Il est des lunes qui semblent avoir été dessinées pour les veillées au coin du feu, les récits de forêt et les longues attentes à l’orée des bois. Celle d’octobre porte, dans la tradition anglo-saxonne, un nom évocateur : la Hunter’s Moon, ou « Pleine Lune du chasseur ». En 2026, elle atteint son plein éclat, aujourd’hui, lundi 26 octobre. Elle succède à la Lune des moissons et accompagne cette période où l’automne avance vers l’hiver. Son nom est traditionnellement associé à une époque où les récoltes étaient rentrées, les champs dégagés et les réserves préparées pour les mois froids. Le gibier constituait alors une ressource précieuse. La clarté lunaire, qui permettait parfois de mieux distinguer les chemins et les abords des champs, a contribué à nourrir cet imaginaire.
La Lune devenait ainsi un repère dans le calendrier rural, compagne des hommes qui vivaient au rythme des saisons. Mais la magie lunaire ne se limite pas à la nuit où l’astre atteint sa plénitude. Dans les jours qui l’encadrent, la Lune apparaît presque ronde, comme si elle retenait encore un peu d’ombre avant de s’effacer progressivement. C’est la phase gibbeuse : plus de la moitié du disque est éclairée, sans que la Lune soit tout à fait pleine. Autour de cet astre se sont tissées mille croyances. On lui prête une influence sur le comportement des animaux, leurs déplacements ou leur activité nocturne. Les traditions populaires ont longtemps associé les phases lunaires aux semis, aux récoltes, à la pêche et à la chasse. Mais ces croyances ne suffisent pas à démontrer un effet systématique de la Lune sur le gibier. La saison, la météo, les ressources alimentaires et le dérangement humain influencent eux aussi les comportements de la faune. Pour le chasseur, pourtant, la lune demeure une invitation à regarder autrement. Le brame du cerf s’éloigne peu à peu, les feuilles tapissent les chemins et les lisières se fondent dans la pénombre. La nuit rappelle que la nature ne se livre jamais entièrement. À l’heure où la chasse suscite de vifs débats, la Pleine Lune du chasseur évoque aussi une longue histoire culturelle, faite de traditions rurales, de connaissance des territoires et de transmission des savoirs. La chasse ne se résume pas à cette dimension poétique : elle implique des règles, des responsabilités, et participe à la gestion des populations animales. Ainsi, sous le ciel d’octobre, elle conserve une part de rêve que les controverses ne suffisent pas à effacer.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Après éclosion, les larves infectent de petits gastéropodes d’eau douce, notamment certaines limnées, au sein desquels elles poursuivent leur développement. Des formes larvaires infectantes sont ensuite libérées dans l’environnement et peuvent être ingérées par des herbivores lors de leur alimentation. Les cervidés, en particulier le cerf élaphe, le daim et le chevreuil, constituent les principaux hôtes définitifs en Europe. Les zones humides — étangs, marais et berges — favorisent donc la transmission en réunissant mollusques, végétation et animaux fréquentant ces milieux. Chez les cervidés, les douves adultes vivent dans le foie et provoquent des lésions hépatiques d’intensité variable. Une infestation peut se traduire par une altération de l’état corporel, une croissance réduite et, indirectement, une dégradation des performances reproductrices ou de la qualité des bois. Les daims et les chevreuils figurent parmi les espèces particulièrement vulnérables. À l’inverse, chez certains autres hôtes, le parasite peut survivre sans parvenir à achever efficacement son cycle. Les ovins, les caprins et les mouflons sont particulièrement sensibles : chez ces animaux, l’infection peut entraîner des atteintes graves, voire la mort. D’autres mammifères peuvent être infestés, mais leur rôle dans le maintien du parasite varie selon leur sensibilité et leur capacité à contribuer à sa transmission. Le mode d’introduction en Sologne demeure inconnu. Aucun risque de transmission à l’être humain n’est actuellement reconnu pour ce parasite. Sa découverte justifie néanmoins une vigilance accrue. Le réseau SAGIR et ses partenaires renforcent les capacités de diagnostic afin de préciser son implantation, sa distribution et ses conséquences potentielles pour la faune sauvage et les élevages sensibles. (Photo OFB)
Cette souche a provoqué des mortalités importantes chez le lièvre ibérique (Lepus granatensis). Des travaux publiés en 2025 ont également démontré son implication dans des mortalités de lièvres d’Europe en Allemagne et aux Pays-Bas. Le franchissement de la barrière d’espèce est donc scientifiquement établi : la myxomatose ne peut plus être considérée comme une maladie exclusivement limitée aux lapins. Une étude épidémiologique menée en Espagne entre 2018 et 2024 a détecté de l’ADN viral dans deux des 114 lièvres d’Europe analysés par PCR, dont un porteur de la variante ha-MYXV. Ce résultat confirme la possibilité d’infections, mais ne signifie pas que tous les animaux infectés développent une maladie clinique. En Charente-Maritime, les lièvres malades ou morts ont conduit à une vigilance sanitaire, notamment dans le secteur d’Andilly-les-Marais et de Charron. Les symptômes rapportés comprennent des lésions cutanées, des dépilations et des atteintes de la tête et des oreilles. Dans l’attente de résultats documentés, il convient donc de distinguer les suspicions de terrain des cas confirmés.
