Un million d’arbres plantés en Hauts-de-France

La Région Hauts-de-France vient de franchir une étape dans son engagement envers l'environnement, avec la plantation de 1,08 million d'arbres. Lancée en avril 2020 dans le cadre du Plan Arbres, cette initiative marque une contribution majeure à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique. Ce plan a mobilisé les collectivités locales, les associations, les lycées et les résidents, à travers divers programmes soutenus par la région. Le dispositif « Plantations sur propriétés publiques » a joué un rôle clé (700 000 arbres) avec un soutien financier de près de 3,9 millions d'€. Parallèlement, plus de 300 000 autres arbres ont été plantés grâce à des initiatives comme « Génération + Lycée et Nature » et d'autres partenariats stratégiques. La Fondation Engie a également apporté son soutien, renforçant ainsi l'effort régional. Ce succès témoigne non seulement de l'engagement collectif des Hauts-de-France en matière de développement durable, mais aussi de leur capacité à dépasser les objectifs fixés initialement. Pour les années à venir, la région prévoit de poursuivre cette dynamique en adaptant ses stratégies aux défis environnementaux, tout en intensifiant la sensibilisation et la participation communautaire. Avec une mise à jour récente étendant le Plan Arbres jusqu'en 2027, les Hauts-de-France réaffirment leur détermination à construire un territoire plus résilient et plus vert pour les générations à venir. Véronique Teintenier, vice-présidente de la région, exprime avec fierté l'aboutissement de cet objectif, soulignant l'importance cruciale de cette réussite collective.

L’activisme anti-chasse rémunérateur...

 La Société de vénerie, à la suite de l’immixtion de l’activiste anti-chasse Rigaux dans une chasse à courre au lièvre en Haute-Saône, a publié le communiqué de son président, Pierre-François Prioux, qui alerte les pouvoirs publics sur les risques de dérapage de ce provocateur. « L’activiste Pierre Rigaux se présente comme un expert animaliste, militant français pour l’écologie, la cause animale et l’abolition de la chasse. Vaste programme ! Il a entrepris, depuis quelques semaines, de documenter la chasse à courre, afin d’en révéler tous les aspects à son public. Car Pierre Rigaux a bel et bien un public. Mieux, ce public (très restreint) contribue chaque mois à son revenu via une cagnotte en ligne. Au dernier comptage officiel, ce sont 493 tipeurs qui lui assurent un revenu mensuel de plus de 3 000 €... 493 partisans face à 10 000 veneurs et 100 000 sympathisants, pratiquant une activité légale et règlementée ! La question se pose à lui : comment faire vivre cette petite communauté rémunératrice ? La réponse est simple : la provocation, l’insulte, l’appel à la haine, la perturbation sur le terrain de nos chasses à courre. Il a ainsi été vu dans différents territoires de vènerie à travers la France, jusque dans la Haute-Saône ce samedi. Bardé de caméras sur lui-même, ses comparses et jusque sur son véhicule, il filme ses provocations, insultes et perturbations face à des chasseurs qui peuvent parfois s’en agacer. C’est là qu’il nous attend. Tirant de ces instants un témoignage bouleversant, des agressions qu’il subirait, quand il essuie une simple et copieuse engueulade que ses agissements déplaisants finissent par lui valoir. Les veneurs doivent ignorer les provocations et les appels à la haine de Pierre Rigaux. C’est de cela qu’il tire ses revenus auprès des quelques partisans que sa rhétorique mensongère a convaincus. J’attire l’attention des Pouvoirs Publics sur le risque de réactions face aux menaces incessantes de cet activiste. Si je ne doute pas de la capacité des veneurs à se maîtriser, d’autres pourraient perdre leur sang-froid à force de provocations et de harcèlement ».  Pierre-François Prioux, président de la Société de Vènerie.

Et ça tombe bien puisque le sieur Rigaux est venu faire la fermeture de la saison sur les terrains de l’équipage de Bonnelles, en forêt de Rambouillet. Mal lui en a pris... Superbement ignoré par les veneurs, l’activiste anti-chasse, esseulé, avait plus l’air d’un gamin pris la main dans le pot de confiture, que du grand pourfendeur de la chasse à courre qu’il prétend incarner. Des images appelant à la haine, vous n’en aurez donc point. Reste celles d’un équipage poli et courtois, parfaitement représentatif des traditions de la vénerie française, mais ces images-là, Rigaux se gardera bien de les montrer...

