" Je sonne de la trompe" par Sylvain Oudot et Guyaume Vollet

Destiné à l`apprentissage progressif de la technique pour la trompe en ré, cet ouvrage s’adresse aux apprenants, débutants ou moyens, ainsi qu’aux enseignants. Forts de leurs expériences respectives, les deux auteurs proposent un condensé de leur approche de l'enseignement de la trompe, complété par trois recueils d’études, d`exercices et de fanfares traditionnelles déjà disponibles dans la même édition « Tempo Music Club ». La méthode est d'autant plus profitable qu`elle s’enrichira des conseils avisés et personnalisés d’un professeur. Les phases successives d`apprentissage sont présentées en quatre chapitres qui correspondent à la chronologie d`enseignement : 1) la gestion de l’air ; 2) la diction et l’ornementation ; 3) l’expression ; 4) les pupitres. Comme le précisent les auteurs : « La rédaction de cet ouvrage se veut simple et efficace. Nous avons choisi de ne pas illustrer nos propos par des planches techniques ou anatomiques savantes, préférant orienter le lecteur vers des vidéos intéressantes dont les liens sont fournis en fin de recueil. Ce vecteur moderne de connaissances, utilisant l’animation 3D, présente l`avantage d’être à la fois explicite et ludique. Des exercices annexes ont été sélectionnés dans le but de susciter un « ressenti » chez l'apprenant. Ils peuvent être complétés par d`autres exercices, selon les recommandations des professeurs. Évidemment, la méthode devra être adaptée par le lecteur ou le pédagogue de façon appropriée pour l'élève, selon sa morphologie, ses capacités physiques et son niveau d’avancement dans l`apprentissage de l'instrument ».

 

Pour se procurer ce Traité de technique usuelle et Exercices pratiques : c'est ICI 

Afrique du Sud : la viande de brousse à la conquête des marchés…

Des carcasses d’impalas, de koudous et de gnous suspendus à un rail d’abattoir attendent d’être transformées en steaks, saucisses et burgers… « Nous voulons ajouter une dimension à nos assiettes en proposant de la viande de gibier biologique » a expliqué Khorommbi Matibe, responsable « économie de la biodiversité » au ministère de l’Environnement sud-africain. Le but, pour sauver la faune sauvage et aider à sa conservation, étant de développer un secteur créateur d’emplois, et de fait, par ceux qui en bénéficient de protéger leurs revenus, c’est-à-dire la faune sauvage, intelligemment et efficacement gérée. Destination privilégiée du tourisme animalier, cynégétique et photographique, l’Afrique du Sud produit actuellement 60 000 tonnes de viande de gibier par an, mais seule une petite partie (environ 10%, dont 5% partent à l’exportation) finit dans les boucheries et supermarchés. C’est dire que, selon le gouvernement, 90% de cette ressource naturelle sont chassés et consommés de manière informelle. En 2022, un peu plus de 3 000 tonnes d’autruches, de crocodiles et de zèbres ont été expédiées vers l’Union européenne, la Chine et les Emirats arabes unis. En mars dernier, le gouvernement sud-africain a indiqué vouloir booster le secteur, qui, de 225 millions d’€ en 2020, passerait à 1,3 milliard d’€ à l’horizon 2035. Prenant à contrepied les « protecteurs des animaux » qui ne font qu’aggraver la situation, l’Afrique du Sud a développé, de longue date, une approche de la conservation fondée sur l’idée que les fermiers sont plus enclins à s’occuper de la faune sauvage s’ils peuvent en tirer profit. Le fameux « si ça paie, ça reste… » étant de plus en plus à l’ordre du jour, les effets secondaires, non visibles, sont bénéfiques pour la planète car pour nourrir le gibier, pas besoin de défricher ni de déboiser, et il rejette beaucoup moins de méthane que le bétail, source importante d’émissions de gaz à effet de serre. « Le nombre d’animaux sauvages est passé d’environ 500 000 dans les années 1960, à plus de 20 millions aujourd’hui… » a rappelé  Khorommbi Matibe.

