Vosges : un 14 cors de la plaine vosgienne :
C’est sur le territoire de la commune de Sérocourt, au sud de Contrexéville, que ce cerf a été tiré le 31 octobre 2022, par Christian Duval. Le trophée est caractérisé par une empaumure à double fourche à droite, alors que celle de gauche a la forme d’un chandelier à 5 épois. Le trophée, de couleur brun foncé presque noir, pèse brut 5,9 kg, pour une envergure de 72 cm. Les merrains mesurent 90,5 cm et 86 cm ; les andouillers d’œil 40,6 et 39,4 cm, les chevillures 29 et 38,5 cm : les circonférences de meules atteignent 27,3 et 27,8 cm ; et celles des merrains varient entre 14,3 et 15,2 cm. La cotation finale est arrêtée à 190,46 points.
Aisne : un grand brocard de Picardie :
Ce beau brocard, massif et très perlé, a été tiré par Léon Meunier, l’an dernier, sur le territoire de la commune de Dallon, au sud-ouest de Saint-Quentin. Le volume du trophée est évalué à 215 millilitres, pour un poids net de 528 grammes. Les perches mesurent respectivement 20,4 et 23 cm. Enrichie de 12,5 points de beauté, mais pénalisée d’un point pour le dédoublement de la base du bois gauche, la cotation atteint malgré tout 141,65 points.
Indre : grand daguet pendulaire :
Ce grand daguet, qui a été prélevé lors de la dernière saison de chasse sur le massif de la Romagère, au sud du département, présente une fracture au niveau du pivot de droite. Le bois s’est ainsi développé à l’opposé de la croissance habituelle, pour finalement donner une dague pendante, venant chevaucher l’os nasal, ce qui en fait un trophée remarquable et caractéristique d’un daguet pendulaire. On imagine l’allure surprenante que devait avoir ce jeune mâle…
Ardennes : un beau six pointes :
D’une belle couleur brun foncé et joliment perlé, ce brocard de milieu mixte, a été tué le 20 août 2023, sur la commune de Chestres, à côté de Vouziers, par Benjamin Vauchelet. Le poids net du trophée atteint 434 grammes, pour un volume de 160 millilitres. Les perches mesurent 24,1 et 25,4 cm, ce qui amène la cotation à 120,78 points.
Côte d’Or : une belle tête atypique :
Ce cerf, au trophée vraiment atypique, pourrait faire penser à celui d’un vieux cerf ravalant… Et bien non, car l’observation de sa mandibule confirme simplement qu’il s’agit d’un cerf adulte, sans doute âgé de 9 ou 10 ans, mais pas plus. L’animal a été trouvé mort, probablement à la suite d’une collision routière sur la commune de Saint-Marie sur Ouche.
Marne : un beau solitaire :
Obtenu sur un des grands domaines militaires du département, ce sanglier d’âge mûr, cote quelques 112,50 points. En moyenne, les défenses mesurent 20,65 centimètres, et leur largeur 24,8 millimètres. La circonférence des grès atteint 7,1 cm à gauche, et 7cm à droite. Ce beau sanglier a été tiré par Sébastien Roginski, le 3 janvier 2024.
Haute-Marne : tête bizarre :
Ce jeune cerf de type 4 cors fourchu bas, a été victime d’un arrachement du pivot de droite. En conséquence de quoi, seul le bois de gauche est présent, ce qui en fait un trophée assez peu commun. L’animal a été tiré sur un lot de la forêt domaniale du massif d’Auberive, lors de la saison de chasse 2022/2023.

