À l'occasion de la 8e Semaine nationale de l'identification des chiens et des chats, organisée du 15 au 21 juin 2026, Ingenium Animalis, gestionnaire du Fichier National I-Cad, a dévoilé le bilan de l'identification des animaux de compagnie pour l'année 2025. Les chiffres confirment un léger recul des identifications, tout en rappelant l'importance de cette démarche, essentielle pour lutter contre les abandons, retrouver les animaux perdus et assurer leur traçabilité. Créé à la demande des pouvoirs publics, I-Cad est le Fichier National d'Identification des carnivores domestiques. Il centralise les informations concernant les chiens, les chats et les furets identifiés en France.
L'identification, obligatoire pour les chiens et pour les chats avant toute cession, est réalisée par puce électronique ou tatouage. Elle constitue la véritable carte d'identité de l'animal et permet, en cas de perte, de retrouver rapidement son propriétaire grâce aux données enregistrées dans la base nationale. En 2025, I-Cad a enregistré 1 584 965 animaux, soit une baisse de 3,3 % par rapport à 2024. Sur ce total, 1 534 474 correspondent à des premières identifications réalisées en France, tandis que 50 491 animaux importés ont été enregistrés, représentant près de 3 % des identifications, un chiffre en progression de 2,1 %. Dans le détail, 894 610 chats et 637 855 chiens ont été identifiés pour la première fois. Les deux espèces enregistrent un recul d'environ 3 %, mais la baisse est particulièrement marquée chez les chiens, reflet d'un ralentissement des acquisitions observé depuis plusieurs années. Chez les félins, le nombre d'identifications atteint son niveau le plus faible depuis cinq ans. La puce électronique s'impose désormais très largement comme le mode d'identification de référence, le tatouage ne représentant plus qu'une part marginale des enregistrements. Les données d'I-Cad mettent également en évidence des disparités régionales, certaines régions restant particulièrement dynamiques en matière d'identification et d'adoption. Au-delà des statistiques, Ingenium Animalis rappelle que l'identification demeure un acte de responsabilité. Chaque année, des dizaines de milliers de chiens et de chats retrouvés errants peuvent être restitués à leur famille grâce au fichier national. Un geste simple, mais indispensable, qui contribue également au suivi sanitaire, à la lutte contre les trafics d'animaux et à une meilleure connaissance de la population des animaux de compagnie en France.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

L'objectif affiché est d'améliorer les relations entre les agents de terrain et les usagers tout en renforçant la transparence. Inspirée des dispositifs déjà mis en place par les inspections générales de la Police nationale (IGPN) et de la Gendarmerie nationale (IGGN), cette plateforme impose un signalement nominatif. Les déclarants doivent renseigner leur identité, le lieu, la date et les circonstances des faits reprochés, avec la possibilité de joindre des documents ou des photographies à l'appui de leur dossier. L'OFB assure que les données restent strictement confidentielles et ne sont pas diffusées en dehors de l'outil. L'inspection générale de l'établissement s'engage à examiner chaque dossier dans un délai maximal de trois mois. À l'issue de cette analyse, plusieurs scénarios sont possibles : le dossier peut être réorienté si les faits concernent un autre organisme comme l'Office national des forêts ou le Conservatoire du littoral, être classé sans suite si aucun manquement n'est constaté, ou donner lieu à une enquête interne pouvant déboucher sur une procédure disciplinaire. Si les faits sont susceptibles de constituer une infraction pénale, ils sont transmis à la justice. Cette initiative s'inscrit dans le plan gouvernemental présenté au printemps 2025 pour apaiser les tensions entre l'OFB et le monde agricole. Depuis plusieurs années, les relations se sont fortement dégradées, certains contrôles étant dénoncés comme trop intrusifs, tandis que les agents de l'établissement ont eux-mêmes été victimes d'insultes, de menaces et parfois de violences. L'un d'eux avait même échappé à un drame après le sabotage de son véhicule. Créé en 2020, l'OFB emploie près de 1 700 inspecteurs chargés de missions de police administrative et judiciaire. Ils interviennent notamment dans la lutte contre le braconnage, les pollutions, le respect des arrêtés sécheresse et la protection des espaces naturels. Avec cette nouvelle plateforme, l'établissement entend instaurer un cadre de dialogue plus serein, tout en rappelant que les signalements devront être étayés et porter exclusivement sur des comportements susceptibles de contrevenir aux obligations déontologiques des agents publics.
