« Pacte vert » : un financement caché par la Commission européenne ?

Un scandale a éclaté à Bruxelles lorsque la Commission européenne a admis avoir alloué 15 millions d’€ à des organisations non gouvernementales pour promouvoir le Pacte vert européen, une initiative controversée visant à orienter l'Union européenne vers une économie plus durable. Cette révélation fut accueillie avec un calme surprenant du côté gauche de l'échiquier politique, malgré les critiques véhémentes des agriculteurs et des industriels. Piotr Serafin, nouveau commissaire au Budget, ne put cacher son embarras lorsqu'il fut confronté aux documents divulgués par Dirk Gotink, député du Parti populaire européen (PPE). Ces documents, obtenus par la commission du contrôle budgétaire du Parlement européen, détaillaient les contrats conclus entre la Commission et les ONG écologistes. Ces accords stipulaient que les ONG devaient cibler spécifiquement certains eurodéputés pour les persuader de soutenir le Pacte vert. Cette révélation soulève des questions fondamentales sur le rôle de la Commission européenne et la transparence de ses actions. Non seulement elle a financé des campagnes de lobbying avec des fonds publics, mais elle a également utilisé ces moyens pour influencer les décisions politiques au sein du Parlement européen. Pour beaucoup, il s'agit là d'une déviation claire de la mission originelle de la Commission, qui est censée agir dans l'intérêt général des citoyens européens, et non pas promouvoir ses propres initiatives via des lobbyistes externes. Le Pacte vert européen, adopté en 2021, vise à transformer profondément l'économie européenne vers une plus grande durabilité environnementale. Cependant, il a suscité une opposition farouche de la part des secteurs agricoles et industriels, qui craignent les implications économiques et réglementaires de ces changements. Le fait que la Commission ait financé ces efforts de lobbying a exacerbé les tensions et soulevé des préoccupations quant à la manière dont les fonds publics sont utilisés et contrôlés au niveau européen, jetant une lumière crue sur les pratiques parfois opaques qui entourent la prise de décision politique à Bruxelles.

Préservation et reconquête des haies

Le Sénat a marqué un tournant significatif dans la politique environnementale, en adoptant la proposition de loi sur la préservation et la reconquête de la haie. Cette décision intervient dans un contexte préoccupant marqué par un déclin massif du nombre de haies à travers le pays. Initiée par le sénateur Daniel Salmon, cette proposition de loi, déposée en juillet 2023, a reçu un soutien croissant après l'annonce par l'État d'un pacte en septembre 2023, visant à stopper la destruction des haies et à revitaliser celles existantes. Après un examen minutieux en commission des affaires économiques le 4 décembre 2024, la proposition de loi a été adoptée à l'unanimité par les sénateurs lors d'une séance publique tenue le jeudi 30 janvier 2025. Ce texte ambitieux fixe des objectifs précis pour la préservation et la gestion durable des haies, avec notamment un projet visant à accroître le linéaire de 100 000 kilomètres d'ici 2030. Pour concrétiser ces ambitions, le code rural et de la pêche maritime sera enrichi d'une Stratégie nationale pour la gestion durable et la reconquête de la haie. Cette stratégie établira des orientations cruciales pour mener la politique de gestion et de développement durable des haies à l'échelle nationale, avec une trajectoire chiffrée et un plan d'actions national révisable tous les six ans. Une mesure phare de cette législation est la mise en place d'une certification destinée aux gestionnaires de haies, notamment les exploitants agricoles. Cette certification garantira une gestion durable des haies sur l'ensemble de l'exploitation, avec plusieurs niveaux d'exigences environnementales et une obligation de progression continue vers ces niveaux. De même, les distributeurs de bois pourront obtenir une certification attestant que leur bois provient exclusivement de haies certifiées, garantissant ainsi une traçabilité complète et une gestion responsable des ressources. Pour les agriculteurs et les acteurs de la filière haie, ces nouveaux outils incitatifs promettent non seulement une amélioration des revenus, mais également un bénéfice substantiel pour la biodiversité.

