A l'approche du rut, les appeaux à chevreuil retrouvent une place de choix dans la poche des chasseurs. Bien loin d'être un simple gadget, cet accessoire permet de reproduire certaines vocalisations naturelles du chevreuil afin de susciter une réaction chez le brocard. Encore faut-il comprendre ce que l'on cherche à lui « dire ». Car un appeau ne relève pas de la magie : il repose avant tout sur une bonne connaissance du comportement de l'espèce. Tous les appeaux ne produisent pas les mêmes sons. Les modèles les plus courants reproduisent le cri de la chevrette, celui du faon en détresse ou encore les vocalisations d'un jeune chevreuil. Chacun correspond à une situation bien précise. Le cri de la chevrette est particulièrement efficace au moment du rut, lorsqu'un brocard recherche activement une femelle.
À l'inverse, les appels du faon exploitent l'instinct de protection des femelles, mais peuvent aussi éveiller la curiosité des mâles présents à proximité. Certains modèles modernes permettent même de varier les tonalités en modulant simplement la pression exercée ou la position des doigts sur l'instrument, offrant ainsi plusieurs possibilités avec un seul appeau. Mais pourquoi un brocard répond-il à ces appels ? La réponse se trouve dans son comportement naturel. Durant le rut, qui s'étend généralement de la mi-juillet à la mi-août selon les régions, les mâles parcourent leur territoire à la recherche de chevrettes réceptives. En entendant une vocalisation crédible, ils pensent qu'une femelle se trouve à proximité et viennent vérifier. La curiosité joue également un rôle important, tout comme l'instinct territorial chez certains sujets dominants. En revanche, les vieux brocards, plus expérimentés, se montrent souvent beaucoup plus prudents que les jeunes animaux et n'hésitent pas à interrompre leur approche au moindre détail suspect. Le choix de l'appeau a également son importance. Les modèles en bois séduisent par la chaleur de leur son, tandis que ceux en acrylique ou en matériaux composites offrent une plus grande régularité et résistent mieux aux variations climatiques. Les appeaux soufflés demandent un peu d'entraînement mais autorisent une palette sonore très riche. Les modèles à poire, actionnés par simple pression, sont souvent plus accessibles aux débutants. Au final, l'appeau ne trompe pas le chevreuil : il exploite simplement ses instincts. Sa réussite dépend moins de l'accessoire lui-même que de la capacité du chasseur à reproduire une situation crédible. Car, en matière d'approche estivale, la meilleure arme reste souvent la connaissance du comportement du brocard...
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Bénévoles nommés par le préfet, ils interviennent notamment dans le cadre des opérations de destruction d'animaux susceptibles de causer des dégâts, des battues administratives ou encore des tirs de défense contre le loup. Plusieurs amendements visent à mieux encadrer leur statut et à reconnaître leur engagement au service de l'État, notamment en facilitant leurs autorisations d'absence auprès de leur employeur lorsqu'ils sont mobilisés dans le cadre de leurs missions. Les débats se sont également concentrés sur les modalités d'intervention face aux attaques de loups sur les troupeaux. Le texte examiné prévoit d'adapter certaines règles relatives aux tirs de défense afin de permettre une réponse plus efficace lorsque les éleveurs subissent des prédations. Les sénateurs ont notamment étudié les dispositions issues des travaux de l'Assemblée nationale concernant l'utilisation de dispositifs de vision nocturne. Le projet de loi autorise ainsi, sous certaines conditions strictes, des éleveurs ou leurs mandataires à utiliser des lunettes de visée thermique lors des tirs de défense contre le loup. Cette possibilité serait réservée aux personnes titulaires du permis de chasser, ayant suivi une formation dispensée par l'OFB et ayant déjà participé à une opération de tir encadrée par un ou plusieurs lieutenants de louveterie. L'objectif affiché est d'améliorer l'efficacité des interventions nocturnes tout en maintenant un encadrement technique et administratif...
