Champagne Laurent Courtillier

Créé en 1994, le domaine Laurent Courtillier est situé dans le vignoble AOC (Appellation d'Origine Contrôlée), en plein cœur de la Côte des Bar, en Champagne. Chez ce « Récoltant-Manipulant », les cuvées sont élaborées dans le plus grand respect de la tradition champenoise, de la taille manuelle à l’assemblage, et, après vieillissement, à la mise en bouteille au domaine. Pour en savoir plus sur ces Champagne de caractère de la Côte des Bar, c’est ICI

Emile Caussin de Perceval (1856/1931)

Un seul coup de fusil, et tombe quasiment de nulle part un chef d‘œuvre : « Le coup du Roy ! ». Emile Caussin de Perceval avait des ascendants célèbres dans le monde des lettres. Des parents officiers des Haras, spécialistes de littérature arabe, titulaires de chaires prestigieuses à l’Institut de France. Un de ses aïeux, dans les années 1830, fut même de la caravane du célèbre Louis Damoiseau, qui parcourut les oasis de l’Arabie, à la recherche des meilleures souches de chevaux arabes. En revanche, la vie d’Emile fut des plus rangée, sans mirage. Il épouse, en 1880, Mathilde Matthieu de Boussac, dont le père était receveur des finances de la ville de Bordeaux. Il quitte donc la rue des Saints Pères, à Paris, pour s’installer à Bordeaux. La demeure familiale est rue des Trois Conils, petit clin d’œil cynégétique, puisque, dans le langage du Moyen-Age, le conil est l’autre nom du lapin, modeste gibier de garenne, mais objet des attentions de Gaston Phébus. Comme son compatriote Montesquieu, à qui il consacre plusieurs ouvrages, Emile Caussin de Perceval mit un pied dans les beaux salons de la ville, un pied dans les vignes de son château du Parc, à Saint Ferme, dans l’Entre-Deux-Mers…

Par Louis-Gaspard Siclon

[ LIRE LA SUITE... ]

Gustave Black

Dieu sait que les sujets de sa gracieuse Majesté peuvent pousser l’excentricité jusqu’à son apogée. Mais, trouver en France un écrivain cynégétique anglais, qui fit sa fortune dans la culture de la chicorée, voilà un coup d’éclat ! Gustave Black est né à Cambrai, le 26 avril 1845. Il est le fils d’Adèle Levin et de George Black, sujet britannique, qui avait quitté la Grande-Bretagne pour ne pas être soumis, en tant que catholique, à des lois discriminatoires. Son père fut un industriel qui sut mettre ses talents d’ingénieur dans la conception de machines pour traiter la racine de chicorée, depuis son arrachage jusqu’à la vente du produit fini. La production, distribuée sous la marque « La Cantinière », sort des usines de Sainte Olle lès Cambrai, où sont employés des centaines d’ouvriers, mais le propriétaire habite Bourlon, dans le département du Pas de Calais…

Par Louis-Gaspard Siclon

[ LIRE LA SUITE... ]

Joseph Lavallée (1801-1878)

Il n’est pas de bon journal sans une pléiade d’excellents journalistes, pleins de verve et de talent… Collaborateur du « Journal des Chasseurs », et auteurs de nombreux textes sur la chasse, au milieu du 19ème siècle, Joseph Lavallée fut de ces écrivains qui se consacrèrent entièrement à leur passion. C’est le 8 Août 1801, que naquit, à Paris, Joseph-Félix Lavallée, marquis de Bois Robert. Après une bonne formation juridique, puis la connaissance de la littérature classique, il s’inscrivit au barreau de Château-Thierry. Mais notre avocat et avoué jettera rapidement sa robe aux halliers pour vivre sa passion, la chasse. Malheureusement, nous n’avons aucun portrait de cet auteur aussi discret que la licorne qu’il portait dans son blason. En 1836, il fut attiré par l’entregent de Léon Bertrand qui lançait ce fameux « Journal des Chasseurs », bible de la chasse de cette époque. Il y sera un collaborateur assidu et remarqué. Sa culture juridique lui fera écrire sur le braconnier, nouvelle dénonçant ce fourbe trop souvent absout par le public. Ces pages sont publiées dans l’encyclopédie éditée par Curner « Les Français peints par eux–mêmes ». Ensuite, il se livrera à une analyse complète de ce grand texte fondateur de notre chasse moderne, la fameuse loi de 1844.

