Elle avait promis de venir en Haute-Marne uniquement avec des annonces concrètes, et cette promesse semble avoir été tenue. Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, s’est rendue hier, lundi 16 février 2026, dans le département de la Haute-Marne, l’un des plus touchés de France par les attaques de loups. Cette visite, très attendue par les éleveurs ovins et les organisations agricoles locales, avait initialement été prévue début janvier, mais avait été reportée dans l’attente de mesures jugées opérationnelles, à présenter sur le terrain. Accompagnée de Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, la ministre s’est rendue sur une exploitation agricole à Val-de-Meuse, où elle a rencontré des éleveurs confrontés à une recrudescence des attaques et des pertes importantes de troupeaux depuis plusieurs mois.
En 2025, près de 800 attaques de loups ont été recensées dans le département, ce qui fait de la Haute-Marne l’un des secteurs les plus impactés, et plus d’une centaine d’attaques ont déjà été enregistrées depuis le début de l’année 2026 selon les remontées des éleveurs locaux. Face à cette situation de crise, les ministres ont fait plusieurs annonces destinées à répondre à l’urgence ressentie par les acteurs agricoles. L’une des principales mesures consiste à faciliter les tirs de défense contre les loups en modifiant le cadre administratif : là où les éleveurs devaient auparavant obtenir une autorisation préfectorale préalable, ils pourront désormais déposer une simple déclaration en préfecture pour pouvoir tirer sur un loup après une attaque, dans un cadre réglementé. Cette mesure s’inscrit dans les adaptations plus larges de la politique française de gestion du loup adoptées en 2025, qui visent à passer d’un régime d’autorisation à un régime de déclaration afin de simplifier les interventions des éleveurs tout en respectant les obligations de conservation de l’espèce. Par ailleurs, le plafond de prélèvement des loups sera relevé, passant de 19 % de la population totale à 21 %, avec une marge supplémentaire de 2 % en cas de besoin, ce qui devrait permettre de prélever environ une cinquantaine de loups supplémentaires sur l’ensemble du territoire national. Enfin, les ministres ont annoncé la facilitation des battues administratives et l’intervention des brigades spécialisées (louvetiers et brigade mobile loup) même sur des élevages non protégés, dès lors que l’éleveur s’engage dans une démarche de protection. Cette dernière mesure marque une évolution importante : elle permet à des agents mandatés par l’État d’intervenir pour effectuer des prélèvements dans des situations où les systèmes de protection traditionnels ne suffisent pas. Cette visite et ces annonces interviennent alors que des attaques continuent de se produire : dans la nuit précédant la venue ministérielle, une nouvelle attaque à Bourdons-sur-Rognon a entraîné la mort d’une vingtaine de brebis, illustrant l’urgence du contexte et la pression croissante sur les élevages ovins dans le département.
Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.
L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.
Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.
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Dans l’ouest, notamment dans le Morbihan et le Finistère, des records historiques de précipitations ont été enregistrés. Ailleurs, des arrêtés préfectoraux interdisant temporairement l’accès aux massifs forestiers ont été pris pour des durées indéterminées. Ces interruptions d’activité ont des conséquences immédiates pour les exploitants forestiers, majoritairement des TPE et PME rurales : matériels immobilisés, équipes inactives, charges fixes maintenues et trésoreries déjà fragilisées par la hausse des coûts de l’énergie et des intrants. À ce jour, aucun mécanisme spécifique de compensation des pertes liées aux intempéries n’existe pour ces entreprises, contrairement à d’autres secteurs exposés aux aléas climatiques. En décembre dernier, le Sénat avait adopté, dans le cadre du projet de loi de finances, un amendement prévoyant la création d’une caisse d’intempéries pour les opérateurs forestiers. Le dispositif reposait sur un financement mixte associant un soutien public initial et des cotisations professionnelles. Cette mesure n’a finalement pas été retenue dans le texte adopté par le Gouvernement via l’article 49.3. Le SEFB estime que l’absence de ce mécanisme fragilise durablement la continuité des entreprises, l’emploi rural et la sécurisation de l’approvisionnement en bois, dans un contexte de multiplication des aléas climatiques.
