Henri de Vibraye

Vous vous interrogez sans doute sur le mobile de l’élection de tel ou tel écrivain pour cette rubrique… Dans le cas présent, c’est Henri de Vibraye qui s’est invité, non pas par sa marque normale de distinction, mais par un heureux hasard chronologique. Effectivement, dans une précédente rubrique, nous faisions état de l’utilisation future, ou futuriste, du drone dans le monde cynégétique. Et cela m’a rappelé un texte prémonitoire de Henri de Vibraye, écrit… avant 1940. Mais qui était donc cet écrivain visionnaire ? Le comte Henri-Marie-Thérèse-Joseph Hurault de Vibraye, Croix de Guerre 1914-1918, est né au château de Cheverny, dans le Loir et Cher, le 18 juin 1874 et il décéda à Saint-Maixent-de-Beugné, dans les Deux Sèvres, le 25 décembre 1971. Quand il se maria en 1902, il parapha le registre d’état civil, avec, comme témoin, son oncle Henri-Marie, marquis de Vibraye et maître d’équipage de Cheverny. Avec ce grand nom du monde aristocratique, Henri de Vibraye consacra une grande partie de sa vie aux recherches historiques, sur sa famille d’une part, et sur des sujets variés dont la religion antique d’autre part. Sa curiosité intellectuelle l’intégrera dans les missions de l’égyptologue Albert Gayet. Il en ressortira, en 1933, un ouvrage consacré aux « Dieux du paganisme » petit précis de mythologie illustré de peintures céramiques...

 

Par Louis-Gaspard Siclon

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Bénédict-Henry Revoil

Ce Français « américanisé », né à Aix en Provence en 1816 est mort à Paris en 1882. Mais entre ces deux dates… que d’aventures ! L’écrivain américain, connu sous le nom de Capitaine Mayne-Reid, vous a été présenté dans ces colonnes. Il est donc normal de faire le point sur son ambassadeur–traducteur, Bénédict-Henri Revoil. Il avait répondu à l’appel des grands espaces du pays des bisons qui avaient nourri son imagination, et c’est lors de sa vie aux Etats-Unis qu’il rencontra Mayne-Reid. Pourtant, rien ne prédisposait ce méridional à quitter les rives de la Méditerranée…  Bénédict-Henry Revoil est né en 1816, dans une famille d’Aix en Provence. Son père était un peintre bien coté, et son frère fit une brillante carrière d’architecte, puisqu’on lui doit la construction de la cathédrale de Marseille. Bénédict-Henry décède à Paris après s’être effondré, victime d’un malaise, dans une pharmacie de la rue de Phalsbourg, en juin 1882. Mais entre ces deux dates, il avait vécu le bouillonnement de l’aventure américaine, et s’était fait un nom dans les lettres…

 

Par Louis-Gaspard Siclon

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Auguste de Chabot (1825-1911), veneur et historien de la chasse

Après Jacques du Fouilloux qui édita en 1561, sous Charles IX, l’ouvrage fondateur de la vènerie moderne, voici Auguste de Chabot, son digne héritier du 19 siècle. Le bocage vendéen a donc donné naissance à ces deux personnalités cynégétiques. Allié aux grandes familles par les Rochejaquelein qui furent de l’héroïque défense de la Vendée militaire, Auguste de Chabot s’installe en 1862 dans la propriété du parc Soubise. Ce terme deviendra le symbole de la grande chasse à cette époque. Par son exemple, par son érudition, Auguste de Chabot incarne l’aristocrate attaché à ses racines terriennes, gardien des grandes traditions de la vènerie. Pour preuve, voici une partie de son tableau de chasse entre 1859 et 1875 : plus de 1 000 chevreuils, 340 cerfs, des louvards et des sangliers en quantité. Un équipage efficace qui suscite l’admiration, car il a forcé, sur 50 chasses, 34 chevreuils et 12 cerfs. Rappelons qu’à l’époque, le maître d’équipage faisait chasser l’animal sur lequel le valet avait fait sa brisée, qu’il soit chevreuil ou cerf. Auguste de Chabot avait donc repris la tradition de l’équipage de son grand-père Charles, qui avait démonté en 1817.

