Evacuons de suite le terme de « silencieux » qui ne concerne pas les modérateurs de son, et prenons en compte le bruit émis lors d'un tir avec une carabine de grande chasse. Il est, selon l’arme et les munitions utilisées, de l’ordre de 130 à 160 décibels. Avec un MDS, il pourra être réduit de 30 à 40 db, ce qui laisse un
son qui peut osciller entre 90 et 120 db. Cette baisse est certes significative, mais le bruit résiduel est encore à la limite du seuil toléré. Il est donc évident que l'usage d'un MDS ne dispense pas du port d'un casque protecteur. Côté inconvénients, si cet accessoire pénalise souvent les lignes harmonieuses de nombreuses armes, il en modifie aussi l'équilibre, l'encombrement et le poids, car selon le modèle vissé en bout de canon, il faudra compter entre 250 et 500 g de masse supplémentaire et une quinzaine de cm de plus, en longueur. Si, pour la chasse d'affût ce n'est pas vraiment un problème, en chasse d’approche et en battue, ces modifications se feront sentir rapidement. Ensuite, selon le chargement de la munition employée, un nouveau réglage de l'optique sera nécessaire, car le canon vibrera différemment. Pour ce qui est de la pose d’un MDS sur une arme destinée uniquement à la chasse en battue, il convient, là aussi, d’être très prudent. Le diamètre relativement important d’un MDS nécessite souvent que les optiques de type « point rouge » soient rehaussées, de même que certaines lunettes à montage bas. Enfin, l’arme ainsi équipée d’un MDS aura tendance à « piquer du nez » que certains compensent par un contre-poids fixé au niveau de la crosse… ce qui va encore alourdir la charge totale. Si une arme courte, munie d’un MDS, devient une arme d’encombrement normal, une arme normale deviendra une arme longue, plus lourde et encombrante, donc moins maniable. Cet accessoire peut rendre de grands services mais attention, il peut être également source de contraintes… auxquelles il faut penser avant d'équiper une arme.
Balistique de but… pour gagner en efficacité

Les conditions de luminosité, quand la lumière d’un sous-bois se fait parcimonieuse, rendent le tir aléatoire. Que ce soit à la chasse en battue ou à l’approche, aux heures extrêmes de la journée, le chasseur recherche en permanence des aides qui rendront son tir plus efficace. Il est donc utile d’installer un dispositif capable de réduire l’adversité. Voyons les mystères de la restitution de la lumière...
Hormis quelques départements qui vont jouer les prolongations, pour la plupart d’entre nous, la saison de chasse à tir 2022/2023 est terminée. Quel que soit le bilan, il faut maintenant remiser les armes après l’entretien nécessaire pour la retrouver, dans quelques mois, en parfait état de fonctionnement. L’une des pièces maitresses est le canon, auquel on n’apporte pas toujours les précautions qu’il mérite, mais il ne faut jamais oublier que c’est lui qui dirige le projectile vers la cible, ce qui nous amène à parler de la balle à
Les causes d’un loupé sont le plus souvent dues à l’endroit de l'impact, le point visé n'étant pas le point touché, lequel est forcément différent à chaque tir. Or, un bon tir devrait être reproductible à volonté, et donc, en aucun cas, tributaire du hasard. Pour cela, une chose est certaine, une pratique courante est absolument nécessaire, ce qui, sur le terrain, limitera d'amers ratés. C'est pourquoi il est utile de rappeler quelques règles fondamentales, en termes de balistique appliquée à la chasse…
Le tir transversal d’un grand gibier n’est pas simple, en témoignent les nombreuses balles qui frappent dessous ou derrière… Si l’animal n’est pas touché, ce ne sera qu’un splendide raté, mais s’il est blessé sans être stoppé, l’acte de chasse prendra une toute autre physionomie, par les souffrances qu’il inflige et qu’il conviendra d’abréger le plus vite possible. Plusieurs facteurs se conjuguent pour conduire au tir qui passe derrière ou sous l’animal. Il y a tout d’abord la mauvaise appréciation de la vitesse du gibier. En général, il s’agit plutôt d’une sous-estimation. Les animaux se déplacent plus vite qu’on ne le pense couramment. Il faut avoir à l’esprit qu’un sanglier peut courir à une vitesse de l’ordre de 12 m/s. Simultanément, une balle dont la vitesse est de 800 m/s met donc 1/16e de seconde pour atteindre un tel animal situé à 50 mètres. Mais, pendant ce très court laps de temps, il a avancé de 75 cm. Si aucune correction n’est faite, la balle destinée à frapper à l’épaule va, au pire, atteindre le cuissot, au mieux passer derrière…
Un des derniers chapitres de l'ouvrage « Record Bags and Shooting Records » publié à Londres en 1922, constitue un recueil des incidents les plus étranges et des coups… les plus curieux.
