À la veille de 2026, la chasse en Europe se trouve à un moment charnière, pris entre exigences de conservation de la biodiversité, pressions sociales croissantes et revendications des territoires ruraux. Le chantier le plus structurant reste la révision du statut du loup, emblématique du retour des grands prédateurs sur le continent. La décision européenne d’assouplir sa protection, en le faisant passer de « strictement protégé » à « protégé », consacre le succès biologique de l’espèce, mais ouvre un débat politique majeur sur la gestion de la cohabitation avec l’élevage.
Les réponses nationales sont contrastées : l’Espagne et certaines régions italiennes s’orientent vers des régulations plus actives, tandis que l’Allemagne demeure prudente. Cette évolution illustre une tendance plus large : la montée d’une gestion différenciée, adaptée aux réalités locales, mais encadrée par le droit européen. Parallèlement, la chasse des oiseaux migrateurs constitue un autre front sensible. La remise en question de pratiques jugées non sélectives, notamment en France et en Italie, expose plusieurs États à des contentieux européens au titre de la directive Oiseaux. Les débats autour de la tourterelle des bois, du fuligule milouin ou de certaines espèces de limicoles montrent combien la chasse devient un indicateur de la capacité des politiques publiques à s’appuyer sur des données scientifiques robustes. L’Union européenne promeut désormais une gestion adaptative fondée sur les suivis de population, les quotas et les moratoires temporaires, au détriment d’approches traditionnelles plus figées. En toile de fond, la question de l’harmonisation reste ouverte : malgré des initiatives régionales comme au Benelux, la diversité des cadres juridiques nationaux demeure forte, révélant les limites d’une politique cynégétique pleinement intégrée à l’échelle européenne...
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

La propagation représente l’étape clé par laquelle une introduction ponctuelle devient une invasion biologique. Elle résulte de l’interaction entre dispersion, recrutement et établissement, à différentes échelles, spatiales et temporelles. Ces processus sont influencés par des facteurs évolutifs et anthropiques, et varient fortement selon les groupes biologiques (animaux, plantes, champignons ou agents pathogènes). Chez les animaux, la dispersion repose sur une grande diversité de mécanismes. Elle peut être active, comme le vol, la nage ou la locomotion terrestre, ou passive, par le vent, les courants, les transports ou les activités humaines. Les oiseaux et certains insectes peuvent, eux, parcourir de longs trajets rapidement, tandis que les mammifères terrestres et les reptiles se dispersent le plus souvent sur des distances limitées, parfois facilitées par le transport humain. Quant aux espèces aquatiques, elles illustrent particulièrement cette complexité, combinant dispersion naturelle, connectivité des milieux et voies artificielles telles que l’aquaculture, l’eau de ballast ou les canaux. Dans de nombreuses espèces, certains individus, plus explorateurs ou plus audacieux, jouent un rôle disproportionné dans l’expansion des fronts d’invasion. Ce « syndrome comportemental de l’invasion » contribue donc à accélérer la propagation et à structurer les dynamiques spatiales des populations envahissantes. En combinant observations, modèles de diffusion, simulations individuelles et outils d’intelligence artificielle, la science progresse vers une meilleure capacité à mesurer, modéliser et anticiper la propagation des espèces non indigènes, et cette compréhension est essentielle pour orienter les stratégies de prévention, de gestion et de conservation face aux changements environnementaux globaux.
Entré par la petite porte, Bruno Doyet a gravi tous les échelons jusqu’à la direction, accompagnant les profondes mutations du monde cynégétique. Défenseur d’une chasse responsable, il a su moderniser la fédération tout en préservant ses valeurs. Très ému, il a remercié ses équipes « pour leur engagement et leur fidélité », avant de passer le relais avec sérénité.
Dans l’Aube, onze infractions liées à la sécurité y ont été constatées, notamment concernant le port obligatoire du gilet fluorescent, le respect des angles de tir à 30 degrés, l’identification formelle du gibier avant le tir ou encore le transport sécurisé des armes. Depuis le début de la saison de chasse 2025-2026, l’OFB recense au niveau national 54 accidents de chasse, dont trois mortels. Ces contrôles visent avant tout à renforcer la prévention et la responsabilisation sur le terrain.