Les migrateurs dans la ligne de mire des écolos, et les chiens... dans le collimateur !

Dans un communiqué de la FNC, signé par le président démissionnaire (ce qui montre que rien n’a bougé au sein de la Fédération nationale), nous apprenons que, à Bruxelles : « un sous-groupe d’experts appelé Task Force for Recovery of Birds (TRFB) examine la durabilité de la chasse des oiseaux migrateurs sous l’angle scientifique, au sein d’une commission appelée NADEG. Dans cette réunion « d’experts » (?), les chasseurs sont représentés par la FACE et la France par un membre du Ministère. Il résulte de cette réunion du 28 juin que, sur les 15 espèces, quatre canards sont pointés du doigt : le fuligule milouin, le canard siffleur, et pour l’année prochaine le canard souchet et le canard pilet… ». Suit la litanie de l’argumentation maintes fois entendue dans les dossiers des chasses traditionnelles, dont on sait comment elles ont été enterrées : « la FNC suit ce dossier en priorité. L’engagement de nos partenaires scientifiques comme OMPO et ISNEA ainsi que l’effort des fédérations et des associations cynégétiques pour récolter des données sur le terrain prend tout son sens (...) A l’inverse, je ne peux que déplorer que les analyses scientifiques de ce travail aient été réalisées par l’Office français de la biodiversité, notre partenaire historique et naturel, sans qu’aucun échange avec le monde cynégétique n’ait eu lieu » a déclaré Willy Schraen qui ajoutait…

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Les faits divers de la semaine

- Aisne : mardi dernier, vers 23 heures, une automobiliste qui se dirigeait vers Soissons a percuté un sanglier, sur la D1 dans la côte du Banc-de-Pierre. Alertés, les pompiers du centre de secours d’Anizy-le-Château se sont rapidement rendus sur place pour prendre en charge la Soissonnaise de 29 ans. Heureusement, plus de peur que de mal, et si la conductrice s’en sort indemne, son véhicule devra cependant passer par la case carrosserie. Les gendarmes de la communauté de brigade de Coucy/Anizy ont procédé aux constatations.

 

- Côte d’Or : au terme de l’examen des candidatures au niveau mondial, le jury a validé la labellisation de la Réserve naturelle régionale (RNR) du Val Suzon, qui devient donc la première « Réserve naturelle régionale et Forêt d'Exception® de France » inscrite sur la Liste verte de l’UICN. Riche de ses 2 980 hectares, la RNR du Val Suzon constitue la plus vaste réserve naturelle de Bourgogne-Franche-Comté, composée de six forêts relevant du régime forestier et de quelques propriétés privées (moins de 1 % de la surface). Proche de Dijon, elle est également labellisée « Forêt d’Exception® », une reconnaissance internationale qui vient consacrer les efforts de l’ONF et des partenaires impliqués dans la préservation de la biodiversité et la gestion durable de ce site exceptionnel.

 

- Dordogne : le 29 juin, les sapeurs-pompiers de Sarlat sont intervenus dans le hameau du Bouscot, à Saint-Cybranet, en Périgord noir, pour secourir un cerf empêtré dans une clôture électrique. L’animal a été anesthésié par un vétérinaire sapeur-pompier, afin de faciliter sa libération. Sous surveillance jusqu’à son réveil, l’animal a ensuite regagnée la forêt proche.

 

- Dordogne encore : un accident de la route est survenu dimanche 30 juin 2024 au soir sur l’autoroute en Dordogne, à la hauteur de la commune de Saint-Médard-de-Mussidan, où une automobiliste a percuté le parapet de la voie rapide en essayant d’éviter un sanglier. La conductrice et sa fille âgée de 16 ans ont été grièvement blessées dans le choc. Quant au père de famille, il a été légèrement atteint. Au total, 18 sapeurs-pompiers ont été mobilisés sur place, et les trois victimes ont été transportées à l’hôpital de Bergerac.

