A proximité du village du Général De Gaulle : un gite accueillant

Agences de l’État : le cas de la police de la chasse et de la gendarmerie

Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et de volonté de simplification administrative, le gouvernement envisage de réduire, ou de fusionner, certaines agences de l’État dont les missions se chevauchent. Parmi les exemples fréquemment cités figurent les interactions entre la police de la chasse et de l’environnement, aujourd’hui exercée par l’OFB, et la gendarmerie, qui intervient également dans les espaces ruraux et naturels. Cette orientation suscite un débat nourri, mêlant arguments économiques, organisationnels, sécuritaires et environnementaux. Le premier argument avancé est financier. La coexistence de plusieurs structures aux missions proches engendre des coûts de fonctionnement distincts (gestion administrative, logistique, équipements ou systèmes d’information) que la rationalisation pourrait réduire. Dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques, la suppression de certains doublons est présentée comme un levier d’économies à moyen terme. Un second argument concerne la simplification de l’action publique. Le paysage administratif français est souvent perçu comme complexe, notamment dans les territoires ruraux. Regrouper des missions proches pourrait rendre l’organisation plus lisible, tant pour les citoyens que pour les acteurs locaux (élus, agriculteurs, chasseurs ou associations) en facilitant l’identification des interlocuteurs compétents. La coordination opérationnelle constitue un autre axe de justification. Mutualiser les moyens humains et matériels de services exerçant des missions similaires pourrait améliorer la réactivité sur le terrain et éviter des interventions parallèles ou redondantes. Dans le domaine environnemental, une police plus intégrée pourrait ainsi traiter de manière plus cohérente les enjeux liés à la chasse, à la biodiversité, à l’eau et aux atteintes aux milieux naturels...

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En 2026, le Muséum national d'Histoire naturelle fêtera ses 400 ans...

Cette année, le Muséum national d’Histoire naturelle célèbrera quatre siècles d’exploration et de connaissances scientifiques. Fondé à l’origine par l’édit royal de Louis XIII du 6 janvier 1626, qui consacrait le Jardin royal des plantes médicinales, l’institution s’est progressivement transformée en un centre scientifique de premier plan. De Buffon à Cuvier, de Lamarck à Dorst, de nombreux savants ont façonné son histoire, contribuant au rayonnement de la recherche naturaliste en France et dans le monde. Créé officiellement par décret de la Convention en 1793, le Muséum s’est enrichi au fil des siècles de jardins botaniques, stations marines, réserves zoologiques et musées, regroupant aujourd’hui 12 sites en métropole. Le Parc zoologique de Paris (1934) et le Musée de l’Homme (1938) témoignent de cette extension de ses missions. Aujourd’hui, le Muséum continue de relever les grands défis scientifiques, de l’effondrement de la biodiversité à la compréhension des dynamiques terrestres et marines. Il pilote des programmes comme DIVE-Sea, au sein du projet ATLASea visant la cartographie des génomes marins, et DynaBIOD, qui étudie l’évolution des plantes et des invertébrés sous pression anthropique. Son objectif reste inchangé : étudier le vivant et transmettre la culture scientifique au plus large public. L’année 2026 sera rythmée par de nombreux événements pour fêter cet anniversaire. Le Jardin des Plantes se mettra aux couleurs des 400 ans avec des plantations spectaculaires, mêlant compositions printanières inspirées des vélins historiques à des mises en scène estivales autour de la « gastronomie des simples ». L’exposition Artistes au Muséum, dès le 23 septembre en Grande Galerie de l’Évolution, présentera quatre siècles de collaborations entre naturalistes et artistes. La Fête de la Nature, les Rendez-Vous Nature, les Journées du Patrimoine et la Fête de la Science offriront au public des visites, ateliers et animations autour de l’histoire et des sciences naturelles. En parallèle, le Muséum poursuivra ses projets participatifs, notamment un programme inédit dédié aux insectes, et proposera tout au long de l’année des contenus en ligne et vidéos retraçant son histoire, ses collections et ses figures emblématiques. Comme le souligne Gilles Bloch, président du Muséum : « Émerveiller pour instruire et inviter chacun à agir face au défi de la biodiversité » reste le mot d’ordre de cette institution vivante, tournée vers l’avenir et la transmission des savoirs.

