Le samedi 4 octobre 2025 à 16 heures, une cérémonie se tiendra au château de Lugny (71) pour dévoiler une plaque commémorative en hommage à l’abbé Nicolas Genost de Laforest, curé de Chapaize au 18e siècle. Mort au château le 6 octobre 1783, à la suite d’une blessure reçue lors d’une chasse organisée par le comte de Montrevel, baron de Lugny, l’abbé fut inhumé le lendemain à Lugny.
Reconnu pour son talent de chasseur autant que pour son engagement religieux, l’abbé Genost de Laforest inspira plusieurs générations, notamment le marquis de Foudras, châtelain de Demigny. Dans son ouvrage « Les Gentilshommes chasseurs », publié au 19e siècle, le marquis consacre plusieurs passages à l’abbé, sous les traits du personnage de l’abbé Duverger. Il évoque notamment son habileté à la chasse et son tempérament estimé par ses pairs, qualifiant affectueusement le personnage de « pauvre défunt, Monsieur le Curé de Chapaize » (Foudras, XIXᵉ siècle, Les Gentilshommes chasseurs, chap. IV et V). Ces récits constituent aujourd’hui une source précieuse pour retracer l’histoire locale et la vie de l’abbé. L’événement organisé par Marie-Chantal Laurens, présidente des Foyers communautaires, et les adhérents de l’association, propriétaire du château de Lugny, sous l’impulsion de Frédéric Lafarge, historien de la commune, se déroulera au pied des tours d’entrée de l’ancienne maison forte. Frédéric Brochot, biographe de l’abbé, participera également à la cérémonie, tandis que les trompes de chasse accompagneront l’hommage, rappelant le rôle central de la chasse dans la vie et l’histoire de l’abbé Genost de Laforest. Cette commémoration vise à mettre en lumière une figure locale majeure, dont la mémoire a traversé les siècles grâce aux archives et aux récits littéraires du marquis de Foudras. Elle illustre également l’importance de la collaboration entre historiens, associations patrimoniales et communautés locales pour la préservation du patrimoine et la transmission de la mémoire collective.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Les concentrations relevées surprennent par leur intensité : dans la moitié des cas, elles dépassent les seuils maximums fixés par l’Union européenne pour l’eau potable (0,1 µg/L par substance et 0,5 µg/L au total). En extrapolant ces mesures, l’équipe a estimé que les nuages transporteraient chaque année jusqu’à 140 tonnes de pesticides au-dessus de notre continent. Les chercheurs rappellent que les pesticides sont des molécules hautement volatiles. Une fois épandus sur les champs, ils s’évaporent, se lient aux particules atmosphériques et peuvent voyager sur plusieurs milliers de kilomètres avant de retomber avec la pluie. Ce « saut de sauterelle » explique la présence de produits interdits en Europe : ils proviennent vraisemblablement de régions où leur usage reste autorisé. Des études antérieures avaient déjà mis en évidence la contamination de zones reculées. Ainsi, en 2021, des résidus de pesticides avaient été mesurés dans les glaces de l’Arctique, tandis qu’en 2019, des traces de glyphosate avaient été retrouvées dans les pluies du Massif Central. L’étude publiée dans Environmental Science & Technology confirme que même les environnements naturels considérés comme « préservés » (montagnes, forêts ou pôles) ne sont pas épargnés.
Cette décision avait été annoncée dès 2024, à la suite d’un courrier du ministère. Le contexte budgétaire et politique faisait même craindre la suppression totale de l’enveloppe. Grâce aux démarches engagées par la FNC — prises de parole publiques, sensibilisation des parlementaires et des acteurs agricoles, diffusion d’un dossier de presse —, une partie des crédits a pu être sauvegardée. Pour défendre l’accès aux financements, la FNC a présenté les résultats obtenus en matière de réduction des surfaces détruites. À ce stade, seules les données de la récolte 2024 sont disponibles, celle de 2025 étant encore en cours. À l’échelle nationale, le taux de réduction atteint 18,4 %, dépassant le jalon fixé à 15 %. Cette progression reste toutefois contrastée selon les départements, certains affichant de nets progrès, d’autres accusant encore des difficultés. Durant l’été, les services de la FNC et du ministère ont travaillé à l’élaboration d’un nouvel avenant à l’instruction de 2023. Celui-ci précise les modalités de répartition de l’enveloppe de 10 M€, selon les règles actées lors du Tour de France 2023 de la FNC. Deux principes ont guidé ce travail :
Afin de le suivre, l’OFB a créé en 2012 l’Observatoire national des étiages (Onde), dont la dataviz publiée en 2025 synthétise treize années d’observations. Un étiage prolongé fragilise les fonctions écologiques des rivières : épuration naturelle, recharge des nappes phréatiques, approvisionnement en eau douce pour l’agriculture, l’industrie ou les usages domestiques. L’assèchement des cours d’eau entraîne aussi une dégradation de la qualité de l’eau et une hausse de sa température, modifiant les habitats aquatiques. Les impacts sont multiples : destruction de zones de frai, mortalité des espèces peu mobiles (alevins, amphibiens), recul des espèces autochtones au profit d’espèces invasives plus résistantes. Le réseau Onde s’appuie sur des relevés visuels réalisés dans tous les départements, principalement de mai à septembre. Trois états sont distingués :
Elle abrite pourtant des écosystèmes essentiels, menacés par la surpêche, la pollution plastique, l’exploitation minière sous-marine et le réchauffement climatique. Ce traité, adopté en 2023 à New York, fournit pour la première fois un outil permettant de créer des aires marines protégées en dehors des juridictions nationales et de réguler l’exploitation des ressources génétiques marines. L’annonce a été saluée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres : « C'est une réussite historique pour l’océan et pour le multilatéralisme. Alors que nous faisons face à une triple crise planétaire – changement climatique, perte de biodiversité et pollution –, cet accord est une bouée de sauvetage pour l’humanité... ». L’accord, également connu sous le nom de « Traité BBNJ » (Biodiversity Beyond National Jurisdiction), prévoit la création d’un organe de gouvernance chargé de superviser la mise en place de zones protégées, de partager équitablement les bénéfices tirés des ressources marines et de renforcer les capacités scientifiques des pays en développement.