 

- Drôme : huit ans après son envol en forme de fugue, « Tequila », une femelle perroquet gris du Gabon, a été retrouvée le mardi 25 juin, 8 ans après son départ. Cela a commencé à Marseillan (Hérault), en 2016, quand l’animal a disparu du domicile de sa propriétaire. C'est finalement Marie-Aurélie qui a retrouvé l'animal, plusieurs centaines de kilomètres plus loin. « On a sonné chez moi et quelqu’un m’a dit : votre perroquet est dehors. Mais comme je n’ai pas de perroquet on s’est mis en quête de son propriétaire, retrouvé dans les archives de l'unique éleveur de perroquets de la région, situé à Romans-sur-Isère, et qui s’est souvenu avoir vendu l’oiseau à un client en 2016 »…

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La quille… pour un chêne de la forêt domaniale de Bellême

C’est grâce à la sylviculture menée par plusieurs générations de forestiers de l’ONF, dans une forêt exceptionnelle, que l’association « La Mora » a pu démarrer la construction de Mora II, réplique du bateau de Guillaume le Conquérant, dont l’objectif est de le mettre à l’eau en 2030. C’est donc un chantier de six ans qui va mobiliser toutes les compétences nécessaires pour réaliser l’ouvrage, selon les méthodes et techniques du Moyen-Âge. Les co-traitants (Ateliers Desmonts et Chantier Naval Bernard) sont à l’œuvre pour la construction du bâtiment, et ont sollicité l’ONF pour trouver la perle rare : le chêne dans lequel sera élaborée la quille du bâtiment. Après une demi-journée de prospection en forêt domaniale de Bellême (Orne), charpentiers et forestiers ont fait le choix d’un chêne de la parcelle 50. Coupé en février dernier, il a été transporté à l’atelier de construction situé à Honfleur. Deux mois ont été nécessaires aux charpentiers, avec des répliques d’outils du Moyen-Âge, pour réaliser la quille de 21 mètres de longueur, dans un chêne sessile aux qualités exceptionnelles : 40 mètres de hauteur, 23 mètres de grume, 90 cm de diamètre. Mais, rassure l’ONF : « Ce chêne n’a pas été coupé pour la circonstance. Tout au long de sa vie, la forêt est cultivée et exploitée pour répondre à nos besoins en bois. Tous les 8 à 15 ans, le forestier coupe quelques arbres pour prélever le bois nécessaire, tout en continuant à cultiver les arbres restants pour qu’ils grossissent et grandissent. Cette opération a lieu jusqu’au stade final qui consiste, avant que les arbres ne soient trop vieux et dégradés, à assurer la génération suivante. Le chêne de la Mora a donc été coupé dans une parcelle arrivée à ce dernier stade de vie. Il laisse derrière lui un tapis de jeunes semis de chêne… »

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La violoncelliste Olivia Gay en concert dans sept Forêts d’Exception®

Déterminée à agir en tant qu’artiste et citoyenne, Olivia Gay, violoncelliste au parcours déjà marqué par trois albums, souhaite sensibiliser le plus grand nombre à la nécessité de préserver la forêt. Profondément marquée par les méga-feux de 2022 en Gironde, elle s’est rapprochée du fonds de dotation ONF-Agir pour la forêt, dont elle est devenue l’ambassadrice. Ainsi, elle développe des actions de sensibilisation originales, qui favorisent la transmission de connaissances sur la forêt tout en offrant au public une expérience sensible et inédite. Ambassadrice d’ONF-Agir pour la forêt, Olivia Gay propose donc une série de concerts gratuits dans des Forêts d’Exception® tout au long de l’été. « Se rendre au cœur de la forêt pour jouer est comme une évidence. On se retrouve au milieu des arbres, des oiseaux, du vent, en présence des éléments qui ont inspiré les compositeurs. Mon instrument, lui-même en bois, s’inscrit logiquement dans ce paysage » explique-t-elle. Conçu comme une expérience complète, entre savoir et plaisir sensoriel, le programme se compose de trois parties :

- une visite guidée de la forêt avec un forestier de l’ONF, afin de mieux comprendre l’environnement et les caractéristiques d’une Forêt d’Exception® ;

- l’intervention d’un luthier local qui explique en quoi la forêt est primordiale pour son activité ;

