Selon les données officielles, 349 animaux domestiques ont été victimes d'attaques d'ours l'année dernière, alimentant ainsi les tensions entre défenseurs de la biodiversité et communautés locales. En Italie, dans les Abruzzes, la création de parcs nationaux dédiés à la protection des ours n'a pas contribué à apaiser les conflits et à préserver les populations locales, tout en soutenant l'économie locale par l'écotourisme. L’ours brun ne se limite pas à un rôle de prédateur naturel. Il est aussi attiré par des proies plus faciles telles que les sangliers, les faons et même les brebis des troupeaux. La question de l'ours en France ne se résume donc pas à un simple débat sur la conservation d'une espèce menacée. C'est un enjeu complexe mêlant conservation de la biodiversité, protection des modes de vie traditionnels et gestion des ressources naturelles. La recherche de solutions durables implique un dialogue ouvert et une coopération entre tous les acteurs concernés, afin de trouver un équilibre où la nature et les activités humaines peuvent coexister dans les Pyrénées et au-delà.