 

Par Louis Gaspard Siclon

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Donatien Levesque (1842/1908)

« Jamais, je n’oublierai Paimpont » se plaisait-il à dire. Mais nous, pouvons-nous oublier les Levesque, grands veneurs et sportifs du 19e siècle ? Durant plus de 60 ans, cette famille a brillé dans la vènerie du chevreuil. Au 19e, ce laisser-courre était le parent pauvre, loin derrière la chasse du cerf, autrefois réservée aux rois de France, et loin derrière le courre du loup qui, via la louveterie, permettait de chasser en forêts domaniales. La vènerie de l’Ouest eut donc en main un carré d’as : Louis-Auguste Levesque, secondé par ses fils, Donatien excellente cravache, Rogatien sur qui reposait la délicate mission de mettre en condition le nouvel équipage, et le dernier fils, Jules. Donatien et Rogatien ont chassé avec les Poydras de La Lande, et Vimont, camarades de collège.

 

Par Louis-Gaspard Siclon

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Robert Smith Surtess

« Messieurs les Anglais, sautez les premiers ! ». Voilà le cri du chasseur français à son homologue britannique, lors d’un laisser courre sur renard. La plus populaire des chasses, Outre-manche, est l’occasion de passer au-dessus, ou à travers les obstacles, pour admirer au plus près la finesse du travail des chiens. Et c’est ce à quoi s’est attelé Robert Smith Surtess. Mais auparavant, sortons du brouillard historique dans lequel il est plongé depuis des décennies cet homme de plume. Gentilhomme campagnard, il appartient par sa naissance, en 1803, à une très bonne famille du comté de Durham, dont certains membres animèrent une société savante. Dans les années 1821, il fonde, avec son ami Rudolph Ackerman, le périodique « New Sporting Magazine ». Surtess y conte les aventures d’un bourgeois gentilhomme anglais, qui croit dur comme fer que l’habit rouge du veneur anoblit. En effet, la révolution industrielle, assise sur le chemin de fer et la maîtrise des mers, va bouleverser les stratifications de la société campagnarde. Ses nouvelles, au fil des chroniques, sont rassemblées en 1843, sous le titre « Hundley Cross ». C’est d’abord un échec commercial jusqu’à l’édition de 1853, où les illustrations de John Leech font, de son héros Jorrocks, le John Bull de la chasse anglaise. Le livre entre alors dans les succès de librairie, et devient un classique. Même Donatien Lévêque, fin connaisseur du sport anglais, peut le citer : « Je répondrai comme l’immortel Jorrocks : il y a deux manières de faire des choses… ».

 

Par Louis-Gaspard Siclon

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Alphonse de Châteaubriant (1877-1951)

Se faire un prénom, quelle chose ardue lorsqu’on reste dans le domaine des lettres, dominé par un homonyme François-René de Chateaubriand. Effectivement, il n’y a nulle parenté entre le grand écrivain et homme politique François-René de Chateaubriand, et le sujet de cette chronique, Alphonse de Châteaubriant. C’est en 1693, que la famille Van Bredenbeck, d’origine flamande et déjà installée en France, acquiert le fief de Châteaubriant en Anjou. L’enracinement local se fait génération après génération, et, tout naturellement, est gommé le patronyme flamand. La famille est installée dans les environs de Nantes, et c’est là que nait Alphonse, le 22 mars 1877. Comme tous les fils de bonne famille, il fait ses humanités au lycée de Nantes. Il y sera le condisciple du musicien Paul Ladmirault, de l’illustrateur graveur Jean-Emile Laboureur, qui pourtant ne travaillera pas pour ses romans, de Clément Huntziger, futur général. Il y prépare le concours de Saint Cyr, mais ne poursuit pas dans cette voie, et opte pour la carrière littéraire. Après la guerre de 1914, qu’il fait dans les services de Santé, sa notoriété d’écrivain s’établit. Peu de livres, mais déjà de grands succès de librairie, puisque « Monsieur des Lourdines » reçoit le prix Goncourt 1911, et « La Brière » est couronné du Grand Prix du Roman de l’Académie Française, en 1923. Le voilà donc catalogué candide défenseur et illustrateur d’un monde provincial de l’ouest, en train de faire sa mue…  