Le gouvernement estime que l'état actuel des populations et l'avancement du plan de gestion ne permettent toujours pas d'envisager une reprise. Concernant la Barge à queue noire, la France applique également les engagements de l'AEWA, dont le plan international renouvelé en 2018 interdit la chasse dans les pays signataires. L'espèce fait déjà l'objet d'un moratoire depuis plusieurs années, régulièrement reconduit. Les autorités soulignent que la situation demeure préoccupante pour la sous-espèce continentale (Limosa limosa limosa), dont les effectifs restent en fort déclin malgré quelques signes encourageants aux Pays-Bas. À l'inverse, la sous-espèce islandaise connaît une progression, mais le réchauffement climatique modifie les périodes de présence des oiseaux en France. Des individus de la sous-espèce continentale sont désormais observés en hiver, période où seule la sous-espèce islandaise était traditionnellement présente. Or, il est impossible de distinguer visuellement les deux sous-espèces lors d'un acte de chasse, ce qui fait peser un risque de prélèvement sur des oiseaux appartenant à une population fragile. Le projet d'arrêté prévoit donc de maintenir la suspension de la chasse de ces deux espèces pendant une année supplémentaire afin de respecter les engagements internationaux de la France. Avant son examen définitif, le texte a été soumis au Conseil national de la chasse et de la faune sauvage. Réuni le 23 juin 2026, celui-ci a rendu un avis majoritairement défavorable, avec 12 voix contre et 7 pour, traduisant les réserves exprimées par les représentants du monde cynégétique. La consultation publique reste ouverte jusqu'au 24 juillet 2026, permettant à chacun d'exprimer un avis favorable ou défavorable sur ce projet.
Aucun objectif chiffré de recrutement n'a été annoncé, pas davantage qu'un budget ou des actions précises à mettre en œuvre. La FNC s'engage essentiellement à diffuser l'information auprès de son réseau, à désigner un référent national et à faciliter les contacts avec les représentants locaux des armées, de la Gendarmerie ou de la Police. Alors pourquoi cette démarche ? La réponse est sans doute moins opérationnelle que symbolique. Depuis plusieurs années, la chasse cherche à démontrer qu'elle constitue un acteur à part entière de la société civile, capable d'assumer des missions d'intérêt général. Gestion de la faune sauvage, participation aux plans de prévention sanitaire, surveillance des territoires, mobilisation lors de catastrophes naturelles ou de recherches de personnes disparues : les exemples ne manquent pas pour illustrer cet engagement. En se rapprochant de la Garde nationale, la FNC entend probablement renforcer cette image d'une communauté de citoyens investis au service du pays. Les qualités traditionnellement attribuées aux chasseurs, connaissance du terrain, sens des responsabilités, disponibilité, discipline et engagement bénévole, correspondent en partie aux profils recherchés pour la réserve opérationnelle. Ce partenariat s'inscrit également dans un contexte géopolitique particulier. Face aux tensions internationales et aux nouveaux enjeux de sécurité, les pouvoirs publics cherchent à renforcer les effectifs de la réserve. Avec près de 945 000 détenteurs du permis de chasser, un maillage de 94 fédérations départementales et plusieurs dizaines de milliers d'associations communales, le monde cynégétique représente un réseau exceptionnellement dense dans les territoires ruraux...
Convivial, festif et résolument familial, le salon réunit durant deux jours l'ensemble des acteurs de cet univers si particulier. Les visiteurs pourront découvrir une impressionnante foire aux appelants, avec des milliers d'oiseaux de toutes espèces et de tous chants, véritable vitrine du savoir-faire des éleveurs spécialisés. Les exposants présenteront également les dernières nouveautés en matière d'équipements, d'accessoires, de vêtements, de matériel et d'armes spécialement destinés à la chasse des migrateurs. De nombreuses démonstrations permettront aux visiteurs de tester les innovations du moment et de bénéficier des conseils des fabricants. Comme chaque année, les animations rythmeront le week-end. Les célèbres concours de la meilleure chanteuse et du meilleur siffleux attireront les connaisseurs, tandis que le désormais incontournable championnat du monde de lancer de blettes promettra, une nouvelle fois, son lot de bonne humeur.
