- Loir et Cher
Une tête bizarre remarquable
Remarqué au Game Fair 2025, sur l’espace exposition de l’ANCGG et de L’AFMT, ce cerf est une des têtes atypiques les plus remarquables parmi celles présentées. Au-dessus de la chevillure, les merrains, pliés vers l’arrière, trahissent une croissance contrariée, sans doute pour des raisons de santé, avec une partie sommitale en porte-manteau, particulièrement marquée sur le bois de gauche. Un trophée de rêve pour les chasseurs amoureux de l’espèce.
- Moselle
Vieille chevrette à bois
Des dents usées jusqu’au bord de la gencive, des pivots surmontés par des boutons en forme de mini morilles. Voilà une chevrette vraiment peu commune... ce qui lui a valu d’être honorée d’une médaille de la Fédération des chasseurs mosellans, récompensant le trophée le plus original de l’exposition 2025, laquelle s’est tenue au printemps dernier dans les anciennes salines de Dieuze.
- Indre
Un cerf vraiment atypique
Exposé à l’occasion du rendez-vous des cerfs de 2024, ce trophée constitue une tête atypique assez peu commune. En effet le merrain droit se présente sous la forme d’une simple dague, courte et massive, avec une meule bien apparente et une amorce d’andouillers, évoquant l’andouiller d’œil et le surandouiller. Le bois de gauche, s’inscrit dans une architecture de dix cors à surandouiller.
- Aisne
Un beau brocard laonnois
Ce beau six pointes bien régulier, et présentée d’une façon originale sur une souche avec sa demi-mâchoire et l’étui de la munition qui lui fut fatale, a été tiré sur le territoire de Chambry, aux portes de Laon, par Laëtitia Berriot. Les perches mesurent 24,3 et 25,9 cm, pour une envergure de 13,5 cm. Le volume atteint 165 ml, pour un poids net de 460 grammes. Le total des points attribués pour la beauté s’élève à 11,5. La cotation définitive, effectuée par Nicolas Hansen-Catta, expert de l’AFMT, est arrêtée à 123,55 points.
- Meuse
Un beau trophée du nord meusien
Tiré le 13 janvier 2024 par Clément Huet, sur le territoire de Romagne sous Montfaucon, ce 14 cors régulier pèse net 5,240 kg. Un peu serrée, l’envergure est de 56,7 cm. Les merrains mesurent 85,2 et 85,6 cm, les andouillers d’œil 25 et 27 cm, les chevillures 27,6 et 30 cm. La circonférence moyenne des meules atteint 23,70 cm, et celles des merrains varient entre 14,5 cm et 18 cm. Les empaumures comptent 8 épois, dont 7 de plus de 15 cm. La cotation définitive est établie à 180,57 points.
- Vosges
Vieille chèvre des montagnes
Agée de 17 ans, cette vieille chèvre aux cornes très écartée, a été tirée dans le massif du Valtin par M. Pierre Criqui, le 8 février de cette année. La longueur des cornes atteint 25,2 et 25,6 cm, leur hauteur 15,3 cm, leur écartement 15,3 cm ; et la circonférence de l’étui le plus épais est de 6,4 cm. La cotation effectuée par Bertrand Pfeiffer, expert de l’AFMT, est arrêtée à 97,30 points.

Cette magnifique mise en scène des trophées de cerfs obtenus durant les dix dernières saisons de chasse, constitue le point culminant d’un long et fastidieux travail d’équipe, en partenariat avec le Royal Saint-Hubert Club,
la Fédération des chasseurs au Grand Gibier, et les responsables des Conseils cynégétiques, grâce à qui les trophées ont pu être identifiés, collectés et acheminés vers la cité wallonne de l’ardoise.
Alain Ranson, maître d’œuvre de ce beau projet, Senior international Trophy Judge (STJ) et président de la CBCICET, a su encore trouver sur place une équipe motivée autour de Pascal Damien, Certified CIC Mesurer (CCM), à telle fin de mener à bien l’installation des panneaux et l’accrochage des trophées. Dans le milieu de la salle, trois îlots de forme circulaire rassemblaient les plus grands cerfs du répertoire, disposés sur des billes de bois dressées, assurant ainsi leur mise en valeur esthétique, et tous les autres trophées étaient accrochés sur le pourtour du hall, suffisamment espacés pour ne pas nuire à leur présentation. S’imposant comme une belle invitation à visiter l’exposition, un cerf de 214,01 points provenant du Conseil cynégétique de la Gaume, était disposé dans l’entrée avec l’ensemble de ses mues...


