Côte d’Or
Un grand cerf du massif du Val Suzon
Ce grand 16 cors a été tiré le 20 janvier 2024 par Thierry Teodori, sur le territoire de la commune de Saint-Martin du Mont. Les merrains de ce trophée sont à la fois longs, massifs, et leur courbure est d’une parfaite symétrie. En plus des empaumures riches et bien garnies, le trophée présente des andouillers d’œil, très forts, et de très belles chevillures. La cotation finale s’élève à 197,13 points.
Meurthe et Moselle
Un brocard aux bois charbonneux
Tiré par M. Pietra sur un lot de chasse domanial du massif de Parroy, lors de la saison 2022/2023, ce brocard aux bois massifs et serrés, est pratiquement tout noir. Assez bien perlé, le trophée n’est pas poreux, mais son aspect reste charbonneux, ce qui pourrait provenir de quelques troubles du métabolisme calcique, engendré par des éléments chimiques extérieurs.
Bas-Rhin
Un cerf 12 cors mono-bois
Ce cerf au bois unique a une architecture de 12 cors. Il a été obtenu lors de la saison 2023/2024. La boîte crânienne présente une petite émergence osseuse en lieu et place du pivot de gauche, ce qui en fait un trophée vraiment peu commun. Estimé à 4 ou 5 ans, ce cerf devait être accompagné d’un point rouge, car son tir était considéré comme injustifié en raison de son âge, par la commission fédérale chargée l’appréciation des prélèvements.
Moselle
Un grand cerf du massif de la Canner
Avec une cotation de 197,80 points, ce cerf a été tiré à Hombourg-Budange en septembre 2023. Il est l’un des meilleurs trophées de l’exposition des trophées 2024 du département de la Moselle. Estimé à 10 ans, le trophée présente une structure de 16 cors irrégulier, avec des merrains à la fois longs et massifs. On pourra remarquer que l’andouiller d’œil gauche est cassé suite probablement à un combat, lors du brame.
Ardennes
Grand brocard de Champagne
Ce brocard aux long andouillers antérieurs, a été tiré par Maxime Vidal, sur le territoire de Nanteuil sur Aisne en juin 2023. Les merrains mesurent respectivement 23,4cm, et leur envergure 12,5 cm. Le volume atteint quelques 210 millilitres pour un poids net de 581 grammes. Les différents éléments considérés pour apprécier l’esthétique d’ensemble du trophée totalisent 10,5 points. La cotation finale, qui le place dans la catégorie « Or », est arrêtée à 146,30 points
Indre
Un beau 14 cors irrégulier
Ce beau cerf à la symétrie assez remarquable, provient du massif de Champ d’Oiseau. Un peu serrés, les merrains sont tout en hauteur, avec des andouillers aux pointes recourbées, et de longs surandouillers. Les empaumures sont de structure semblable, avec 3 épois à gauche, et 4 à droite, répartis en double fourche. Un beau 14 cors, tout juste adulte !
Meuse
Un grand 16 cors irrégulier
Ce cerf a été tiré le 6 novembre 2022, sur le territoire de l’ACCA de Vaubecourt, au sud de Sainte-Menehould. L’architecture de ce trophée est celle d’un 16 cors irrégulier, aux bois de couleur brun foncé. Elle se caractérise encore par des empaumures quasi identiques, constituées chacune de deux fourches aux longs épois, celle de gauche comportant une courte pointe supplémentaire. Sa cotation atteint 200,04 points !

Après cette première expérience marquante, où Bovey junior abat une chèvre des montagnes Rocheuses, il se lance, des années plus tard, dans une quête ambitieuse : celle d’un mouflon d’exception. En 1920, Bert Riggall, ayant repéré auparavant un groupe de béliers majestueux surnommés « les Trois Mousquetaires », emmène Martin Bovey et un compagnon, Martin Bennett, dans les montagnes de High Rock. Après des jours d'observation et de déplacements exigeants, le groupe se rapproche des fameux béliers. Bennett parvient à tirer et tuer l’un d’eux, bien que ce soit le plus petit des trois. Ce n’est qu’en 1924 que Martin Bovey, accompagné cette fois par son frère Charlie, retrouve Bert Riggall pour une nouvelle tentative. Les conditions sont difficiles, mais la détermination des chasseurs est intacte. Après plusieurs jours infructueux, la chance tourne lorsque Riggall repère ce qu’il croit être « la boucle d’une corne de bélier ». Le dernier des « Trois Mousquetaires » est enfin en vue. D’un tir précis avec son fusil Savage .250/3000, Martin Bovey abat l’impressionnant mouflon. Les mesures de ses cornes confirment son statut exceptionnel : une longueur de 46 pouces et une circonférence approchant les 17 pouces. Ce trophée est immédiatement salué comme l’un des plus beaux jamais récoltés en Amérique du Nord. Le « Bovey Ram » a établi un record mondial en 1952, avant d’être détrôné, mais il demeure cependant un trophée emblématique, occupant aujourd’hui la huitième place de tous les temps et la quatrième pour la province de l’Alberta.
