Le mystère de la survie des bovins de l’île Amsterdam

Des chercheurs français ont étudié l’origine et l’adaptation d’une population de vaches sauvages sur l’île Amsterdam, une île subantarctique. Ces bovins, initialement abandonnés à la fin du XIX siècle, ont prospéré jusqu’à leur éradication en 2010. Située dans l’océan Indien, l’île Amsterdam est balayée par des vents violents et dépourvue de sources d’eau permanentes. Pourtant, les bovins abandonnés y ont survécu et leur population a atteint près de 2 000 individus. L’analyse génétique de 18 spécimens a confirmé que ces animaux provenaient d’un petit groupe initial de cinq à six individus abandonnés en 1871 par un fermier réunionnais. Issus de croisements entre taurins européens (race jersiaise, 75 %) et zébus de l’océan Indien (25 %), ils étaient préadaptés aux conditions climatiques de l’île. Contrairement aux hypothèses de nanisme insulaire, leur petite taille était une caractéristique d’origine et non une conséquence évolutive. Les bovins de l’île Amsterdam ont développé une organisation sociale complexe similaire à celle des bovidés sauvages. Leur génome révèle des mutations impliquées dans le système nerveux, favorisant leur adaptation rapide à la vie sauvage en seulement quelques générations. Aucune mutation délétère majeure n’a été observée malgré la forte consanguinité, ce qui souligne l’unicité de cette population. Mais, classée réserve naturelle en 2006, l’île Amsterdam héberge des espèces endémiques comme l’albatros d’Amsterdam et l’arbuste Phylica arborea, et les bovins, perçus comme une menace pour cet écosystème, ont tous été abattus en 2010, sans prélèvement d’échantillons biologiques pour la conservation de leur patrimoine génétique. Cette décision a suscité des critiques de la part de scientifiques, qui estimaient que des mesures alternatives, comme la réduction du cheptel ou la limitation de leur zone de pâturage, auraient pu être envisagées.

Apaiser les tensions entre les agriculteurs et l’OFB

Depuis plus d’un an, le secteur agricole traverse une crise profonde, au sein de laquelle les contrôles effectués par les agents de l’OFB suscitent de vives tensions. Les organisations agricoles, notamment la FNSEA et la Coordination rurale, dénoncent des inspections trop fréquentes et intrusives, et l’une des revendications formulées portait sur le placement des agents de l’OFB sous la tutelle des préfets, et le port d'armes par les agents de l'Office. « Mais ce sont des policiers, et, à ce titre, ils sont armés, leurs missions les exposant à des risques » déclaraient les syndicats. Toutefois, la véritable évolution concerne non pas le fait d’être armé, mais la manière dont ces armes sont portées. Une circulaire récente préconise donc désormais un port d’arme plus discret. Plutôt qu’un port à la ceinture, les armes seront rangées dans des holsters intérieurs. Cette mesure, décidée en accord avec l’OFB, les chambres d’agriculture et le gouvernement, doit être appliquée immédiatement pour concilier sécurité des agents et apaisement des contrôles. Par ailleurs, le port de caméras piétons par les agents de l’OFB sera généralisé dès que possible, cette initiative nécessitant une mesure législative. Malgré cette décision, des préoccupations subsistent bien que le gouvernement ait instauré un contrôle administratif unique annuel des exploitations agricoles. Ce contrôle, distinct des enquêtes judiciaires et fiscales, vise à simplifier les démarches des agriculteurs. En complément, une mission-flash inter-inspections a été lancée pour analyser les tensions entre l’OFB et le monde agricole, et proposer des solutions concrètes. Enfin, la revendication de placer l’OFB sous l’autorité des préfets a été partiellement prise en compte. Si les préfets peuvent superviser les contrôles administratifs, les missions de police judiciaire des agents restent sous l’autorité des juges. Ainsi, le gouvernement tente d’apaiser les tensions sans bouleverser l’équilibre institutionnel en place.

