Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

 

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.

 

L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.

 

Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.

 

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Loups, élevage et argent public : jusqu’où ira cette mascarade de biodiversité ?

Dans toute la France, les attaques de loups sur le bétail se multiplient et concernent désormais une très large série de départements bien au-delà des Alpes historiques. Les bilans officiels du « Plan National d’Actions loup » montrent que des élevages ont subi des attaques dans des zones aussi variées que les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence, l’Isère, les Hautes-Alpes, la Drôme, la Haute-Savoie, la Lozère, l’Aveyron, le Gard, l’Hérault, le Var, la Saône-et-Loire, la Nièvre, les Pyrénées-Atlantiques, le Jura, le Doubs, l’Ardèche, le Tarn, les Pyrénées-Orientales, la Vienne, la Meuse, la Corrèze, le Puy-de-Dôme, l’Aude, l’Ain, la Haute-Loire, la Creuse, le Cantal, la Haute-Garonne, l’Allier, la Haute-Marne, le Vaucluse, la Haute-Saône, l’Yonne, la Haute-Vienne, la Seine-Maritime, le Loiret, le Bas-Rhin, et même le Finistère parmi d’autres. Aux attaques répétées sur les ovins du Puy-de-Dôme, qui ont fait plusieurs victimes en janvier 2026, s’ajoutent des constats quasiment quotidiens d’éleveurs dépassés par la prédation. La Dreal et les associations agricoles pointent une progression sur tout l’arc méridional et vers le nord-ouest, jusqu’à des signalements dans les départements de Mayenne, Manche et Orne, ce qui n’était pas le cas. Face à cette situation, l’État déploie un arsenal réglementaire complexe, des plans d’actions successifs, des systèmes d’indemnisation, des « tirs de défense », des réseaux de suivi et des expertises scientifiques, mais le coût pour les contribuables explose, tandis que de nombreux éleveurs restent sans réelle protection effective. Le débat s’enlise entre écologie strictement protectionniste et nécessité de sauvegarder des filières d’élevage, souvent héritées de siècles de pastoralisme. Quand donc s’arrêtera cette mascarade ?


Trophées : la sélection de février 2026

Indre

Cerf mature au merrain dédoublé

Présenté à l’exposition de Châteauroux 2024, ce cerf remarquable est estimé à plus de dix ans. Il se distingue par une anomalie morphologique peu fréquente : un dédoublement du merrain gauche prenant naissance juste au-dessus de l’andouiller d’œil. Cette particularité donne lieu à deux perches bien individualisées. La première porte une fourche sommitale classique, tandis que la seconde, presque aussi longue, se termine par une pointe sommitale nettement courbée, conférant à l’ensemble une silhouette atypique et spectaculaire. Le bois droit, plus conforme aux standards, présente une configuration de dix cors, avec toutefois une fourche antérieure très courte, signe possible d’un ralentissement de croissance lié à l’âge. L’ensemble du trophée traduit le vécu d’un animal âgé, chez lequel l’usure physiologique et les perturbations de croissance s’expriment pleinement. Une tête singulière, emblématique de la variabilité naturelle observée chez les grands cervidés matures.

 

Loir-et-Cher

Cerf multi-pointes

Présenté au Game Fair 2025 sur l’espace d’exposition de l’ANCGG et de l’AFMT, ce cerf prélevé en 2022 porte un trophée particulièrement expressif des derniers stades de vie d’un grand cervidé. L’ensemble se caractérise par un arrêt manifeste de la croissance des merrains, associé à une multiplication anarchique des pointes et à des déformations marquées des andouillers. Cette configuration, souvent observée chez les cerfs âgés ou en fin de cycle biologique, traduit un dérèglement des mécanismes hormonaux et métaboliques responsables de la repousse des bois. Loin des standards esthétiques classiques, ce trophée raconte l’histoire d’un animal arrivé à maturité avancée, dont le capital osseux s’exprime de manière désordonnée mais révélatrice. Ce type de tête constitue un témoignage précieux pour l’étude de la sénescence chez le cerf élaphe et rappelle l’importance d’une lecture biologique, au-delà de la seule cotation.

