​​​​​​​Journée de l’environnement : Monaco s’y met aussi

Le 4 juin prochain, et c’est une première, la Mairie de Monaco, sous l’impulsion de Marjorie Crovetto, adjoint au Maire, en charge du Cadre de Vie, de l’Environnement et du Développement Durable, organisera une journée entièrement dédiée à l’Environnement, sur le thème choisi par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) : « Une seule Terre ». Cette manifestation se tiendra à partir de 10 heures, au Parc Princesse Antoinette, où plusieurs stands et ateliers constitueront un cheminement permettant de profiter de la richesse végétale des lieux. Le fil rouge de cette journée sera le mot « Harmonie », symbolisant le lien entre l’Homme et la Terre. Il permettra de visiter les stands : Les jardiniers du Parc, La Médiathèque de Monaco, l’Association « Ecopolis », la Mission pour la Transition Energétique (MTE), la Société Monégasque d’Assainissement, l’Atelier des étudiants de l’Ecole Supérieure d’Arts Plastiques, l’Association « Les Petits Ecoliers de Monaco », l’atelier « Ecologie du corps », l’Atelier « Laisse ton empreinte », en référence à l’empreinte carbone. Enfin, un grand jeu de piste a été créé sur le thème de l'Environnement et se déroulera en 8 étapes sous forme d’énigmes, de rébus, de charades, etc… et permettra à toute la famille d’y participer. 

Un salon pas comme les autres : « Hydro-Expo »

Premier salon européen consacré aux thématiques de l’entretien et de l’aménagement des environnements aquatiques, « Hydro-Expo » se tiendra pour la première fois du 1er au 3 juin, à la Maison des Lacs de Mesnil-Saint-Père, au lac d’Orient (Aube), à une quinzaine de kilomètres à l’est de Troyes. Destiné aux acteurs impliqués dans la gestion des zones humides, ce salon a vocation à favoriser les échanges et à promouvoir les différents moyens, services et matériels utiles et innovants pour l’entretien, l’aménagement, la réhabilitation, la renaturation et la préservation de toutes les zones humides (lacs, canaux, littoraux, zones portuaires, étangs, rivières, etc.), autour d’enjeux essentiels : - préserver le patrimoine construit et/ou le capital naturel aquatique ; - entretenir et intervenir favorablement et efficacement dans les zones humides ; - aménager, transformer et pérenniser les espaces aquatiques existants. Il s’adresse principalement aux collectivités territoriales, aux organismes publics et privés, aux entreprises de travaux publics, aux entreprises d’aménagement d’espaces verts, aux bureaux d’études et aux opérateurs de voies navigables. Au programme des 3 jours : démonstrations de matériels en direct sur le lac, conférences et ateliers libres d’accès sur des thèmes d’actualité, des retours d’expériences et la réglementation. Des agents de l’OFB animeront également 6 conférences sur les centres de ressources génie écologique, cours d’eau, plan d’eau et zones humides, ainsi que sur le transport solide dans les cours d’eau, les solutions fondées sur la nature et les avis techniques. Pour en savoir plus : hydroexpo.fr

Campagne pour la chasse et la conservation en Europe

La situation se tend avec Bruxelles, entre les 37 organisations cynégétiques européennes représentées par la FACE, au sujet de la chasse et de la conservation. Le lobbying exercé par de nombreuses ONG internationales devient insupportable, tant il influence les prises de décisions. La chasse est concernée, ce qui a incité la FACE à lancer une campagne tournée vers l'extérieur. Elle permettra aux chasseurs de s'exprimer et d'être entendus. « Afin de répondre au nombre croissant de problèmes rencontrés par les 7 millions de chasseurs européens, cette campagne vise à mettre en évidence ces problèmes, à les résoudre, à s'éloigner d'une tendance à critiquer la chasse et à reconnaître la valeur de la chasse pour la biodiversité et l'union des cultures à travers l'Europe. Nous sommes confrontés à des défis sans précédent, notamment avec des propositions rédigées à huis clos pour, mais sans les chasseurs européens. Cette campagne est une avancée significative pour appeler les décideurs politiques bruxellois à changer de cap et à travailler avec nous ! » a sévèrement déclaré le président de la FACE, Torbjörn Larsson, lors du lancement de cette campagne qui comprend une pétition en 9 points, sur des sujets clés liés à la chasse et à la conservation. En termes de timing, cette opération se déroulera sur 6 mois au cours desquels les membres de la FACE, les partenaires et influenceurs seront actifs sur leurs canaux de communication dans les semaines à venir. Il a également été précisé qu'une approche hybride sera nécessaire pour recueillir des signatures au niveau local. Torbjörn Larsson, a conclu par un appel à l'action aux chasseurs : « Pour une Europe riche en biodiversité, reconnaissant l'importante contribution de la chasse à la conservation, à la société, à l'économie et au patrimoine culturel, signez cette pétition ».