Le ball-trap spécial migrateurs offrira également aux amateurs l'occasion de mesurer leur adresse dans une ambiance conviviale. Les chiens de chasse seront eux aussi à l'honneur avec des démonstrations de retrievers, de broussailleurs et de chiens d'arrêt. Les visiteurs pourront également assister à la Régionale d'Élevage des Retrievers ainsi qu'à la Nationale d'Élevage des Épagneuls de Picardie et de Pont-Audemer, deux rendez-vous très attendus des amateurs de chiens de travail. Au-delà des animations, le Salon des Migrateurs demeure avant tout un lieu d'échanges, de transmission et de partage autour des traditions de la chasse aux oiseaux migrateurs. Huttiers confirmés, chasseurs occasionnels, éleveurs, exposants et simples curieux s'y retrouveront pour célébrer une passion commune dans une ambiance chaleureuse. Les organisateurs donnent donc rendez-vous à tous les amoureux de la chasse des migrateurs les 11 et 12 juillet 2026 à Cayeux-sur-Mer, pour un week-end placé sous le signe de la convivialité, de la découverte et de la passion.
Toute destruction doit être dûment justifiée et encadrée par les autorités. Dans ce dossier, la Direction départementale des territoires a estimé que la sécurité des occupants et la protection du bâtiment justifiaient cette dérogation. L'affaire rappelle que, si la marmotte est souvent perçue comme un symbole paisible de la montagne, ses galeries peuvent parfois causer d'importants dégâts lorsqu'elles sont creusées à proximité des habitations ou des infrastructures. Ce type d'intervention demeure toutefois exceptionnel et ne concerne que des situations présentant un risque avéré pour les personnes ou les biens.
La mission souligne également le manque de connaissances partagées sur plusieurs enjeux essentiels, comme l'occupation des sols, le foncier disponible, la gestion de l'eau ou encore les zones exposées aux risques. Des outils cartographiques ont ainsi été développés afin d'aider à orienter les futures décisions en matière d'urbanisme, de gestion forestière, d'agriculture et de pastoralisme. Le plan d'action « Corbières 2032 » s'articule autour de quatre priorités : renforcer la gouvernance territoriale, organiser une gestion collective de la ressource en eau, adapter les usages des espaces agricoles et forestiers aux nouvelles conditions climatiques, et améliorer l'attractivité du territoire. Composé de 21 mesures, ce programme ambitionne de transformer le traumatisme de l'incendie en une opportunité pour faire des Corbières un territoire pilote en matière de résilience climatique. La méthode pourrait ensuite être reproduite dans d'autres régions méditerranéennes confrontées aux mêmes risques.
Les chiffres témoignent de l’ampleur du phénomène. Au cours de la saison 2025-2026, 699 sangliers ont été prélevés sur l’île d’Oléron. Les secteurs de Saint-Pierre-d’Oléron et de Dolus-d’Oléron figurent parmi les plus concernés, avec respectivement entre 130 et 140 animaux prélevés chacun. Ces résultats illustrent une pression cynégétique devenue indispensable face à une espèce particulièrement prolifique. Pour les responsables locaux, le sanglier n’est plus un gibier rare mais un animal dont la gestion est devenue un véritable enjeu pour préserver l’équilibre entre la faune sauvage, les activités agricoles et la sécurité des usagers de l’île...
Si l'homme peut limiter les effets de ces températures extrêmes en recherchant la fraîcheur ou en s'hydratant, la faune sauvage ne dispose que de ses capacités d'adaptation. Mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et insectes doivent modifier leurs habitudes pour survivre, avec des succès très variables selon les espèces. Une forte chaleur n'est pas forcément synonyme de catastrophe pour les animaux. La plupart ont développé au fil de leur évolution des comportements leur permettant de supporter des températures élevées.
