Le Challenge National des Chasseurs de France commence à s’installer dans le calendrier cynégétique français. Depuis la fin de l’été, les épreuves départementales se multiplient et vont se poursuivre jusqu’à la fin de ce mois d’octobre, avant les finales régionales, puis la finale nationale prévue le 12 décembre en Ille-et-Vilaine. Derrière cette appellation récente se trouve une histoire beaucoup plus ancienne. Le Challenge est en effet l’héritier direct des Journées et Rencontres Saint-Hubert, organisées depuis plus de trente ans à l’initiative de la Fédération nationale des chasseurs et de la Société centrale canine, avec le concours du Saint Hubert Club de France et, à l’époque, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.
Jusqu’en 2024 encore, ces rencontres étaient organisées dans de nombreux départements et donnaient accès à des sélections régionales puis nationales. L’année 2025 marque le changement de nom et une volonté d’harmonisation nationale. La première édition sous son nouveau nom est alors déclinée dans les départements, avec l’objectif affiché de permettre à chaque chasseur de petit gibier de participer à une épreuve près de chez lui. Le principe reste celui d’une épreuve de chasse pratique avec un chien d’arrêt ou un leveur de gibier. Après la présentation du candidat, de son chien et de son matériel, le binôme effectue un parcours d’environ vingt minutes. Le jury juge notamment le travail et l’éducation du chien, la conduite du chasseur, la sécurité, la complicité entre l’homme et l’animal ainsi que l’adresse au tir. Deux oiseaux au maximum peuvent être prélevés pendant l’épreuve. En 2026, la deuxième édition prend de l’ampleur. Des épreuves ont déjà eu lieu les 26 et 27 septembre notamment dans la Drôme, les Vosges et la Savoie. D’autres sont programmées dans le Cher, la Côte-d’Or, l’Eure-et-Loir, l’Ille-et-Vilaine, la Loire, le Loir-et-Cher ou encore le Morbihan. L’objectif dépasse donc désormais la simple compétition locale : faire du couple chasseur-chien une vitrine d’une chasse au petit gibier présentée comme sportive, sécurisée, conviviale et attentive au milieu naturel. Les meilleurs concurrents de chaque catégorie accéderont aux finales régionales, avant la finale nationale de décembre.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Plus de la moitié des hêtres, érables et sapins observés sur les placettes présentent des traces d’abroutissement. Le sapin, l’érable et le tilleul peinent notamment à franchir le stade du semis. Pour l’ONF, l’enjeu est donc à la fois sylvicole et écologique. Une régénération insuffisamment diversifiée compromet le renouvellement des peuplements et peut limiter leur capacité d’adaptation au changement climatique. L’établissement a ainsi renforcé la pression de chasse sur le cerf à partir de la saison 2025-2026 et repris directement la gestion de deux lots de plus de 500 hectares, à Valombré et Tenaison. Mais l’ONF ne veut pas mesurer la réussite de cette politique au seul nombre d’animaux prélevés. Un dispositif scientifique doit permettre d’évaluer ses conséquences sur l’ensemble de l’écosystème. À partir de 2027, le protocole Aldous permettra notamment de suivre plus finement la végétation et l’intensité de l’abroutissement. Des enregistreurs acoustiques sont également utilisés pour suivre la gélinotte des bois, tandis que des points d’écoute concernent les oiseaux forestiers. L’expérimentation sera menée sur environ 3 000 hectares et devra permettre de déterminer, dans la durée, ce qui fonctionne et dans quelles conditions. Les premiers effets sur la végétation pourraient être visibles dans trois à cinq ans ; pour les passereaux, il faudra probablement attendre une dizaine d’années. Une manière, pour l’ONF, de ne plus opposer systématiquement production de bois et préservation de la faune, mais de chercher le niveau d’équilibre permettant aux deux de coexister dans la même forêt.