 

Par Louis-Gaspard Siclon

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Alexandre Dumas

Quelle chance de pouvoir intégrer, dans les auteurs cynégétiques, celui qui entra au Panthéon en novembre 2002, pour le bicentenaire de sa naissance. Compagnon de lectures pour enchanter nos soirées, ce brave Alexandre a eu quatre vies. La première fut celle d’aventurier, puisqu’il vécut l’épopée des Mille de Garibaldi, dans le sud de la botte italienne. La deuxième était celle d’un mondain, jetant ses écus dans les folles constructions de ses châteaux. Puis vint celle d’écrivain, dont les nombreux succès en font un des représentants de la littérature française pour le monde entier. Enfin, la quatrième fut une vie de chasseur et c’est celle qui nous intéresse, car il y démontre sa capacité de nemrod, mais aussi de gourmet qui honore son gibier. Garnement des grèves et du bocage, Alexandre Dumas connut une vie dissipée, aux orées de la forêt de Retz. Dans ce microcosme provincial, il sera le porte carnier de l’abbé Fortier, le familier de l’armurier Montagnon, le compagnon de Baillet, clerc de notaire. Il dresse le portrait de Bobino, le chasseur malheureux, de Mocquet le garde-chasse du général Dumas. Alexandre suivit assidument les cours de l’école buissonnière. Ainsi se souvient-il de ses premières sorties cynégétiques : « J’eus encore la force d’aller jusqu’à ce qu’elle (la chienne) la tint gueulettée (la perdrix). Je me jetai sur elle, je la lui arrachai, je la levai par une patte pour la montrer… Jamais je ne me sentis si près de rendre l’âme… Quatre pas de plus et mon cœur se brisait, tout cela pour une perdrix qui valait 15 sous… L’heureux tireur me fit, du bout du doigt, une croix sur le front avec le sang de la victime : au nom de Saint Hubert, je te baptise chasseur ! ». On comprend pourquoi cette première empreinte fut indélébile...

Par Louis-Gaspard Siclon

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Pierre Alexis Ponson du Terrail (1829-1871)

« Ami chasseur, combien de chasses rocambolesques as-tu vécu ? ». Ainsi, l’adjectif « rocambolesque » est donc bien dérivé de Rocambole, ce héros de romans bouillonnants de cape et d’épée, écrits au fil de la plume littéraire de Pierre Alexis Ponson du Terrail. Ce fils de bonne famille est né à Montmaur, dans les Alpes dauphinoises. Après des études à Marseille, il se présente au concours de Navale, mais il est recalé. Et c’est au bas d’un feuilleton qu’il découvre la phrase : « La suite au prochain numéro… ». Voilà le simple déclic qui oriente sa vie. Le cap est mis sur la littérature, où il devient le champion du roman à rebondissements et autres chausse-trapes. Ses succès lui permettent d’acheter un hôtel particulier, rue Erlanger, à Auteuil. De là, il se rendait au café de Madrid, où il noircissait des pages et des pages, qu’il réunissait ensuite en livre. Voilà comment il écrivait un roman. Chaque 31 août, il sortait son cabriolet américain, attelé de son cheval blanc harnaché de blanc, et plantait ainsi son éditeur, toujours à l’affût des chapitres suivants. Mais que voulez-vous, quand on est chasseur, l’ouverture n’attend pas. Et, le vicomte part chez son beau-père, en Sologne, à Donnery… Les œuvres de Ponson du Terrail sont publiées dans divers journaux, dont le « Tintamare », mais il fut également, de 1861 à 1865, propriétaire-directeur de la publication « Les Coulisses du Monde » pour y faire paraître directement ses écrits. Cela ne plait pas à certains de ses confrères, dont Gustave Flaubert, qui l’apprécie d’autant moins qu’ils furent de la même promotion de la Croix de la Légion d’Honneur. Malheureusement, la défaite de 1870 entraîne le gouvernement à Bordeaux. C’est là que Ponson du Terrail y succombe en trois jours, victime d’une attaque de variole, début janvier 1871. Il y fut enterré provisoirement, devant l’impossibilité de rapatrier sa dépouille sur Paris, alors à feu et à sang. Dernière aventure rocambolesque, avec le retour de la paix, son corps put enfin être exhumé pour être transporté au cimetière de Montparnasse. En tête du cortège se trouvait Michel Masson, Doyen de la Société des Gens de Lettres. Mais, au moment de l’inhumation, le cercueil en plomb était trop grand pour être glissé dans le caveau prévu !