Ce sont surtout l'absence prolongée d'eau, le manque d'ombre, la sécheresse des sols, la raréfaction de la nourriture ou encore les incendies qui aggravent la situation. Les jeunes animaux, les individus âgés et les espèces déjà fragilisées figurent parmi les plus exposés. Les grands mammifères adaptent rapidement leur rythme de vie. Cerfs, chevreuils, daims, mouflons ou sangliers deviennent beaucoup plus discrets durant les heures les plus chaudes. Ils limitent leurs déplacements, recherchent les sous-bois, les fourrés épais ou les secteurs humides et concentrent leur activité au lever et au coucher du soleil, voire pendant la nuit. Le sanglier est sans doute l'espèce la plus dépendante de la fraîcheur. Dépourvu de glandes sudoripares efficaces, il utilise les souilles, ces bains de boue caractéristiques, pour réguler sa température tout en se débarrassant de nombreux parasites. Lorsque les mares s'assèchent, les animaux peuvent parcourir plusieurs kilomètres afin de trouver un point d'eau...
L'industrie a besoin d'électricité pour produire, l'agriculture de carburants pour travailler les sols, semer ou récolter, la forêt de machines pour exploiter les peuplements et valoriser le bois, tandis que les ménages dépendent de l'énergie pour se déplacer, se chauffer et vivre tout simplement. Sans énergie abondante et accessible, aucune économie moderne ne peut prospérer durablement. C'est pourquoi la question énergétique dépasse largement les débats techniques ou environnementaux. Elle touche directement à la souveraineté nationale. Les conflits internationaux récents ont brutalement rappelé cette réalité. Un pays qui ne maîtrise plus sa production énergétique devient dépendant de fournisseurs étrangers et s'expose à des décisions qu'il ne contrôle plus. La France avait pourtant compris cette leçon dès le choc pétrolier de 1973. Face à l'explosion du prix du pétrole, le plan Messmer fut lancé dès 1974 avec une ambition simple : garantir l'indépendance énergétique du pays. En moins de vingt ans, 58 réacteurs nucléaires furent construits. La France disposait alors de l'une des électricités les moins carbonées du monde, parmi les moins chères d'Europe, tout en exportant massivement son courant vers ses voisins. Ce choix industriel visionnaire a assuré pendant plusieurs décennies la compétitivité de l'économie française. Puis sont arrivés les mouvements écologistes politiques...
À l'inverse, les appels du faon exploitent l'instinct de protection des femelles, mais peuvent aussi éveiller la curiosité des mâles présents à proximité. Certains modèles modernes permettent même de varier les tonalités en modulant simplement la pression exercée ou la position des doigts sur l'instrument, offrant ainsi plusieurs possibilités avec un seul appeau. Mais pourquoi un brocard répond-il à ces appels ? La réponse se trouve dans son comportement naturel. Durant le rut, qui s'étend généralement de la mi-juillet à la mi-août selon les régions, les mâles parcourent leur territoire à la recherche de chevrettes réceptives. En entendant une vocalisation crédible, ils pensent qu'une femelle se trouve à proximité et viennent vérifier. La curiosité joue également un rôle important, tout comme l'instinct territorial chez certains sujets dominants. En revanche, les vieux brocards, plus expérimentés, se montrent souvent beaucoup plus prudents que les jeunes animaux et n'hésitent pas à interrompre leur approche au moindre détail suspect. Le choix de l'appeau a également son importance. Les modèles en bois séduisent par la chaleur de leur son, tandis que ceux en acrylique ou en matériaux composites offrent une plus grande régularité et résistent mieux aux variations climatiques. Les appeaux soufflés demandent un peu d'entraînement mais autorisent une palette sonore très riche. Les modèles à poire, actionnés par simple pression, sont souvent plus accessibles aux débutants. Au final, l'appeau ne trompe pas le chevreuil : il exploite simplement ses instincts. Sa réussite dépend moins de l'accessoire lui-même que de la capacité du chasseur à reproduire une situation crédible. Car, en matière d'approche estivale, la meilleure arme reste souvent la connaissance du comportement du brocard...
