L'Office français de la biodiversité (OFB) a publié son bilan annuel de l'accidentologie liée à la chasse pour la saison 2025-2026. Les chiffres confirment une tendance positive avec un nombre d'accidents mortels en baisse, même si les autorités rappellent que l'objectif demeure le « zéro accident ». Quatre décès accidentels ont été enregistrés au cours de la saison, soit le niveau le plus faible depuis le début des statistiques.
Deux sont survenus lors de chasses au grand gibier et deux lors de chasses au petit gibier. Trois de ces accidents étaient des auto-accidents, soulignant que les principales causes de mortalité concernent désormais les chasseurs eux-mêmes, notamment lors de la manipulation ou du transport des armes. Au total, 92 accidents corporels ont été recensés, un chiffre stable depuis plusieurs saisons, la France enregistrant désormais entre 80 et 100 accidents par an. Cette stabilité s'inscrit dans une tendance de fond marquée par une diminution de près de 50 % des accidents en vingt ans par rapport à la saison 2006. Les non-chasseurs sont également moins touchés. Dix personnes extérieures à la chasse ont été victimes d'un accident cette saison, contre seize l'année précédente. Parmi elles, quatre ont été grièvement blessées et six plus légèrement. L'analyse des causes met en évidence deux axes majeurs de prévention. Les auto-accidents représentent désormais 39 % de l'ensemble des accidents. Par ailleurs, lors des chasses au grand gibier, qui concentrent 66 % de l'accidentologie, le non-respect de l'angle de tir de 30° reste la première cause des accidents impliquant un tiers, dans un cas sur trois. Les incidents matériels demeurent également sous surveillance. L'OFB a recensé 122 tirs ayant provoqué des dégâts sur des habitations, véhicules ou animaux domestiques sans faire de victime. Ce chiffre est en baisse par rapport aux 135 incidents enregistrés la saison précédente, mais reste supérieur à la moyenne observée au cours des quinze dernières années. Pour poursuivre cette amélioration, l'État, l'OFB et les FDC mettent en avant plusieurs leviers : l’examen du permis de chasser centré sur la sécurité, les formations décennales obligatoires, le développement de formations spécifiques pour les responsables de battues. Au cours de la saison 2025-2026, 39 permis de chasser ont ainsi été suspendus à titre conservatoire dans l'attente de décisions judiciaires.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Les captures réalisées en Auvergne serviront à constituer le noyau fondateur d'une population destinée à s'implanter durablement dans le massif du Tanargue. Les animaux transférés feront ensuite l'objet d'un suivi scientifique afin d'évaluer leur adaptation au milieu, leurs déplacements et leur reproduction. Ce programme, porté par les acteurs cynégétiques avec leurs partenaires scientifiques, vise à restaurer une population viable dans un territoire où le chamois était présent à l'état naturel il y a plusieurs millénaires.
c'est aujourd'hui que s'ouvre la première Fête de la ruralité au château de La Gataudière, à Marennes-Hiers-Brouage. Durant deux jours, lundi 13 et mardi 14 juillet, les visiteurs pourront profiter d'un marché de producteurs, d'une mini-ferme, de démonstrations de chiens de travail, de spectacles équestres, de fauconnerie et de nombreuses animations mettant en valeur les traditions et les métiers de la campagne. Avant même son ouverture, l'événement a suscité l'opposition de quelques manifestants hostiles à la chasse, qui contestent la tenue de la traditionnelle messe de Saint-Hubert, célébration emblématique du monde rural, des chasseurs, des forestiers et de tous ceux qui vivent au contact de la nature, une polémique que les organisateurs regrettent, rappelant que cette fête se veut avant tout un moment de convivialité, de partage et de découverte des savoir-faire ruraux, ouvert à tous les publics, quelles que soient leurs convictions. Les organisateurs espèrent donc que le public répondra présent pour faire de cette première édition une réussite et démontrer que le dialogue, le respect des traditions et la célébration du patrimoine rural valent mieux que les critiques entretenues par une poignée d'opposants...
