Laurent Thévenez, taxidermiste

Reportage : L’oiseau bleu en Chalosse

Au cœur de la Chalosse, dans le département des Landes, se trouve la charmante cité d’Hagetmau, située sur la voie de Vézelay, du chemin de Saint Jacques de Compostelle. Ce bel endroit défend avec bonheur des traditions chères à mon cœur : place forte du rugby naguère où il ne faisait pas bon s’y frotter, et haut lieu de la tauromachie et de la course landaise. Ces traditions que les Landais, bons vivants, défendent, confèrent à l’art de vivre au sein d’une ruralité affirmée. Mais il est une maladie qui les frappe, chaque année à la même époque : le « mal bleu ». Du premier octobre à fin novembre, cette fièvre qui fait des ravages a touché mes amis Bernard, Clément, Thierry et Jean-Pierre, et pour eux, se prolonge toutes les fins de semaine, jusqu’au vingt février, si nécessaire. Alors cette maladie, bien évidemment on en réchappe, mais elle revient chaque année. C’est ainsi…                                                            Par Pierre Périé

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A l’est de l’Europe, les sangliers bulgares…

La discrète Bulgarie est certainement l’un des derniers pays, en Europe, où d’immenses territoires restent à découvrir. La Bulgarie est le lien entre l’Europe et l’Orient. Ce pays est un étonnant assemblage de montagnes, de forêts, de vallées perdues, de riches plaines agricoles, de lacs et de rivières, avec un large accès à la mer Noire. Tout est possible en Bulgarie, et bien évidemment, la pêche et la chasse, dans un délicat mélange de soleil, de joie de vivre et d’essence de rose, dont les Bulgares sont les grands spécialistes pour en extraire les plus subtiles senteurs. Au cœur des Balkans, la Bulgarie est aussi un mélange de civilisations orientales et occidentales, ce qui permet d'admirer des joyaux archéologiques et architecturaux uniques, servis par une riche histoire. Grecs, Thraces, Byzantins et Ottomans s'y sont affrontés, laissant des vestiges de leur civilisation et de leur langue. L’empire Ottoman a marqué de sa forte empreinte le pays, après cinq siècles d’occupation. C’est en 1878 que la Bulgarie a obtenu une relative indépendance… qui ne sera reconnue qu’en 1908, et exprimée par des constructions raffinées qui ont marqué la « Renaissance nationale ». Majoritairement orthodoxe, le pays compte aussi de nombreuses églises et monastères d’une grande beauté. République parlementaire et démocratique, avec un haut indice de développement humain, la Bulgarie est membre de l’Union européenne, de l'OTAN et de l'Organisation mondiale du commerce. Très active en matière d’écologie, la Bulgarie, signataire du protocole de Kyoto, a réussi à atteindre, dès 2010, son objectif de réduire de 30% ses émissions de CO². Bénéficiant d’un climat continental très marqué au nord, et subméditerranéen au sud, la Bulgarie permet de chasser toutes les espèces européennes de gibiers, qui bénéficient toutes d’une gestion rigoureuse : cerfs, sangliers, chevreuils, chamois, mouflons, daims, coqs de bruyère, ours brun, loups, bécasses, faisans et autres oiseaux, sur d’immenses espaces vierges, où une chasse naturelle est encore possible…

Par Christian Busseuil

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Stéphane Deguilhen, sculpteur de la faune sauvage

Bien qu’originaire du sud de la Corse, Stéphane Deguilhen est né à Arles le 10 avril 1969. Après ses études à la Faculté des Sciences de Marseille, il entre à l’Education nationale en 1996, et commence une carrière d’enseignant en physique-chimie. Mais, convaincu que sa vocation est ailleurs, il met fin à cette activité en 2000, pour se lancer dans la sculpture sur bois. Il qualifiera d’ailleurs ce virage « l’odyssée d’une énergie nouvelle ». Autodidacte dans cet art de travailler le bois, il apprend vite et se spécialise. La faune sauvage, qu’il observe et qu’il a côtoyé depuis son enfance dans les montagnes corses, servira de modèle à ses premières réalisations. La taille directe à la tronçonneuse, sans mesure, sans cote et sans repère est une véritable performance qu’il exécute en direct sur des manifestations locales et nationales. Et c’est ainsi que cet homme de tradition transforme des souches de bruyère pour en faire des animaux sortis de leur environnement, avec toujours en toile de fond, la Corse et ses montagnes, son maquis et ses histoires…

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Comment attirer les jeunes chasseurs aux chasses en battue ?