Ennemi des oiseaux nicheurs au sol, le rat surmulot (Rattus norvegicus)

Le rat surmulot, scientifiquement connu sous le nom de Rattus norvegicus, est un rongeur originaire du nord de la Chine et de la Mongolie. Introduit accidentellement en France hexagonale et en outre-mer, ce mammifère s'est rapidement adapté à divers habitats, devenant une espèce envahissante préoccupante pour la biodiversité locale. Physiquement, le rat surmulot se distingue par son pelage gris-brun dense, plus foncé sur le dos et plus clair sur le ventre. Il possède une queue annelée, souvent aussi longue que son corps trapu, et de petites oreilles rondes qui ne recouvrent pas ses yeux lorsqu'elles sont abaissées. Mesurant entre 19 et 27 cm sans la queue, il peut peser de 130 à 300 g. Cet omnivore robuste est particulièrement adapté aux milieux humides et semi-aquatiques, où sa capacité de nage lui permet de parcourir jusqu'à 800 mètres, et de rester jusqu'à 72 heures dans l'eau. Son régime alimentaire est opportuniste, bien qu'il montre une nette préférence pour la viande. Il creuse des terriers complexes dans divers substrats, utilisant des fentes dans les murs ou le sol pour se loger. Cette capacité à s'installer efficacement contribue à sa prolifération rapide, souvent au détriment des espèces locales, notamment les oiseaux, micromammifères et reptiles, dont il prédate les œufs et les jeunes...

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Les faits divers de la semaine passée

- Alpes-Maritimes : le Tribunal Administratif de Nice a suspendu six arrêtés autorisant des « tirs de défense renforcée » contre les loups. Dépités, les éleveurs ont exprimé leur colère et leur sentiment d'abandon, pendant que l'association One Voice se réjouissait de la décision. Cette suspension signifie que les loups, accusés de causer des dommages aux troupeaux, pourront continuer à circuler librement, augmentant ainsi les tensions déjà vives entre les défenseurs de l'élevage et ceux de la protection animale. Le tribunal a motivé sa décision en soulignant que les conditions légales nécessaires pour justifier les tirs n'étaient pas pleinement remplies, et qu’il existait « un doute sérieux sur la légalité de ces six arrêtés », notamment parce que, dans la plupart des cas examinés, le nombre d'attaques recensées ne dépassait pas trois pour chaque exploitation concernée. Pour la sixième exploitation, bien que six attaques aient été répertoriées, il n'était pas établi que les autres critères justifiant les tirs renforcés étaient clairement remplis.

 

- Bouches-du-Rhône : retour de la FDC sous les projecteurs, avec une controverse judiciaire. L'accusation provient de l'État français lui-même, par le biais du ministère de la Transition écologique, sur un litige qui découle de la publication d'un bulletin interne incendiaire intitulé « Brève du Chasseur », daté du 13 juillet 2024. Ce document frappe fort avec des titres percutants comme : « Stop aux massacres des sangliers par les louvetiers... », accompagnés de photos de carcasses animales et d'une question implicite : « Qui sont les véritables pourritures… ? ». Pour ces accusations directement dirigées contre les lieutenants de louveterie, agents mandatés par l'Administration préfectorale, l'État réclame justice pour diffamation et injure, mettant ainsi la FDC, une nouvelle fois, sur la sellette devant le Tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, jeudi prochain 27 mars...

 

- Côtes d’Armor : lors d'une battue aux sangliers, près de Dinan, un événement dramatique a été évité grâce à l'intervention rapide et décisive d'une jeune infirmière, Lucie Touzé. Un chasseur, qui venait de tirer un sanglier, s’effondrait victime d’un infarctus. Alertée, Lucie Touzé est arrivée rapidement sur les lieux et ne détectant aucun signe de pouls, a commencé un massage cardiaque en attendant l’arrivée des secours. Les pompiers de Dinan sont intervenus peu après pour prendre le relais, stabiliser Hubert et l'emmener en urgence à l'hôpital de Saint-Malo. Après trois semaines de soins intensifs, il a pu enfin retourner chez lui, retrouver sa famille et reprendre une vie normale et... remercier ses sauveteurs pour leur efficacité.

 

- Drôme : un loup, en situation d'attaque sur un troupeau, a été tué dans la nuit du 14 au 15 mars 2025 sur la commune de Combovin, dans le cadre d'un tir de défense simple réalisé par les lieutenants de louveterie. C'est le 3e loup abattu dans le département depuis le début de l'année, et le 21e en France. La préfecture a précisé que ce tir « est intervenu en complément des mesures de prévention contre la prédation du loup, mises en œuvre par l'éleveur pour la protection de son troupeau domestique »...