- un concert acoustique, en plein air, au cœur de la forêt. En duo avec un pianiste, Olivia Gay interprétera des œuvres classiques et contemporaines, inspirées par la nature, d’Anton Dvorak, Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Robert Schumann…

 

Dates et lieux des concerts en Forêts d'Exception®

- Vendredi 19 juillet : Forêt de Val Suzon (Côte d’Or)

- Jeudi 25 juillet : Forêt de Verdun (Meuse)

- Vendredi 26 juillet : Forêt domaniale de Haguenau (Bas-Rhin)

- Vendredi 9 août : Forêt de Bercé (Sarthe)

- Dimanche 18 août : Forêt de Boscodon (Hautes Alpes)

- Samedi 31 août : Forêt de Tronçais (Allier)

- Samedi 7 septembre : Forêt de l'Aigoual (Gard)

 

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Jusqu’au 30 juillet : exposition Maryline Lecourtier à l’aéroport international du Castellet

Ce qui définit l’artisan, c’est d’abord la passion. Pour Maryline Lecourtier, elle naît dès l’enfance, et quand elle n’est pas à cheval, elle coud, agence les couleurs, apprend les différents points, créé des patrons, joue avec les matières. Ainsi, peu à peu, elle tisse sa vie en couleurs chatoyantes. Mais le cuir l’attire et le premier essai sera concluant, solide, pratique et beau. Beaucoup d’autres objets suivront. Son art se perfectionne, elle maitrise les techniques, glane les détails et son atelier s’étoffe d’aiguilles nouvelles, d’alènes, de matoirs, de peinture aussi. Car Maryline n’est pas seulement couturière, elle sculpte et peint pour donner au cuir des visages animaux. Passée maître dans la technique du carving, elle grave les nuances, fait surgir les ombres, créé les couleurs, cisèle les traits. Des carquois aux étuis de couteaux, en passant par les gilets, les ceintures, les sacs, les corsets, les portefeuilles, ses œuvres sont des tableaux que l’on porte sur soi. Chasseurs, photographes, particuliers, la liste des amateurs d’art est longue, et tous trouvent chez Maryline Lecourtier ce qui n’existe pas ailleurs…. Le vernissage de cette exposition aura lieu le mardi 16 juillet, à partir de 18 heures, à l’aéroport international du Castellet.

 

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« Biodiversa+ » : le partenariat européen pour la biodiversité (2021-2028)

Le partenariat européen pour la biodiversité dit « Biodiversa+ » vise à améliorer les connaissances et la surveillance de la biodiversité pour en augmenter l'impact sur la société et les politiques, à travers l’Europe. L'objectif est d’associer la science, les politiques publiques et la surveillance sur le terrain pour mettre en place des changements transformateurs. Les 81 partenaires sont des agences de financement de la recherche, ou des acteurs des politiques environnementales de 40 pays. Parmi les 4 partenaires français, l’OFB participe à toutes les actions de surveillance, et en pilote 3. Ce partenariat, cofinancé par la Commission européenne, s’inscrit dans le cadre de la stratégie de l'UE pour la biodiversité à l'horizon 2030, qui vise à la mettre sur la voie du rétablissement dans les années à venir. Son budget sera supérieur à 800 M€ sur les 7 ans (de 2021 à 2028).

 

Les 5 objectifs principaux de « Biodiversa+ »

- planifier et soutenir la recherche et l'innovation sur la biodiversité à travers une stratégie commune, des appels à projets de recherche conjoints annuels, et des activités de renforcement des capacités ;

- mettre en place un réseau de programmes harmonisés pour améliorer la surveillance de la biodiversité, et des services écosystémiques à travers l'Europe ;

- contribuer à des connaissances de haut niveau pour le déploiement de solutions fondées sur la nature et la valorisation de la biodiversité dans le secteur privé ;

- assurer un soutien scientifique efficace à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques en Europe ;

- renforcer la pertinence et l’impact de la recherche paneuropéenne sur la biodiversité dans un contexte mondial.

