Dans le cadre de sa politique de préservation de la biodiversité et conformément à la directive 2009/147/CE sur la conservation des oiseaux sauvages, la France adapte ses règles de chasse pour répondre aux exigences de conservation européennes. Un projet d'arrêté, actuellement soumis à l'avis du public, s'inscrit dans ce contexte, aligné sur les recommandations du groupe d'experts NADEG (Nature Directives Expert Group), chargé de surveiller la mise en œuvre des directives « Oiseaux » et « Habitats ».
Lors de la réunion du NADEG du 1er avril 2025, la Commission européenne avait noté une amélioration de l'état de conservation de la tourterelle des bois le long de sa voie de migration centre-ouest, une zone incluant la France. Cette évolution positive ouvre la voie à une reprise encadrée de la chasse, avec un plafond de prélèvement fixé à 10 560 individus pour la saison cynégétique 2025/2026, recommandé par le comité d'experts sur la gestion adaptative. L'arrêté propose un cadre strict pour la chasse de cet oiseau, visant à concilier la pratique cynégétique avec les impératifs de conservation de l'espèce. Chaque chasseur sera donc tenu de déclarer immédiatement tout prélèvement, via l'application mobile ChassAdapt, sous peine d'infraction. De plus, les agents habilités utiliseront l'application « ChassControl » pour vérifier les déclarations sur le terrain. Pour assurer un suivi quotidien, les prélèvements seront transmis par la FNC à l'OFB et au ministère en charge de la chasse, et dès que le plafond national sera atteint, toute déclaration via ChassAdapt sera bloquée et tout prélèvement supplémentaire deviendra donc illégal. En fin de saison, la FNC fournira un bilan consolidé des prélèvements et un rapport d'évaluation des contrôles effectués avant le 1er juin 2026. Le projet d’arrêté, ayant une incidence directe sur l’exercice de la chasse et sur l’environnement, nécessite une consultation du public qui est ouverte jusqu’au 22 août 2025.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

La pollution plastique est aujourd’hui considérée comme une urgence environnementale et sanitaire. Si rien n’est fait, la production mondiale de plastique pourrait tripler d’ici à 2060. En France, environ 100 000 tonnes de déchets plastiques se retrouvent chaque année dans la nature. Ce fléau a des conséquences graves sur la biodiversité, en particulier dans les milieux marins, et menace également la santé humaine : plus de 25 % des substances chimiques contenues dans les plastiques sont classées comme dangereuses. Dans le cadre de cette cinquième session, la France s’est engagée à défendre un traité ambitieux, couvrant l’ensemble du cycle de vie du plastique, de sa production à sa fin de vie. Sur le plan national, la France a déjà mis en œuvre des mesures concrètes : interdiction progressive des plastiques à usage unique d’ici 2040, promotion du réemploi, développement du recyclage, et responsabilisation des producteurs (REP). La session de Genève représente donc un moment clé : les pays doivent s’entendre sur un texte commun, ambitieux et applicable, pour lutter efficacement contre cette pollution. Agnès Pannier-Runacher a rappelé l’enjeu avec force : « Sans un accord mondial juridiquement contraignant, la production de plastique continuera à croître et avec elle, une pollution aux effets destructeurs pour notre santé et notre planète. Ces négociations sont une opportunité historique pour inverser la tendance. »
Le botulisme est provoqué par des neurotoxines très puissantes produites par des bactéries anaérobies du genre Clostridium, principalement Clostridium botulinum, présentes naturellement dans les sédiments. Ce sont les types C et E qui sont le plus souvent impliqués dans les épizooties affectant les oiseaux sauvages. Les conditions favorisant la production de toxine sont bien connues : une température de l’eau supérieure à 20 °C, une faible teneur en oxygène, une forte charge en matière organique et la présence de cadavres ou de débris animaux servant de substrat. Ces paramètres sont fréquemment réunis en été et en début d’automne dans les zones humides eutrophisées, peu profondes, aux eaux stagnantes ou mal renouvelées. La décomposition des animaux morts déclenche un cercle vicieux : les toxines paralysent les oiseaux, qui meurent et deviennent à leur tour des sources de bactéries et de toxines, entraînant une amplification rapide. Les oiseaux d’eau sont les premières victimes. Parmi les espèces les plus sensibles figurent les anatidés (canards, oies), les rallidés (foulques, poules d’eau) et les limicoles (bécassines, chevaliers). Les larves de mouches (asticots) jouant un rôle de vecteur, les oiseaux insectivores peuvent également être contaminés en les ingérant. Plus rarement, les rapaces sont touchés par ingestion de proies contaminées. Le botulisme agit en bloquant la transmission neuromusculaire, provoquant une paralysie flasque. Les oiseaux affectés montrent une incapacité à voler, nager ou tenir la tête droite, ce qui entraîne souvent une noyade ou une mort par épuisement...
