Le marché français des armes conserve un poids économique considérable, malgré la diminution du nombre de chasseurs. Mais derrière cette apparente résistance, la filière évolue : diversification de la clientèle, montée en puissance du tir sportif et progression des ventes de munitions dessinent un paysage différent de celui d'il y a quelques années. Le rapport publié par la Cour des comptes apporte un éclairage intéressant. Il estime à environ 500 000 le nombre d'armes vendues chaque année en France, tous usages civils confondus, pour un chiffre d'affaires supérieur à 600 millions d'euros. La dernière étude structurelle détaillée de la filière, portant sur 2022, évaluait le marché de la chasse, du tir sportif et de la sécurité à 637 millions d'euros.
Sur ce total, la chasse représentait à elle seule 225 millions d'euros au stade des fabricants et distributeurs. La répartition des achats évolue toutefois. Historiquement dominante, la chasse doit désormais partager le marché avec le tir sportif, dont les dépenses en armurerie ont rejoint celles des chasseurs selon les professionnels du secteur. Cette diversification constitue un relais de croissance important pour les fabricants et les distributeurs. En 2022, ils avaient réalisé 150 millions d'euros de ventes d'armes et 105 millions d'euros de ventes de munitions. Chez les détaillants, ces montants atteignaient respectivement 170 et 125 millions d'euros, les équipements, l'optique, les vêtements et les accessoires complètant ce marché. Les derniers indicateurs professionnels confirment une activité contrastée. Au premier trimestre 2026, le chiffre d'affaires de la filière armurière a progressé de 11 % sur un an. Les ventes de munitions ont augmenté de 13 %, celles des équipements de 15 % et celles des armes de 3 %. Au deuxième trimestre, le rythme s'est nettement ralenti : +1,5 % pour l'ensemble de la profession, avec un recul de 2 % pour le secteur de la chasse. Les munitions ont néanmoins continué de progresser (+6,5 %). Les importations illustrent également l'importance des approvisionnements étrangers. En 2024, la France a importé 81 126 fusils et carabines, pour une valeur d'environ 41,4 millions de dollars. Pour les cartouches, les importations ont représenté 13,6 millions de dollars. Le marché reste donc solide, mais sa lecture doit désormais intégrer plusieurs réalités : le recul démographique de la chasse, la diversification des acheteurs, le poids croissant des munitions et la concurrence internationale. La filière ne vit plus uniquement au rythme des chasseurs : elle s'appuie sur un ensemble de clientèles et de pratiques qui redessinent progressivement son économie.
alabillebaude
La chasse... demain !

Au total, 67 molécules différentes ont été détectées. L'évaluation des risques a notamment révélé une toxicité chronique potentielle modérée à forte pour les vers de terre dans les parcelles cultivées. Ces invertébrés jouent pourtant un rôle essentiel dans le fonctionnement des sols et constituent une ressource alimentaire pour de nombreux animaux. Une autre étude menée dans la plaine de Niort, avait déjà montré que 92 % des vers de terre analysés contenaient au moins un pesticide. Les mélanges de substances retrouvés présentaient, dans 46 % des cas, un risque élevé de toxicité chronique pour ces organismes. Les oiseaux ne sont pas épargnés. Une étude publiée en 2025 dans les Proceedings of the Royal Society, à partir de données françaises concernant 64 espèces communes, a établi que 84,4 % d'entre elles étaient moins abondantes dans les zones où les achats de pesticides étaient les plus importants, même après prise en compte d'autres facteurs liés à l'intensification agricole. Des travaux expérimentaux sur la perdrix grise ont également mis en évidence des effets sur le système immunitaire, la reproduction et le comportement. La persistance des produits constitue un autre sujet de préoccupation. Selon les molécules, les résidus peuvent subsister plusieurs années. Le temps théorique nécessaire pour dégrader 90 % de la concentration initiale atteint ainsi l’équivalent de 1 000 jours pour l'AMPA, issu du glyphosate, et 2 960 jours pour l'époxiconazole, soit plus de huit ans. Des résidus ont même été retrouvés bien au-delà des durées théoriquement attendues. La grande faune peut également être exposée, notamment par l'alimentation ou l'eau. Mais les conséquences à l'échelle des populations de sangliers, de cervidés ou d'autres mammifères sauvages restent encore insuffisamment documentées. Ces résultats rappellent que l'évaluation des pesticides doit considérer non seulement leur toxicité immédiate, mais aussi leur persistance, leurs effets chroniques et leur circulation dans les écosystèmes.