Dans tous les départements les jeunes manquent de plus en plus dans les chasses en battue. Si, à la campagne, les cartes de chasse sont plutôt faciles à dénicher, le problème est plus délicat pour un jeune chasseur citadin. Pourtant, ces renforts sont accueillis à bras ouverts dans beaucoup de petites sociétés communales, là où règne encore l’esprit de partage et de camaraderie, contrairement à certaines chasses qui n’ont de grand que le tableau, peu importe comment il est réalisé. Les présidents d’ACC, d’ACCA, ainsi que des maires de petites communes rurales sont nombreux à avoir pris la mesure de la difficulté, car au-delà de l’acte de chasse lui-même, il y a la gestion du grand gibier dont ils ont la responsabilité. Les initiatives ne manquent pas, certains présidents ayant choisi de faire cadeau de la carte la première année, puis proposent un tarif différencié pour la suite. Ces décisions sont certes louables, mais ne faut-il pas aller plus loin ?

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Briquets du Pays Lotois : Laurent Feller et Baptiste Vigouroux, des conducteurs très impliqués…

« Tel maitre, tel chien » a-t-on coutume de dire dans notre langage. Cela se vérifie, à fortiori à la chasse du sanglier, quand on se retrouve aux côtés de deux conducteurs, à la recherche permanente de cette complicité avec leurs chiens courants, qui booste l’adrénaline chez les chasseurs postés… Ce qui les a rapprochés, c’est la volonté d’arriver à fabriquer un chien adapté au biotope, adapté aux conditions de chasse, adapté au climat (plus chaud, plus longtemps dans la saison), débrouillard et au comportement intelligent. Pour eux, la finalité du chien courant, c’est de lever le gibier et de le faire passer aux postes, pour y être tiré par les chasseurs postés. Ils y travaillent ensemble depuis huit ans, mais auparavant c’était déjà le souhait et la volonté de Laurent Feller. Leur définition commune du conducteur de chien est la suivante : « aimer ses chiens et être à leur écoute. Le chien ressent tout, comprend tout, et il est tellement généreux qu’il donne tout… et parfois trop. Il faut donc le canaliser pour arriver à cette osmose complice, celle qui mène au but. L’idéal, si tant est qu’il existe, est donc de réunir dans un briquet courant de pays, le physique de l’Anglo-français, la créance du Nivernais, le sens de la chasse du Bruno, le nez du Gascon, l’application du Vendéen et la gorge du Bleu… avec la volonté d’avoir toujours un peu plus de nez. Voilà un vaste programme, qui nécessite du travail, de l’adaptation perpétuelle, de la remise en cause et des objectifs pour espérer au final… la récompense.

Par Pierre Périé

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Tarn et Garonne : l’Amicale des Chasseurs de Laussier et Saint-Michel de Vax

Sur cette ACCA de 10 711 hectares, un peu plus de 6 000 sont effectivement chassables. Dans ce biotope varié, le petit gibier s’y porte bien, surtout le lièvre qui est chassé, par trois équipes, aux chiens courants. C’est aussi un excellent territoire pour la bécasse qui aime séjourner sur ce territoire et qui fait le bonheur, quand la saison est venue, de nombreux aficionados. Le président de l’ACCA est, depuis 1997, François Gaillard. Pour le grand gibier, trois équipes se partagent le territoire : l’ACGGSA, l’équipe de Boscap et celle dont il est question ici, l’Amicale des Chasseurs de Laussier, qui pratique depuis très longtemps sur le territoire de la commune de Saint-Michel de Vax, riveraine mais située dans le Tarn. Son président, Démétrio Garcia est un personnage atypique qui porte fièrement ses 86 printemps, et respire la joie de vivre. Le plan de chasse global est de 150 chevreuils, partagés entre les trois équipes, dont 35 sont tirés à l’approche. Les grands cervidés sont nombreux, avec une attribution de 54 animaux, partagée également entre les trois équipes. La proximité de la forêt de la Grésigne explique, en bonne partie, cette population dense. Des comptages annuels sont faits pour les cervidés avec la FDC du Tarn et Garonne. Quant au sanglier, il est chassé trois jours par semaine : mercredi, samedi et dimanche, de l’ouverture jusqu’à fin février, voir même en mars si les risques de dégâts sont importants. Les chasseurs sont vigilants pour les contenir en période de semis, et toute l’année sur les prairies, compte tenu de l’élevage bovin qui est important. Le tableau sanglier annuel de l’ACCA oscille de 180 à 220 animaux, dont une petite moitié pour l’Amicale de Laussier. Le prix des cartes ACCA est modique 75 € pour les ayant-droits, et 150 € pour les membres extérieurs…