II est toujours intéressant de se replonger dans ce livre qui évoque les vieux châteaux anglais, les battues aux grouses, les Lords à favoris, l'odeur de poudre noire et de neige, les bonnes histoires racontées devant une cheminée à feu de bois, verre de whisky en main. Nous ne nous arrêterons pas aux exploits de tir façon far-west, avec la piécette lancée en l'air et percée par une balle avant qu’elle ne touche le sol, ou le tir aux pigeons… à balles. Même pour un bon tireur ou un bon chasseur, ces exploits à la Buffalo Bill paraissent exagérés. Plus amusante est l'histoire de ce pari entre Lord Alvaney et Lord de Ross. Il était convenu qu’au retour de chasse, chacun ramènerait le gibier tué par l'autre. C'est Lord Alvaney qui fut le vainqueur de cette amicale compétition en abattant… un âne. Il gagna le pari, mais eut à payer, et fort cher parait-il, la bête, improbable gibier d’un jour.
Le lendemain d’un jour de chasse, selon les résultats, nous sommes nombreux à essayer de comprendre pourquoi le gibier a été manqué, ou pire, blessé. Certes, le risque de mal toucher un animal est inhérent à la chasse en général, mais plus encore en battue, où les projectiles génèrent trois types de blessures :
Le caractère principal du pouvoir de pénétration dépend donc de la masse et de la vitesse de la balle qui perce, vrille et ondule à l’intérieur du corps, causant des ravages dont la finalité, ne l’oublions pas, est de causer la mort le plus rapidement possible. L’orifice d’entrée aura, lui, toujours trois éléments constants : 
« Ce projet a été le plus beau de ma carrière, et de loin le plus difficile à produire… » a déclaré John Bolliger. Pour la réalisation, il a acquis 5 ébauches consécutives d'un seul noyer turc âgé de 300 ans. Cela signifie que le côté gauche d'une arme reflète le côté droit de l'autre. Il a ensuite approché Winchester pour obtenir cinq blocs modèle 70, avec des numéros de série consécutifs et personnalisés, ce que lui a accordé la firme en raison de son statut de meilleur fabricant de fusils personnalisés au monde. Quant aux canons, ils ont été fabriqués à partir d'ébauches Krieger de 3 pouces de diamètre, sur commande spéciale, avec les rayures les plus fines disponibles.
Les anneaux et les bases de la lunette sont des pièces exclusives, subtilement mises en valeur par les gravures réalisées par cinq grands maîtres graveurs américains. L'ensemble complet de ces cinq armes sera un seul article mis aux enchères, et l’heureux, et sans doute richissime propriétaire, prendra possession de son achat le 25 février 2023. Les armes sont réalisées dans les calibres suivants : - 7 Rem Ultra Mag ; - .300 Rem Ultra Mag : - .338 Rem Ultra Mag ; - .375 Rem Ultra Mag : - .450 Rem Ultra Mag.
Au moment de tirer, le chasseur responsable doit se poser la question : où peut aller ma balle si elle manque sa cible ? De la position du canon à l’épaulé de l’arme et de la configuration du terrain, selon un tir parfaitement horizontal ou dirigé, ne serait-ce que légèrement vers le haut, va dépendre la dangerosité du tir. Cela s’explique d’abord par une plus grande portée des munitions utilisées. Cette portée et l’élévation maximale des projectiles conditionnent l’enveloppe dite sécuritaire, à l’intérieur de laquelle il est impératif de vérifier si on peut tirer en toute sécurité, voire même décider de s’abstenir si le résultat est incertain. Une balle qui n’atteint pas sa cible devient une balle perdue, donc par essence potentiellement dangereuse. Il ne faut donc jamais perdre de vue que nos projectiles modernes, tirés dans certaines conditions, vont très très loin en conservant leur potentiel en énergie.
Un moyen simple et rapide pour se donner une idée de la portée maximale d’un projectile, tiré sous un angle positif de 30°, est de multiplier la longueur du projectile, en mm, par un facteur 100. Pour se donner un ordre de grandeur et de comparaison, voici la portée maxi qui peut être atteinte par quelques projectiles, choisis pour leur grande différence : 1) balle de 22 LR (longueur de 2 calibres) : portée possible de 1350 mètres, 2) balle de .338 (longueur de 4 calibres) : portée possible de 4800 mètres, 3) balle de 12,7 (longueur de 5 calibres) : portée possible de 6000 mètres. C’est cette portée qui va déterminer la sécurité des tirs dans le plan horizontal, sans autre obstacle que la cible clairement identifiée. La sécurité dans le plan vertical dépend bien évidemment de l’angle d’incidence de la ligne de visée sur l’horizon, mais surtout de l’altitude du lieu où s’effectuent les tirs. Pour une altitude donnée, l’élévation maximale sera donc atteinte pour un tir vertical vers le haut…
Le partage des connaissances et des meilleures pratiques sur l'utilisation des munitions sans plomb, avec les décideurs et les parties prenantes, y compris les chasseurs, est donc essentiel. À cette fin, la page d'orientation de la FACE fournit des informations utiles sur les risques environnementaux posés par le plomb, l'expérience dans l'utilisation de munitions sans plomb et sur la gestion des risques posés dans la viande de gibier. Pour les fusils de chasse, il est important de considérer que les alternatives à la grenaille de plomb se comportent différemment. Les chasseurs doivent en être conscients.
