Bien que le Code pénal permette aux tribunaux d'interdire à une personne condamnée pour sévices graves, ou actes de cruauté, de détenir un animal, cette sanction reste aujourd'hui difficile à faire respecter. En l'absence d'un registre national, aucun professionnel ne peut vérifier si un candidat à l'adoption ou à l'acquisition d'un animal est frappé d'une telle interdiction. Pourtant, depuis la loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale, l'article 521-1 du Code pénal prévoit des peines pouvant atteindre trois ans d'emprisonnement, 45 000 euros d'amende, ainsi qu'une interdiction, temporaire ou définitive, de détenir un animal.
Mais cinq ans après l'entrée en vigueur du dispositif, aucun fichier ne recense les personnes concernées. C'est pour combler cette lacune que l'association Mobilisation pour la cause animale (MCA) demande la création d'un registre national sécurisé recensant les personnes faisant l'objet d'une telle décision de justice. Selon ses promoteurs, ce fichier serait réservé aux seuls professionnels habilités : refuges, fourrières, vétérinaires, éleveurs, animaleries et associations de protection animale. Son objectif ne serait pas de constituer un « casier des propriétaires », mais de permettre à ces structures de s'assurer qu'une adoption, une cession ou une vente ne contrevient pas à une interdiction prononcée par un tribunal. Pour les défenseurs du projet, un tel outil donnerait enfin une véritable efficacité à cette peine. Faute de contrôle, une personne condamnée peut aujourd'hui acquérir un nouvel animal auprès d'un établissement qui ignore son passé judiciaire. La mise en place d'un tel registre devra toutefois respecter les règles relatives à la protection des données personnelles et à la vie privée. C'est pourquoi ses promoteurs préconisent un accès strictement limité aux professionnels autorisés, uniquement dans le cadre de la vérification des décisions judiciaires en vigueur.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Si leurs objectifs sont jugés légitimes, le SEFB regrette l'absence de véritable concertation avec les professionnels de la filière. Le premier constat est simple : près de 75 % des forêts françaises appartiennent à des propriétaires privés. Ce sont les exploitants forestiers qui assurent quotidiennement les travaux de récolte, d'entretien, de renouvellement et de sécurisation des massifs. Renforcer les moyens de l'Office national des forêts ne doit donc pas occulter le rôle essentiel de ces entreprises. Or, leur activité est de plus en plus contrainte. Les normes environnementales, les procédures administratives et les restrictions liées aux espèces protégées réduisent fortement les périodes de travail. Entre les arrêtés préfectoraux pris lors des fortes chaleurs, les limitations imposées pendant plusieurs mois pour préserver la faune et les contraintes liées aux zones protégées, les exploitants disposent de peu de temps pour intervenir. Cette situation soulève une contradiction.
Alors que les incendies deviennent plus fréquents et plus violents, ceux qui entretiennent les parcelles, retirent les arbres dépérissants, évacuent les bois morts et entretiennent les pistes forestières sont régulièrement empêchés d'agir. Selon le SEFB, ce manque d'entretien favorise l'accumulation de combustible et augmente les risques de propagation des feux. À ces difficultés s'ajoutent des enjeux économiques. Les exploitants supportent chaque année des coûts importants liés aux aléas climatiques, tandis que l'application prochaine du règlement européen contre la déforestation (RDUE) alourdira encore les démarches administratives. La création d'une nouvelle REP représenterait, selon eux, une charge supplémentaire pour une filière déjà fragilisée. Le SEFB plaide ainsi pour des mesures pragmatiques : simplifier les procédures, mettre en place un dispositif d'indemnisation des aléas climatiques, reconnaître officiellement le rôle des exploitants dans la prévention des incendies, leur permettre d'intervenir lorsque les conditions le permettent et faciliter l'accès au cadastre pour identifier les propriétaires de parcelles abandonnées. Pour le syndicat, la forêt française ne sera pas préservée par une accumulation de normes, mais grâce à une gestion active, durable et fondée sur l'expertise de ceux qui l'entretiennent au quotidien. Restaurer la confiance envers les professionnels apparaît, selon lui, comme une condition essentielle pour adapter les forêts aux défis climatiques et renforcer leur résilience face aux incendies.
