Les forêts françaises sont soumises à une pression croissante liée à la multiplication des épisodes de sécheresse et aux effets du réchauffement climatique. Face à cette situation, l’Office national des forêts a mis en place un dispositif expérimental innovant, les îlots d’avenir, dont l’objectif est de tester de nouvelles essences et provenances d’arbres en conditions réelles de gestion sylvicole.
Selon Brigitte Musch, responsable du Conservatoire génétique des arbres forestiers (CGAF) à l’ONF, « en raison de la forte vulnérabilité climatique des espèces et de l’importance des surfaces concernées, il est nécessaire d’identifier des essences et des provenances plus résistantes ». Les îlots d’avenir répondent à cet enjeu stratégique en s’inscrivant dans le cadre du projet national RENEssences (Réseau national d’évaluation de nouvelles essences). Un îlot d’avenir est constitué d’une parcelle de petite taille (0,5 à 2 hectares, maximum 5 hectares), plantée avec une seule essence choisie pour ses caractéristiques de tolérance aux conditions climatiques projetées. Ces îlots constituent de véritables laboratoires à ciel ouvert. Les experts du département Recherche, développement et innovation (RDI) de l’ONF assurent un suivi rigoureux, incluant la croissance, la mortalité, l’adaptation écologique et la résilience des plantations. L’origine du matériel végétal, les conditions de plantation et l’évolution des individus font l’objet d’un référencement systématique. Un protocole spécifique de gestion intègre également la question du caractère invasif des essences implantées. Si une espèce présente des signes d’invasivité, elle est immédiatement écartée et l’îlot correspondant détruit...
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Le comité d’organisation vient de dévoiler la sélection officielle. Cette année, sept films ont été retenus parmi 33 propositions, un nombre en progression par rapport à l’édition 2024. La programmation témoigne de la diversité des approches et promet un cru 2025 riche en découvertes. Le documentaire « À perte de vue », de Pierre et Carla Petit, ouvrira sans doute les débats avec le récit d’un voyage initiatique à cheval mené par Carla, cavalière malvoyante. Dans « Château de Bran, à l’ombre des prédateurs », Xavier Lefebvre s’attache à la cohabitation délicate entre la fréquentation touristique et la faune sauvage (ours, loups et lynx), dans les forêts qui entourent le château de Dracula. « L’énigme du requin-taupe », signé Stéphane Granzotto, entraîne le spectateur sous l’eau aux côtés de chercheurs, pêcheurs et photographes en quête de réponses sur un prédateur marin encore mystérieux. S’ajoutent à cette sélection : « Italie des fermes pas comme les autres » de Jérémy Frey et Aurélie Saillard, « Le busard sur la paille » de Marion Fernandez et Maxence Lamoureux, « Mes voisins sauvages » de Pascal Cardeilhac et « Mort de Cannelle, la blessure pyrénéenne » de Raynald Mérienne. Au-delà des prix décernés par le jury, le festival valorise également la participation citoyenne. Les collégiens de la classe cinéma remettront le Prix du jeune public, tandis que les spectateurs éliront le Prix du public. Trois jours de projections et de débats qui s’annoncent comme un rendez-vous incontournable pour les cinéphiles et les amoureux de nature.
Elle propose une convention-type de mécénat, afin de clarifier la gratuité éventuelle des actes, l’abandon d’honoraires et le régime fiscal applicable, tout en garantissant le respect du Code de déontologie. L’article R.242-48 du Code rural rappelle le devoir de répondre, dans la mesure du possible, à un animal en péril, et d’orienter le demandeur si l’on ne peut intervenir. Les honoraires doivent être fixés avec « tact et mesure » (R.242-49), et toute pratique qui compromet la qualité des soins par une baisse artificielle est prohibée. Côté compétence légale, tout vétérinaire peut prodiguer des soins d’urgence à un animal sauvage pour mettre fin à ses souffrances, ou permettre son transfert vers un centre habilité.