Indre
Côte d’Or

Vosges
Bas-Rhin
Brian avait prévu de chasser l'orignal, mais avait également une licence de grizzli, au cas où une éventuelle opportunité se présenterait. Mais, au cours de ce premier séjour, aucun grizzli en vue. De retour en Alaska à l'automne, Brian guidé cette fois par Lance Kronberger, ont repéré un animal impressionnant près de Norton Sound. Après une série de péripéties, dont la confrontation, entre deux grands ours, observée à courte distance par les deux hommes qui n’osaient faire un geste, ils purent reprendre leur poursuite derrière le premier mâle répéré. Trois kilomètres plus tard, l’animal était en vue, et les derniers hectomètres furent franchis dans un silence absolu. 
A une centaine de mètres, Brian épaula et la balle de son .338 Lapua, terrassa net l’ours. Les quelques minutes d’attente respectées, ils s’approchèrent du géant. L'ours, âgé de 20 à 25 ans, était massif, avec un crâne mesurant plus de 27 pouces de longueur. Après un séchage de 60 jours, la mesure officielle du crâne a confirmé le score impressionnant de 27-9/16 pouces, établissant ainsi un nouveau record pour le plus grand grizzli chassé et inscrit dans les annales du Boone and Crockett Club depuis les années 1920.
lesquels sont par ailleurs, fortement perlés sur leur face antérieure, et ne comportent pas de meules marquées. Le trophée pèse net 455 grammes, pour un volume de 195 millilitres. Les perches mesurent respectivement 24,1 et 25 centimètres, et leur envergure est de 7,5 cm. La cotation finale est établie à 124,28 points.
les circonférences inférieures des merrains 15,1 et 15,2 cm, et les circonférences supérieures : 14,6 et 15 cm. Avec une envergure de 68 cm et un poids net de 8,920 kg, la cotation finale s’élève à 198,70 points. Ce grand cerf a été tiré par Anthony Séverin, dans le bois de Monthiers, au sud de Sainte-Menehould, le 3 janvier 2025.
envergure 73 cm ; longueur des merrains 99,2 et 106 cm ; andouillers d’œil 26,6 et 27,2 cm ; chevillures : 10,3 et 25,5 ; circonférences des meules : 26,5 et 26,6 cm ; circonférences des merrains : entre 12,5 et 14,4 cm. Enrichie de 13 points de beauté, la cotation de ce trophée atteint 188,20 points.
qui a été arraché pour une raison que l’on ne connaît pas. Quant au merrain correspondant, attaché à une ficelle pour les besoins de l’exposition, il ressemble à une sorte de moignon. Une belle tête atypique !
Cette asymétrie naturelle, rare dans ce type de trophée, confère à l’animal une allure singulière et renforce encore l’intérêt cynégétique de cette tête atypique, qui a suscité la curiosité des visiteurs.
Cet animal a été tiré le 14 octobre 2023, par Martial Lenoir, sur la commune d’Argilly, à l’est de Beaune. L’ensemble du trophée est massif, avec des empaumures bien symétriques, et des trochures pointées vers l’avant. Sa cotation atteint quand même quelques 195,30 points CIC.
Des chevillures impressionnantes par leur longueur, des longs andouillers d’œil aux pointes recourbées, des surandouillers sur le même modèle, et des empaumures à double fourches décalées, font de ce cerf, un grand trophée à l’esthétique remarquable.
Nous n'avions même pas aperçu un seul lapin. J'ai réussi à joindre ma femme Carol par radio pour lui narrer notre mésaventure » écrivait-il dans son carnet de bord. Après cet appel, il repartait avec les guides, et après avoir fait halte pour déjeuner au bord d'un lac, le guide George repérait un élan mâle. Du sommet d'un promontoire, ce chasseur et son guide observait attentivement l’animal majestueux, dont les bois étincelaient sous le soleil. L'élan était à près de 400 mètres, alors ils entreprirent l’approche. Laub raconte la suite ainsi : « J'étais exalté. La taille impressionnante de l'élan m'avait surpris, n'ayant jamais vu un tel animal auparavant. Nous avons poursuivi notre descente et j'ai tenté un premier tir... sans succès. L'élan a fui dans les fourrés. Puis, je l'ai aperçu de nouveau, debout, dos tourné, à environ 200 mètres, et j'ai tiré une deuxième balle. Il est tombé, s'est relevé et a pris la fuite. Nous avons cherché les indices dans les broussailles et suivi la piste ensanglantée jusqu'à le voir devant nous à une trentaine de mètres. La troisième balle fut fatale et l’élan tomba pour ne plus se relever. George sautait de joie, réalisant ce que j'ignorais alors : nous avions devant nous un élan potentiellement médaillable... ». Effectivement puisque le trophée de Laub, capturé près de la rivière Grayling en Colombie-Britannique, fut, toutes conditions de cotation acquises, officiellement mesuré à 242 points, ce qui en fait, encore aujourd’hui le record mondial d’élan du Canada.