Pourtant, sur trois ans, alors que 330 millions d’euros auraient dû être mobilisés selon les engagements annoncés, seuls 79,5 millions auraient été consacrés aux haies, principalement à leur plantation. L’écart entre les montants annoncés et les sommes effectivement consacrées à cette politique est considérable, puisque le budget prévu pour 2027 représente une baisse de près de 90 %. Cette réduction intervient alors que l’arrachage des haies se poursuit. Entre 2017 et 2021, 23 571 kilomètres auraient disparu chaque année en France. Les haies jouent pourtant plusieurs rôles écologiques : elles accueillent la biodiversité, contribuent à filtrer l’eau, stockent du carbone et protègent les sols du vent et de l’ensoleillement. Elles constituent également des habitats et des corridors de déplacement pour la faune sauvage, notamment le petit gibier. Les haies et leurs lisières offrent ainsi des abris et des ressources alimentaires à des espèces comme la perdrix et le faisan. On peut également s’inquiéter des conséquences de cette baisse de moyens sur le nouveau guichet unique de gestion des haies, lancé récemment. Toutes les demandes d’arrachage doivent désormais passer par ce dispositif.
L’approche « Une seule santé » souligne les liens entre la santé humaine, celle des animaux, la santé des végétaux et l’équilibre des écosystèmes. Les virus, les bactéries, les parasites et les insectes nuisibles ne s’arrêtant pas aux frontières, la prévention des introductions constitue un enjeu sanitaire, agricole et environnemental. La campagne s’articule autour de trois risques principaux : l’importation de végétaux et de fruits, celle de produits d’origine animale et l’introduction de la rage par des animaux domestiques. Chaque année, les contrôles aux frontières permettent d’intercepter des plantes, des graines et des fruits susceptibles de transporter des organismes nuisibles. Certains peuvent menacer les cultures agricoles et les espaces verts. Les produits d’origine animale peuvent également véhiculer des maladies animales absentes du territoire. Le ministère cite notamment la peste porcine africaine et la fièvre aphteuse. La crise de la dermatose nodulaire contagieuse bovine survenue en 2025 a illustré les conséquences possibles de l’introduction d’une maladie animale. L’importation de ces produits depuis les pays tiers dans l’Union européenne est soumise à une réglementation et à des contrôles vétérinaires. La rage constitue un autre point de vigilance. Selon le ministère, les cas de rage canine observés en France ces dernières années concernaient des animaux domestiques importés clandestinement depuis des pays où la maladie est présente. Les voyageurs sont invités à faire vacciner leurs animaux avant un départ à l’étranger, à respecter les règles applicables à leurs déplacements et à éviter tout contact avec les animaux errants dans les pays concernés. Le ministère recommande donc de ne pas rapporter dans ses bagages de plantes, de graines, de fruits ou de denrées d’origine animale sans vérifier les règles applicables. La campagne sera relayée sur les réseaux sociaux, le site internet du ministère et les canaux de communication de ses services. Elle doit être renouvelée régulièrement, notamment pendant les périodes de départs en vacances.
Cette progression s’explique par plusieurs facteurs conjugués : forte fécondité, hivers plus doux, disponibilité alimentaire et évolution des pratiques humaines. Les conséquences économiques sont considérables, avec des dégâts agricoles évalués par les fédérations de chasseurs entre 90 et 100 millions d’euros par an. Selon les données rapportées par l’OFB, les prélèvements restent néanmoins très contrastés selon les départements : le Gard, l’Ardèche et le Loir-et-Cher figurent parmi les territoires les plus concernés, tandis que le Maine-et-Loire et le Lot enregistrent des baisses. L’établissement public estime que ces prélèvements, malgré leur volume, ne menacent pas la survie de l’espèce à l’échelle nationale. Il convient toutefois de rappeler que les tableaux de chasse ne constituent pas, à eux seuls, un recensement des populations : ils dépendent également de l’intensité de la chasse, des conditions météorologiques, des habitats et des règles locales de gestion. Pour les autres ongulés, le bilan disponible dessine un paysage plus nuancé. Les prélèvements de cerfs élaphes progressent de 8,5 % et ceux de daims de 13 %, tandis que les chevreuils reculent légèrement (- 1 %). Les espèces de montagne connaissent une évolution inverse : le mouflon diminue de 10,6 % et le chamois de 6,3 %. Les données communiquées dans les éléments disponibles ne précisent pas la variation nationale des prélèvements d’isards pour 2025-2026...