Son objectif est simple : valoriser les chasseurs qui, sur le terrain, innovent et agissent concrètement pour une chasse responsable, moderne et pleinement intégrée aux enjeux environnementaux actuels. Chaque saison, des milliers de bénévoles consacrent du temps et des moyens à restaurer des habitats, aménager des zones favorables à la faune, entretenir les milieux naturels ou développer des projets utiles aux territoires ruraux. Ces initiatives restent pourtant souvent méconnues. La Fondation souhaite aujourd'hui leur offrir la reconnaissance qu'elles méritent. Le jury examinera les 50 premières candidatures complètes reçues avant la date limite. Les projets peuvent être portés par un chasseur individuel, une société de chasse, une association ou tout autre groupement cynégétique. De nombreuses actions peuvent être récompensées, notamment : la création ou la restauration d'habitats favorables à la faune sauvage ; la restauration de zones humides ou de réservoirs de biodiversité ; la mise en place de pratiques cynégétiques innovantes ; les actions de dialogue avec les agriculteurs, les riverains ou les acteurs locaux ; l'ouverture des territoires aux non-chasseurs à travers des animations pédagogiques ; la valorisation locale de la venaison ou toute initiative favorisant une meilleure intégration de la chasse dans la société. Ce prix s'inscrit donc pleinement dans la philosophie de François et Jacqueline Sommer, qui considéraient la chasse comme un engagement au service de la nature. Dès 1968, François Sommer rappelait déjà que les chasseurs avaient la responsabilité de préserver le patrimoine naturel pour les générations futures. Au-delà des 10 000 euros attribués au lauréat, ce Prix constitue une formidable occasion de faire connaître le travail souvent discret mais essentiel des chasseurs engagés au service de la nature. Alors, si vous pensez que votre action peut inspirer d'autres territoires, ne tardez pas : les candidatures sont ouvertes jusqu'au 31 août 2026.
Les racines qui occupaient cette zone ne sont plus alimentées et l'arbre entre en situation de stress hydrique. Cette représentation schématique résume un phénomène aujourd'hui bien connu des scientifiques et des gestionnaires forestiers. Le problème n'est pas uniquement la quantité de pluie tombée au cours de l'année. C'est surtout sa répartition dans le temps. L'alternance de périodes très humides et de longues phases sèches épuise progressivement les arbres. Les forestiers le constatent depuis plusieurs années sur le terrain. Après un hiver correctement arrosé, les arbres semblent repartir normalement. Les feuillaisons sont abondantes, la croissance reprend. Mais lorsque plusieurs semaines de chaleur et d'absence de pluie s'installent, la réserve utile, c'est-à-dire l'eau réellement accessible aux racines, diminue rapidement. L'arbre ferme progressivement ses stomates pour limiter les pertes d'eau. Cette réaction lui permet de survivre, mais elle réduit également la photosynthèse et donc la fabrication des sucres indispensables à sa croissance. La profondeur du système racinaire joue alors un rôle déterminant. Les espèces capables de développer une racine pivotante ou un réseau profond peuvent encore accéder à des réserves situées bien en dessous de la couche desséchée. À l'inverse, les arbres dont les racines exploitent principalement les horizons superficiels souffrent beaucoup plus rapidement dès que ces derniers s'assèchent. Cette différence ne signifie pas qu'un arbre profondément enraciné est à l'abri. Si la sécheresse se prolonge, même les réserves profondes finissent par diminuer. Les chercheurs de l'INRAE rappellent d'ailleurs que lors des sécheresses sévères, le transport de l'eau dans les vaisseaux du bois peut être interrompu par la formation de bulles d'air dans les vaisseaux conducteurs de sève (un phénomène appelé embolie gazeuse), pouvant conduire à la mort de certaines branches, voire de l'arbre tout entier...
Au lendemain du vote, la ministre n'a d'ailleurs laissé planer que peu de doute sur ses intentions. « Dans ma tête, je n'ai pas d'autre option que de remettre ma démission. Soit vous êtes ministre, soit vous n'êtes pas ministre. Aujourd'hui, dans ma tête, je suis partie », aurait-elle confié à plusieurs proches. Le revirement du gouvernement l'aurait profondément surprise. Jusqu'au dernier moment, elle assurait avoir reçu des garanties d'Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu selon lesquelles la disposition introduite par le Sénat serait supprimée. La décision de ne finalement pas déposer d'amendement a précipité sa rupture avec l'exécutif. Cette démission dépasse largement la seule question de l'acétamipride. Elle illustre les contradictions auxquelles se heurte aujourd'hui la politique environnementale française. Face à une agriculture confrontée à une concurrence européenne jugée déloyale, le gouvernement a choisi de privilégier le pragmatisme économique. Une décision saluée par de nombreuses organisations agricoles, qui dénonçaient depuis plusieurs années des distorsions de concurrence pénalisant les productions françaises. Pour le monde rural, cette affaire résonne bien au-delà des seuls pesticides. Les chasseurs connaissent eux aussi ces arbitrages où les réalités du terrain se heurtent régulièrement à une vision idéologique de l'écologie. Gestion du grand gibier, régulation des espèces, entretien des milieux ou lutte contre certaines espèces invasives : autant de dossiers où les considérations scientifiques et économiques sont souvent reléguées derrière des positions de principe. L'épisode Barbut pourrait ainsi marquer un tournant, mais il révèle aussi les profondes fractures qui traversent le gouvernement entre une écologie de conviction et une écologie de gestion, confrontée aux exigences de souveraineté alimentaire, de compétitivité et d'aménagement des territoires.
