Bugnot

 

Nouvelle loi sur la restauration de la nature

C’est fait ! Présentée par la Commission européenne, elle a été publiée mercredi dernier. Sous la forme d'un projet de règlement, elle définit une série de concepts clés, et fixe des objectifs juridiquement contraignants pour la restauration de la nature. Cela signifie que les États membres devront élaborer leurs propres plans nationaux de restauration, déterminer les mesures à prendre et effectuer les travaux nécessaires. Du point de vue de la Fédération des chasseurs européens, cette loi devrait apporter des avantages importants pour la petite faune, chassable et non-chassable, dans les écosystèmes agricoles, afin de favoriser une augmentation globale de la biodiversité. Les plans nationaux de restauration doivent couvrir la période allant jusqu'en 2050, et seront révisés au moins tous les 10 ans. La Commission européenne évaluera les projets de plans nationaux de restauration dans un délai de six mois à compter de la date de réception. Les obligations de suivi et de rapport pour les États membres sont également définies dans la proposition. La première mesure générale implique que, d'ici 2030, les mesures de restauration couvrent au moins 20% des zones terrestres et maritimes de l'UE et, d'ici 2050, tous les écosystèmes nécessitant une restauration.


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Pyrénées : problème pour la capture de l’ours à problèmes…

Les autorités cherchent toujours l'ours Goiat, dont le ministère de la Transition écologique a autorisé la capture afin de l'équiper d'un collier GPS. Si ce genre d’accessoire n’empêche pas les prédations, l’ours sera au moins localisé. L'arrêté ministériel, qui a été signé le 22 juin, stipule que : « Les agents de l'OFB sont autorisés à capturer l'ours Goiat sur les départements de l'Ariège, de l'Aude, de la Haute-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Orientales. L'idée est de l'équiper d'un collier GPS qui devrait permettre de le localiser en permanence et ainsi de prévenir, en amont, les éleveurs si l'animal venait à se rapprocher des troupeaux. L’ours, s’il est capturé devra être relâché sur place, une fois l'opération terminée… ». Cet animal, auteur de nombreuses attaques, a conduit les autorités française et espagnole à le classer « ours à problème ». Agé de 15 ans, il a été introduit dans les Pyrénées le 6 juin 2016 sur les versants espagnols, dans le Pallars, pour remplacer « Pyros ». Depuis, il donne du fil à retordre aux autorités avec la perte de son collier GPS. Recapturé et rééquipé en 2018, il s'était de nouveau débarrassé de l'appareil en 2020…


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Danger dans le ciel…

En Asie, après les deux collisions enregistrées le même jour entre des avions et des oiseaux, la DGAC a demandé aux aéroports de revoir leur plan de gestion de la faune sauvage, afin d’y rechercher d’éventuelles lacunes et de veiller à la stricte application des stratégies en la matière. La DGAC a également demandé l’inspection fréquente des pistes pour détecter les activités des oiseaux et l’élimination régulière des déchets, susceptibles de les attirer. Un appareil de la compagnie SpiceJet, à destination de Delhi avec 185 passagers à bord, a pris feu peu après son décollage de l’aéroport de Patna et a dû atterrir d’urgence quelques minutes plus tard en raison d’un impact d’oiseau. Dans un autre incident, le commandant de bord d’un Airbus A320neo VT-ITB exploité par IndiGo, qui effectuait le vol 6E-6394 entre Guwahati et Delhi, a décidé de retourner à Guwahati sur un seul moteur, après avoir heurté des oiseaux alors que l’avion se trouvait à une altitude de 1 600 pieds. Tous les aéroports du monde sont menacés, d’une part par la mobilité de la faune ailée, surtout en période de migration, de menaces météorologiques et par la protection imposée sur certaines espèces.


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ANCGG : enquête sur l’efficacité des munitions

Afin d’anticiper l’interdiction du plomb dans les munitions destinées au grand gibier et évaluer l’efficacité des munitions de substitution, l’ANCGG a lancé, en 2021, une enquête nationale auprès de ses adhérents. De plein fil avec sa charte « utiliser à bon escient les armes et les munitions les plus adéquates », l’association des chasseurs de grand gibier souhaite récolter le maximum d’informations sur les munitions avec et sans plomb utilisées dans tous les modes de chasse :

- afin de fournir des données statistiques descriptives sur les pratiques de chasse du grand gibier,

- comparer, pour chaque calibre, l’efficacité des munitions,

- identifier celles qui paraissent les mieux adaptées en fonction du mode de chasse et du calibre,

- acquérir une expérience statistique sur les distances de fuite en fonction des différents paramètres (atteintes, calibres, circonstances du tir, etc).