Implanté à proximité immédiate de deux routes publiques, l’arbre constituait un risque pour la sécurité des usagers. Après un test de traction réalisé début 2025 par un expert Arbre Conseil®, les facteurs de stabilité observés n’ont pas permis de maintenir l’arbre en l’état. L’ONF a donc opté pour une réduction du houppier afin de limiter la prise au vent et le risque de chute de branches. Cette intervention vise à préserver cet arbre à forte valeur patrimoniale et à éviter son abattage. Les branches coupées ont été laissées sur place pour enrichir le sol et favoriser la biodiversité locale.
L’événement a rassemblé 72 chiens et leurs conducteurs, venus de toute la France, et mobilisé 34 juges chargés d’évaluer les prestations sur le terrain. Au cœur de cette compétition, la relation entre le chasseur et son chien, mais aussi le respect strict de critères techniques exigeants : quête, arrêt, sagesse au tir, conduite, obéissance et efficacité en situation réelle de chasse. Le territoire de Lye, reconnu pour la qualité de ses milieux naturels et la richesse de son gibier, a offert un cadre idéal pour cette épreuve, salué unanimement par les participants et les juges. La manifestation s’est déroulée en présence de Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs, soulignant l’importance de cet événement pour la promotion d’une chasse responsable, fondée sur le travail du chien et la pratique éthique sur le terrain. C’est un chasseur du Maine et Loire, Laurent Le Seigneur qui a remporté le titre en tir à l’arc lors de cette finale nationale, avec sa chienne, Texas Des marais Chaslerie...
Et Dieu… créa la femme ou Le Mépris, Brigitte Bardot a marqué l’histoire du cinéma par sa présence, son indépendance et sa capacité à incarner une femme moderne, libre et rebelle. Après une carrière cinématographique exceptionnelle, elle avait choisi de quitter les plateaux dès 1973 pour se consacrer entièrement à la défense des animaux, cause qui devint la passion et la mission de sa vie. Née à Paris en 1934, elle fut non seulement une actrice adulée mais aussi une personnalité qui suscita admiration et controverse. Après sa retraite d’actrice, Bardot consacra son énergie et sa notoriété à faire évoluer la conscience collective sur la condition animale. En 1986, elle fonda la Fondation Brigitte Bardot, devenue au fil des décennies une structure essentielle de la protection animale en France, engagée dans les sauvetages, les campagnes de sensibilisation et le soutien aux refuges pour animaux maltraités. La vie privée de Bardot, souvent très médiatisée, fut marquée par plusieurs mariages et par l’attention portée à son fils unique, Nicolas Jacques Charrier, fruit de son union avec l’acteur Jacques Charrier. Ce dernier est décédé en septembre 2025 à l’âge de 88 ans, peu avant la disparition de Bardot, privant ainsi sa famille d’un autre visage important de son histoire personnelle...