Lorsque des règles de base sont adoptées, les alternatives au « sans plomb » fonctionnent tout aussi bien, comme le montre l'expérience des chasseurs du Danemark, des Pays-Bas et de la région flamande de Belgique. Pour les carabines, les densités plus faibles des matériaux utilisés (cuivre, laiton, etc…) entraîneront une vitesse et un comportement différents à l'impact. Bien que la létalité des alternatives sans plomb ait été démontrée, il est important pour les chasseurs de tester leur nouvelle balle avec leur carabine au stand de tir, pour s'assurer de la précision. Les balles sans plomb sont fabriquées dans au moins 35 calibres moyens à gros, mais les options pour les petits calibres sont encore limitées. Pour en savoir plus sur la nouvelle réglementation concernant les munitions, et connaître les alternatives disponibles, vous pouvez consulter la page Web d'orientation de la FACE qui est régulièrement mise à jour.
Prendre une visée à bras franc, debout, lors d’un tir de battue, ou une visée avec appui, assis dans un mirador, sont deux situations trop différentes pour qu’on leur trouve des similitudes. Pourtant, dans les deux cas, il s’agit d’aligner une cible, en l’occurrence un gibier, au moyen d’une hausse et d’un guidon, ou d’un point rouge ou encore d’une lunette de visée… Des bons gestes et de la bonne position du tireur au moment crucial dépendra la réussite du tir…
Cette unité, à la pointe de la technologie, sera située à Savannah, en Géorgie. « Je suis heureux d'annoncer notre engagement à investir 60 millions de dollars via notre nouvelle filiale américaine de munitions, Norma Precision. Avec ma famille et Beretta Holding, nous sommes très fiers d'ajouter la fabrication de munitions à notre présence aux États-Unis. C'est une période très spéciale, car nous pouvons désormais fournir à nos clients américains une gamme complète de produits haut de gamme fabriqués localement, allant des armes légères, des munitions aux optiques, tous réunis au sein du même groupe. Nous soutenons également l'économie locale en créant des centaines de nouveaux emplois », a déclaré Pietro Gussalli Beretta. Norma Precision, qui fournit des munitions de haute qualité depuis 120 ans, construira une installation ultramoderne qui couvrira l'ensemble de la chaîne de production, d’assemblage et de diffusion. Le groupe Beretta Holding, avec ses vingt filiales, affiche aujourd’hui un chiffre d'affaires de plus de 50 milliards de dollars par an…
Avec un canon lisse, et quelle que soit la munition employée, y compris les balles sous-calibrées, il ne faut plus espérer faire des tirs de longueur. Les spécialistes considèrent que, avec une arme très performante et munie d’une visée optique adaptée, la distance de 60 mètres semble être un maximum. Considérons donc un tir à cette distance, pouvant se faire en toute sécurité, puisque fichant très près derrière la cible en mouvement, et voyons les paramètres les plus importants à respecter. Si bien connaitre son arme est la base même du tir, ça ne suffit pas. Il faut également s’entrainer, jusqu’à ce que les résultats soient à la hauteur des espérances. Ça prend du temps et ça laisse des boites de cartouches vides, mais le passage à la phase 2 est à ce prix. Ensuite, il s’agit de mettre, sur la réalité physique du déplacement d’un projectile dans l’air (donnée de vitesse fournie par l’encartoucheur), deux estimations. D’une part la distance qui sépare le chasseur de la cible, et d’autre part la vitesse de déplacement de celle-ci… Reprenons en exemple ces trois données : vitesse du projectile (balle de fusil de chasse) : 480 m/s, distance de tir : 60 m, vitesse de déplacement de la cible 20 km/h, soit 5,55 m/s. Pour atteindre la distance de 60 m, la balle mettra 125 millièmes de seconde. Mais pendant ce temps, la cible aura parcouru 0,70 mètre… 
On voit de suite la difficulté de tirer sur un animal en mouvement. Compte tenu de la longueur moyenne de l’extrémité du groin à l’épaule d’un sanglier de poids moyen (60/80 kg) qui est de l’ordre de 50 cm, il faudra, à 60 mètres d’éloignement, prendre quasiment 20 cm devant le bout de groin… pour le toucher à l’épaule, si l’animal se déplace bien à la vitesse estimée. Dans le cas contraire, la balle pénétrera dans l’abdomen, voir même un peu plus à l’arrière. N’hésitez donc pas à tirer quelques boites de cartouches sur des cibles mobiles. Certes, cela à un coût, mais revenir déçu avec seulement des loupés comme souvenirs est la pire des punitions…