Grippe aviaire : vigilance renforcée face à la multiplication des foyers en France

Plusieurs foyers de grippe aviaire hautement pathogène (IAHP) ont été détectés ces dernières semaines en France et aux frontières, illustrant la persistance d’un risque sanitaire élevé pour les élevages avicoles. Dans le Nord, un foyer majeur a été confirmé à Warhem, au sein d’un élevage de près de 300 000 volailles. Cette exploitation se situe sur le littoral, à proximité immédiate de la Belgique, où un premier foyer avait déjà été signalé le 23 décembre à Furnes, à seulement cinq kilomètres. Cette proximité géographique renforce les inquiétudes quant à la circulation du virus dans cette zone transfrontalière, particulièrement exposée en raison des couloirs de migration des oiseaux sauvages. Conformément aux protocoles sanitaires, des mesures strictes ont été mises en place autour de l’élevage touché : abattage des animaux, périmètres de protection et de surveillance, restrictions de mouvements et renforcement de la biosécurité. Les autorités sanitaires appellent les professionnels à une vigilance accrue afin d’éviter toute propagation à d’autres exploitations. Dans d’autres régions, la situation évolue différemment. En Haute-Vienne, la zone réglementée mise en place après la détection de cas de grippe aviaire a été allégée. Le passage en zone de simple surveillance permet un assouplissement des contraintes pour les éleveurs, tout en maintenant un haut niveau de contrôle sanitaire. Les services de l’État soulignent que cette évolution favorable reste conditionnée à l’absence de nouveaux cas et au respect strict des mesures de prévention. Dans la Drôme, un important foyer a également été confirmé à Châteauneuf-sur-Isère, dans un élevage d’oiseaux captifs. Là aussi, les autorités ont renforcé les dispositifs de surveillance et de protection afin de contenir le virus. Ces épisodes successifs rappellent que la grippe aviaire demeure une menace durable pour la filière avicole française. Si certaines zones voient les restrictions s’alléger, d’autres doivent faire face à des mesures d’urgence lourdes de conséquences économiques. Dans ce contexte, la coordination entre services de l’État, éleveurs et acteurs locaux reste essentielle pour limiter l’impact sanitaire et économique de l’IAHP.

Mort de Brigitte Bardot : quel avenir pour sa fondation et les enjeux pour la chasse ?

 La disparition de Brigitte Bardot, le dimanche 28 décembre 2025, à l’âge de 91 ans, marque-t-elle la fin d’une époque pour la défense animale, ou ouvre-t-elle au contraire une nouvelle phase d’incertitudes pour le monde cynégétique français ?  Fondée en 1986, la Fondation Brigitte Bardot s’est imposée comme un acteur de la protection animale, avec un rôle dans la lutte contre la maltraitance, le sauvetage des animaux domestiques et la défense d’espèces menacées. Sa notoriété et ses moyens financiers, largement assurés par des legs et des subventions, lui confèrent une influence certaine dans les débats publics. Ainsi, depuis plusieurs années, la fondation n’a cessé de réclamer des mesures restrictives contre nos activités. En mai dernier encore, Brigitte Bardot appelait à l’abolition de la chasse à courre et des chasses traditionnelles, une démarche perçue par les chasseurs comme un frein à la gestion raisonnée des territoires et à la régulation nécessaire de certaines espèces. La disparition de l’actrice laissera-t-elle place à une fondation encore plus intransigeante ? Bruno Jacquelin, directeur de la presse et des relations publiques de la fondation, a déjà rappelé que l’organisation « continuera avec force et vigueur ». Mais, sans Brigitte Bardot, figure centrale et moteur historique de l’organisation, la fondation conservera-t-elle la même capacité de mobilisation ? L’aura personnelle de BB, indissociable de l’image de la structure, était cependant l’un des principaux leviers de sa visibilité et de son influence. Sans BB, sa fondation saura-t-elle maintenir sa solidité financière et son poids médiatique dans la durée, ou l’après-BB marquera-t-il un tournant décisif dans l’équilibre des forces entre défense animale et monde cynégétique ?

La semaine en bref...