Cette décision fait suite à une requête en référé déposée par la LPO et One Voice, qui dénonçaient une atteinte grave à une espèce en déclin dont les effectifs ont chuté d’environ 25 % en vingt ans. Le juge des référés a estimé qu’il existait un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté, notamment au regard de la directive européenne « Oiseaux », transposée dans le droit français. Le Conseil d’État rappelle que le statut prétendument traditionnel de la chasse ne justifie pas une dérogation automatique aux normes de protection. Selon la Fédération nationale des chasseurs (FNC), cette décision est « injuste et inacceptable ». Elle accuse le Conseil d’État de privilégier une « idéologie verte » au détriment du droit et du bon sens, et de ne pas avoir examiné les arguments techniques et scientifiques présentés par le ministère et les fédérations cynégétiques. La FNC défend que l’arrêté respectait la directive « Oiseaux » et affirme que les quotas fixés représentent une part minime (0,062 %) de la mortalité naturelle de l’espèce. Elle souligne aussi que cette pratique serait une tradition patrimoniale du Sud-Ouest qu’il faut préserver, et appelle les parlementaires à agir pour réviser l’interprétation de la directive européenne.
En droit français, l’article L. 411-1 du code de l’environnement interdit notamment la destruction, capture, transport et commercialisation d’espèces protégées. L’article L. 411-2 prévoit qu’un décret en Conseil d’État en fixe les modalités d’application. Or, à ce jour, l’article ne précise que la « nature » des interdictions, sans définir leurs modalités concrètes. Le projet de décret vise donc à compléter l’article R. 411-3 en prévoyant que les arrêtés interministériels déterminent également les « modalités de mise en œuvre » des interdictions, afin d’assurer la conservation des populations tout en permettant leur coexistence avec les activités humaines. Cette clarification permettra d’adapter la réglementation nationale lors de tout changement de statut d’une espèce au niveau européen ou international. Concernant spécifiquement le loup, un arrêté cadre interministériel précisera les nouvelles règles de gestion de l’espèce, dans la continuité de son reclassement. La destruction de loups restera autorisée uniquement dans le cadre de la défense des troupeaux. Cet arrêté fera lui-même l’objet d’une consultation publique. Enfin, conformément à l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, ce décret est soumis à consultation publique et à l’avis du Conseil d’État. Les arrêtés d’application, quant à eux, nécessiteront l’avis préalable du Conseil national de la protection de la nature.
À la tête de cette nouvelle enseigne, Vincent Ducerf, diplômé de la prestigieuse Ecole d’Armurerie de Liège. Son parcours en Belgique lui a permis d’acquérir une solide expérience grâce à ses collaborations avec plusieurs établissements renommés : Lebeau-Corally, l’Armurerie du Condroz et l’Armurerie Delmotte. De retour en France depuis 2020, Vincent Ducerf propose aujourd’hui ses compétences en réparation et en mise en conformité d’armes. Le magasin présente une gamme complète d’articles : armes de chasse, munitions, vêtements et chaussures pour la chasse, des accessoires pour l’entretien et l’usage des armes, ainsi qu’un espace consacré aux chiens de chasse. Un rayon défense est également prévu. L’armurerie accueille ses clients du mardi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h, ainsi que le samedi matin, de 9 h à 13 h. Contact : 06 02 31 43 94.