D'un côté, l'État et l'OFB continuent de défendre cette politique. Leur position reste inchangée : les seuils, barrages et ouvrages transversaux constituent des obstacles à la circulation des poissons migrateurs et au transport naturel des sédiments. Leur suppression ou leur aménagement permettrait de restaurer le fonctionnement des rivières, d'améliorer leur qualité écologique et de limiter le réchauffement des eaux stagnantes. La réglementation française, issue de la directive-cadre européenne sur l'eau et de la loi sur l'eau de 2006, n'a d'ailleurs pas été remise en cause et continue d'être appliquée, même si les services de l'État privilégient désormais davantage les solutions d'aménagement lorsque celles-ci sont techniquement et économiquement envisageables. Mais, sur le terrain, les résultats sont loin de faire consensus. Les populations de poissons migrateurs emblématiques, comme le saumon atlantique ou l'anguille, demeurent très fragiles, malgré plusieurs milliards d'euros consacrés depuis une quinzaine d'années à la restauration de la continuité écologique. Les critiques portent également sur l'absence d'évaluations scientifiques globales permettant de mesurer précisément les bénéfices des effacements réalisés sur les milliers de petits ouvrages. De nombreux élus, propriétaires de moulins, syndicats agricoles et associations dénoncent une politique coûteuse, menée parfois sans véritable analyse coût-bénéfice et sans prise en compte suffisante des autres fonctions assurées par ces retenues d'eau...
Concrètement, cette interruption concerne notamment le renard roux, la fouine et la corneille noire dans les départements où ces espèces étaient classées ESOD. Les opérations de piégeage réalisées au titre de ce classement, les destructions à tir sur autorisation préfectorale ainsi que les autres modalités spécifiques de régulation prévues par la réglementation ne pourront plus être pratiquées pendant cette période transitoire. Cette suspension ne signifie toutefois pas que toute intervention sur ces espèces devient impossible. Les actions relevant d'autres fondements juridiques, comme la chasse durant les périodes d'ouverture ou les dispositions applicables aux espèces exotiques envahissantes du groupe 1, demeurent inchangées. Seuls les dispositifs directement liés au classement ESOD du groupe 2 sont concernés par cette interruption réglementaire. Sur le terrain, cette situation suscite déjà de nombreuses interrogations. Les agriculteurs confrontés aux dégâts, les éleveurs de volailles, les lieutenants de louveterie et les piégeurs attendent désormais la publication du nouvel arrêté afin de pouvoir reprendre les opérations de régulation lorsque le cadre légal sera rétabli. Plusieurs préfectures avaient d'ailleurs anticipé cette échéance en informant les usagers que les autorisations en cours cesseraient automatiquement au 30 juin et qu'une nouvelle demande devrait être déposée dès l'entrée en vigueur du futur arrêté ministériel. La durée de cette interruption dépendra donc exclusivement du calendrier de publication du nouveau texte par le ministère chargé de l'Environnement...
Pourtant, une part importante de cette viande provient de l'étranger, notamment d'Europe centrale ou de Nouvelle-Zélande, alors que le territoire français dispose d'importantes populations de sangliers, de cerfs, de chevreuils et d'autres espèces de grand gibier susceptibles d'alimenter une filière nationale. Cette situation apparaît paradoxale pour les défenseurs d'une meilleure valorisation des prélèvements réalisés par les chasseurs. L'amendement adopté ne crée pas directement une nouvelle filière économique, mais constitue un signal politique. Il demande que la valorisation du gibier sauvage puisse être pleinement intégrée aux projets d'avenir agricoles, ouvrant ainsi la voie à un développement des circuits de collecte, de transformation et de commercialisation de la venaison française. Pour les partisans de cette évolution, une telle organisation permettrait de mieux valoriser une ressource locale, de réduire les importations de viande de gibier et d'offrir de nouveaux débouchés aux chasseurs ainsi qu'aux ateliers de traitement agréés. Elle contribuerait également à répondre aux enjeux de régulation des populations de grand gibier, notamment du sanglier, dont les effectifs demeurent élevés dans de nombreux départements. L'adoption de cet amendement a suscité des réactions contrastées au Sénat, certains élus écologistes ayant exprimé leurs réserves sur cette orientation. Pour Aymeric Durox, cette décision constitue au contraire une première étape vers la structuration d'une véritable filière française de venaison, conciliant souveraineté alimentaire, valorisation des ressources locales et réduction de la dépendance aux importations.
