Social et nocturne, le rat surmulot vit en groupes hiérarchisés comptant parfois jusqu'à 200 individus. Chaque groupe est dirigé par un mâle dominant, et la reproduction, qui peut se produire tout au long de l'année, est caractérisée par des portées de 3 à 12 petits, jusqu'à 7 fois par an, par femelle. La maturité sexuelle est atteinte dès 2 mois, et bien que sa longévité soit limitée à environ 2 ans (parfois moins en milieu naturel), sa capacité à se reproduire rapidement contribue à maintenir des populations robustes et dynamiques. En termes de répartition géographique, le rat surmulot est aujourd'hui présent dans de nombreuses régions du globe, bien au-delà de son habitat d'origine, en raison de l'introduction accidentelle par l'activité humaine. Cette expansion pose des défis importants en matière de gestion des espèces exotiques envahissantes (EEE), nécessitant des stratégies de contrôle pour limiter leur propagation. Dans les milieux naturels comme les marais, les forêts ou les zones agricoles, le rat surmulot s'attaque aux œufs d'oiseaux, notamment ceux nichant au sol ou à faible hauteur. Les canards, les passereaux ou encore certaines espèces protégées comme le râle des genêts, peuvent voir leur reproduction compromise par la présence de ce rongeur. En milieu insulaire, son impact est encore plus alarmant, mettant en péril la survie de certaines populations d'oiseaux marins qui pondent à même le sol et dont les œufs sont particulièrement vulnérables. C’est pourquoi sa gestion et son contrôle dans les zones sensibles sont essentiels pour limiter son influence et préserver la biodiversité.