- Aisne : la FDC s’apprête à tourner une page de son histoire. Depuis le 1er janvier 2026, Lison Didier succède à Bruno Doyet à la direction de la fédération. Âgée de 32 ans, elle incarne un renouvellement générationnel à la tête de l’institution cynégétique axonaise. Titulaire du permis de chasse depuis l’âge de 18 ans et diplômée d’un master de biologie, Lison Didier connaît bien la structure, puisqu’elle a intégré la FDC comme chargée de mission sur les zones humides, avant d’occuper le poste de technicienne cynégétique de la plaine. Originaire de Thiérache et scolarisée à Hirson, elle pratique principalement la chasse au petit gibier. Elle fait partie des 19 % de femmes détentrices d’un permis de chasse dans l’Aisne, un taux supérieur à la moyenne nationale. Pour la future directrice, le principal changement par rapport à son prédécesseur tient davantage à la différence de génération qu’à la question du genre, une évolution qui pourrait néanmoins influencer les échanges avec certains chasseurs.

 

- Alpes-Maritimes : un chasseur âgé de 68 ans a perdu la vie, dimanche 28 décembre 2025, lors d’une partie de chasse. Le drame s’est produit dans l’après-midi, dans un secteur escarpé de la vallée de la Vésubie, à proximité de la commune de Belvédère, au nord de Nice. Selon les premiers éléments, l’homme, originaire de Nice, aurait fait une chute d’environ vingt mètres depuis le haut d’une falaise, avant de terminer sa course dans le lit d’une rivière en contrebas. Les chasseurs présents à ses côtés ont immédiatement tenté de lui porter secours, pratiquant un massage cardiaque en attendant l’arrivée des secours. D’importants moyens ont été engagés, avec l’intervention du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM 06), d’un médecin du SDIS 06 et de l’hélicoptère de la Sécurité civile, le Dragon 06. Malgré les tentatives de réanimation, la victime a été déclarée décédée sur place. Son corps a été évacué par hélicoptère.

 

- Ardennes : un contrôle inédit s’est déroulé le samedi 20 décembre, tôt dans la matinée. Menée sous l’autorité du parquet de Charleville-Mézières, l’opération visait à vérifier l’usage des fréquences radio utilisées par les chasseurs. Elle a mobilisé un service très spécialisé, l’Agence nationale des fréquences (ANFR), et plus précisément sa Direction du contrôle du spectre, aux côtés du Groupement de Gendarmerie des Ardennes, de l’OFB et de l’ONF. Dans le département, la FDC met à disposition des fréquences clairement définies dans le schéma départemental de gestion cynégétique. L’utilisation de talkies-walkies est strictement encadrée et autorisée uniquement lors des battues de grand gibier, pour des raisons de sécurité et d’organisation. L’usage de fréquences non autorisées constitue un délit, tout comme le brouillage de réseaux civils ou militaires volontaire ou involontaire. Les conséquences peuvent être graves : perturbation de systèmes de communication, entrave à des infrastructures sensibles ou risques pour la sécurité publique. Avec la multiplication des objets connectés et la saturation du spectre radio, les autorités rappellent la nécessité absolue de respecter la réglementation, même dans le cadre d’activités de loisir.

 

Ariège : contre les ours jugés « dangereux » ou présentant un comportement anormal, le gouvernement envisage d’autoriser, dès 2026, l’usage de balles en caoutchouc. Ce nouveau protocole d’effarouchement viserait à dissuader les plantigrades de s’approcher des zones habitées ou pastorales, sans recourir à des moyens létaux. Il prévoirait également l’utilisation de cartouches à double détonation, tirées au moment où l’animal prend la fuite afin de renforcer l’effet dissuasif. Actuellement soumis à consultation publique, ce dispositif pourrait entrer en vigueur  dans le massif pyrénéen, où l’on estime la population d’ours à une centaine d’individus. Les ONG écologistes dénoncent toutefois une mesure disproportionnée, craignant une banalisation de l’usage d’armes face à une espèce protégée...

