L’Office français de la biodiversité (OFB) a identifié, le 4 octobre, un incident de sécurité affectant l’application Permis de chasser. Une attaque a permis un accès non autorisé à des données personnelles de certaines personnes ayant récemment utilisé le service pour s’inscrire à l’examen du permis de chasser ou demander un duplicata. Selon les premières informations communiquées par l’OFB, environ 1 200 personnes seraient concernées. Elles seront prochainement informées individuellement par courrier électronique. À ce stade, l’OFB précise que les données auxquelles il a été accédé sont des données à caractère personnel.
En revanche, l’incident ne concernerait aucune donnée relative à la santé, aux comptes bancaires ou à la détention d’armes. L’organisme poursuit ses investigations afin de déterminer précisément la nature et l’étendue des données piratées. Par mesure de précaution, l’accès à l’application Permis de chasser a été temporairement suspendu. Cette interruption doit permettre aux équipes techniques de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour sécuriser le service avant son rétablissement. L’OFB indique être pleinement mobilisé sur ce dossier. L’établissement appelle également les utilisateurs à renforcer leur vigilance face aux tentatives de fraude qui pourraient exploiter cet incident. Courriels, SMS ou appels faisant référence au permis de chasser et demandant des informations personnelles ou bancaires doivent être considérés avec prudence. L’OFB recommande de ne transmettre aucune donnée en réponse à une sollicitation dont l’origine ne peut être vérifiée. L’incident fait par ailleurs l’objet des démarches prévues auprès des autorités compétentes. Pour toute question concernant la protection des données personnelles, l’OFB indique qu’il est possible de contacter son délégué à la protection des données à l’adresse dpd@ofb.gouv.fr. L’OFB regrette cet incident et assure mettre en œuvre les mesures nécessaires pour en limiter les conséquences et rétablir le service dans des conditions de sécurité adaptées.
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La chasse... demain !

La FNC cite d’ailleurs cette opération parmi ses actions nationales destinées à rendre la chasse plus visible, et à informer chasseurs comme non-chasseurs. Pour cette édition 2026, les rendez-vous se répartissent sur plusieurs dimanches d’octobre selon les départements. Dans le Doubs, la journée est fixée au 11 octobre, tandis que la Savoie donne rendez-vous le 18 octobre et le Gers le 25 octobre. D’autres fédérations proposent également plusieurs dates ou des opérations adaptées aux particularités locales. Cette souplesse permet aux sociétés de chasse volontaires de présenter différents modes de chasse et différents territoires. En Savoie, par exemple, treize sociétés participent à l’édition 2026 et proposent de découvrir la connaissance des espèces et des milieux, les plans de chasse, les règles de sécurité ou encore le travail des chiens. Le principe repose surtout sur l'immersion et le dialogue. Après un accueil et un rappel des consignes de sécurité, les participants accompagnent des chasseurs expérimentés sur leur territoire. Selon les départements, ils peuvent ainsi découvrir une battue au grand gibier, une chasse devant soi, une chasse au chien d’arrêt, une palombière ou encore d’autres pratiques plus locales. Une ancienne présentation de l’opération précise que la matinée se termine généralement par un temps d’échange permettant de revenir sur la chasse observée et de répondre aux questions des visiteurs. L’enjeu est donc autant pédagogique que relationnel. Il s’agit de permettre aux personnes extérieures au monde cynégétique de se faire leur propre idée, en découvrant les territoires, les espèces, les chiens, les règles de sécurité et l’organisation d’une partie de chasse.
