Le directeur général de l’Office français de la biodiversité (OFB), Olivier Thibault, a exprimé des réserves sur l’intégration du Conservatoire du littoral au sein de son établissement. Auditionné le 15 septembre par la commission spéciale du Sénat chargée d’examiner une proposition de loi sur la réorganisation des agences de l’État, il a estimé que cette opération était techniquement faisable, tout en soulignant les différences entre les deux organismes. L’article 18 du texte prévoit de réunir l’OFB et le Conservatoire du littoral afin de mutualiser leurs moyens et d’unifier la politique de protection de la nature et des espaces littoraux.
L’OFB, qui compte environ 3 000 agents, assure notamment des missions de police de l’environnement, de surveillance et de connaissance des écosystèmes. Le Conservatoire du littoral est, quant à lui, un opérateur foncier chargé d’acquérir des terrains et d’en organiser la gestion. Pour Olivier Thibault, le rapprochement pose également une question de gouvernance. Il s’interroge sur les relations avec les collectivités territoriales et sur le risque d’éloigner les décisions du terrain. Le directeur général a par ailleurs appelé à davantage de stabilité pour l’OFB, créé en 2020 par la fusion de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et de l’Agence française de la biodiversité. Il estime que les grandes réorganisations sont plus simples en début de mandat. Plus largement, il a insisté sur la nécessité de définir clairement les missions et les responsabilités de chaque opérateur. Il a également évoqué les tensions autour de la police de l’environnement, estimant que les contestations visant les agents traduisent souvent des interrogations sur la réglementation elle-même. Il plaide pour des règles lisibles, une tutelle claire et une meilleure compréhension des missions de chacun. La proposition de loi poursuit son examen parlementaire. La question d’une éventuelle absorption du Conservatoire du littoral reste donc ouverte.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Mais cette recherche de portée pourrait conduire à ressortir des archives une arme autrement plus imposante : la canardière. Historiquement utilisée pour la chasse au gibier d’eau, cette très grosse arme à grenaille était montée sur un affût ou sur une embarcation, son poids et son recul interdisant pratiquement le tir à l’épaule. Elle a notamment été employée aux 19e et au début du 20e siècle par des chasseurs professionnels ou pratiquant une chasse commerciale, avant d’être progressivement interdite en raison de son caractère particulièrement destructeur et non sélectif. Il existait en réalité deux familles. Le « fusil canardier », de gros calibre, pouvait tirer une charge de grenaille pouvant aller jusqu’à 100 grammes pour une distance utile de l’ordre de 80 à 100 mètres. Le « canon canardier », beaucoup plus massif et monté sur affût, constituait une autre catégorie : ces armes pouvaient mesurer plus de 2,50 mètres, peser plusieurs dizaines de kilos et projeter de 150 à 600 grammes de grenaille, avec des portées supérieures à 150 mètres. C’est précisément ce qui rend la comparaison avec le calibre 12 intéressante sur le papier. Une telle gerbe pourrait couvrir une zone plus importante et conserver une portée supérieure à celle d’un fusil classique. Mais l’analogie s’arrête vite : une canardière est lourde, encombrante, peu mobile et conçue historiquement pour des cibles lentes ou groupées. Son emploi contre un drone moderne poserait en outre d’évidents problèmes de sécurité et de réglementation. La canardière serait donc moins une solution opérationnelle qu’une piste historique étonnante : celle d’un très gros « fusil à grenaille » dont les caractéristiques dépassaient largement celles du calibre 12.