Les fiches professionnelles de l’Ordre précisent les modalités pratiques (accueil temporaire, traçabilité, orientation), utiles pour sécuriser la prise en charge en clinique. Quant aux centres de sauvegarde, ils relèvent du Code de l’environnement (notamment L.413-1 à L.413-5) et de textes d’application, qui fixent les conditions d’agrément, les installations et les certificats de capacité. En pratique, la capture et la détention, par des particuliers, d’animaux sauvages protégés sont prohibées. L’orientation vers des structures autorisées est donc la règle.
Lorsque la relation clinique-centre prend la forme d’un mécénat, le cadre fiscal doit être explicite : pour les entreprises (sociétés d’exercice), la réduction d’impôt de l’article 238 bis CGI est en principe de 60 % dans la limite du plus élevé entre 20 000 € et 0,5 % du chiffre d’affaires, puis 40 % au-delà de 2 M€ de dons. Pour les particuliers, l’article 200 CGI ouvre droit à 66 % de réduction dans la limite de 20 % du revenu imposable. Ces avantages supposent un intérêt général réel (absence de contrepartie) et des reçus fiscaux conformes. La convention VPB peut donc aider à distinguer mécénat et prestation (valeur des actes, contreparties, visibilité), à sécuriser la gratuité lorsqu’elle est choisie, et à formaliser l’orientation vers les centres. L’enjeu est double : protéger la faune en détresse et protéger les vétérinaires par un cadre juridique, déontologique et fiscal clair.
La 2
Côté canin, un pôle dédié rassemblera clubs de race, régionales d’élevage, équipages de chasse à courre et démonstrations (chiens d’arrêt, retrievers, chiens courants, secours canins). Les animations montent en puissance : fauconnerie, concours, tests de matériel et un ball-trap élargi avec 10 pas de tir au vol, une alvéole « Rabbit » et deux sangliers courants (dont un animé par Marius). Nouveauté : un village pêche pour s’initier ou se perfectionner. Browning Europe et Solognac ont confirmé leur présence pour dévoiler leurs nouveautés 2025. L’art de vivre du Sud-Ouest sera célébré lors du grand dîner Gueuleton le samedi 30 août au soir (places limitées). Infos pratiques : Château Filhot, 33210 Sauternes. Horaires : ven. 29 (10h-20h), sam. 30 (9h-20h), dim. 31 (9h-18h). Tarifs : 10 € (1 jour), 18 € (2 jours), 26 € (3 jours), gratuit –12 ans, groupe (≥20 pers.) 8 € la journée. Accès facile (avion, train, autoroute) et parking gratuit.
Un état des lieux sera établi grâce à des images satellites, complété par des relevés sur le terrain à partir d’octobre. Le bois vendable sera mis sur le marché, et les autres, non vendables seront utilisés pour fabriquer des palettes ou transformés en plaquettes forestières destinées aux chaufferies industrielles des collectivités. Face à l’ampleur des dégâts, un comité de pilotage sera mis en place afin de planifier l’avenir des Corbières. L’objectif : favoriser le renouvellement naturel des peuplements, sans reboisement massif. Avec l’automne et les premières pluies, un reverdissement est attendu, même si les troncs calcinés resteront visibles longtemps.
Quatre circuits de comptage sont effectués plusieurs fois par an. Cette surveillance mobilise techniciens, chasseurs, arboriculteurs et propriétaires bénévoles, tous impliqués dans la préservation et le suivi de l’espèce. Les données collectées sont jugées positives, et, malgré les incendies récents et l’augmentation du plan de chasse, la population reste « stable et dynamique ». Un autre indicateur réjouit les observateurs : la nette amélioration de la qualité des trophées, signe d’une bonne vitalité génétique et d’un équilibre écologique préservé sur le territoire.
La carcasse a été sécurisée et confiée à l’OFB pour analyses. Ce nouvel incident relance les inquiétudes sur les algues vertes. Depuis janvier, quatre cadavres de sangliers ont été retrouvés sur les plages des Côtes-d’Armor. La zone, connue pour sa prolifération d’ulves, est régulièrement pointée du doigt. En mars dernier, le parquet de Brest avait confirmé qu’un sanglier découvert en 2024 à Morieux était mort par intoxication à l’hydrogène sulfuré, gaz dégagé par la décomposition de ces algues. La question d’un lien entre les mortalités animales et ce phénomène environnemental reste donc sensible. Pour autant, aucune trace d’algues vertes n’a été constatée lors de l’intervention des forces de l’ordre.
