A proximité du village du Général De Gaulle : un gite accueillant

Quatre finales nationales pour les chiens de chasse ce printemps

 

Le printemps s’annonce particulièrement animé pour les passionnés de chiens de chasse, avec plusieurs finales nationales organisées par la FACCC, dans différentes régions de France au cours des prochaines semaines. Ces rendez-vous rassemblent les meilleurs chiens et conducteurs issus des sélections régionales, venus démontrer les qualités de travail de leurs compagnons. Le week-end prochain, 20, 21 et 22 mars, deux finales nationales se dérouleront simultanément :

- dans la Sarthe, les concurrents se retrouveront pour la finale nationale chevreuil, une épreuve qui met en valeur la capacité des chiens à mener une voie avec précision et régularité sur ce grand gibier. Les équipages sélectionnés tenteront de convaincre les juges par la qualité du travail de leurs chiens, leur application et leur endurance ;

- dans l’Aveyron, une autre spécialité sera à l’honneur avec la finale nationale de rapprocher sur sanglier. Dans cette discipline spectaculaire, les chiens doivent retrouver la trace du sanglier et la remonter jusqu’au moment où l’animal est lancé. Le rapprocher constitue une phase essentielle de la chasse au sanglier et demande aux chiens un mélange de finesse, d’intelligence et de ténacité.

- Direction ensuite le Lot les 27, 28 et 29 mars, pour la finale nationale lièvre. Cette épreuve, très technique, exige des chiens un excellent nez et une grande persévérance pour suivre la voie souvent complexe du lièvre. Les meilleurs spécialistes de cette discipline seront présents pour tenter de décrocher le titre national.

- Puis, un mois plus tard, les 25 et 26 avril, une quatrième finale nationale viendra compléter ce calendrier. La finale nationale chien de pied se tiendra en Haute-Saône. Cette discipline met en avant des chiens capables de travailler la voie d’un animal avant son lever, en suivant patiemment la piste laissée au sol. Elle requiert calme, concentration et une excellente capacité d’analyse de la voie. Ces différentes finales nationales constituent des moments forts pour les amateurs de chiens courants. Elles permettent non seulement de valoriser les qualités de travail des chiens, mais aussi de partager la passion de la chasse et de l’élevage canin entre conducteurs, juges et spectateurs venus nombreux assister à ces épreuves de haut niveau.

Pour en savoir plus, c’est ICI

La semaine en bref...

- Ardèche : la FDC a lancé une opération de réintroduction de lapins de garenne, afin de renforcer les populations locales, en fort déclin. Au total, 150 lapins ont été relâchés dans cinq territoires du département. Les animaux proviennent de l’Hérault, où leur population est actuellement excédentaire. Avant leur arrivée, les zones d’accueil ont été soigneusement préparées. Des abris et refuges ont été créés, certaines zones de chasse ont été limitées et des aménagements ont été réalisés pour favoriser la reproduction et l’installation durable des animaux. Des observations préalables avaient permis d’identifier les secteurs favorables à l’espèce, certains possédant encore quelques individus, tandis que d’autres en étaient totalement dépourvus. L’objectif de cette initiative est de stabiliser les populations locales et de reconstituer des noyaux de reproduction capables de se développer naturellement. D’autres transferts de lapins sont d’ailleurs envisagés dans les prochaines semaines sur d’autres communes du département.

 

- Aude : une enquête de police judiciaire menée par l’OFB a permis de mettre au jour un empoisonnement de vautours fauves, une espèce protégée, sur la commune de Missègre. Les faits remontent à avril 2024, lorsque plusieurs oiseaux ont été retrouvés morts ou en détresse dans le secteur. Certains vautours étaient équipés de balises GPS utilisées dans le cadre d’un programme scientifique de suivi. L’analyse de ces données a montré que plusieurs oiseaux s’étaient nourris au même endroit, avant de cesser brutalement toute activité, orientant rapidement les enquêteurs vers l’hypothèse d’un empoisonnement. Les analyses toxicologiques ont confirmé la présence d’un poison. Les investigations ont permis d’identifier des parcelles suspectes et leurs propriétaires. En janvier 2025, des perquisitions ont été menées par les agents de l’OFB, accompagnés d’une chienne spécialisée dans la détection de produits toxiques. De l’aldicarbe, un pesticide extrêmement dangereux interdit en Europe depuis 2003, a été découvert. Le 21 janvier 2026, le pôle régional pour l’environnement de Montpellier a condamné deux personnes à dix mois de prison avec sursis et à un stage de sensibilisation à l’environnement. Les constitutions de partie civile de la LPO France et de la LPO Occitanie ont été déclarées recevables. Le tribunal a condamné les prévenus à verser à chacune des associations : 1 000 € pour le préjudice moral ; 2 000 € pour le préjudice écologique ; 800 € au titre des frais de procédure.