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Marre de ces attaques incessantes de loups

Il est temps de le dire clairement, sans détours ni langue de bois : la situation est devenue insupportable. Attaque après attaque, troupeau après troupeau, le loup s’impose dans nos campagnes comme une menace permanente, tandis que ceux qui vivent de l’élevage encaissent, seuls, les coups. Assez de discours hors-sol et de romantisme urbain. La réalité du terrain est brutale, quotidienne, et elle saigne. Nos aïeux n’étaient ni idiots, ni stupides. Ils vivaient au contact direct de la nature, bien plus que nous, et savaient reconnaître un danger quand ils en voyaient un. Nous ne sommes pas plus intelligents qu’eux, simplement plus prompts à oublier l’expérience accumulée. Or, dans les écrits du passé, on ne trouve aucune ode, aucun plaidoyer en faveur du loup dans nos territoires ruraux. Jamais. Partout, il est décrit comme un fléau, un destructeur aveugle, une menace pour les hommes et leurs bêtes. Qu’on ne se méprenne pas : peut-être le loup conserve-t-il un rôle d’agent sanitaire dans les immensités sauvages de Sibérie, du Canada ou de l’Alaska, là où des milliers de kilomètres carrés échappent encore à l’empreinte humaine. Mais chez nous en France et en Europe occidentale, où chaque hectare est façonné, habité, exploité ? Il n’existe plus un mètre carré réellement sauvage. Vouloir y plaquer des modèles venus d’ailleurs relève de l’aveuglement idéologique. Les cent générations qui nous ont précédés ont toutes combattu ce canidé. Pas par plaisir, mais par nécessité. Charlemagne lui-même, en 813, institua le corps des Lupari, spécifiquement chargés de lutter contre ce fléau. Faut-il vraiment rappeler que ces décisions étaient dictées par la survie des communautés rurales, et non par une haine irrationnelle de la faune ? Aujourd’hui, les éleveurs sont à bout. Épuisés moralement, fragilisés économiquement, abandonnés politiquement. On leur parle de clôtures, de chiens, de protocoles, pendant que les attaques se multiplient et que les nuits sans sommeil s’accumulent. Le fameux « rêve de la cohabitation » n’est rien d’autre qu’une hérésie intellectuelle, défendue par ceux qui ne perdront jamais une brebis, un veau ou un âne. Ceux-là même qui théorisent depuis des bureaux chauffés, loin des estives et des bergeries. Quant aux chiffres et aux coûts annoncés, ils sont de plus en plus contestés. Indemnisations tardives, évaluations contestables, dépenses publiques colossales pour un résultat nul : la confiance s’effrite. À quoi sert cette mascarade de biodiversité, quand elle détruit ceux qui entretiennent réellement les paysages et la vie rurale ? La question n’est plus de savoir si le problème existe, mais quel avenir nous voulons. Une campagne vivante, habitée, productive ? Ou un décor vidé de ses éleveurs, sacrifiés sur l’autel d’une idéologie déconnectée ? À force de refuser de trancher, on condamne ceux qui nourrissent le pays. Et cela, l’Histoire ne le pardonne jamais.

J-F.G.

Quand la gestion cynégétique se heurte à l’écologie scientifique...

Un sanglier retournant un champ de maïs à la périphérie d’un village, une battue administrative décidée dans l’urgence, un débat enflammé sur l’agrainage hivernal ou le retour du loup dans un massif forestier : ces situations concrètes illustrent la tension croissante entre la gestion cynégétique « de terrain », et les recommandations issues de l’écologie scientifique. Longtemps cantonné à des cercles spécialisés, ce conflit s’est désormais invité dans l’espace public, nourri par les enjeux agricoles, environnementaux et sociétaux. La chasse, pilier historique de la gestion de la faune sauvage en France, se voit régulièrement accusée d’être en décalage avec les connaissances écologiques contemporaines, tandis que les chasseurs dénoncent une lecture idéologique, voire militante, de la science. Historiquement, la gestion cynégétique repose sur des objectifs pragmatiques et territorialisés : maintenir des populations chassables viables, limiter les dégâts agricoles et forestiers, et garantir la sécurité publique face aux collisions routières ou à la proximité croissante entre faune sauvage et zones périurbaines. Pour y parvenir, les acteurs disposent d’outils éprouvés : plans de chasse, battues administratives, prélèvements ciblés, et parfois agrainage dit « de dissuasion ». Cette gestion s’appuie aussi sur un savoir empirique fort, forgé par des décennies d’observations fines du terrain, une connaissance intime des cycles saisonniers et une capacité d’adaptation aux contextes humains et agricoles locaux. Pour beaucoup de chasseurs, cette expertise pratique constitue une forme de science appliquée, souvent sous-estimée par les chercheurs. En face, l’écologie scientifique propose une lecture plus globale et systémique des écosystèmes. Elle s’intéresse aux relations proies–prédateurs, aux effets du dérangement humain, aux notions de capacité de charge et de résilience des milieux. Les données mobilisées proviennent de suivis génétiques, de modélisations de population et d’études à long terme, souvent menées à des échelles spatiales et temporelles larges. Les objectifs affichés sont la restauration d’équilibres fonctionnels, la limitation des interventions humaines excessives et la protection d’espèces non chassables. C’est précisément ce changement d’échelle et de finalité qui nourrit l’incompréhension : là où la gestion cynégétique cherche des solutions immédiates à des problèmes locaux, l’écologie scientifique alerte sur des effets indirects, différés ou cumulatifs...

