Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement - Autrement Chasse -

Rencontres nationales et européennes du label « Territoire de faune sauvage »

Du 9 au 10 septembre 2025 se tiendront ces rencontres nationales et européennes, un événement pour les propriétaires fonciers, les candidats au label, ainsi que pour tous les acteurs engagés en faveur de la biodiversité. Organisé sous l’impulsion de la Fondation François Sommer, de l’OFB, de la FNC et de l’European Landowners’ Organization, ce rendez-vous sera marqué par deux journées d’échanges, de tables rondes et de visites de terrain. Dans un contexte où l’Union européenne prépare la mise en œuvre du règlement sur la restauration de la nature, l’objectif est clair : démontrer que les propriétaires ruraux, par leurs pratiques volontaires et exemplaires, représentent un levier essentiel pour la préservation et la reconquête de la biodiversité. Fort de près de 100 territoires en France et plus de 550 en Europe, le label « Wildlife Estates – Territoires de Faune Sauvage » propose une approche complémentaire et innovante face à l’urgence écologique. Créée en 2011, la version française du label repose sur une évaluation adaptée au contexte national et s’adresse aussi bien aux associations de propriétaires de zones humides, qu’aux exploitations agricoles, forestières ou encore aux sociétés de chasse communales. Elle met en avant les initiatives concrètes et quotidiennes, souvent menées sans aides publiques ni obligation légale, qui contribuent à préserver la faune, les habitats et les paysages...

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Impasse sur les quotas de chasse en Afrique du Sud...

L’Afrique du Sud connaît sa cinquième année consécutive sans quotas de chasse légalement établis pour trois espèces emblématiques : l’éléphant, le léopard et le rhinocéros noir. Depuis 2021, le ministère des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement (DFFE) n’a publié aucun quota annuel, pourtant exigé par la loi nationale sur la gestion de l’environnement et de la biodiversité (NEMBA), ainsi que par les engagements internationaux du pays dans le cadre de la CITES. Le 30 juillet 2025, la ministre a confirmé publiquement qu’aucun quota n’avait été fixé pour les années 2024 et 2025, prolongeant ainsi une impasse administrative sans précédent. La dernière consultation publique pertinente, publiée au Journal officiel n° 51644 du 22 novembre 2024, s’est révélée problématique. Elle ne comportait ni les chiffres de quotas proposés, ni les données scientifiques justifiant les décisions, et n’accordait qu’une courte période de commentaires, jugée déraisonnable. Ces lacunes ont entraîné plusieurs recours judiciaires, accentuant l’incertitude réglementaire pour l’ensemble du secteur. Les conséquences économiques sont considérables. Des rapports indépendants estiment que les pertes cumulées, depuis le blocage des quotas et des permis d’exportation, atteignent environ 126 millions de dollars (115 millions d’euros). Ces fonds manquants compromettent directement le financement de la lutte contre le braconnage, la gestion des habitats et les projets communautaires liés à la conservation...

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Dispositif expérimental de l'ONF : les îlots d’avenir

Les forêts françaises sont soumises à une pression croissante liée à la multiplication des épisodes de sécheresse et aux effets du réchauffement climatique. Face à cette situation, l’Office national des forêts a mis en place un dispositif expérimental innovant, les îlots d’avenir, dont l’objectif est de tester de nouvelles essences et provenances d’arbres en conditions réelles de gestion sylvicole. Selon Brigitte Musch, responsable du Conservatoire génétique des arbres forestiers (CGAF) à l’ONF, « en raison de la forte vulnérabilité climatique des espèces et de l’importance des surfaces concernées, il est nécessaire d’identifier des essences et des provenances plus résistantes ». Les îlots d’avenir répondent à cet enjeu stratégique en s’inscrivant dans le cadre du projet national RENEssences (Réseau national d’évaluation de nouvelles essences). Un îlot d’avenir est constitué d’une parcelle de petite taille (0,5 à 2 hectares, maximum 5 hectares), plantée avec une seule essence choisie pour ses caractéristiques de tolérance aux conditions climatiques projetées. Ces îlots constituent de véritables laboratoires à ciel ouvert. Les experts du département Recherche, développement et innovation (RDI) de l’ONF assurent un suivi rigoureux, incluant la croissance, la mortalité, l’adaptation écologique et la résilience des plantations. L’origine du matériel végétal, les conditions de plantation et l’évolution des individus font l’objet d’un référencement systématique. Un protocole spécifique de gestion intègre également la question du caractère invasif des essences implantées. Si une espèce présente des signes d’invasivité, elle est immédiatement écartée et l’îlot correspondant détruit...

