Une étude menée par des scientifiques français et récemment présentée par le réseau Sagir dresse un constat préoccupant sur les conséquences de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) sur l’avifaune sauvage entre 2020 et 2023. Publiés dans la revue Nature, ses résultats mettent en évidence des épisodes de mortalité d’une ampleur inédite, susceptibles de compromettre la conservation de certaines espèces. Les oiseaux nichant en colonies figurent parmi les plus durement touchés. L’été 2022 a notamment été marqué par des hécatombes chez les oiseaux marins.
En Europe, près de 75 % des colonies de fous de Bassan de l’Atlantique Nord ont été affectées par le virus H5 de clade 2.3.4.4b. En Écosse, certaines colonies ont vu leur effectif diminuer de 70 %, tandis que leur succès reproducteur chutait de 75 %. En France, la mortalité a dépassé 58 % chez les adultes et 67 % chez les juvéniles. D’importantes pertes ont également été signalées au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Russie et en Amérique du Nord. D’autres espèces ont été sévèrement touchées, notamment les grands labbes, les sternes, les mouettes et les goélands. En Afrique, des cas ont été recensés chez les pélicans, les cormorans et même les manchots. Des mortalités ont également concerné les anatidés, les rapaces et plusieurs oiseaux terrestres, bien que dans des proportions moindres. Au-delà du bilan immédiat, les chercheurs s’interrogent sur une évolution plus profonde du phénomène. La diversité croissante des espèces infectées pourrait favoriser l’apparition de nouveaux réservoirs viraux capables d’assurer une circulation continue du virus au sein de l’avifaune sauvage. Selon les auteurs, l’endémicité de l’IAHP chez les oiseaux sauvages pourrait devenir une nouvelle norme à l’échelle mondiale. Une telle perspective suscite de vives inquiétudes, d’autant que le virus a déjà été détecté chez de nombreuses espèces de mammifères sauvages et domestiques. Elle relance également la question du risque d’émergence, à terme, d’une souche mieux adaptée à l’être humain.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Certaines de ces espèces évoluent à plusieurs milliers de mètres sous la surface, dans des zones encore très peu explorées. Ces résultats rappellent à quel point les océans demeurent l'une des dernières grandes frontières scientifiques. Les spécialistes estiment d'ailleurs que près de 90 % des espèces marines seraient encore inconnues. Mais les découvertes ne concernent pas uniquement les abysses. Chaque année, plusieurs milliers d'espèces nouvelles sont également décrites sur les continents. Si la plupart sont des insectes, des plantes ou des champignons, certaines appartiennent à des groupes bien plus emblématiques. Ces dernières années, des mammifères de taille respectable ont ainsi été identifiés en Asie, en Afrique ou en Amérique du Sud, parfois dans des régions pourtant fréquentées depuis longtemps par l'homme. De nouvelles espèces d'antilopes, de primates, de cervidés ou encore de félins ont été distinguées grâce aux progrès de la génétique, révélant une diversité insoupçonnée au sein de populations que l'on croyait parfaitement connues. Ces découvertes rappellent une évidence souvent oubliée : la biodiversité ne se résume pas aux espèces déjà répertoriées dans les guides naturalistes. Même la grande faune sauvage, pourtant la plus visible, continue parfois de livrer ses secrets. Dans le même temps, de nombreuses espèces disparaissent avant même d'avoir été étudiées ou décrites. Pour les scientifiques, l'enjeu dépasse donc la simple curiosité. Mieux connaître le vivant, qu'il se cache dans les profondeurs océaniques, les forêts tropicales ou les montagnes isolées, constitue une condition indispensable à sa préservation. Car protéger une espèce suppose d'abord de savoir qu'elle existe.
Faute d'avoir pu inscrire leur proposition de loi spécifique à l'ordre du jour de l'Assemblée, en raison d'un calendrier législatif particulièrement chargé, les parlementaires ont choisi d'en reprendre les principales dispositions sous forme d'amendements adoptés lors de l'examen de l'article 14. Les mesures votées consacrent dans la loi le caractère bénévole de l'engagement des lieutenants de louveterie, tout en rappelant qu'ils concourent, sous l'autorité du préfet, à une mission de service public et d'intérêt général. Elles précisent également les conditions de recrutement et d'exercice de leurs fonctions, sécurisent juridiquement leur intervention et renforcent l'encadrement des relations avec leurs employeurs afin de faciliter la conciliation entre activité professionnelle et missions de terrain. Institués il y a plus de deux siècles, les lieutenants de louveterie constituent aujourd'hui encore un maillon essentiel de la politique de gestion de la faune sauvage. Nommés par le préfet pour une durée déterminée, ils interviennent notamment dans l'organisation des battues administratives, la régulation des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts ou encore dans le cadre des dispositifs de protection des élevages confrontés à la prédation. Cette reconnaissance législative apparaît d'autant plus importante que ces missions reposent sur l'engagement volontaire d'environ 1 800 lieutenants de louveterie répartis sur l'ensemble du territoire national. Souvent mobilisés dans l'urgence, parfois au cœur de situations sensibles, ils exercent leurs responsabilités sans rémunération, au service de l'intérêt général. Pour les députés à l'origine de ces amendements, il s'agit donc d'une première étape visant à mieux reconnaître et sécuriser l'action de ces auxiliaires historiques de l'administration, dont le rôle demeure plus que jamais d'actualité dans les territoires ruraux.
