Introduire du faisan sur un territoire n’est pas une simple opération de lâcher de gibier, mais une véritable démarche de gestion visant à installer une population sauvage durable. Lorsqu’elle est bien menée, cette initiative présente un réel intérêt, tant pour la biodiversité que pour la chasse. Le faisan, comme la perdrix ou le lapin, constitue une espèce clé en plaine, capable de s’adapter à différents milieux à condition que ceux-ci soient variés et correctement aménagés. La réussite repose sur plusieurs facteurs essentiels : des lâchers progressifs sur plusieurs années, une phase d’acclimatation en volières adaptées, et surtout une régulation efficace des prédateurs. Les faisandeaux, élevés en captivité, doivent être préparés à la vie sauvage, car ils sont particulièrement vulnérables.
L’aménagement du territoire est également déterminant : présence de haies, bosquets, cultures, points d’eau et zones refuges favorisent leur installation. Un suivi rigoureux des populations est indispensable afin d’évaluer la réussite de l’implantation et d’ajuster les prélèvements futurs sans compromettre l’équilibre obtenu. En résumé, avec de la patience, des aménagements adaptés et une gestion sérieuse, l’introduction du faisan peut devenir un véritable succès cynégétique et écologique.
Apprendre aux faisandeaux à se percher pour la nuit
L’idée peut sembler surprenante, presque anecdotique, et pourtant elle repose sur une observation très concrète du terrain : une grande partie de la mortalité des faisandeaux survient la nuit. Dans les années 1980, un garde particulier avait constaté que les jeunes faisans, en particulier ceux issus d’élevage, avaient tendance à dormir au sol, les exposant directement aux prédateurs terrestres comme les renards ou les mustélidés. Partant de ce constat, il mit au point une méthode simple mais ingénieuse, pour leur apprendre à se percher, comportement essentiel à leur survie. Le principe repose sur un apprentissage précoce, dès l’âge de six semaines, avant même leur transfert en volière d’acclimatation...

Face à l’absence d’amélioration, les médecins ont réalisé des examens approfondis, dont un lavage broncho-alvéolaire. Le séquençage génomique a permis d’identifier rapidement le virus A(H9N2), une souche jusqu’alors jamais détectée chez l’humain en Europe. Le patient a été placé sous surveillance médicale et son état a évolué favorablement. Le virus A(H9N2) est connu depuis plusieurs années pour infecter principalement les volailles en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient. Les cas humains restent rares et généralement bénins, avec des symptômes respiratoires modérés. Toutefois, les autorités sanitaires surveillent étroitement cette souche en raison de sa capacité à muter et à se recombiner avec d’autres virus grippaux. Les dernières observations montrent que certaines souches de H9N2 possèdent des adaptations facilitant l’infection chez les mammifères. Des études ont également mis en évidence une possible transmission limitée de l’animal à l’homme, principalement lors de contacts étroits avec des volailles infectées. À ce stade, aucun cas de transmission interhumaine n’a été confirmé. L’OMS estime que le risque pour la population européenne reste faible, mais souligne l’importance d’une surveillance renforcée, notamment dans le contexte des déplacements internationaux et des zoonoses émergentes.
Une expertise récente de l’Anses met en évidence les effets de ce mode de chauffage, qui dégage une part majeure des émissions de particules fines : environ 40 % des PM 2,5, ainsi qu’une proportion très importante de particules organiques et de suies. Ces émissions concernent aussi bien l’air extérieur que l’air intérieur, notamment dans les habitations mal ventilées ou équipées d’appareils anciens. Les impacts varient selon les territoires. Ils sont plus marqués dans les zones froides, encaissées ou densément peuplées, où les conditions climatiques limitent la dispersion des polluants.
Les facteurs aggravants sont bien identifiés : équipements vétustes, foyers ouverts, bois humide ou mauvaises pratiques d’utilisation. Sur le plan sanitaire, ces polluants sont associés à des troubles respiratoires et cardiovasculaires, touchant particulièrement les populations fragiles. Ce constat concerne également les pavillons de chasse. Souvent isolés, utilisés de manière saisonnière et parfois équipés d’installations anciennes, ils participent eux aussi, à leur échelle, à ces émissions. Le recours au bois y est culturel, mais il n’échappe pas aux mêmes enjeux environnementaux et sanitaires que dans les habitations. Face à cette situation, les autorités encouragent le renouvellement des équipements, l’entretien régulier et l’adoption de bonnes pratiques. L’amélioration de la qualité de l’air passe ainsi par une évolution globale des usages, qu’ils soient domestiques ou liés aux activités de plein air, afin de concilier tradition et responsabilité environnementale.
Lorsqu’ils sont insuffisants ou dégradés, les animaux sont contraints de se déplacer davantage, ce qui augmente leur vulnérabilité, notamment à proximité des routes ou des zones agricoles. Pour remédier à cette situation, les chasseurs peuvent mettre en place différents aménagements visant à renforcer la capacité d’accueil du milieu. Haies champêtres, bosquets, bandes enherbées permettent par exemple de recréer des corridors écologiques favorables à la biodiversité.