 

Aisne

Brocard sans andouillers antérieurs

Présenté lors de l’exposition annuelle des trophées, ce brocard se distingue par une configuration extrêmement rare : l’absence totale des deux andouillers antérieurs. Si la perte d’un andouiller peut s’observer relativement fréquemment chez le chevreuil, la disparition simultanée des deux reste exceptionnelle. Malgré cette particularité, l’animal présente un trophée d’une grande qualité esthétique, marqué par de fortes perlures. Le merrain droit se développe en une longue dague régulière, bien perlée et élancée. Le merrain gauche, en revanche, offre une petite fourche sommitale accompagnée d’un andouiller postérieur, disposition inhabituelle inversant l’architecture classique du trophée. Cette asymétrie accentue le caractère atypique de l’ensemble, tout en témoignant d’un bon potentiel de croissance. Ce brocard illustre parfaitement la capacité de l’espèce à produire des trophées originaux, fruits de facteurs génétiques, traumatiques ou physiologiques encore partiellement inexpliqués.

 

Vosges

Cerf aux empaumures en double fourche

Estimé à une dizaine d’années, ce cerf a été prélevé le 3 novembre 2024 sur le territoire de Grandvillers, dans le massif de Rambervillers. Il se distingue par des empaumures particulièrement harmonieuses, chacune se développant en double fourche bien marquée et remarquablement symétrique. Le trophée, de type 14 cors régulier, présente un équilibre rare entre puissance et régularité. Son poids brut atteint 6,6 kg, pour une envergure de 66 cm et des longueurs de merrains respectives de 85,8 cm et 84,9 cm. La cotation finale s’établit à 183,21 points, traduisant la qualité globale de la tête. Cette configuration témoigne d’un animal ayant bénéficié de conditions favorables tout au long de sa vie, tant sur le plan alimentaire que sanitaire. Un trophée représentatif d’une gestion équilibrée et d’un potentiel biologique pleinement exprimé.

 

Côte-d’Or

Cerf du massif d’Is-sur-Tille

Ce cerf de 14 cors irrégulier a été prélevé le 12 novembre 2023 sur la commune de Poiseul-lès-Saulx. Avec une cotation de 170,30 points, il franchit de justesse le seuil du niveau bronze. Le trophée affiche un poids net de 4,6 kg, avec des longueurs de merrains respectives de 86,6 cm et 87,3 cm. Les andouillers d’œil atteignent 28,2 cm et 28,6 cm, tandis que les chevillures mesurent 32,5 cm et 32,9 cm. Les circonférences des meules s’établissent à 23,8 cm et 23,3 cm, et celles des merrains oscillent entre 13,3 et 14,1 cm. Bien que légèrement irrégulier, l’ensemble reste harmonieux et bien construit. Ce trophée reflète un bon potentiel biologique et illustre la qualité des cervidés du massif d’Is-sur-Tille.

 

Marne

Brocard de Champagne

Prélevé le 8 août 2025 sur la commune de Grandes-Loges, entre Reims et Châlons-en-Champagne, ce brocard présente un trophée équilibré et finement structuré. Si la coloration générale demeure relativement claire, l’ensemble se distingue par des perlures nettes et bien réparties, signe d’une bonne vitalité. Le trophée affiche un poids net de 429 grammes pour un volume de 180 ml. Malgré une apparence discrète, la cotation finale atteint 121,15 points, permettant à ce brocard de dépasser le seuil du niveau argent. Cette tête illustre parfaitement le fait qu’un trophée n’a pas besoin d’une forte pigmentation pour exprimer sa qualité. Elle témoigne d’une croissance régulière et d’un animal bien développé, représentatif des populations de chevreuils champenois gérées dans des conditions favorables.

 

Moselle

Cerf atypique du massif du Donon

Découvert mort dans le massif du Donon, ce cerf estimé à plus de dix ans s’est vu décerner la médaille du trophée le plus original du secteur de montagne par la Fédération départementale des chasseurs. Le bois gauche présente des signes marqués de ravalement : disparition de la chevillure au profit d’une pliure d’âge, déformation prononcée de l’andouiller d’œil et absence totale d’empaumure. Ces éléments traduisent un net déclin physiologique, caractéristique d’un animal très âgé. Le bois droit, en revanche, conserve une structure plus classique de type dix cors, avec un surandouiller, restant globalement dans la norme morphologique. Ce contraste saisissant entre les deux bois confère à l’ensemble un caractère unique. Ce trophée constitue un exemple particulièrement instructif des effets du vieillissement sur la croissance osseuse chez le cerf élaphe en milieu montagnard.