À ces destructions directes s'ajoutent les conséquences indirectes : abandon de la surveillance des espaces protégés, diminution des moyens consacrés à leur entretien et recrudescence possible du braconnage. Les animaux perdent alors des habitats, des ressources alimentaires et parfois leurs voies de déplacement. En Ukraine, les combats ont notamment compliqué la gestion de nombreuses zones naturelles protégées, tandis que les incendies et les pollutions menacent les milieux terrestres et aquatiques. Mais les rapports entre activités militaires et biodiversité sont plus complexes qu'il n'y paraît. Les effets commencent bien avant le déclenchement d'une guerre, dès la préparation des forces armées et l'aménagement des terrains d'entraînement. Des études internationales montrent que ces espaces peuvent, dans certaines conditions, présenter un intérêt pour la conservation. L'accès civil limité et l'absence d'agriculture intensive peuvent permettre à des habitats naturels de se maintenir et d'abriter une faune diversifiée. Certains terrains militaires européens accueillent ainsi des milieux et des espèces remarquables. Ce constat ne doit cependant pas masquer les nuisances des manœuvres : circulation des engins, bruit, tirs, incendies accidentels et perturbation des périodes de reproduction. L'effet sur la biodiversité dépend des habitats, des espèces présentes et de la manière dont les activités sont organisées. Une gestion écologique adaptée est donc indispensable. L'après-guerre représente enfin un enjeu majeur. La reconstruction peut être l'occasion de restaurer les habitats, de dépolluer les sols et de rétablir les corridors écologiques, à condition que la biodiversité soit intégrée aux projets dès leur conception. Protéger la faune sauvage en temps de conflit ne relève donc pas seulement de la conservation de la nature : c'est aussi préserver les ressources et les équilibres écologiques indispensables aux populations humaines, aujourd'hui comme demain.
Il ne s'agit donc pas d'interdire la chasse à l'étranger, mais de restreindre la possibilité de rapporter en France certains trophées, même lorsque leur prélèvement a été autorisé dans le pays d'origine. Le sujet a été porté devant le Sénat le 28 octobre par Pierre Cuypers, sénateur de Seine-et-Marne et président du groupe d'études Chasse et pêche. Interpellé sur le projet, Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, n'a pas annoncé son retrait. Il a toutefois reconnu que certains modèles de chasse réglementée, notamment en Namibie et en Afrique du Sud, pouvaient contribuer au financement de la biodiversité et au développement des communautés locales. Pour relativiser la portée de la mesure, le ministre a indiqué que seuls 24 permis avaient été accordés en 2025. Il a également distingué le droit de chasser dans un pays étranger, qui n'est pas remis en cause, et celui d'importer le trophée en France. Pour Pierre Cuypers, le risque est de priver certains territoires africains d'une ressource financière importante. Son argument repose sur une réalité : dans plusieurs pays, la chasse aux trophées est intégrée à des programmes de gestion de la faune et de conservation des espaces naturels. Elle repose alors sur des quotas, des autorisations et des règles de gestion destinés à garantir que les prélèvements ne compromettent pas la survie des populations concernées...
La réussite du protocole dépendrait également des moyens disponibles dans l’exploitation, notamment pour isoler les animaux lors des mises bas et disposer de stocks de fourrage suffisants. Des précautions particulières seraient nécessaires pour prévenir la transmission à l’être humain, la brucellose étant une zoonose. L’Anses souligne toutefois que cette proposition reste soumise à l’approbation des autorités françaises et européennes. La France conserve son statut officiellement indemne de brucellose bovine depuis 2005, malgré quelques foyers ponctuels, notamment en Haute-Savoie en 2012 et en 2021.
Le bilan publié en mars 2026 par le Service des données et études statistiques, à partir des données du Muséum national d’histoire naturelle, révèle qu’entre 1989 et 2024, l’abondance des oiseaux spécialistes de certains milieux a diminué d’environ un tiers. Ces 59 espèces dépendent d’habitats particuliers, qu’ils soient agricoles, forestiers ou bâtis. À l’inverse, les espèces généralistes, capables de s’adapter à des environnements variés, affichent une légère hausse sur la même période. Cette différence traduit un appauvrissement de la diversité des communautés d’oiseaux. Les oiseaux des campagnes et des zones habitées figurent parmi les plus touchés. Alouette des champs, tourterelle des bois, chardonneret élégant ou hirondelles illustrent les difficultés rencontrées par certaines espèces. Selon l’OFB, les populations d’hirondelles de fenêtre ont diminué de 39 % et celles d’hirondelles rustiques de 42 % depuis 1989. La disparition de lieux de nidification, la raréfaction des insectes et la dégradation des habitats contribuent à ces évolutions. Les pratiques agricoles intensives et le changement climatique font également partie des principales pressions identifiées. Les archives photographiques et les témoignages anciens peuvent aider à mesurer les transformations de nos paysages. Mais ce sont les comptages répétés sur plusieurs décennies qui permettent d’établir scientifiquement les tendances, sans confondre une variation locale avec un déclin généralisé. La situation n’est pas irréversible : les suivis montrent aussi que des populations peuvent progresser lorsque leurs habitats sont protégés et restaurés. Préserver les haies, maintenir des espaces favorables à la nidification, limiter la dégradation des milieux et conserver les ressources alimentaires constituent autant de leviers d’action.