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Festival du film animalier de Lamotte Beuvron

La ville de Lamotte-Beuvron s’apprête à vivre un nouveau temps fort culturel avec la 8e édition de son festival du film « Le rendez-vous de l’Homme et de l’Animal ». Programmé pour les 28, 29 et 30 novembre 2025, l’événement explore chaque année les multiples relations entre humains et animaux à travers le regard de cinéastes passionnés. Le comité d’organisation vient de dévoiler la sélection officielle. Cette année, sept films ont été retenus parmi 33 propositions, un nombre en progression par rapport à l’édition 2024. La programmation témoigne de la diversité des approches et promet un cru 2025 riche en découvertes. Le documentaire « À perte de vue », de Pierre et Carla Petit, ouvrira sans doute les débats avec le récit d’un voyage initiatique à cheval mené par Carla, cavalière malvoyante. Dans « Château de Bran, à l’ombre des prédateurs », Xavier Lefebvre s’attache à la cohabitation délicate entre la fréquentation touristique et la faune sauvage (ours, loups et lynx), dans les forêts qui entourent le château de Dracula. « L’énigme du requin-taupe », signé Stéphane Granzotto, entraîne le spectateur sous l’eau aux côtés de chercheurs, pêcheurs et photographes en quête de réponses sur un prédateur marin encore mystérieux. S’ajoutent à cette sélection : « Italie des fermes pas comme les autres » de Jérémy Frey et Aurélie Saillard, « Le busard sur la paille » de Marion Fernandez et Maxence Lamoureux, « Mes voisins sauvages » de Pascal Cardeilhac et « Mort de Cannelle, la blessure pyrénéenne » de Raynald Mérienne. Au-delà des prix décernés par le jury, le festival valorise également la participation citoyenne. Les collégiens de la classe cinéma remettront le Prix du jeune public, tandis que les spectateurs éliront le Prix du public. Trois jours de projections et de débats qui s’annoncent comme un rendez-vous incontournable pour les cinéphiles et les amoureux de nature.

Vétérinaires et faune sauvage : entre devoir de soin et cadre légal...

Dans un communiqué publié le 18 août 2025, l’association « Vétérinaires Pour la Biodiversité » (VPB) appelle la profession à sécuriser ses relations avec les centres de soins pour faune sauvage. Elle propose une convention-type de mécénat, afin de clarifier la gratuité éventuelle des actes, l’abandon d’honoraires et le régime fiscal applicable, tout en garantissant le respect du Code de déontologie. L’article R.242-48 du Code rural rappelle le devoir de répondre, dans la mesure du possible, à un animal en péril, et d’orienter le demandeur si l’on ne peut intervenir. Les honoraires doivent être fixés avec « tact et mesure » (R.242-49), et toute pratique qui compromet la qualité des soins par une baisse artificielle est prohibée. Côté compétence légale, tout vétérinaire peut prodiguer des soins d’urgence à un animal sauvage pour mettre fin à ses souffrances, ou permettre son transfert vers un centre habilité. Les fiches professionnelles de l’Ordre précisent les modalités pratiques (accueil temporaire, traçabilité, orientation), utiles pour sécuriser la prise en charge en clinique. Quant aux centres de sauvegarde, ils relèvent du Code de l’environnement (notamment L.413-1 à L.413-5) et de textes d’application, qui fixent les conditions d’agrément, les installations et les certificats de capacité. En pratique, la capture et la détention, par des particuliers, d’animaux sauvages protégés sont prohibées. L’orientation vers des structures autorisées est donc la règle. Lorsque la relation clinique-centre prend la forme d’un mécénat, le cadre fiscal doit être explicite : pour les entreprises (sociétés d’exercice), la réduction d’impôt de l’article 238 bis CGI est en principe de 60 % dans la limite du plus élevé entre 20 000 € et 0,5 % du chiffre d’affaires, puis 40 % au-delà de 2 M€ de dons. Pour les particuliers, l’article 200 CGI ouvre droit à 66 % de réduction dans la limite de 20 % du revenu imposable. Ces avantages supposent un intérêt général réel (absence de contrepartie) et des reçus fiscaux conformes. La convention VPB peut donc aider à distinguer mécénat et prestation (valeur des actes, contreparties, visibilité), à sécuriser la gratuité lorsqu’elle est choisie, et à formaliser l’orientation vers les centres. L’enjeu est double : protéger la faune en détresse et protéger les vétérinaires par un cadre juridique, déontologique et fiscal clair.

La semaine en bref...