 

- Cher : le Tribunal administratif d’Orléans a rendu, le 5 mars 2026, une décision partiellement favorable à l’Association départementale des chasseurs de grand gibier du Cher (ADCGG 18). L’association contestait un arrêté du préfet du Cher daté du 8 avril 2024, qui autorisait les exploitants agricoles à effectuer des tirs à l’affût de sangliers sur leurs parcelles agricoles, de nuit, entre le 1er avril et le 30 juin 2024. Les chasseurs avaient saisi la justice le 26 avril 2024, estimant que certaines modalités prévues par l’arrêté ne respectaient pas la réglementation nationale encadrant les procédés de chasse. Le litige portait notamment sur l’autorisation d’utiliser des dispositifs de vision thermique fixés directement sur les armes pour effectuer ces tirs nocturnes. Le tribunal a jugé cette disposition illégale et a donc annulé l’article de l’arrêté qui autorisait l’usage de ces équipements. Les juges ont rappelé qu’un arrêté préfectoral ne peut pas élargir les méthodes de chasse autorisées par la réglementation nationale, notamment celles définies par l’arrêté ministériel du 1er août 1986. En revanche, le reste de l’arrêté autorisant les tirs de sangliers par les agriculteurs a été maintenu. L’association parle ainsi d’une victoire partielle, qu’elle présente comme une défense d’une chasse « éthique et responsable »...

[ LIRE LA SUITE... ]

Une nouvelle méthode pour estimer plus précisément l’effectif de la population de loups en France

Les scientifiques chargés de suivre la population de loups en France annoncent avoir amélioré leur méthode d’estimation. Résultat : ils estiment que la population se situait entre 920 et 1 125 individus durant l’hiver 2023-2024. Une précision notable… obtenue notamment grâce à l’introduction d’une fameuse « fourchette d’incertitude », un outil statistique qui permet de donner une estimation tout en reconnaissant que le chiffre exact reste difficile à déterminer. Cette approche, mise au point par des chercheurs du CNRS, de l’OFB et du laboratoire Antagène, a récemment été présentée dans la revue scientifique Biological Conservation. L’objectif affiché est d’améliorer la précision des estimations afin d’éclairer les décisions publiques concernant la gestion du Loup gris en France. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont affiné une méthode utilisée depuis plus de quinze ans. Celle-ci repose sur l’analyse génétique d’échantillons biologiques laissés par les loups dans leur environnement : excréments, poils ou encore traces d’urine. Ces indices sont collectés sur le terrain par le réseau de suivi Loup-Lynx piloté par l’OFB. Une fois analysés, ils permettent d’identifier les profils génétiques des individus présents sur un territoire donné. Les scientifiques utilisent ensuite des modèles statistiques dits de « capture-recapture ». Ces calculs de probabilité consistent à estimer la taille d’une population à partir des individus identifiés à plusieurs reprises dans les échantillons collectés. Autrement dit, on déduit le nombre total d’animaux à partir de traces indirectes, ce qui explique la difficulté, et la marge d’approximation, inhérente à ce type d’exercice. La nouveauté de la méthode tient à l’intégration d’une dimension spatiale. Les chercheurs prennent désormais en compte la localisation précise des échantillons. Cette donnée permet de considérer qu’un loup a plus de chances d’être détecté à proximité de son domaine vital qu’à grande distance. En intégrant ce paramètre dans les modèles, les estimations deviennent théoriquement plus robustes à l’échelle d’un territoire. Et pour parfaire cette quête de précision, les chercheurs ont donc choisi d’associer leurs résultats à une « fourchette d’incertitude », comparable à celles utilisées en météorologie. Une manière élégante de reconnaître que, même avec des outils statistiques sophistiqués, compter des animaux discrets qui parcourent de vastes territoires reste un exercice délicat. Selon les auteurs de l’étude, cette transparence méthodologique est essentielle pour mieux informer le débat public et les politiques de gestion de l’espèce en France.