Ce trophée d’un six cors arbore une meule déjà conséquente. Il provient d'un jeune cerf d'un an, identifiable par sa mâchoire dotée d'une prémolaire trilobée caractéristique. Ce spécimen particulier est ‘remarquable pour ses bois ramifiés et sa silhouette gracieuse. L'animal a été capturé lors d'une chasse à courre menée par l'équipage de Villers-Cotterêts, dans la forêt de Reitz, le 13 janvier 2024. Ce trophée incarne non seulement la beauté naturelle de l'animal, mais aussi la tradition de la chasse dans cette région historique.
Ce trophée de brocard a été obtenu lors de l’été 2024, sur le territoire de la commune de Saint-Martin Laguépie, par M. Patrick Rémy. Le bois de droite comporte un andouiller surnuméraire en forme de crochet, qui émane de la base de la perche. Celui de gauche montre un dédoublement de la perche, la partie antérieure étant partagée en 3 andouillers, dont l’un rappelle celui du bois opposé, alors que la partie postérieure se présente tel un merrain sans andouiller antérieur, et avec une petite fourche sommitale. Cette anomalie est certainement occasionnée par un traumatisme ayant eu lieu lors de la période de refait. L’ensemble du trophée qui pèse net 514 grammes pour un volume de 195 ml, s’inscrit malgré tout dans une architecture de 6 pointes. Sa cotation définitive s’élève à 127,30 points.
Cette mandibule de cerf a été présentée lors de l’exposition 2024 des trophées, à Beaune. Phénomène bien connu chez le chevreuil, l’actinophytose est une maladie d’origine bactérienne due à un micro-organisme, hôte fréquent des voies respiratoires ou du tube digestif. Il est le plus souvent non pathogène, mais peut le devenir suite à une lésion dans la gencive, ou à un problème dentaire. Il va alors pénétrer dans l’os du maxillaire, lequel réagit par une prolifération irrégulière et hétérogène du tissus osseux, ce qui produit alors une tuméfaction alvéolée et spongieuse. Cette maladie est extrêmement rare chez le cerf…
Ce jeune cerf au trophée asymétrique, provient du massif de Châteauroux , où il a été tiré lors de la saison 2023/2024. Le merrain gauche réduit et déformé, comporte une très courte pointe en lieu de place de l’andouiller d’œil. Celui de droite, peu développé est de type 8 cors. Ce trophée est sans doute celui d’un animal déficient dont la croissance des bois a été contrariée par une maladie ou autre incident lors de la repousse…
Ce trophée de type 6 cors irrégulier, et en plus avec des meules, est pourtant bien celui d’un animal d’un an, comme le prouve sa mâchoire… On est donc bien là en présence d’un daguet au développement exceptionnel, que l’on doit certainement à la richesse des potentialités nourricières des territoires de Picardie.
Ce daguet obtenu dans un massif du nord meusien est la parfaite illustration d’une fracture de pivot… Le bois qui en émane s’est alors développé normalement, mais vers le bas… Il en découle un magnifique daguet, pendulaire !
Il faut se rendre à l’exposition des cerfs du département de la Moselle pour découvrir un tel panneau de daguets, de seconde tête. Chaque année le tableau de chasse du massif du Donon, apporte son lot de coiffés âgés de 2 ans, dont beaucoup sont des daguets avec leurs petites meules caractéristiques de leur âge. L’an dernier, sur cette unité cynégétique bien connue du massif vosgien, 607 animaux ont été prélevés du côté mosellan, pour une attribution de quelques 1374 et un prélèvement objectif de 695…
Ce cerf, de type 12 cors irrégulier a été tiré le 19 septembre 2023 dans le massif du Hohwald. Estimé à 7 ou 8 ans, il se caractérise par des merrains d’un écartement atypique, mais encore, par la présence d’un andouiller qui émane de la partie postérieure de la chevillure gauche… Ce qui fait de l’ensemble de la ramure un trophée assez peu commun.