- Dordogne : un beau six pointes du Périgord noir
- Aisne : des mues remarquables
- Bas-Rhin : 8 cors à surandouillers
- Moselle : beau cerf du massif de la Sanon
- Meurthe et Moselle : pivot désaxé
- Ardennes : un bon tir sélectif
- Indre : beau panel de daguets

Les archives du Boone et du Crockett Club, pour le cerf de Virginie, remontent à 194 ans et contiennent des dizaines de milliers de trophées depuis 1830. Mais, et cela interpelle les gestionnaires et les autorités cynégétiques : plus de 20 % des plus gros mâles jamais enregistrés ont été inscrits au cours des sept dernières années seulement. Depuis 2017, neuf cerfs de Virginie ont été classés parmi les 20 meilleurs de tous les temps. Les origines de cette tendance récente et significative, peuvent être retracées dans la nouvelle publication du Boone et Crockett Club, Records of North American Big Game, 15e édition, qui ajoute des trophées acceptés de 2017 à 2021, dont plus de 4 500 nouvelles inscriptions dans 38 catégories de gros gibier nord-américain, la plupart étant des cerfs de Virginie atteignant le seuil de 160 points (catégorie typique) ou 185 points (catégorie atypique). Cependant, pour être publiés dans ce livre, les trophées doivent atteindre ou dépasser 170 points (typiques) ou 195 points (atypiques). Dans le « Top 20 » actuel des meilleurs cerfs de Virginie de tous les temps, on y trouve les trois meilleurs atypiques : à gauche : score de 327-7/8 (Illinois), à droite : score de 321-3/8 (Kansas) et à l'extrême droite : score de 315-1/8 (Tennessee).
Vosges : pivot droit sans merrain 
Ardennes : grand brocard de la plaine de Champagne
Indre : cerf ravalant
Il s’agit de l’une des trois sous-espèces de wapitis d'Amérique du Nord, nommée ainsi en l'honneur du fondateur du club, Theodore Roosevelt. Ces animaux se trouvent exclusivement dans le nord-ouest du Pacifique, du nord de la Californie jusqu'à l’Alaska, en passant par la Colombie-Britannique. Il s’agit de la plus grande sous-espèce de wapitis d’Amérique du Nord, dont les mâles peuvent peser jusqu’à 500 kilos.
L’animal a été tué par Timothy Carpenter, le 21 septembre 2023, dans le comté de Humboldt, en Californie. Après les mesures effectuées par un jury spécial, la cotation de ce trophée issu d’un mâle dont l’âge est estimé à 11 ou 12 ans, est arrêtée à 455-2/8 points, battant le précédent record du monde détenu par Rick Bailey depuis 2015 avec un trophée de 419-6/8. Avant que l'inscription de Carpenter soit officialisée, les procédures du Boone et du Crockett Club exigent que le score final d'un record du monde potentiel soit vérifié, soit par un jury du programme de récompenses, soit par un jury spécial. Dans ce cas, le Club a convoqué un jury spécial à Verdi, dans le Nevada. Et pour la petite histoire, précisons que Timothy Carpenter cumule les succès, puisque, en 2011, il mit à son palmarès un wapiti de Roosevelt dont la cotation s’élève à 398-1/8… et qui est encore aujourd’hui le record du monde actuel en tir à l'arc…
- Côte d’Or : un trophée hors du commun
- Belgique, Saint-Hubert : un exceptionnel yearling
- Indre : un curieux daguet
- Moselle : grand cerf du massif du Sanon
- Bas-Rhin : daguet en velours
- Aisne : beau brocard de
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Marne : à l’initiative des cotateurs locaux de l’AFMT (Association Française pour la Mensuration des Trophées), une journée de cotation était proposée au Centre de la chasse et de la Nature de Mont Joly. Bruno Dufour, Alain Jobert, Jean-Claude Houssard et Georges Schopphoven ont effectué la cotation de 2 chamois, d’une douzaine de brocards et de quelques cerfs. En marge de l’aspect très convivial de cette journée, et du recensement des trophées dépassant les seuils d’homologation, ce travail de groupe a permis de confronter les appréciations, de s’informer mutuellement, d’harmoniser les procédures et d’avoir une idée objective de la qualité des trophées selon les massifs. Plusieurs dates consacrées à des journées de cotation comme celle-ci seront régulièrement proposées, selon un calendrier porté à la connaissance du monde de la chasse. Un bon exemple à suivre !
Le service des mesures du « Boone and Crockett Club Big Game Records » a convoqué, début avril, un jury spécial pour vérifier le score d'un bœuf musqué reçu en début d’année. Deux équipes distinctes de juges ont mesuré, puis remesuré, l’imposant trophée de 20,860 kg (46 livres USA), et confirmé sa note de 131 4/8 points. L’animal a été récolté le 1er août 2023, près du lac Contwoyto, dans le territoire canadien du Nunavut, par Aron Wark (à droite sur la photo) et son guide Sam Kapolak qui a déclaré : « Beaucoup de gens pensent que c'est une chasse facile, mais ce n'est pas le cas.