- Aude : le violent incendie de début août, a ravagé quelques 17 000 hectares de pinède et de garrigue, dont 2 300 hectares de forêts publiques. Les pins d’Alep, représentant 80 à 90 % des essences touchées, ont été particulièrement affectés. Stéphane Villarubias, directeur territorial de l’ONF pour l’Aude, l’Ariège et les Pyrénées-Orientales, dresse un bilan alarmant : environ 500 000 m³ de bois morts devront être traités, soit plus du double du volume habituel écoulé chaque année. Une fois le feu totalement éteint, l’ONF entamera un chantier inédit. Sa première mission consistera à sécuriser les sentiers, routes et pistes pour éviter tout danger lié aux arbres calcinés, puis à nettoyer les zones sinistrées. Un état des lieux sera établi grâce à des images satellites, complété par des relevés sur le terrain à partir d’octobre. Le bois vendable sera mis sur le marché, et les autres, non vendables seront utilisés pour fabriquer des palettes ou transformés en plaquettes forestières destinées aux chaufferies industrielles des collectivités. Face à l’ampleur des dégâts, un comité de pilotage sera mis en place afin de planifier l’avenir des Corbières. L’objectif : favoriser le renouvellement naturel des peuplements, sans reboisement massif. Avec l’automne et les premières pluies, un reverdissement est attendu, même si les troncs calcinés resteront visibles longtemps.

 

- Aveyron : à Mostuéjouls, la population de mouflons se porte bien, affirme la FDC 12. À quelques semaines de l’ouverture de la chasse, l’organisme confirme la bonne santé de cette espèce emblématique, implantée dans la commune depuis son introduction en 1966. Ce territoire reste aujourd’hui le principal refuge des mouflons aveyronnais, descendants des premiers lâchers, renforcés par une dizaine d’animaux supplémentaires entre 1969 et 1973. Depuis deux ans, la FDC 12 observe attentivement cette population d’ovins sauvages à travers le programme CYNOBS, conduit en partenariat avec l’OFB et financé par l’Ecocontribution. Quatre circuits de comptage sont effectués plusieurs fois par an. Cette surveillance mobilise techniciens, chasseurs, arboriculteurs et propriétaires bénévoles, tous impliqués dans la préservation et le suivi de l’espèce. Les données collectées sont jugées positives, et, malgré les incendies récents et l’augmentation du plan de chasse, la population reste « stable et dynamique ». Un autre indicateur réjouit les observateurs : la nette amélioration de la qualité des trophées, signe d’une bonne vitalité génétique et d’un équilibre écologique préservé sur le territoire.

 

- Côtes d’Armor : le samedi 16 août 2025, un sanglier mort a été découvert sur la plage de Lermot, à Hillion. Le signalement ayant été fait par des promeneurs, la mairesse, Annie Guennou, a rapidement sollicité l’intervention de la gendarmerie, de l’OFB et de la réserve naturelle. Selon les premiers témoignages, l’animal se serait piégé entre Morieux et Hillion avant de se noyer, la marée rejetant ensuite son corps sur le sable. La carcasse a été sécurisée et confiée à l’OFB pour analyses. Ce nouvel incident relance les inquiétudes sur les algues vertes. Depuis janvier, quatre cadavres de sangliers ont été retrouvés sur les plages des Côtes-d’Armor. La zone, connue pour sa prolifération d’ulves, est régulièrement pointée du doigt. En mars dernier, le parquet de Brest avait confirmé qu’un sanglier découvert en 2024 à Morieux était mort par intoxication à l’hydrogène sulfuré, gaz dégagé par la décomposition de ces algues. La question d’un lien entre les mortalités animales et ce phénomène environnemental reste donc sensible. Pour autant, aucune trace d’algues vertes n’a été constatée lors de l’intervention des forces de l’ordre.

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On parle de plus en plus de « chasseur amateur » et ce n’est pas bon signe...

Il est frappant de constater à quel point le mot amateur semble, aujourd’hui, sonner comme une insulte. Jadis, l’amateur désignait celui qui aime, celui qui se passionne sans compter, celui qui s’engage non pour un salaire mais pour un plaisir. Or, lorsqu’on parle désormais de « chasseur amateur », le terme bascule aussitôt dans la dérision : comme si aimer la chasse était devenu un défaut, et non plus un élan. On nous explique qu’il faudrait distinguer les « vrais » des « faux », les professionnels des simples dilettantes. La chasse de loisir, jadis présentée comme tradition, devient alors une distraction frivole, coupable parce que joyeuse. Il ne faudrait plus éprouver d’enthousiasme à tuer un animal : cela serait indécent. Non, il faut la mine grave, l’air accablé, comme un bourreau qui accomplit un devoir, regrettant la nécessité mais s’y pliant. Ainsi la chasse, vidée de son caractère festif, se transforme en sinistre obligation. Hypocrisie suprême : sous prétexte d’éthique, on ne supprime pas la chasse, on la professionnalise. L’animal ne gagne rien, le chasseur ne gagne rien, mais la société gagne un discours moral, celui du sérieux, de la régulation, de la contrainte. On dénie au chasseur le droit de sourire, mais on lui accorde celui d’exécuter, à condition qu’il s’exécute lui-même à paraître contrit. Peut-être est-ce là l’avenir : une chasse sans joie, une chasse triste mais respectable, où l’amateur, figure de la passion naïve, est chassé à son tour par le professionnel, figure de la légitimité austère. Car il faut bien sauver les apparences, et rien n’est plus dangereux que le bonheur affiché de celui qui tue par amour d’un geste ancestral.