De même, les cultures à gibier, composées de plantes comme le sorgho, le maïs ou le trèfle, constituent une solution efficace pour offrir nourriture et protection à différentes espèces. Ces aménagements doivent toutefois être pensés sur le long terme, en intégrant une gestion adaptée des cycles saisonniers et un entretien régulier. Par ailleurs, la valorisation des milieux existants, comme les friches ou les lisières forestières, représente une approche complémentaire, souvent moins coûteuse et plus respectueuse des équilibres naturels. L’objectif global est donc de créer un environnement favorable au gibier tout en contribuant à la préservation de la biodiversité locale, dans une logique de gestion durable des territoires ruraux...
Cette enquête concerne plusieurs secteurs du territoire alsacien, notamment entre Geispolsheim, Obernai et Dorlisheim, entre Ernolsheim-sur-Bruche et Truchtersheim, ainsi qu’à la limite du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, entre Elsenheim et Jebsheim, soit un total de 39 communes ciblées. Cet appel intervient dans un contexte où, malgré des efforts de conservation importants, les populations de grand hamster peinent à se maintenir durablement. À l’approche de l’échéance, en 2028, du Plan National d’Actions dédié à l’espèce, l’OFB souhaite consolider les connaissances scientifiques afin d’adapter les stratégies futures. Les informations recueillies permettront d’affiner la cartographie historique, d’ajuster les sites de lâcher, de renforcer la pertinence des zones de conservation collective et de mieux évaluer le caractère favorable des parcelles agricoles. Les personnes volontaires seront invitées à participer à des entretiens individuels, organisés entre le 15 avril et le 1er juin 2026, afin de recueillir leurs souvenirs, l’évolution des paysages et des pratiques agricoles, ainsi que toute donnée utile à la compréhension de l’histoire de l’espèce. À travers cette démarche, l’OFB entend mobiliser une mémoire locale précieuse pour contribuer concrètement à la préservation du grand hamster, espèce emblématique du patrimoine naturel alsacien.
La première étape consiste à mieux connaître ces animaux. Depuis plusieurs années, des suivis réguliers sont menés afin d’évaluer les populations. Le projet « Eco-Phoques » a permis dès 2017 de recenser environ 1 100 individus entre la frontière belge et la baie de Somme. Ces observations ont été complétées par des comptages aériens en 2020 et 2021. En 2025, la population est estimée à près de 1 800 phoques dans la zone. Ces données sont cruciales pour adapter les actions de protection. Parallèlement, les activités humaines, notamment le tourisme, peuvent perturber les animaux sur leurs zones de repos. Pour limiter ces impacts, des études comportementales ont été lancées et des dispositifs comme les « îlots de tranquillité » sont progressivement mis en place sur certaines plages. Des chartes encadrent également les pratiques des professionnels, en particulier en matière de navigation et de bruit. La sensibilisation joue un rôle clé. Des campagnes d’information rappellent les bons gestes à adopter : garder ses distances, éviter les drones et observer les phoques sans les déranger. Enfin, le respect de la réglementation est strictement contrôlé, toute perturbation volontaire étant passible de sanctions. (Photo OFB : Benjamin Guichard)
Ce moment charnière entraîne aussi une réorganisation interne. Les jeunes de l’année précédente, devenus subadultes, sont progressivement mis à l’écart. Certains quittent alors le groupe : c’est le début de la dispersion. Livrés à eux-mêmes, ces jeunes loups entament une phase d’errance pouvant durer plusieurs mois, voire davantage. Ils parcourent parfois des centaines de kilomètres à la recherche d’un territoire et d’un partenaire. Mais derrière cette mécanique bien connue du monde sauvage se cache une réalité beaucoup moins théorique pour ceux qui vivent et travaillent sur le terrain. Car ces jeunes loups, inexpérimentés, opportunistes, et poussés par la nécessité de se nourrir, ne choisissent pas la difficulté. Moins performants dans la chasse des animaux sauvages, ils se tournent vers des proies plus accessibles : les troupeaux domestiques.
Et c’est là que commence, pour les éleveurs, une période de tension extrême. Chaque année, le même scénario se répète. Alors que certains observent cette expansion du loup avec distance, confortablement installés loin des zones concernées, d’autres la subissent de plein fouet. Ceux qui commentent, théorisent ou idéalisent la présence du prédateur ne sont jamais ceux qui ramassent les brebis égorgées au petit matin. Il est toujours plus facile de défendre une cause quand on n’en paie jamais le prix.