Les résultats seront publiés progressivement au fur et à mesure que les seuils statistiques seront atteints, et la publication définitive des résultats sera accompagnée d’un guide de recommandations. Les non-adhérents peuvent compléter une fiche papier et la transmettre à un adhérent pour qu’il la saisisse sur le site internet avec ses propres identifiants, tout en préservant l’anonymat. Pour télécharger la fiche papier, c’est ICI


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L’ours retrouvé mort à Melles en Haute-Garonne a bien été tué par un autre animal

Le jeune ours âgé d’un an et demi, trouvé mort samedi dernier dans un canyon situé sur la commune de Melles (Haute-Garonne), a été transporté et autopsié à l’école vétérinaire de Toulouse. Les vétérinaires ont révélé la présence de morsures au niveau du cou ainsi que des traces de violents coups de griffes. L’animal avait plusieurs côtes cassées dont une qui a certainement provoqué sa mort par perforation du cœur. Dés la découverte du cadavre par des Espagnols qui faisaient du canyoning, les autorités étaient alertées et une enquête aussitôt ouverte par le parquet de Saint-Gaudens pour « destruction non autorisée d’espèce protégée ». Selon le procureur de la République, Christophe Amunzateguy, « L’autopsie pratiquée sur l’animal le mardi 21 juin, exclut clairement toute intervention humaine ».


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Venaison et hygiène

Depuis la mise en place du « Paquet Hygiène », imposé par la réglementation européenne (Règlements 178/2002 ; 853/2004 ; 882/2004 ; 852/2004 ; 854/2004 et 183/2005), tout chasseur qui met sur le marché des carcasses d’animaux tués à la chasse, est responsable de la qualité sanitaire de la venaison qu’il cède. La réalisation d’un examen initial, effectué par un chasseur ayant suivi une formation dispensée par sa FDC, est obligatoire dans les cas suivants : - remise à un commerce de détail local fournissant directement le consommateur final,

- remise à un établissement de traitement du gibier sauvage agréé,

- cession dans le cadre d'un repas de chasse ou d'un repas associatif.

Dans les autres cas de remise directe à un consommateur final pour autoconsommation, cet examen initial est toujours recommandé. Il consiste à observer minutieusement le corps et les viscères de l’animal tué, afin d’écarter de la consommation toutes carcasses qui pourraient présenter un risque pour le consommateur. Les chasseurs, formés à cet examen initial, et disposant de l’attestation de formation, délivrent une fiche d’accompagnement sur laquelle ils reportent leurs constatations. Ces fiches doivent accompagner les carcasses jusqu’à leur destination finale, afin d’assurer une parfaite traçabilité.


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Débat sur les ébats du chevreuil

Le plus grand du petit gibier pour les uns, le plus petit du grand gibier pour les autres, le chevreuil occupe une place à part dans le monde de la chasse. Il est plutôt perçu comme un petit animal gracieux et fragile, que certains s’interdisent de chasser. L’image d’un « Bambi » très imprégnée d’anthropomorphisme, est bien présente, avec tout ce que cela représente d’irrationnel. Pourtant, présent partout en France continentale, le petit cervidé ne laisse personne indifférent. Pour le chasseur averti, c’est même un gibier remarquable dont la gestion rigoureuse permet la récolte de trophées d’exception. Pour d’autres, tout autant chasseurs, c’est une « bestiole » exécrable tout juste bonne à dévoyer les chiens. Et pour les non-chasseurs, c’est l’animal curieux et jovial qui égaye de sa présence les paysages…

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​​​​​​​Nouveau plan de sauvegarde pour l'antilope Saïga

En 2015, plus de deux cent mille antilopes Saïga avaient été décimées par une bactérie qui s'était développée à cause de températures anormalement chaudes et humides, faisant peser une menace sur la survie de l'espèce. Après des années d’efforts intenses dans les steppes kazakhes, la population atteignait 850 000 animaux en 2020, puis 1 300 000 selon l’étude aérienne réalisée en avril dernier. La majorité des antilopes Saïga vit au Kazakhstan, un pays grand comme cinq fois la France, et peuplé de 18 millions d'habitants. Le principal danger qui guette ces animaux est le braconnage, qui alimente en cornes la médecine traditionnelle chinoise, et que les autorités kazakhes combattent faiblement, faute de moyens. Elles se sont toutefois engagées à agir, notamment après la mort de deux gardes-chasse, qui avait secoué le pays. Un moratoire sur la chasse des Saïga est en vigueur au Kazakhstan jusqu'en 2023. Le Kazakhstan, la Mongolie et l'Ouzbékistan ont convenu également de nouvelles mesures conjointes pour conserver, et utiliser de manière durable, ces antilopes, dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur la conservation des espèces migratrices (CMS).