L'intensification des sécheresses, la déforestation, certaines pratiques agricoles inadaptées ou encore l'urbanisation excessive contribuent à fragiliser les écosystèmes. Chaque année, des millions d'hectares de terres fertiles perdent ainsi leur capacité de production. Longtemps perçue comme un phénomène touchant principalement les régions arides d'Afrique ou d'Asie, la désertification concerne désormais de nombreuses zones tempérées. En Europe, plusieurs pays méditerranéens sont particulièrement exposés. En France, certaines régions du sud connaissent déjà des épisodes de sécheresse plus fréquents et plus intenses, avec des conséquences sur l'agriculture, les ressources en eau et les milieux naturels. La Journée mondiale du 17 juin constitue donc un appel à l'action. Restaurer les sols dégradés, préserver les zones humides, développer des pratiques agricoles plus résilientes ou améliorer la gestion de l'eau figurent parmi les solutions mises en avant. Les experts rappellent qu'un sol en bonne santé stocke davantage de carbone, limite l'érosion et favorise la biodiversité. Au-delà des enjeux environnementaux, la lutte contre la désertification représente aussi un défi social et économique majeur. Protéger les terres, c'est garantir des moyens de subsistance à des millions de personnes et renforcer la capacité des territoires à faire face aux effets du changement climatique. Une responsabilité collective qui concerne désormais l'ensemble de la planète.
Pourtant, les résultats annoncés sont toujours plus inquiétants. À force de mesurer le déclin, ne devrait-on pas aussi mesurer l’efficacité des actions menées ? On peut s’interroger sur tout ce qui aurait pu être entrepris à grande échelle : programmes massifs de replantation de haies, création de réseaux de refuges réellement connectés, restauration d’habitats agricoles fonctionnels, accompagnement technique des agriculteurs, partenariats pragmatiques avec les chasseurs, les forestiers ou les collectivités rurales. Où sont les grands projets nationaux capables de produire des résultats mesurables sur le terrain ? Trop souvent, l’énergie semble concentrée sur la communication, les recours juridiques, les campagnes de mobilisation et les appels aux dons. Les procédures administratives et contentieuses se multiplient, tandis que les actions concrètes paraissent parfois marginales au regard des moyens financiers collectés. La protection de la nature ne peut pourtant pas se résumer à publier des chiffres alarmants, réclamer davantage de subventions ou percevoir des dommages et intérêts après chaque victoire judiciaire. La biodiversité ne se sauvera pas dans les tribunaux ni dans les studios de radio. Elle se restaure dans les champs, les forêts, les zones humides et les espaces ruraux. Cela exige du travail de terrain, des investissements lourds, des compromis et une présence quotidienne auprès des acteurs locaux. Les associations de protection de la nature jouent un rôle d’alerte, mais lorsque les indicateurs qu’elles produisent deviennent chaque année plus mauvais, il est légitime de s’interroger non seulement sur les politiques publiques, mais aussi sur leur propre stratégie. Une organisation qui constate l’échec permanent des résultats qu’elle annonce devrait peut-être consacrer moins d’énergie à dénoncer et davantage à construire.
Dans le domaine de la santé, la ruralité concentre désormais 1 573 maisons de santé pluriprofessionnelles, soit plus de la moitié des structures existantes en France. Par ailleurs, 89 % des communes rurales sont couvertes par une communauté professionnelle territoriale de santé. L'accès aux services publics continue également de progresser grâce au réseau France Services, dont 58 % des espaces sont implantés en zone rurale. Les efforts portent aussi sur la mobilité, avec 418 projets soutenus depuis 2024 via le Fonds vert, représentant plus de 31 millions d'euros d'investissements. En matière d'éducation, 261 Territoires éducatifs ruraux ont été labellisés, au bénéfice de plus de 440 000 élèves. Le logement constitue un autre levier majeur de revitalisation. Grâce aux dispositifs mis en place, 1 935 logements vacants ont été remis sur le marché locatif. Le plan soutient également la vie culturelle et associative, avec 117 circuits de cinéma itinérant actifs dans près de 2 400 communes rurales et une montée en puissance du dispositif Guid'Asso. L'État mise enfin sur un accompagnement renforcé des élus locaux. Le programme Villages d'Avenir concerne désormais 3 081 communes, tandis que Petites Villes de Demain accompagne 1 646 collectivités, générant plusieurs milliards d'euros d'investissements. Malgré ces avancées, plusieurs défis demeurent : l'accès aux soins, le vieillissement de la population, les tensions sur le logement ou encore la baisse des effectifs scolaires. Pour le gouvernement, ce bilan ne constitue donc pas un aboutissement mais une étape. Les années 2026 et 2027 devront permettre d'amplifier les actions engagées afin de conforter l'attractivité et la vitalité des territoires ruraux, considérés plus que jamais comme des acteurs essentiels de l'équilibre national.
