Le gland
Largement utilisé autrefois pour nourrir les porcs, le gland a aussi fait partie de la nourriture humaine, quand la famine sévissait. Naturellement riche en amidon, le gland contient environ 10% de tanins, 4% de protéines, 4% de lipides et 10% de sucre. Il représente donc une alimentation bien plus équilibrée que le maïs, qui est lui très voire trop riche en lipides, sources potentielles de graisse. Une étude a été menée par le laboratoire de technologie alimentaire et nutritionnelle de l’université de Mostaganem en Algérie, sur la substitution partielle (50%) du maïs par des glands de chêne vert, dans la nourriture du poulet. Cette étude montre que la viande obtenue est plus maigre qu’avec une nourriture uniquement basée sur le maïs. Cela peut expliquer, en partie, le fait que les sangliers qui ingurgitent en majorité des glands sont moins gras que ceux qui consomment du maïs.
Quel modèle météo ?
Afin d’estimer l’effet des changements climatiques sur les aires de répartition des espèces forestières, les chercheurs de l’INRA de Nancy ont utilisé les valeurs climatiques estimées par le modèle ARPEGE de Météo France, basé sur un scénario d’augmentation de la température moyenne de + 2,5°, et sur les données de l’Inventaire Forestier National. Parmi les 5 espèces d’arbres étudiées par les chercheurs, deux exemples, le chêne vert et le hêtre, illustrent bien les profonds changements que pourraient subir nos forêts en « seulement » un siècle. On imagine bien entendu que la faune sauvage, notamment le sanglier, en subira forcément les conséquences.