Ce trophée est celui d’un cerf d’un an, donc daguet, comme le confirme sa mandibule à la prémolaire trilobée. Il a été tiré le 21 octobre 2023 par Armand Coda, sur le territoire de la commune de Perrigny sur l’Ognon, à l’Est de Dijon, en limite avec la Haute-Saône. Le bois de gauche est de type 4 cors avec le seul andouiller d’œil. Le bois de droite est constitué d’une sorte de bouton osseux bordé par une collerette. Ce phénomène, qui n’est pas très commun, s’explique par le fait que la pointe osseuse que l’animal portait lorsqu’il était hère, n’est pas tombée. La pousse du bois de daguet a donc été contrariée, formant ainsi un bourrelet osseux autour du bourgeon résiduel.
Ce beau six-pointe a été tiré sur le territoire de la commune d’Authe, le 25 octobre 2024, par James Vigreux. Le bois de droite, qui mesure 24,5 cm, s’inscrit dans une structure normale de six-cors. En revanche, celui de gauche, un peu moins haut de 2 cm, se caractérise par un dédoublement du merrain, lequel laisse apparaître un andouiller antérieur formant une fourche assez massive et vraiment imposante. Le merrain se termine par une toute petite fourche sommitale qui n’est pas visible sur la photo. Le poids net du trophée atteint 430 grammes, pour un volume de 190 millilitres. Cette belle tête atypique est cotée à 122,25 points CIC.
Avec ses défenses de 19,1 et 20 cm de longueur, de 24,9 et 25,1 mm de largeur, et des grés de 7,4 et 7,5 cm de circonférence, ce beau trophée de sanglier a été récolté sur le département du Gard, en octobre 2024. Sa cotation, enrichie de 2 points de beauté, partagés entre grès et défenses, s’élève à 112, 35 points.
Ce 14 cors irrégulier et massif figurait parmi les trophées les plus cotés de l’exposition 2024 des cerfs du département. La distribution des différents andouillers est d’une symétrie quasi parfaite, tandis que le trophée est marqué par un dédoublement assez peu commun de la chevillure gauche, à la base de son implantation. Ce cerf remarquable est coté à 178,06 points.
Exposés sur le stand de l’Association départementale des chasseurs de grand gibier, à l’occasion de l’exposition départementale de 2024, voilà deux brocards pendulaires, l’un pour le bois droit et l’autre pour le bois gauche. Ils ont, pour même origine, une fracture au niveau de l’un des pivots, ce qui a contrarié leur croissance, laquelle s’est orientée vers le bas.
Ce trophée est assez exceptionnel par sa configuration de grand 4 cors fourchu-bas, et en forme de lyre. Les merrains mesurent 65 et 76 cm, et les andouillers d’œil 25 et 27 cm. Quant aux meules, elles font 20,5 et 21 cm de circonférence. Ce cerf a été tiré le 20 septembre 2023 dans le massif de Saverne, et son âge est estimé à 5 ou 6 ans. Trop jeune, le tir de cet animal a été considéré injustifié par la Commission technique départementale, chargée de l’appréciation de la qualité des tirs de cerfs.






Sous la direction de Miloslav Vach, de la République Tchèque, l'évaluation totale a atteint le score remarquable de 242,7 points CIC, surpassant de plus de 5 points le précédent record mondial établi il y a plus de deux décennies. Ce succès est un témoignage éclatant de la réputation grandissante de la région, qui abrite désormais cinq des daims les mieux notés au monde, tous dépassant les 230 points, dont deux provenant de Slovaquie.
Ce nouveau « roi » des daims a également battu un record supplémentaire avec un poids de crâne sec de 6,430 kg, établissant ainsi une nouvelle norme de poids pour les daims en liberté. La procédure rigoureuse du CIC stipule que le trophée sera soumis à une confirmation finale et à une ratification officielle lors de la prochaine réunion de l'ITEB, le Comité international d'évaluation des trophées du CIC. Cette étape cruciale garantit que toutes les normes internationales les plus strictes en matière d'évaluation des trophées sont respectées, renforçant ainsi l'engagement continu du CIC en faveur de la gestion durable de la faune sauvage. Cet événement ne célèbre pas seulement un nouveau record du monde impressionnant pour le daim, mais il souligne également l'importance de la conservation et de la gestion responsable des populations. À travers des évaluations comme celle-ci, le CIC non seulement honore les chasseurs et les trophées exceptionnels, mais il joue aussi un rôle crucial dans la préservation de la biodiversité et la promotion d'une chasse éthique et durable à travers le monde.
