douaniers doivent faire face à des flux gigantesques : près de 70 millions de passagers transitent chaque année par la plateforme. Dans cette marée humaine, les agents n’ont souvent que quelques secondes pour repérer un comportement suspect ou un bagage anormal. Malgré cela, les saisies se multiplient. Les services français interceptent régulièrement plusieurs tonnes de viande de brousse chaque année, principalement en provenance d’Afrique centrale et de l’Ouest. Singes, antilopes, chauves-souris ou rongeurs sont transportés sans aucune mesure sanitaire, au mépris total des risques épidémiques. Car au-delà du drame écologique, c’est aussi une bombe sanitaire. La pandémie de Covid-19 a rappelé brutalement le lien entre destruction de la biodiversité et émergence de maladies. Ebola, le virus Nipah, le SRAS ou encore certaines grippes animales ont tous un point commun : la proximité forcée entre humains et faune sauvage. Chaque cargaison illégale qui traverse les frontières devient une faille potentielle dans notre sécurité sanitaire mondiale. Ce trafic n’est donc pas qu’un folklore exotique. C’est une industrie prédatrice qui vide les forêts, accélère l’extinction des espèces et banalise l’idée que le vivant peut être empaqueté, vendu, consommé. À Roissy, derrière les vitrines du voyage mondialisé, se joue aussi une bataille discrète mais essentielle : celle de la protection du vivant face à l’économie du pillage.
Le régime unique doit permettre de regrouper dans une procédure unique les différentes autorisations nécessaires pour intervenir sur les haies agricoles, qu’il s’agisse d’arrachage, de déplacement ou de replantation. Cependant, plusieurs éléments techniques restent encore en discussion. La définition officielle des différents types de haies, buissonnantes, arbustives ou arborées, a récemment fait l’objet d’une consultation publique particulièrement suivie, suscitant de nombreuses critiques de la part des associations environnementales, des agriculteurs et des fédérations de chasseurs. Le principal point de débat concerne les règles de compensation écologique qui accompagneront les destructions de haies. Selon leur typologie et leur valeur environnementale, les obligations de replantation pourraient varier fortement d’un territoire à l’autre. Plusieurs organisations rurales craignent une réglementation trop complexe ou au contraire insuffisamment protectrice. Dans l’attente des derniers arbitrages gouvernementaux, les règles actuelles restent donc applicables. Les services de l’État ont déjà reçu des consignes pour préparer le futur déploiement du dispositif, qui doit progressivement entrer en application entre juin 2026 et janvier 2027. Ce report illustre les difficultés à concilier simplification administrative, préservation de la biodiversité et attentes du monde agricole autour d’un enjeu devenu central dans les politiques environnementales et rurales.
L’Asie de l’Est présente les taux les plus élevés d’ingestion, tandis que l’Asie du Sud affiche les concentrations les plus importantes dans les fèces. Ces résultats semblent liés à des facteurs comme la densité humaine, l’activité industrielle et la pollution le long des routes migratoires.
Face à cette situation, les forestiers tentent d’intervenir en urgence en exploitant les arbres contaminés pour limiter la propagation, mais les volumes à traiter dépassent souvent les capacités locales. Cette crise sanitaire fragilise toute la filière bois, déjà sous tension, et entraîne des pertes économiques importantes. Elle pose aussi la question de l’adaptation des forêts au changement climatique, alors que certaines essences deviennent de plus en plus vulnérables à ces attaques massives.