Réforme de l’Etat : le ministère de la Transition écologique a rendu sa copie

Le ministère de la Transition écologique a récemment transmis à Matignon un bilan détaillé de l’ensemble de ses missions, dans le cadre de la réforme de l’État initiée par le Premier ministre François Bayrou. Cette revue interne s’inscrit dans une démarche plus large visant à évaluer l’action des administrations publiques. À l’occasion de la « Rencontre des cadres dirigeants de l’État », le 21 février dernier, François Bayrou avait demandé à chaque ministère d’identifier et de décrire précisément ses missions. L’objectif est d’offrir une vision claire des fonctions de chaque administration, de mesurer leur efficacité et d’impliquer les citoyens dans leur évaluation. Le ministère de la Transition écologique a ainsi réalisé un inventaire détaillé, comprenant un descriptif des différentes missions, les effectifs affectés, les ressources financières mobilisées ainsi que les bénéficiaires et les principaux indicateurs de performance. Les documents transmis permettent de mieux appréhender l’organisation et l’action du ministère. Cette initiative s’inscrit dans un processus de transparence voulu par le gouvernement. François Bayrou a en effet souligné que les résultats de cette revue seraient rendus publics. L’idée est de permettre aux citoyens, aux professionnels et aux fonctionnaires eux-mêmes d’évaluer l’efficacité des missions administratives. Toutefois, cette analyse ne doit pas être confondue avec une autre, lancée en janvier par la ministre Agnès Pannier-Runacher. Selon le cabinet de la ministre, l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd) poursuit en parallèle une mission d’évaluation. Il reste à déterminer comment ces différents travaux s’articuleront et si leurs conclusions convergeront vers des réformes concrètes.

Congrès 2025 de l’UICN : les inscriptions sont ouvertes

Pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2025, qui se tiendra du 9 au 15 octobre aux Emirats Arabes Unis, les inscriptions sont ouvertes. Ces rencontres internationales représentent plus qu'une simple conférence : c'est un appel mondial à l'action pour les défenseurs de l'environnement, les décideurs politiques et les scientifiques qui s'efforcent de façonner un avenir durable pour la planète. Organisé à Abu Dhabi, cet événement d'envergure invite à participer à la définition des priorités mondiales en matière de conservation et d'action climatique. L'édition 2025 marquera un moment fort, alors que le monde fait face à des crises environnementales croissantes. Un des aspects clés de ce congrès est la présentation des 45 motions françaises, préparées par le Comité français de l’UICN en collaboration avec plus de 300 experts et 111 organismes internationaux. Ces motions couvrent une gamme diversifiée de thèmes allant de la conservation des écosystèmes terrestres, marins et d'eau douce, à l'amélioration des cadres politiques et juridiques pour la nature. Elles seront soumises à l'adoption lors du congrès, visant à influencer les politiques internationales et nationales pour enrayer l'effondrement de la biodiversité. Le Congrès mondial de la nature est également une plateforme dynamique où naissent des idées novatrices et où les politiques prennent forme. C'est ici que les alliances stratégiques se forgent, essentielles pour surmonter les défis environnementaux mondiaux. Les participants auront l'opportunité de participer à des discussions de haut niveau, d'assister à des négociations internationales et de contribuer à l'élaboration de recommandations pour l'avenir de la conservation.

Les faits divers de la semaine passée

- Ain : la FDC a quitté Bourg-en-Bresse pour s’installer à Pont-d’Ain, dans la zone Ecosphère innovation. Ce déménagement lui permet de bénéficier de locaux modernes et fonctionnels sur un terrain de 6 000 m², améliorant les conditions de travail de ses quinze salariés. Le nouveau siège dispose de bureaux adaptés, d’une grande salle de réunion pouvant accueillir une centaine de personnes et d’un accès facilité pour les personnes à mobilité réduite. Avec près de 10 000 chasseurs dans le département et environ 300 nouvelles inscriptions annuelles, la chasse reste dynamique dans l’Ain. Cependant, les dégâts causés par les sangliers posent un problème majeur. En 2024, 800 000 euros ont été versés aux agriculteurs en compensation des dommages causés aux cultures. Pour limiter ces nuisances, 7 612 sangliers ont été abattus dans l’année. Gontran Bénier, président de la Fédération, souligne que cette nouvelle implantation, plus centrale, offre un meilleur accès aux chasseurs du département et améliore l’organisation des activités cynégétiques.

