- Ain : la sécurité demeure la priorité absolue de la chasse moderne. Formation, rappel des consignes, signalisation des battues et développement des postes de tir surélevés contribuent à réduire toujours davantage les risques. En offrant une meilleure visibilité et en favorisant les tirs fichants, les miradors limitent notamment les risques de ricochets et améliorent la sécurité de l'ensemble des usagers de la nature. Le 22 juillet, à Pont-d'Ain, la Fédération départementale des chasseurs (FDC 01) a distribué plus de 500 nouveaux miradors à 270 territoires de chasse.
Cette opération, conduite depuis près de dix ans grâce au soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et du Département de l'Ain, porte à plus de 3 000 le nombre de postes de tir installés dans le département. Présent lors de cette remise, Philippe Meunier, vice-président de la Région, a rappelé que plus de 10 000 miradors avaient déjà été financés à l'échelle régionale. Pour Gontran Bénier, président de la FDC 01, cet investissement illustre l'engagement constant des chasseurs en faveur d'une chasse toujours plus responsable et plus sûre.
- Hautes-Alpes : une enquête menée conjointement par les inspecteurs de l'OFB et les gendarmes a conduit au renvoi devant le tribunal correctionnel de Gap de trois personnes soupçonnées d'avoir participé à l'abattage illégal de neuf loups. Leur procès est prévu en janvier 2027. Elles sont poursuivies pour destruction et complicité de destruction illégale d'une espèce protégée. L'enquête débute en avril 2025 à la suite d'un signalement faisant état d'atteintes à la faune sauvage dans le nord du département. Les investigations conduites par les agents de l'OFB mettent en évidence des dispositifs de captation d'images installés à proximité d'une habitation, laissant supposer une activité de braconnage. Le 28 mars 2026, les enquêteurs constatent des éléments laissant présumer l'abattage récent d'un loup en dehors du cadre légal. Des perquisitions réalisées le lendemain permettent la découverte d'un charnier d'animaux susceptible d'avoir servi d'appât, de plusieurs armes à feu ainsi que de la dépouille d'un loup. L'analyse des téléphones et des éléments saisis révèle de nombreuses photographies d'animaux morts, dont des loups, permettant d'établir l'implication présumée de plusieurs personnes. Trois suspects ont été placés en garde à vue puis remis en liberté sous contrôle judiciaire. Six autres personnes ont été entendues en audition libre et pourraient faire l'objet de poursuites distinctes.
- Aube : une rivalité entre deux sociétés de chasse a fini devant le tribunal judiciaire de Troyes. Au cœur de l'affaire, un homme poursuivi pour avoir, selon l'accusation, délibérément foncé avec son véhicule en direction de plusieurs chasseurs appartenant à une société voisine, avec laquelle les relations étaient particulièrement tendues. Les faits se seraient déroulés dans un contexte de conflit ancien entre les deux associations, alimenté par des désaccords sur les territoires de chasse. À l'audience, toute la question était de savoir si le prévenu avait volontairement cherché à percuter les chasseurs ou s'il s'agissait d'une manœuvre mal maîtrisée. Les témoignages, parfois contradictoires, n'ont pas permis d'établir avec certitude les intentions du conducteur, tandis que la défense contestait toute volonté de blesser les victimes. Cette affaire illustre combien les tensions entre sociétés de chasse voisines peuvent parfois dépasser le simple désaccord. L'audience de Troyes rappelle ainsi que ces différends devraient plutôt être réglés par le dialogue et dans le respect des règles...
- Gironde : face à l'ampleur exceptionnelle des incendies qui frappent la France cet été, Engie a annoncé le versement de 25 millions d'euros destinés à soutenir la reconstruction et la régénération durable des forêts sinistrées.
Le groupe énergétique entend ainsi participer à l'effort national de restauration des espaces naturels détruits par les flammes. Dans un communiqué, l'entreprise souligne que cette contribution doit permettre d'accompagner les opérations de reboisement et de financer des initiatives visant à renforcer la résilience des écosystèmes forestiers face aux effets du changement climatique. Engie évoque également le « choc humain, environnemental et économique » provoqué par les incendies qui ont touché plusieurs régions, notamment la Gironde et le massif de Fontainebleau. Depuis le début de l'année, les feux de forêt ont parcouru plus de 116 000 hectares en France, un niveau inédit qui laisse présager un chantier colossal de restauration. Selon le ministère de la Transition écologique, le coût de reconstitution d'un hectare de forêt varie entre 5 000 et 10 000 euros, en fonction des travaux nécessaires et des essences à replanter. Ce soutien financier d'Engie vient compléter les efforts annoncés par les pouvoirs publics. L'État a en effet prévu d'augmenter de 20 millions d'euros les crédits alloués à l'Office national des forêts (ONF) en 2026 afin d'accompagner la remise en état des massifs les plus durement touchés et de préparer des forêts plus résistantes aux aléas climatiques...
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