 

Les activités nationales de surveillance

En plus de son implication dans les activités propres du partenariat, l’OFB déploie des ressources en appui à la surveillance nationale selon plusieurs axes : - structurer, développer, harmoniser les suivis ; - développer les variables essentielles de biodiversité ; - tester de nouvelles méthodes et analyses ; - améliorer la gestion des données. Cet appui cible les suivis terrestres et marins, hexagonaux et d’outre-mer, passés, en cours ou en développement, sur les espèces et les habitats, sur des sujets conceptuels, d’ingénierie informatique, de développement méthodologique ou de coordination avec les acteurs.

Dégâts de gibier : question/réponse au Sénat

Le 16 mai dernier, le sénateur du Tarn, Philippe Folliot, attirait l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la mer et de la biodiversité, sur les dégâts liés à la prolifération des sangliers et des chevreuils, et posait cette question : « La présence de ces animaux semble en effet en constante augmentation, avec une proximité de plus en plus marquée avec les habitations et les installations agricoles. Cela induit des difficultés supplémentaire pour les agriculteurs ainsi que pour le maintien en bon état des différentes voies et chemins, donc des coûts supplémentaires pour les communes. À ce titre, et en l'absence d'action de l'État pour permettre une meilleure régulation des populations, la question de l'indemnisation des dommages pourrait être posée. L'indemnisation et la compensation des dégâts ne sont cependant pas une fatalité, puisque la régulation permet de gérer la problématique liée aux animaux sauvages nuisibles ou invasifs bien en amont. Quels sont les moyens donnés aux fédérations des chasseurs, pour leur permettre d'assurer la régulation des gibiers »…

 

La réponse du ministère, apportée en séance publique le 4 juin dernier par Mme Dominique Faure, ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité…

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Maladie des cerfs zombies : les scientifiques de plus en plus inquiets…

Aux États-Unis, la maladie débilitante chronique (MDC) dévaste les populations de cervidés, et cette affection incurable soulève les plus vives inquiétudes au sein de la communauté scientifique, quant à sa potentielle transmission à l’Homme. Fin décembre 2023, les chercheurs n’ont pu que constater que la maladie avait franchi les frontières du parc national de Yellowstone, et se répand désormais dans 34 états américains et 5 provinces canadiennes. Malheusement, face à cette progression alarmante, la communauté scientifique redoute désormais que la MCD ne s’implante inexorablement dans l’ensemble des États, laissant planer une ombre inquiétante sur l’avenir de la faune sauvage nord-américaine. L’origine de cette affection dévastatrice réside dans une protéine cellulaire anormale, un prion, qui provoque une dégénérescence du cerveau irrémédiable chez les cervidés. Ces agents pathogènes, en se multipliant de façon anarchique, infligent des dommages neurologiques irréversibles. Le Dr Brandon Munk, vétérinaire au sein du California Department of Fish and Wildlife, met en lumière un aspect particulièrement préoccupant de cette maladie : « Les sujets contaminés peuvent disséminer ces prions infectieux bien avant l’apparition des manifestations cliniques », ce qui entrave considérablement les stratégies de prévention et d’endiguement. La redoutable ténacité de ces prions, capables de subsister dans la nature durant des années, contamine durablement les sols et la végétation, amplifiant ainsi le risque de propagation. Les cervidés atteints présentent des signes caractéristiques : hypersalivation, démarche chancelante et léthargie prononcée d’où l’appellation populaire de « maladie des cerfs zombies. L’évolution de cette pathologie, qui peut mettre plusieurs années à emporter sa victime, permet une dissémination extensive des prions avant que les symptômes ne deviennent flagrants… ». Et toujours pas de solution en vue.