Par Hubert Buiron

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Unis pour la chasse de montagne et la préservation de nos territoires

Depuis plus de trente-cinq ans, l’Association Nationale des Chasseurs de Montagne (ANCM) rassemble celles et ceux qui partagent une conviction forte : la chasse de montagne, un outil essentiel de gestion de la biodiversité et de préservation des territoires d’altitude. Dans un contexte de profondes mutations environnementales et sociétales, l’ANCM œuvre pour défendre une pratique fondée sur la connaissance des milieux, le respect des espèces et l’engagement de terrain. La montagne est un espace vivant, fragile et exigeant. Elle abrite une biodiversité remarquable, façonnée par des équilibres complexes que le changement climatique, la pression humaine, la surfréquentation touristique ou encore certaines dynamiques de prédation viennent bouleverser. Face à ces enjeux, les chasseurs de montagne sont des observateurs privilégiés. Présents toute l’année sur le terrain, ils participent activement à la gestion durable des populations animales et à la préservation des habitats naturels. La chasse de montagne raisonnée n’est pas une activité isolée : elle s’inscrit pleinement dans une approche globale de gestion des écosystèmes. L’ANCM s’appuie sur un réseau national solide et indépendant, réunissant les Fédérations Départementales et Régionales de Chasseurs, la Fédération Nationale des Chasseurs, des associations partenaires, ainsi que des membres individuels reconnus pour leur expertise. Cette diversité constitue la force de l’association. Elle permet de croiser les regards, de partager les bonnes pratiques, d’analyser les enjeux propres à chaque massif et d’anticiper les combats à mener pour défendre une chasse de montagne moderne, responsable et scientifiquement étayée. Pour prolonger cette mission d’information et de sensibilisation, l’ANCM publie chaque année « Le Montagnard », une revue de référence dédiée à la vie de l’association, à l’actualité des massifs et aux grands enjeux de la chasse de montagne. Analyses, retours de terrain, bonnes pratiques et perspectives y sont partagés pour mieux comprendre et accompagner l’évolution de nos territoires d’altitude. Pour en savoir plus sur les actions de l’ANCM, ses valeurs et ses engagements, nous vous invitons à suivre le lien et à rejoindre celles et ceux qui œuvrent, chaque jour, pour une chasse de montagne responsable et durable :

 

https://ancm-chasseursdemontagne.com/

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard attendue en Haute-Marne...

La prédation de vingt-cinq brebis par un loup dans la nuit de Noël, sur la commune de Sarrey, a ravivé avec force la colère et l’exaspération des éleveurs. Cet épisode, loin d’être isolé, s’inscrit dans une série d’attaques, une situation jugée intenable par la profession, qui a provoqué une réaction au plus haut niveau de l’État. Thomas Millot, président des JA de Haute-Marne, a reçu un appel d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture. L’échange, qui portait sur l’ampleur des attaques et le désarroi croissant des éleveurs, a été décrit comme « courtois mais ferme ». Un déplacement ministériel en Haute-Marne est donc envisagé, bien que, aucune date n’ait été arrêtée à ce stade. Pour les Jeunes Agriculteurs, cette visite ne saurait être symbolique. « La ministre ne souhaite venir qu’avec des solutions concrètes », souligne Thomas Millot, tout en rappelant que « les attaques, elles, n’attendent pas ». Le syndicat refuse toute nouvelle discussion centrée uniquement sur les moyens de protection, comme l’homologation de nouvelles clôtures, récemment évoquée par la préfète de Haute-Marne. « Nous avons dépassé ce stade. Il faut passer à une autre étape », affirme le président des JA, appelant clairement à des prélèvements et à une régulation effective de la population de loups sur le territoire, estimant que « la gestion de cette crise relève de la responsabilité de l’État, pas uniquement de celle des agriculteurs ». Annie Genevard s’est engagée à reprendre contact d’ici la fin de la semaine.

