A quarante ans, installé à Saint-Géry depuis juillet 2006, Julien Navarro s’est fait un nom et une notoriété qui dépasse les limites du département grâce à son talent et à ses compétences professionnelles. C’est un véritable artisan, au sens noble du terme, capable de confectionner une crosse à partir d’une belle pièce de noyer ou de restaurer le mécanisme d’une arme de collection. C’est un passionné qui vous immerge dans le monde du travail bien fait. Orfèvre en la matière, il est devenu au fil des ans l’ami et le conseiller des chasseurs et collectionneurs, amoureux de leurs armes. Julien Navarro a fait, après ses études primaires et secondaires, une formation de deux ans à l’Ecole d’armurerie de Liège, en Belgique (1999-2000), puis deux ans en France au terme desquelles il est diplômé de Saint-Etienne (2002). Il rejoint ensuite l’atelier d’artisan chez Chapuis (une référence), puis Manucentre à Aurillac. En juillet 2006, il se lance et monte son armurerie à Saint-Géry, à une quinzaine de kilomètres de Cahors. Son implication sans faille auprès des chasseurs locaux, puis le bouche à oreille, ont boosté sa renommée. Aujourd’hui, il est « la » référence en matière d’armes…
Recueilli par Pierre Périé

En fonction de sa force, de sa direction et de sa constance, le vent a une interaction sur la trajectoire des projectiles, et sur le terrain, il peut souffler dans n'importe quelle direction. Le mouvement du projectile résulte donc de sa propre vitesse et de celle du vent. Il faut alors tenir compte de :
S'il est admis que le tir au sol et le tir au vol avec fusil à canon(s) lisse(s) et cartouches à petits plombs sont jumeaux, il n'en est pas de même pour le tir à balle, selon que l’on tirera sur cible, ou à la chasse sur un gibier. Sur cible, le tireur, en technicien, prend le temps d’épauler correctement et de peaufiner sa visée avant de presser lentement la queue de détente jusqu'au départ-surprise, qui évite le coup de doigt. En revanche, à la chasse et sur un gibier mobile, la rapidité d'enchaînement des événements va perturber le tireur qui, toujours à la recherche de la visée parfaite, a tendance à tirer trop tard. Si, dans ces tirs « instinctifs », les organes de visée de l’arme sont bien dirigés vers la zone de la cible à atteindre, ils sont souvent mal alignés, ce qui provoque un décalage entre le point visé et le point touché. Deux paramètres viennent donc se télescoper : d’une part la précision de l’arme, et d’autre part la façon d’épauler… La précision de l’arme est le paramètre le plus facile à gérer. On peut le faire soi-même, ou le confier à son armurier, qui peaufinera au stand de tir, le réglage des organes de visée, lunette ou point rouge pour les optiques, ou guidon et mire pour les visées ouvertes. A ce stade, le chasseur aura bien en main une arme « réglée », mais… ça ne suffit pas toujours. Votre armurier n’a pas, lui, la même façon de viser et d'épauler que vous, et les quelques minutes d’angle d’écart entre sa visée et la vôtre décalera le point touché des centimètres qui pourront faire de votre balle, une « mauvaise balle ». Et pourtant, l’arme est parfaitement réglée. La solution la plus simple est donc, après les tirs de réglage sur cible, de reprendre l’arme en main et d’aller griller une boite de cartouches sur sanglier courant, ce qui vous permettra de constater où la balle arrive avec votre visée personnelle. A ce stade, la correction sera bien plus facile à faire…
Commençons par cette lapalissade : « Ceux qui parlent en pouces sont les anglo-saxons, et ceux qui parlent en millimètres sont… les autres ». Mais cela est loin de suffire pour classer les calibres selon les normes de la « CIP », (Commission Internationale Permanente) qui a été créée en 1914. Forte de 14 nations, elle établit les règles uniformes (normalisation) pour l'épreuve des armes à feu et des munitions. Si le millimètre est de notre culture, le pouce, qui est égal à 25,4 mm en est d’une autre, et un calibre, contrairement à ce que l’on croit, ne désigne pas uniquement le diamètre de la balle, mais définit également la forme générale de l’étui. La référence est donc celle de la « CIP », qui indique exactement la forme de l’étui (le calibre), sa longueur totale, ainsi que le diamètre des balles…
Ces munitions, dont les plus anciens chasseurs connaissent bien leur limite létale, sont considérées contraires à l'éthique de la chasse pour plusieurs raisons. D’une part, par leur composition : un empilage de plombs (9, 12, 15, 17, 21 ou 28) regroupés dans un étui. Lorsqu'une cartouche est tirée, les plombs se dispersent dans différentes directions, augmentant ainsi les chances de toucher la cible. Mais, compte tenu de leur masse et de leur vitesse à l’impact, aucun d’eux n’est en mesure de causer la mort par inhibition, mais seulement par blessures multiples pour les projectiles qui touchent la cible. Étant donné qu'ils se dispersent dès qu’ils ne sont plus « tenus » par l’étui, il est fréquent qu'ils finissent dans des parties non vitales de l'animal, entraînant des blessures sévères, mais non mortelles. Cela peut causer une souffrance prolongée suivie d’une agonie trop longue et inutile pour l'animal chassé, ce qui est contraire aux principes éthiques de la chasse. Pour ces raisons, de nombreux chasseurs et organismes de conservation déconseillent d’utiliser ces munitions, interdites depuis la fin des années 1970, et préconisent plutôt l'utilisation de munitions plus précises et létales, qui permettent une chasse responsable et respectueuse.