Par Louis-Gaspard Siclon

[ LIRE LA SUITE... ]

Bénédict-Henry Revoil

Ce Français « américanisé », né à Aix en Provence en 1816, avait répondu à l’appel des grands espaces du pays des bisons, qui avaient nourri son imagination. C’est donc lors de sa vie aux Etats-Unis qu’il rencontra l’écrivain américain connu sous le nom de Capitaine Mayne-Reid, dont il devint l’ambassadeur–traducteur. Pourtant, rien ne prédisposait ce méridional à quitter les rives de la Méditerranée, lui qui était issu d’une honorable famille d’Aix en Provence. Son père était un peintre bien coté, et son frère fit une brillante carrière d’architecte, puisqu’on lui doit la construction de la cathédrale de Marseille. Bénédict-Henry décéda à Paris après s’être effondré, victime d’un malaise, dans une pharmacie de la rue de Phalsbourg, en juin 1882. Mais entre ces deux dates, il avait vécu le bouillonnement de l’aventure américaine, et s’était fait un nom dans les lettres...

Par Louis-Gaspard Siclon

[ LIRE LA SUITE... ]

Alexandre Dumas

Quelle chance de pouvoir intégrer, dans les auteurs cynégétiques, celui qui entra au Panthéon en novembre 2002, pour le bicentenaire de sa naissance. Compagnon de lectures pour enchanter nos soirées, ce brave Alexandre a eu quatre vies. La première fut celle d’aventurier, puisqu’il vécut l’épopée des Mille de Garibaldi, dans le sud de la botte italienne. La deuxième était celle d’un mondain, jetant ses écus dans les folles constructions de ses châteaux. Puis vint celle d’écrivain, dont les nombreux succès en font un des représentants de la littérature française pour le monde entier. Enfin, la quatrième fut une vie de chasseur et c’est celle qui nous intéresse, car il y démontre sa capacité de nemrod, mais aussi de gourmet qui honore son gibier...

Par Louis-Gaspard Siclon

[ LIRE LA SUITE... ]

Paul Vialar

Né en 1898, Paul Vialar nous rattache, par ses romans, à cette France d’avant le plan Marshal et les « Trente Glorieuses ». Président de la Société des Gens de Lettres, commandeur de la Légion d’Honneur et de la Croix de Guerre 1914/1918, Paul Vialar s’est éteint, couvert d’honneurs, en 1996. Auteur d’une bibliographie riche de plus de 80 ouvrages, nous retiendrons de lui, pour notre propos, le cycle équestre avec l’Eperon d’Argent (1951), et l’immense cycle cynégétique où l’on peut feuilleter « L’homme de chasse », « L’invité de chasse », « La croule » avec les illustrations de Henri de Linarès, fondateur du musée de Gien, ainsi que les dix volumes de « La chasse aux Hommes » (1953). Dans cette série, à l’exception du premier tome qui est la clôture de « La grande meute » avec un maître d’équipage digne héritier de Lambrefault, seuls les titres rappellent l’enrichissement du français par le vocabulaire de la vènerie. « Je me demande quel homme j’aurais été si je n’avais, dès mon enfance, connu la chasse. Différent, c’est probable, moins humain, c’est certain ! ». Voilà donc la dette de Paul Vialar envers le monde de la chasse, et ce sera le fil conducteur de ses romans...

Par Louis-Gaspard Siclon

[ LIRE LA SUITE... ]

Maurice Genevoix

En transférant les cendres de l’illustre écrivain au Panthéon, le président Emmanuel Macron  a fait entrer, sous le dôme prestigieux de la République, tous les poilus, martyrs de Verdun, de la Marne, du Chemin Des Dames… Maurice Genevoix incarne la grande tragédie du 20e siècle.  Il est né en 1890. Jeune et brillant normalien, il est blessé aux Eparges en 1915. Il y perd l’usage de sa main gauche, et de cette douloureuse expérience, il tirera le thème d’opposition entre la folie destructrice de l’homme et le calme de la nature…

Par Louis-Gaspard Siclon

[ LIRE LA SUITE... ]