Voilà un beau six pointes, prélevé l’été dernier sur la commune de Sainte Nathalène, par Bernard Migeot. Enrichie de quelques 12 points d’esthétique, la cotation définitive de ce beau trophée de brocard est arrêtée à 122,18 points.
Le merrain gauche mesure 100,3 cm et celui de droite 95,5 cm. Les andouillers d’œil 34,2 cm et 34,6 cm, les chevillures 35,5 cm et 35,1 cm. Si les bois sont longs, ils sont aussi massifs, comme en témoignent les circonférences : 25,9 cm et 25,7 cm pour les meules, 15,3 cm et 15 cm entre andouillers d’oeil et chevillure, et 14,8 cm et 14,6 cm entre chevillure et empaumures. Le poids net du trophée s’élève à 6,840 kg, pour une envergure de 75,3 cm. Les empaumures totalisent 11 épois dont 9 de plus de 15 cm…ce qui lui vaut quelques 9 points, auxquels viennent s’ajouter 7 points pour la beauté.
c’est en retour que ce respectable sanglier de 128 kg vidé, terminait sa fuite, laissé sur place par une balle de 9,3x74. Avec ses défenses de 18,4 cm et 14,1 cm, larges de 25,4 mm et de magnifiques grès de 7 cm de circonférence, le trophée atteint finalement la cotation de 108,45 points.
Ce 14 cors, régulier, aux bois massifs et d’une symétrie quasi parfaite, a été tué par Luc Thévenot, à Bevy, sur un lot domanial du massif forestier à l’ouest de Vougeot. Estimé à 8 ans, ce cerf est donc tout juste adulte, et montre une fois de plus qu’il n’est pas nécessaire de faire tant vieillir les coiffés pour « faire de médailles ». Mais l’objectif d’une bonne gestion de l’espèce, est-il de fabriquer des médailles, ou bien d’obtenir des vieux cerfs de 12 ans et plus ?
voilà un brocard qui ne manque pas de singularité ! Ce daguet vraiment atypique a été tiré au sud de Lunéville, sur la commune de Moyen, par M. Ganhaye lors de la saison 2022/2023.
Un andouiller d’œil, un surandouiller pour chacun des merrains, qui s’inscrivent dans une belle symétrie, font de ce six cors un trophée vraiment peu commun. Faute de mandibule, son âge ne peut pas être estimé, ce qui est bien dommage…
Avec des défenses longues de 20,7cm, larges de 25,3 mm et des grès solides de 6,5 et 6,6 cm de circonférence, voilà un beau solitaire, obtenu sur le territoire du Nouvion en Thiérache. Il a été tiré lors d’une battue le 23 décembre de l’an dernier par Alexandre Badin.
Les courtes pointes de ce jeune animal ne sont pas tombées, et elles ont ainsi contrarié la pousse des bois de daguet, laissant alors apparaître une sorte de bourrelet osseux en forme de collerette. Cela caractérise ce que l’on appelle une double tête. Ce phénomène est notamment observé chez les yearlings issus de faons mâles de faible corpulence.
Ce cerf, 20 cors irrégulier, a été tiré sur le massif de Lachalade le 23 novembre 2023. Il se caractérise notamment par une chevillure gauche fourchue, et une trochure droite très développée également fourchue. L’empaumure de gauche est constituée d’une succession de trois fourches. A l’inverse, celle de gauche comporte une trochure, et un bouquet d’épois en forme de chandelier. Fort de sa belle esthétique, le trophée a été coté à 196,68 points.
