Ce phénomène, qui surprend bien souvent les chasseurs, est pourtant tout à fait logique. Toutefois, d’autres dangers guetteront ces jeunes de septembre. D’une part, la saison de chasse qui commence et qui peut faire d’eux des orphelins, d’autre part les dents des chiens qui ne leur laisseront aucune chance. Et s’ils échappent à ces deux risques, ils auront encore à surmonter le troisième, qui est l’arrivée de l’hiver, avec le froid, l’humidité et les restrictions alimentaires. Résultat, peu de marcassins, nés à cette période, atteindront le printemps. En résumé, lorsqu’une laie perd en totalité sa première portée de printemps, et même si elle fait une deuxième portée en début d’automne, le nombre de marcassins viables qu’elle produit au cours d’une année comme celle-ci est quasiment nul. En revanche, une laie qui n’a pas perdu tous ses marcassins en mars-avril n’entrera pas en œstrus au mois de juin, du fait qu’elle allaite encore son ou ses petits, et normalement, elle ne reviendra en chaleur qu’à l’automne, après le sevrage et la remise en état de son organisme. A l’inverse, la situation se présente sous de bien meilleurs auspices lorsque la météo de mars est bonne. Dans ce cas de figure, pratiquement tous les marcassins survivent et prennent rapidement du poids. Agées de huit mois en décembre, les jeunes femelles non encore prélevées, vont participer au rut et mettre bas dès le printemps suivant, et c’est dans ces conditions que le taux de reproduction peut approcher les 200%.
Météo sanglier : mars clément, octobre abondant...
ACCUEIL
>
FAUNE SAUVAGE >
Météo sanglier : mars clément, octobre abondant...