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Assemblée générale de la FNC : synthèse du discours du président Schraen

Plus de doute, le président de la FNC est sur le pont. « Quel plaisir de vous retrouver ici, à Avignon, si nombreux pour le congrès de la FNC ! Quel fantastique programme concocté par la Fédération régionale des chasseurs de PACA, avec Laurent Faudon à sa tête, qui s’est surpassée » lança-t-il en guise d’introduction, avant de commencer par retirer « le clou dans la godasse » des élections législatives de 2024. Résumé des différents chapitres :

Les élections législatives

« Si l’année 2024 a été une année chargée, entre Jeux olympiques, élections à répétition, dissolution, censures… Vous le savez, les élections européennes avec la liste Alliance rurale n’ont pas été pour moi couronnées de succès. Si, à un moment, j’ai pu douter de ma capacité à mener un combat national d’une telle ampleur en étant tête de liste, et en décidant de laisser ma place, il est par contre certains qu’en politique, un plus un ne font pas forcément deux, et parfois ça fait même moins 2. On dit que la victoire est toujours collective et la défaite souvent solitaire. Heureusement, après cet épisode, le soutien collectif du Conseil d’Administration de la FNC m’a fait chaud au coeur. Au regard des enjeux qui attendent la chasse française, vous le savez, j’ai annoncé, à la rentrée, ma décision de rester président de la Fédération nationale des chasseurs. Sans faire trop de suspense, je tiens d’abord à remercier l’ensemble de mes collègues pour leur soutien qu’ils m’ont témoigné, hier, lors du vote de la motion de confiance. Merci, simplement merci !  Vous êtes 97 % à me demander de rester votre président. Sachez que votre confiance m’honore et m’oblige... ». (NDRL : applaudissements de la salle ?)...

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Bilan de l’opération « J’aime la nature propre »

Du 14 au 16 mars, près de 150 000 personnes, se sont rassemblées dans les départements pour ramasser près de 17.000 m3 de déchets abandonnés dans la nature, à l’appel de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), avec le soutien de l’OFB et de nombreux partenaires. Passionnés de nature, chasseurs, promeneurs, agriculteurs, vététistes et pratiquants des sports de plein air se sont engagés bénévolement dans l’une des plus grandes mobilisations en faveur de la protection de l’environnement. Durant trois jours, 93 fédérations des chasseurs, ont organisé une opération de grande ampleur en coordonnant près de 3.300 lieux de ramassage dans toute la France. D’autres fédérations ont décidé de reporter l’événement sur près de 100 points de collecte pour des questions de météo. Concrètement, près de 17.000 m3 de déchets ont été retirés des chemins ruraux, forêts, rivières et champs, dont 2 800 pneus qui sont partis en filière recyclage. Cette sixième édition de l’opération « J’aime la Nature Propre » depuis sa création, a battu un nouveau record de participation avec près de 150 000 personnes mobilisées. Cette mobilisation nationale fut également l’occasion de nombreux échanges entre tous les amoureux de la nature. Aux côtés des chasseurs, plusieurs Fédérations de sports de plein air ont été partenaires de l’édition 2025, notamment la Mountain Bikers Foundation (MBF) et la Fédération Française de Course d’Orientation (FFCO), en mobilisant leurs adhérents pour prendre part à des chantiers de collecte. “Nous constatons sur le terrain un regain sincère des préoccupations écologiques et le besoin de revenir à la nature, explique le président de la FNC. Cette opération a été une nouvelle fois l’occasion d’agir concrètement pour l’environnement et de faire prendre conscience des incivilités qui polluent et abîment notre nature. Lancée en 2021 par la FNC, l’opération « J’aime la Nature Propre » est soutenue par de nombreux partenaires dont l’Office français de la Biodiversité (OFB) et des Fédérations de sports de plein air.

Ourse Caramelles : le règlement a vaincu la détresse...

En novembre 2021, la mort de l'ourse Caramelles, dans la réserve du Mont Valier en Ariège, a déclenché un procès impliquant 16 prévenus. L'événement a suscité un débat intense sur la coexistence entre chasse et préservation de la faune, en particulier des espèces menacées. L'incident s'est produit lors d'une battue aux sangliers où André R., 70 ans, a abattu, à bout touchant, l'ourse qui le mordait cruellement. Le procès, qui s'est tenu le mardi 18 et mercredi 19 mars 2025, à Foix, avait pour objectif de déterminer si les chasseurs avaient respecté les règles de sécurité et s'ils étaient autorisés à chasser dans cette zone protégée. Les débats ont mis en lumière plusieurs questions clés : la signalisation ambiguë de la réserve, les consignes de sécurité données aux chasseurs, et toujours ce rêve utopique d’une cohabitation possible entre les humains et les grands prédateurs. Les associations environnementales, parties civiles, ont plaidé pour un renforcement des mesures de protection de la faune sauvage. L'émotion était palpable lors des délibérations, reflétant la profonde division au sein de la communauté locale entre ceux qui soutiennent la chasse traditionnelle et ceux qui défendent ardemment la préservation de ce prédateur. Hier, le procureur de la République de Foix, a prononcé son réquisitoire, et demandé quatre mois de prison avec sursis pour le chasseur qui a tiré sur l'ourse, le retrait du permis de chasse et l'interdiction de porter une arme pendant deux ans (période en partie déjà purgée pendant son contrôle judiciaire) ainsi que 600 euros d’amende. Quant aux 15 autres chasseurs jugés, le procureur de la République requiert pour eux la suspension de leurs permis de chasse et de conduire, ainsi que des amendes allant de 400 à 1 800 €. Quant aux associations écologistes, elles réclament réparation et que l'Etat tienne ses engagements et procède à de nouveaux lâchers pour compenser la disparition des 4 ours tués par l'Homme depuis 2020. L’affaire a été mise en délibéré et le jugement sera rendu ultérieurement.