Fin août 2024, l’équipe a entamé son périple à travers des terrains accidentés mêlant Devil’s Club, tourbières et forêts escarpées. « Dans ce pays, savoir où se trouvent les animaux est une chose, mais s’y rendre en est une autre », a confié Judd à son retour, évoquant les défis physiques et techniques de l’aventure. Alors qu’ils approchaient de leur zone de chasse, une tempête annoncée s’est abattue sur eux, avec des rafales dépassant les 100 km/h. Pendant trois jours, ils ont dû attendre, blottis chacun dans leur tente, que le mauvais temps se calme. Ce n’est qu’au quatrième jour, au petit matin, qu’ils ont repéré les premiers signes de présence animale à proximité de leur camp.
Depuis une crête, ils ont observé une harde, repérant parmi les chèvres un grand mâle, identifié par Lucas comme un potentiel trophée. Judd a alors entamé une approche prudente, rampant presque une heure pour se rapprocher à une cinquantaine de mètres du bouc. Ce dernier, visiblement repu, s’était couché, compliquant l’action de chasse. Judd est resté immobile, attendant patiemment que l’animal se lève, tandis que ses compagnons observaient la scène depuis un promontoire. Lorsque le moment tant attendu est arrivé, Judd a tiré. Une première balle, suivie rapidement d’une deuxième, a permis d'abattre le bouc avant qu’il ne puisse se jeter dans le vide. « Il se tenait au bord d’une falaise, et j’ai craint qu’il plonge. Mais ses pattes se sont pliées et il s’est couché, sans autre mouvement » a raconté Judd. Après 60 jours de séchage et un nettoyage minutieux, le crâne de l’animal a été mesuré à 57-4/8. Ce trophée, classé parmi les cinq meilleurs de tous les temps pour cette espèce, doit encore être validé par un jury lors du 32e Big Game Awards en juillet 2025. Si le score est confirmé, ce bouc deviendra le nouveau record américain et partagera la première place mondiale avec le trophée de Troy Sheldon, établi en 2011. Une prouesse qui inscrit définitivement Judd Manuel dans l’histoire de la chasse aux chèvres des montagnes Rocheuses.
Côte d’Or
Meurthe et Moselle
Bas-Rhin
Moselle
Ardennes
Indre
Meuse
Après cette première expérience marquante, où Bovey junior abat une chèvre des montagnes Rocheuses, il se lance, des années plus tard, dans une quête ambitieuse : celle d’un mouflon d’exception. En 1920, Bert Riggall, ayant repéré auparavant un groupe de béliers majestueux surnommés « les Trois Mousquetaires », emmène Martin Bovey et un compagnon, Martin Bennett, dans les montagnes de High Rock. Après des jours d'observation et de déplacements exigeants, le groupe se rapproche des fameux béliers. Bennett parvient à tirer et tuer l’un d’eux, bien que ce soit le plus petit des trois. Ce n’est qu’en 1924 que Martin Bovey, accompagné cette fois par son frère Charlie, retrouve Bert Riggall pour une nouvelle tentative. Les conditions sont difficiles, mais la détermination des chasseurs est intacte. Après plusieurs jours infructueux, la chance tourne lorsque Riggall repère ce qu’il croit être « la boucle d’une corne de bélier ». Le dernier des « Trois Mousquetaires » est enfin en vue. D’un tir précis avec son fusil Savage .250/3000, Martin Bovey abat l’impressionnant mouflon. Les mesures de ses cornes confirment son statut exceptionnel : une longueur de 46 pouces et une circonférence approchant les 17 pouces. Ce trophée est immédiatement salué comme l’un des plus beaux jamais récoltés en Amérique du Nord. Le « Bovey Ram » a établi un record mondial en 1952, avant d’être détrôné, mais il demeure cependant un trophée emblématique, occupant aujourd’hui la huitième place de tous les temps et la quatrième pour la province de l’Alberta.