La saison 2024-2025 s'est révélée exceptionnelle, marquant un succès avec la capture, sur 51 départements, de 3 181 bécassines (2547 bécassines des marais, et 634 bécassines sourdes), le deuxième plus grand nombre depuis l'établissement du réseau. La lettre d’informations de l’OFB présente un bilan détaillé des captures à l'échelle nationale et régionale, ainsi que des résultats sur le ratio d'âge et les reprises de bagues.
Elle aborde également les expériences originales, telles que les captures en milieu urbain et par drone, ainsi que les développements récents du programme Balise. Dans une perspective européenne, le groupe d'experts NADEG s'intéresse également à la durabilité de la chasse des espèces migratrices, incluant la bécassine des marais. La France, en tant que l'un des principaux préleveurs européens, est particulièrement concernée et pourrait être amenée à adopter des mesures de régulation, bien que l’analyse menée par le CNRS/CEFE, ne montre pas de déclin significatif, ni d'amélioration notable, depuis 2006-2007. Des données supplémentaires sont donc nécessaires pour une évaluation plus précise, soulignant l'importance continue des efforts de collecte de données, mais nul doute que là encore, l’étau se resserre...
Les discussions ont mis en lumière le rôle vital de ces zones, comprenant des habitats tels que les marais, mangroves, et lacs, dans la régulation climatique, la préservation de la biodiversité et la réduction des risques de catastrophes naturelles. La COP15 a adopté plusieurs résolutions, incluant l'accélération des actions nationales et régionales, l'amélioration des systèmes de suivi et de partage d'informations, ainsi que le renforcement des capacités pour la conservation des zones humides.
Un des moments forts a été la « Déclaration de Victoria Falls », appelant à une mobilisation renforcée des ressources financières et politiques pour la restauration et la gestion durable des zones humides à travers le monde. Evelyn Ndlovu, ministre zimbabwéenne de l'Environnement, du Climat et de la Faune, et présidente de la COP15, a souligné l'importance de cette initiative et encouragé les pays participants à intégrer ces engagements dans leurs politiques nationales. L'accent a également été mis sur la protection des espèces menacées comme les oiseaux migrateurs et les dauphins de rivière, considérés comme des indicateurs clés de la santé des écosystèmes des zones humides intérieures. Enfin, la conférence a appelé à renforcer la coopération internationale et à créer des synergies avec d'autres initiatives environnementales mondiales pour mieux répondre aux défis globaux tels que le changement climatique et la pollution plastique.
Si une contravention de divagation est bien prévue par l’article R622-2 du Code pénal (le fait, par le gardien d'un animal susceptible de présenter un danger pour les personnes, de laisser divaguer cet animal, est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 2e classe), il faut bien reconnaitre que ce n’était pas le cas. D’autant plus que l’article L211-23 du Code rural mentionne que : « est considéré comme en état de divagation tout chien qui, en dehors d'une action de chasse ou de la garde ou de la protection du troupeau, n'est plus sous la surveillance effective de son maître, se trouve hors de portée de voix de celui-ci ou de tout instrument sonore permettant son rappel, ou qui est éloigné de son propriétaire ou de la personne qui en est responsable d'une distance dépassant cent mètres. Tout chien abandonné, livré à son seul instinct, est en état de divagation, sauf s'il participait à une action de chasse et qu'il est démontré que son propriétaire ne s'est pas abstenu de tout entreprendre pour le retrouver et le récupérer, y compris après la fin de l'action de chasse ».
C’est une des grandes classiques organisées par la FACCC : la finale nationale « Chien de pied ». Elle réunit les vainqueurs des épreuves régionales, qui vont se mesurer, en salle et sur le terrain, avec leurs chiens, sur les pistes artificielles dans la voie du sanglier, tracées spécialement pour l’épreuve. Organisée par le GIC du Vézelien, à Montillot (Yonne), la finale « Dame » et la finale « Junior » se dérouleront le samedi 29 avril à partir de 9 heures. Quant à la finale « Homme », elle sera disputée le lendemain, dimanche 30 avril, à la même heure. L’AFACCC 89 accueillera donc les cinquante meilleurs équipages (chien et chasseur) pour concourir pour le titre de « Champion de France » dans chaque catégorie. La remise des trophées est prévue le dimanche à 16 h 30. Rappelons que le but de l’épreuve « Chien de pied » est de mettre en valeur le travail du chien courant qui consiste à identifier et connaitre les animaux qui seront chassés. Elle permet d’évaluer les aptitudes à suivre et maintenir une piste ou voie « froide » jusqu’au leurre déposé à l’endroit sensé être la remise du sanglier. Les bons chiens de pied, très recherchés, permettent, avant une chasse en battue, de localiser les animaux, gain de temps précieux pour une attaque rapide et efficace. Lors de ces deux journées, à Montillot, des animations, notamment par les sonneurs de trompes du Rallye au Cerf Roy seront proposées, ainsi que des stands d’exposition. Une grande soirée de gala, ouverte à tous, est prévue le samedi 29 avril à 20 heures avec un menu typiquement régional. Inscription au 06 30 62 49 50 ou au 06 74 65 00 38.