Feux de forêt : la gendarmerie fait parler les indices...

Sous l’éclairage clinique du laboratoire, un expert en incendies prépare soigneusement ses gants et sa blouse avant de manipuler des échantillons de terre brûlée, de charbon et de bois calciné prélevés sur des sites sinistrés. Ces matériaux, typiques des feux en milieu naturel, sont analysés dans un centre spécialisé regroupant plusieurs dizaines de professionnels, dont une partie exclusivement dédiée aux enquêtes sur les incendies. Leur mission principale est la détection d’éventuels accélérants, souvent des liquides inflammables, dont la présence peut appuyer la thèse d’un incendie criminel. La procédure débute par la recherche de composés volatils, chauffés afin de libérer des gaz analysés par chromatographie en phase gazeuse, puis identifiés au spectromètre de masse, ce qui permet d’obtenir une véritable « empreinte chimique » des substances présentes. Une seconde étape vise les composés plus lourds, tels que les huiles ou les fiouls, grâce à l’utilisation de solvants. Ces méthodes sont mises en œuvre dans le cadre d’enquêtes complexes, comme celle de l’incendie ayant ravagé récemment plusieurs milliers d’hectares dans l’Aude, où l’origine humaine reste envisagée. Chaque analyse fournit des éléments décisifs pour confirmer ou écarter l’hypothèse d’un acte volontaire, tout en intégrant la dimension chimique dans le processus judiciaire. Toute enquête commence cependant bien avant l’arrivée des échantillons au laboratoire... 

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Landes : la chasse aux gibiers d’eau reprend...

Aujourd'hui, jeudi 21 août 2025, marque l’ouverture anticipée de la chasse aux gibiers d’eau dans les Landes, avant l’ouverture générale du 14 septembre. Cette pratique, profondément ancrée dans le patrimoine local, attire chaque année entre 1 500 et 2 000 passionnés. « C’est une chasse dynamique, qui continue de séduire de nouvelles générations », souligne Régis Argues, directeur de la Fédération départementale des chasseurs. Dans ce département de marais, lagunes et zones humides, la chasse au gibier d’eau constitue un véritable héritage culturel. Qu’elle soit pratiquée à la hutte, en gabion ou à l’affût, elle associe savoir-faire et patience. L’exercice de la chasse est encadré par un arrêté préfectoral (n° 2025/513), qui fixe pour la campagne 2025-2026 les modalités propres au département. Les dates d’ouverture et de fermeture, espèces autorisées ou interdites et conditions particulières d’exercice sont définies au niveau national, puis adaptées localement. Un point essentiel demeure : la chasse de nuit au gibier d’eau reste autorisée, mais uniquement depuis des postes fixes déjà existants au 1er janvier 2000, et déclarés en préfecture avant le 1er janvier 2001. Cette règle vise à limiter la multiplication des installations et à encadrer une pratique singulière, qui fait la réputation des Landes dans toute la France. Par ailleurs, la réglementation nationale interdit l’usage de grenaille de plomb dans les zones humides, mesure déjà en place, afin de protéger la faune et les écosystèmes. La saison 2025-2026 s’ouvre donc dans un cadre strict, combinant tradition vivante et régulation encadrée. Les contrôles, assurés par l’Office français de la biodiversité et les services de l’État, visent à garantir le respect de la réglementation tout en permettant aux chasseurs de perpétuer leur passion. Dans les Landes, encadrée et toujours vivace, la chasse aux gibiers d’eau continue de marquer le paysage culturel et naturel du département.

Cession de la viande de gibier sauvage : un webinaire pour tout savoir...