Nous avons parcouru 20 miles en une journée, et pas sur un terrain facile… ». Le trophée récolté détrône donc celui d’Alex Therrien (130 4/8 points) obtenu en 2020. Le « Boone and Crockett Club », qui mesure le gros gibier nord-américain depuis 1895 afin de suivre les efforts de conservation, a publié le premier livre des records en 1932. Pour que ce nouveau record du monde puisse être homologué, les procédures exigeaient que le score final soit vérifié par un jury spécial, dont le président du comité Kyle Lehr qui a précisé : « Tenir un registre des plus grandes représentations de gros gibier n'est pas une compétition. C’est un outil pour les chasseurs et les gestionnaires qui les aide à comprendre comment la gestion de la faune fonctionne… ou ne fonctionne pas, dans un domaine donné ».
C’était le 22ème « Rendez-vous des cerfs » au Parc des Expositions de Châteauroux, et, en même temps, le 14ème salon départemental de la chasse. Organisée par la FDC de l’Indre, en partenariat avec l’Association départementale des chasseurs de grand gibier, la manifestation était centrée sur l’exposition annuelle des trophées de cerf. Sa conception, que l’on doit à Xavier Legendre, président de l’ADCGG 36, met en avant l’ensemble du tableau de chasse des cerfs coiffés, des daguets aux cerfs les plus âgés. Rassemblés par massifs, classés par tranches d’âge, les trophées étaient présentés d’une manière très esthétique sur des planches verticales de bois brut, fixées sur des panneaux blancs. En revanche, les grands trophées, comme les têtes remarquables, étaient présentées sur des potences en bois, en hauteur, ce qui a nui un peu à leur mise en valeur. Dans l’Indre, la gestion de l’espèce cerf fait l’objet de toutes les attentions. On y analyse, entre-autre, la totalité des prélèvements en faons, biches et bichettes, car une gestion aboutie de l’espèce impose un prélèvement raisonné des femelles et des jeunes. A ce sujet, Xavier Legendre affirme que : « On
assiste à une croissance régulière et constante des effectifs, caractérisée par l’augmentation linéaire des réalisations, et une proportion constante de 20 à 25 % de sujets d’un an (daguets et bichettes) généralisée à tout le territoire. A quoi s’ajoute une dispersion de plus en plus large en dehors des grands massifs. En résumé, plus la densité de biches augmente, plus les mâles s’éloignent des massifs d’origine. Malgré tout l’amour que l’on peut porter aux grands cervidés, la lucidité exigerait une réduction, ou pour le moins, une stabilisation des effectifs, sous peine de subir des lendemains qui déchantent ». Gratuite et ouverte à tout public, la manifestation était ponctuée par les animations musicales des sonneurs de trompe du Cercle Saint-Hubert du Bas-Berry, renforcées, au fil des heures, par des prestations spontanées de chants, témoignant de l’attachement des Berrichons au terroir, aux cerfs et… aux traditions de sa chasse. 










- Moselle : 14 cors des Vosges du Nord
- Vosges : andouiller d’œil en accroche-cœur
- Haut-Rhin : un beau daim de l’Illwald
- Aisne : une tête atypique
- Meurthe et Moselle : un brocard à trois pivots
- Haute-Marne : grand jeune cerf
Côtes d’Armor : un grand cerf breton
Vosges : un beau cerf de montagne
Haut-Rhin : un beau chamois du massif vosgien
Ardennes : un brocard qui flirte avec les 30 cm
Haut-Rhin : un cerf d’une régularité quasi parfaite
Corrèze : un brocard tout en masse
Aisne : un petit, mais singulier cerf
Charente un beau brocard du chef-lieu
Haute-Marne : surandouillers et chevillures d’une longueur peu commune
Dordogne : un beau brocard du Périgord
Haut-Rhin : fracture de corne
Haute-Marne : affrontement fatal
Bas-Rhin : un beau daim de la plaine d’Alsace
Ardennes : un beau brocard de la campagne de Jandun
De la Pologne à la Haute-Saône : un cerf record tiré au brame
Ardennes : grand cerf du massif de l’Argonne
Aisne : magnifique tête bizarre
Bas-Rhin : un chamois de 13 ans
Gironde : brocard aux bois serrés
Vosges : un bon cerf, tout juste adulte
Gers : un grand brocard du bas Armagnac