Appel à projet « Accompagnement des agriculteurs face au changement climatique »

Le ministère de l’Agriculture lance un appel à projet pour accompagner les agriculteurs dans la transition écologique, et pour faire face au changement climatique. Dans le cadre de la planification écologique, cette mesure a pour objectif de faciliter et massifier l’accompagnement de la filière. Partant d’un diagnostic territorial, les projets proposeront des solutions écologiquement durables et économiquement viables, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, renforcer la résilience des exploitations face aux impacts climatiques, préserver la santé des sols et promouvoir une transition vers une économie bas-carbone à travers des actions d’accompagnement des agriculteurs. Au total, ce sont près de 10 000 exploitations qui seront ciblés pour bénéficier d’un accompagnement sur mesure, et répondre aux défis. Cet appel se destine, en deux volets, à des entités collectives (entreprises, collectivités, interprofessions, coopératives ou centres de formation), et à des exploitants individuels souhaitant identifier « des perspectives et des moyens » pour répondre aux défis qui pèsent sur le secteur. « Les lauréats proposeront aux exploitants un accompagnement sur mesure dans la mise en place d'un plan d‘action à l'aide d'un diagnostic sur une thématique choisie préalablement, portant sur l'atténuation, l'adaptation ou la santé des sols et partant des problématiques rencontrées sur leur exploitation, avec un financement incitatif à hauteur de 90 % » explique le ministère. Piloté par l'ADEME, le dispositif peut soutenir des projets allant jusqu'à 1,4 million d'euros, avec un taux de prise en charge d'au moins 80 %. Les candidats ont jusqu'au 11 septembre pour soumettre leur dossier.

Jusqu’au 7 juillet 2024 : Fête de la mer et des littoraux

Le but de cet événement créé en 2019, est de donner « l’envie de mer », et de sensibiliser le public en adoptant une démarche pédagogique. Cette 6e édition, qui se déroulera jusqu’à dimanche prochain, 7 juillet, sur l’Hexagone et dans les Outre-mer, est placée sous plusieurs thèmes : - la protection de la mer et des espaces côtiers ; - la valorisation du patrimoine maritime, notamment les phares et musées ; - la découverte des sentiers du littoral ; - la sensibilisation aux métiers de la mer ; - l’initiation aux sports nautiques ; - les produits de la mer ; - la sûreté, la surveillance et le sauvetage en mer.

Directrice de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique, Françoise Gaill, biologiste et océanographe française, est la marraine de cette édition 2024, aux côtés de Thierry Marx, parrain de la manifestation mais aussi président de l'Union des métiers de l'industrie de l'hôtellerie (UMIH). La fête de la mer sera aussi l’occasion de soutenir les sauveteurs en mer de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), qui pourront bénéficier des dons du public. Les communes, intercommunalités, départements, régions, institutions, organismes, associations, acteurs publics et privés ayant répondu favorablement, ont monté leurs événements festifs, ludiques et pédagogiques et attendent jusqu’à dimanche les visiteurs.

 

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L’Afrique du Sud envisage de légaliser le commerce des cornes de rhinocéros

L’Afrique du Sud, où vivent près de 80 % des rhinocéros de la planète, compte élaborer un plan visant à abroger d’ici 2030 l’interdiction du commerce des cornes de ces animaux en voie de disparition, selon une note publiée la semaine dernière par le ministère de l’Environnement. « L’objectif de ce plan est de remplir les conditions à même d’encourager le commerce international légal de cornes de rhinocéros sauvages protégées, à des fins de conservation » a indiqué le département dans une proposition contenue dans le projet de gestion de la biodiversité des rhinocéros. L’Afrique du Sud est frappée de plein fouet par le fléau du braconnage des rhinocéros, alimenté par une demande croissante de certains pays asiatiques, où leurs cornes sont utilisées en médecine traditionnelle pour ses supposés effets thérapeutiques. « Cette proposition sera d’abord soumise au Conseil des ministres pour approbation, avant d’être présentée à une réunion de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, en vertu de laquelle le commerce des cornes de rhinocéros est interdit depuis 1977 », a précisé le ministère. Il a noté également que les critères requis pour plaider en faveur de la levée de l’interdiction commerciale des cornes seront fixés d’ici mars de l’année prochaine. Selon les derniers chiffres officiels, près de 500 rhinocéros ont été tués dans le pays en 2023 par des braconniers, soit une augmentation de 11% par rapport à 2022, malgré les efforts du gouvernement pour protéger cet animal menacé d’extinction.