Afin d’absorber les variations de la demande, la production électrique devra se situer entre 650 et 693 TWh à cet horizon. Du côté des énergies renouvelables, le décret fixe plusieurs objectifs structurants. Il confirme l’objectif de 44 TWh de biométhane injecté dans les réseaux d’ici 2030. Il prévoit également une réduction de 20 % du parc de chaudières à gaz dans le résidentiel entre 2023 et 2030, grâce à des mécanismes d’incitation renforcés en faveur de solutions plus décarbonées. En revanche, les cibles de déploiement du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre ont été revues à la baisse par rapport aux attentes des filières. L’un des points majeurs du texte est la relance des appels d’offres (AO). Un appel d’offres photovoltaïque de 300 MW pour les grandes toitures doit être lancé rapidement. D’autres procédures simplifiées suivront, avec un volume cible de 2,9 GW sur les années 2026 à 2028. Pour l’éolien terrestre, deux appels d’offres de 800 MW chacun sont annoncés en 2026. En mer, les AO9 et AO10 seront ouverts prochainement, pour une désignation des lauréats en 2026. Les organisations patronales (Medef, industriels de l’électricité) saluent un cadre plus lisible et favorable à l’investissement, évoquant la perspective de 50 000 emplois supplémentaires en cinq ans. Les syndicats et fédérations des renouvelables accueillent positivement la reprise des appels d’offres, tout en regrettant l’ambition jugée insuffisante pour le solaire et l’éolien terrestre. Certaines voix restent critiques. L’Alliance pour l’énergie locale réclame une multiplication par trois de la production renouvelable locale d’ici 2030. La filière hydrogène pointe une incohérence entre l’objectif de 8 GW d’électrolyse en 2035 et une production visée de 20 TWh d’hydrogène décarboné, jugée trop faible. La PPE3 ouvre enfin la voie à un futur plan national d’électrification, annoncé pour l’été, qui devra préciser les mesures concrètes et les financements pour accélérer la transition énergétique.
Le nombre total de postes offerts est fixé à 15. Les inscriptions seront ouvertes du 16 février 2026 à 8 heures (heure de Paris) au 20 mars 2026 à minuit (heure de Paris), délai de rigueur. Elles s’effectueront en ligne via la plateforme dédiée. Les candidats ne pouvant procéder à une inscription dématérialisée pourront solliciter un dossier par courriel (concours@onf.fr) et le retourner à cette même adresse avant le 20 mars 2026. Le dossier de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle devra être transmis au plus tard le 11 mai 2026, le cachet de la poste faisant foi. Les candidats en situation de handicap sollicitant un aménagement d’épreuves devront produire un certificat médical établi par un médecin agréé, datant de moins de six mois avant les épreuves et précisant les adaptations nécessaires ; ce document devra être adressé au plus tard le 21 août 2026, conformément à l’article R. 352-4 du code général de la fonction publique. L’épreuve d’admission se déroulera à partir du 21 septembre 2026. Les candidats résidant dans les collectivités mentionnées à l’article 72-3 de la Constitution ou à l’étranger, ainsi que ceux en situation de handicap, en état de grossesse ou dont l’état de santé le justifie, pourront demander à bénéficier de la visioconférence, sous réserve de fournir, avant le 21 août 2026, un certificat médical mentionnant cet aménagement.
