La nomination de Anne Frackowiak-Jacobs, le 9 mars dernier, au conseil d’administration de l’Office français de la biodiversité (OFB) intervient dans un contexte particulièrement sensible. Depuis plusieurs mois, l’établissement public chargé de la protection de la biodiversité se retrouve au cœur de tensions croissantes avec le monde agricole et certains élus ruraux, notamment autour des contrôles environnementaux, de la gestion de l’eau ou encore des espèces protégées.
Préfète du Puy-de-Dôme depuis le 17 décembre 2025 seulement, Anne Frackowiak-Jacobs appartient au corps préfectoral et dispose d’une solide expérience territoriale. Elle a exercé dans plusieurs départements, notamment dans des territoires ruraux où les questions agricoles et environnementales occupent une place centrale. Son arrivée au sein du conseil d’administration de l’OFB peut être interprétée comme une volonté de l’État de renforcer la dimension territoriale et administrative dans la gouvernance de l’établissement. Mais cette nomination ne survient pas isolément. Elle intervient peu après celle d’Anne Le Strat, figure bien connue des milieux écologistes, engagée dans les politiques publiques de gestion de l’eau et présidente de l’entreprise publique Eau de Paris. Ces deux arrivées, à quelques semaines d’intervalle, dessinent un équilibre intéressant au sein du conseil d’administration : d’un côté, une représentante de l’État issue du corps préfectoral et rompue à la gestion des territoires ; de l’autre, une personnalité engagée de longue date dans les politiques environnementales. Faut-il y voir une simple coïncidence ou une stratégie plus subtile ? Dans un contexte où l’OFB est régulièrement critiqué pour son rôle de police de l’environnement et où les tensions avec certains acteurs ruraux se multiplient, l’État semble chercher à rééquilibrer la gouvernance de l’établissement en associant des profils différents. Reste à savoir si cette combinaison permettra réellement d’apaiser les tensions ou si elle ne fera que refléter les lignes de fracture qui traversent aujourd’hui les politiques environnementales françaises.
Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.
L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.
Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.
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Des observations préalables avaient permis d’identifier les secteurs favorables à l’espèce, certains possédant encore quelques individus, tandis que d’autres en étaient totalement dépourvus. L’objectif de cette initiative est de stabiliser les populations locales et de reconstituer des noyaux de reproduction capables de se développer naturellement. D’autres transferts de lapins sont d’ailleurs envisagés dans les prochaines semaines sur d’autres communes du département.
De l’aldicarbe, un pesticide extrêmement dangereux interdit en Europe depuis 2003, a été découvert. Le 21 janvier 2026, le pôle régional pour l’environnement de Montpellier a condamné deux personnes à dix mois de prison avec sursis et à un stage de sensibilisation à l’environnement. Les constitutions de partie civile de la LPO France et de la LPO Occitanie ont été déclarées recevables. Le tribunal a condamné les prévenus à verser à chacune des associations : 1 000 € pour le préjudice moral ; 2 000 € pour le préjudice écologique ; 800 € au titre des frais de procédure.
Cette tendance n’est plus conjoncturelle mais structurelle, conséquence de multiples facteurs qui affectent les milieux agricoles et les capacités de reproduction de ces espèces. Face à cette situation, le président de la FNC, Willy Schraen, a appelé à une mobilisation collective : « Aujourd’hui, il s’agit de passer de l’alerte à l’action. Nos chasseurs nous le demandent, nos territoires en ont besoin et notre crédibilité en dépend... ». Les enjeux sont également sociologiques. Selon une étude réalisée par la FNC avec l’IFOP, environ 25 % des chasseurs cesseraient de valider leur permis en raison de la raréfaction du petit gibier. Plusieurs pistes ont été évoquées au cours de la journée. La première concerne la production de données scientifiques fiables pour orienter les décisions de gestion. La base de données ISIGEO, récemment mise en place, permettra désormais de centraliser les informations historiques et les suivis réalisés sur le terrain. Les échanges ont également mis en évidence la nécessité de renforcer les réseaux d’observation et d’améliorer la coordination entre fédérations. Enfin, la question de la prédation et le rôle des piégeurs ont été largement abordés, les intervenants soulignant l’importance de leur engagement bénévole dans les actions de terrain. Ce séminaire marque ainsi une première étape vers l’élaboration d’une stratégie nationale destinée à restaurer durablement les populations de petit gibier dans les territoires ruraux...
Le système prend en compte la distance à la cible, l’angle de tir, les données balistiques propres à la munition utilisée ainsi que différents facteurs environnementaux. Le point d’impact corrigé est alors affiché directement dans le réticule, permettant au tireur de viser sans effectuer de calcul mental ni d’ajustement manuel des tourelles. La dS 4-24x50 P bénéficie également d’un nouveau système optique développé par Swarovski Optik. Son zoom 6x couvre une plage de grossissement polyvalente de 4 à 24 fois, adaptée aussi bien aux tirs à moyenne distance qu’aux tirs plus techniques. 