Elles prenaient moins bien en compte les structures fines des paysages. Le nouvel outil permet ainsi de simuler leur abondance à différentes positions dans le paysage : au cœur des forêts, en bordure de forêt, mais également au niveau des haies. Cette approche doit contribuer à mieux comprendre la répartition spatiale des tiques et, à terme, à affiner l’évaluation des zones où les humains et les animaux sont susceptibles d’y être exposés. Cette question prend une importance particulière avec les températures élevées observées ces dernières années. La chaleur, lorsqu'elle s'accompagne d'une humidité suffisante, peut favoriser l'activité des tiques et prolonger les périodes durant lesquelles elles sont susceptibles de rechercher un hôte. Pour les chasseurs, qui évoluent régulièrement dans les bois, les broussailles, les hautes herbes et les haies, la vigilance reste donc de mise. Quelques précautions simples permettent de réduire le risque. Il est conseillé de porter des vêtements couvrants, de rentrer le bas du pantalon dans les chaussettes ou les chaussures lorsque les conditions s’y prêtent et d’inspecter soigneusement son corps après une sortie : jambes, plis de l’aine, aisselles, dos, cuir chevelu et zones derrière les oreilles sont notamment à surveiller. Une douche et une inspection minutieuse au retour de chasse permettent également de repérer rapidement une tique avant qu’elle ne reste fixée. Les chiens de chasse doivent eux aussi faire l’objet d’une attention particulière. Leur pelage peut dissimuler des tiques, notamment autour des oreilles, du cou, entre les doigts et sur les parties moins fournies en poils. Un contrôle systématique après chaque sortie, associé à une protection antiparasitaire adaptée et conseillée par un vétérinaire, constitue une précaution importante. Au-delà de la prévention individuelle, le nouvel outil offre surtout aux chercheurs un moyen de mieux intégrer la structure réelle des paysages dans l’étude des tiques et des risques sanitaires associés.
Concrètement, séquencer un génome revient à identifier et organiser les milliards d’éléments qui composent l’ADN d’une espèce, afin de reconstituer leur disposition sur les chromosomes. Cette gigantesque « bibliothèque génétique » constitue ensuite un outil de référence pour de nombreuses recherches. Les génomes publiés pourront notamment servir à étudier l’histoire démographique des populations, leur diversité génétique, leur évolution et leur capacité d’adaptation aux changements environnementaux. Ils pourront également contribuer à améliorer le suivi des populations et les connaissances nécessaires à la conservation des espèces. Pour la FNC, cette démarche s’inscrit dans une politique d’investissement dans les nouvelles technologies et les sciences de la biodiversité. Le programme HUNTomics vise ainsi à produire des données génétiques sur des espèces sauvages et à les rendre accessibles aux chercheurs. Le projet bénéficie par ailleurs d’une reconnaissance internationale puisqu’il figure parmi les réseaux associés à l’Earth BioGenome Project, vaste initiative scientifique consacrée au séquençage de la biodiversité mondiale. Avec la sarcelle d’hiver et la bécassine des marais, HUNTomics enrichit donc les ressources génétiques disponibles sur les oiseaux sauvages. Au-delà de la chasse, ces données constituent un outil scientifique à long terme, susceptible d’alimenter de futurs travaux sur la dynamique, l’évolution et la conservation des populations.
Son arrivée à Paris, en 2025, a donné une portée symbolique à cette initiative : les faire entrer dans un espace habituellement réservé aux grandes représentations humaines. La journée sera également marquée par la Sausage Walk, la marche des teckels. Cette manifestation festive permettra aux passionnés de cette race de se retrouver dans les rues de la capitale. Elle rappelle toutefois que l’attachement aux animaux doit aussi s’accompagner d’une réflexion sur les conséquences de la sélection morphologique. Le sujet n’est pas de remettre en cause l’affection des propriétaires, mais de s’interroger sur les limites à fixer lorsque des critères esthétiques peuvent affecter la santé animale. Cette réflexion dépasse largement les seuls animaux de compagnie. Les villes abritent également des hérissons, des oiseaux, des chauves-souris, des insectes, des amphibiens, des renards et parfois des sangliers. Haies, mares, prairies fleuries, nichoirs et passages à faune peuvent contribuer à leur maintien dans des milieux urbains soumis à la circulation, à la pollution lumineuse et à l’artificialisation. Lors de cette Journée mondiale des animaux, des manifestations, rencontres, opérations de sensibilisation et rassemblements seront organisés dans de nombreuses villes françaises. Partout, les participants porteront la même interrogation : quelle place voulons-nous accorder aux animaux, qu’ils soient domestiques, sauvages ou d’élevage ?