On nous explique qu’il faudrait distinguer les « vrais » des « faux », les professionnels des simples dilettantes. La chasse de loisir, jadis présentée comme tradition, devient alors une distraction frivole, coupable parce que joyeuse. Il ne faudrait plus éprouver d’enthousiasme à tuer un animal : cela serait indécent. Non, il faut la mine grave, l’air accablé, comme un bourreau qui accomplit un devoir, regrettant la nécessité mais s’y pliant. Ainsi la chasse, vidée de son caractère festif, se transforme en sinistre obligation. Hypocrisie suprême : sous prétexte d’éthique, on ne supprime pas la chasse, on la professionnalise. L’animal ne gagne rien, le chasseur ne gagne rien, mais la société gagne un discours moral, celui du sérieux, de la régulation, de la contrainte. On dénie au chasseur le droit de sourire, mais on lui accorde celui d’exécuter, à condition qu’il s’exécute lui-même à paraître contrit. Peut-être est-ce là l’avenir : une chasse sans joie, une chasse triste mais respectable, où l’amateur, figure de la passion naïve, est chassé à son tour par le professionnel, figure de la légitimité austère. Car il faut bien sauver les apparences, et rien n’est plus dangereux que le bonheur affiché de celui qui tue par amour d’un geste ancestral.
C’est précisément pour enrayer ce risque qu’a émergé le principe « ITF 30 », un code simple et mémorable qui condense les trois fondamentaux de la sécurité cynégétique. Le « I » pour identification, rappelle une règle élémentaire : ne jamais presser la queue de détente sans avoir parfaitement reconnu la cible et son environnement immédiat. Aucun doute n’est tolérable, car la confusion entre un animal et un chasseur, parfois partiellement dissimulé par la végétation, conduit inévitablement à un drame. Vient ensuite le « TF », pour tir fichant, qui impose que chaque balle soit dirigée vers le sol, et non en trajectoire horizontale ou ascendante. Un tir fichant réduit de manière drastique le risque de voir un projectile parcourir des centaines de mètres au-delà de la zone de chasse, et frapper un promeneur, un agriculteur ou un autre chasseur posté. Enfin, le « 30 » renvoie à l’angle de 30° qu’il convient de respecter par rapport aux postes voisins. Cet angle, pensé comme un cône de sécurité, protège les chasseurs disposés de part et d’autre d’une ligne de tir, et rend, en pratique, presque impossible le ricochet dangereux qui pourrait les atteindre. Ainsi, la combinaison de ces trois règles simples : identifier, tirer fichant et respecter les 30°, constitue une barrière quasi infranchissable, réduisant statistiquement de 99 % les risques d’accidents...
Leur mission principale est la détection d’éventuels accélérants, souvent des liquides inflammables, dont la présence peut appuyer la thèse d’un incendie criminel. La procédure débute par la recherche de composés volatils, chauffés afin de libérer des gaz analysés par chromatographie en phase gazeuse, puis identifiés au spectromètre de masse, ce qui permet d’obtenir une véritable « empreinte chimique » des substances présentes. Une seconde étape vise les composés plus lourds, tels que les huiles ou les fiouls, grâce à l’utilisation de solvants. Ces méthodes sont mises en œuvre dans le cadre d’enquêtes complexes, comme celle de l’incendie ayant ravagé récemment plusieurs milliers d’hectares dans l’Aude, où l’origine humaine reste envisagée. Chaque analyse fournit des éléments décisifs pour confirmer ou écarter l’hypothèse d’un acte volontaire, tout en intégrant la dimension chimique dans le processus judiciaire. Toute enquête commence cependant bien avant l’arrivée des échantillons au laboratoire...
