Certes, « selon la loi, il est clair qu’abréger les souffrances d’un animal blessé sur autrui n’est pas un acte de chasse, et n’a rien à voir avec le droit de suite d’un gibier qui ne concerne que la chasse à courre » a ajouté le président de la FNC. Les veneurs rectifieront sans doute cette affirmation... Enfin sur l’attitude des chasseurs : si le cerf avait été blessé par balle, la situation aurait été plus claire car il y aurait eu « appropriation de l’animal », mais ce n’est pas le cas. Alors comment juger de visu l’état sanitaire de ce cerf et estimer ses chances de survie ? Se serait-il remis de ses blessures, dues probablement à une collision, ou aurait-il péri lamentablement après une longue agonie « sur pied » ? Quand le législateur a voté cette loi, il souhaitait légaliser l’acte final d'une action de chasse, pour qu’il soit « éthique », ce que d’ailleurs l’immense majorité de chasseurs recherchent avant tout. Alors y a-t-il eu faute ? Sur le plan éthique, sans doute pas, bien que la décision de mettre fin à la vie de cet animal puisse être controversée. Ne retenons donc qu’une erreur, celle de ne pas avoir sollicité l’autorisation du propriétaire des lieux, atténuée cependant par la nécessaire rapidité de l’intervention, les chiens comme tous les prédateurs, étant insensibles aux élucubrations des hommes. Pour cette tempête dans un verre d’eau, et quand la raison reviendra, on s’apercevra que tout ça... « c’est du cinéma ! ».