De cette relation naissent des figures hybrides, des personnages imaginaires et des animaux-métaphores, comme autant de reflets de nos émotions, de nos contradictions et de notre lien au vivant. Son œuvre interpelle, questionne, mais surtout émerveille par sa richesse visuelle et sa liberté d’expression. Que l’on soit amateur d’art contemporain ou simple curieux, cette exposition offre une expérience accessible et captivante. Chaque pièce invite à ralentir, à observer et à se laisser porter par une imagination fertile et singulière. Présentée tout au long du mois de mai, cette exposition est une belle occasion de découvrir une artiste inspirée dans un lieu intimiste et chaleureux. La Petite Galerie, située au 128 rue Jean Jaurès à Nouzonville, vous ouvre ses portes pour un moment de découverte artistique hors du commun. N’hésitez pas à franchir le seuil, à vous laisser surprendre et à échanger autour des œuvres. Pour toute information, vous pouvez contacter Philomène Bartelt à l’adresse suivante : philomene.bartelt@outlook.fr ...
Les interdictions généralisées de la chasse, les restrictions commerciales accrues et la fragmentation des cadres réglementaires fragilisent les systèmes d’incitation qui soutiennent la conservation dans de nombreuses régions riches en biodiversité. À rebours de ces tendances, la résolution affirme que l’utilisation durable des ressources fauniques, y compris la chasse réglementée, contribue directement à la préservation des habitats, à la gestion des espèces et au maintien des moyens de subsistance locaux.
Le CIC souligne également une réalité souvent négligée : des milliards de personnes dépendent de la faune sauvage pour leur alimentation, leurs revenus et leur identité culturelle. L’affaiblissement de ces économies met en péril à la fois les équilibres écologiques et le bien-être humain. La résolution rappelle à ce titre les engagements internationaux pris dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique et du Cadre mondial de Kunming-Montréal, qui reconnaissent tous deux l’importance de l’utilisation durable, bien que ces principes soient encore insuffisamment appliqués dans les politiques concrètes.
Sur le plan opérationnel, le texte invite les États à intégrer pleinement les économies de la faune sauvage dans leurs stratégies nationales de conservation et de développement rural. Il encourage une gestion scientifique et adaptative des populations animales, et met en garde contre les décisions politiques non fondées sur des données probantes, susceptibles de nuire aux objectifs de conservation. Il appelle également à une meilleure cohérence entre les politiques de biodiversité, de commerce et de développement. Le rôle du secteur privé et des partenaires de conservation est aussi mis en avant, notamment à travers le soutien à des initiatives générant des bénéfices mesurables pour la nature et les communautés locales. Enfin, la résolution engage les membres du CIC à renforcer leur action auprès des grandes instances internationales. Cette résolution défend une idée clé : conservation et utilisation ne s’opposent pas, elles se renforcent mutuellement. Lorsque la faune a une valeur tangible, sa protection devient une priorité partagée, garantissant ainsi sa pérennité pour les générations futures.
Portée par Jean-Pierre Vigier, président de l’ANEM, et Xavier Roseren, vice-président, cette initiative vise à répondre aux mutations profondes que connaissent les territoires de montagne : changement climatique, pression touristique, accès aux services publics ou encore maintien des activités économiques traditionnelles. L’objectif affiché est clair : garantir la vitalité, l’attractivité et la souveraineté de ces territoires souvent confrontés à des contraintes spécifiques. Le texte prévoit notamment une refondation du contrat entre la Nation et les territoires de montagne, afin de mieux reconnaître leurs particularités et leurs besoins. Il ambitionne également d’adapter les politiques publiques aux réalités des massifs, en tenant compte des enjeux d’isolement, de mobilité et d’aménagement. Parmi les priorités figurent le maintien de l’accès à l’école, aux soins et aux services publics de proximité, indispensables à la vie quotidienne des habitants. La proposition de loi insiste aussi sur la nécessité de renforcer la souveraineté alimentaire et énergétique, en soutenant les filières locales et les initiatives adaptées aux ressources des territoires. Enfin, le texte entend valoriser les activités agricoles, forestières et les productions de montagne, en reconnaissant leur rôle essentiel dans l’économie locale et la préservation des paysages. À l’approche de son examen, cette proposition de loi cristallise de fortes attentes pour l’avenir des territoires de montagne.