Forêts en Scène : dix jours d’animations pour célébrer les forêts françaises

À l’occasion de la Journée internationale des forêts, célébrée chaque année le 21 mars à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies, l’Office national des forêts (ONF) organise une nouvelle édition du festival « Forêts en Scène ». Du 18 au 29 mars 2026, près de 200 animations gratuites seront proposées en France métropolitaine et dans les territoires ultramarins afin de sensibiliser le public aux enjeux forestiers et de faire découvrir ces milieux naturels. Au-delà de la dimension festive, l’événement vise à mieux faire comprendre le rôle des forêts dans la régulation du climat, la préservation de la biodiversité et la gestion durable des ressources. Selon l’ONF, près de trois Français sur quatre se disent attachés aux forêts, un intérêt que ce rendez-vous national entend renforcer à travers des rencontres avec des forestiers et des spécialistes de l’environnement. À Paris, le festival s’installera à l’Académie du Climat, dans le 4e arrondissement, du 18 au 21 mars. Conférences, expositions et ateliers participatifs y seront proposés. Parmi les temps forts figure la « Sylvafresque », un atelier collaboratif permettant d’explorer les multiples fonctions de la forêt. Plusieurs personnalités interviendront également lors de rencontres publiques, parmi lesquelles le photographe animalier Vincent Munier, l’artiste Edi Dubien, l’autrice-compositrice Emily Loizeau ou l’historienne Martine Chalvet. Des activités scientifiques et culinaires seront aussi proposées aux plus jeunes. La programmation comprend également un cycle de projections dans six cinémas indépendants parisiens. Des films tels que « Le mal n’existe pas » de Ryusuke Hamaguchi, « Viendra le feu » d’Oliver Laxe ou « Nausicaa de la Vallée du Vent » de Hayao Miyazaki seront diffusés, suivis d’échanges avec des forestiers et des experts. Partout en France, des animations locales viendront compléter la programmation : conférences, balades guidées, ateliers pédagogiques ou découvertes de métiers forestiers. En Savoie, une conférence sur la gestion forestière en Tarentaise est prévue à Séez. Dans l’Ain, la forêt domaniale de Seillon accueillera une balade en calèche et un jeu de piste. En Moselle, les participants pourront s’initier au martelage, une opération de sélection des arbres à exploiter. Les Outre-mer participeront également à l’événement, notamment en Guyane et à La Réunion avec des visites guidées et des balades botaniques. Le programme complet et les inscriptions sont disponibles sur le site de l’ONF.

État de conservation des espèces migratrices : une situation toujours préoccupante

Une espèce migratrice sur quatre (24 %) est aujourd’hui menacée d’extinction et près de la moitié (49 %) voit sa population décliner. C’est le principal constat d’un rapport intermédiaire préparé avant la COP15 sur la conservation des espèces migratrices, qui se tiendra du 23 au 29 mars à Campo Verde, au Brésil. Ce document actualise le rapport de référence publié en 2024 lors de la COP14. Ce premier rapport constituait la première évaluation mondiale complète de l’état de conservation des espèces migratrices. La nouvelle analyse vise à mesurer l’évolution de leur situation depuis cette date. Depuis la COP14, certaines avancées ont été enregistrées. Des efforts ont notamment permis d’améliorer l’identification et la protection des habitats essentiels, ainsi que celle des corridors migratoires. Les connaissances scientifiques se sont également enrichies grâce à une cartographie plus précise des routes migratoires. Ces actions ont contribué à l’amélioration du statut de conservation de plusieurs espèces, dont sept ont été reclassées dans une catégorie de menace moins élevée. Plusieurs initiatives internationales ont aussi renforcé la compréhension des déplacements des espèces migratrices. Parmi elles figurent notamment l’Initiative mondiale sur la migration des ongulés (GIUM), le système MiCO consacré à la connectivité migratoire dans les océans, ainsi que les travaux de BirdLife International visant à cartographier les principales voies migratoires. Malgré ces progrès, la situation globale demeure alarmante. Les espèces migratrices sont exposées à une multiplication de pressions d’origine humaine tout au long de leurs routes migratoires. La destruction et la fragmentation des habitats, la surexploitation, la pollution et le changement climatique agissent souvent de manière combinée et à différents endroits de leurs cycles de vie. Les dernières mises à jour de la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) confirment cette tendance. Les réévaluations publiées dans la version 2025-1 de la Liste rouge concernent environ un tiers des espèces inscrites aux annexes de la Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS). Face à ces constats, le rapport souligne la nécessité d’accélérer les efforts de conservation afin d’atteindre les objectifs du Plan stratégique de Samarcande pour les espèces migratrices, notamment la cible visant à protéger et restaurer tous les habitats importants d’ici 2032.