 

- Ardèche : le tribunal correctionnel de Privas a renvoyé le procès de l'affaire des chiens de chasse abattus à Chanéac, au 3 avril 2025, à 9 heures. Il s'agit d'examiner la plainte de la coopérative agricole et artisanale autogérée Longo Maï. Les faits remontent au 16 décembre 2023 quand un membre de la communauté a abattu sept chiens de chasse qui, a déclaré Longo Maï, s'attaquaient à leurs porcs domestiques. C'est le Parquet qui a demandé ce renvoi. « Il était totalement impensable que le prévenu soit jugé sans que les investigations soient terminées concernant la plainte que nous avons déposée contre les chasseurs » a expliqué l’avocat de Longo Maï. Mais ce n'est pas l'avis de la partie adverse car selon maître Frédéric Vignal, avocat de la FDC et de l’ACCA : « il y a des incidents qui remontent tous les week-ends. Il y a beaucoup de chasseurs des communes limitrophes qui préfèrent ne plus lâcher leurs chiens à proximité, de peur d'être confrontés à des situations de tension qui pourraient dégénérer... ». A l'invitation de la FDC, les chasseurs seront présents devant le Palais de Justice mercredi à 9 heures.

 

- Aude : fin de la saison de chasse au sanglier à Coustouge. Organisée par l'AICA Saint-Victor, cette petite fête a rassembla autour d’une table, les chasseurs de Coustouge, Jonquières et Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, ainsi que des amis non-chasseurs et les maires locaux Jacques Piraud et Paul Berthier, le maire de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse s’étant excusé. Damien Couderc, président de l'AICA annonça que quelques battues supplémentaires étaient prévues jusqu'à la fin du mois, et présenta le bilan de la fructueuse saison 2024/2025 avec 125 sangliers abattus, récompensant ainsi les efforts constants de ses membres tout au long de l'année.

 

- Bouches-du-Rhône : le 18 mars dernier, cinq loups d’une même meute ont été observés près des habitations à Cassis, suscitant l’inquiétude des riverains. C’est une habitante du quartier des Cuettes qui, sur sa vidéosurveillance, a constaté le passage des prédateurs, tout près de son jardin. Depuis deux ans, près de 30 observations de loups ont été confirmées dans la région. Les autorités rappellent que le loup, espèce mobile et nécessitant un large territoire, ne représente pas une menace directe pour l’homme... mais qu’il faut cependant rester vigilant, craignant une augmentation des interactions.

 

- Charente-Maritime : le 18 mars, une opération d'envergure a été lancée pour démanteler un réseau de trafic de civelles, dirigé par des pêcheurs professionnels. Sous l'autorité du parquet de La Roche-sur-Yon, cette initiative a été coordonnée par l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP), l'OFB et les groupements de gendarmerie locaux. Les civelles, jeunes anguilles particulièrement prisées, sont soumises à une réglementation stricte en France, incluant des quotas de pêche pour la consommation et le repeuplement, ainsi que des périodes de pêche définies. Malgré ces règles, plusieurs pêcheurs sont accusés d'avoir orchestré un trafic clandestin vers l'Espagne, où la valeur de ces alevins atteint des prix exorbitants allant jusqu'à 6 000 € le kilogramme pour les élevages asiatiques. L'enquête préliminaire, menée par le parquet de La Roche-sur-Yon, a révélé que ces individus falsifiaient les déclarations de pêche pour dépasser les quotas autorisés. Les perquisitions menées ont permis de saisir plusieurs viviers clandestins ainsi que des avoirs criminels significatifs, incluant des dizaines de milliers d'euros en numéraire et sur des comptes bancaires, ainsi que cinq véhicules de luxe. Le préjudice écologique, estimé à un minimum de 476 000 €, fait actuellement l'objet d'une évaluation approfondie...