L’objectif affiché est d’améliorer la précision des estimations afin d’éclairer les décisions publiques concernant la gestion du Loup gris en France. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont affiné une méthode utilisée depuis plus de quinze ans. Celle-ci repose sur l’analyse génétique d’échantillons biologiques laissés par les loups dans leur environnement : excréments, poils ou encore traces d’urine. Ces indices sont collectés sur le terrain par le réseau de suivi Loup-Lynx piloté par l’OFB. Une fois analysés, ils permettent d’identifier les profils génétiques des individus présents sur un territoire donné. Les scientifiques utilisent ensuite des modèles statistiques dits de « capture-recapture ». Ces calculs de probabilité consistent à estimer la taille d’une population à partir des individus identifiés à plusieurs reprises dans les échantillons collectés. Autrement dit, on déduit le nombre total d’animaux à partir de traces indirectes, ce qui explique la difficulté, et la marge d’approximation, inhérente à ce type d’exercice. La nouveauté de la méthode tient à l’intégration d’une dimension spatiale. Les chercheurs prennent désormais en compte la localisation précise des échantillons. Cette donnée permet de considérer qu’un loup a plus de chances d’être détecté à proximité de son domaine vital qu’à grande distance. En intégrant ce paramètre dans les modèles, les estimations deviennent théoriquement plus robustes à l’échelle d’un territoire. Et pour parfaire cette quête de précision, les chercheurs ont donc choisi d’associer leurs résultats à une « fourchette d’incertitude », comparable à celles utilisées en météorologie. Une manière élégante de reconnaître que, même avec des outils statistiques sophistiqués, compter des animaux discrets qui parcourent de vastes territoires reste un exercice délicat. Selon les auteurs de l’étude, cette transparence méthodologique est essentielle pour mieux informer le débat public et les politiques de gestion de l’espèce en France.
Selon l’ONF, près de trois Français sur quatre se disent attachés aux forêts, un intérêt que ce rendez-vous national entend renforcer à travers des rencontres avec des forestiers et des spécialistes de l’environnement. À Paris, le festival s’installera à l’Académie du Climat, dans le 4e arrondissement, du 18 au 21 mars. Conférences, expositions et ateliers participatifs y seront proposés. Parmi les temps forts figure la « Sylvafresque », un atelier collaboratif permettant d’explorer les multiples fonctions de la forêt. Plusieurs personnalités interviendront également lors de rencontres publiques, parmi lesquelles le photographe animalier Vincent Munier, l’artiste Edi Dubien, l’autrice-compositrice Emily Loizeau ou l’historienne Martine Chalvet. Des activités scientifiques et culinaires seront aussi proposées aux plus jeunes. La programmation comprend également un cycle de projections dans six cinémas indépendants parisiens. Des films tels que « Le mal n’existe pas » de Ryusuke Hamaguchi, « Viendra le feu » d’Oliver Laxe ou « Nausicaa de la Vallée du Vent » de Hayao Miyazaki seront diffusés, suivis d’échanges avec des forestiers et des experts. Partout en France, des animations locales viendront compléter la programmation : conférences, balades guidées, ateliers pédagogiques ou découvertes de métiers forestiers. En Savoie, une conférence sur la gestion forestière en Tarentaise est prévue à Séez. Dans l’Ain, la forêt domaniale de Seillon accueillera une balade en calèche et un jeu de piste. En Moselle, les participants pourront s’initier au martelage, une opération de sélection des arbres à exploiter. Les Outre-mer participeront également à l’événement, notamment en Guyane et à La Réunion avec des visites guidées et des balades botaniques. Le programme complet et les inscriptions sont disponibles sur le site de l’ONF.
Des efforts ont notamment permis d’améliorer l’identification et la protection des habitats essentiels, ainsi que celle des corridors migratoires. Les connaissances scientifiques se sont également enrichies grâce à une cartographie plus précise des routes migratoires. Ces actions ont contribué à l’amélioration du statut de conservation de plusieurs espèces, dont sept ont été reclassées dans une catégorie de menace moins élevée. Plusieurs initiatives internationales ont aussi renforcé la compréhension des déplacements des espèces migratrices. Parmi elles figurent notamment l’Initiative mondiale sur la migration des ongulés (GIUM), le système MiCO consacré à la connectivité migratoire dans les océans, ainsi que les travaux de BirdLife International visant à cartographier les principales voies migratoires. Malgré ces progrès, la situation globale demeure alarmante. Les espèces migratrices sont exposées à une multiplication de pressions d’origine humaine tout au long de leurs routes migratoires. La destruction et la fragmentation des habitats, la surexploitation, la pollution et le changement climatique agissent souvent de manière combinée et à différents endroits de leurs cycles de vie. Les dernières mises à jour de la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) confirment cette tendance. Les réévaluations publiées dans la version 2025-1 de la Liste rouge concernent environ un tiers des espèces inscrites aux annexes de la Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS). Face à ces constats, le rapport souligne la nécessité d’accélérer les efforts de conservation afin d’atteindre les objectifs du Plan stratégique de Samarcande pour les espèces migratrices, notamment la cible visant à protéger et restaurer tous les habitats importants d’ici 2032.
