Paul Vialar

Né en 1898, Paul Vialar nous rattache, par ses romans, à cette France d’avant le plan Marshal et les « Trente Glorieuses »

 

Président de la Société des Gens de Lettres, commandeur de la Légion d’Honneur et de la Croix de Guerre 1914/1918, Paul Vialar s’est éteint, couvert d’honneurs, en 1996. Auteur d’une bibliographie riche de plus de 80 ouvrages, nous retiendrons de lui, pour notre propos, le cycle équestre avec l’Eperon d’Argent (1951), et l’immense cycle cynégétique où l’on peut feuilleter « L’homme de chasse », « L’invité de chasse », « La croule » avec les illustrations de Henri de Linarès, fondateur du musée de Gien, ainsi que les dix volumes de « La chasse aux Hommes » (1953). Dans cette série, à l’exception du premier tome qui est la clôture de « La grande meute » avec un maître d’équipage digne héritier de Lambrefault, seuls les titres rappellent l’enrichissement du français par le vocabulaire de la vènerie. « Je me demande quel homme j’aurais été si je n’avais, dès mon enfance, connu la chasse. Différent, c’est probable, moins humain, c’est certain ! ». Voilà donc la dette de Paul Vialar envers le monde de la chasse, et ce sera le fil conducteur de ses romans...

 

Par Louis-Gaspard Siclon

 

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Florian Pharaon de Balbaac

C'était l'époque où la France se définissait de Dunkerque à Tamanrasset...

Florian Pharaon de Balbaac est né à Marseille, le 21 janvier 1827. Il était le petit-fils de l'ancien interprète qui servit Bonaparte durant la campagne d'Egypte, et le suivit en France pour y faire souche. Son patronyme fit germer un jeu de mot dans la bouche de Théophile Gautier : "c'est le nom d'une bergerie au pied des pyramides...".

 

Par Louis-Gaspard Siclon

 

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Maurice Genevoix

En transférant les cendres de l’illustre écrivain au Panthéon, le président Emmanuel Macron  a fait entrer, sous le dôme prestigieux de la République, tous les poilus, martyrs de Verdun, de la Marne, du Chemin Des Dames… Maurice Genevoix incarne la grande tragédie du 20e siècle.  Il est né en 1890. Jeune et brillant normalien, il est blessé aux Eparges en 1915. Il y perd l’usage de sa main gauche, et de cette douloureuse expérience, il tirera le thème d’opposition entre la folie destructrice de l’homme et le calme de la nature…

 

Par Louis-Gaspard Siclon

 

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Gustave Black

Dieu sait que les sujets de sa gracieuse Majesté peuvent pousser l’excentricité jusqu’à son apogée. Mais, trouver en France un écrivain cynégétique anglais, qui fit sa fortune dans la culture de la chicorée, voilà un coup d’éclat !

Gustave Black est l’auteur de 3 publications : un court ouvrage de 32 pages édité en 1862 sous le titre « A mon frère, une nuit sanglante », puis, en 1882 « Master Steeple », dont le titre, à lui seul, résume l’action en Angleterre. Enfin, en 1884, est publié « Le château de la Baraque », dont vous pourrez lire un extrait... L’édition est ornée de soixante-dix vignettes de Jean David de Sauzea, artiste qui fit aussi des peintures cynégétiques. Par la notoriété de ce livre, Jérôme del Moral le fait entrer dans sa sélection de « Récits de campagne et de chasse », panorama de la littérature cynégétique, édité en 2005. Le cadre historique de cette œuvre semble être l’époque contemporaine de Gustave Black, avec, pour la géographie de l’action, un triangle entre l’Angleterre, l’Egypte et la France...

Par Louis-Gaspard Siclon                                            

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Le Comte d’Osmond (1828/1891)

Peut-on être chasseur, écrivain cynégétique et homme du monde en une seule vie ? Celle du comte d’Osmond, sous le brillant règne de Napoléon III, peut en être l’incarnation. « Le 24 Juin 1828, nos vœux furent comblés par la naissance de Rainulphe Marie Eustache d’Osmond. S’il tient ce qu’il promet à 8 ans, il y a espoir qu’il devienne un homme distingué ». C’est en ces termes prémonitoires que la marquise de Boigne parraina l’entrée de Rainulphe Marie Eustache dans le monde. Et ce monde était la haute noblesse parisienne qui tournoyait dans l’orbite de la cour de Charles X. Dès son âge le plus tendre, Rainulphe fut fasciné par la chasse. A 8 ans, monté sur son poney, il coursait, assisté d’un bull-dog, les daims du parc familial. Osmond fut initié par le comte de Plaisance, bouton de la très célèbre Société de Rambouillet dont les membres appartenaient à la fine fleur de l’aristocratie et insufflaient un sang neuf à la vénerie renaissante, dans le sillage des Mac Mahon, La Ferté, Mérinville, Greffulhe… Légitimistes, ils durent, après avoir refusé les offres de la cour bourgeoise de Louis-Philippe, trouver un dérivatif à leur inaction forcée. Ce fut la chasse et le turf. Simultanément, ils virent s’ouvrir, par adjudication, les forêts du domaine royal, à la vènerie.