Rappelons que depuis le début de l’année, 787 moutons ont été tués ou euthanasiés en Haute-Marne, tous dans le périmètre du Bassigny. L’attaque de Sarrey en constitue le pic le plus brutal. C’est dans ce contexte de tension extrême qu’interviennent aujourd’hui les résultats génétiques inédits révélant la composition et l’origine de la meute du Bassigny, marquant une nouvelle étape dans l’installation durable du loup en zone de plaine, et ravivant plus que jamais, le conflit avec le monde de l’élevage. Des analyses génétiques ont été menées à la suite de prélèvements de crottes laissées par la meute de loups installée dans le Bassigny, à cheval notamment sur la Haute-Marne, les Vosges et la Meuse. Ces échantillons ont été collectés par les agents de l’OFB, puis transmis au laboratoire spécialisé ANTAGEN, situé à Grenoble, référence nationale pour les analyses ADN de la faune sauvage. Une première série de résultats a été validée le 11 décembre dernier. Ces analyses ont permis d’identifier plusieurs profils génétiques distincts au sein de la meute : « Sur les neuf individus détectés, six ont pu être formellement identifiés », précise l’OFB. Parmi eux figurent deux jeunes mâles, ainsi que deux jeunes individus distincts dont le sexe n’a pas encore pu être déterminé, l’ADN étant incomplet pour cette caractérisation. Une femelle a également été identifiée, sans que les analyses actuelles ne permettent de dire s’il s’agit de la femelle adulte reproductrice ou d’une jeune femelle. Des résultats complémentaires sont attendus courant janvier afin d’affiner ces données. L’élément majeur de cette analyse réside toutefois dans l’identification génétique d’une louve adulte d’origine germano-polonaise, appartenant à la lignée dite W1. Il s’agit d’une première en France. « À ce stade, seuls des mâles de cette lignée avaient été détectés sur le territoire national », rappelle l’OFB, tout en restant prudent : « Cela ne signifie pas qu’il n’existe pas d’autres femelles germano-polonaises en France, mais simplement qu’elles n’ont pas encore été génotypées ». La présence de cette femelle vient confirmer la composition du couple reproducteur observé fin août 2025, lorsqu’une vidéo avait révélé un couple de loups adultes accompagné de sept louveteaux issus d’une même portée, nés à la fin du printemps. Il avait alors été établi que le mâle présent dans le secteur de Poissons depuis 2022 s’était déplacé dans le Bassigny. Ce mâle est déjà bien connu des services de suivi : il est d’origine italienne, appartenant à la lignée W22. Chez le loup, la lignée W1 est considérée comme génétiquement dominante. Ainsi, si la femelle adulte reproductrice est bien celle d’origine germano-polonaise, l’ensemble des jeunes issus de ce croisement porteront cette lignée. En France, le premier loup W1 avait été identifié en Lozère en 2017, puis dans les Vosges en 2020 et en Haute-Saône en 2022, exclusivement des mâles jusqu’à présent. La situation observée en Haute-Marne constitue donc un cas inédit : la première présence certifiée d’une femelle W1 sur le territoire national, dans un contexte qui marque également la première reproduction avérée de loups en zone de plaine depuis près de trente ans en France. Mais cette avancée scientifique intervient alors que la pression sur l’élevage s’intensifie...
Un conte moderne, assumé comme tel, jouant sur les codes de la fable et de l’émotion. Mais ce récit poétique a visiblement plongé une partie de la sphère écolo-militante dans une profonde crise existentielle. L’ONG Bloom a ainsi dégainé une plainte de 18 pages auprès du Jury de déontologie publicitaire, reprochant à Intermarché une faute impardonnable : avoir montré un loup « végétarien » mangeant du poisson. Scandale absolu puisqu’un végétarien ne mange pas de poisson. L’alerte était urgente, l’humanité frôlait manifestement le chaos sémantique. Il fallait agir vite, très vite, pour protéger les consciences. Mais Bloom ne s’est pas arrêté à cette prouesse lexicographique. L’association reproche également à la publicité de ne pas « humaniser » les poissons, présentés comme des animaux de moindre valeur morale. Dans un film où un loup fait ses courses, cuisine des plats mijotés et vit une crise identitaire, le vrai drame serait donc que les poissons n’aient pas droit à une personnalité complexe, une enfance traumatique ou un arc narratif émouvant. On touche ici à une forme d’absurde qui confine à la parodie...
Entre 2019 et 2023, treize pays méditerranéens ont soumis des rapports nationaux intégrés dans une synthèse méditerranéenne générale, qui compile et analyse les résultats des comptages annuels réalisés dans les zones humides du pourtour méditerranéen. D’après les données de cette synthèse, 222 zones humides répondent aux critères d’importance internationale établis par la Convention de Ramsar (critères 5 et 6, basés sur les comptages d’espèces migratrices et d’effectifs dépassant 20 000 individus ou 1 % de populations biogéographiques), dont près de la moitié est déjà désignée comme site Ramsar, soulignant l’importance écologique de ces milieux pour les oiseaux d’eau. L’analyse des tendances observées sur cette période révèle une situation contrastée. Bien que certaines populations d’oiseaux d’eau présentent des signes de stabilisation ou d’augmentation, notamment dans certaines régions d’Europe du Nord Ouest bénéficiant de politiques de conservation efficaces, plusieurs espèces continuent de faire face à des déclins préoccupants.