A la découverte des étangs et mares du Domaine de Belval

Le 2 février, à l’occasion de la journée mondiale des zones humides, le Domaine de Belval a proposé une animation d’une demi-journée, permettant au public de découvrir les étangs et mares de la propriété de la Fondation Sommer, mais encore et surtout, le concept qui sous-tend leur gestion. En effet, les vastes étendues d’eau d’une quarantaine d’ha, héritées du travail des moines de l’Abbaye de Belval au 14ème siècle, ont fait l’objet d’études très approfondies conduites en partenariat avec les naturalistes de l’Association RENARD (Regroupement des naturalistes ardennais) et à partir desquelles ont été déclinés des plans de gestion spécifiques à chacun des 4 plans d’eau du domaine, chacun d’entre eux abritant des espèces bien identifiées et offrant, à toute une kyrielle d’oiseaux migrateurs et sédentaires, un havre de paix pour se reposer, se nourrir ou bien encore se reproduire. Le principe est identique quant à l’entretien et la création de mares lesquelles sont au nombre d’une quinzaine. Naturaliste averti, et très pointu en ornithologie, Quentin Hallet, employé du domaine, a vraiment passionné son auditoire. Il a conduit les participants durant une matinée tout au long de circuit de découverte de quelques 5 km, ménageant des pauses pour découvrir sarcelles d’hiver, fuligules morillons, canards chipeaux, et autres foulques macroules, pour présenter aussi les espèces rares qui fréquentent les étangs et leurs abords, et au rang desquelles figure le pigargue à queue blanche, ou encore le grand-duc… sans oublier quelques informations intéressant la gestion de la forêt et la notion d’équilibre forêt/gibier, ainsi que l’historique du domaine , merveilleux héritage de François et Jacqueline Sommer.

Jean-Marc Thiernesse

UICN : préparation du Congrès 2025

En préparation du Congrès mondial de la nature qui se tiendra en octobre 2025 à Abu Dhabi, la France a formulé 45 recommandations cruciales pour faire face aux défis mondiaux de la biodiversité. Coordonnées par le Comité français de l’UICN, ces propositions émanent d'un processus collaboratif engagé depuis le printemps 2024, impliquant plus de 300 experts et divers partenaires internationaux. Les motions, au nombre de 32 portées directement par le Comité français de l’UICN et ses membres, visent à influencer les politiques nationales et internationales à travers l'UICN, seule organisation environnementale bénéficiant d'un statut d'observateur à l'ONU. Ces recommandations sont essentielles pour orienter les actions futures de conservation et restaurer la biodiversité globale. Le Congrès mondial de la nature représente une plateforme majeure pour la négociation internationale, ayant historiquement permis des avancées telles que la CITES et la Convention du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Avec une participation de plus de 1 400 organisations membres de l’UICN réparties dans plus de 160 pays, cet événement quadriennal détermine les priorités d'action pour les années à venir et influence les législations nationales à l'échelle mondiale. Les motions françaises couvrent une gamme diversifiée de thèmes, de la conservation des écosystèmes terrestres et marins à l'éducation environnementale et à l'économie durable. Elles ont été soutenues par 111 organismes provenant de 43 pays différents, démontrant un soutien international significatif à l'approche française en matière de conservation. À titre d'exemple, les résolutions antérieures adoptées lors du Congrès de Marseille en 2021 ont conduit à des actions concrètes comme des régulations sur la pollution plastique et la déforestation importée. Ces succès attestent de l'impact réel des recommandations du Comité français de l’UICN sur la politique environnementale mondiale. En résumé, les motions françaises pour le Congrès mondial de la nature 2025 représentent non seulement une avancée stratégique pour la conservation de la nature à l'échelle mondiale, mais aussi un engagement fort envers un avenir durable. Elles illustrent l'importance de la coopération internationale et de l'expertise collective dans la préservation de notre planète pour les générations futures.

