Chez les cerfs, la reconstitution des bois est une véritable performance. Chaque année, ce sont en moyenne 5 à 6 kilos de tissu osseux que les mâles vont devoir reconstruire sous un velours, parfois objet de convoitises. Pendant la croissance, les bois et les tissus qui constituent les velours, poussent à raison de plus d’un centimètre par jour.
Chez le cerf, ce cycle de croissance des bois se divise en plusieurs étapes : l’apparition des pivots chez le jeune cerf, la croissance des premiers bois, la chute des premiers velours, la chute des premiers bois et le développement des bois suivants. Il faut donc deux ans au cerf pour que son cycle de chute et de repousse des bois devienne régulier.
Dans les pays tempérés, où les saisons sont bien distinctes, ce cycle complet intervient une fois par an. Cependant, il n’est pas le même selon l’âge des cerfs. Pour les jeunes de moins de 2 ans, les premiers velours ne sont pas consécutifs à la chute des bois. Pour ces jeunes mâles, dès lors que la hauteur des pivots atteint environ 60 mm, la peau qui recouvre ces petites proéminences prend l’apparence des velours. Les bois vont pousser sous cette peau fine et légèrement velue jusqu’à l’âge de 15 mois. Cela signifie donc que les daguets sont en général sous velours jusqu’en août de l’année qui suit celle de leur naissance. Ces animaux de deuxième année se dépouillent alors généralement de leurs velours pendant le mois de septembre...
Faune sauvage : une espèce à découvrir… ou redécouvrir

Seule espèce du genre Litocranius, la gazelle de Waller vit principalement en Éthiopie, à Djibouti, au Kenya, en Somalie et en Tanzanie. Elle tient son nom du révérend H. Waller (1833-1901), un missionnaire en Afrique et ami du docteur David Livingstone, qui l’a décrite pour la première fois. Ce curieux animal au long cou est appelé, en terme somali « garanuug », qui signifie « au cou de girafe », autrement nommé aussi « gazelle-girafe ». Antilope de taille moyenne, son poids adulte varie de 25 kg pour les femelles à une cinquantaine de kilos pour les mêles. Outre ses membres très fins qui lui permettent de courir à près de 100 km/h, elle ne consomme pas ou très peu d’eau, celle contenue dans les plantes dont elle se nourrit étant suffisante. Dans son environnement rien n’échappe à ses grands yeux, et le moindre bruit capté par ses larges oreilles la mettra sur la défensive. Sa robe est presque blanche sur les jambes et le dessous du ventre, et fauve clair sur la partie supérieure du corps. Le mâle est le seul à porter des cornes, qui sont fines, courtes et cylindriques. La gazelle de Waller est un animal diurne, qui passe la plus grande partie de sa journée à ruminer. Elle vit en petit groupe d’une dizaine d’individus, composé uniquement de femelles et de leurs petits. De leur côté, les mâles, solitaires et territoriaux, ne cohabitent avec les femelles que pendant les périodes de rut. Les femelles atteignent leur maturité sexuelle à un an, et les mâles à 18 mois. Au terme d’une période de gestation de 165 jours environ, un petit d’un poids de 2 à 3 kilos, voit le jour. Pour mettre bas, la femelle quitte le troupeau et choisit un endroit à l’écart. Aussitôt la naissance, la femelle nettoie sa progéniture puis mange le placenta. Elle laissera le faon seul, camouflé, qu’elle reviendra voir régulièrement pour le nourrir, le laver et consommer ses excréments afin de supprimer la moindre odeur pouvant trahir sa présence auprès des prédateurs. 