Parmi elles figure la ferge (ergistature) à tête blanche (Oxyura leucocephala), classée en danger par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), dont le déclin est principalement lié à la perte d’habitats humides, à la pollution et à la dégradation des milieux aquatiques. La menace représentée par la grippe aviaire hautement pathogène pèse également sur les populations d’oiseaux d’eau migrateurs et hivernants. La synthèse méditerranéenne note la nécessité de surveiller l’évolution des souches virales, de rapporter toute mortalité inhabituelle et de renforcer la coopération entre autorités sanitaires et ornithologiques pour minimiser les impacts sur les espèces sauvages. Cette synthèse met en évidence l’importance cruciale des réseaux de comptage coordonnés comme le MWN pour suivre l’état des populations d’oiseaux d’eau, alimenter les conventions internationales telles que Ramsar et AEWA, et orienter les décisions de conservation. Elle souligne aussi l’urgence à renforcer la protection des zones humides, à intensifier la sensibilisation et à améliorer la gestion des prélèvements et des activités humaines affectant ces habitats, afin de soutenir durablement les espèces les plus menacées dans la région méditerranéenne, riche en biodiversité mais vulnérable aux pressions environnementales.
Un an après le passage du cyclone Chido, la France a de nouveau été confrontée à des événements climatiques extrêmes, tels que la tempête Garance, des inondations intenses, des incendies dans l’Aude et des phénomènes météorologiques d’une fréquence inédite. Face à ces crises, la JNR réaffirme son objectif : faire de la résilience un réflexe citoyen et renforcer l’engagement collectif. Le 19 décembre 2025, à l’Hôtel de Beauvau, le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature ont récompensé les initiatives les plus remarquables de la JNR.
Ces prix nationaux, thématiques et territoriaux distinguent des projets innovants portés par des collectivités, associations, entreprises, établissements scolaires, services de l’État et acteurs du secours, contribuant à diffuser durablement une culture du risque sur l’ensemble du territoire. Avec plus de 15 000 actions recensées en métropole et outre-mer, la JNR témoigne de l’engagement croissant de la société française.
Par mesure de précaution, le préfet des Landes, avec la FDC 40, invite toute personne susceptible de récolter du gibier à faire preuve de vigilance. Il est recommandé d’examiner attentivement l’état général des animaux et les organes digestifs, de ne pas consommer de gibier présentant des anomalies et de signaler toute observation suspecte. Il est également conseillé de manipuler les carcasses avec des gants et de se laver soigneusement les mains après contact. Chez les animaux infectés par la yersiniose (Y. enterocolitica et Y. pseudotuberculosis) les bactéries peuvent provoquer des troubles digestifs, une inflammation des ganglions mésentériques et des lésions internes visibles à l’autopsie. Chez l’être humain, la yersiniose cause le plus souvent des symptômes gastro intestinaux tels que diarrhée, douleurs abdominales, fièvre et nausées, habituellement après ingestion d’aliments contaminés. Dans certains cas, l’infection peut évoluer vers des formes plus sévères, notamment chez les personnes vulnérables ou immunodéprimées. En l’état actuel, les analyses sur les palombes landaises sont en cours, et aucun diagnostic définitif n’a encore été publié par les autorités sanitaires. Les recommandations émises visent à prévenir tout risque sanitaire potentiel pour les chasseurs, les préparateurs de gibier et le grand public.