38 associations s’opposent à l’article 13 de la Loi d’Orientation Agricole

Alors que le Sénat se prépare à examiner la Loi d’Orientation Agricole à partir de demain, 4 février 2025, un débat enflammé secoue la communauté environnementale. Trente-huit associations de protection des animaux et de la nature expriment une vive opposition à l’article 13 du projet de loi, qu'elles considèrent comme une menace sans précédent pour la biodiversité française. L'article en question propose une réduction drastique des sanctions pour la destruction accidentelle d'espèces protégées, limitant les poursuites pénales aux seuls cas d'intentionnalité ou de négligence grave. Les infractions environnementales seraient passibles d'une amende administrative maximale de 450 euros, décidée par les préfets. Les associations, toujours prêtent à « flinguer » l’agriculture, tirent donc la sonnette d'alarme, craignant que cette réforme ne conduise à une quasi-impunité pour les actes qui compromettent la biodiversité. Elles soulignent que prouver l'intentionnalité est souvent difficile, risquant ainsi de dissuader les poursuites judiciaires. Pourtant, elles devraient savoir toutes ces associations écolos, que depuis plus d'un demi-siècle, la France a mis en place et maintenu une politique de protection rigoureuse des espèces menacées, indépendamment de l'intentionnalité des dommages causés. Mais cela n'empêche pas les écolos de lancer une pétition appelant les sénateurs à rejeter fermement cet article 13...

ESOD : enfin, une décision de bon sens...

De plus en plus de centres de soins de la faune sauvage sont enjoints par les préfectures de cesser la prise en charge pour soins « d’espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD), les autorités sanitaires imposant leur euthanasie ou interdisant leur relâcher dans leur milieu naturel. Bien évidemment les associations de protection sont vent debout, et ont interpellé les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture afin de continuer à porter secours aux ESOD. Au cœur de ce débat se trouve la légitimité de considérer ces animaux comme nuisibles, une classification qui autorise leur destruction régulière par divers moyens, preuves des préjudices qu’ils causent. Les centres de soins de la faune sauvage sont donc désormais confrontés à des mises en demeure leur interdisant de relâcher ces animaux dans leur habitat naturel, invoquant des motifs de sécurité sanitaire et des restrictions légales. Cependant, ces centres affirment que leur mission est de réinsérer les animaux guéris, dans la nature, dénonçant une interprétation abusive des réglements en vigueur. Mais ce qui les inquiète avant tout, c’est le risque de perdre cette manne financière collectée grâce aux dons, et de rappeler la mobilisation citoyenne et médiatique qui s’est emparée du cas de la laie Rillette pour mettre en avant une sensibilité croissante envers la protection de toutes les espèces, même celles classées nuisibles.

Les faits divers de la semaine passée

- Hautes-Alpes : « Un joli moment » ? Mardi 28 janvier, peu après 7h30, dans le hameau de Serre-Barbin, une meute de sept loups a été filmée lors d’un ramassage scolaire. L’auteur de la vidéo, témoin privilégié, parle d’un moment extraordinaire, rare, inoubliable : « Un joli moment », dit-il. Pourtant, pour les éleveurs de la région, ce tableau est tout sauf idyllique : c’est une vision catastrophique. Ces prédateurs, tranquilles et nonchalants aux abords des habitations, incarnent une menace bien réelle pour les troupeaux. Leur présence, de plus en plus fréquente, alimente l’inquiétude des agriculteurs, déjà confrontés à des attaques régulières. Là où certains voient un instant magique, eux redoutent des pertes irréparables. Les loups ne sont pas seulement une curiosité sauvage à immortaliser. Ils symbolisent une tension grandissante entre la préservation de la biodiversité et la survie d’un mode de vie pastoral. Un simple « joli moment » pour certains, mais une alerte angoissante pour ceux qui vivent de l’élevage.

 

- Ariège : le parquet de Foix a annoncé que 16 chasseurs seront jugés les 18 et 19 mars prochains pour avoir participé à une battue ayant entraîné la mort d'un ours, espèce protégée. L'incident a eu lieu en novembre 2021 près de Seix, où un chasseur âgé avait été attaqué par une femelle ours nommée Caramelles, introduite dans les Pyrénées en 1997. Grièvement blessé, le chasseur a été sauvé grâce à son arme à feu et à l'intervention rapide des secours. Le tribunal cherchera à éclaircir les circonstances de l'incident et vérifier si les chasseurs ont respecté la réglementation en vigueur.

 

- Aude : le 26 janvier, à Saint-Julia-de-Bec, les pompiers sont intervenus après qu’un chasseur ait été blessé par un sanglier qu’il avait tiré. L’incident a eu lieu à la Métayrie de Campagnol, où l’animal a chargé l’homme, le précipitant dans un ravin. Agé de 55 ans, le chasseur présentait une grave blessure à la cuisse à l’arrivée des secours. En raison de la difficulté d’accès au site, le Groupement de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (Grimp) a été mobilisé pour assister à l’évacuation. Finalement, l’hélicoptère Choucas 09 de la Section Aérienne de Gendarmerie (SAG) de Pamiers (Ariège) a été utilisé pour évacuer l’homme vers le centre hospitalier de Carcassonne.