Intrusions répétées, harcèlement des équipages, tentatives d’entrave et captations d’images destinées à provoquer l’incident : ces méthodes ne relèvent plus du débat d’idées, mais d’une stratégie assumée de pression sur le terrain. On peut contester une pratique, mais on ne peut pas prétendre s’arroger le droit d’en empêcher l’exercice lorsqu’elle est autorisée par la loi. Les incidents survenus le 11 février en forêt d’Orléans illustrent les risques d’escalade que génère ce climat de tension permanent. Lorsque des équipages sont suivis, filmés et provoqués pendant des heures, il est illusoire de croire que la situation restera indéfiniment sans heurts. Cela ne justifie aucune violence, qui doit être condamnée si elle est avérée, mais cela oblige à regarder lucidement la mécanique de confrontation installée depuis plusieurs saisons. Assimiler la vénerie à une caricature sociale ou réduire les veneurs à un supposé « milieu de nantis » relève d’une rhétorique simpliste qui fracture davantage qu’elle n’éclaire. La forêt domaniale n’est pas un théâtre d’affrontement idéologique. Elle est un espace public où l’État doit garantir la liberté d’exercer une activité légale comme celle de s’y opposer, mais dans le respect strict de l’ordre public. L’État de droit ne saurait tolérer que l’intimidation devienne un mode d’action acceptable.
Selon les autorités, la population de loups était évaluée en 2025 à 1 082 individus sur le territoire national. La réglementation actuelle autorise le « prélèvement » de 19 % de cette population chaque année, soit environ 205 loups. Les départements demandent de porter ce plafond à 30 % dès 2026, ce qui permettrait d’abattre jusqu’à 325 loups. Ils jugent l’estimation officielle sous-évaluée et considèrent que le quota actuel ne suffit pas à contenir la progression des attaques. Les élus invoquent non seulement les pertes économiques subies par les filières ovine et caprine, mais aussi la « détresse morale et psychologique » des éleveurs confrontés à des prédations répétées. Depuis 2023, ces collectivités réclament un durcissement des mesures sans avoir obtenu de réponse satisfaisante des gouvernements successifs. Sous la pression des syndicats agricoles, l’exécutif a annoncé une légère augmentation du quota à 21 % en 2026, soit 22 loups supplémentaires. Une mesure jugée largement insuffisante par les représentants du monde agricole, qui dénoncent l’ampleur des dégâts. Le débat demeure particulièrement sensible, opposant éleveurs et organisations de protection de la nature, et cristallise les tensions entre impératifs de biodiversité et défense des activités pastorales traditionnelles.
Pourtant, les accès à la zone réglementée sont clairement matérialisés par des panneaux, des filets et des cordages, des dispositifs qui seraient parfois franchis, voire volontairement dégradés. Face à cette situation, des agents de l’ONF, appuyés par des gendarmes spécialisés en enquêtes environnementales, ont conduit cette opération de surveillance. D’autres contrôles similaires sont d’ores et déjà annoncés.
Les animaux seront capturés dans des populations sources, notamment dans les Bauges et le Puy-de-Dôme. Leur âge, leur état sanitaire et leur capacité d’adaptation seront évalués avant leur transfert. Le chamois, herbivore, contribue à l’entretien des pentes et au maintien des milieux ouverts. Le coût de l’opération est estimé à environ 300 000 euros, financés par le Département. À terme, une gestion cynégétique raisonnée pourrait être envisagée.
Dans ce contexte, la FDC de Haute-Garonne a publié une doctrine visant à clarifier sa position : ne pas s’opposer aux projets, mais combler un angle mort des études d’impact actuelles, et proposer un cadre de dialogue avec les porteurs de projets, les collectivités et les propriétaires fonciers. Cette prise de position interroge plus largement la place de la chasse face aux projets industriels en milieu rural. En Haute-Garonne, comme dans les autres départements, les projets photovoltaïques et agrivoltaïques peuvent générer des impacts multiples : artificialisation durable de surfaces importantes, modification des habitats de la faune, création de zones non chassables, report de populations animales vers les parcelles voisines ou les infrastructures routières, et contraintes nouvelles en matière de sécurité publique. Dans le même temps, ces projets répondent à des objectifs d’intérêt général liés à la production d’énergie renouvelable et à la lutte contre le changement climatique. La question centrale devient alors celle de la conciliation entre ces objectifs et les usages ruraux existants...