Avec une cotation arrêtée à 112,13 points, voilà un beau brocard du Bas-Armagnac, obtenu par un chasseur belge, Jean-Marie Fosty, sur la commune d’Urgosse, le 29 juillet dernier. Les merrains mesurent 21,5 et 21,8 cm, pour une envergure de 11,3 cm. Le volume atteint 155 ml, pour un poids net de 423 grammes. On remarquera encore le beau contraste de couleurs sur l’ensemble du trophée, entre le brun presque noir, et le ton ivoire des pointes, perlures et gouttières.
Ce jeune cerf, obtenu l’an dernier sur le massif de Lancôme, porte un trophée peu commun : le bois de droite est constitué d’une courte dague à la pointe en forme de crochet orienté vers l’arrière. Dans sa partie basse, émane une courte pointe évoquant l’andouiller d’œil, et le bois de gauche se présente telle une longue dague courbée vers l’arrière, avec une pliure très nette située juste au-dessus de l’unique andouiller d’œil… Ce qui fait de ce trophée une tête vraiment atypique.
Ce jeune cerf a été tiré lors de la dernière saison de chasse sur le territoire du Bois de l’Hospice, situé à l’ouest de la ville de Fumay, entre la rive gauche de la Meuse et la frontière avec la Belgique. Le bois de droite dont la chevillure est fourchue compte 7 andouillers. En revanche le bois de gauche est constitué d’une simple dague, laquelle a poussé à l’horizontale, ce qui fait de ce trophée une belle tête bizarre.
Avec un poids net de 4,790 kg et des merrains qui approchent les 90 cm, voilà un beau 16 cors tiré au nord de Chalons en Champagne, par Sébastien Roginsky. On remarquera la belle courbure des andouillers d’œil qui mesurent respectivement 36 et 38,2 cm. La circonférence des meules est de 24,4 et 24,3 cm, et celles des merrains varient entre 13,3 et 16,1 cm. Les empaumures, bien symétriques comptent 10 épois, dont 6 de plus de 15 cm. Enrichie de 15,5 points pour la beauté, la cotation s’élève à 185,52 points.
Ce cerf a été prélevé dans le centre du département, le 16 octobre 2022. Il présente un bois droit de type 12 cors, alors que le bois de gauche est réduit à une simple fourche qui s’est développée juste au-dessus de la meule. En plus, le pivot de gauche comporte une excroissance osseuse en forme de champignon, sur sa partie antérieure. Ce qui est vraisemblablement dû à une migration d’ostéoblastes (cellules constitutives de la matière osseuse) provoquée par un choc…
Ce beau brocard a été obtenu en juillet dernier sur la commune de Saint Christophe, dans le département du Tarn, par M. Patrick Rémy. Le poids net du trophée s’élève à 517 grammes pour un volume de 180 millilitres. Les bois, massifs sur leur partie inférieure, bien qu’un peu serrés, mesurent 23,8 et 24 cm pour une envergure de 5 cm. La cotation finale atteint 126,15 points.
Avec ses excroissances osseuses quelque peu verruqueuses, qui ornent la moitié inférieure des perches, voilà un daguet bien singulier !... Il a été obtenu le 25 janvier de cette année en forêt de Chézy, sur le territoire de la société de chasse de Louvry…Cette aspect bien particulier, pourrait traduire un phénomène rare de bois creux…
Ce brocard atypique a été tiré sur le territoire de la commune de Bouxières sous Froidmont, au nord-est de Pont à Mousson, par M. Villemet, lors de la saison 2021/2022. Le bois de gauche, sans doute affecté par un traumatisme en période de refait, est constitué d’un amas osseux duquel émergent 3 pointes bien ouvertes, dont l’une a poussé vers l’arrière et presque à l’horizontale, rappelant quelque peu la structure d’une fourche sommitale. Un trophée vraiment bien singulier !
Ce cerf a été tiré le 8 décembre 2023 par Delphine Gobillard sur la commune de Quincy le Vicomte, à côté de Montbard. Le trophée est bien ouvert, très symétrique, avec des fourches très développées. Il s’impose tel un modèle quasi parfait du dix-cors à surandouiller.
Les cerfs se prennent parfois les bois dans les clôtures pendant le brame, en raison de leur comportement agité et souvent agressif. Si la dominance permet l’accès aux femelles, elle a aussi un prix, quelques fois, malheureusement, celui de la vie. Dans ce combat qui les a liés, aucun des deux protagonistes n’a survécu.