Certaines pourraient s’implanter difficilement, tandis que d’autres risqueraient de modifier les équilibres locaux en concurrençant la végétation déjà présente. Les conséquences ne se limitent pas à la surface : les arbres entretiennent des relations étroites avec les microorganismes du sol, notamment les champignons mycorhiziens et les bactéries qui favorisent l’absorption de l’eau et des nutriments. Déplacer une essence revient donc aussi à perturber un réseau complexe d’interactions souterraines. Les scientifiques s’inquiètent également du risque de « mal adaptation ». Un arbre capable de survivre aujourd’hui dans son nouvel environnement pourrait se retrouver inadapté aux conditions climatiques de demain, si celles-ci évoluent plus rapidement que prévu. Pour limiter ces incertitudes, plusieurs programmes expérimentaux, notamment en Amérique du Nord, testent différentes provenances d’une même espèce afin d’identifier les plus résilientes. Au-delà des questions biologiques, la migration assistée doit aussi composer avec les interactions entre les arbres et la faune locale. Insectes, pathogènes, cervidés ou rongeurs peuvent compromettre l’installation de jeunes plants ou modifier les équilibres alimentaires existants. À cela s’ajoutent des contraintes logistiques importantes : production des plants, transport, plantation et suivi à long terme représentent des investissements considérables. Les choix à effectuer soulèvent enfin des questions de gouvernance : quelles espèces privilégier, qui supporte les coûts et comment concilier adaptation climatique, biodiversité et usages forestiers ? Plus qu’une solution miracle, la migration assistée apparaît aujourd’hui comme un outil complémentaire de gestion forestière, prometteur mais nécessitant une approche progressive, fondée sur la recherche, le suivi scientifique et la prudence.
Un ciel dégagé peut rapidement laisser place à des éclairs, des rafales de vent, de la grêle et des pluies diluviennes. Pour le chasseur, souvent seul, éloigné de toute habitation et parfois installé sur un mirador, ces phénomènes représentent un danger qu’il ne faut pas négliger. Chaque année, la foudre frappe des milliers de fois le territoire français. Les chasseurs sont particulièrement exposés car ils évoluent dans des espaces ouverts, portent parfois des objets métalliques et recherchent des points hauts pour améliorer leur visibilité. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas le fusil qui attire la foudre. En revanche, le fait d'être la personne la plus haute dans une prairie, sur un chemin de crête ou dans un mirador augmente fortement le risque d'être touché. Dès les premiers grondements de tonnerre, il faut considérer que le danger est présent. Si le délai entre l'éclair et le tonnerre est inférieur à trente secondes, l'orage est suffisamment proche pour représenter une menace immédiate. Lorsqu'un orage approche, il ne faut pas chercher à attendre « encore cinq minutes ». Il est préférable d'interrompre immédiatement la chasse. Si vous êtes installé sur un mirador, quittez le. Qu'il soit en bois ou en métal, il constitue un point élevé particulièrement exposé. Il ne doit jamais servir d'abri pendant un orage. Le plus sûr reste un véhicule automobile fermé, vitres relevées. La carrosserie métallique agit comme une cage de Faraday et protège efficacement les occupants. À défaut, un bâtiment en dur constitue également un excellent refuge...