 

Par Louis-Gaspard Siclon

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Des frères Géruzez à Crafty

Avant votre départ en vacances, prenez un peu de détente avec cette chronique dédiée aux deux frères Géruzez… L’aîné, Paul (1831/1896) fut surtout l’écrivain du duo. Il vécut pour la chasse et par la chasse. Son inspiration cynégétique fut alimentée par sa vie de bouton dans l’équipage de Monsieur d’Osembray, qui découplait en forêt de Lyons. Ses activités de rédacteur des rubriques équestres, dans le Journal et le Sport, le maintenait en contact permanent avec ce milieu. Il fut aussi membre fondateur de la Société Centrale, pour l’amélioration des races de chiens. Son palmarès se limite à trois ouvrages : « Le cheval de chasse », « Le cheval de guerre » et « A pied, à cheval, en voiture » illustré par son frère Crafty. Le second est, par conséquent, Victor Eugène (1840/1906), plus connu sous son pseudonyme de Crafty. Lorsque l’on grandit, puis s’émancipe du foyer de son père, Nicolas Eugène Géruzez, très digne professeur de littérature française au Collège de France, il faut publier et se faire un nom qui ne gêne pas son géniteur. L’équation était simple, mais subtile : Géruzez donne phonétiquement « j’ai rusé », qu’il suffit de traduire en anglais, d’où « Crafty ». Voilà donc, pour M. Del Morral, fin connaisseur de la bibliographie cynégétique, à qui nous empruntons cette thèse séduisante, l’origine du pseudonyme de Crafty. Par-delà ce côté un peu potache, cela ne l’empêche pas d’épouser Louise Vavin, fille de l’homme politique qui donna son nom à une avenue et une station de métro. Enfance choyée, vie familiale dans la meilleure société parisienne qui devint ainsi son champ d’observation.

 

Par Louis-Gaspard Siclon

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Pierre Moinot (1920-2007)

Voici un écrivain de grande plume et, de surcroît, notre contemporain à la vie, à la guerre, au service de l’État, et… à la chasse ! Pierre naît aux confins du Marais Poitevin, dans la petite commune de Fréssines, en 1920. C’est sa première école de la nature. Il apprend à se glisser vers la terre, et s’en souviendra, dans une très belle nouvelle « L’Apprentissage », un récit en miroir où l’enfant escorte son grand-père lors d’un affût. Il y voit la renarde apprendre, avec force taloches à ses renardeaux, l’attaque du lapin qu’elle rabat vers eux. Toute la question de la transmission est résolue dans ces pages. De cette immersion campagnarde, notre futur académicien tirera même un diplôme d’études supérieures sur le patois poitevin. A la guerre, Pierre Moinot s’engage dans la résistance à Grenoble, puis gagne le Maroc. Il s’enrôle dans les forces françaises, et en août 1944, débarque en Provence avec les armées du général de Lattre. Il est blessé par une mine dans les Vosges, mais poursuit la campagne victorieuse jusqu’à Sigmaringen. Démobilisé, il fait toute sa carrière à la Cour des Comptes, où il siège à compter de 1946, et quitte la rue Cambon en 1985, avec les fonctions de procureur général. Haut fonctionnaire en détachement de son corps, et véritable couteau suisse, il œuvre en second d’André Malraux, poste ô combien compliqué pour être efficace derrière ce ministre hors normes. Il est l’architecte de la réforme du cinéma français avec l’avance sur recettes, pour promouvoir la création des jeunes cinéastes…