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Climat : adaptation des territoires de montagne

La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, lors de sa visite à Bourg-Saint-Maurice (Savoie) le jeudi 20 mars, a souligné l'impératif d'inventer la montagne de demain face aux défis posés par le changement climatique. Elle a mis en avant la nécessité d'anticiper les transformations des paysages montagnards, les risques qui en découlent, ainsi que les perturbations potentielles sur les activités économiques et touristiques. Pour répondre à ces enjeux, elle a annoncé le lancement de l'élaboration du volet « montagne », du Plan national d'adaptation au changement climatique (Pnacc). En complément du Plan d'action sur les risques d'origine glaciaire et périglaciaire (ROGP), présenté en novembre, la ministre a initié une mission interministérielle chargée d'identifier tous les dispositifs d'accompagnement existants pour soutenir les élus dans la préparation de leurs territoires. Les conclusions de cette mission seront transmises au Conseil national de la montagne, qui devra les intégrer dans l'élaboration d'une feuille de route d'adaptation prévue à partir de 2026. Agnès Pannier-Runacher insiste également sur la nécessité de modifier les méthodes de travail, en accordant davantage de flexibilité aux initiatives locales, y compris par l'expérimentation et l'acceptation de l'erreur. Dans cette feuille de route, la ministre espère promouvoir l'intégration des solutions fondées sur la nature et renforcer les efforts pour préserver la biodiversité. Elle envisage notamment que le recul des glaciers entraîne l'apparition d'une nouvelle biodiversité, perçue comme une opportunité pour ces régions. Pour cela, elle préconise de protéger intensément jusqu'à 100 % de ces zones d'ici 2030, conformément au décret du 12 avril 2022 qui restreint fortement les activités humaines. Elle s'engage à ouvrir des dialogues locaux, massif par massif, pour instaurer cette protection. Les travaux du Conseil national de la montagne aboutiront à l'élaboration d'un deuxième Plan montagne, bénéficiant de financements spécifiques. En attendant, Agnès Pannier-Runacher encourage vivement les élus des régions de montagne à utiliser les fonds actuels prévus par la loi de finances 2025 pour initier des projets d'adaptation. Elle rappelle que des sommes considérables sont déjà allouées à cet effet : 330 millions d'€ du Fonds Barnier, et 260 millions d'€ du Fonds vert sont spécifiquement dédiés à l'adaptation au changement climatique pour toutes les communes concernées.

En Moselle, l’exposition des trophées de cerfs entre dans une nouvelle logique

Moment important de la vie cynégétique du département de la Moselle, l’exposition annuelle des trophées de cerf avait pour habitude de s‘installer dans une salle polyvalente d’un village de l’Est du département, en alternance avec le site de Dabo, aux portes du Donon, massif bien connu pour sa population de grands cervidés. Or, cette année, première innovation, c’est à Dieuze sur le plateau lorrain à l’orée des étangs de Lindre, dans l’espace rénové des anciennes Salines, que les cerfs ont été acheminés pour y être présentés au public. Une architecture magnifique s’accordant à merveille avec le concept de l’exposition. Comme de coutume, tous les trophées classés par massifs, étaient parfaitement identifiés par une étiquette précisant l’âge, la structure et la classe, et faisaient l’objet d’une appréciation arrêtée par la commission fédérale chargée de l’examen des tirs : tir justifié, tir litigieux et tir injustifié. Pour la première fois, un panneau était réservé à la présentation de quelques brocards et sangliers. L’espace d’exposition était largement ouvert et occupé par les associations spécialisées locales au premier rang desquelles l’Association départementale des chasseurs de grand gibier, les cotateurs de l’AFMT (Association française de mensuration des trophées), parties prenantes de l’organisation de la manifestation. Nouveau également, la présence de la Galerie Marie-Thérèse Boyré, qui exposait des œuvres d’art animalier de très grande facture, ce qui apportait à l’ensemble de la présentation un cadre artistique d’excellence jusqu’ici jamais vu…

Par Jean-Marc Thiernesse

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Réchauffement climatique : accepter la mer plutôt que la combattre...