Dans ce contexte, la connaissance des réalités de terrain devient un élément essentiel à la compréhension des dossiers. L’intervention de Guillaume Firmin, adjoint au directeur des affaires juridiques de la FNC et docteur en droit, a permis de présenter l’organisation du réseau cynégétique français, son fonctionnement et les nombreuses missions exercées par les fédérations de chasseurs. Souvent réduites à leur seule fonction de représentation des pratiquants, ces structures jouent également un rôle important dans le suivi des populations animales, la gestion de certains habitats naturels, la prévention des dégâts de gibier ou encore les actions de sensibilisation à la sécurité. Mais le cœur de cette rencontre a surtout porté sur la notion juridique « d’acte de chasse », sujet complexe dont les contours sont régulièrement examinés par les tribunaux. Derrière cette définition se cachent des conséquences parfois déterminantes en matière de responsabilité, de police de la chasse ou d’application des réglementations environnementales. Les échanges nourris entre magistrats et intervenants ont ainsi permis d’illustrer la manière dont le droit s’applique concrètement sur le terrain. Au-delà de l’aspect technique, cette initiative révèle l’importance du dialogue entre deux univers qui se connaissent parfois mal. Dans un contexte où la chasse demeure un sujet sensible, souvent au croisement des enjeux ruraux, écologiques et sociétaux, la qualité de la décision judiciaire repose aussi sur une bonne compréhension des réalités pratiques. Cette collaboration entre l’ENM et la FNC illustre finalement une conviction simple : mieux connaître un sujet ne signifie pas prendre parti, mais se donner les moyens de mieux le juger. Une exigence particulièrement précieuse à l’heure où les questions liées à la faune sauvage et à la biodiversité occupent une place grandissante dans les prétoires comme dans le débat public.
Menée dans neuf forêts du bassin ligérien, l’étude révèle que ces dégâts ne sont pas imputables à une seule espèce. Les chercheurs en ont identifié une dizaine, capables d’attaquer l’aubier et le duramen, ainsi qu’une quinzaine d’insectes cambiophages, qui se nourrissent des tissus situés entre l’écorce et le bois. Les premiers apparaissent dès le mois de mars et deviennent particulièrement abondants à partir de mai. Les attaques se concentrent surtout sur la partie basse des arbres, celle qui possède la plus forte valeur économique pour la filière bois. L’un des apports majeurs du programme réside dans l’utilisation de l’ADN environnemental prélevé dans le frass, un mélange de sciure et de déjections expulsé par les insectes hors de leurs galeries. Cette méthode innovante a déjà permis d’identifier quatre espèces sans détériorer le bois et apparaît plus rapide et moins coûteuse que les techniques classiques. Des analyses biochimiques ont également été réalisées afin de distinguer l’aubier du duramen et d’estimer la profondeur des attaques. Si les premiers résultats sont encourageants, les chercheurs souhaitent encore affiner cette méthode pour différencier précisément les piqûres superficielles des atteintes profondes. D’ici fin 2026, les travaux se poursuivront pour mieux comprendre l’influence des caractéristiques des peuplements forestiers — densité, hauteur, ouverture du couvert ou microclimat — sur la présence des insectes dépréciateurs. À terme, ces connaissances pourraient permettre d’anticiper les périodes à risque et d’adapter les pratiques sylvicoles afin de limiter les dégâts sur les chênes et préserver la valeur des bois.
Après le déclassement du loup au sein de l’Union européenne en 2025, la Roumanie, la Slovaquie, la Finlande, la Croatie et la République tchèque estiment que certaines populations d’ours ont atteint des niveaux qui ne sont plus compatibles avec les réalités humaines des territoires concernés. Les chiffres avancés sont éloquents : près de 11 500 ours en Roumanie, environ 2 600 en Finlande et 2 500 en Slovaquie. Ces pays rappellent également que les attaques contre les personnes ne relèvent plus de l’exception. En cinq ans, la Roumanie déplore 14 morts et plus de 150 blessés graves, tandis que la Slovaquie recense quatre décès et plusieurs dizaines de blessés. Au-delà des statistiques, c’est la question de l’acceptabilité sociale qui est aujourd’hui posée. Les habitants des zones rurales supportent directement les conséquences de cette présence accrue : pertes de bétail, dégâts matériels, sentiment d’insécurité et contraintes croissantes dans les activités agricoles, pastorales ou touristiques. Or, aucune politique de conservation ne peut durablement réussir contre les populations locales. La protection absolue d’une espèce n’a de sens que si elle reste compatible avec la sécurité des personnes et l’économie des territoires. Certains craignent qu’un assouplissement du statut de l’ours ouvre une « boîte de Pandore » et conduise à remettre en cause la protection d’autres espèces. Pourtant, gérer une population n’est pas la condamner. Au contraire, la gestion adaptative constitue souvent la meilleure garantie de conservation à long terme. Lorsqu’une espèce retrouve des effectifs favorables, il devient légitime d’envisager des prélèvements ciblés afin de prévenir les conflits les plus graves et de maintenir l’adhésion des populations concernées. Le véritable enjeu n’est donc plus de savoir s’il faut protéger les grands prédateurs, mais comment concilier leur présence avec les activités humaines. Une conservation moderne ne peut ignorer les réalités du terrain. Sans équilibre entre protection de la nature et attentes des habitants, les succès biologiques d’aujourd’hui risquent de devenir les conflits de demain.