Par Pierre Périé

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Une journée de chasse au sanglier à Castello di Rostino, en Haute-Corse

Ce village, à 38 km de Bastia, fait partie du canton de Castifao-Morosaglia et de la Piève de Rostino en Castagnicia. Magnifiquement situé sur la rive droite du Golo, dans sa moyenne vallée, il est fort de presque 500 âmes. Sa superficie est de 1 240 hectares, pour une altitude qui va de 134 mètres à 1 200 mètres. Dite « l’en deçà des monts », Castello di Rostino est au cœur de la Corse schisteuse du nord-est de l’Ile, dans le prolongement de l’arête du Cap Corse, puis du massif de San Petrona dans la Castagnicia. Le biotope est constitué de chênes-lièges, puis plus haut de chênes vert et blanc, d’oliviers, de pins, de châtaigniers composant un maquis dense et omniprésent. La forêt et les milieux semi-naturels occupent 85% du territoire, les 15% restants étant consacrés à l’agriculture. Commune rurale aux nombreux hameaux, on y fabrique un fromage réputé et succulent à pâte douce, au lait de brebis. Le Ponte-Novo sur le Golo, l’église Saint-Thomas de Pastoreccia, l’église Sainte-Marie, de nombreuses petites chapelles, le château (en ruines) qui était la demeure du marquis de Massa témoignent d’un riche passé historique… au pays de « u signale », le sanglier corse…

Par Pierre Périé

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"Ce nyala... et pas un autre ! "

C’est le récit du séjour de chasse qu’a vécu André B., en Afrique du Sud. Lors d’un premier déplacement à Dima Bush Camp, au cours de l’ultime sortie, celle qui précède le retour en France, il avait pu observer, quelques secondes seulement, un vieux nyala au trophée atypique. Mais le discret animal, surnommé là-bas « le fantôme du bush », avait mystérieusement disparu… Il s’était donc promis de revenir le provoquer sur son territoire… Dix mois plus tard, je l'accompagnais dans la recherche de ce nyala, et pas un autre. L'animal hanta nos nuits et mit à rude épreuve notre opiniâtreté… Comment l’histoire finit-elle ? Vous le découvrirez au fil des pages qui suivent…

 

Par Hubert Maës

                                                 

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La chasse du sanglier sur le territoire des Agriates en Haute-Corse…

Le territoire des Agriates, 55,63 km², est bordé par un massif montagneux de type granite hercynien, dont les sommets sont à presque 900 mètres et une façade maritime avec une cote déchiquetée entre des caps et des plages de sable fin. La façade maritime est sillonnée par le fameux sentier littoral des douaniers avec les trois tours génoises (en ruine) de Mortella et Fornali à l’est, puis celle d’Ostriconi à l’ouest. Le climat y est caractérisé par des étés chauds et secs avec de rares précipitations. Malgré tout, l’eau y est présente avec 32 sources, 27 fontaines et 12 cours d’eau. Le biotope est constitué d’arbousiers, de bruyères, de myrtes, de cistes, de lentisques, de chênes verts, de pins maritimes et d’oliviers. L’agriculture y a été longtemps très importante, avec des cultures et de l’élevage, les Agriates ayant été un haut lieu de la transhumance ovine et caprine. Les éleveurs y ont édifié, au cours des siècles, de nombreux pagliaghji (paillers) abris bâtis en pierre sèche, dont certains sont aujourd’hui rénovés. En Haute-Corse, dans le Niolincu, la commune de Santu Piétro di Tenda qui nous intéresse, est une des plus vaste de Corse (12566 ha), pour une population de… 345 habitants. Idéalement située au pied du Monte Brunica, qui culmine à 648 mètres, il y a, outre la magnifique plage de Saleccia, celle du Lotu partagée entre Saint-Florent et Santo Piétru di Tenda. A partir de cette plage, une grande zone marécageuse s’étend jusqu’à Saleccia avec, sur la partie occidentale de l’étang du Lotu, le ruisseau de Niolincu, et sur la partie orientale de Panecallelu, le ruisseau du même nom. Et pour vous mettre l’eau à la bouche, un territoire béni des Dieux pour… la chasse du sanglier !