Il est géré pour le compte de l’État par la société Scop’it, dans le cadre du code de l’environnement. Les espèces concernées sont nombreuses et variées. Il s’agit principalement d’oiseaux (perroquets, aras, rapaces), de reptiles (tortues terrestres et aquatiques, serpents, lézards), ainsi que de mammifères comme certains primates, carnivores ou ongulés exotiques. De nombreuses tortues protégées, comme la tortue d’Hermann, comptent parmi les animaux les plus fréquemment enregistrés. Au total, plusieurs centaines de milliers d’animaux seraient recensés dans la base i-fap à l’échelle nationale. Les détenteurs présentent des profils divers. Il peut s’agir de particuliers passionnés (éleveurs amateurs, terrariophiles), mais aussi de professionnels : parcs zoologiques, refuges, établissements d’élevage ou encore structures pédagogiques. Tous sont soumis aux mêmes obligations de déclaration et de suivi. L’enregistrement s’effectue en ligne ou par courrier, moyennant un coût modéré. Le fichier permet ensuite de déclarer tout événement concernant l’animal (vente, don, décès, changement de détenteur). Le dispositif i-fap constitue ainsi un outil clé pour encadrer la détention d’animaux sauvages en France, en conciliant protection de la biodiversité, contrôle des pratiques et responsabilisation des détenteurs.
El Niño et La Niña sont deux phases opposées d’un même cycle océan-atmosphère. La Niña refroidit les eaux de surface du Pacifique oriental, tandis qu’El Niño provoque leur réchauffement en affaiblissant les vents dominants. Ce basculement entraîne souvent une hausse des températures globales et accentue les phénomènes météorologiques extrêmes, comme les pluies intenses, les inondations ou les vagues de chaleur. Certains évoquent la possibilité d’un « super El Niño », terme non scientifique utilisé pour désigner un épisode particulièrement intense. L’intensité d’El Niño est en réalité mesurée par l’indice océanique Niño (ONI), qui classe les événements de faibles à forts selon l’ampleur du réchauffement des eaux. À ce stade, les experts restent prudents : la NOAA estime à une chance sur trois la possibilité d’un épisode fort d’ici fin 2026. Le précédent El Niño, entre 2023 et 2024, avait déjà contribué à des records de chaleur à l’échelle mondiale. En moyenne, ce phénomène peut augmenter temporairement la température globale de 0,1 à 0,2 °C. Toutefois, cette hausse s’ajoute à celle, plus durable, liée au changement climatique d’origine humaine, qui a déjà élevé la température mondiale de plus d’1 °C. Enfin, certains chercheurs suggèrent que le réchauffement climatique pourrait accélérer les cycles d’El Niño en favorisant une accumulation plus rapide de chaleur dans les océans. Mais au-delà de l’intensité du phénomène, c’est surtout l’élévation continue de la température des océans qui inquiète les scientifiques.
Portée notamment par le Conservatoire du littoral, l’Office français de la biodiversité et l’Office national des forêts, cette campagne vise à protéger les espèces qui se reproduisent sur les plages, dunes et hauts de rivage. Chaque printemps, ces milieux accueillent la nidification de nombreuses espèces sensibles : 19 espèces d’oiseaux et une tortue marine en métropole, auxquelles s’ajoutent 14 espèces d’oiseaux et 4 tortues en outre-mer. Invisibles ou presque, leurs œufs et leurs poussins sont particulièrement vulnérables aux dérangements humains. L’opération repose sur trois axes : protection des nids, mobilisation des acteurs locaux et sensibilisation du public. Sur le terrain, bénévoles et gestionnaires identifient les zones de ponte, installent des balisages ou des enclos et échangent avec les usagers. En 2025, plusieurs centaines de nids ont ainsi été protégés, permettant des succès de reproduction encourageants, notamment pour le gravelot à collier interrompu. Mais les menaces persistent : piétinement, chiens non tenus en laisse, véhicules ou nettoyage inadapté des plages. L’enjeu est donc de rappeler que le littoral est un écosystème vivant. Un geste simple, rester sur les sentiers, éviter certaines zones, peut suffire à préserver une génération entière d’espèces protégées.
Depuis sa création il y a trois ans, ce dispositif a déjà permis de financer plus de 25 000 projets portés par plus de 13 000 acteurs locaux, dont une large majorité de communes en métropole et en outre-mer. Au total, 4,5 milliards d’euros de subventions ont été engagés par l’État, illustrant l’ampleur de ce soutien. Le Fonds vert s’impose ainsi comme un levier essentiel pour répondre aux grands enjeux environnementaux et d’aménagement durable. Trois axes principaux structurent son action : l’adaptation au changement climatique (prévention des inondations, feux de forêt, renaturation), l’électrification des usages (rénovation énergétique des bâtiments publics, développement des mobilités durables) et l’amélioration du cadre de vie (qualité de l’air, recyclage foncier, mobilités rurales).
Pour 2026, une priorité forte est donnée à l’adaptation au changement climatique, en particulier à la prévention des inondations. Les moyens alloués à cet objectif sont fortement renforcés. Une nouvelle mesure est également introduite pour soutenir la biodiversité, en finançant notamment des atlas communaux et des actions de restauration de la nature. Par ailleurs, certaines mesures sont réorientées, notamment celles liées à la qualité de l’air et aux mobilités durables dans les zones rurales. Le Fonds vert reste aussi un outil privilégié pour financer les projets inscrits dans les stratégies locales de planification écologique. Sa gestion déconcentrée, confiée aux préfets de région, permet d’adapter les financements aux besoins spécifiques de chaque territoire, tout en offrant un dispositif simple et accessible, sans appel à projets formel.