​​​​​​​Le Mexique exige un permis d'importation pour les lunettes de visée

Les chasseurs qui ont prévu de se rendre au Mexique doivent savoir que, pour les lunettes de visée, un permis d'importation est désormais obligatoire. Mais attention, car le formulaire de demande d'importation d'armes à feu au Mexique ne comprend pas d'emplacement pour ces accessoires, que le gouvernement mexicain a classé depuis le début de cette année « marchandises réglementées par le ministère de la Défense nationale ». Si certains organisateurs de voyages de chasse se chargent d’effectuer les démarches nécessaires, d’autres laissent à leurs clients le soin de la faire eux-mêmes. Afin d'éviter les problèmes, pouvant aller jusqu’à la saisie du matériel, un lien permet de télécharger une demande de permis d'importation spécial auprès des services douaniers : http://omawww.sat.gob.mx/aduanasPortal

Quand la bureaucratie bruxelloise écrase la conservation réussie du lynx en Lettonie

Depuis plus d'un siècle, la gestion du lynx, en Lettonie, est affaire d'état. Aujourd'hui, avec plus de 1600 individus, ce prédateur ne s’est jamais aussi bien porté, grâce à des actions de conservation claires, et à des quotas de chasse bien réglementés. Mais, ce système est remis en cause par la Commission européenne, qui vient d’ouvrir une procédure d'infraction formelle, car, selon elle « une espèce strictement protégée ne peut pas être dans la même catégorie qu'une espèce chassable ». La Commission demande donc à la Lettonie de modifier ses lois nationales, alors que, dans un précédent document d'orientation sur la protection du lynx, préparé par des experts nationaux et confirmé par un arrêté du ministre de l'Environnement, la CE avait cité comme exemple ce plan d'action, conforme à l'article 16, paragraphe 1, de la directive Habitats. « Nous sommes dans une impasse, et malheureusement le seul perdant sera le lynx letton » a déclaré le président de la FACE, qui a exprimé sa déception face à la Commission européenne, ajoutant : « Il est frustrant de voir comment la Commission européenne appelle la Lettonie à changer son plan de gestion réussi, activement soutenu par les acteurs ruraux et produisant des résultats de conservation remarquable, à un moment où l'Europe échoue lamentablement à conserver sa biodiversité… ». Et voilà comment la bureaucratie bruxelloise, qui n’a sans doute jamais vu un lynx vivant, impose son diktat…

​​​​​​​Parc national des Pyrénées : déjà 12 naissances de bouquetins confirmées

« A ce jour, douze cabris ont déjà été vus, dont des jumeaux en vallée d’Aspe » a déclaré l’équipe de suivi du Parc National des Pyrénées. La première observation a été faite le 26 avril dernier sur les hauteurs de Gèdre. « Mendi », une femelle bouquetin de 11 ans, venait de donner naissance à un cabri, et, les formes arrondies d’autres femelles en excellent état physique, augurait d’autres arrivées. « Afin de mettre bas sereinement, à l’abri des prédateurs, les femelles repoussent leurs rejetons de l’année précédente et s’isolent en altitude. Ensuite, elles se regroupent à nouveau, avec leurs petits, afin de les élever en bénéficiant de la protection du groupe et de la quiétude des hauteurs » a précisé le Parc national des Pyrénées qui a ajouté : « L'an dernier, avec un taux moyen de femelles gestantes, soixante-cinq cabris sont nés. Ces chiffres montrent que les bouquetins ont su s’adapter à leur nouvel environnement pyrénéen, et huit années après le premier lâcher, la population est déjà importante avec près de 300 têtes… ».

Roumanie : Le ministère de l'Environnement autorise la chasse de 13 ours

Selon le chef de l'agence de protection de l'environnement de la région de Covasna, riche d’une population estimée à 1 800 ours, les problèmes se multiplient. « Avec l'arrivée du printemps, les ours sont redevenus actifs » a déclaré Gheorghe Neagu, avant de citer les villages qui ont été touchés. Les résidents reçoivent régulièrement des alertes de présence d’ours qui peuvent être une menace pour la sécurité. Alors, pour éteindre le feu qui couve, l'actuel ministre de l'Environnement, Tanczos Barna, a défendu une position plus agressive, que prévoit la législation avec son « ordonnance d'urgence n° 81 ». Elle permet aux spécialistes d'intervenir et de chasser, de tranquilliser et de déménager, de tirer ou euthanasier les ours qui errent dans les localités et causent des dommages matériels. Ce sont donc 13 ours qui seront chassés, bien que la Roumanie ait interdit sa chasse en 2016, mais avait gardé la possibilité d’accorder des dérogations.