Les espèces concernées continuent de jouer un rôle écologique, mais leur gestion devient nécessaire lorsque leur présence entraîne des déséquilibres ou des pertes économiques importantes. Le projet s'appuie sur une procédure particulièrement encadrée. Les propositions sont élaborées par les préfets, après consultation des commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage, puis examinées au niveau national. Pour être classée ESOD, une espèce doit répondre à des critères stricts rappelés par le Conseil d'État : les dégâts doivent être significatifs, généralement supérieurs à 10 000 euros sur trois ans, et l'espèce doit être suffisamment abondante sur le territoire concerné, avec un seuil d'environ 500 prélèvements annuels servant de référence. L'arrêté prend également en compte l'état de conservation des espèces et les dernières connaissances scientifiques. Ainsi, le putois demeure exclu de la liste à la suite de décisions du Conseil d'État. La martre des pins, retirée en 2025, ne retrouve un classement que dans 14 départements où son état de conservation favorable est compatible avec une régulation locale justifiée par des dégâts avérés. La situation du corbeau freux fait également l'objet d'une analyse au regard de l'évolution de ses populations. Le texte précise enfin les modalités d'intervention. Les espèces classées pourront être régulées par tir ou piégeage, et le renard pourra également être déterré conformément à la réglementation. Des restrictions particulières pourront être décidées localement par les préfets, tandis que tout animal non classé ESOD capturé accidentellement devra être immédiatement relâché. Cette réglementation illustre la volonté des pouvoirs publics de concilier conservation de la faune sauvage et protection des activités humaines. La régulation des ESOD constitue ainsi un outil de gestion indispensable pour limiter les dégâts lorsqu'ils sont objectivement établis, tout en respectant les exigences scientifiques, juridiques et environnementales qui encadrent désormais ces décisions. Ne manquez pas de laisser un avis favorable....
L'OFB souligne également une importante opération nationale contre la détention et l'utilisation de pesticides interdits, ayant conduit à la saisie de 3 000 litres de produits phytosanitaires. La seconde priorité porte sur les usages de la nature. Plus de 17 000 personnes ont été contrôlées ou sensibilisées dans les espaces naturels. La police de la chasse représente 50 % des procès-verbaux dressés par les agents, tandis que la police de la pêche en constitue 20 %, illustrant le poids de ces missions dans l'activité de terrain de l'établissement. L'OFB indique que 62 % des personnes mises en cause dans les procédures judiciaires sont des particuliers, devant les agriculteurs (15 %) et les entreprises (11 %). Près de la moitié des procédures judiciaires ont donné lieu à une amende forfaitaire, principalement pour des infractions liées à la chasse, à la pêche ou à la réglementation des espaces naturels. Les dossiers les plus complexes ont fait l'objet d'enquêtes spécialisées, notamment sur les atteintes aux espèces protégées, les produits phytopharmaceutiques ou les milieux aquatiques. Enfin, l'établissement met en avant un climat d'intervention jugé apaisé. Sur plus de 154 000 contrôles réalisés, seuls 132 incidents ont été recensés, impliquant 225 personnes, soit 0,15 % des usagers contrôlés. Dans près de la moitié des situations, les tensions ont été résolues par le dialogue et les agents n'ont jamais eu à faire usage de leur arme de service au cours de l'année 2025.
Depuis sa création, le dispositif a mobilisé plus de 21 millions d'euros, permettant de soutenir des opérations de restauration des milieux naturels, de protection d'espèces menacées et de renforcement de la résilience des territoires face au changement climatique. Avec les 28 nouveaux projets retenus en 2026, Mission Nature portera à 92 le nombre total d'initiatives financées depuis son lancement. Les projets de cette quatrième édition ont été sélectionnés à l'issue d'un appel à projets organisé du 11 mars au 7 mai 2026. Au total, 128 dossiers ont été déposés, un record qui illustre la forte mobilisation des collectivités, associations, gestionnaires d'espaces naturels et autres acteurs locaux engagés dans la préservation du patrimoine naturel. Les 28 lauréats reflètent la diversité des enjeux écologiques français. Ils concernent notamment la restauration de zones humides, de tourbières et de cours d'eau, la renaturation de forêts, de dunes et de prairies, la préservation des milieux littoraux et marins, ainsi que la sauvegarde d'espèces menacées telles que les chauves-souris, le Vison d'Europe ou les oiseaux des zones humides. Plusieurs projets sont également conduits en Outre-mer, notamment en Guadeloupe, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et à Saint-Martin. Le financement de ces opérations est assuré grâce aux tirages spéciaux du Loto Mission Nature organisés à l'occasion de la Fête de la Nature, les 18, 20, 23 et 25 mai 2026. Ces tirages ont permis de récolter plus de 9 millions d'euros, intégralement destinés au financement des projets retenus.