Les populations des Vosges demeurent particulièrement faibles et isolées, tandis que celles des Alpes du Nord peinent encore à se consolider. Cette fragmentation limite les échanges entre individus, réduit la diversité génétique et fragilise durablement les populations. Le rapport met également en évidence que la première cause de mortalité du lynx reste liée aux activités humaines. Les collisions routières représentent de loin la principale menace identifiée. Plusieurs individus suivis par balise GPS ont ainsi vu leurs déplacements interrompus brutalement après un accident de la circulation, illustrant les difficultés rencontrées par l'espèce lors de ses phases de dispersion. Les auteurs du rapport soulignent donc la nécessité d'améliorer la connectivité écologique entre les différents massifs forestiers. Le développement de passages à faune, la préservation des corridors écologiques et une meilleure prise en compte des déplacements de l'espèce dans les infrastructures routières figurent parmi les priorités pour favoriser sa recolonisation. Espèce discrète et essentiellement nocturne, le lynx boréal joue un rôle important dans le fonctionnement des écosystèmes forestiers en régulant principalement les populations de chevreuils. Sa présence reste cependant très limitée à l'échelle nationale. Si les résultats publiés par l'OFB témoignent d'une dynamique globalement positive, ils montrent également que le retour du lynx en France demeure un processus lent, dépendant autant de la qualité des habitats que de la capacité des territoires à limiter les pressions d'origine humaine. La poursuite du suivi scientifique apparaît ainsi essentielle pour accompagner durablement la conservation de ce grand prédateur emblématique des massifs forestiers français.
Le premier bouleversement concerne la végétation. Avec la remontée progressive des températures, les conditions climatiques typiquement méditerranéennes gagneront plusieurs centaines de kilomètres vers le nord. Des espèces comme le chêne-liège, le chêne kermès, la garrigue ou encore la lavande pourraient s'implanter durablement bien au-delà de leur aire actuelle, jusque dans le centre-est de la France. Cette évolution modifiera profondément la sylviculture. Les forêts de demain ne produiront plus les mêmes essences ni les mêmes qualités de bois. Les débouchés industriels évolueront, obligeant les propriétaires forestiers à adapter leurs modes de gestion et leurs choix de plantations. Les paysages forestiers deviendront également plus sensibles aux sécheresses et aux incendies. La faune ne sera pas épargnée. Parmi les grands bénéficiaires de ces nouvelles conditions figure le sanglier. Espèce particulièrement adaptable, il profitera de milieux plus fermés, d'une alimentation plus abondante grâce à des glandées souvent plus régulières et d'hivers moins rigoureux favorisant la survie des jeunes. Cette dynamique pourrait accentuer encore les populations, avec des conséquences importantes pour l'agriculture, les collisions routières et la gestion cynégétique. À l'inverse, les espèces spécialisées risquent de voir leur espace vital se réduire. En montagne, le recul de l'enneigement favorise déjà la remontée en altitude des cerfs, chevreuils et sangliers, qui trouvent désormais nourriture et conditions favorables sur des secteurs autrefois réservés à la faune alpine. Cette colonisation crée une concurrence nouvelle avec les chamois, isards, mouflons et bouquetins, dont les habitats se restreignent progressivement. À cette compétition s'ajoute la pression exercée par les grands prédateurs, notamment le loup et le lynx, qui exploitent eux aussi ces nouveaux équilibres écologiques. Les espèces montagnardes devront donc faire face simultanément à la réduction de leur territoire, à une concurrence alimentaire accrue et à une prédation plus importante. Le changement climatique ne redistribue donc pas les cartes de manière uniforme. Certaines espèces, très opportunistes, comme le sanglier, devraient tirer profit de cette évolution, tandis que d'autres, plus spécialisées et moins mobiles, pourraient connaître un déclin progressif. Pour les forestiers, les agriculteurs, les gestionnaires d'espaces naturels et les chasseurs, cette transformation impose déjà d'anticiper les nouveaux équilibres. La gestion de la faune et des forêts devra évoluer rapidement afin d'accompagner une nature qui change désormais à un rythme inédit.