Encore quelques interrogations sur l’avenir de Verney-Carron

Si FN Browning Group reste discret sur le déroulement des tractations en cours, Cybergun a fait un point sur la situation de sa filiale Verney-Carron et attire l'attention sur l'incertitude concernant l'avenir de ce fleuron historique de l'industrie armurière française. Une offre ferme a été présentée par un acteur majeur de l'armement de petit calibre à l'échelle mondiale (FN Browning Group) pour acquérir une participation majoritaire au sein de Verney-Carron, aux côtés de Cybergun. Cette démarche vise à renforcer non seulement les capacités financières déjà injectées par Cybergun, mais aussi à doter Verney-Carron des moyens industriels nécessaires pour soutenir une stratégie à long terme, en harmonie avec son riche héritage et son expertise distinctive. Cependant, la réalisation de cette opération reste tributaire d'une condition préalable majeure : la restructuration financière de Verney-Carron. Dans cette optique, Cybergun s'est engagé à renoncer à ses avances en compte courant, totalisant 9,7 millions d'euros, avec la perspective d'une récupération conditionnelle si la situation financière s'améliore. Parallèlement, le groupe a sollicité un prêt de 4,5 millions d'€ auprès du Fonds pour le développement économique et social (FDES), soutenu par la Délégation Générale pour l'Armement et le ministère des Armées. Mais sans l'octroi de ce prêt, tout le processus de revitalisation de Verney-Carron pourrait être compromis et une issue défavorable pourrait même précipiter l'entreprise vers une liquidation judiciaire...

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Expérience écologique inédite en Australie

La méthode d'aversion au goût, développée avec succès par des scientifiques australiens, pourrait offrir une lueur d'espoir pour la préservation de nombreuses espèces d’animaux indigènes menacés. Importés accidentellement en Australie depuis l'Amérique du Sud dans les années 1930, les crapauds venimeux ont causé une mortalité dévastatrice sur la faune locale, notamment les lézards goanna, les serpents et les crocodiles d'eau douce. Ces derniers, en particulier, ont été confrontés à une menace directe en se nourrissant de ces amphibiens toxiques. Pour y remédier, des chercheurs de l'université Macquarie à Sydney, ont collaboré avec des gardes forestiers et des agences de conservation pour élaborer une solution innovante : utiliser l'aversion gustative pour dissuader les crocodiles de se nourrir de crapauds venimeux. En injectant dans les carcasses de crapauds un produit chimique provoquant une maladie temporaire chez les crocodiles, ils ont créé des appâts qui enseignent à ces prédateurs redoutables à éviter ces proies toxiques. Le Dr Georgia Ward-Fear, principale auteure de l'étude, explique que cette méthode a été cruciale pour réduire les décès de crocodiles dans les zones d'intervention. Dans les régions où cette approche a été déployée, les résultats sont impressionnants : aucun décès de crocodile n'a été enregistré là où les appâts avaient été placés, et une réduction de 95 % des décès a été observée dans les zones où cette méthode était en place depuis plusieurs années...

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XyloDensMap : un jeu de données unique pour suivre les variations de densité du bois