Cette élection revêt également une dimension hautement symbolique puisque, 20 ans après, Nicolas Hansen succède à son père, Paul-Henry Hansen-Catta, figure emblématique de la chasse, qui a présidé la Fédération pendant treize années avant de quitter ses fonctions le 25 juillet 2006, jour de son 50e anniversaire. Sous sa présidence, la FDC 02 s'est affirmée comme un acteur incontournable de la gestion cynégétique départementale et de la défense des chasseurs. C'est donc une nouvelle génération qui prend le relais. En accédant à cette responsabilité, Nicolas Hansen s'inscrit dans un héritage familial fort, tout en affirmant sa volonté de préparer l'avenir, au service des chasseurs, de la biodiversité et des territoires ruraux.
Bien plus qu’un événement dédié aux passionnés de nature et de chasse, cette manifestation est avant tout un grand moment de convivialité et de partage, qui rassemble chaque année habitants, familles et visiteurs. Grâce à l’engagement des nombreux bénévoles, le programme s’annonce une nouvelle fois riche et varié. Concours de boules, repas convivial, exposition de chiens courants et concours de chiens d’arrêt seront au rendez-vous. Cette édition 2026 innove également avec plusieurs animations inédites : initiation au tir à l’arc, spectacle équestre, démonstrations canines, stands d’exposants et présence d’un coutelier-affûteur. Les organisateurs ont également pensé aux plus jeunes avec un château gonflable accessible tout au long du week-end. Buvette et restauration rapide permettront à chacun de profiter pleinement de l’ambiance chaleureuse de la fête. Cette manifestation contribue à faire vivre le territoire, à valoriser les savoir-faire ruraux et à renforcer les liens entre générations. Un bel exemple de dynamisme associatif qui mérite d’être soutenu et encouragé. Venez nombreux partager ce week-end festif à Squiffiec !
L'originalité de CliMoA réside dans son approche dite des « paysages intelligents face au climat » (Climate-Smart Landscapes). L'objectif est de concevoir des territoires conciliant production agricole, adaptation climatique, restauration de la biodiversité et résilience économique. Pour y parvenir, les scientifiques combinent climatologie, agronomie, écologie, géographie et intelligence artificielle afin de simuler différents scénarios d'évolution des paysages. Les acteurs locaux occupent une place centrale dans cette démarche. Agriculteurs, gestionnaires forestiers, collectivités et autres usagers participent à l'élaboration des modèles et à l'évaluation des solutions proposées. Les stratégies d'adaptation ne sont donc pas imposées d'en haut, mais construites avec ceux qui vivent et travaillent sur ces territoires. Au-delà de l'agriculture, ces travaux intéressent également le monde de la chasse. Les modifications des pratiques agricoles, le maintien des haies, la préservation des zones humides ou encore la restauration des continuités écologiques influencent directement la qualité des habitats de nombreuses espèces de petit et grand gibier. Autant de paramètres qui conditionnent également la capacité des espèces à s'adapter aux évolutions climatiques. L'approche développée par CliMoA pourrait ainsi fournir des outils précieux pour anticiper les effets du changement climatique sur la faune sauvage et intégrer davantage les enjeux cynégétiques dans les futurs aménagements ruraux. À travers ce laboratoire, la France et la Nouvelle-Zélande entendent renforcer leur coopération scientifique et développer de nouveaux outils d'aide à la décision au service de territoires plus résilients.