Les marais de Steart, situés dans le sud-ouest de l'Angleterre, offrent un exemple de la manière dont les Britanniques réévaluent leur approche face aux menaces croissantes d'inondations côtières. Entre la rivière Parrett et le canal de Bristol, les marais ont subi une transformation significative au cours des dernières décennies. Historiquement, des digues artificielles étaient érigées pour protéger ces terres contre les inondations, permettant ainsi leur utilisation agricole. Cependant, avec le temps, ces défenses se sont affaiblies et le niveau de la mer a augmenté, exposant davantage les zones environnantes aux risques d'inondation. Face à cette réalité croissante, les habitants, les agences gouvernementales et les organisations de conservation ont adopté une approche novatrice : plutôt que de lutter contre les forces naturelles, ils ont choisi de les accepter. Cela s'est traduit par la décision délibérée de rompre les digues, permettant ainsi à la zone de retrouver sa forme originelle de marais salant, habitats essentiels situés à la rencontre de la terre et de la mer, écosystèmes précieux pour la biodiversité. Ils abritent une variété de vie marine, servent de nurseries pour de nombreux poissons et agissent comme des amortisseurs naturels contre les vagues de tempête, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique en stockant des quantités importantes de carbone. Le Royaume-Uni a perdu environ 85 % de ses marais salants depuis le XIXe siècle, principalement en raison du développement côtier. Les marais de Steart se distinguent donc comme un projet exemplaire de restauration écologique. Gérés par le Wildfowl and Wetlands Trust, ces marais sont non seulement un refuge pour la faune locale mais aussi un modèle potentiel pour d'autres projets mondiaux similaires.

Le ministère de la Transition écologique en manque de reconnaissance

Si l’on en croit « Acteurs Publics », les fonctionnaires du ministère de la Transition écologique vivraient actuellement une période de profond découragement. Il est vrai que, autrefois considéré comme un pilier de l'administration, le ministère a subi un revers en étant relégué au 12ème rang, dans l'ordre protocolaire. C'est un contraste frappant avec sa position de prestige en 2017, lorsqu'il occupait la deuxième place, tenue également en son temps par Jean-Louis Borloo, entre 2007 et 2010. Probablement en cause, plusieurs agences placées sous la tutelle du ministère ont été la cible de vives critiques. L'OFB, accusé d'approches trop agressives envers les agriculteurs, l’Ademe (Agence de la transition écologique) qui exaspèrent, poussant même certains élus à réclamer sa suppression, l'Agence bio pour le développement de l'agriculture biologique et ses initiatives qui cumulent les critiques au point de déclencher des initiatives au Sénat pour la supprimer. Ajoutons à cela le budget 2025, qui prévoit une réduction de plus de 200 postes, et une révision des missions du ministère. L'ambiance à l'hôtel de Roquelaure est donc à la morosité et peut-être même, pour ce qui concerne la chasse à la radicalisation. Selon certains, tout a commencé lorsque Michel Barnier a retiré le secrétariat général à la planification écologique (SGPE) de l'influence de Matignon, et François Bayrou qui n’a pas mentionné « la crise climatique » dans son discours de politique générale, signalant un changement de priorités gouvernementales. Pour certains hauts fonctionnaires, la priorité semble être de simplifier, ce qui est souvent perçu comme une attaque indirecte contre les normes environnementales. A vouloir griller les étapes, les verts ont inventé l’écologie punitive, ancrée aujourd’hui dans les esprits comme une machine à reculer au Moyen-Âge, un programme rejeté par la majorité de nos concitoyens...

Aux USA, Greenpeace condamné à payer 660 millions de dollars de dommages et intérêts