Mais, sur le terrain, les conséquences interrogent. Ce recours, porté par une association environnementale, illustre une dérive devenue trop fréquente : celle qui consiste à multiplier les contentieux contre des projets de gestion forestière, au nom d'une vision idéalisée de la nature où toute intervention humaine devient suspecte. À force de privilégier l'immobilisme au pragmatisme, certains finissent par combattre les outils mêmes qui permettraient d'adapter les forêts aux bouleversements climatiques. Les forestiers, qu'ils soient publics ou privés, savent pourtant que de nombreux peuplements arrivent en fin de cycle ou dépérissent rapidement. Dans bien des régions, il ne s'agit plus de transformer la forêt, mais simplement d'éviter sa disparition. Renouveler les peuplements, diversifier les essences, préparer les massifs aux climats de demain ne relève plus d'un choix idéologique mais d'une nécessité. Cette annulation intervient alors que la forêt de Fontainebleau vient de subir un incendie majeur, que les départements multiplient les restrictions face à la sécheresse et que la mortalité des arbres atteint des niveaux inédits. Dans ce contexte, bloquer un dispositif destiné à soutenir le renouvellement forestier apparaît pour beaucoup comme un très mauvais signal. Les Français apprécieront sans doute qu'au moment où les massifs souffrent comme jamais, l'énergie de certains soit consacrée à ralentir les projets de reboisement plutôt qu'à accélérer leur mise en œuvre. La forêt française n'a pas besoin de procédures interminables ni de postures militantes. Elle a besoin d'investissements, de gestion, de renouvellement et d'une vision à long terme. Défendre la forêt ne consiste pas seulement à s'opposer ; cela suppose aussi d'accepter qu'il faille parfois agir pour qu'elle puisse continuer à exister demain.
Le ministère de la Transition écologique tire la sonnette d'alarme. Les débits des cours d'eau diminuent rapidement sur l'ensemble du territoire et près d'un tiers des stations de mesure enregistrent des niveaux inférieurs aux minima observés au cours des vingt dernières années. Plus inquiétant encore, un quart des petits cours d'eau sont désormais complètement à sec, une situation jamais observée depuis le début du suivi national en 2012. Les conséquences sont déjà bien visibles. Dans le Doubs, placé en alerte sécheresse renforcée, plusieurs kilomètres du lit de la rivière sont totalement asséchés, ne laissant subsister que quelques flaques d'eau stagnante. Certaines communes doivent être ravitaillées en eau potable par camions-citernes.
En Pays de la Loire, le fleuve Loire affiche un débit historiquement faible, mettant sous tension l'alimentation en eau potable puisque près de 78 % de l'eau distribuée dans la région en dépend. La Loire-Atlantique est d'ailleurs placée en alerte renforcée. Face à cette situation, le gouvernement annonce un renforcement du dispositif national de gestion de la sécheresse. Les comités départementaux « ressource en eau » sont mobilisés afin d'adapter rapidement les mesures de restriction. Irrigation agricole, remplissage des piscines, arrosage des jardins, lavage des véhicules ou encore certains usages industriels font l'objet de limitations variables selon la gravité de la situation. À ce jour, 201 arrêtés préfectoraux sont en vigueur, la Nouvelle-Aquitaine étant la région la plus touchée avec onze départements sur douze classés en crise. Au-delà des conditions météorologiques, certains spécialistes rappellent que les politiques menées depuis plusieurs années sur les cours d'eau interrogent également. La suppression de nombreux seuils, barrages, chaussées et petites retenues, destinée à rétablir la continuité écologique, a parfois accéléré l'écoulement des eaux vers l'aval. Ces ouvrages retenaient pourtant une partie des volumes en période humide, contribuaient localement à la recharge des nappes et maintenaient des réserves utiles pendant les épisodes de sécheresse. Leur disparition alimente aujourd'hui un débat sur la nécessité de concilier restauration écologique et stockage de l'eau.
Les syndicats avaient alors dénoncé un choix incompréhensible, rappelant que l'arc alpin « n'est ni un sanctuaire à loups, ni une zone d'expérimentation ». La présence d'un collier GPS sur l'animal abattu renforce aujourd'hui cette hypothèse, même si aucune confirmation officielle n'a encore été apportée. Les Jeunes Agriculteurs des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes réclament désormais que l'État rende publiques les données de suivi de ce loup afin de lever toute ambiguïté sur son identité et son parcours.
