- Ain : l’épidémie de scolytes atteint désormais un niveau critique. À Ambérieu-en-Bugey, la forêt communale a subi ces dernières semaines une attaque massive de ces insectes ravageurs, capables de décimer en peu de temps des peuplements entiers d’épicéas. Si le phénomène est connu depuis plusieurs années, son intensification actuelle alarme fortement les professionnels. Selon eux, « plus aucun secteur de l’Ain n’est épargné », signe d’une propagation généralisée favorisée par les sécheresses répétées et l’affaiblissement des arbres. Dans le massif ambarrois, près d’un sixième des surfaces serait aujourd’hui menacé à court terme. Les scolytes creusent des galeries sous l’écorce, interrompant la circulation de la sève et provoquant un dépérissement rapide.
Face à cette situation, les forestiers tentent d’intervenir en urgence en exploitant les arbres contaminés pour limiter la propagation, mais les volumes à traiter dépassent souvent les capacités locales. Cette crise sanitaire fragilise toute la filière bois, déjà sous tension, et entraîne des pertes économiques importantes. Elle pose aussi la question de l’adaptation des forêts au changement climatique, alors que certaines essences deviennent de plus en plus vulnérables à ces attaques massives.
- Aisne : une nouvelle initiative vient enrichir le monde de la chasse : la création de la première association de femmes chasseresses du département. Portée par plusieurs passionnées, cette structure entend offrir un espace d’échange, de formation et de pratique dédié aux femmes souhaitant s’investir dans la chasse, qu’elles soient débutantes ou expérimentées. Longtemps perçue comme un loisir d’hommes et régulièrement critiquée dans le débat public, la chasse évolue progressivement. À travers cette association, ses fondatrices souhaitent promouvoir une approche plus ouverte et pédagogique, tout en valorisant la place des femmes dans cette activité. Elles mettent en avant des valeurs de transmission, de respect de la nature et de sécurité. L’objectif est aussi de favoriser la découverte de la chasse auprès d’un public féminin parfois hésitant à franchir le pas. Des sorties encadrées, des ateliers pratiques et des moments de convivialité devraient être organisés dans les prochains mois.
- Ardennes : à découvrir à La Petite Galerie de Nouzonville : l’univers singulier de l’artiste plasticienne Julie Faure-Brac, installée à Charleville-Mézières et aujourd’hui mise à l’honneur par Philomène Bartelt. Cette exposition propose une immersion dans un travail à la fois sensible, énigmatique et profondément poétique. À travers ses dessins, ses gravures et ses créations plastiques, Julie Faure-Brac développe un univers hors du temps, où l’humain et son environnement dialoguent de manière subtile, parfois troublante.
De cette relation naissent des figures hybrides, des personnages imaginaires et des animaux-métaphores, comme autant de reflets de nos émotions, de nos contradictions et de notre lien au vivant. Son œuvre interpelle, questionne, mais surtout émerveille par sa richesse visuelle et sa liberté d’expression. Que l’on soit amateur d’art contemporain ou simple curieux, cette exposition offre une expérience accessible et captivante. Chaque pièce invite à ralentir, à observer et à se laisser porter par une imagination fertile et singulière. Présentée tout au long du mois de mai, cette exposition est une belle occasion de découvrir une artiste inspirée dans un lieu intimiste et chaleureux. La Petite Galerie, située au 128 rue Jean Jaurès à Nouzonville, vous ouvre ses portes pour un moment de découverte artistique hors du commun. N’hésitez pas à franchir le seuil, à vous laisser surprendre et à échanger autour des œuvres. Pour toute information, vous pouvez contacter Philomène Bartelt à l’adresse suivante : philomene.bartelt@outlook.fr ...
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