En l’absence de cadre national, les méthodes de surveillance, de destruction des nids et de prévention ne faisaient pas toujours l’objet d’une coordination suffisante. Le nouveau plan entend remédier à cette situation en donnant une direction commune aux acteurs concernés.
L’après-midi, le concours national Limousin prendra place de 13 heures à 17 h 30. Côté conférences, les questions agricoles et territoriales seront au centre des échanges, avec notamment, de 10 heures à midi, une rencontre consacrée aux éleveurs, aux prairies, aux revenus et à l’avenir de la PAC. Le pastoralisme constituera l’un des fils rouges de cette édition. Dès le mardi 6 octobre, une conférence consacrée au « Pastoralisme et Biodiversité » se tiendra de 18 h 30 à 21 heures. Elle abordera notamment le rôle du pâturage dans la biodiversité, l’évolution des paysages et la place des systèmes pastoraux dans les modèles agricoles futurs. Le mercredi 7 octobre, le programme approfondira cette thématique avec une matinée consacrée aux territoires d’élevage et aux systèmes herbagers et pastoraux, de 10 heures à 12 heures. Une autre conférence, de 10 h 30 à 11 h 30, portera sur les dynamiques et les enjeux actuels du pastoralisme. Jeudi 8 octobre, le rôle de l’élevage pastoral dans la préservation des paysages sera notamment abordé de 16 heures à 17 heures. Enfin, vendredi 9 octobre, une conférence consacrée au pastoralisme et aux zones humides se déroulera de 13 h 30 à 14 h 30, avant une projection documentaire sur les estives pyrénéennes de 14 h 30 à 16 heures. Le salon sera ouvert au public de 8 h 30 à 19 heures les mardi 6, mercredi 7 et jeudi 8 octobre, puis de 8 h 30 à 17 h 30 le vendredi 9 octobre.
Les chercheurs ont réalisé une méta-analyse portant sur 57 études évaluées par des pairs, représentant 329 cas, afin d’étudier à l’échelle mondiale le partage des ressources alimentaires entre ongulés sauvages et bétail. Les résultats montrent que les caractéristiques des espèces sauvages ainsi que le type d’élevage influencent significativement l’intensité de cette concurrence. Les conditions climatiques, les précipitations annuelles et l’importance des activités humaines modifient également les relations observées. Les régions polaires et les espèces de grande taille apparaissent particulièrement sensibles aux perturbations anthropiques. À l’inverse, dans les secteurs bénéficiant de précipitations abondantes, les variations d’intensité du partage alimentaire sont moins importantes. Ces résultats montrent que les relations entre herbivores sauvages et domestiques dépendent d’une combinaison de facteurs écologiques et humains. Pour les chercheurs, la conservation doit donc intégrer plusieurs leviers : réduire les perturbations dans les régions polaires, mieux coordonner la gestion du pâturage et la limitation des activités humaines dans les grands habitats d’ongulés, ou encore adapter la composition des troupeaux et l’apport d’aliments complémentaires dans les régions tropicales ou pauvres en eau. Le chevauchement alimentaire ne constitue toutefois qu’un des paramètres à prendre en compte : il doit être croisé avec les autres menaces pesant sur les populations sauvages afin d’obtenir une évaluation plus complète des risques de conservation.