Cette volonté d’élargissement se heurte à des résistances. Les États-Unis, qui ne sont pas parties à la convention, ne figurent pas parmi les contributeurs concernés. Le manque de ressources menace les objectifs, alors que les indicateurs témoignent d’un recul de la biodiversité. Selon WWF France, la taille moyenne des populations de vertébrés sauvages suivies a diminué de 73 % en 52 ans. En France, un tiers des oiseaux communs spécialistes des milieux agricoles, forestiers et bâtis a disparu, selon les données du Muséum national d’histoire naturelle. Trouver de nouveaux financements ne suffira pas si des sommes considérables continuent de soutenir des activités qui dégradent les milieux naturels. Le rapport 2026 du Programme des Nations unies pour l’environnement estime qu’en 2023, les flux financiers néfastes à la nature ont atteint 7 300 milliards de dollars, entre financements privés et subventions publiques. Les investissements consacrés à sa protection restent très inférieurs. En France, un rapport sénatorial estime à 10,2 milliards d’euros les aides publiques et dépenses fiscales défavorables à la biodiversité. Sur la période 2023-2026, 427 millions d’euros ont été alloués à la stratégie nationale pour la biodiversité, bien moins que les 1,09 milliard prévus. Une autre voie consiste à réorienter une partie de ces dépenses vers les solutions fondées sur la nature : restauration des zones humides, préservation des prairies, pratiques agricoles plus durables ou réintroduction d’espèces sauvages. Une étude publiée en octobre 2026 par l’IISD, portant sur 45 évaluations dans 29 pays, estime que chaque dollar investi dans ces solutions génère en moyenne 3,21 dollars de bénéfices. La protection de la nature n’est pas seulement une dépense : elle peut réduire les risques et soutenir les économies.
Des gènes issus du chien peuvent entrer dans le patrimoine des loups et, si les croisements deviennent fréquents, altérer certaines caractéristiques des populations sauvages. Des études montrent toutefois que les loups conservent globalement leur distinction génétique malgré des traces anciennes de métissage. Le danger dépend donc de la fréquence et de l’étendue des croisements. Il ne faut ni minimiser le phénomène ni prétendre que chaque hybride menace à lui seul l’espèce. Une surveillance génétique reste essentielle. Qu’en est-il de la faune sauvage ? Les connaissances sur le comportement et l’écologie des hybrides vivant en liberté demeurent insuffisantes pour leur attribuer systématiquement des effets différents de ceux des loups ou des chiens errants. Comme tout canidé livré à lui-même, un hybride peut chasser de petites proies, déranger la faune ou s’approcher des élevages. Mais affirmer qu’il serait nécessairement plus prédateur ou plus dangereux qu’un loup serait aller au-delà des données disponibles. Le problème tient aussi à l’incertitude : un animal mal identifié peut échapper à un suivi adapté. En cas de rencontre, ne cherchez pas à vous approcher pour vérifier s’il s’agit d’un hybride : l’apparence seule ne permet pas de trancher. Restez calme, ne le nourrissez pas et ne tentez ni de le capturer ni de le poursuivre. Éloignez-vous lentement sans courir, laissez-lui une issue et tenez votre chien en laisse. S’il s’approche de façon insistante, gagnez un endroit sûr. Depuis une distance raisonnable, prenez éventuellement une photo, notez l’heure et la localisation, puis transmettez ces informations à l’OFB ou à la mairie. Ne tentez jamais d’intervenir vous-même : l’identification et les suites à donner relèvent des services compétents.
Les chercheurs ont étudié la xylogenèse, le processus de fabrication du xylème, le tissu qui constitue le bois, qui conduit l’eau et les sels minéraux et assure le soutien de l’arbre. Sous l’écorce, une fine couche appelée cambium produit de nouvelles cellules. Même si la hausse des températures peut prolonger son activité, elle n’accélère pas indéfiniment leur formation. Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont rassemblé des données portant sur plus de vingt espèces de conifères, réparties sur plus de cent sites de l’hémisphère Nord. Au total, plus de 50 000 échantillons de bois et 400 000 observations anatomiques ont été analysés. Les chercheurs ont prélevé chaque semaine de minuscules carottes de bois pour mesurer la formation des cellules. Les effets du réchauffement diffèrent selon les régions.