Au cours de la saison de chasse en battue, en général de septembre à février, les températures oscillent considérablement. Parfois chaudes en début de saison, elles plongent bien en dessous du 0° en janvier et février. Et durant ces deux mois, elles peuvent même, au cours de la journée, subir des
écarts importants, avec les variations correspondantes de la pression atmosphérique et de l'hygrométrie. Faut-il s'en préoccuper et modifier les paramètres initiaux de réglage d’une carabine ? Pour y répondre, nous allons chiffrer les conséquences des variations de l'atmosphère terrestre sur le résultat final d'un tir. Les données balistiques fournies par les fabricants de munitions sont ordinairement basées sur une atmosphère dite standard, au niveau moyen de la mer. En Europe, c’est un air sec à 15° C, sous une pression barométrique de 1013,25 hPa. Aux Etats-Unis et îles britanniques, la température est de 59° F (15° C) sous une pression de 29,53 in Hg (750 mm Hg ou 999,92 hPa) et un taux d’humidité relative de 78%. Bien entendu, ces conditions normalisées sont utilisées comme référence, ce qui permet de comparer les performances aérodynamiques des munitions entre elles, ou lorsque les circonstances atmosphériques réelles ne sont pas connues.
Que la balle soit de gros, ou de petit calibre, la forme générale de la trajectoire reste la même. Ce qui diffère fondamentalement, c’est la vitesse à laquelle on expédie le projectile, et par voie de conséquence, sa portée finale. Si on est, en général, aux alentours de 500 m/s avec une munition pour arme lisse, on peut dépasser allègrement les 1 000 m/s avec certaines balles Short Magnum. Il est donc tout à fait naturel, et légitime, de se poser des questions sur la portée des projectiles lancés dans ces conditions. Mais, mettons de suite un bémol : l’accroissement de la portée n’est pas proportionnel à celui de la vitesse. Ce serait trop simple…
Par définition, elles stoppent net l'animal lors de l'impact. Mais, en dehors de la balle d'encéphale, à la fois immobilisante et mortelle, aucune d'entre elles ne provoquent simultanément la mort. Le seul moyen d'arrêter un animal ayant acquis, au fil des années, une aptitude à la course sur quatre membres, est donc d'interrompre la conduction nerveuse (cerveau-membres). La seule balle réellement immobilisante est donc celle qui sectionne la moelle épinière en position haute, cervicale ou thoracique, dont la conséquence immédiate est la suppression de la mobilité et de la douleur en aval. Bien qu’elle ne soit pas mortelle, cette balle fait chuter instantanément l'animal d'un bloc, le privant de toute action motrice. Plus elle sera située haute dans le canal rachidien, plus le coma sera profond, mais la victime devra être achevée, n'ayant plus aucun moyen physique de se rebeller ou de fuir. Cette balle est assez fréquente, puisque la zone à atteindre sur un gibier de profil est assez étendue en longueur, allant de la tête jusqu'au bassin. Faut-il la rechercher ? Pas spécialement, car si la zone est longue, elle est aussi étroite. La balle idéalement placée reste donc la balle qui touche derrière l’épaule, immobilisante si elle est haute, mortelle car de cœur si elle est plus basse.