Charles-Laurent Bombonnel, créateur de safaris

Ecrivain d’un seul récit de chasse, mais réédité six fois, Charles-Laurent Bombonnel (1816/1890) fut chasseur de tout gibier en Bourgogne et traqueur passionné de la panthère algérienne et du lion des Atlas. Après avoir acquis, en huit ans, une certaine fortune dans le commerce/trafic aux franges du Far-West entre Indiens et colons, Bombonnel rembarque des Etats-Unis pour couler une douce retraite en Bourgogne. Notre imagination dessine toujours notre coureur de prairie en hercule, en force de la nature. Il n’en est pourtant rien : « petit, fluet, il n’a pas les apparences de la force » écrit-on sur lui. Effectivement, pas très grand, brun et nerveux, Bombonnel a un corps de fer avec des mains minuscules, et, chose bizarre, des pieds de géant dans des bottes à semelles débordantes…

Par Louis-Gaspard Siclon

[ LIRE LA SUITE... ]

Le Comte d’Osmond (1828/1891)

Peut-on être chasseur, écrivain cynégétique et homme du monde en une seule vie ? Celle du comte d’Osmond, sous le brillant règne de Napoléon III, peut en être l’incarnation. « Le 24 Juin 1828, nos vœux furent comblés par la naissance de Rainulphe Marie Eustache d’Osmond. S’il tient ce qu’il promet à 8 ans, il y a espoir qu’il devienne un homme distingué ». C’est en ces termes prémonitoires que la marquise de Boigne parraina l’entrée de Rainulphe Marie Eustache dans le monde. Et ce monde était la haute noblesse parisienne qui tournoyait dans l’orbite de la cour de Charles X. Dès son âge le plus tendre, Rainulphe fut fasciné par la chasse. A 8 ans, monté sur son poney, il coursait, assisté d’un bull-dog, les daims du parc familial. Osmond fut initié par le comte de Plaisance, bouton de la très célèbre Société de Rambouillet dont les membres appartenaient à la fine fleur de l’aristocratie et insufflaient un sang neuf à la vénerie renaissante, dans le sillage des Mac Mahon, La Ferté, Mérinville, Greffulhe… Légitimistes, ils durent, après avoir refusé les offres de la cour bourgeoise de Louis-Philippe, trouver un dérivatif à leur inaction forcée. Ce fut la chasse et le turf. Simultanément, ils virent s’ouvrir, par adjudication, les forêts du domaine royal, à la vènerie.

Par Louis-Gaspard Siclon

[ LIRE LA SUITE... ]

Vent du nord et… vent du sud

Mais quel est donc ce vent qui nous vient... de l’hémisphère sud ? Après les tentatives suisses de « ballonner » les bovins pour réduire les émissions de gaz, nocives pour la planète, les Néo-Zélandais envisagent de taxer les agriculteurs pour le méthane émis par leurs moutons et leurs vaches, l’une des principales causes des gaz à effet de serre. Certes, 10 millions de bovins et 26 millions de moutons, ça vous parfume une région, mais les autorités ont assuré qu’elles n’introduiraient pas ces nouvelles taxes avant 2025. Elles précisent aussi que ces « gaz agricoles » seront tarifés séparément, et qu’il n’y aura qu’une seule et unique unité de mesure pour calculer le volume. On ne sait pas encore si les 5 millions d’habitants seront taxés également, mais ce thème « pétaradant » a inspiré notre ami historien Louis-Gaspard Siclon, qui a déniché, un extrait des « Mémoires de Grommelin », une petite perle, ou plutôt une petite « perlouze » compte tenu du sujet. Voici ce qu’il nous écrit : « Vent du nord, tous les chiens dehors, prétend le dicton. Ainsi, de tout temps, le veneur a analysé le vent qui dénonce à l'animal inquiet sa présence, ou qui porte, par bon temps, une voie que la meute boira jusqu’à l'hallali. Nos veneurs du 18e maniaient l'humour, imitons-les ! »…

[ LIRE LA SUITE... ]

Elzéar Blaze (1788/1848)