Jean-Claude Cotineau, président de la FDC du Cher, Matthieu Cousty, président de l’ANCGG et Pierre Zacharie, ingénieur des Services Vétérinaires, réunissent leurs compétences pour vous convier à un événement essentiel qui se tiendra le lundi 6 octobre de 19h à 21h, entièrement en ligne et gratuit. Il s’agit d’un webinaire qui abordera les thématiques les plus importantes pour les professionnels forestiers et autres détenteurs de droits de chasse. Au programme, ces sujets stratégiques sur la venaison et les filières d’écoulement seront présentés et discutés :

- cession et réglementation : rappel et découverte des dernières directives législatives et les régulations concernant la chasse et la gestion des populations de gibier ;

- l’exemple de la FDC du Cher avec son initiative « Gibier pour tous » : découvrir comment la FDC du Cher met en œuvre son initiative innovante pour promouvoir l'accès équitable au gibier ;

- maladies infectieuses et parasitaires du gibier : analyse des défis posés par les maladies infectieuses et parasitaires qui affectent les populations de gibier, ainsi que les mesures de prévention et de contrôle ;

- alertes sanitaires et gestion du territoire : pour apprendre les meilleures pratiques pour gérer les alertes sanitaires et maintenir la santé des écosystèmes tout en préservant les populations de gibier ;

- examens ante et post mortem du gibier : pour voir (ou revoir) les procédures d'examen avant et après la mort du gibier, indispensables pour évaluer la santé des animaux, et garantir la sécurité alimentaire.

Cette réunion virtuelle est donc une opportunité unique d'approfondir ses connaissances et d'échanger avec des experts dans le domaine de la gestion cynégétique. L'accès au webinaire est gratuit, mais l'inscription préalable est obligatoire pour recevoir le lien de connexion. Pour toute information complémentaire, on peut contacter Jean de Falandre. 

Grande Muraille Verte du Sahel : les milliards s'envolent... le désert persiste !

Lancée en 2007 pour reverdir le Sahel sur près de 8 000 km, la « Grande Muraille Verte » (GMV), devait transformer le paysage et offrir un avenir aux populations locales. Mais malgré des promesses internationales dépassant les 20 milliards de dollars, les résultats écologiques peinent à se matérialiser. Au Sénégal, vitrine du projet, les avancées socio-économiques contrastent avec un verdissement timide, révélant un fossé entre ambition politique et réalité du terrain. Les onze membres de l’initiative (Burkina Faso, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad) ambitionnait de restaurer 100 millions d’hectares de terres, de séquestrer 250 millions de tonnes de carbone, et de créer 10 millions d’emplois. Mais, selon une étude publiée dans « Land Use Policy », l’impact écologique de ce méga projet reste faible. Les bénéfices sont surtout économiques avec des emplois temporaires, la création d(infrastructures sociales et une augmentation des revenus pour les communautés rurales. Lors du « One Planet Summit » de 2021 à Paris, les bailleurs avaient promis 19 milliards USD pour accélérer la GMV, après une première promesse de 4 milliards USD en 2015. Mais la réalité est bien différente. Selon l’étude, entre 2011 et 2019, sur 870 millions USD supposément versés, seuls 149 millions USD sont arrivés dans les pays bénéficiaires, soit un peu moins de 20%. La GMV reste donc fortement tributaire des financements étrangers, ce qui a été souligné lors de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement en juillet dernier. Le professeur Amadou Ndiaye, de l’université Amadou Mahtar Mbow et co-auteur de l’étude, estime cependant qu’un projet de cette ampleur ne peut réussir « en une génération » et qu’il faut mieux intégrer les modes de vie locaux dans les stratégies, tout en diversifiant les sources de financement.

Domestiquer le renard, comme on l’a fait avec le chien ?

C’est le pari qu’avaient lancé, dans les années 1950, les chercheurs Dmitri Belyaev et Lyudmila Trut, à l’Institut de cytologie et de génétique de Novossibirsk, en Sibérie. Leur idée : reproduire en quelques décennies ce que l’évolution avait mis des millénaires à accomplir chez le loup devenu chien. Résultat : une lignée de renards argentés étonnamment dociles, qui recherchent la compagnie humaine, agitent la queue et arborent même des taches blanches, des oreilles tombantes ou un museau raccourci, autant de signes typiques du « syndrome de domestication ». Mais derrière ces changements visibles, les chercheurs ont découvert bien plus : la domestication agit aussi en profondeur sur le cerveau. Grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM), une équipe a observé que les renards sélectionnés pour la docilité, tout comme ceux sélectionnés pour leur agressivité, présentaient une augmentation de la matière grise par rapport aux renards « neutres », issus d’une lignée non sélectionnée. Les régions concernées, cortex préfrontal, amygdale, hippocampe ou cervelet, sont précisément celles qui jouent un rôle clé dans les émotions, la mémoire et la prise de décision...

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