Formation décennale obligatoire : c’est possible par internet

Voilà qui va faciliter et accélérer l’accès à la « formation décennale à la sécurité à la chasse », instaurée par la loi du 24 juillet 2019 et par l'arrêté du 5 octobre 2020. Obligatoire tous les dix ans pour les chasseurs désirant valider leurs permis de chasser, chaque FDC a la charge d’organiser les séances de « remise à niveau », qui porte principalement sur la sécurité à la chasse. Pour éviter les déplacements des adhérents, souvent éloignés du siège de leur FDC, il est donc possible de suivre la formation depuis chez soi, sur son ordinateur ou sa tablette. Elle se décompose en 4 modules distincts et indépendants, ce qui offre au chasseur la possibilité, soit de la suivre en totalité une seule fois (prévoir entre une et deux heures), soit d’en fractionner le visionnage par module, selon ses disponibilités. Attention cependant, car l’ensemble des modules devra être terminé dans les 3 mois suivants le début de la formation, sous peine de devoir tout reprendre à zéro. La première chose à faire est déjà de s’assurer que votre FDC a mis en place cette possibilité sur votre département. Ensuite, pour accéder à la formation, chaque chasseur devra se rendre sur son « espace adhérent », puis s’identifier. La suite se déroule par étape : « formation », « inscription », « inscription formation à distance ». Un courriel contenant le lien d’accès internet vous est envoyé par retour, et après « activation », vous avez accès aux modules.

Allemagne : un foyer de peste porcine africaine détecté à 6 km de la frontière française

Dans un communiqué publié le mercredi 26 mai, le ministère de l'Agriculture allemand a confirmé la découverte d'un foyer de peste porcine africaine (PPA) dans un élevage porcin de Forchheim (Bade-Wurtemberg), situé à 6 km seulement de la frontière française. L'élevage concerné contient une quarantaine de porcs élevés en plein air. Dans le cadre des mesures de protection, l’ensemble du cheptel porcin a été dépeuplé, et à ce jour, ont déclaré les autorités, aucun cas n’a été identifié au sein de la faune sauvage dans la zone alentour. Les services sanitaires allemands vont intensifier la recherche de carcasses de sangliers et contrôler les exploitations agricoles environnantes. Une zone de protection et de surveillance a été mise en place, en lien avec la Commission européenne, et une enquête épidémiologique est en cours, en Allemagne, pour tenter de déterminer l’origine de la maladie. Afin de protéger le territoire français, le ministère français de l’Agriculture annonce le renforcement de la surveillance sanitaire sur la faune sauvage, et appelle au strict respect des mesures de biosécurité par les professionnels de la filière porcine, les acteurs des territoires et les voyageurs.

Des pays de l’UE demandent l’interdiction de l’élevage domestique d’animaux sauvages

Selon un document commun du Luxembourg, de Chypre, de Malte et de la Lituanie, trop d’animaux sauvages sont détenus comme animaux de compagnie, ce qui va à l’encontre de la protection des espèces et de leur santé. Lors de la réunion des ministres européens de l'Agriculture, mardi dernier, ce sujet a été abordé par les quatre pays, qui devraient bientôt être rejoints par une dizaine d’autres. Les signataires proposent d'introduire une liste dite « positive ». Ainsi, tout animal issu d’une espèce qui ne figurerait pas sur cette liste ne pourrait plus être élevé à titre privé dans l'UE. Sont visés les grands fauves et les espèces exotiques capturées à l’état sauvage qui périssent en captivité de stress, d'ennui, de dépression et de graves problèmes comportementaux comme l'automutilation.

Un chasseur au Conseil d’administration de la Fondation Brigitte Bardot

Elle n’approuve pas, mais pas du tout, la nomination au poste de ministre de l’Agriculture de Marc Fesneau, tout simplement parce qu’il est chasseur à l’arc. Pour cette Fondation, c’est une erreur de casting, puisque le ministre est aussi responsable de la protection animale en France. Pour expliquer son indigestion, la Fondation de BB écrit : « Il pourra user de son pouvoir pour bloquer toute avancée en matière de condition animale et auprès d’organisations reconnues d’utilité publique, telle que la Fondation Brigitte Bardot, dont il devient, hélas, l’un des administrateurs comme la loi l’exige… ». Marc Fesneau doit être rassuré : sa compétence pour gérer ce ministère n’a, à aucun moment, été mise en doute…

La Première ministre a présenté les deux volets des « Transitions »

Certes les écolos ne sont pas contents d’avoir été mis sur la touche. L’heure n’est plus à l’idéologie, mais à l’action. Une page se tourne pour ceux qui ont œuvré, depuis cinq décennies, à sensibiliser la population sur l’écologie, mais qui ont été incapables de faire évoluer la société en douceur. A privilégier la force des « contre-tout » au lieu d’instaurer le dialogue, la sanction est tombée. Nous allons donc être confrontés à deux transitions, l’une énergétique, l’autre écologique, ainsi que l’a annoncé Elisabeth Borne aux associations de défense de l’environnement qu’elle a rencontrées lundi dernier. « La transition écologique concernera tous les ministres. On est à un moment où on doit absolument accélérer sur les sujets de climat comme de biodiversité » a dit la cheffe du gouvernement, au Muséum national d’histoire naturelle à Paris, à l’issue de la rencontre, ajoutant : « Chaque ministère recevra une « feuille de route » d’ici septembre pour décliner la transition dans son portefeuille ». Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires, portera « l’ensemble de la déclinaison territoriale des politiques de transition écologique, notamment en matière de logement, transports, et biodiversité, et Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, a pour mission de faire sortir la France des énergies fossiles ».