Par Pierre Périé

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En Ecosse, la côte secrète d’Argyll

Petit coin sauvage, paradis des chasseurs et des photographes, l’Argyll’s Secret Coast, avec son loch Fyne et le renommé « Kyle of Bute » est connu pour sa belle densité de bécasses en hiver. Dans cette région, incroyablement sauvage et paisible, le seul moment de vacarme se perçoit le samedi, quand il y a un match de « shinty » à domicile, sport régional dont tous les habitants raffolent. Pour ce jeu, deux équipes de douze joueurs, munis de crosses comme au hockey, s’affronte sur gazon. Ce sport traditionnel, où l’on retrouve le maçon gardien de but, l’éleveur de bovins capitaine d’équipe, et l’épicier du village défenseur central, reflète ce bel esprit de communauté que l’on retrouve dans les villages de Kames & Tighnabruaich, où quelques sédentaires cohabitent. Ces derniers se mélangent aux Anglais ou citadins écossais, propriétaires de maisons de vacances et autres bungalows qui surplombent la vallée de cette région authentique. Les commerces de proximité, l’élevage et les rencontres au « pub » sont de coutume sur cette côte, où chacun est le maillon d’une chaine qui tourne sans accroc. Tout est produit sur place et on ne manque de rien dans ces villages encerclés par la nature. Des géants sommets forestiers, des collines de moors, la mer et les plages blanches ainsi que différents lacs entourent les charmants petits villages de la région. Vous croiserez, ici, peu de touristes, alors que cette terre reculée ne demande qu’à être explorée...

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Une première en Belgique : la « journée de chasse coordonnée »

Dans l’Unité de gestion cynégétique du massif de Saint-Hubert (UGCSH), les plans de tir imposés sur la base des données recueillies par le Département Nature Forêt, ont été l’an dernier particulièrement augmentés, notamment sur le secteur 1, situé dans la région de Nassogne. Ce secteur, qui est l’un des cinq qui composent l’Unité de Gestion du massif, couvre une superficie de 14 524 ha. Pour la saison 2022, le minimum de prélèvements à réaliser s’élevait à 120 cerfs coiffés et 306 non coiffés, dont au moins la moitié en biches et bichettes. « Ce plan m’apparaissait quelque peu exagéré par rapport à la population existante » souligne le président de l’UGCSH, Paul-Emmanuel De Becker-Rémy, précisant : « Ainsi, la réalisation du tableau de chasse en fin de saison laissait apparaître un déficit de quelques 23 coiffés et 65 autres, confirmant la difficulté d’atteindre l’objectif imposé. Cela dit, en tant que responsable de l’exécution des plans de tir, l’Unité de Gestion devait faire quelque chose. D’ailleurs, la législation en vigueur permet de chasser jusqu’au 31 janvier, en cas de non-réalisation des minima, et pour réduire les densités de sangliers, là où elles sont encore trop importantes… »

Par Jean-Marc Thiernesse

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En Belgique : traque-affût en province de Namur

Mode de chasse qui a le vent en poupe, la traque-affût fait école. Considérée, à juste titre, comme étant plus sécurisante que la battue traditionnelle, de plus en plus de responsables de chasse la mette en pratique. Chez nos voisins belges, à l’ouest de la base aérienne de Florennes, le bois de la Sapinière est un territoire privé familial mutualisé avec un territoire communal, le tout pour une superficie d’environ 300 ha. Les lisières s’ouvrent sur les plaines cultivées et les pâturages du Condroz, et en cœur de forêt favorable aux feuillus, le chêne domine. Seuls 5% de la superficie du domaine est couverte de résineux. Dans ces lieux, Jean-Louis Menne affiche ses priorités quant à la gestion de la Sapinière : régénérer les peuplements de feuillus sans engrillagement, et parvenir à obtenir, puis à entretenir une population de chevreuil en harmonie avec les capacités nourricières du milieu…

Par Jean-Marc Thiernesse

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En Andalousie dans la finca « Las Palomas »

Dédiée principalement aux traditionnelles monterias, l’Andalousie abrite aussi un magnifique territoire qui déroge à la règle, au cœur du parc national Hornachuelos, située dans le sud de la Sierra Morena… En Espagne, l’Andalousie constitue l’une des dix-sept communautés autonomes du pays. La Junta de Andalucía est l’institution sur laquelle repose son autogouvernement, car le préambule du statut d’autonomie du pays reconnaît l’Andalousie comme une « réalité nationale ». Nous sommes au cœur de l’Espagne, comme en témoigne la devise de la région : « Andalucía por sí, para España y la humanidad » (L’Andalousie par elle, pour l’Espagne et pour l’humanité », mais ici, l’identité régionale est forte et marquée par son drapeau blanc et vert. L’Andalousie est bordée au nord par l’Estrémadure et la communauté de Castille-La Manche, et au sud par la Méditerranée, Gibraltar et l’Atlantique. Mais que fait donc ici Pascal Nordlinger, le propriétaire français de la finca « Las Palomas », dans cette contrée sauvagement authentique ?

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