Si le faisan commun est facile à élever en captivité, il n’en est pas de même dans la nature, où les exemples de réussite restent rares. L’oiseau a besoin d’un territoire bien particulier pour s’installer, l’idéal étant toujours des bois ou peupleraies envahies de roseaux, proches des cultures et des points d’eau. Sensible à la prédation, les souches issues d’élevage ne sont plus, ou rarement porteuses de l’instinct sauvage, d’où une protection accrue au moment de les mettre en liberté. Pour implanter une colonie, il faut disposer d’un territoire assez vaste (plusieurs centaines d’ha). La transition passera par une ou des volières d’acclimatation, le type volière anglaise étant celui qui donne les meilleurs résultats, auprès desquelles auront été installés des agrainoirs, cultures à gibier avec couvert dense et points d’eau. Si le printemps est favorable, les poules pourront mener des compagnies de huit à douze faisandeaux, mais dans le cas contraire, les oisillons mourront rapidement de froid et de faim. Le recensement des coqs est facile à organiser, car ils chantent matin et soir. En revanche, les poules plus discrètes seront moins faciles à dénombrer. L’observation à proximité des points d’eau donnera les meilleurs résultats.