Cerf, chevreuil ou sanglier seront au cœur de cette semaine qui mêlera culture cynégétique et gastronomie. Plusieurs soirées sont notamment programmées à La Winstub, l’adresse traditionnelle alsacienne du Chambard, et à La Table d’Olivier Nasti, le restaurant gastronomique de la maison. Du 19 au 25 octobre, place au gibier à plumes, avec là encore des rendez-vous culinaires dans les deux établissements. Une façon de faire découvrir le petit gibier autrement, en mettant l’accent sur sa préparation et sa valorisation à table. Du 26 octobre au 1er novembre, le festival prendra une tournure particulièrement gourmande avec le Championnat du monde de la tourte de gibier, dont la deuxième édition réunira plusieurs spécialistes de cette préparation. Le concours a été imaginé par Olivier Nasti, Éric Briffard et Fabien Pairon, tous trois Meilleurs Ouvriers de France. Mais le programme ne s’arrête pas là : du 2 au 8 novembre, le Chambard consacrera une semaine au lièvre à la royale, avant une Semaine du gibier à poils, du 9 au 17 novembre, qui s’achèvera par un dîner de gala. Le Chambard – 9-13, rue du Général-de-Gaulle, 68240 Kaysersberg. Entre chasse, terroir alsacien et haute gastronomie, Olivier Nasti fait ainsi du gibier le fil conducteur d’un mois d’automne particulièrement dense.
Mais le changement de décor pourrait être brutal. Avec le retour des pluies, les sols se réhydratent, les vers de terre et les invertébrés remontent dans les premiers centimètres du sol : pour les sangliers, le garde-manger se reconstitue. Et avec lui, le risque de dégâts. Quelques nuits suffisent parfois pour transformer une parcelle fraîchement semée en terrain retourné. Le phénomène est particulièrement sensible à cette période de l’année. Les cultures d’automne viennent d’être implantées, les prairies retrouvent de l’humidité et les sols deviennent plus faciles à fouiller. Le groin des bêtes noires peut alors arracher des jeunes plants, dégrader les levées, retourner les surfaces et créer des zones où le passage des engins agricoles devient plus compliqué. Dans les prairies, les boutis peuvent également provoquer des pertes de couvert et dégrader durablement la qualité des parcelles. Le paradoxe de cette année est donc là : après avoir rendu certaines cultures moins attractives, la sécheresse pourrait laisser place à une période de forte concentration du gibier dès que les conditions redeviennent favorables. Pour les agriculteurs comme pour les chasseurs, les prochaines semaines seront donc à surveiller de près. Repérer les secteurs qui concentrent les animaux, renforcer la prévention autour des parcelles sensibles et adapter la pression de chasse seront déterminants. La facture des dégâts 2026 ne se joue peut-être pas dans les champs déjà récoltés, mais dans ceux qui commencent tout juste à lever.
e, développement des applications dédiées aux chasseurs ou encore initiatives danoises destinées à rapprocher les enfants de la nature et de la chasse à travers l’alimentation. L’intervention de Renée Thornton, fondatrice du programme Women Hunt® de la Wild Sheep Foundation, consacrée à la place des femmes dans la chasse, a également marqué les débats. Les membres ont par ailleurs contribué à l’élaboration de la prochaine stratégie de FACE, avec la volonté de maintenir les besoins des organisations nationales au cœur de ses priorités.