Une nouvelle stratégie de recherche pour mieux accompagner la transition écologique

Face à l’ampleur des bouleversements environnementaux et climatiques, et dans un contexte où la parole scientifique peut être fragilisée, l’État réaffirme avec force le rôle central d’une recherche rigoureuse, indépendante et pleinement tournée vers l’intérêt général. La production de connaissances fiables constitue en effet un levier indispensable pour éclairer l’action publique, renforcer sa légitimité et garantir l’efficacité des politiques mises en œuvre. C’est dans cette perspective que plusieurs ministères en charge de la transition écologique, de la biodiversité, de l’aménagement du territoire, des transports, de la ville et du logement, ont élaboré une stratégie de recherche commune. Construite en lien étroit avec leurs services et les organismes scientifiques partenaires, cette démarche vise à mieux articuler les besoins des politiques publiques avec les capacités de la recherche publique, afin de répondre concrètement aux attentes des citoyens. La stratégie définie permet d’identifier les priorités de connaissance nécessaires pour concevoir, ajuster et évaluer les politiques publiques. Elle s’organise autour de trois grands enjeux scientifiques majeurs. Le premier concerne la mise en œuvre d’une transition écologique juste, attentive aux inégalités sociales et territoriales, afin qu’aucune population ni aucun territoire ne soit laissé de côté. Le deuxième enjeu vise la construction d’un avenir vivable et respectueux du vivant, en préservant la biodiversité, les ressources naturelles et les équilibres écologiques. Enfin, le troisième enjeu porte sur le renforcement de la résilience des territoires et des acteurs face aux crises climatiques, environnementales et sociales, appelées à se multiplier dans les années à venir. L’ambition de cette stratégie est claire : rapprocher durablement la recherche scientifique des décideurs publics, pour appuyer la transition écologique tout en contribuant au développement économique et à la cohésion des territoires. Au cœur de ce dispositif, le réseau scientifique et technique, animé par le Commissariat général au développement durable, rassemble près de quarante organismes aux compétences complémentaires en matière de recherche, de données, d’ingénierie et d’expertise.

 

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Quiproquo au sommet du Bargy

Rappelons d’abord les faits, calmement, avant que l’émotion ne tienne lieu d’argument. Le 12 janvier 2026, le Tribunal administratif de Grenoble a annulé un arrêté préfectoral autorisant l’abattage de 75 bouquetins dans le massif du Bargy. Motif : le préfet est passé en force malgré une suspension judiciaire antérieure, sans démontrer qu’aucune alternative crédible n’existait pour lutter contre la brucellose. Résultat : une condamnation symbolique (5 000 €) et, surtout, un nouvel épisode dans un feuilleton vieux de plus de dix ans. Premier quiproquo, et non des moindres : la chasse n’a strictement rien à voir avec cette affaire. Le bouquetin est une espèce protégée, malheureusement non chassable en France. Aucun chasseur, aucune FDC n’a donc demandé, organisé ces abattages administratifs. Assimiler cette opération à un acte de chasse relève soit de l’ignorance, soit de la mauvaise foi. On parle ici d’une décision sanitaire de l’État, prise par arrêté, exécutée par ses services. Point final. Deuxième quiproquo, soigneusement entretenu par certaines organisations écologistes : faire croire que ces abattages seraient une concession au « lobby de la chasse » ou à une pulsion destructrice d’un État autoritaire. En réalité, le cœur du problème est ailleurs. Depuis le début, la gestion de la brucellose dans le Bargy est pensée presque exclusivement à travers le prisme de l’élevage et de la filière fromagère locale. Et pas n’importe laquelle : celle des producteurs de Reblochon, et le bouquetin, animal sauvage protégé, sert ici de variable d’ajustement. C’est là que le discours des écolos devient franchement indécent. En prétendant défendre la biodiversité, ils piétinent allègrement l’élevage de montagne, pourtant déjà sous pression. Leur combat n’est ni social ni scientifique : il est idéologique. Ce qui compte, c’est de gagner en justice, de faire tomber le préfet et d’alimenter le récit d’un État destructeur. Ironie finale : à force de postures, on obtient exactement l’inverse de ce qui est affiché. La brucellose circule toujours et l’élevage reste sous tension... Un quiproquo, certes, mais un quiproquo mortel !


Cyberattaque visant l’application du permis de chasser : l’OFB informe ses usagers

Dans un contexte de recrudescence des actes de cybercriminalité visant les services publics, l’OFB a également été confronté à une cyberattaque affectant l’application nationale de gestion du Permis de chasser. Cet acte malveillant a entraîné un accès non autorisé à certaines données personnelles concernant des candidats, demandeurs et titulaires du permis de chasser. Dès l’identification de l’incident, l’OFB a engagé des actions immédiates afin d’en contenir les effets, d’en analyser l’ampleur et de sécuriser ses systèmes d’information. Selon les éléments actuellement disponibles, les données susceptibles d’avoir été concernées incluent notamment : le nom, le nom de naissance, les prénoms, la date et la ville de naissance, l’adresse postale, les numéros de téléphone fixe et portable, la nationalité, l’adresse électronique, le numéro de permis de chasser, ainsi que des informations liées aux démarches administratives et à l’examen du permis (convocations, dates, présence, résultats, inscription au fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes). L’OFB précise qu’aucune donnée bancaire, de santé ou relative à la détention d’armes n’a été compromise dans le cadre de cet incident. Dès la découverte de la cyberattaque, plusieurs mesures ont été mises en œuvre :