Autrement dit, plus de 99 % des nouvelles surfaces annoncées se trouvent déjà au cœur d'un territoire amazonien parmi les plus préservés de la planète. Cela ne retire rien à l'intérêt écologique de cette décision. Les forêts guyanaises constituent un patrimoine naturel exceptionnel qu'il convient de préserver. Mais il est permis de s'interroger sur la portée concrète d'une communication laissant croire à un vaste mouvement de sanctuarisation à l'échelle de l'Hexagone, alors que les nouvelles réserves métropolitaines représentent, à elles toutes, moins d'un millier d'hectares. Ces nouvelles protections concernent néanmoins des milieux remarquables : hêtraies-sapinières des Vosges, forêts anciennes de Meuse, massifs méditerranéens de l'Hérault ou encore boisements périurbains de Seine-et-Marne. Certaines deviennent des réserves biologiques intégrales, laissées en libre évolution sans exploitation forestière, tandis que d'autres relèvent du statut de réserve biologique dirigée, impliquant une gestion active destinée à maintenir des habitats fragiles. Avec ces désignations, la France compte désormais 276 réserves biologiques. La part du territoire bénéficiant d'une protection forte atteint 6,43 %, contre 6,2 % auparavant, l'objectif fixé étant d'atteindre 10 % d'ici 2030. L'existence de ces réserves rappelle surtout que la protection des écosystèmes forestiers n'est pas une nouveauté. Depuis plusieurs décennies, l'ONF met en œuvre des dispositifs conciliant préservation de la biodiversité, connaissance scientifique et gestion durable des espaces boisés. Si la progression annoncée est donc bien réelle, elle illustre aussi les limites de la communication par les grands nombres. Entre l'effet d'annonce et la réalité du terrain, il existe parfois un fossé... large de 156 000 hectares guyanais.
Concrètement, les éleveurs membres d'un groupement pastoral, les gestionnaires d'estive, les bergers et les lieutenants de louveterie pourraient être autorisés à intervenir directement afin d'éloigner les ours dont la présence répétée menace les troupeaux. L'objectif affiché par les pouvoirs publics est de gagner en réactivité et d'améliorer l'efficacité des dispositifs de protection. Cette décision intervient dans un contexte de tension croissante dans les massifs pyrénéens. Pour de nombreux éleveurs, les attaques répétées représentent bien plus qu'une perte économique. Elles engendrent une détresse psychologique, des nuits de surveillance supplémentaires, une désorganisation du travail et remettent parfois en question la poursuite même de l'activité pastorale. Beaucoup rappellent que l'élevage extensif constitue un pilier de l'économie montagnarde, mais aussi un acteur essentiel de l'entretien des paysages, de la biodiversité et de la prévention des incendies. Le futur dispositif restera toutefois strictement encadré. Les personnes habilitées devront suivre une formation spécifique dispensée par l'OFB, comprenant des volets théoriques et pratiques. Une autorisation préfectorale sera également requise, tandis qu'un compte rendu détaillé devra être transmis dans les 72 heures suivant chaque intervention. Pour les organisations agricoles, cette évolution va dans le bon sens, même si elle ne répond pas à l'ensemble des difficultés rencontrées sur le terrain. Elles estiment néanmoins qu'il est indispensable de redonner aux éleveurs des moyens d'action adaptés afin qu'ils ne soient plus les seuls à supporter le poids de la coexistence avec les grands prédateurs.
À 17 h 30, une présentation officielle de l’équipage sera suivie d’une curée froide sonnée par l’ensemble des trompes présentes. La journée se prolongera enfin par une soirée brasero, animée au son des trompes et des chants de vénerie. Snack et buvette seront proposés sur place de 19 h à 22 h, sans réservation.