Ce qui va changer au 1er janvier 2026 pour la transition écologique et la protection de l’environnement

À compter du 1er janvier 2026, plusieurs mesures majeures entreront en vigueur afin d’accélérer la transition écologique, renforcer la protection de la biodiversité et mieux prévenir les risques environnementaux. Ces évolutions concernent aussi bien la faune sauvage que la gestion des risques, la santé environnementale, la mer et l’économie circulaire.

- Biodiversité : un nouvel arrêté encadrera la protection du loup à partir de 2026. L’espèce conservera son statut protégé, tout en bénéficiant de procédures de régulation simplifiées, à condition que les prélèvements restent compatibles avec un état de conservation favorable. Toute destruction en dehors du cadre réglementaire demeurera strictement interdite et sanctionnée. Concernant l’ours brun, un arrêté attendu dès janvier 2026 précisera les conditions de mise en œuvre de mesures de conditionnement aversif pour les individus présentant des comportements anormaux ou dangereux. Ces mesures, décidées par les préfets, visent à prévenir les interactions négatives avec l’homme tout en respectant la protection de l’espèce.

- Prévention des risques naturels et technologiques : le dispositif Vigicrues poursuit son extension avec l’intégration de huit nouveaux cours d’eau depuis fin 2025, portant le réseau surveillé à plus de 23 600 km. Cette amélioration renforce l’anticipation des crues sur l’ensemble du territoire. Dans les Antilles, de nouvelles exigences de construction entreront en vigueur afin de mieux prendre en compte le risque de vents cycloniques. Elles concerneront notamment les éléments non structuraux des bâtiments, dont les menuiseries. Par ailleurs, une nouvelle procédure de télédéclaration imposera aux industriels et exploitants agricoles de déclarer tout accident ou incident via une plateforme dédiée. Cette mesure vise à améliorer le retour d’expérience et la prévention des risques. En parallèle, les exigences de cartographie des phénomènes dangereux et des réseaux seront renforcées grâce à la transmission de données géoréférencées plus précises.

- Santé-Environnement : le dispositif Certibiocide évolue afin de garantir une utilisation plus responsable des produits biocides. Dès 2026, certains professionnels devront obligatoirement détenir un certificat adapté à leur activité, notamment pour l’utilisation de désinfectants professionnels ou de produits spécifiques. Chaque certificat restera valable cinq ans.

- Mer et pêche : l’Accord des Nations unies sur la haute mer (BBNJ) entrera en vigueur le 17 janvier 2026, marquant une avancée majeure pour la protection de la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales. De plus, les pêcheurs de loisir devront désormais s’enregistrer et déclarer leurs captures pour certaines espèces sensibles.

- Économie circulaire : enfin une prime financière encouragera l’incorporation de plastique recyclé dans les produits mis sur le marché. Ce soutien, financé par les filières REP, vise à réduire l’usage du plastique vierge et à stimuler les investissements industriels dans le recyclage.