Des démonstrations de chiens de recherche, d’intervention et d’assistance mettront également en lumière les capacités de ces auxiliaires dans la société. L’événement comporte un volet pédagogique important. Les futurs adoptants pourront s’informer sur les besoins d’un chien, son éducation et les responsabilités liées à son accueil. La Centrale Canine rappelle qu’adopter un animal constitue un engagement d’une quinzaine d’années. Des ateliers d’approche du chien permettront aussi de mieux comprendre ses comportements et d’apprendre à interagir avec lui. Les organisateurs souhaitent ainsi réunir les passionnés, les familles et les professionnels autour de moments de partage, tout en encourageant une relation responsable entre l’animal et son propriétaire. Les clubs d’éducation et d’utilisation affiliés à la Centrale Canine, les associations canines territoriales et les élus locaux participent à la mise en place des rendez-vous. L’intérêt du public pour cette quatrième édition s’annonce important. Selon les chiffres communiqués par la Centrale Canine, 82 % des Français déclarent aimer les chiens et un tiers en possède au moins un. Plus de huit Français sur dix considèrent le chien comme un membre de leur famille. La Semaine Nationale du Chien entend valoriser cette place particulière, mais aussi rappeler que la complicité se construit par l’éducation, la connaissance des besoins de l’animal et des activités adaptées.
Les parcs nationaux sont également concernés, avec 10 suppressions annoncées sur un effectif de 812 emplois permanents. L’OFB devrait perdre 24 emplois, tandis que les réductions à l’Ademe restent à préciser. Une autre réforme concerne le quasi-statut des contractuels de l’environnement. Bercy conditionne sa revalorisation, qui n’a pas eu lieu depuis plus de dix ans selon le SNE-FSU, à l’arrêt des recrutements sous ce régime à partir de 2028. Ce dispositif encadre les carrières et la mobilité de nombreux agents spécialisés. Les métiers concernés se retrouvent ainsi au cœur des arbitrages budgétaires, au-delà des seules suppressions de postes. Le 15 septembre, une quarantaine d’organisations se sont rassemblées devant Bercy pour réclamer des moyens à la hauteur de l’urgence climatique. Parmi elles figuraient des associations environnementales, des syndicats de fonctionnaires et des organisations de pompiers et d’infirmiers. Au-delà des effectifs, les arbitrages portent également sur les conditions d’emploi et l’organisation des métiers de l’environnement. Le projet de budget 2027 confirme ainsi que les établissements chargés de la protection de la nature et de la gestion des ressources sont directement concernés par les choix de dépenses publiques.
Après vingt minutes de recherche aérienne, le randonneur a été aperçu hors des sentiers. Il était épuisé, désorienté et transi de froid. Les secours l’ont héliporté vers l’hôpital de Briançon. Son pronostic vital n’est plus engagé. Le dispositif LifeSeeker a permis de retrouver le téléphone du disparu et de guider les secours jusqu’à lui. L’intervention s’est déroulée dans le massif des Cerces, dans les Hautes-Alpes. (Photo PGHM)
La fédération appelait les chasseurs à vérifier systématiquement l’état actualisé du quota sur l’application ChassAdapt. Ce rythme de prélèvement constitue aussi un élément à mettre en regard de l’état des populations. Le fait que le quota soit consommé aussi rapidement montre que l’espèce reste suffisamment présente dans les territoires concernés. Il contraste avec l’image d’une espèce devenue partout rare ou absente et rappelle l’intérêt d’une gestion fondée sur des données actualisées plutôt que sur des perceptions générales. Ce plafond de 12 000 oiseaux n’est pas une estimation fédérale : il est fixé par l’arrêté ministériel du 26 août 2026, publié au Journal officiel le 29 août. Le texte autorise la chasse de l’espèce à compter du 30 août 2026 et impose l’enregistrement en temps réel de chaque prélèvement dans ChassAdapt. Si le plafond est atteint, les fédérations doivent en informer les chasseurs et les prélèvements sont alors suspendus. Le dispositif s’inscrit dans le cadre de la gestion adaptative de l’espèce. Le Conseil d’État rappelait le 11 septembre que la tourterelle des bois avait été chassée avec un plafond de 10 560 oiseaux lors de la saison précédente, avant que celui-ci ne soit porté à 12 000 pour 2026-2027. Pour connaître le nombre réellement disponible avant une sortie, c’est donc l’application ChassAdapt qui fait foi.