Des scientifiques issus d'INRAE, de l’IGN et de l’ENSG-Géomatique ont récemment dévoilé « XyloDensMap », une nouvelle base de données scientifiques exhaustive sur la densité du bois de 156 espèces d’arbres en France. Cette initiative innovante combine les forces de l'Inventaire forestier national et la technologie de tomographie à rayons X, pour mesurer la densité du bois de manière précise et à grande échelle. Récoltées entre 2016 et 2019, les données proviennent de 110 763 carottes de bois prélevées à hauteur de poitrine sur 20 697 placettes forestières réparties uniformément sur le territoire français. L'objectif principal de « XyloDensMap » est de fournir une ressource cruciale pour évaluer la biomasse forestière produite en France ainsi que les caractéristiques technologiques du bois, essentielles pour diverses applications en recherche, gestion forestière et comptabilité carbone. En combinant les données de densité du bois avec les informations disponibles dans l’inventaire forestier national, ce projet permet non seulement d'évaluer les stocks de carbone forestier, mais aussi de quantifier leur contribution à l'atténuation du changement climatique. L'originalité de « XyloDensMap » réside dans deux aspects majeurs : d'une part, l'utilisation innovante de la tomographie à rayons X pour mesurer la densité du bois avec une précision accrue, et d'autre part, la création d'une xylothèque qui peut être explorée pour d'autres études telles que l'analyse de la composition chimique du bois. Les données compilées comprennent la densité moyenne des échantillons de bois en kilogrammes par mètre cube, fournissant ainsi une base essentielle pour évaluer les propriétés technologiques du bois produit, et la biomasse forestière, des éléments clés pour la séquestration du carbone.

L'inquiétante disparition des papillons

Une étude de scientifiques de l’Université d'État de New York à Binghamton, publiée dans la revue Science, révèle qu'entre 2000 et 2020, les populations de papillons ont diminué d’un tiers. Ce déclin touche particulièrement 107 espèces, dont 22 ont vu leur population chuter de plus de 90%. Mais ces conclusions ne se limitent pas à un simple constat localisé. Elles reflètent une tendance mondiale préoccupante, où les insectes essentiels à nos écosystèmes, voient leurs populations décliner. En Europe, par exemple, les insectes pollinisateurs ont diminué de 70 à 80% dans les paysages agro-industriels au cours des dernières décennies, selon le Muséum National d’Histoire Naturelle. Les causes de ce déclin sont diverses et souvent interconnectées. L'urbanisation entraîne la perte d'habitats naturels des papillons, tandis que l'utilisation massive de pesticides et d'insecticides contribue également à cette hécatombe. Les changements climatiques jouent également un rôle crucial, la sécheresse et les températures élevées réduisant les zones favorables pour ces insectes, les poussant vers des climats plus frais. Pourtant, malgré ces défis, des solutions existent. Les chercheurs soulignent que la protection et la restauration des habitats peuvent favoriser la reprise des populations de papillons. Des initiatives telles que le Parc Urbain des Papillons, à Marseille, montrent que des aménagements urbains adaptés peuvent accroître la biodiversité locale. En outre, la conservation de petites zones naturelles telles que les haies peut offrir des sanctuaires cruciaux pour ces insectes. Les chercheurs insistent sur l'importance d'une sensibilisation continue et d'une collaboration étroite entre les scientifiques, les décideurs politiques et le grand public pour assurer un avenir où les papillons, et par extension l'ensemble des insectes pollinisateurs, peuvent prospérer.

« Biodiversité, Chasse, Campagne » : l'Intergroupe du Parlement européen a lancé sa nouvelle législature

Réunis à Strasbourg le 13 mars 2025, les membres de l’Intergroupe « Biodiversité, Chasse, Campagne » ont élu Juan Ignacio Zoido, eurodéputé de l’Espagne (PPE), à la présidence. Cette première réunion a également permis de constituer un conseil d'administration diversifié. Dans ses premières déclarations, Juan Ignacio Zoido a souligné la fierté de diriger un intergroupe aussi robuste, capable de représenter efficacement les intérêts variés des zones rurales européennes, afin de défendre et promouvoir les valeurs et traditions des campagnes, tout en influençant les politiques de manière constructive. La réunion a vu la participation active de la Fédération européenne pour la chasse et la conservation, ainsi que de l'Organisation des propriétaires fonciers européens, agissant conjointement en tant que co-secrétaire de l'Intergroupe. Ensemble, ils ont approuvé un programme de travail, soulignant l'engagement à aborder, au sein du Parlement européen, des initiatives politiques cruciales liées à l'environnement, à la chasse durable et à l'utilisation des terres. Le Dr. David Scallan, secrétaire général de la FACE, a exprimé sa confiance dans le soutien bipartisan de plus de 100 eurodéputés. Jürgen Tack, secrétaire général de l'ELO, a ajouté que la nomination du conseil d'administration marque un tournant crucial pour les zones rurales. Il a appelé l'Intergroupe à servir de pont entre les décideurs politiques et les gestionnaires fonciers, assurant ainsi que les voix des zones rurales seront entendues et que les politiques futures soutiendront efficacement la protection des terres, la sécurité alimentaire et la biodiversité.