Des perdrix facilement : un manuel pour sauver la perdrix grise

Faisans : vérifiez et consolidez les volières anglaises

Si le faisan commun est facile à élever en captivité, il n’en est pas de même dans la nature, où les exemples de réussite restent rares. L’oiseau a besoin d’un territoire bien particulier pour s’installer, l’idéal étant toujours des bois ou peupleraies envahies de roseaux, proches des cultures et des points d’eau. Sensible à la prédation, les souches issues d’élevage ne sont plus, ou rarement porteuses de l’instinct sauvage, d’où une protection accrue au moment de les mettre en liberté. Pour implanter une colonie, il faut disposer d’un territoire assez vaste (plusieurs centaines d’ha). La transition passera par une ou des volières d’acclimatation, le type volière anglaise étant celui qui donne les meilleurs résultats, auprès desquelles auront été installés des agrainoirs, cultures à gibier avec couvert dense et points d’eau. Si le printemps est favorable, les poules pourront mener des compagnies de huit à douze faisandeaux, mais dans le cas contraire, les oisillons mourront rapidement de froid et de faim. Le recensement des coqs est facile à organiser, car ils chantent matin et soir. En revanche, les poules plus discrètes seront moins faciles à dénombrer. L’observation à proximité des points d’eau donnera les meilleurs résultats.

C’est le moment de créer des salines

Indispensable à l’équilibre de la faune sauvage, la distribution de pierres à sel est relativement facile à mettre en place, à la condition cependant de bien les positionner. Les meilleurs emplacements sont toujours le long d'une transition qui mène à un site de nourriture, mais jamais sur le site de nourriture lui-même. Les pierres à sel ne seront pas posées à même le sol, ce qui ferait perdre tous les écoulements de fonte, mais seront, soit suspendues, soit posées sur un pied de baliveau coupé à 100/120 cm de hauteur. A défaut, une souche fera l’affaire après avoir planté dedans un fer rond qui dépassera d’une vingtaine de cm, lequel servira d’axe de maintien. La proximité d’un point d’eau ou d’une souille n’est pas obligatoire, mais apportera toutefois un plus si la pierre est placée entre 20 et 30 mètres, mais jamais sur le bord. Pour une disposition optimum, comptez une pierre pour 50 ha environ, et toujours à proximité d’une coulée menant d’une zone de repos à une zone de nourrissage. Outre l’apport de minéraux et d'oligo-éléments, le sel (chlorure de sodium) contribuent à réguler l’hydratation des animaux et participe au bon fonctionnement de leur système nerveux, de leurs muscles et favorise la digestion.

Aménager des couverts pour le grand gibier

 

En cas d’insuffisance de couverts, les chasseurs peuvent y remédier afin d’augmenter la capacité d’accueil. Le choix des plants est vaste, et devra tenir compte de la nature des terres, du climat local, de la superficie, du matériel employé, de la main d’œuvre et… des finances de la société de chasse...