L’objectif européen est de restaurer progressivement les écosystèmes dégradés d’ici à 2050, avec des échéances intermédiaires en 2030 et 2040. La France possède un patrimoine naturel important, mais celui-ci subit de multiples pressions : artificialisation des sols, pollutions, fragmentation des habitats, changement climatique et espèces exotiques envahissantes. Or, des écosystèmes fonctionnels contribuent à préserver les ressources en eau, à limiter les inondations, à atténuer les fortes chaleurs et à protéger les littoraux. La restauration écologique ne consiste pas nécessairement à retrouver un état naturel ancien. Elle vise à rétablir le fonctionnement des milieux et leur capacité à résister aux perturbations. Elle peut passer par la réduction des pollutions, la suppression du drainage des zones humides, la replantation de haies, la remise en eau des tourbières, la restauration des cours d’eau ou la désartificialisation de certains espaces. Le projet français couvre l’ensemble des grands écosystèmes : milieux agricoles et forestiers, cours d’eau, zones humides, tourbières, espaces marins et littoraux, milieux urbains et habitats naturels d’intérêt communautaire. Il prévoit également des mesures en faveur des pollinisateurs, essentiels à la biodiversité et à la production agricole. Parmi les objectifs annoncés pour 2030 figurent la restauration de 30 % des habitats dégradés d’intérêt communautaire, avec une priorité donnée aux sites Natura 2000, l’accompagnement de la transition agroécologique sur quatre millions d’hectares agricoles et la préservation des espaces verts et du couvert arboré dans plus de 4 200 communes. Le projet sera évalué par la Commission européenne et soumis à l’avis de l’autorité environnementale. Une consultation électronique du public est prévue début 2027. Après prise en compte des observations, le plan doit être finalisé au plus tard le 31 août 2027. Sa mise en œuvre est engagée et fera l’objet d’un suivi régulier.
Les eaux souterraines peuvent également être concernées, lorsque des substances s’infiltrent dans le sol et atteignent les nappes. Leur transfert dépend notamment de la nature du terrain et de la capacité des contaminants à se dissoudre et à circuler. Les conséquences ne s’arrêtent pas nécessairement aux premières semaines. Pendant plusieurs années, des épisodes pluvieux peuvent encore mobiliser des éléments présents dans les sols et les sédiments. Certains métaux et nutriments peuvent ainsi rejoindre les eaux de surface. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques, produits notamment lors de combustions incomplètes, peuvent également être transportés avec les particules ou remis en suspension dans l’eau. L’intensité et la durée de ces phénomènes varient toutefois selon les sites : ils ne se produisent pas systématiquement avec la même ampleur.
Organisées à l’initiative de la Fédération nationale des chasseurs et de la Société centrale canine, elles défendent une chasse sportive, raisonnée et respectueuse du gibier. Après les sélections départementales, régionales et nationales, les meilleurs binômes accèdent à la scène internationale. Sur le terrain, le jury juge le tandem en action. Le maniement de l’arme et la sécurité sont incontournables, mais l’évaluation porte aussi sur la technique du chasseur, ses connaissances cynégétiques, son comportement et sa sportivité. La précision du tir compte, sans suffire à elle seule : un geste maladroit ou une faute de sécurité peut compromettre la prestation. Le chien, lui, doit montrer ses qualités de recherche, son aptitude à trouver le gibier et sa capacité à travailler en harmonie avec son conducteur. Selon sa spécialité, chien d’arrêt ou spaniel, il exprime son talent à sa manière. Le rapport, lorsqu’il est requis, complète cette démonstration. Rien ne s’improvise : dressage, expérience et confiance mutuelle font la différence. Du 22 au 25 octobre, à Niš, les concurrents défendront donc bien davantage qu’un titre. Ils illustreront une chasse où la réussite se mesure autant à la qualité du travail accompli qu’au résultat. Car dans les Rencontres Saint-Hubert, le chasseur et son chien ne sont pas deux concurrents réunis sur un même terrain, mais les partenaires d’une même aventure.