Elle ne fait ni disparaître le prédateur, ni reculer la vulnérabilité des brebis, ni réparer les pertes économiques et morales subies par les éleveurs. La proposition risque donc d’être reçue comme un nouveau symbole de l’impuissance publique. Depuis des années, les responsables politiques annoncent des mesures, modifient les textes, accélèrent les procédures et augmentent les possibilités de tir. Pourtant, sur le terrain, les éleveurs continuent de vivre avec l’incertitude, la surveillance permanente et la crainte de découvrir leurs animaux blessés ou morts. Après douze siècles de lutte contre le loup, la France semble devoir réapprendre à composer avec sa présence. Il ne s’agit pas de nier le retour d’une espèce sauvage ni les exigences de sa conservation. Il s’agit de reconnaître que cette présence a des conséquences concrètes sur des élevages qui ne peuvent pas être protégés partout de la même manière. La puce GPS peut-elle être un outil complémentaire ? Peut-être. Mais elle ne saurait devenir une réponse politique à elle seule. Les éleveurs attendent des solutions opérationnelles, adaptées aux territoires et évaluées sur leurs résultats. Ils attendent surtout que leur parole soit suivie d’effets. À défaut, chaque nouvelle annonce, même techniquement possible, risque d’alimenter davantage le malaise : celui d’un monde rural à qui l’on demande de s’adapter encore, tandis que l’État semble toujours chercher la manière de gérer un problème qu’il n’a pas encore réussi à résoudre.
Les chercheurs préconisent ainsi d’adapter les périodes d’intervention agricole aux situations réellement observées plutôt que de s’appuyer uniquement sur des dates administratives fixes. En France, cette approche pourrait concerner des oiseaux nicheurs au sol comme le vanneau huppé, le courlis cendré ou le râle des genêts, mais aussi de nombreux petits animaux terrestres. Lièvres, lapins de garenne, hérissons, micromammifères et insectes utilisent les prairies, les bordures de champs et les haies pour se reproduire, se nourrir ou se déplacer. Les travaux agricoles peuvent exposer leurs jeunes à la destruction des abris, à l’écrasement ou au dérangement. Il ne s’agit pas d’imposer aux agriculteurs un calendrier supplémentaire, ni de méconnaître leurs contraintes. Les dates de récolte dépendent aussi de la météo, de l’état des cultures, de l’humidité des sols et du risque de perdre une production. L’objectif serait plutôt d’inviter, lorsque les conditions le permettent, à rechercher des ajustements locaux : décaler une fauche, préserver une zone refuge, réduire la vitesse des engins ou repérer les secteurs occupés avant l’intervention. Cette démarche suppose un dialogue entre agriculteurs, naturalistes, chasseurs et gestionnaires d’espaces naturels. Elle doit également s’appuyer sur des observations de terrain et des dispositifs agro-environnementaux adaptés aux territoires. La conservation des haies, bandes enherbées, prairies permanentes et zones humides complète ces précautions. En préservant les abris, les corridors et les ressources alimentaires, elle contribue à maintenir une faune diversifiée tout en permettant la poursuite de l’activité agricole.
Elle concerne la France hexagonale, la Corse et les départements et régions d’outre-mer. Son programme d’action 2025-2030 s’inscrit dans la continuité des précédents, et prend en compte la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC). Il encourage les territoires à construire des trajectoires d’adaptation à long terme, tout en développant des stratégies locales opérationnelles. Le dispositif repose sur cinq axes : approfondir les connaissances, engager les territoires, mobiliser les outils d’adaptation, sensibiliser les acteurs et financer les projets. Au total, 60 mesures sont prévues. Parmi les priorités figure le développement de solutions fondées sur la nature, afin de dépasser les seules logiques défensives et de mieux intégrer la préservation de la biodiversité dans les politiques d’aménagement.
Le lièvre demeure bien présent, mais ses densités varient considérablement d’un territoire à l’autre. Le constat le plus préoccupant concerne les jeunes, levrauts et lièvres de l’année, qui semblent rares. Les effets de la sécheresse et des fortes chaleurs, le manque de couvert, la prédation et les pertes liées à la circulation routière pourraient expliquer cette situation. Les adultes sont là, mais leur renouvellement pose question. Pour le lapin de garenne, le tableau est plus sombre encore.