Il a mené des travaux de recherche pour des organismes publics et privés et a publié plus de trente articles scientifiques dans des revues internationales de référence. Ses domaines d’expertise couvrent notamment la virologie, l’immunologie, la biologie moléculaire, la thérapie cellulaire et l’édition génomique. Créé à l’origine pour lutter contre la rage chez les renards en France, le Laboratoire de la rage et de la faune sauvage regroupe aujourd’hui une quarantaine de personnes. Ses activités portent sur la surveillance des agents pathogènes, l’analyse de leurs mécanismes de transmission et le développement de stratégies de prévention et de lutte. Les équipes étudient notamment les lyssavirus (dont le virus de la rage), les parasites du genre Echinococcus, les virus de l’encéphalite à tiques et de la maladie de Lyme, ainsi que les coronavirus. L’expertise du laboratoire est reconnue au niveau national, européen et international. Dans une approche s’inscrivant pleinement dans la stratégie « One Health – Une seule santé », David Fenard souhaite poursuivre et renforcer les missions de référence du laboratoire autour de la rage et d’Echinococcus. Il entend également structurer et développer les travaux de recherche et d’épidémio-surveillance sur d’autres risques sanitaires majeurs, tels que la tuberculose bovine, les coronavirus et les agents infectieux transmis par les tiques. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en pharmacologie et d’un doctorat en virologie obtenus à l’Université de Nice, David Fenard a mené des recherches sur le VIH à l’Institut Gladstone à San Francisco, puis à l’Université de Montpellier. Il a ensuite évolué dans le secteur des biotechnologies et de la thérapie génique, où il a dirigé des équipes de recherche spécialisées dans le développement de vecteurs viraux et l’édition génomique. Il a obtenu son habilitation à diriger des recherches en 2012 à l’Université d’Évry.
Face à cette accélération, les mécanismes naturels de résilience ne suffisent plus : leur rythme est trop lent. L’Office national des forêts a donc engagé une profonde transformation de la gestion forestière, fondée sur l’adaptation et la diversité. La stratégie dite de la « forêt mosaïque » vise à diversifier les essences, les structures et les usages afin de renforcer la résistance globale des écosystèmes. Mais cette adaptation ne concerne pas uniquement les arbres. La faune sauvage, longtemps considérée comme un paramètre secondaire, apparaît désormais comme un acteur central de ces équilibres. Ongulés, insectes, oiseaux, microfaune du sol : tous interagissent avec les peuplements forestiers, influencent la régénération naturelle et participent aux cycles écologiques. L’absence ou la surabondance de certaines espèces peut accélérer le dépérissement ou, au contraire, favoriser la résilience. Ainsi, sans une faune fonctionnelle et équilibrée, aucune stratégie sylvicole ne peut réussir durablement. La forêt de demain ne se construit donc pas uniquement par la plantation d’essences plus résistantes, mais par une approche systémique intégrant pleinement le vivant dans toutes ses composantes...
Celles-ci, bien que ne figurant pas dans les cadres réglementaires contraignants, peuvent avoir des impacts sanitaires, écologiques et économiques significatifs. Leur émergence ou leur circulation silencieuse au sein de la faune sauvage peut fragiliser des espèces, perturber les écosystèmes et, dans certains cas, constituer un risque de transmission aux animaux domestiques ou à l’être humain. Consciente de ces enjeux, l’OMSA encourage activement les États à notifier volontairement ces maladies afin d’améliorer la connaissance globale des dynamiques sanitaires. Toutefois, cette ambition se heurte à une limite technique importante : le principal outil de suivi international, le Système mondial d’information zoosanitaire, ne permet pas encore l’enregistrement direct des maladies non listées touchant la faune sauvage. Cette lacune complique la centralisation et l’analyse des données, réduisant la capacité collective à anticiper les crises sanitaires émergentes. Dans un contexte de changement climatique, d’intensification des échanges et de pressions croissantes sur les milieux naturels, cette fragmentation de l’information apparaît de plus en plus problématique. Elle souligne la nécessité de solutions transitoires mais opérationnelles pour maintenir un flux d’informations fiable, cohérent et accessible aux décideurs, aux scientifiques et aux autorités sanitaires...