Dans les forêts boréales, où les températures restent basses, une saison de croissance prolongée peut favoriser la production de bois. Dans les forêts tempérées et méditerranéennes, le bénéfice est plus limité : le manque d’eau et le ralentissement de la formation cellulaire peuvent réduire, voire annuler, l’effet d’une période de croissance plus longue. À mesure que le climat se réchauffe, les forêts boréales pourraient perdre cet avantage. Ces résultats nuancent l’idée selon laquelle des arbres actifs plus longtemps captureraient nécessairement davantage de carbone. Le stockage du carbone dépend de plusieurs mécanismes, et la formation du bois n’en représente qu’une partie. Toutefois, lorsque la production de matière ligneuse ralentit, la quantité de carbone incorporée durablement dans les troncs peut également diminuer. Pour Cyrille Rathgeber, chercheur au laboratoire Silva, les modèles destinés à prévoir l’évolution des forêts doivent tenir compte non seulement de la durée de croissance, mais aussi de la vitesse de formation du bois. Cette distinction est essentielle pour mieux anticiper la réponse des écosystèmes forestiers au changement climatique et leur rôle dans le cycle du carbone.
Le site spécialisé Cyberattaque.org a pu examiner un échantillon de 199 comptes. L'analyse confirme la présence de noms, prénoms, adresses électroniques, numéros de téléphone, dates de naissance et codes postaux. Des informations relatives aux connexions et aux appareils utilisés sont également disponibles. Chaque profil comporte une empreinte de mot de passe au format bcrypt, un procédé de hachage destiné à protéger les mots de passe. L'élément le plus préoccupant concerne les privilèges de certains utilisateurs. Parmi les 199 profils étudiés, cinq disposent de droits administratifs, dont deux avec le statut de super-administrateur. Le pirate annonce par ailleurs un fichier distinct contenant 49 entrées administratives. La présence de ces autorisations ne signifie toutefois pas que les accès sont encore fonctionnels. Autre particularité : les comptes examinés ont tous été créés entre juillet et septembre 2021. Cette ancienneté soulève une interrogation sur la date réelle de l'extraction. La mise en vente du 31 octobre ne signifie pas nécessairement qu'une intrusion vient de se produire. Cette revendication intervient quelques mois après une précédente cyberattaque contre la FNC. En janvier 2026, l'espace adhérents du guichet unique des validations des permis de chasser avait été touché. La fédération avait alors confirmé un accès non autorisé à certaines données personnelles. Aucun élément ne permet cependant de relier les deux affaires. En l'absence de confirmation officielle de la FNC, l'origine et l'étendue de cette nouvelle fuite restent à établir. Si elle était avérée, les informations pourraient notamment servir à des campagnes de phishing ciblant les chasseurs, avec de faux messages concernant leurs validations ou leurs démarches administratives...
Dès 7 h 30, une trentaine de participantes se sont retrouvées autour d’un copieux petit-déjeuner, histoire de prendre des forces avant de gagner leurs postes. Après la répartition des emplacements, effectuée avec l’aide des membres des sociétés de chasse, les conductrices ont lâché leurs chiens. Les chasseresses ont alors pu profiter pleinement de cette battue dans une ambiance à la fois sportive, chaleureuse et conviviale. La matinée a notamment été marquée par le prélèvement d’un beau mâle de 80 kg. À midi, toutes se sont retrouvées autour d’un repas préparé avec le concours des sociétés de chasse.
Ce moment de partage a permis à chacune de reprendre des forces et d’échanger sur les temps forts de la matinée avant de repartir pour une nouvelle après-midi de chasse. Mais cette journée pas comme les autres ne s’est pas achevée au retour des chasseuses. Le soir venu, les participantes, les membres des sociétés de chasse et leurs familles se sont réunis autour d’un nouveau repas convivial. L’occasion de revenir sur les moments marquants de cette aventure collective, de partager anecdotes et souvenirs, et de prolonger cette belle journée placée sous le signe de la passion et de l’amitié. Au-delà de la chasse et de la convivialité, cette initiative a surtout permis de concrétiser un bel élan de solidarité. Grâce à la générosité des participantes et aux bénéfices dégagés par l’organisation de la manifestation, 700 euros seront reversés à la Ligue contre le cancer. Cette somme se compose de 200 euros de dons et de 500 euros issus des bénéfices de la journée. Cette réussite est le fruit de la mobilisation des sociétés de chasse, de la participation de toutes les personnes présentes et du soutien de la municipalité de Sauliac-sur-Célé. Celle-ci a gracieusement mis la salle des fêtes à disposition, contribuant ainsi au bon déroulement de cette rencontre. Une belle initiative qui aura permis aux chasseresses de vivre pleinement leur passion, tout en donnant un sens supplémentaire à leur engagement. Entre esprit d’équipe, solidarité et respect des traditions cynégétiques, ces dames ont fait honneur à leur discipline et au grand saint Hubert !