Offre de rachat inamicale de Beretta sur Sturm, Ruger & Company...

Le 9 mars 2026, Sturm, Ruger & Company a publié une réponse officielle à une initiative de Beretta Holding, qui cherche à acquérir une participation significative dans l’entreprise américaine. Selon Ruger, cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une tentative de prise d’influence jugée hostile par son conseil d’administration. D’après la communication de Ruger, Beretta a proposé d’acheter des actions de la société via un placement privé avec une décote d’environ 15 % par rapport au prix du marché. Une telle décote est perçue par la direction de Ruger comme défavorable pour les actionnaires existants, puisqu’elle permettrait à Beretta d’accumuler rapidement une participation importante à un prix inférieur à la valeur de marché. Au-delà de l’aspect financier, la principale source de tension concerne les conditions de gouvernance associées à cette opération. Ruger affirme que Beretta souhaite obtenir une représentation disproportionnée au sein du conseil d’administration, ainsi qu’un droit de vote renforcé pouvant s’apparenter à un quasi-droit de veto sur certaines décisions stratégiques. L’entreprise américaine estime que ces exigences donneraient à Beretta une influence excessive par rapport à la taille de sa participation. Ruger indique également que Beretta aurait demandé la nomination de son propre directeur général au conseil d’administration de Ruger. Selon la société américaine, une telle situation pourrait entrer en conflit avec certaines réglementations antitrust américaines, dans la mesure où elle impliquerait la présence d’un dirigeant d’un concurrent direct au sein de l’organe de gouvernance. Dans son communiqué, Ruger souligne toutefois que son conseil d’administration a tenté d’adopter une approche constructive. Des représentants de l’entreprise se sont rendus à plusieurs reprises en Europe afin de rencontrer la direction de Beretta et d’explorer les possibilités de dialogue. Malgré ces échanges, les deux groupes ne sont pas parvenus à un accord sur les modalités d’une coopération ou d’un investissement. Face à ce qu’elle qualifie de « campagne agressive », la direction de Ruger affirme qu’elle restera mobilisée pour protéger les intérêts des actionnaires et des autres parties prenantes. Cette situation ouvre désormais la voie à une possible confrontation stratégique entre les deux fabricants d’armes, qui pourrait se jouer à la fois sur le terrain financier, juridique et de la gouvernance d’entreprise.

L’opération citoyenne « J’aime la Nature Propre »