Près de 150 personnes, chasseurs, propriétaires terriens, bénévoles et invités, ont participé à cette journée placée sous le signe de la convivialité. Les différents intervenants ont salué l’investissement des membres de l’association locale, qui se sont fortement mobilisés pour mener à bien ce projet. Ce nouvel équipement offre désormais un espace fonctionnel pour organiser les réunions, préparer les actions de terrain et renforcer les liens entre les adhérents. Il témoigne également de l’ancrage local de la société de chasse et de son implication dans la gestion de la faune sauvage. Les festivités se sont achevées autour d’un méchoui de sanglier accompagné des vins de l’appellation AOP Fronton... (Photo : Le Petit Journal)
Les scientifiques reconnaissent par ailleurs ne pas être en mesure de mesurer l’ensemble des substances présentes dans les sols. Les polluants historiques, tels que les métaux lourds ou certains composés organiques persistants, sont relativement bien connus, mais de nombreuses molécules plus récentes restent encore insuffisamment suivies. Le cadmium constitue l’une des préoccupations majeures. Principalement issu de certains engrais phosphatés utilisés en agriculture, il est aujourd’hui présent de manière diffuse sur une grande partie des terres cultivées. Les prairies naturelles et certaines zones peu intensivement exploitées semblent néanmoins moins touchées. Quant aux pollutions industrielles, elles se concentrent davantage dans les anciens bassins miniers et les régions fortement urbanisées. La France recense ainsi plus de 11 000 sites considérés comme pollués ou potentiellement pollués. Concernant les pesticides, les connaissances restent encore fragmentaires. Faute d’inventaire complet, les chercheurs s’appuient sur des indicateurs indirects, comme les données de vente des produits phytosanitaires. Au final, s’il subsiste probablement quelques secteurs relativement préservés, notamment dans certaines zones de montagne ou des espaces naturels peu anthropisés, les experts estiment qu’il est aujourd’hui très difficile d’affirmer qu’un sol soit totalement exempt de toute trace de contamination. La question n’est donc plus seulement de préserver les sols encore peu impactés, mais aussi de restaurer ceux qui ont déjà subi des décennies de pressions agricoles, industrielles et urbaines.
Dans une partie de l’Afrique australe et orientale, la chasse touristique constitue en effet bien davantage qu’un simple loisir réservé à quelques clients fortunés. Elle représente une activité économique structurée qui génère des milliers d’emplois directs et indirects dans des régions souvent isolées. Guides professionnels, pisteurs, chauffeurs, cuisiniers, gardes de camp, taxidermistes, mécaniciens, personnels d’entretien ou artisans vivent directement ou indirectement de cette activité. À ces emplois s’ajoutent ceux du transport, de l’hôtellerie, de la restauration ou du commerce local. Dans certaines zones reculées de Namibie, de Tanzanie, du Zimbabwe ou de Zambie, la chasse est parfois la seule activité touristique économiquement viable. Le tourisme photographique, souvent présenté comme une alternative, ne peut pas toujours s’y développer en raison de l’éloignement des infrastructures, de la faible densité animale ou du manque d’attractivité paysagère. Une interdiction européenne pourrait alors entraîner une baisse significative de la fréquentation cynégétique internationale et fragiliser l’équilibre économique de nombreuses concessions. Certaines pourraient même disparaître faute de rentabilité. Les défenseurs de la mesure estiment que ces pertes pourraient être compensées par d’autres formes de valorisation de la faune. Mais la question demeure entière : quels montants représentent réellement les revenus générés par la chasse aux trophées et quelles activités pourraient, à court terme, les remplacer dans des territoires souvent dépourvus d’alternatives économiques crédibles ?...
Pour objectiver les situations locales, l'OFB et ses partenaires mettent en avant les ICE, qui reposent sur trois grandes familles d'indicateurs : l'abondance des animaux, leur condition physique et la pression qu'ils exercent sur la végétation. Déployés dans plus de 86 départements, ces outils doivent permettre d'ajuster les plans de chasse et d'orienter les décisions de gestion. Le discours est séduisant : science, concertation, partage des données, gestion adaptative. Pourtant, derrière ce consensus affiché, plusieurs questions essentielles demeurent sans réponse. Pourquoi les forêts dépérissent-elles réellement ? Peut-on réduire leur affaiblissement à la seule pression des cervidés alors que les sécheresses, les choix sylvicoles, l'uniformisation des peuplements ou encore certaines pratiques d'exploitation sont régulièrement pointés du doigt ? Pourquoi de nombreuses forêts semblent-elles perdre leur capacité à conserver l'humidité ? Quel rôle jouent les cloisonnements d'exploitation, les pistes forestières et les ouvertures de plus en plus nombreuses qui favorisent la circulation des vents et accentuent le dessèchement des sols ? Comment expliquer les dérives observées localement dans la gestion des populations de cerfs, alors même qu'il s'agit, théoriquement, de l'espèce de grands ongulés la plus simple à réguler, une biche ne donnant naissance qu'à un seul faon par an ? Enfin, sommes-nous revenus quinze ans en arrière, lorsque, dans un contexte de fortes tensions budgétaires à l'ONF, certains résumaient la situation par cette formule :