Le constat est également positif pour le mouflon, présent dans plusieurs secteurs du département. Les suivis de terrain mettent en évidence des populations bien implantées, permettant d'envisager sereinement la prochaine saison cynégétique. Ces bons résultats sont le fruit d'une gestion concertée entre les services de l'État, les chasseurs et les acteurs locaux. Les plans de chasse, établis à partir de comptages et d'indicateurs biologiques, permettent d'adapter les prélèvements à l'état réel des populations tout en garantissant leur pérennité. Cette gestion raisonnée contribue à préserver l'équilibre entre la grande faune de montagne, les milieux naturels et les activités humaines, tout en assurant le maintien d'espèces emblématiques du patrimoine faunistique des Pyrénées audoises.
Naturellement présent sur le site, le lapin de garenne y prolifère depuis plusieurs années. Les derniers comptages ont permis d'observer 258 individus, ce qui laisse estimer une population totale comprise entre 400 et 500 animaux. Une densité exceptionnelle qui s'explique principalement par l'absence de prédateurs naturels et par des conditions de reproduction particulièrement favorables.
Pour favoriser l'hydratation, certains maîtres préparent des glaçons réalisés avec un bouillon de poulet pauvre en sel ou du yaourt nature, particulièrement appréciés lors des fortes chaleurs. Entre deux traques, privilégiez une alimentation humide, plus riche en eau que les croquettes sèches, sans toutefois modifier brutalement le régime alimentaire habituel du chien. Les coussinets sont également très exposés. Les chemins empierrés, les pistes forestières ou les surfaces en plein soleil peuvent atteindre des températures élevées. Lorsque cela est possible, il est préférable de découpler les chiens tôt le matin ou en fin de journée, lorsque la chaleur est moins intense et que les conditions de quête sont souvent meilleures. Après chaque sortie, inspectez systématiquement les pattes. Une boiterie, un léchage excessif, des rougeurs ou des cloques doivent alerter. En cas de blessure, installez immédiatement le chien à l'ombre, rincez délicatement les coussinets à l'eau fraîche, désinfectez si nécessaire et consultez rapidement un vétérinaire si la plaie est importante. Le coup de chaleur représente l'urgence la plus grave. Un chien lancé derrière un animal ne s'arrête pas de lui-même et peut continuer jusqu'à l'épuisement. Une température corporelle trop élevée peut provoquer un malaise grave, voire être mortelle. Les premiers signes sont un halètement très rapide, une langue rouge foncé, une faiblesse inhabituelle, des troubles de l'équilibre ou des vomissements. Dans ce cas, il faut interrompre immédiatement l'effort, placer le chien dans un endroit ombragé et ventilé, le refroidir progressivement avec de l'eau fraîche – sans utiliser d'eau glacée – et contacter un vétérinaire sans attendre. Enfin, quelques habitudes font toute la différence : ne jamais laisser un chien enfermé dans un véhicule au soleil, même quelques minutes, transporter une réserve d'eau suffisante, prévoir des pauses régulières et adapter la durée des battues aux conditions météorologiques. La réussite d'une journée de chasse ne se mesure pas seulement au tableau, mais aussi au retour de chaque chien en parfaite santé. Une meute bien hydratée, surveillée et respectée est la meilleure garantie d'une chasse efficace et responsable.
Sa célèbre robe rayée lui offre un excellent camouflage parmi les herbes hautes, les fougères ou les ronciers où la laie installe son chaudron. Pendant plusieurs semaines, les jeunes se nourrissent exclusivement de lait maternel, particulièrement riche, qui leur permet une croissance rapide. Si les conditions météorologiques sont favorables et les ressources alimentaires abondantes, les marcassins prennent environ un kilo par semaine, quelques fois plus, avant de commencer à explorer leur environnement. Très tôt, les jeunes accompagnent leur mère dans ses déplacements et découvrent les premières ressources naturelles : vers de terre, insectes, larves, bulbes, racines, fruits sauvages ou jeunes pousses.
Dans les territoires agricoles, les cultures offrent également une alimentation énergétique qui favorise leur développement. Vers l'âge de trois mois, les rayures qui caractérisent les marcassins commencent progressivement à disparaître. Leur robe devient brun-roux, signe de leur entrée dans une nouvelle phase de croissance. À l'automne, lorsque les conditions ont été favorables, certains jeunes dépassent déjà 25 à 30 kilogrammes et sont parfaitement capables d'accompagner la compagnie dans tous ses déplacements. Cette année, un autre facteur attire particulièrement l'attention des chasseurs et des gestionnaires : les fortes chaleurs et le déficit hydrique qui touchent de nombreuses régions. Les marcassins supportent généralement mieux les températures élevées que les très jeunes faons de cervidés, grâce à la protection constante de leur mère. En revanche, ils demeurent étroitement dépendants de la disponibilité en eau et de la fraîcheur des remises...