- l’arrêt immédiat de l’incident et le renforcement des dispositifs de sécurité informatique ;

- la fermeture temporaire de l’application au grand public pour les inscriptions au permis de chasser, jusqu’à la réunion de conditions de sécurité satisfaisantes ;

- le dépôt de plainte auprès de l’unité nationale cyber de la Gendarmerie nationale ;

- l’information des personnes concernées ;

- la notification de l’incident auprès de la CNIL et de l’ANSSI, conformément aux obligations réglementaires.

Par mesure de précaution, l’OFB recommande à l’ensemble des usagers concernés de faire preuve d’une vigilance accrue face à toute sollicitation suspecte (courriels, appels téléphoniques, SMS ou visites à domicile) et de ne jamais communiquer d’informations personnelles si l’origine de la demande n’est pas clairement identifiée. Pour toute information complémentaire, le délégué à la protection des données de l’OFB peut être contacté à l’adresse suivante : dpd@ofb.gouv.fr.

L’OFB regrette sincèrement cet incident et réaffirme sa mobilisation totale pour en limiter les conséquences et renforcer durablement la sécurité de ses systèmes.


La semaine en bref...

- Ain : une partie de chasse a viré au drame, le dimanche 25 janvier. L’accident s’est produit sur la commune d’Aranc, où un chasseur a été grièvement blessé après une lourde chute survenue en pleine zone boisée. Pour une raison indéterminée, l’homme a chuté d’une hauteur estimée à une dizaine de mètres. Alertés, les sapeurs-pompiers ont rapidement déployé un important dispositif de secours afin de prendre en charge la victime, dont l’état de santé a été jugé grave. Les premières interventions ont mobilisé des moyens terrestres, notamment des spécialistes du secours en milieux périlleux, en raison de la configuration difficile du terrain. Face à la complexité de l’opération, des renforts aériens ont été sollicités. L’intervention de l’hélicoptère de la Sécurité civile, Dragon 69, s’est révélée déterminante. Après avoir été médicalisé sur place, le chasseur a été hélitreuillé, puis évacué par les airs vers un centre hospitalier lyonnais. Au total, une quinzaine de secouristes ont été mobilisés pour cette opération d’envergure. Une enquête devra permettre de déterminer les circonstances exactes de l’accident.

 

- Aisne : la cellule départementale « loup » de l’Aisne s’est réunie le 20 janvier 2026 afin d’examiner les signalements enregistrés au cours de l’année 2025. À l’issue de cette réunion, les services de l’État ont confirmé trois situations distinctes impliquant la présence probable du loup sur le territoire départemental. Ces signalements reposent sur des indices jugés crédibles, tels que des observations visuelles, des traces ou des éléments techniques analysés par les services compétents. Aucune installation durable de l’espèce n’est toutefois attestée à ce stade. Les autorités précisent que ces éléments correspondent à des passages ponctuels, compatibles avec la dispersion naturelle de l’espèce depuis d’autres zones de présence avérée. La cellule « loup », qui réunit représentants de l’État, du monde agricole, des acteurs cynégétiques et environnementaux, rappelle que la vigilance reste de mise. Un dispositif de suivi est maintenu afin d’assurer la remontée des informations, d’accompagner les éleveurs et d’adapter les mesures de prévention si nécessaire.

 

- Ardèche : un chien est resté coincé pendant plus de 48 heures dans un terrier à Saint-Étienne-de-Fontbellon, avant d’être secouru par des spéléologues bénévoles. Les faits se sont produits le samedi 24 janvier, lors d’une partie de chasse, lorsque l’animal a disparu après s’être engagé dans une cavité souterraine. Grâce à son collier GPS, le chien a pu être localisé à une profondeur estimée entre cinq et six mètres sous terre. L’entrée du terrier était obstruée par de gros blocs rocheux, empêchant toute sortie. Une intervention a été organisée le lundi 26 janvier sous l’autorité de la préfecture. Trois spéléologues bénévoles du Spéléo Secours Français de l’Ardèche, encadrés par un sapeur-pompier du groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP 07), sont intervenus vers 14 heures. Après environ trois heures de travaux pour dégager et élargir le passage, le chien, un fox-terrier, a été extrait de la cavité vers 17 h 30.

