- Aveyron : l’assemblée générale de la FDC s’est tenue à Luc, réunissant une structure qui compte près de 10 000 pratiquants répartis dans environ 500 associations. La fédération enregistre une baisse de 2,76 % du nombre de permis, avec 9 453 validations contre 9 721 la saison précédente, confirmant une tendance à la diminution déjà observée depuis plusieurs années (11 375 chasseurs en 2019). Cette évolution s’explique principalement par le vieillissement des pratiquants, même si le nombre d’inscriptions à l’examen du permis de chasser augmente, notamment chez les jeunes et les femmes. La saison a été jugée globalement bonne, en particulier pour le grand gibier : 15 188 sangliers ont été prélevés, soit environ 4 000 de plus que l’année précédente. Les prélèvements atteignent également 82 % des attributions pour le cerf (1 412 sur 1 612) et 76 % pour le chevreuil (9 089 animaux). La prolifération du sanglier est attribuée notamment à des conditions climatiques plus favorables, avec des hivers moins rigoureux favorisant la survie des marcassins et une reproduction soutenue. Les dégâts causés par le grand gibier ont entraîné une hausse des indemnisations, atteignant 154 901 euros contre 122 964 euros l’année précédente, soit une augmentation d’environ 26 %. Pour la prochaine saison, la fédération prévoit de maintenir la pression de chasse sur les sangliers et les cervidés, tout en poursuivant des actions de repeuplement, notamment pour la perdrix rouge et le lapin de garenne. Les tarifs resteront inchangés. Enfin, une information a été faite sur la progression de la peste porcine africaine en Europe et les mesures à appliquer en cas de suspicion.
- Bouches-du-Rhône : du 10 au 12 avril 2026, le village de Maillane accueillera une nouvelle édition du Salon Sud Traditions, un rendez-vous désormais bien installé dans le calendrier des passionnés de chasse et de culture provençale. Pendant trois jours, cet événement transformera la commune en véritable carrefour des amateurs de nature, de terroir et de traditions du Sud. Près de 300 à 350 exposants sont attendus, représentant des univers variés : chasse, pêche, coutellerie, artisanat, gastronomie ou encore élevage. Le salon met également à l’honneur les traditions camarguaises, avec des démonstrations, des spectacles et des animations pour tous les publics.
Organisé en plusieurs villages thématiques (chien, chasse à l’arc, pêche, gastronomie, enfants…), l’événement se veut à la fois spécialisé et familial. Il offre aux visiteurs la possibilité de découvrir les nouveautés du secteur, d’échanger avec les professionnels et de partager un moment convivial autour de pratiques ancrées dans le territoire. Le Salon Sud Traditions connaît une montée en puissance, avec une fréquentation en hausse et une surface d’exposition élargie. Il s’impose ainsi comme un rendez-vous majeur dans le Sud-Est pour les acteurs et passionnés du monde rural.
- Cantal : à Cheylade, dans le nord du Cantal, le challenge du Puy Mary s’impose comme un rendez-vous incontournable pour les passionnés de chasse au lièvre. Créé en 2019 par des amateurs engagés, cet événement rural rassemble cette année 51 meutes venues de différents territoires, témoignant d’un engouement croissant qui dépasse désormais les frontières du département. Pensé comme un concours amateur sans tir, ce challenge valorise avant tout le savoir-faire des chasseurs et la qualité du travail de leurs chiens. Ici, l’objectif n’est pas de capturer le lièvre, mais de suivre sa voie, de le débusquer puis de mener une poursuite maîtrisée, dans le respect de l’animal et de son environnement. Cette approche met en lumière une pratique ancestrale, centrée sur l’observation, la patience et la complicité entre l’homme et l’animal. Au-delà de l’aspect sportif, l’événement joue un rôle important dans la dynamisation du territoire. Il favorise les échanges entre passionnés, attire un public curieux et contribue à faire découvrir un patrimoine rural vivant, attaché à ses traditions tout en évoluant vers des pratiques plus respectueuses de la biodiversité.
- Doubs : la dernière armurerie du centre-ville de Besançon s’apprête à disparaître. Située au 43 rue des Granges, l’armurerie Poiraud a fermé définitivement ses portes le samedi 28 mars au soir, faute de repreneur. Reprise en 1996 par Christophe Régnier, l’enseigne appartenait depuis plus d’un siècle au paysage commercial bisontin. Avec cette fermeture, c’est une page d’histoire locale qui se tourne. Après trente années d’activité, Christophe Régnier met donc fin à une aventure professionnelle marquée par la fidélité d’une clientèle attachée à ce commerce traditionnel. La boutique, restée quasiment inchangée depuis sa reprise, conserve un charme d’un autre temps. Façade, vitrines et aménagement intérieur témoignent encore de son passé, comme figés dans les années 1990. Malgré cet héritage et son emplacement central, aucun successeur ne s’est manifesté pour poursuivre l’activité. La rue des Granges perd ainsi l’une de ses plus anciennes enseignes, symbole d’un commerce de proximité en voie de disparition face aux mutations économiques et aux nouvelles habitudes de consommation...
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