Cette session a permis, au terme de négociations difficiles, d’enregistrer des avancées. Les États membres ont adopté 11 résolutions, qui confient notamment au PNUE des responsabilités renforcées en matière de lutte contre la pollution liée à l’afflux massif des algues sargasses, ou encore pour mesurer l’impact environnemental et tirer parti des opportunités qu’offre une intelligence artificielle durable. La déclaration politique adoptée par les ministres appelle à renforcer l’action et la coopération internationale pour répondre à la triple crise planétaire du climat, de la biodiversité et de la pollution. Le rôle de la science a été au cœur des discussions, avec la publication du 7ème rapport sur l’état de l’environnement mondial (GEO-7), qui vise à éclairer les décisions des Etats. En adoptant la nouvelle stratégie du PNUE jusqu’en 2029, l’Assemblée a également confirmé son rôle central pour la gouvernance environnementale internationale. Dans un contexte international difficile et marqué par des attaques contre le multilatéralisme, ces progressions constituent un motif d’espoir, dont nous ne pouvons cependant nous satisfaire au regard des défis urgents auxquels nous sommes confrontés. La France poursuivra résolument ses efforts pour que la communauté internationale se hisse à la hauteur des enjeux. Elle veillera à ce que la règle du consensus qui régit le système multilatéral de l’environnement ne devienne jamais un prétexte à l’inaction.
Elle succède à Tony Caligiuri et s’inscrit dans la continuité de l’engagement familial au sein de l’institution, son époux, Paul D. Webster, ayant été président du Club de 1995 à 1997. Dans ses premières déclarations, Mary L. Webster s’est dite honorée de la confiance qui lui est accordée. Elle a salué le travail de son prédécesseur, soulignant que le Boone and Crockett Club se trouve aujourd’hui dans la meilleure situation financière de son histoire, un atout majeur pour renforcer ses actions en faveur de la conservation de la faune sauvage et de ses habitats. Elle a également mis en avant l’engagement des membres et du personnel du Club, unis par une vision commune de la conservation fondée sur la science, l’éthique et la gestion durable du grand gibier. Originaire du Minnesota et résidant actuellement à Naples, en Floride, Mary L. Webster dispose d’un parcours professionnel solide dans le domaine du droit et de l’environnement. Avocate de formation, elle a exercé au sein de cabinets d’envergure nationale spécialisés en droit de l’environnement, notamment dans les domaines de la gestion des déchets dangereux et de la conformité réglementaire aux niveaux fédéral et étatique. Elle a également siégé pendant quinze ans au conseil d’administration de Stella-Jones Inc., entreprise cotée spécialisée dans les produits en bois traités, et a été commissaire d’État à la Colorado Oil & Gas Commission. Au sein du Boone and Crockett Club, Mary L. Webster a occupé de nombreuses responsabilités, siégeant à plusieurs comités stratégiques et assumant, avant son élection, la fonction de vice-présidente exécutive chargée de l’administration.
Leur analyse montre que les espèces faisant l’objet d’une chasse réglementée présentent plus fréquemment des populations stables ou en augmentation, et sont moins souvent classées dans les catégories de menace élevées, comparativement aux espèces non chassées. Bien que cette étude adopte une approche globale, ses conclusions trouvent un écho particulier en Europe, où la chasse s’inscrit dans des cadres juridiques stricts, reposant sur des quotas définis scientifiquement, un suivi des populations et des mécanismes de contrôle rigoureux. Dans de nombreux pays européens, des espèces chassées telles que le chevreuil, le cerf élaphe, le sanglier ou l’élan affichent un statut de conservation favorable, illustrant l’efficacité de systèmes de gestion fondés sur une exploitation durable. Les auteurs soulignent qu’une chasse encadrée, ciblée et fondée sur des données scientifiques peut constituer un outil de gestion de la faune, complémentaire aux politiques de conservation des habitats et de la biodiversité. Ces résultats rejoignent les travaux et données compilés par la FACE, qui mettent en évidence la contribution des chasseurs à la gestion des milieux naturels en Europe. L’ensemble de ces éléments conforte l’idée que la chasse réglementée peut, dans certains contextes, s’inscrire pleinement dans une stratégie de conservation durable.