Le second concerne l'arrêté du 21 janvier 2004 relatif au carnet de prélèvements pour la chasse de nuit au gibier d'eau. Là encore, un nouvel article 2-1 offre la possibilité d'utiliser cette même application mobile afin de remplacer le carnet traditionnel. Il est important de souligner que cette évolution ne modifie pas les obligations déclaratives des chasseurs. Les prélèvements devront toujours être enregistrés conformément à la réglementation en vigueur. Seul le support évolue, laissant le choix entre le carnet papier et la solution numérique lorsque celle-ci est disponible. L'arrêté a reçu un avis favorable du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage le 23 juin 2026 avant sa publication officielle. Il est entré en vigueur à compter de sa publication au Journal officiel.
Les principaux modèles climatiques convergent vers ce scénario, ce qui confère un niveau de confiance élevé aux prévisions. El Niño apparaît généralement tous les deux à sept ans et dure entre neuf et douze mois. Il résulte d'un réchauffement anormal des eaux du centre et de l'est du Pacifique, perturbant les régimes de vents, les précipitations et les températures à l'échelle planétaire. Ses effets se manifestent souvent avec encore plus d'intensité l'année suivant son apparition. Les climatologues redoutent une multiplication des événements extrêmes. De vastes régions pourraient être confrontées à des vagues de chaleur plus fréquentes, à des sécheresses prolongées, mais aussi à des pluies diluviennes et des inondations. L'OMM rappelle que le puissant épisode de 2023-2024 avait contribué à faire de 2024 l'année la plus chaude jamais observée au niveau mondial. Les prévisions saisonnières montrent une probabilité très élevée de températures supérieures aux normales sur la quasi-totalité des zones habitées du globe. Les précipitations devraient augmenter sur le centre et l'est du Pacifique équatorial, tandis qu'elles pourraient être déficitaires sur une grande partie de l'Australie, du sous-continent indien, de certaines régions d'Amérique centrale, des Caraïbes et de la Corne de l'Afrique. À l'inverse, des pluies plus abondantes sont attendues sur le nord du golfe de Guinée, une partie du sud-ouest des États-Unis et certaines régions d'Amérique du Sud. En Europe, les modèles suggèrent un contraste entre un sud plus humide et un nord plus sec, même si ces projections restent plus incertaines que dans d'autres régions. Face à cette évolution, l'OMM appelle les gouvernements à renforcer les systèmes d'alerte précoce afin de limiter les conséquences sur les populations, l'agriculture, les ressources en eau et les infrastructures. Plusieurs organismes scientifiques, dont le Centre commun de recherche de la Commission européenne, estiment qu'un épisode très intense pourrait également accentuer les tensions sur la sécurité alimentaire, provoquer des déplacements de populations et accroître les risques humanitaires dans les régions déjà fragilisées. Les prochains mois seront donc déterminants pour mesurer l'ampleur réelle de ce nouvel épisode El Niño.