Organisé par la FNC, l’opération citoyenne « J’aime la Nature Propre » a confirmé en 2026 son succès et sa capacité à mobiliser largement autour de la protection de l’environnement. Cette 6e édition s’est déroulée du 6 au 8 mars 2026 dans 95 départements, rassemblant près de 160 000 bénévoles sur 3 232 points de collecte à travers la France. Depuis sa création en 2021, l’initiative vise à sensibiliser le public aux conséquences des déchets abandonnés dans la nature et à encourager des actions concrètes de ramassage. L’édition 2026 a une nouvelle fois illustré l’ampleur de cet engagement collectif. Des citoyens de tous âges ont répondu présents aux côtés d’associations, de clubs sportifs, de collectivités, d’établissements scolaires, d’entreprises et de nombreux acteurs locaux. Malgré un calendrier marqué par les vacances scolaires et le contexte des élections municipales, la mobilisation est restée très forte. Au total, 160 000 bénévoles, dont 52 000 enfants, ont participé à ces actions de nettoyage dans divers milieux naturels : forêts, campagnes, bords de routes, rivières et littoraux. Au-delà de la collecte de déchets, ces opérations ont également constitué un moment privilégié de sensibilisation à la préservation de l’environnement, notamment auprès des plus jeunes. L’édition 2026 marque également l’extension de l’opération aux territoires ultramarins. Pour la première fois, La Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon ont participé à l’initiative, avec plusieurs actions de ramassage et points de collecte organisés localement, permettant aux habitants de rejoindre ce mouvement national. Au cours du week-end, 17 000 m³ de déchets ont été collectés sur l’ensemble du territoire. Ce volume témoigne à la fois de l’ampleur du problème des déchets abandonnés et de la capacité de mobilisation citoyenne face à cet enjeu environnemental. Au fil des années, « J’aime la Nature Propre » s’impose comme un rendez-vous majeur de l’engagement citoyen pour la nature, illustrant la dynamique collective impulsée par la Fédération nationale des chasseurs et ses partenaires. Pour le président de la FNC, cette édition confirme la progression constante de l’opération : elle démontre que les citoyens sont toujours plus nombreux à vouloir agir concrètement pour préserver l’environnement et protéger les espaces naturels sur l’ensemble du territoire.

La chasse à la palombe aux filets de nouveau attaquée par la Commission européenne

La Commission européenne a relancé, en février, une procédure visant la chasse traditionnelle de la palombe aux filets, estimant que la France ne respecterait pas pleinement les exigences de la directive européenne dite « Oiseaux ». Cette réglementation encadre strictement les méthodes de capture des espèces sauvages, et impose plusieurs critères : sélectivité des techniques utilisées, captures en quantités limitées, contrôle administratif strict, et absence d’alternatives jugées satisfaisantes. Selon les représentants de la FNC, la pratique française respecte pourtant ces exigences. Les captures annuelles de pigeons ramiers et colombins sont estimées à environ 70 000 individus, un niveau considéré comme très inférieur au seuil de durabilité pour des espèces classées en « préoccupation mineure » par l’UICN. Les filets utilisés dans les palombières, qu’ils soient horizontaux au sol ou verticaux dans les arbres, sont installés de manière ciblée afin d’attirer uniquement les pigeons. Des études menées sur le terrain avancent un taux de sélectivité supérieur à 99 %, les captures accidentelles étant immédiatement relâchées. Au-delà de la dimension réglementaire, les chasseurs rappellent que cette pratique s’inscrit dans une gestion globale des populations de pigeons. Le pigeon ramier, en particulier, connaît depuis plusieurs décennies une expansion démographique notable en Europe occidentale. Cette progression s’accompagne localement de dégâts agricoles significatifs, notamment dans les cultures de tournesol, de maïs ou de céréales d’hiver. Dans plusieurs départements, l’espèce figure d’ailleurs sur la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD), ce qui autorise des opérations de régulation afin de limiter les pertes pour les exploitations agricoles. Dans ce contexte, les défenseurs des chasses traditionnelles estiment que les palombières constituent un outil complémentaire de gestion de la faune sauvage. Contrairement à la chasse au fusil, non soumise à des quotas précis, la capture au filet est strictement encadrée et repose sur un nombre limité d’installations et de jours de pratique. Les acteurs du monde cynégétique soulignent également la dimension patrimoniale et scientifique de cette activité. Dans plusieurs régions du sud-ouest, les palombières représentent un élément important du paysage rural et participent à la transmission de savoir-faire anciens. Elles permettent aussi la mise en place d’opérations de baguage et de suivi des migrations, contribuant à l’amélioration des connaissances scientifiques sur les populations de pigeons migrateurs. Face aux critiques de Bruxelles, l’État français poursuit donc le dialogue avec la Commission européenne, en s’appuyant sur des données techniques et scientifiques destinées à démontrer la sélectivité et la durabilité de cette chasse traditionnelle.

