Faut-il passer sous silence les accidents du week-end. Cela vaudrait mieux disent certains, car ça éviterait d’apporter de l’eau au moulin de nos opposants. Non, il faut en parler disent les autres, car il faut rappeler en permanence que la manipulation d’une arme à feu n’est jamais anodine. Cela étant, nous avons appris en fin de semaine dernière, que le chasseur blessé à la tête lors d’une battue aux sangliers dans le Var, n’avait pas survécu à ses blessures. Puis, à Belmont sur Rance, dans l’Aveyron, une balle a interrompu un repas de famille, quand le projectile est arrivé dans une baie vitrée. Personne n’a été touché par les éclats, mais une plainte a été déposée et une enquête est en cours. Samedi, dans la Drôme, à Saint Jean en Royans, Un homme a été blessé au pied par un éclat de balle, alors qu'il participait à une battue aux sangliers. Il a été héliporté par le Samu 26-07 à l'hôpital de Grenoble. La Gendarmerie a ouvert une enquête, de même que la FDC, pour tenter de déterminer les circonstances de l'accident. Samedi encore, en Savoie, à La Balme, une dame qui se promenait sur la Via Rhôna a également été blessée au pied par un éclat de balle. Elle a été transportée à l'hôpital de Chambéry. Là aussi une enquête est ouverte par les gendarmes de la brigade de Chindrieux, pour comprendre ce qui s'est passé. Enfin, à Mézos, dans les Landes, dimanche dernier, toujours lors d’une battue aux sangliers, un chasseur a blessé accidentellement un de ses collègues, qui a reçu plusieurs plombs dans l’abdomen. Le blessé, dont le pronostic vital n’est pas engagé, a été transféré à l’hôpital de Dax. Une enquête est en cours. Moins grave, certes, mais qui aurait pu avoir des conséquences, est cette gerbe de plombs qui a touché un véhicule des sapeurs-pompiers qui se rendait sur un accident, entre Saint Philbert de Grand Lieu et Saint Lumine en Coutais (Loire-Atlantique). Une quinzaine d’impacts ont été relevé sur la carrosserie. Une plainte a été déposée à la gendarmerie, en charge de déterminer la provenance des projectiles. La veille déjà, un habitant de La Haye-Fouassière, dans le vignoble nantais, avait contacté les gendarmes pour leur signaler qu’un tir de chasse avait atteint la palissade de sa propriété, heureusement sans faire de blessé. Des vérifications sont en cours. Plus grave, cet accident qui a eu lieu en Nouvelle Calédonie, où un jeune homme a succombé au cours d’une partie de chasse, à Boulouparis. Ce sont les chasseurs, eux-mêmes, qui ont alerté les secours. Rappelons une fois encore les trois fondamentaux de la sécurité : identification, tir fichant et respect de l’angle des 30°. Certes, cela ne réglera pas tout, mais contribuera à améliorer la sécurité.