Sur la base des actions en circulation au lancement de l’opération, sa participation passera ainsi de 9,9 % à 24,95 %. Le prix proposé représente une prime d’environ 21 % par rapport au cours de clôture du 16 septembre 2026, et de près de 20 % sur le cours moyen pondéré des 60 séances précédant l’annonce initiale du projet. Pour Beretta, cet investissement constitue une première prise de participation dans une société cotée et un moyen de consolider son implantation aux États-Unis, son premier marché. L’intérêt de l’opération dépasse la seule dimension financière. Ruger dispose d’une marque reconnue, d’installations de production et d’un réseau commercial solidement implantés aux États-Unis.
Beretta apporte, pour sa part, un portefeuille international de marques, des capacités de distribution à l’étranger et une activité diversifiée dans les armes, les munitions, l’optique et les équipements destinés à la chasse, au tir sportif et à la défense. Les deux entreprises prévoient d’étudier des possibilités de coopération dans les ventes, les achats, les approvisionnements et la production. Ces pistes restent exploratoires et non contraignantes : aucun projet d’intégration industrielle n’est arrêté à ce stade. Beretta pourra désigner jusqu’à deux administrateurs indépendants au conseil de Ruger, sous réserve de maintenir au moins 20 % du capital. Entre 15 % et 20 %, ce droit sera limité à un siège. Des restrictions réglementaires encadrent également l’accès aux informations confidentielles. Ruger conservera son autonomie juridique et opérationnelle. L’accord plafonne la participation de Beretta à 25 %, encadre ses droits de vote et prévoit une période de statu quo d’environ trois ans. Cette stratégie permet à Beretta de renforcer son poids sur le marché américain sans financer une acquisition totale. Elle lui offre un accès potentiel à de nouvelles synergies commerciales et industrielles, tout en limitant son engagement financier. En contrepartie, le groupe accroît son exposition aux fluctuations de la demande américaine, aux évolutions réglementaires et aux risques judiciaires propres au secteur des armes à feu.
Sur le littoral, la remontée d’eau salée peut également affecter certains cours d’eau. Les conséquences écologiques peuvent être importantes. De nombreuses espèces aquatiques, adaptées à l’eau douce, supportent mal une hausse excessive de la salinité. La disparition ou la raréfaction de certaines d’entre elles perturbe les chaînes alimentaires et l’équilibre des milieux. En 2022, dans l’Oder, fleuve séparant l’Allemagne et la Pologne, une hausse de la salinité associée à des rejets industriels et à la sécheresse a favorisé la prolifération d’une algue toxique, responsable d’une mortalité massive de poissons. La France est également concernée. Selon l’étude, 6 % du réseau étudié présente une concentration en sels ayant doublé par rapport à son niveau naturel. Autour de Varangéville, près de Nancy, certaines rivières sont sept fois plus salées ; l’Arnoult, en Charente-Maritime, atteint quatre fois son niveau naturel.
Une étude indépendante sur l’habitat doit notamment contribuer à éclairer la décision, attendue à la fin du mois de janvier. Lancé pour tenter de sauver une population au bord de l’extinction locale, le programme repose sur la capture d’oiseaux en Norvège, puis leur transfert dans le massif vosgien. Trois campagnes ont été menées en trois ans. Le bilan fait aujourd’hui état d’une trentaine d’individus présents dans le massif, contre seulement quatre recensés avant le lancement de l’opération. Quatre naissances auraient également été enregistrées durant l’été. Ces chiffres ne suffisent évidemment pas à garantir le succès de la démarche. Encore faut-il que les oiseaux s’acclimatent, survivent et se reproduisent durablement. C’est précisément l’objet des expertises attendues. Mais suspendre le jugement le temps de disposer de données solides paraît autrement plus raisonnable que de condamner le programme avant même d’en avoir évalué tous les effets. Le coût de l’opération, estimé à quelque 200 000 euros, nourrit les critiques de ses opposants. Une somme qui mérite, naturellement, d’être examinée au regard des résultats obtenus. Mais certains défenseurs de l’environnement, prompts à dénoncer cet investissement, se montrent singulièrement moins diserts sur les millions d’euros mobilisés chaque année autour du loup, entre indemnisations des dégâts, protection des troupeaux et dispositifs de gestion. Deux poids, deux mesures ? La question mérite au moins d’être posée. La conservation de la biodiversité ne saurait se résumer à une comptabilité sélective, où certaines espèces justifieraient toutes les dépenses tandis que d’autres devraient prouver leur utilité au centime près. Le sursis accordé au grand tétras est donc bienvenu. Il ne préjuge pas de la décision finale, mais laisse une chance à l’évaluation scientifique de parler avant que le couperet ne tombe.