Modification du climat : la forêt de plus en plus impactée

L’Union européenne affirme vouloir renforcer la reforestation pour lutter contre le changement climatique. En 2010, elle a lancé une initiative visant à planter trois milliards d’arbres d’ici 2030. Selon la Commission européenne, cet objectif pourrait permettre d’éliminer jusqu’à 15 millions de tonnes de CO2 par an à l’horizon 2050. Pourtant, les progrès restent très limités. D’après un outil de suivi en ligne, moins de 38 millions d’arbres ont été plantés jusqu’à présent. Cela représente environ 1,26 % de l’objectif initial. La Commission précise que cette initiative repose sur un engagement volontaire des organisations et des citoyens. Pour accélérer le mouvement, elle prévoit même de lancer prochainement un prix récompensant les projets de plantations d’arbres les plus innovants et efficaces. Malgré ces initiatives, les forêts restent un élément central dans la lutte contre le réchauffement climatique. En Europe, près de 40 % des terres sont couvertes d’espaces forestiers. Ces milieux abritent une grande partie des espèces animales, végétales et fongiques du continent. Ils jouent aussi un rôle essentiel en absorbant le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère. En plus de stocker du carbone, les forêts contribuent à l’approvisionnement en eau potable, limitent les risques d’inondation et soutiennent la sécurité alimentaire. Toutefois, certains chercheurs estiment que leur capacité à absorber le carbone pourrait diminuer dans les décennies à venir. Les récents incendies illustrent déjà cette fragilité. L’année dernière, plus de 1 800 feux de forêt ont été enregistrés dans l’Union européenne, libérant environ 38 millions de tonnes de CO2. L’été 2025 a été particulièrement dramatique au Portugal et en Espagne, où des méga-feux ont causé la majorité des dégâts forestiers européens. Selon plusieurs analyses, ces catastrophes ont été rendues beaucoup plus probables par des conditions climatiques plus chaudes et plus sèches. Les chercheurs préviennent d’ailleurs que l’Europe du Sud et de l’Ouest devrait subir les transformations les plus marquées dans les décennies futures. Même si l’Europe du Nord pourrait être globalement moins touchée, certains foyers de dégâts forestiers devraient malgré tout apparaître. Une étude internationale publiée dans la revue Science montre que tempêtes, incendies et pullulations de scolytes risquent d’augmenter fortement Europe. Même avec des politiques climatiques ambitieuses les surfaces forestières perturbées pourraient atteindre environ 216 000 hectares chaque année d’ici 2100.

 

Régulation des « nuisibles » : analyse scientifique ou procès idéologique ?

« Les plus d’un million d’animaux jugés nuisibles et tués chaque année par la France le sont sans réel intérêt économique et environnemental. L’abattage massif des renards, fouines, martres, pies, corbeaux et autres corneilles coûte en réalité huit fois plus cher que les dégâts qu’on leur impute... ». C’est ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle et de l’University of the West of England, publiée le 9 mars dans la revue Biological Conservation. Cette étude, reprise par certains médias, présente la régulation des espèces dites « nuisibles » comme une politique coûteuse et inefficace. Pourtant, cette analyse apparaît largement contestable, tant par les angles morts qu’elle laisse que par les hypothèses qu’elle adopte. Les chercheurs affirment que l’abattage de renards, fouines, martres, pies ou corneilles coûterait huit fois plus cher que les dégâts qu’ils provoquent. Mais cette conclusion repose sur une vision très partielle de la réalité de terrain. Les agriculteurs, éleveurs, chasseurs ou collectivités locales, pourtant directement concernés, ne semblent pas avoir été consultés. Or ce sont précisément ces acteurs qui subissent quotidiennement les prédations sur les élevages, les destructions de cultures, les nuisances urbaines ou les dégâts sur les infrastructures. En se limitant à des données administratives et à des estimations économiques, l’étude passe à côté d’une partie importante des impacts réels de ces espèces, notamment les dégâts non déclarés ou difficiles à quantifier. Le calcul du coût de la régulation pose également question. Les auteurs évoquent un coût moyen d’environ 64 euros par animal, sans détailler précisément ce qui entre dans ce calcul ni distinguer ce qui relève réellement de dépenses publiques...

[ LIRE LA SUITE... ]

Ces pesticides qui empoisonnent le sous-sol...