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Journée mondiale des zones humides 2025

Chaque année, la journée mondiale des zones humides est célébrée le 2 février, date anniversaire de la signature en 1971 de la convention internationale sur les zones humides dans la ville iranienne de Ramsar. En France, cet événement est célébré pendant un mois entier et plusieurs temps forts sont organisés sur l'ensemble du territoire. Durant tout le mois de février 2025, plus de 500 activités seront organisées partout en France pour sensibiliser le grand public à la préservation des zones humides autour de la thématique « Protéger les zones humides pour notre avenir commun ». En tant que partenaire, l'Office français de la biodiversité (OFB) proposera plusieurs animations dont notamment une sortie ornithologique organisée à la Réserve nationale de chasse et de faune sauvage du golfe du Morbihan où, tout au long de la journée, les agents de l'OFB seront présents sur place pour sensibiliser les participants à la faune et la flore de la Réserve. Des longue-vues seront à disposition pour observer les oiseaux. Cette activité et gratuite mais l'inscription est obligatoire : c’est ICI ; et pour découvrir d’autres animations proposées dans le cadre de ces journées : c’est ICI 

Connaissez-vous l’origine de la Chandeleur ?

Fêtée le 2 février, la Chandeleur célèbre le retour de la lumière, symbole de protection et de prospérité. Les crêpes seront-elles onctueuses dimanche soir ? Si la Chandeleur est une fête religieuse chrétienne, elle est aussi une ancienne fête païenne et latine, célébrée différemment dans les pays d’Europe centrale où l’ours, symbole de puissance, a longtemps été vénéré comme le roi des animaux. Son culte, au néolithique, est toujours controversé, quelques scientifiques le voyant partager, avec l’homme, les mêmes cavernes, chasser les mêmes proies, l’un servant parfois de nourriture à l’autre. Pourtant, il est fort probable qu’il a été le premier « dieu » pour l’homme préhistorique, comme semble l’attester la disposition rituelle des cranes retrouvés dans la grotte Chauvet, et déposés à cet endroit 30 000 ans avant notre ère. Toujours considéré comme un double de l’homme, l’ours fut fêté jusqu’au Moyen Âge, à des dates immuables qui marquaient le 11 novembre et les 2 et 3 février, dates présumées de son entrée et de sa sortie d’hibernation. Ces festivités païennes étaient l’occasion de débordements en tous genres. Effrayée par ces rites et par la fascination que l’ours exerçait sur les rois et les chasseurs, et surtout par la croyance, largement répandue, selon laquelle il enlevait des jeunes filles pour les violer afin d’engendrer des guerriers invincibles, l'Église orchestra son éradication. Prônant la supériorité de l’homme sur les animaux, elle interdit, et combattit tous les rituels liés à l’ours, et durant près de mille ans, l’animal fut victime de massacres de grandes ampleurs. La Chandeleur fut choisie pour remplacer les fêtes de l'ours, mais aujourd'hui encore, dans le haut Valespir, trois communes commémorent toujours le plantigrade : Arles sur Tech, Prats de Mollo La Preste et Saint Laurent de Cerdans. 

Parc National des Forêts : des grains de sable pour quelques grains de maïs...

La tension vient de monter d’un cran au sein du Parc National des Forêts, à cheval sur les deux départements de Côte d’Or et de Haute-Marne. Dans une lettre adressée à la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche (NDLR : regrettable qu'il n'y ait plus la chasse...), Agnès Pannier-Runacher, les deux présidents des Fédérations Départementales des Chasseurs expriment leur frustration concernant leur collaboration avec le Parc National de Forêts. Initialement engagés dans les travaux de concertation pour la Charte du Parc, ils constatent maintenant que leurs relations se détériorent et que leur statut de partenaires est remis en question. Un exemple marquant de ce dysfonctionnement concerne l’agrainage, où les directives locales du Parc contredisent les schémas départementaux, malgré les accords nationaux et les décrets récents favorisant l'agrainage hivernal. De plus, l'Observatoire cynégétique du Parc, censé faciliter la gestion basée sur des données scientifiques, est actuellement inactif, accentuant les tensions. Les présidents réaffirment leur engagement envers le Parc, mais demandent un dialogue plus constructif et partenarial. Ils expriment leur souhait que la Ministre examine leur démarche avec attention...