Bénévoles nommés par le préfet, ils interviennent notamment dans le cadre des opérations de destruction d'animaux susceptibles de causer des dégâts, des battues administratives ou encore des tirs de défense contre le loup. Plusieurs amendements visent à mieux encadrer leur statut et à reconnaître leur engagement au service de l'État, notamment en facilitant leurs autorisations d'absence auprès de leur employeur lorsqu'ils sont mobilisés dans le cadre de leurs missions. Les débats se sont également concentrés sur les modalités d'intervention face aux attaques de loups sur les troupeaux. Le texte examiné prévoit d'adapter certaines règles relatives aux tirs de défense afin de permettre une réponse plus efficace lorsque les éleveurs subissent des prédations. Les sénateurs ont notamment étudié les dispositions issues des travaux de l'Assemblée nationale concernant l'utilisation de dispositifs de vision nocturne. Le projet de loi autorise ainsi, sous certaines conditions strictes, des éleveurs ou leurs mandataires à utiliser des lunettes de visée thermique lors des tirs de défense contre le loup. Cette possibilité serait réservée aux personnes titulaires du permis de chasser, ayant suivi une formation dispensée par l'OFB et ayant déjà participé à une opération de tir encadrée par un ou plusieurs lieutenants de louveterie. L'objectif affiché est d'améliorer l'efficacité des interventions nocturnes tout en maintenant un encadrement technique et administratif...
D'un côté, l'État et l'OFB continuent de défendre cette politique. Leur position reste inchangée : les seuils, barrages et ouvrages transversaux constituent des obstacles à la circulation des poissons migrateurs et au transport naturel des sédiments. Leur suppression ou leur aménagement permettrait de restaurer le fonctionnement des rivières, d'améliorer leur qualité écologique et de limiter le réchauffement des eaux stagnantes. La réglementation française, issue de la directive-cadre européenne sur l'eau et de la loi sur l'eau de 2006, n'a d'ailleurs pas été remise en cause et continue d'être appliquée, même si les services de l'État privilégient désormais davantage les solutions d'aménagement lorsque celles-ci sont techniquement et économiquement envisageables. Mais, sur le terrain, les résultats sont loin de faire consensus. Les populations de poissons migrateurs emblématiques, comme le saumon atlantique ou l'anguille, demeurent très fragiles, malgré plusieurs milliards d'euros consacrés depuis une quinzaine d'années à la restauration de la continuité écologique. Les critiques portent également sur l'absence d'évaluations scientifiques globales permettant de mesurer précisément les bénéfices des effacements réalisés sur les milliers de petits ouvrages. De nombreux élus, propriétaires de moulins, syndicats agricoles et associations dénoncent une politique coûteuse, menée parfois sans véritable analyse coût-bénéfice et sans prise en compte suffisante des autres fonctions assurées par ces retenues d'eau...
Concrètement, cette interruption concerne notamment le renard roux, la fouine et la corneille noire dans les départements où ces espèces étaient classées ESOD. Les opérations de piégeage réalisées au titre de ce classement, les destructions à tir sur autorisation préfectorale ainsi que les autres modalités spécifiques de régulation prévues par la réglementation ne pourront plus être pratiquées pendant cette période transitoire. Cette suspension ne signifie toutefois pas que toute intervention sur ces espèces devient impossible. Les actions relevant d'autres fondements juridiques, comme la chasse durant les périodes d'ouverture ou les dispositions applicables aux espèces exotiques envahissantes du groupe 1, demeurent inchangées. Seuls les dispositifs directement liés au classement ESOD du groupe 2 sont concernés par cette interruption réglementaire. Sur le terrain, cette situation suscite déjà de nombreuses interrogations. Les agriculteurs confrontés aux dégâts, les éleveurs de volailles, les lieutenants de louveterie et les piégeurs attendent désormais la publication du nouvel arrêté afin de pouvoir reprendre les opérations de régulation lorsque le cadre légal sera rétabli. Plusieurs préfectures avaient d'ailleurs anticipé cette échéance en informant les usagers que les autorisations en cours cesseraient automatiquement au 30 juin et qu'une nouvelle demande devrait être déposée dès l'entrée en vigueur du futur arrêté ministériel. La durée de cette interruption dépendra donc exclusivement du calendrier de publication du nouveau texte par le ministère chargé de l'Environnement...