- Moselle : douze cors irrégulier à surandouiller
- Marne : un brocard particulièrement massif
- Indre : vieux cerf ravalant
- Aisne : belle tête atypique
Vosges : un 14 cors de la plaine vosgienne :
Aisne : un grand brocard de Picardie :
Indre : grand daguet pendulaire :
Ardennes : un beau six pointes :
Côte d’Or : une belle tête atypique :
Marne : un beau solitaire :
Haute-Marne : tête bizarre :
- Dordogne : un beau six pointes du Périgord noir
- Aisne : des mues remarquables
- Bas-Rhin : 8 cors à surandouillers
- Moselle : beau cerf du massif de la Sanon
- Meurthe et Moselle : pivot désaxé
- Ardennes : un bon tir sélectif
- Indre : beau panel de daguets

Les archives du Boone et du Crockett Club, pour le cerf de Virginie, remontent à 194 ans et contiennent des dizaines de milliers de trophées depuis 1830. Mais, et cela interpelle les gestionnaires et les autorités cynégétiques : plus de 20 % des plus gros mâles jamais enregistrés ont été inscrits au cours des sept dernières années seulement. Depuis 2017, neuf cerfs de Virginie ont été classés parmi les 20 meilleurs de tous les temps. Les origines de cette tendance récente et significative, peuvent être retracées dans la nouvelle publication du Boone et Crockett Club, Records of North American Big Game, 15e édition, qui ajoute des trophées acceptés de 2017 à 2021, dont plus de 4 500 nouvelles inscriptions dans 38 catégories de gros gibier nord-américain, la plupart étant des cerfs de Virginie atteignant le seuil de 160 points (catégorie typique) ou 185 points (catégorie atypique). Cependant, pour être publiés dans ce livre, les trophées doivent atteindre ou dépasser 170 points (typiques) ou 195 points (atypiques). Dans le « Top 20 » actuel des meilleurs cerfs de Virginie de tous les temps, on y trouve les trois meilleurs atypiques : à gauche : score de 327-7/8 (Illinois), à droite : score de 321-3/8 (Kansas) et à l'extrême droite : score de 315-1/8 (Tennessee).
Vosges : pivot droit sans merrain 
Ardennes : grand brocard de la plaine de Champagne
Indre : cerf ravalant
Il s’agit de l’une des trois sous-espèces de wapitis d'Amérique du Nord, nommée ainsi en l'honneur du fondateur du club, Theodore Roosevelt. Ces animaux se trouvent exclusivement dans le nord-ouest du Pacifique, du nord de la Californie jusqu'à l’Alaska, en passant par la Colombie-Britannique. Il s’agit de la plus grande sous-espèce de wapitis d’Amérique du Nord, dont les mâles peuvent peser jusqu’à 500 kilos.
L’animal a été tué par Timothy Carpenter, le 21 septembre 2023, dans le comté de Humboldt, en Californie. Après les mesures effectuées par un jury spécial, la cotation de ce trophée issu d’un mâle dont l’âge est estimé à 11 ou 12 ans, est arrêtée à 455-2/8 points, battant le précédent record du monde détenu par Rick Bailey depuis 2015 avec un trophée de 419-6/8. Avant que l'inscription de Carpenter soit officialisée, les procédures du Boone et du Crockett Club exigent que le score final d'un record du monde potentiel soit vérifié, soit par un jury du programme de récompenses, soit par un jury spécial. Dans ce cas, le Club a convoqué un jury spécial à Verdi, dans le Nevada. Et pour la petite histoire, précisons que Timothy Carpenter cumule les succès, puisque, en 2011, il mit à son palmarès un wapiti de Roosevelt dont la cotation s’élève à 398-1/8… et qui est encore aujourd’hui le record du monde actuel en tir à l'arc…
- Côte d’Or : un trophée hors du commun
- Belgique, Saint-Hubert : un exceptionnel yearling
- Indre : un curieux daguet
- Moselle : grand cerf du massif du Sanon
- Bas-Rhin : daguet en velours
- Aisne : beau brocard de
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Marne : à l’initiative des cotateurs locaux de l’AFMT (Association Française pour la Mensuration des Trophées), une journée de cotation était proposée au Centre de la chasse et de la Nature de Mont Joly. Bruno Dufour, Alain Jobert, Jean-Claude Houssard et Georges Schopphoven ont effectué la cotation de 2 chamois, d’une douzaine de brocards et de quelques cerfs. En marge de l’aspect très convivial de cette journée, et du recensement des trophées dépassant les seuils d’homologation, ce travail de groupe a permis de confronter les appréciations, de s’informer mutuellement, d’harmoniser les procédures et d’avoir une idée objective de la qualité des trophées selon les massifs. Plusieurs dates consacrées à des journées de cotation comme celle-ci seront régulièrement proposées, selon un calendrier porté à la connaissance du monde de la chasse. Un bon exemple à suivre !