Créée en 1911 par Jules Plubeau, la « Société Plubeau » a fabriqué, pendant plus d’un siècle, des pièces métalliques décolletées pour les domaines du ferroviaire, de l’hydraulique et du médical. En 2015, Olivier Lacreuse, gérant de la SAS, décida de créer la marque TPM, et se lança dans la conception de projectiles monométalliques pour le tir longue distance. La qualité des produits élaborés dans le Territoire de Belfort fut vite reconnue, et elle prit le dessus sur l’activité historique de la société. En 2020, avec la mise sur le marché de jeux d’outils pour le rechargement, et de projectiles de chasse, la société ne proposa plus que ses propres produits, innovants et en évolution permanente, dont les nouvelles balles de la gamme « C », destinées à la chasse du grand gibier…
On sait que la trajectoire d’une balle tirée d’une carabine n’est pas rectiligne. Cette balle, tant qu’elle est dans le canon, est soumise sur son arrière à la pression des gaz de combustion de la poudre, et, sur son avant, à la résistance de l’air. Cette force contraire au déplacement du projectile se manifeste dès le début de son mouvement, et non à partir de la sortie du canon, comme beaucoup le supposent. Puis, dès qu’il sort du canon, l’ensemble des forces qui agissent sur lui se modifie. C’est la fin de la poussée due aux gaz, mais c’est en même temps l’apparition du phénomène de pesanteur, puisque son axe de déplacement n’est plus imposé par la rectitude du canon. La balle est alors soumise à une force qui l’entraîne en direction du sol, et à une décélération due à la résistance de l’air…
Pour le marché civil français, Ammotec vient d’annoncer qu’il était désormais le distributeur exclusif de « Trijicon », la marque d’optiques américaine fondée en 1981 par Glyn Bindon, un passionné de tir et d'optique. Et c’est en 1986 qu’il eut l’idée qui amena la création du légendaire ACOG. Le prototype fonctionnel et sans batterie fut construit avec l'aide d’un ami propriétaire d’une unité d’usinage et Glyn Bindon y intégra du tritium pour fournir un réticule rouge la nuit. En 1987, cet appareil révolutionnaire fut présenté au monde entier et lui donna le nom de Trijicon (tri pour tritium, icon pour icone et un « j » ajouté pour créer trois points). Aujourd’hui, Trijicon propose une gamme de produits fabriqués entièrement aux Etats Unis, garantissant une qualité irréprochable pour des produits dont la durée de vie n’est plus à démontrer. Quant à Ammotec France, la société vous propose dans son catalogue 2023-2024 sa sélection de points rouges pour armes de poing, carabines de tir sportif semi-automatiques et lunettes de tir pour le tir dynamique et de longue distance.
La vérification du réglage d’une optique, avant chaque saison de chasse, est une nécessité. Pour le faire dans les meilleures conditions possibles, le mieux est de vous rendre sur un stand de tir homologué, ce qui garantit les conditions de sécurité indispensables. Afin d’avoir la meilleure stabilité possible, munissez-vous d’un chevalet de tir, et pour la cible, bannissez la boite de conserve ou la boite à chaussures, et travaillez sur une cible de type « C 50 », que vous trouverez chez votre armurier, et qui convient parfaitement pour des réglages allant de 50 à 300 mètres. Le porte cible a également son importance et un simple tréteau de bricolage fera l’affaire. La cible y sera maintenue au moyen d’agrafes ou de pinces...
Fossari, qui est une marque de F.A.I.R srl, entreprise située dans la province de Breschia en Italie, est spécialisée dans la fabrication de fusils très haut de gamme, destinés à la pratique de la chasse et du ball-trap. L’idée de la création de cette ligne découlait de la nécessité de concevoir un fusil étudié et conçu pour performeurs, toujours à la recherche du nec plus ultra. Le savoir-faire de la marque répondait donc à leur exigence d'atteindre la performance. Parmi les modèles Fossari, le « Sporting CRX9 » mérite une attention particulière. C’est un fusil de luxe, calibre 12/76, conçu pour la chasse au gros gibier. Sa crosse pistolet permet un épaulement rapide et efficace, et grâce à sa bande de visée large et plate, la prise de mire est quasiment instantanée. Ce fusil est équipé d'un bloc mono détente XBD, système amovible et interchangeable rapidement sans aucun outil spécifique. Les canons de 76 cm sont fabriqués à partir d'un acier tri-alliage pour garantir leur résistance, et sont éprouvés billes acier. Les longs cônes de forçage, conçu sous la nouvelle géométrie XBORES, sont entièrement chromées pour assurer une plus grande durabilité et améliorer la perception du recul. Tous les fusils de la marque sont entièrement personnalisables et évolutifs. Ils sont distribués en France par la SIMAC.
Certaines chasses nécessitent l'utilisation de fusils semi-automatiques polyvalents, robustes et fiables. Dans cet esprit, Benelli a renouvelé et repensé un semi-automatique de sa gamme, le M2, sur lequel l'attention portée aux différentes fonctions, permet d'utiliser l'arme dans toutes les conditions. Le récepteur a été repensé dans des formes optimisant l'équilibre, et avec son canon et le verrou dans des tons noir mat, il définit un style fort et nouveau. Ce semi-automatique, en calibre 12 et calibre 20, en plus de sa légendaire fiabilité et solidité, doit également une partie de son succès à son esthétique soignée. Côté technique, quelques innovations techniques le propulse en tête des armes de ce type, avec sa fermeture à inertie géométrique typique qui est maintenant devenue synonyme de la marque elle-même. Les assemblages sont conçus en fonction du modèle et de la jauge , mais en même temps, ils sont conceptuellement identiques. Cela se traduit par un chargement plus facile et garantit que le pêne sera toujours correctement fermé. Quant à la cinématique Benelli à verrou rotatif, elle peut recevoir toutes les charges commerciales de cette jauge, à la condition cependant qu'elle émette un seuil minimum d'énergie cinétique qui est, pour le 12/76, de 230 Kgm, ce qui le rend compatible avec toute charge de 28 grammes de plombs.