 

Par Louis-Gaspard Siclon

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L’étendard de « Gyp »

Sous ce vocable bien comprimé, se cache la frimousse de Sibylle Gabrielle de Riquetti de Mirabeau… Gyp, voilà bien là un nom de plume qui saute comme un bouchon de champagne ! Devenue par son mariage comtesse de Martel de Janville, Sibylle Gabrielle est née dans la lande bretonne du Morbihan, au château de Koetsal. Elle passa sa jeunesse à Nancy, ville militaire par excellence, où elle s’y fait remarquer par son esprit garçon manqué, et son tempérament extravagant. Elle apprend à manier le fleuret et monte à cheval comme un homme, suivant ainsi la voie tracée par son grand–père, ancien colonel de la grande armée napoléonienne, qui est aussi son idole. Certes, du côté Mirabeau, il y avait déjà une certaine hérédité d’excentricité : l’homme politique sous la Révolution, son frère surnommé Mirabeau-Tonneau à cause de son embonpoint, puis elle-même car son frais minois intéressa Carpeaux, qui l’utilisa pour l’une des bacchantes, dans le groupe « la Danse » qui orne la façade de l’Opéra de Paris...

Par Louis-Gaspard Siclon

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Charles-Laurent Bombonnel, créateur de safaris

Ecrivain d’un seul récit de chasse, mais réédité six fois, Charles-Laurent Bombonnel (1816/1890) fut chasseur de tout gibier en Bourgogne et traqueur passionné de la panthère algérienne et du lion des Atlas. Après avoir acquis, en huit ans, une certaine fortune dans le commerce/trafic aux franges du Far-West entre Indiens et colons, Bombonnel rembarque des Etats-Unis pour couler une douce retraite en Bourgogne. Notre imagination dessine toujours notre coureur de prairie en hercule, en force de la nature. Il n’en est pourtant rien : « petit, fluet, il n’a pas les apparences de la force » écrit-on sur lui. Effectivement, pas très grand, brun et nerveux, Bombonnel a un corps de fer avec des mains minuscules, et, chose bizarre, des pieds de géant dans des bottes à semelles débordantes…

 

Par Louis-Gaspard Siclon

 

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Henri Vincenot

 

 

Son accent bourguignon, plus rocailleux que celui de Colette, fleurait bon les œufs meurettes ou la gruotte…

Parisien par nécessité, journaliste aguerri par passion, cheminot dans le droit fil de la tradition familiale, Henri Vincenot est entré dans la grande famille des écrivains cynégétiques...

 

         Par Louis-Gaspard Siclon

 

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Paul Vialar

Né en 1898, Paul Vialar nous rattache, par ses romans, à cette France d’avant le plan Marshal et les « Trente Glorieuses »

 

Président de la Société des Gens de Lettres, commandeur de la Légion d’Honneur et de la Croix de Guerre 1914/1918, Paul Vialar s’est éteint, couvert d’honneurs, en 1996. Auteur d’une bibliographie riche de plus de 80 ouvrages, nous retiendrons de lui, pour notre propos, le cycle équestre avec l’Eperon d’Argent (1951), et l’immense cycle cynégétique où l’on peut feuilleter « L’homme de chasse », « L’invité de chasse », « La croule » avec les illustrations de Henri de Linarès, fondateur du musée de Gien, ainsi que les dix volumes de « La chasse aux Hommes » (1953). Dans cette série, à l’exception du premier tome qui est la clôture de « La grande meute » avec un maître d’équipage digne héritier de Lambrefault, seuls les titres rappellent l’enrichissement du français par le vocabulaire de la vènerie. « Je me demande quel homme j’aurais été si je n’avais, dès mon enfance, connu la chasse. Différent, c’est probable, moins humain, c’est certain ! ». Voilà donc la dette de Paul Vialar envers le monde de la chasse, et ce sera le fil conducteur de ses romans...

 

Par Louis-Gaspard Siclon

 

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