Le sol n’est pas un simple support pour les cultures. Il abrite une multitude d’organismes invisibles à l’œil nu : bactéries, champignons, protozoaires et microfaune. Ces communautés vivantes participent à des processus fondamentaux, comme la décomposition de la matière organique, le recyclage des nutriments ou encore la protection des racines contre certaines maladies. Sans elles, les plantes ne pourraient ni se nourrir correctement ni se défendre face aux stress environnementaux. En d’autres termes, la vitalité des sols conditionne directement la productivité agricole et la biodiversité. Une étude menée à l’échelle européenne met en lumière la persistance préoccupante de nombreux pesticides dans les sols agricoles et les perturbations profondes qu’ils pourraient provoquer dans le microbiome du sol. Lors de l’épandage d’un pesticide, l'impact n'est pas que superficiel. Une grande partie de ces substances s’infiltre dans la terre et agit en profondeur, là où se trouve un univers biologique essentiel à la fertilité des sols. Or, ces équilibres fragiles semblent aujourd’hui menacés. Le site de la Commission européenne recense actuellement 421 pesticides autorisés dans l’Union européenne et au Royaume-Uni. Si leurs effets sur les insectes, les oiseaux ou certains mammifères ont fait l’objet de nombreuses recherches, leurs conséquences sur la vie microscopique du sol restent encore largement méconnues. Pourtant, les premiers travaux scientifiques suggèrent que ces substances peuvent modifier profondément la composition et l’activité du microbiome. Malgré ces inquiétudes, les recherches sur l’impact des pesticides dans les sols restent peu nombreuses. « Ce sont des travaux difficiles, car le nombre d’organismes et de facteurs à étudier est très important », souligne le microbiologiste Marc-André Selosse. Les interactions entre molécules chimiques, micro-organismes et conditions environnementales sont complexes et demandent des analyses longues et coûteuses. Cependant, les résultats disponibles suggèrent déjà une altération de certaines populations microbiennes et une perturbation des cycles biologiques du sol. À long terme, ces modifications pourraient réduire la fertilité naturelle des terres et accroître la dépendance de l’agriculture aux intrants chimiques. Ainsi, loin de disparaître après l’épandage, les pesticides laissent une empreinte durable dans les sols. Leur présence soulève une question essentielle pour l’avenir de l’agriculture européenne : peut-on continuer à protéger les cultures en risquant d’affaiblir la vie invisible qui rend ces cultures possibles ?

Zones clés de la biodiversité

Dix ans après la publication de la norme mondiale pour l’identification des Zones clés de biodiversité (KBA), il est possible d’en mesurer l’ampleur et l’impact. Adoptée en 2016, cette norme vise à identifier les sites essentiels à la persistance mondiale de la biodiversité à partir de critères scientifiques harmonisés. Les KBA sont désignées selon des seuils quantitatifs liés à la présence d’espèces ou d’écosystèmes menacés, d’espèces à aire restreinte, à l’intégrité écologique, aux processus biologiques ou à l’irremplaçabilité d’un site. Ces critères s’appliquent aux milieux terrestres, d’eau douce, marins et souterrains, et à tous les groupes taxonomiques. À ce jour, 16 596 KBA ont été recensées, couvrant 22,1 millions de km². Parmi elles, 29 % se situent en milieu marin et 26 % en eau douce. Leur superficie varie considérablement, avec une médiane de 141 km². La majorité des sites (63 %) sont reconnus pour leur importance pour des espèces mondialement menacées. Au total, 18 365 espèces déclenchent la désignation de KBA, dont une forte proportion de plantes et d’oiseaux. Les principales menaces identifiées sont l’exploitation des ressources biologiques, l’agriculture non durable, les perturbations humaines et les modifications des systèmes naturels. Malgré cela, 62 % des KBA sont totalement ou partiellement couvertes par des aires protégées ou d’autres mesures de conservation efficaces (OECM). Les KBA jouent un rôle central dans la planification des aires protégées et contribuent directement aux objectifs du Cadre mondial de la biodiversité Kunming–Montréal ainsi qu’aux Objectifs de développement durable. Leurs données servent d’indicateurs officiels pour suivre les progrès internationaux. De plus, entreprises et institutions financières les utilisent pour évaluer leurs risques liés à la nature et orienter leurs actions. Les priorités futures portent sur l’actualisation des évaluations, l’extension du réseau et le renforcement de la protection et de la gestion efficace de ces sites stratégiques pour la biodiversité mondiale.