Une journée de chasse devrait être conviviale et joyeuse. Pourtant, pour le second dimanche de cette année 2006, toute l’équipe des traqueurs faisait grise mine… Le chef de battue, Jean-Claude, était soucieux. Il avait fait le point la veille au soir avec le président de l’ACCA, son ami Laurent. Comment fallait-il s’y prendre pour résoudre le problème ? Cela faisait presque deux mois maintenant que les membres, et surtout les traqueurs de leur société, étaient confrontés à cette histoire « à dormir debout », à un point tel qu’ils n’osaient plus aller chasser le bois des Moines, sur le secteur de la Haute Borne. En effet, depuis le début du mois de novembre précédent, ils n’avaient fait qu’accumuler, bien malgré eux, les incidents en ces lieux. Le premier dimanche, les deux meilleurs chiens du chef de traque furent sérieusement blessés. La semaine suivante, au même endroit, deux autres griffons étaient pris à parti dans les collines. L’un fut tué sur place, l’autre bien mal en point ne dut son salut qu’à la rapidité des secours. Le troisième dimanche, enfin, le calme semblait revenu…
Côté Loisirs, Les Récits...

C'est une anecdote de chasse au sanglier peu commune que vécut Christophe, un archer confirmé… Parisien d’adoption, ce chasseur originaire des environs de Limoges, revient régulièrement sur ses terres de jeunesse y chasser le « rogneux ». Arc en main, carquois à l’épaule, il installe son tree-stand selon les humeurs des bêtes noires qui viennent, en été, folâtrer sur les cultures riveraines, et y causer quelques dégâts. Comme son caractère avenant lui ouvre bien des portes et les entrées de vergers, il va quasiment où il veut et quand il veut. La société de chasse locale voit même d’un bon œil ses interventions qui calment un peu les revendications de quelques paysans réfractaires au moindre coup de boutoir de bête noire. Et comme ici la tradition de la quête à la billebaude ne commence qu’en septembre, il n’y a donc pas de rivalité entre chasseurs et leurs différentes façons de procéder. En août 2008, Christophe fut alerté par le président lui-même qui lui dit : « une petite compagnie de sangliers vient toutes les nuits retourner le verger du père Mathieu. Tu devrais y faire un tour… ». Christophe rendit visite le jour même au propriétaire et, avec sa bénédiction, eut immédiatement l’autorisation d’examiner les lieux et d’y faire toute installation qu’il jugerait utile pour repousser « ces satanés envahisseurs qui défoncent tout… ». Le verger, d’un petit hectare de surface, est bordé sur son côté nord/est d’une haie très épaisse et large d’une bonne dizaine de mètres. Derrière, se trouve un champ de céréales en chaume et deux cents mètres plus loin, la forêt…
Extrait n° 10 du tome 4 de « Bonheurs de chasse »