Le 19 mars 2025, le tribunal de Dakota du Nord a rendu son verdict dans une affaire hautement médiatisée, opposant l'entreprise Energy Transfer (ET) à l'ONG Greenpeace International (GPI). Jour néfaste pour l’ONG qui a été condamnée à verser plus de 660 millions de dollars américains à Energy Transfer en dommages et intérêts. L'affaire trouvait son origine dans les événements de 2016, lorsque des manifestations soutenues par des peuples autochtones ont éclaté contre l'oléoduc Dakota Access, projet porté par Energy Transfer. L'entreprise avait accusé Greenpeace d'avoir orchestré ces protestations, entraînant ainsi des pertes financières et une perturbation significative de leurs activités. Energy Transfer avait initialement réclamé près de 300 millions de dollars à l'ONG, une somme contestée vigoureusement devant les tribunaux. En juillet 2024, Greenpeace avait tenté d'apaiser la situation en adressant une mise en demeure à Energy Transfer, l'incitant à abandonner ses poursuites sous peine de représailles légales. Cette tentative de résolution à l'amiable ayant échoué, les deux parties se sont engagées dans une bataille juridique prolongée. En février 2025, Greenpeace a riposté en déposant une plainte devant un tribunal néerlandais, invoquant la directive européenne contre les poursuites-bâillons. Cette démarche marquait une tentative stratégique de contrer les actions légales d'Energy Transfer, cristallisant ainsi un conflit qui s'annonçait de longue haleine. Kristin Casper, conseillère générale de Greenpeace International, a réagi fermement à la décision du tribunal américain, promettant de poursuivre le combat...

Les pilleurs d’arbres en action...

Les forêts privées sont devenues des cibles privilégiées pour le vol de bois à grande échelle, entraînant des pertes financières importantes pour leurs propriétaires. Récemment, sur le département de la Meuse, se sont produits des vols massifs. En quelques heures, sur une parcelle, les plus beaux chênes ont été abattus, un acte délibéré de sélection basée sur le diamètre, la qualité et l'essence des arbres. Arnaud Apert, conseiller forestier à la Chambre d'agriculture de la Meuse, souligne que le chêne, particulièrement prisé, est souvent la cible principale. Les dommages se chiffrent à environ 40 000 euros pour 15 propriétaires qui ont tous porté plainte. Mais ce problème n'épargne aucun département. Dans les Yvelines, des chênes remarquables ont été illégalement coupés en 2022, avant d'être identifiés grâce à la vigilance des citoyens. Une enquête minutieuse a permis de remonter jusqu'à un conteneur expédié à Anvers, puis à travers l'Atlantique et le golfe Persique jusqu'en Chine, où le bois français est précieusement importé. Avec l'augmentation spectaculaire des prix du chêne sur le marché mondial du bois, ces sabotages deviennent de plus en plus fréquents. Les syndicats et les experts mettent en garde contre un mode opératoire bien établi : les voleurs ciblent des forêts isolées et peu fréquentées, où ils peuvent agir rapidement sans être détectés. Les méthodes utilisées varient, mais toutes visent à exploiter la vulnérabilité des propriétaires. Parfois, des escrocs ciblent les personnes âgées pour obtenir à bas prix des parcelles forestières. D'autres fois, des sociétés achètent une parcelle pour prélever clandestinement des arbres sur les terrains avoisinants. Enfin, il y a la méthode drastique de la coupe rase, où des entreprises identifient des propriétaires éloignés ou âgés pour piller intégralement leur forêt. Ce problème est d'autant plus préoccupant que 75 % des forêts françaises appartiennent à des propriétaires privés, représentant environ 3,5 millions de personnes.

Un chasseur nommé chef du Service des forêts des États-Unis

« Depuis sa fondation en 1905, le Service des forêts des Etats-Unis a été dirigé par des grands hommes, et nous sommes ravis de poursuivre cette tradition avec le chef Schultz » s’est réjoui le Boone and Crockett Club en annonçant la nomination de Tom Schultz, membre de l'association, en tant que chef du Service des forêts des États-Unis. Avec plus de 27 ans d’expérience en gestion des ressources naturelles sur les terres étatiques, fédérales et privées, Tom Schultz a acquis une expertise reconnue dans l’élaboration de solutions innovantes et collaboratives. Son leadership dans la mise en place et le déploiement de la Good Neighbor Authority, illustre sa capacité à forger des consensus et à obtenir des résultats concrets. Ce programme pionnier, qui favorise une gestion concertée des terres entre les États et le gouvernement fédéral, est aujourd’hui un modèle de coopération. Outre son expertise administrative et son engagement pour la conservation, Tom Schultz est un chasseur passionné. Son lien étroit avec la nature et son expérience de terrain lui confèrent une compréhension profonde des enjeux actuels. « Grâce à ses initiatives, des protocoles d’accord ont été mis en place. Nul doute que le chef Schultz saura relever les défis en matière de gestion des forêts et de conservation des ressources naturelles » a ajouté le Boone and Crockett Club.