Il ne faut surtout pas ranger cet ancien de la Grande Armée Impériale dans les « vieilles peaux », celles dont on subit la présence lors des dîners de chasse… Né en 1788, Blaze vibra, comme de nombreux jeunes français, à la gloire de l’Empire. Aussi, après une formation à l’Ecole Militaire de Fontainebleau, il servit comme officier d’infanterie de 1807 à 1814. Il s’illustra à Wagram, en Espagne, et durant le siège de Hambourg. Toutes ces pérégrinations n’altérèrent pas son caractère jovial. Elles permirent à son esprit avisé d’enregistrer moult histoires et expériences, et ensuite de les rapporter sans emphase. Après l’enthousiasme de l’Empire, la retraite forcée du demi-solde fut dure à vivre. Aussi, l’activité cynégétique fut, pour lui, un dérivatif puissant. « La chasse est le seul amusement qui fasse diversion aux peines, chagrin, affaires… ». Cette phrase sera le fil conducteur de son œuvre cynégétique. Voilà donc notre officier sans son briquet au flanc, qui troque son fusil de guerre pour une arme plus civile, le fusil de chasse. Ecrivain cynégétique, mais aussi savant qui se constitua une superbe bibliothèque dans laquelle il puisa l’érudition qui affleure souvent dans ses écrits. Il fut l’un des premiers à exhumer les textes plus anciens écrits au Moyen Age sur la chasse, tel « Le livre du Roi Modus et de la Reine Ratio » qu’il mit à la portée de ses lecteurs dans une édition en caractères gothiques…

Par Louis-Gaspard Siclon

[ LIRE LA SUITE... ]

Captain Mayne Reid (1818-1882)

Le sang bouillant de cet Irlandais, qui rêvait de forêts et d’aventures, chose impossible dans la verte Erin, le fit s’embarquer pour le Nouveau Monde. Comme de nombreux compatriotes, il cingle à fond de cale vers un avenir qui ne peut être que meilleur que celui attendu dans cette Irlande ruinée par la maladie de la pomme de terre. Adieu la robe de clergyman jetée aux genêts des grèves irlandaises, vive les guêtres du trappeur… Notre héros, dont le prénom est une déformation de Maximus, débarque donc, à 22 ans, à la Nouvelle Orléans, porte ouverte pour remonter cette artère vitale qu’est le Mississipi. En 1840, les grandes plaines sont parcourues par les tribus indiennes. Elles suivent la transhumance des bisons et vivent à leur rythme…

Louis-Gaspard Siclon

[ LIRE LA SUITE... ]

Des frères Géruzez à Crafty

Avant votre départ en vacances, prenez un peu de détente avec cette chronique dédiée aux deux frères Géruzez… L’aîné, Paul (1831/1896) fut surtout l’écrivain du duo. Il vécut pour la chasse et par la chasse. Son inspiration cynégétique fut alimentée par sa vie de bouton dans l’équipage de Monsieur d’Osembray, qui découplait en forêt de Lyons. Ses activités de rédacteur des rubriques équestres, dans le Journal et le Sport, le maintenait en contact permanent avec ce milieu. Il fut aussi membre fondateur de la Société Centrale, pour l’amélioration des races de chiens. Son palmarès se limite à trois ouvrages : « Le cheval de chasse », « Le cheval de guerre » et « A pied, à cheval, en voiture » illustré par son frère Crafty. Le second est, par conséquent, Victor Eugène (1840/1906), plus connu sous son pseudonyme de Crafty. Lorsque l’on grandit, puis s’émancipe du foyer de son père, Nicolas Eugène Géruzez, très digne professeur de littérature française au Collège de France, il faut publier et se faire un nom qui ne gêne pas son géniteur. L’équation était simple, mais subtile : Géruzez donne phonétiquement « j’ai rusé », qu’il suffit de traduire en anglais, d’où « Crafty ». Voilà donc, pour M. Del Morral, fin connaisseur de la bibliographie cynégétique, à qui nous empruntons cette thèse séduisante, l’origine du pseudonyme de Crafty. Par-delà ce côté un peu potache, cela ne l’empêche pas d’épouser Louise Vavin, fille de l’homme politique qui donna son nom à une avenue et une station de métro. Enfance choyée, vie familiale dans la meilleure société parisienne qui devint ainsi son champ d’observation.

Par Louis-Gaspard Siclon

[ LIRE LA SUITE... ]