 

Par Louis-Gaspard Siclon

 

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Joseph-Emile Gridel

Pur Lorrain, Joseph–Emile Gridel est né en 1839 à Baccarat, où il est décédé en 1901. A l’exception d’escapades en Bretagne de 1868 à 1878, Gridel ne quitta pas des yeux la ligne bleue des Vosges. Fils d’un notaire, il a eu le parcours choyé de la grande bourgeoisie locale, et assuma, avec une grande compétence, la gestion de ses vignes et de ses bois, ainsi que la responsabilité de la compagnie locale des sapeurs-pompiers. De ses activités de louvetier, Gridel en garde un plaisir ostentatoire : « Qui n’a jamais présidé pareille solennité cynégétique, ne connait pas les joies du métier… Auteur d’un seul livre, mais qui est toujours une référence puisque réédité en 2005, notre louvetier fait figure de parent pauvre avec ses chiens au pedigree de guingois, sur lequel nul maître d’équipage de vautrait n’aurait laissé tomber un seul regard...

Par Louis-Gaspard Siclon

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L'incroyable histoire d'une chasse au cerf dans le bois de Boulogne, en 1720...

« Hé, ho ! père Paturet, on vous a donc mis du fauve dans le bois, puisqu’on doit chasser le cerf ? »

« Mais oui mon garçon, et voilà ce qu’il y a de plus drôle : on va chasser le cerf, et sans chien ! Parmi les indigènes venus du bord du Missouri, se trouve une jeune indienne nommée Fille du Soleil. Elle a, dans son pays, droit de souveraineté, et on doit, parait-il, donner la couronne à l’homme blanc qu’elle choisira pour époux… ».

On vit descendre, par la grande avenue de Neuilly, une escorte de mousquetaires, puis les voitures du Régent, puis, derrière venaient deux carrosses appartenant aux trésoriers de la compagnie des Indes. On y avait emballé nos dix sauvages. Pendant que chacune des personnes invitées à la chasse montait sur le coursier qu’on lui avait préparé, les Indiens étaient sortis de leurs voitures…

 

(d’après « Les récits d’un vieux chasseur », 1858)

 

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Elzéar Blaze (1788/1848)

Il ne faut surtout pas ranger cet ancien de la Grande Armée Impériale dans les « vieilles peaux », celles dont on subit la présence lors des dîners de chasse… Né en 1788, Blaze vibra, comme de nombreux jeunes français, à la gloire de l’Empire. Aussi, après une formation à l’Ecole Militaire de Fontainebleau, il servit comme officier d’infanterie de 1807 à 1814. Il s’illustra à Wagram, en Espagne, et durant le siège de Hambourg. Toutes ces pérégrinations n’altérèrent pas son caractère jovial. Elles permirent à son esprit avisé d’enregistrer moult histoires et expériences, et ensuite de les rapporter sans emphase. Après l’enthousiasme de l’Empire, la retraite forcée du demi-solde fut dure à vivre. Aussi, l’activité cynégétique fut, pour lui, un dérivatif puissant. « La chasse est le seul amusement qui fasse diversion aux peines, chagrin, affaires… ». Cette phrase sera le fil conducteur de son œuvre cynégétique. Voilà donc notre officier sans son briquet au flanc, qui troque son fusil de guerre pour une arme plus civile, le fusil de chasse. Ecrivain cynégétique, mais aussi savant qui se constitua une superbe bibliothèque dans laquelle il puisa l’érudition qui affleure souvent dans ses écrits. Il fut l’un des premiers à exhumer les textes plus anciens écrits au Moyen Age sur la chasse, tel « Le livre du Roi Modus et de la Reine Ratio » qu’il mit à la portée de ses lecteurs dans une édition en caractères gothiques…

 

Par Louis-Gaspard Siclon

 

 

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Captain Mayne Reid (1818-1882)

Le sang bouillant de cet Irlandais, qui rêvait de forêts et d’aventures, chose impossible dans la verte Erin, le fit s’embarquer pour le Nouveau Monde. Comme de nombreux compatriotes, il cingle à fond de cale vers un avenir qui ne peut être que meilleur que celui attendu dans cette Irlande ruinée par la maladie de la pomme de terre. Adieu la robe de clergyman jetée aux genêts des grèves irlandaises, vive les guêtres du trappeur… Notre héros, dont le prénom est une déformation de Maximus, débarque donc, à 22 ans, à la Nouvelle Orléans, porte ouverte pour remonter cette artère vitale qu’est le Mississipi. En 1840, les grandes plaines sont parcourues par les tribus indiennes. Elles suivent la transhumance des bisons et vivent à leur rythme…

 

Par Louis-Gaspard Siclon

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