L’état du marché des armes de chasse en France

Le marché français des armes de chasse se caractérise par un paradoxe : une pratique profondément enracinée dans la culture et l’histoire du pays, mais confrontée à une baisse progressive du nombre de chasseurs. Aujourd’hui, la France compte environ un million de chasseurs, soit moitié moins qu’il y a quarante ans. Malgré cette érosion, le marché reste actif, porté par des pratiquants attachés à un équipement de qualité et respectueux des normes de sécurité et de réglementation en vigueur. Les armes de chasse, qu’il s’agisse de fusils à canon(s) lisse(s) pour le petit gibier ou de carabines à canon(s) rayé(s) pour le grand gibier, représentent l’un des segments économiques les plus significatifs de la filière, complétés par les munitions et accessoires spécialisés. La distribution repose principalement sur les armureries spécialisées, offrant conseil, entretien et services, tandis que la production nationale reste limitée et largement complétée par des importations en provenance d’Italie, de Belgique, d’Allemagne ou d’Europe centrale. Les fabricants français historiques subsistent, mais occupent des niches, souvent sur le haut de gamme ou les modèles traditionnels. Ces dernières années, le marché a été marqué par plusieurs tendances notables. Les chasseurs, bien que moins nombreux, ont tendance à investir davantage dans leur équipement, privilégiant précision, fiabilité et longévité. Les carabines modernes, l’optique de tir et les accessoires associés connaissent ainsi une croissance soutenue. Parallèlement, les évolutions réglementaires et environnementales façonnent la demande : la transition vers des munitions sans plomb, notamment pour la chasse en zones humides, contraint les fabricants et distributeurs à adapter leur offre, tandis que certains calibres polyvalents deviennent de plus en plus recherchés. L’innovation, qu’il s’agisse de munitions alternatives, d’armes modulaires ou d’accessoires ergonomiques, constitue un facteur clé pour maintenir l’attractivité du marché. Le principal défi demeure le déclin du nombre de chasseurs, lié au vieillissement de la population, aux changements sociétaux et à une perception parfois critique de la chasse dans l’opinion publique. À cela s’ajoutent des contraintes réglementaires strictes concernant l’achat, le stockage et le transport des armes, qui peuvent freiner l’entrée de nouveaux pratiquants. Le marché fait également face à la concurrence internationale et à la fragilité de l’industrie nationale, confrontée à des coûts de production élevés et à des volumes limités. Malgré ces contraintes, les perspectives restent globalement stables. Le marché devrait continuer à croître modérément en valeur plutôt qu’en volume, porté par le haut de gamme, la spécialisation et l’innovation. La capacité du secteur à s’adapter aux évolutions réglementaires et environnementales, à moderniser son image et à attirer de nouvelles générations de chasseurs sera déterminante pour son avenir.

Etat de la PPA dans le monde

En 2025, la peste porcine africaine (PPA) également nommée African swine fever (ASF) dans la littérature internationale, continue de se propager avec des niveaux d’intensité très variables selon les régions du monde. Au total, la maladie a été signalée dans plus de 50 pays ou territoires entre 2024 et 2025, avec près de 15 000 foyers déclarés et plus de 600 000 animaux perdus, principalement des porcs domestiques mais aussi des sangliers. L’Europe reste l’un des foyers les plus actifs. Des pays comme la Pologne, l’Allemagne, la Lituanie, la Lettonie, la Hongrie, l’Italie, la Bulgarie et la Roumanie enregistrent encore des cas, surtout chez les sangliers, malgré une baisse chez les porcs domestiques observée dans certaines zones. En Allemagne, l’infection est désormais présente dans plusieurs Länder, avec des milliers de sangliers testés positifs. Un événement majeur en 2025 a été la réapparition de la PPA en Espagne, dans la province de Barcelone, la première depuis 1994, avec des cas confirmés chez des sangliers morts et des zones de surveillance étendues pour éviter la contamination des élevages. Dans plusieurs pays d’Europe de l’Est, notamment en Pologne et en Roumanie, la maladie persiste en 2025 avec un grand nombre de foyers, notamment chez les sangliers et, dans certains cas, chez les porcs domestiques. L’Asie demeure particulièrement touchée avec le Vietnam qui a signalé un nombre très élevé d’épidémies récentes, (plus de 970 foyers détectés dans plus de 28 provinces et plus de 100 000 porcs affectés), ce qui a encore perturbé sa filière porcine nationale. En Malaisie, la PPA est désormais considérée endémique dans certaines zones de Penang, avec plusieurs fermes touchées et des animaux abattus pour contenir la maladie. Des signalements en Philippines indiquent aussi la présence continue du virus, avec forts impacts économiques locaux. Dans d’autres régions, comme l’Afrique, la surveillance rapportée par l’Organisation mondiale pour la santé animale (WOAH) montre encore des événements sporadiques, mais la couverture est moins systématique. À ce stade, la maladie n’est pas présente en France, qui maintient une campagne de prévention active pour retarder ou éviter toute introduction sur son territoire. La PPA reste donc un problème mondial persistant avec points chauds en Europe et en Asie, nécessitant une vigilance accrue, des mesures de biosécurité renforcées et une surveillance continue pour contenir la propagation du virus.