 

- Aude : fin janvier, une exploitation agricole implantée à Missègre, a été durement touchée par une série d’attaques animales. À quatre reprises, un prédateur s’en est pris au troupeau, provoquant la mort d’environ quarante brebis. Les premières constatations effectuées sur place laissent envisager la piste du loup, sans que cette hypothèse ne soit, à ce stade, formellement confirmée. Les investigations se poursuivent sous l’autorité des services de l’État. Face à l’ampleur des pertes, la famille d’éleveurs est sous le choc et le patron exprime une vive colère. Il dénonce ce qu’il qualifie de « silence et d’hypocrisie » de la Sous-préfecture de Limoux, estimant manquer d’informations claires et de réponses concrètes. Alors que l’attente des conclusions officielles se prolonge, cette série d’attaques ravive les inquiétudes du monde agricole local et relance le débat sur la protection des troupeaux et l’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation.

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L’avenir de la chasse passera-t-il par le petit gibier sédentaire ?

Les espèces de petit gibier sédentaire : perdrix grise (Perdix perdix), faisan commun (Phasianus colchicus), lièvre d’Europe (Lepus europaeus) et lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus), constituent des bio-indicateurs particulièrement sensibles de l’état des agro-écosystèmes. Leur déclin, observé de manière continue depuis les années 1960, est aujourd’hui largement documenté par les suivis cynégétiques, les programmes STOC et les travaux de l’ex ONCFS, puis de l’OFB. Contrairement à une idée encore répandue, ce recul n’est pas principalement imputable à la pression de chasse, mais à une combinaison de facteurs structurels : simplification des paysages agricoles, disparition des infrastructures écologiques (haies, bandes enherbées, jachères), augmentation de la mortalité juvénile liée aux pratiques culturales, protection de certains prédateurs et dérèglement climatique affectant la reproduction. La dynamique de ces espèces repose sur un équilibre fin entre reproduction, survie et qualité de l’habitat. Les études montrent que, sans restauration fonctionnelle des milieux, aucune politique de restriction des prélèvements ne permet un redressement durable des populations. À l’inverse, les territoires ayant engagé des programmes intégrés (aménagements paysagers, régulation raisonnée des prédateurs opportunistes, limitation volontaire du tir) observent des recolonisations progressives mais mesurables. Ces résultats confirment que le petit gibier sédentaire ne peut être géré comme une simple ressource cynégétique, mais comme un compartiment à part entière de la biodiversité ordinaire...

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Hybridation entre le loup et le chien : une réalité scientifique documentée

L’hybridation entre le loup (Canis lupus) et le chien domestique (Canis lupus familiaris) constitue aujourd’hui un sujet solidement établi dans la littérature scientifique européenne. Contrairement à certaines idées reçues, il ne s’agit ni d’un phénomène hypothétique, ni d’un épiphénomène marginal. Comme le rappelle le généticien Ettore Randi, spécialiste des canidés : « L’hybridation entre le loup et le chien domestique est un phénomène avéré, favorisé par les pressions anthropiques, notamment la fragmentation des habitats et la présence de chiens non contrôlés ». L’Italie constitue à ce titre un terrain d’étude majeur. Depuis plus d’une décennie, des équipes de recherche, notamment issues de l’Université La Sapienza de Rome, mènent des analyses génétiques approfondies sur des individus retrouvés morts ou capturés dans différentes régions de la péninsule. Ces travaux ont permis d’identifier des loups porteurs de marqueurs génétiques canins, parfois issus d’hybridations récentes de première ou deuxième génération. Les chercheurs italiens soulignent cependant que ces cas sont localisés et hétérogènes, dépendant fortement du contexte écologique et humain. Toutefois, la répétition de ces événements dans certaines zones alimente une inquiétude croissante. « En Italie, l’hybridation loup–chien ne peut plus être considérée comme un événement marginal : elle est récurrente, localisée, mais persistante dans le temps », notent les équipes de La Sapienza. Le principal enjeu réside dans la fragilité génétique du loup italien, population issue d’un fort goulot d’étranglement historique. Dans ce contexte, même une faible introgression canine peut avoir des conséquences disproportionnées. Comme l’explique le biologiste évolutif Carles Vilà : « Même à faible fréquence, l’introgression de gènes canins peut représenter une menace sérieuse pour la conservation des populations de loups, en particulier lorsque celles-ci ont déjà subi un goulot d’étranglement génétique »...

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