Le service des mesures du « Boone and Crockett Club Big Game Records » a convoqué, début avril, un jury spécial pour vérifier le score d'un bœuf musqué reçu en début d’année. Deux équipes distinctes de juges ont mesuré, puis remesuré, l’imposant trophée de 20,860 kg (46 livres USA), et confirmé sa note de 131 4/8 points. L’animal a été récolté le 1er août 2023, près du lac Contwoyto, dans le territoire canadien du Nunavut, par Aron Wark (à droite sur la photo) et son guide Sam Kapolak qui a déclaré : « Beaucoup de gens pensent que c'est une chasse facile, mais ce n'est pas le cas.
Nous avons parcouru 20 miles en une journée, et pas sur un terrain facile… ». Le trophée récolté détrône donc celui d’Alex Therrien (130 4/8 points) obtenu en 2020. Le « Boone and Crockett Club », qui mesure le gros gibier nord-américain depuis 1895 afin de suivre les efforts de conservation, a publié le premier livre des records en 1932. Pour que ce nouveau record du monde puisse être homologué, les procédures exigeaient que le score final soit vérifié par un jury spécial, dont le président du comité Kyle Lehr qui a précisé : « Tenir un registre des plus grandes représentations de gros gibier n'est pas une compétition. C’est un outil pour les chasseurs et les gestionnaires qui les aide à comprendre comment la gestion de la faune fonctionne… ou ne fonctionne pas, dans un domaine donné ».
C’était le 22ème « Rendez-vous des cerfs » au Parc des Expositions de Châteauroux, et, en même temps, le 14ème salon départemental de la chasse. Organisée par la FDC de l’Indre, en partenariat avec l’Association départementale des chasseurs de grand gibier, la manifestation était centrée sur l’exposition annuelle des trophées de cerf. Sa conception, que l’on doit à Xavier Legendre, président de l’ADCGG 36, met en avant l’ensemble du tableau de chasse des cerfs coiffés, des daguets aux cerfs les plus âgés. Rassemblés par massifs, classés par tranches d’âge, les trophées étaient présentés d’une manière très esthétique sur des planches verticales de bois brut, fixées sur des panneaux blancs. En revanche, les grands trophées, comme les têtes remarquables, étaient présentées sur des potences en bois, en hauteur, ce qui a nui un peu à leur mise en valeur. Dans l’Indre, la gestion de l’espèce cerf fait l’objet de toutes les attentions. On y analyse, entre-autre, la totalité des prélèvements en faons, biches et bichettes, car une gestion aboutie de l’espèce impose un prélèvement raisonné des femelles et des jeunes. A ce sujet, Xavier Legendre affirme que : « On
assiste à une croissance régulière et constante des effectifs, caractérisée par l’augmentation linéaire des réalisations, et une proportion constante de 20 à 25 % de sujets d’un an (daguets et bichettes) généralisée à tout le territoire. A quoi s’ajoute une dispersion de plus en plus large en dehors des grands massifs. En résumé, plus la densité de biches augmente, plus les mâles s’éloignent des massifs d’origine. Malgré tout l’amour que l’on peut porter aux grands cervidés, la lucidité exigerait une réduction, ou pour le moins, une stabilisation des effectifs, sous peine de subir des lendemains qui déchantent ». Gratuite et ouverte à tout public, la manifestation était ponctuée par les animations musicales des sonneurs de trompe du Cercle Saint-Hubert du Bas-Berry, renforcées, au fil des heures, par des prestations spontanées de chants, témoignant de l’attachement des Berrichons au terroir, aux cerfs et… aux traditions de sa chasse. 