La commissaire européenne Jessika Roswall a assisté à l’ensemble des échanges et répondu aux questions du public. La journée s’est achevée par un dîner de gala coorganisé avec Safari Club International. Le 30 septembre, les membres ont poursuivi leurs travaux autour de la résilience des directives Oiseaux et Habitats, de la réglementation européenne concernant les chiens de chasse et de la restauration des populations de petit gibier. ELO a notamment présenté les possibilités offertes par la PAC en faveur de la biodiversité. Une table ronde réunissant le CIC, la Wild Sheep Foundation et la SCI Foundation a enfin abordé les moyens de concilier chasse et conservation à l’échelle mondiale. L’Assemblée s’est conclue par un don de 50 000 dollars de la Wild Sheep Foundation, destiné à soutenir le travail de plaidoyer de la FACE. Les membres se retrouveront à Vienne en mars 2027, puis à Bruxelles les 28 et 29 septembre 2027 pour une Assemblée générale marquée par les élections et le 50e anniversaire de FACE. Pour son président, Laurens Hoedemaker, cette échéance doit permettre à FACE de s’appuyer sur une organisation « solide et unie » pour devenir encore plus proactive et orienter les débats européens sur la chasse et la conservation. (Photos FACE)
Ces engagements sont notamment liés à la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes, au Cadre mondial de Kunming-Montréal sur la biodiversité, à la lutte contre la désertification et aux politiques climatiques nationales. La plupart des échéances convergent vers 2030, mais le rythme actuel apparaît insuffisant pour atteindre ces objectifs. Les efforts sont très inégalement répartis. L’Asie de l’Est, l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne concentrent 80 % des superficies recensées. L’Asie de l’Est représente 38,8 millions d’hectares, notamment grâce à la restauration forestière, soit 35 % de ses engagements. L’Asie du Sud atteint 37,8 millions d’hectares, principalement grâce à des interventions agricoles et à l’amélioration de la productivité des terres, soit environ 40 % de ses objectifs. L’Afrique subsaharienne compte 23,3 millions d’hectares restaurés, mais ce chiffre ne représente que 5 % de ses ambitions, qui portent sur 480 millions d’hectares. L’UICN souligne toutefois que ces chiffres constituent probablement une estimation minimale. Certains projets de restauration ne sont pas encore intégrés aux systèmes internationaux de suivi, en raison de lacunes dans la collecte et la transmission des données. Le rapport insiste donc sur plusieurs priorités : renforcer les systèmes nationaux de suivi, harmoniser les méthodes de déclaration, améliorer le financement et la coordination institutionnelle. Pour l’UICN, l’enjeu n’est désormais plus seulement de multiplier les hectares annoncés, mais de mesurer précisément les superficies effectivement restaurées et leurs bénéfices pour les populations, les sols, la biodiversité et la résilience climatique.
Depuis 2023, jamais autant de candidats ne s’étaient présentés à l’examen, et le nombre de permis délivrés atteint également un niveau inédit. Le nombre de sessions a progressé de 5,4 % en un an, contre 3,6 % pour les candidats. Le taux de réussite reste, lui, relativement stable, entre 71,7 % et 72,9 %. L’OFB porte également une attention particulière aux espèces soumises à gestion adaptative ou présentant un état de conservation défavorable, comme le fuligule milouin ou la tourterelle des bois. Les contrôles portent notamment sur les prélèvements réalisés dans le cadre réglementaire et leur déclaration dans ChassAdapt. Ces données alimentent ensuite les travaux des groupes d’experts nationaux et européens.
Ils n’étaient plus là pour défendre leur territoire, regrouper les biches et transmettre leurs qualités à la génération suivante. En revanche, les jeunes cerfs et ceux que l’on pouvait considérer comme sans intérêt au regard des objectifs d’une gestion qualitative, ont, eux, participé à la reproduction. Pour une gestion raisonnée des grands cervidés, difficile d’imaginer une démonstration plus cinglante. Il faut avoir parcouru ces massifs, les avoir sillonnés en long, en large et quelquefois même en travers, pour mesurer ce que représente un brame aussi terne. Dans les secteurs réputés, la nature semblait en berne. Aucune harde de biches digne de ce nom n’a été observée. Quelques esseulées, accompagnées de leurs faons de l’année et parfois de bichettes, ont bien été aperçues. Mais où étaient les rassemblements qui donnaient aux forêts leur caractère, leur beauté et leur intérêt ? Où étaient les animaux qui, par leur présence, justifiaient tant d’années d’efforts, de suivis et de discussions sur la gestion de la grande faune ? Ce n’est pas seulement une question de spectacle. Le brame est l’un des moments où l’on peut apprécier la structure d’une population de cerfs, sa dynamique, la présence de mâles adultes et l’organisation sociale des hardes. Certes, il ne suffit pas, à lui seul, à établir un diagnostic scientifique, mais sa faiblesse, lorsqu’elle est constatée, mérite autre chose qu’un haussement d’épaules...