Dans ce département de marais, lagunes et zones humides, la chasse au gibier d’eau constitue un véritable héritage culturel. Qu’elle soit pratiquée à la hutte, en gabion ou à l’affût, elle associe savoir-faire et patience. L’exercice de la chasse est encadré par un arrêté préfectoral (n° 2025/513), qui fixe pour la campagne 2025-2026 les modalités propres au département. Les dates d’ouverture et de fermeture, espèces autorisées ou interdites et conditions particulières d’exercice sont définies au niveau national, puis adaptées localement. Un point essentiel demeure : la chasse de nuit au gibier d’eau reste autorisée, mais uniquement depuis des postes fixes déjà existants au 1er janvier 2000, et déclarés en préfecture avant le 1er janvier 2001. Cette règle vise à limiter la multiplication des installations et à encadrer une pratique singulière, qui fait la réputation des Landes dans toute la France. Par ailleurs, la réglementation nationale interdit l’usage de grenaille de plomb dans les zones humides, mesure déjà en place, afin de protéger la faune et les écosystèmes. La saison 2025-2026 s’ouvre donc dans un cadre strict, combinant tradition vivante et régulation encadrée. Les contrôles, assurés par l’Office français de la biodiversité et les services de l’État, visent à garantir le respect de la réglementation tout en permettant aux chasseurs de perpétuer leur passion. Dans les Landes, encadrée et toujours vivace, la chasse aux gibiers d’eau continue de marquer le paysage culturel et naturel du département.
Les onze membres de l’initiative (Burkina Faso, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad) ambitionnait de restaurer 100 millions d’hectares de terres, de séquestrer 250 millions de tonnes de carbone, et de créer 10 millions d’emplois. Mais, selon une étude publiée dans « Land Use Policy », l’impact écologique de ce méga projet reste faible.
Les bénéfices sont surtout économiques avec des emplois temporaires, la création d(infrastructures sociales et une augmentation des revenus pour les communautés rurales. Lors du « One Planet Summit » de 2021 à Paris, les bailleurs avaient promis 19 milliards USD pour accélérer la GMV, après une première promesse de 4 milliards USD en 2015. Mais la réalité est bien différente. Selon l’étude, entre 2011 et 2019, sur 870 millions USD supposément versés, seuls 149 millions USD sont arrivés dans les pays bénéficiaires, soit un peu moins de 20%. La GMV reste donc fortement tributaire des financements étrangers, ce qui a été souligné lors de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement en juillet dernier. Le professeur Amadou Ndiaye, de l’université Amadou Mahtar Mbow et co-auteur de l’étude, estime cependant qu’un projet de cette ampleur ne peut réussir « en une génération » et qu’il faut mieux intégrer les modes de vie locaux dans les stratégies, tout en diversifiant les sources de financement.
Résultat : une lignée de renards argentés étonnamment dociles, qui recherchent la compagnie humaine, agitent la queue et arborent même des taches blanches, des oreilles tombantes ou un museau raccourci, autant de signes typiques du « syndrome de domestication ». Mais derrière ces changements visibles, les chercheurs ont découvert bien plus : la domestication agit aussi en profondeur sur le cerveau. Grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM), une équipe a observé que les renards sélectionnés pour la docilité, tout comme ceux sélectionnés pour leur agressivité, présentaient une augmentation de la matière grise par rapport aux renards « neutres », issus d’une lignée non sélectionnée. Les régions concernées, cortex préfrontal, amygdale, hippocampe ou cervelet, sont précisément celles qui jouent un rôle clé dans les émotions, la mémoire et la prise de décision...
Cette veille repose sur l’observation de mortalités anormales et l’analyse des causes. Les missions du réseau incluent :
Les diagnostics sont réalisés par les LVD, des laboratoires spécialisés et des références nationales (Anses, Institut Pasteur). Le numéro spécial de la « Lettre du réseau SAGIR » présente le bilan 2024 à travers des indicateurs généraux et des analyses détaillées par type de surveillance. Pour cette année 2024, 2 366 événements de collecte ont été enregistrés, correspondant à 2 760 échantillons (cadavres) saisis dans Epifaune : 1 539 cas généralistes et 827 cas relevant d’une surveillance renforcée.