Quelques îlots résistent mieux aux maladies, mais l’arrivée des insectes piqueurs en août, vecteurs de nouvelles contaminations, a ravivé les inquiétudes. Myxomatose et maladie hémorragique virale ont lourdement affecté les populations. Elles ne sont toutefois pas les seules responsables. La disparition de nombreux habitats favorables a aussi réduit les capacités d’accueil des territoires. La perdrix rouge, mieux représentée dans certains secteurs du Sud-Ouest, reste plus souvent en difficulté qu’en bonne santé. Les tableaux d’ouverture ont été faibles, parfois parce que les oiseaux manquaient, mais aussi parce que les chasseurs ont choisi la prudence. Une décision qui mérite d’être saluée : préserver le potentiel reproducteur plutôt que rechercher à tout prix quelques oiseaux supplémentaires. La perdrix grise partage ces difficultés dans les grandes plaines céréalières. Les milieux simplifiés, le manque de couverts et la fragilité des populations naturelles rendent sa présence incertaine. Là encore, la retenue des chasseurs apparaît comme un choix de raison...
Pourquoi pas ? Mais à quel moment l’expérimentation devient-elle une politique publique irréversible ? Une forêt n’est pas un laboratoire dont on pourrait remettre les compteurs à zéro. Un choix sylvicole malheureux engage plusieurs générations, parfois un siècle. Ce sont des milliers d’hectares qui se trouvent ainsi condamnés à subir des orientations dont personne ne peut garantir la pertinence à long terme. Le plus grave n’est pas de se tromper : c’est de prétendre savoir quand on ne sait pas. Les incendies, les sécheresses, les dépérissements et les parasites ont déjà démenti bien des certitudes. La prospective forestière devrait être une discipline de l’humilité, de la pluralité des scénarios et de la réversibilité. Elle semble trop souvent se réduire à une succession de tentatives grandeur nature, habillées de vocabulaire scientifique et de promesses de résilience. Et s’il y avait, derrière cette fuite en avant, quelques bonnes raisons cachées ? Des impératifs économiques, des filières industrielles à alimenter, des aides publiques à justifier, des marchés du carbone à conquérir ? Il ne s’agit pas d’accuser sans preuve, mais de poser la question. Quand les intérêts à court terme rencontrent l’urgence climatique, qui garantit que l’avenir de la forêt ne sert pas de variable d’ajustement ? La forêt française mérite mieux qu’une politique de tâtonnement. Elle exige une prospective indépendante, contradictoire, transparente, capable de reconnaître ses incertitudes et de préserver ce qui peut encore l’être. Sinon, nous ne préparerons pas la forêt de demain : nous organiserons son appauvrissement, en espérant que les générations futures nous pardonnent nos certitudes d’aujourd’hui.
Pas nécessairement. L’attirance pour une oreille de sanglier ou un morceau de viande ne se confond pas avec la poursuite d’un gibier. La quête, le mouvement, la piste et le travail olfactif jouent un rôle bien plus direct dans l’expression des comportements de chasse. Cependant, ces récompenses aident dans l’éducation et l’épanouissement du chiot et bien après. Utilisées après un rappel réussi, une marche au pied, un arrêt ou un moment de calme, les friandises naturelles deviennent des récompenses associées à un comportement attendu. Elles peuvent ainsi renforcer la motivation du chien, favoriser son attention et consolider la confiance avec son maître. Le plaisir de mâcher constitue également une activité d’occupation intéressante, à condition de choisir un produit adapté à la taille, à l’âge et aux habitudes de l’animal. La prudence reste toutefois indispensable. Certains bois de cerf ou os très durs peuvent provoquer des fractures dentaires. Les morceaux trop petits présentent un risque d’étouffement ou d’ingestion. Les produits crus doivent provenir d’une filière sûre et être manipulés avec une hygiène rigoureuse. Enfin, certains chiens peuvent défendre leur friandise, surtout lorsqu’elle est très appétente. Bien choisies, surveillées et utilisées avec mesure, ces récompenses ne transforment donc pas automatiquement un chien en chasseur. Elles peuvent surtout contribuer à son équilibre et à une relation harmonieuse avec son maître. Pour découvrir ces produits, rendez-vous chez Kat animal’rie : des produits sains pour des chiens heureux. Sur Facebook ou au 06 21 97 31 51.