Bien que performants dans certaines situations, ces systèmes présentent plusieurs limites : coûts d'installation élevés, maintenance complexe, perte de production électrique lors des arrêts et efficacité encore variable selon les espèces et les conditions météorologiques. Les chercheurs ont donc exploré une approche passive consistant à accroître la visibilité des rotors grâce à des marquages contrastés. Les expérimentations ont été réalisées en laboratoire à l'aide de mini-éoliennes reproduisant différentes configurations de pales. Deux espèces aux capacités visuelles distinctes ont été retenues : le milan noir (Milvus migrans), rapace migrateur fréquemment concerné par les collisions, et le pigeon voyageur (Columba livia), dont les performances visuelles sont bien documentées. Quatre configurations ont été comparées : pales entièrement blanches, une pale noire, pales rayées et pales à motif en damier. Les essais ont également pris en compte plusieurs paramètres susceptibles d'influencer la perception du mouvement : vitesse de rotation des pales, contraste avec l'arrière-plan et type de marquage. Les résultats montrent que la vitesse de rotation constitue un facteur déterminant. Plus de la moitié des oiseaux testés n'ont pas été capables de différencier une turbine immobile d'une turbine tournant à moins de cinq tours par minute, une vitesse pourtant fréquemment observée lors des procédures de ralentissement destinées à protéger l'avifaune. Les marquages rayés se distinguent par une amélioration significative de la perception du mouvement chez les milans noirs. À l'inverse, les motifs en damier produisent des effets variables selon les espèces et semblent même réduire la détection du mouvement chez les pigeons. Ces différences confirment que les capacités de traitement visuel diffèrent fortement d'un groupe d'oiseaux à l'autre, ce qui complique la définition d'un dispositif universel. Les auteurs concluent que les pales rayées représentent actuellement l'option la plus prometteuse pour renforcer la visibilité des éoliennes sans modifier leur fonctionnement mécanique ni leurs performances énergétiques. Toutefois, les résultats obtenus en environnement contrôlé devront être validés sur des installations en exploitation. Des essais de terrain, intégrant la diversité des espèces, des paysages et des conditions météorologiques, seront indispensables avant toute intégration de ces marquages dans les recommandations techniques applicables aux futurs projets éoliens.
Aujourd’hui, la vallée du Drugeon, dans le Haut-Doubs, abrite la dernière population reproductrice française, estimée à une dizaine de couples seulement. Là aussi, les effectifs poursuivent leur chute, avec une baisse de plus de 70 % depuis 2006. Les scientifiques soulignent toutefois que les hivers moins rigoureux liés au changement climatique limitent les épisodes de gel et pourraient favoriser le maintien de cette ultime population dans cette région, la plus froide de France. Les travaux de suivi par balises GPS apportent de nouvelles informations sur la biologie de l’espèce. Ils montrent qu’un couple a besoin d’environ 40 à 45 hectares de prairies humides restaurées pour se reproduire. La Bécassine des marais dépend en effet des prairies permanentes et des zones humides, des habitats devenus rares sous l’effet du drainage, de l’intensification agricole et de l’évolution des pratiques d’aménagement. Ces suivis révèlent également que les jeunes restent plusieurs semaines autour de leur site de naissance avant d’entamer leur migration, généralement entre la mi-août et la mi-septembre, tandis que les adultes migrent plus tard, principalement entre la fin septembre et la mi-octobre. Une fois adultes, les oiseaux reviennent nicher à proximité de leur lieu de naissance. Ce recrutement essentiellement local signifie que la survie des jeunes est indispensable au maintien de chaque population...
Si cette diminution des inscriptions s'inscrit dans la tendance générale de l'évolution du nombre de chasseurs en France, elle ne remet pas en cause l'intérêt porté à une formation reconnue pour son sérieux. Le Brevet Grand Gibier va bien au-delà d'un simple examen. Il constitue un véritable parcours de perfectionnement où les candidats acquièrent des connaissances approfondies sur la biologie et la reconnaissance des espèces, la gestion durable des populations, la réglementation, la sécurité, ainsi que les différentes techniques de chasse. Les épreuves théoriques sont complétées par une importante partie pratique : tir à 25 mètres, tir d'approche et d'affût entre 100 et 200 mètres, ou encore tir en battue sur cible mobile. À chaque étape, la priorité reste la maîtrise du geste et le respect absolu des règles de sécurité. Sous l'impulsion de son président, Matthieu Cousty, l'ANCGG poursuit également le développement de son offre de formation. En 2025, un nouveau module consacré à la chasse individuelle du chevreuil, du cerf et du sanglier est venu enrichir le programme. Cette nouveauté rencontre déjà un vif succès auprès des participants, en particulier des jeunes chasseurs désireux de diversifier leurs pratiques. Cette transmission des savoirs trouve une illustration particulièrement marquante en Moselle. 