Il demande notamment aux administrations fédérales de proposer des mesures élargissant les possibilités de chasse, de pêche et de tir sur certains terrains publics, tout en prévoyant des actions concernant les habitats, les espèces invasives et certains facteurs limitant les populations de gibier. Le texte prévoit également des mesures en faveur de la formation des jeunes chasseurs et le développement de programmes permettant de distribuer de la venaison aux écoles et aux banques alimentaires. Le Boone and Crockett Club indique vouloir travailler avec les agences concernées sur les espèces dont certaines populations restent fragiles, notamment le cerf mulet et le mouflon d’Amérique. Derrière ces mesures apparaît une conception particulière de la philosophie cynégétique américaine. Depuis Theodore Roosevelt, fondateur du Boone and Crockett Club en 1887, une partie importante du mouvement des chasseurs-conservationnistes défend l’idée que la chasse réglementée peut participer directement au financement, à la gestion et à la protection de la faune. Le principe de « fair chase », ou chasse loyale, constitue l’un des fondements de cette tradition : le chasseur doit rechercher le gibier dans des conditions éthiques, sans avantage déloyal, et considérer l’expérience de chasse comme aussi importante que le prélèvement. Cette vision s’inscrit dans le North American Model of Wildlife Conservation, fondé notamment sur la gestion scientifique des populations, l’accès public à la faune et le principe selon lequel les ressources sauvages constituent un patrimoine collectif.
Ces chiens sont souvent plus difficiles à replacer en raison de leur comportement, des contraintes réglementaires ou des préjugés qui les entourent. Le rapport présente plutôt un chien type de taille moyenne ou grande, croisé et adulte. Il indique également que 37 % des chiens pris en charge proviennent d’un abandon direct par leur propriétaire, tandis que 46 % sont considérés comme des animaux errants.
Distinction importante : contrairement aux chats, les chiens arrivent principalement dans les structures à la suite d’une séparation avec leur propriétaire. Les changements de vie, les difficultés financières ou la perte d’autonomie, mais aussi les problèmes de comportement, font partie des motifs régulièrement déclarés. Un élément mérite d’être relevé : les races de chiens de chasse ne figurent pas parmi les profils détaillés par l’étude. Cette absence est d’autant plus notable que le chien de chasse occupe une place importante dans la population canine française. Les chiffres disponibles ne permettent pas de recenser précisément ces animaux, mais les estimations généralement avancées dans le monde cynégétique évoquent environ quatre millions de chiens de chasse ou apparentés, sur un total d’environ huit millions de chiens en France. La France compte par ailleurs près d’un million de pratiquants de la chasse, ce qui donne une idée du nombre de propriétaires de chiens de chasse. Ces animaux sont principalement sélectionnés pour une fonction précise : chiens d’arrêt, courants, broussailleurs, rtetrievers, de terriers, d'ordre, ou chiens spécialisés dans la recherche du gibier blessé.
Il peut notamment persister plusieurs mois dans de la viande de porc congelée et jusqu’à 300 jours dans certains jambons secs. Cette résistance explique l’importance accordée aux mouvements de viandes. Des produits contaminés peuvent contribuer à diffuser la maladie sur de longues distances. L’un des risques identifiés est celui du « sandwich » : des restes de viande contaminée abandonnés dans la nature peuvent être consommés par des sangliers et participer ainsi à l’introduction du virus dans une population sauvage. Pour les viandes provenant de suidés sauvages, une exigence supplémentaire s’applique : elles doivent être associées à un test de dépistage de la PPA négatif. L’instruction apporte également une précision importante concernant les sangliers chassés. La commercialisation ou la distribution de carcasses en peau de suidés sauvages provenant d’autres États membres touchés par la PPA est désormais interdite dans les circuits non agréés. La règle est encore plus stricte pour les sangliers provenant d’une zone française réglementée vis-à-vis de la PPA : leur entrée sur le territoire est interdite, y compris lorsqu’il s’agit d’un usage domestique privé. Ces dispositions renforcent donc la surveillance des flux de viandes et de carcasses de sangliers, alors que les échanges et déplacements de produits issus de zones contaminées constituent l’un des moyens possibles de propagation de la peste porcine africaine.
« À chaque fois que vous créez ou restaurez une mare, vous recréez un écosystème favorable aux insectes, aux batraciens, à une espèce rare comme la cistude d’Europe, et à la biodiversité en général ». Ces points d’eau rendent également service à l’agriculture, notamment en offrant des ressources pour l’abreuvement du bétail. Ils bénéficient enfin à la faune chassable en favorisant le retour des oiseaux d’eau, qui disposent ainsi de nouveaux habitats entre cours d’eau et grands étangs.