Une telle décote est perçue par la direction de Ruger comme défavorable pour les actionnaires existants, puisqu’elle permettrait à Beretta d’accumuler rapidement une participation importante à un prix inférieur à la valeur de marché. Au-delà de l’aspect financier, la principale source de tension concerne les conditions de gouvernance associées à cette opération. Ruger affirme que Beretta souhaite obtenir une représentation disproportionnée au sein du conseil d’administration, ainsi qu’un droit de vote renforcé pouvant s’apparenter à un quasi-droit de veto sur certaines décisions stratégiques. L’entreprise américaine estime que ces exigences donneraient à Beretta une influence excessive par rapport à la taille de sa participation. Ruger indique également que Beretta aurait demandé la nomination de son propre directeur général au conseil d’administration de Ruger. Selon la société américaine, une telle situation pourrait entrer en conflit avec certaines réglementations antitrust américaines, dans la mesure où elle impliquerait la présence d’un dirigeant d’un concurrent direct au sein de l’organe de gouvernance. Dans son communiqué, Ruger souligne toutefois que son conseil d’administration a tenté d’adopter une approche constructive. Des représentants de l’entreprise se sont rendus à plusieurs reprises en Europe afin de rencontrer la direction de Beretta et d’explorer les possibilités de dialogue. Malgré ces échanges, les deux groupes ne sont pas parvenus à un accord sur les modalités d’une coopération ou d’un investissement. Face à ce qu’elle qualifie de « campagne agressive », la direction de Ruger affirme qu’elle restera mobilisée pour protéger les intérêts des actionnaires et des autres parties prenantes. Cette situation ouvre désormais la voie à une possible confrontation stratégique entre les deux fabricants d’armes, qui pourrait se jouer à la fois sur le terrain financier, juridique et de la gouvernance d’entreprise.
Les captures annuelles de pigeons ramiers et colombins sont estimées à environ 70 000 individus, un niveau considéré comme très inférieur au seuil de durabilité pour des espèces classées en « préoccupation mineure » par l’UICN. Les filets utilisés dans les palombières, qu’ils soient horizontaux au sol ou verticaux dans les arbres, sont installés de manière ciblée afin d’attirer uniquement les pigeons. Des études menées sur le terrain avancent un taux de sélectivité supérieur à 99 %, les captures accidentelles étant immédiatement relâchées. Au-delà de la dimension réglementaire, les chasseurs rappellent que cette pratique s’inscrit dans une gestion globale des populations de pigeons. Le pigeon ramier, en particulier, connaît depuis plusieurs décennies une expansion démographique notable en Europe occidentale. Cette progression s’accompagne localement de dégâts agricoles significatifs, notamment dans les cultures de tournesol, de maïs ou de céréales d’hiver. Dans plusieurs départements, l’espèce figure d’ailleurs sur la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD), ce qui autorise des opérations de régulation afin de limiter les pertes pour les exploitations agricoles. Dans ce contexte, les défenseurs des chasses traditionnelles estiment que les palombières constituent un outil complémentaire de gestion de la faune sauvage. Contrairement à la chasse au fusil, non soumise à des quotas précis, la capture au filet est strictement encadrée et repose sur un nombre limité d’installations et de jours de pratique. Les acteurs du monde cynégétique soulignent également la dimension patrimoniale et scientifique de cette activité. Dans plusieurs régions du sud-ouest, les palombières représentent un élément important du paysage rural et participent à la transmission de savoir-faire anciens. Elles permettent aussi la mise en place d’opérations de baguage et de suivi des migrations, contribuant à l’amélioration des connaissances scientifiques sur les populations de pigeons migrateurs. Face aux critiques de Bruxelles, l’État français poursuit donc le dialogue avec la Commission européenne, en s’appuyant sur des données techniques et scientifiques destinées à démontrer la sélectivité et la durabilité de cette chasse traditionnelle.
Cette étude, reprise par certains médias, présente la régulation des espèces dites « nuisibles » comme une politique coûteuse et inefficace. Pourtant, cette analyse apparaît largement contestable, tant par les angles morts qu’elle laisse que par les hypothèses qu’elle adopte. Les chercheurs affirment que l’abattage de renards, fouines, martres, pies ou corneilles coûterait huit fois plus cher que les dégâts qu’ils provoquent. Mais cette conclusion repose sur une vision très partielle de la réalité de terrain. Les agriculteurs, éleveurs, chasseurs ou collectivités locales, pourtant directement concernés, ne semblent pas avoir été consultés. Or ce sont précisément ces acteurs qui subissent quotidiennement les prédations sur les élevages, les destructions de cultures, les nuisances urbaines ou les dégâts sur les infrastructures. En se limitant à des données administratives et à des estimations économiques, l’étude passe à côté d’une partie importante des impacts réels de ces espèces, notamment les dégâts non déclarés ou difficiles à quantifier. Le calcul du coût de la régulation pose également question. Les auteurs évoquent un coût moyen d’environ 64 euros par animal, sans détailler précisément ce qui entre dans ce calcul ni distinguer ce qui relève réellement de dépenses publiques...