Lors de la dernière session organisée par l'Association départementale des chasseurs de grand gibier (ADCGG57), Nolann, âgé de seulement 12 ans, a obtenu la prestigieuse médaille d'or. Après plusieurs semaines de préparation, le jeune passionné a démontré des connaissances naturalistes et cynégétiques comparables à celles de candidats adultes expérimentés. Sa performance témoigne autant de son investissement personnel que de la qualité de l'encadrement assuré par les formateurs bénévoles. La promotion mosellane s'est d'ailleurs distinguée par d'excellents résultats, avec neuf médailles d'or et quatre d'argent décernées sur quinze candidats. Plus qu'un diplôme, le Brevet Grand Gibier constitue aujourd'hui un véritable label de compétence. En plaçant la sécurité, la connaissance de la faune et la gestion responsable du grand gibier au cœur de son enseignement, l'ANCGG contribue à former des chasseurs toujours mieux préparés. Le succès rencontré auprès des plus jeunes démontre que l'avenir de la chasse passe aussi par une transmission exigeante des connaissances et des bonnes pratiques, garante d'une pratique moderne, responsable et durable.
Depuis plus d'un siècle, la LPO s'est imposée comme l'une des principales associations environnementales françaises. Protection des oiseaux, création de refuges, sensibilisation du public, recours juridiques, inventaires scientifiques, participation aux politiques de conservation ou encore mobilisation de dizaines de milliers de bénévoles : son engagement est incontestable. L'association revendique aujourd'hui des millions de données naturalistes collectées chaque année et un rôle de premier plan dans la défense des espèces et des habitats naturels.
Mais au-delà de ce rappel de ses réussites, ce congrès a surtout laissé l'impression d'une organisation sur la défensive. Face aux évolutions politiques, aux arbitrages économiques et aux débats de société, les dirigeants de la LPO semblent davantage constater les difficultés qu'esquisser une véritable stratégie pour les surmonter. La déclaration finale de son président, Allain Bougrain-Dubourg, en est l'illustration. « La protection de la biodiversité se décompose, elle s'émiette, elle se ronge », a-t-il affirmé avant de s'interroger : « Que reste-t-il de ce mot protection ? » Un discours alarmiste qui dresse un inventaire des échecs, des menaces et des renoncements, sans proposer de nouvelles perspectives capables de fédérer au-delà du cercle des convaincus. À force de dénoncer les reculs, la LPO donne parfois le sentiment de subir les événements plus que de les influencer. Son plaidoyer repose sur un constat largement partagé de l'érosion de la biodiversité, mais peine à dessiner un projet mobilisateur conciliant protection de la nature, activités humaines et réalités des territoires. Au terme de ce congrès anniversaire, une question demeure : comment une association qui fut longtemps une force de proposition entend-elle retrouver un rôle moteur dans le débat public ? Car si le diagnostic est sévère, l'absence de vision pour l'avenir laisse planer un doute. À écouter son président, la LPO semble aujourd'hui avoir, elle aussi, quelques plombs mal placés...
En l'absence de vaccin largement déployé dans les populations sauvages, la prévention et la surveillance restent les meilleures armes pour freiner sa progression. Dans ce contexte, les chasseurs jouent un rôle déterminant. Présents quotidiennement sur le terrain, ils constituent un maillon essentiel du dispositif de surveillance mis en place par les autorités sanitaires. Leur mission ne se limite plus au prélèvement du gibier : ils participent activement à la détection des animaux malades ou retrouvés morts, signalent rapidement les carcasses suspectes et collaborent avec les services vétérinaires pour réaliser les analyses nécessaires. La découverte rapide d'un sanglier infecté permet en effet de mettre en œuvre des mesures de biosécurité afin de limiter la propagation du virus. Les chasseurs doivent également respecter des protocoles stricts lors des opérations de chasse : désinfection du matériel, limitation des déplacements des carcasses, gestion des déchets de venaison et contrôle des véhicules ayant circulé dans les zones réglementées.