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​​​​​​​Le retour du poison ?

Des espèces protégées, non régulées, mais au développement anarchique, font l’objet d’empoisonnements volontaires, mais strictement interdits, pour réduire leurs capacités de nuisances. Les prédateurs sont visés, de même que des espèces proies trop nombreuses, et cela pose un problème de taille : les dégâts collatéraux. Dans tous les pays d’Europe, des cas de destruction par empoisonnement sont signalés. Selon l’étude réalisée par « BalkanDetox », un projet subventionné par le Programme de financement européen LIFE, cette pratique passe quasiment inaperçue et reste souvent impunie. Au cours de la période étudiée (de 2000 à 2020), 1046 cas d'empoisonnement d'animaux sauvages ont été répertoriés à travers l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, la Grèce, la Macédoine du Nord, et la Serbie. Les conflits entre humains et mammifères prédateurs (loups, renards, chacals, ours, lynx) qui représentent une menace pour les cheptels, la production agricole et le gibier, semblent en être la principale raison. Lors d’un communiqué de presse, Uroš Pantovié, coordonnateur de projets de « BalkanDetox » a déclaré : « Cette pratique ne résout pas les conflits entre les humains et la faune sauvage. D’une part elle n'est pas sélective, et d’autre part elle met en danger des espèces en voie de disparition ainsi que les citoyens (notamment des enfants) qui ignorent son existence ». Dans la grande majorité des cas, les produits utilisés sont à base de carbamates, dangereux pour la santé.


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​​​​​​​Belgique : dérogation à la protection des corvidés

Dès le mois de décembre 2021, après l’annonce du retrait des dérogations demandé par la LRBPO, le RSHCB a multiplié les contacts afin de sortir de cette impasse. Malgré le manque de coopération du DEMNA qui pourtant devrait diffuser toutes les informations scientifiques et statistiques pour alimenter les demandes de dérogation, la concertation a été très constructive avec le DNF et la Fédération Wallonne de l’Agriculture (FWA) pour adopter une attitude commune et ferme sur ce dossier. Aujourd’hui, des avancées ont lieu, et après avoir entendu les arguments de RSHCB, la réflexion de la Section Nature du Pôle « Ruralité » évolue. Pour la corneille noire, il n’y a plus de quota de tir maximum par hectare de culture, et le recours au piégeage (cages et nasses) pourrait à nouveau être autorisé par le DNF. Mais d’autres blocages subsistent, dont le délai d’obtention des autorisations qui arrivent trop tardivement, obligeant les agriculteurs à recommencer leurs semis, et les demandes de dérogations pour les pies, grands destructeurs d’oisillons, qui sont systématiquement refusées, au prétexte que leur impact sur la petite faune est réduit et se produit à une saison où les oiseaux impactés ont encore la possibilité de refaire une seconde couvée. Pour le RSHCB, écrire cela est scandaleux, et à défaut d’obtenir du DEMNA une étude sur l’impact de la pie sur la petite faune, il rassemble actuellement une documentation qui devrait permettre d’infléchir ces décisions.


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Au Canada, le « Campus du Patrimoine »

Inauguré il y a 25 ans, le « Campus du Patrimoine », situé à Gatineau, abrite plus de 14,6 millions de spécimens, conservés à cet endroit. Des plantes aux animaux, en passant par des fossiles et des minéraux, ces collections sont les témoins de l’histoire naturelle du pays. L’édifice a été construit sur un terrain de 76 hectares, afin de respecter les normes de sécurité et de préservation nécessaires à la sauvegarde des collections, dont chacune d’entre elles nécessite des conditions environnementales spécifiques. Dans la voûte des fourrures par exemple, là où sont entreposées des peaux d’animaux, la température de la pièce est maintenue à 10 degrés Celsius, assez froide pour éviter que les peaux ne sèchent, mais aussi pour garder les parasites éloignés. Chaque année, ce sont près de 20 000 spécimens qui arrivent en zone de quarantaine, avant d’être entreposé dans la collection qui lui est attitrée. Le « Campus du Patrimoine » abrite également la « Cryobanque nationale canadienne », une installation constituée de six congélateurs d’ADN, qui servent de bio-dépôt d'histoire naturelle. Les échantillons de tissus de plusieurs spécimens y sont conservés à -170 degrés Celsius, un froid extrême qui fige les molécules, évitant ainsi toute dégradation. Véritable encyclopédie, elle permet d’établir des liens entre les espèces, et comment les ADN se différencient.


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