Concrètement, l’accord permet au SIS 2A de mettre son expertise au service des chasseurs dans le cadre du « brûlage dirigé ». Cette technique consiste à réaliser des feux maîtrisés afin de nettoyer les sous-bois. L’objectif est double : limiter l’accumulation de végétation hautement inflammable et créer des espaces favorables au développement de la faune sauvage. En contrepartie, la FDC s’engage à promouvoir le volontariat chez les sapeurs-pompiers, un enjeu crucial pour l’avenir du corps départemental. Pour Ange-Dominique Manenti, président de la FDC, cette collaboration s’impose comme une évidence : « Les chasseurs connaissent parfaitement le territoire et peuvent contribuer efficacement à cette mission commune ». Du côté du SIS 2A, la présidente Véronique Arrighi a salué « un grand pas en avant pour la biodiversité », tandis que le colonel Olivier Javelle a rappelé que chasseurs et pompiers sont « les sentinelles de la nature », unis par la même volonté de préserver les forêts corses... (photo SIS 2A)
Au programme, ces sujets stratégiques sur la venaison et les filières d’écoulement seront présentés et discutés :
Sur le papier, la cohabitation semble équilibrée, presque exemplaire. Mais au-delà du règlement, demeure une zone grise rarement évoquée : la psychologie du chasseur au moment précis où il devient prédateur. Un tir de chasse n’est pas seulement un geste technique. C’est l’aboutissement d’un processus mental qui plonge le pratiquant dans une forme de tunnel perceptif. Lorsque l’animal surgit, le corps du chasseur se tend, ses sens se focalisent, son attention se resserre comme un faisceau lumineux. Cet état, que les psychologues rapprochent du « flow », décrit dans d’autres pratiques sportives, active une part archaïque de l’humain : l’instinct de prédation. La proie n’est plus un élément parmi d’autres du paysage, elle devient le centre unique de l’univers perceptif. Tout ce qui gravite autour, bruit de pas, mouvement dans les fourrés, un randonneur qui s’approche... peut être momentanément effacé de la conscience. Cette focalisation, en apparence banale et même nécessaire pour viser avec précision, comporte un revers. Elle induit une perte partielle de vigilance. Les chasseurs eux-mêmes le décrivent : à l’instant où l’animal surgit, « on ne voit plus que lui ». Ce phénomène psychologique, documenté en neurosciences, s’appelle l’exclusion attentionnelle. Le cerveau, saturé par la tâche prioritaire, relègue au second plan toutes les informations concurrentes. Ce mécanisme est un atout pour la survie lorsqu’il s’agit de traquer une proie dans un environnement hostile. Mais transposé dans nos campagnes modernes, où la nature est partagée par joggeurs, photographes, promeneurs et agriculteurs, il devient une source de risque...
« Nous cherchons avant tout à sensibiliser la population à la présence de ces reptiles dans ce secteur », explique Lucille Skurzak, secrétaire de mairie. Ces lézards, reconnaissables à leur robe sombre parsemée de taches jaunes et à leurs flancs bleutés, privilégient les milieux méditerranéens secs et ensoleillés, où ils trouvent abri dans les fissures de rochers ou les murets de pierres. À Châteaubourg, ce sont justement les murs de soutènement bordant la route qui servent de refuge. Or, cette proximité avec la chaussée constitue un danger : les animaux risquent régulièrement l’écrasement. Les autorités locales espèrent donc que la présence du panneau incitera les automobilistes à ralentir. D’autant que, contrairement aux petits lézards des murailles que l’on aperçoit couramment, l’ocellé se remarque aisément. Les mâles peuvent atteindre 90 centimètres de long, faisant de lui le plus grand lézard d’Europe. Les femelles, plus petites, mesurent en moyenne 45 centimètres. Protégé par la loi française, le lézard ocellé figure parmi les espèces « vulnérables » de la liste rouge des reptiles de métropole. Son déclin est lié à la raréfaction des milieux favorables, mais aussi aux menaces directes liées aux activités humaines. Pour enrayer cette tendance, un Plan national d’action 2020-2029 a été lancé. Il prévoit à la fois des études scientifiques, des mesures concrètes de protection des habitats et une meilleure diffusion de l’information auprès du grand public.
Après avoir survécu jusqu’à la fin du 20e, elle subit une tempête en 1999, sombra en 2004, puis fut sauvée spectaculairement en 2007. Depuis, sa restauration est devenue un chantier emblématique, ancré à la fois dans la tradition navale et dans une démarche sociale. Dès 2008, les travaux sont confiés au chantier de charpenterie de marine du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise. Financé par des partenaires publics et locaux, le projet associe insertion professionnelle et formation : des personnes en parcours d’insertion, mais aussi des élèves et enseignants, participent activement à la reconstruction. Les étapes, supervisées par la DRAC, ont permis de redonner vie à ce navire de 30 mètres, désormais remis à flot. En 2020, une nouvelle phase s’ouvre avec le retour de la goélette à Port-Vendres, sous l’égide du Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (SIVU). Ce dernier, propriétaire depuis 2008, fédère un large réseau de soutiens : collectivités, institutions patrimoniales, mécènes et associations. L’objectif : achever les aménagements intérieurs et, surtout, reconstruire le gréement selon les règles de l’art...