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Locations des droits de chasse en forêts domaniales

En 2016, un système de location du droit de chasse en forêts domaniales a été instauré, incluant une évaluation triennale des objectifs du contrat cynégétique et sylvicole lié à chaque bail de chasse. Cette mesure permet au locataire de solliciter la résiliation amiable de son bail à ces échéances. En 2025, l'Office national des forêts organise six adjudications de chasse pour les lots disponibles en forêt domaniale, réparties par région administrative. Chaque adjudication concerne une ou plusieurs régions administratives et se déroulera en mars 2025. Les détails spécifiques à chaque adjudication seront publiés progressivement et seront accessibles au fur et à mesure de leur disponibilité. Ces événements marquent une étape cruciale dans la gestion et l'exploitation des ressources cynégétiques des forêts publiques, assurant une régulation efficace et durable des activités de chasse tout en tenant compte des objectifs de conservation et de gestion sylvicole définis par les contrats associés. Ces démarches visent à optimiser l'utilisation des ressources naturelles tout en garantissant la durabilité des pratiques cynégétiques et forestières. Les adjudications de 2025 représentent donc non seulement une opportunité pour les acteurs de la chasse, mais aussi une responsabilité envers la préservation des écosystèmes forestiers et de la biodiversité associée. Chaque région administrative concernée par ces adjudications jouera un rôle crucial dans la gestion participative et équilibrée des ressources cynégétiques, contribuant ainsi à la gestion durable des forêts domaniales françaises.

 

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Lutte contre le commerce illégal de chiots dans l’Union européenne

Le commerce illégal de chiots constitue un problème majeur en Europe et dans le monde. Il entraîne des souffrances pour les animaux, des complications sanitaires, et compromet le bien-être général des chiens. Malheureusement, les éleveurs enregistrés et responsables, affiliés à la FCI (Fédération Cynologique Internationale), sont souvent injustement tenus pour responsables des conséquences de ce marché illicite. Pour mieux comprendre et combattre ce fléau, la FCI organise une conférence en ligne inédite, ouverte à tous, qui se tiendra le 4 février 2025, à 14 heures. Intitulée « Le commerce illégal de chiots dans l’Union européenne – causes, conséquences et solutions », cette conférence abordera : les origines du commerce illégal de chiots, ses impacts sur la santé animale et le bien-être général, les mesures concrètes pour lutter contre ce problème. Le programme se déroulera de la façon suivante :

- 14h00 : Ouverture par le Dr Tamás Jakkel président de la FCI, et Jørgen Hindse président de la Section Europe de la FCI.

- 14h15 : Aperçu du commerce illégal de chiots par Nick Weston, directeur des campagnes internationales, Four Paws.

- 14h45 : Problèmes de bien-être et luttes dans les pays « producteurs » par le Dr Gabriella Markus, Fondation Vétérinaires pour le Bien-être Animal.

- 15h15 : Les objectifs de l’UE pour lutter contre le commerce illégal de chiens par Lucie Carrouée, (DG SANTE, Unité G3 Bien-être animal) et Alicja Muznik (DG SANTE, Unité G5 Hygiène alimentaire).

- 15h45 : Risques pour la santé de naître dans une ferme à chiots par le Dr Lilla Balatonyi, vétérinaire clinicienne.

- 16h15 : Futurs problèmes de comportement des chiots issus du commerce illégal par le Dr Ágnes Sátori, vétérinaire comportementaliste

- 16h45 : Différences culturelles et tendances humaines affectant le commerce illégal de chiots d'après l'enquête de la FCI par Attila Márton, conseiller en relations publiques de la FCI.

Modératrice de la conférence : Wenche Charlotte Lagmo, présidente du comité pour le bien-être et la santé canins.

Cet évènement est une opportunité unique de s'informer et de s'impliquer dans la lutte contre ce commerce. Des experts partageront leurs connaissances, proposeront des solutions et répondront à vos questions. L'inscription est gratuite, mais obligatoire.

 

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