Depuis plus d’un an, le secteur agricole traverse une crise profonde, au sein de laquelle les contrôles effectués par les agents de l’OFB suscitent de vives tensions. Les organisations agricoles, notamment la FNSEA et la Coordination rurale, dénoncent des inspections trop fréquentes et intrusives, et l’une des revendications formulées portait sur le placement des agents de l’OFB sous la tutelle des préfets, et le port d'armes par les agents de l'Office. « Mais ce sont des policiers, et, à ce titre, ils sont armés, leurs missions les exposant à des risques » déclaraient les syndicats. Toutefois, la véritable évolution concerne non pas le fait d’être armé, mais la manière dont ces armes sont portées. Une circulaire récente préconise donc désormais un port d’arme plus discret. Plutôt qu’un port à la ceinture, les armes seront rangées dans des holsters intérieurs. Cette mesure, décidée en accord avec l’OFB, les chambres d’agriculture et le gouvernement, doit être appliquée immédiatement pour concilier sécurité des agents et apaisement des contrôles. Par ailleurs, le port de caméras piétons par les agents de l’OFB sera généralisé dès que possible, cette initiative nécessitant une mesure législative. Malgré cette décision, des préoccupations subsistent bien que le gouvernement ait instauré un contrôle administratif unique annuel des exploitations agricoles. Ce contrôle, distinct des enquêtes judiciaires et fiscales, vise à simplifier les démarches des agriculteurs. En complément, une mission-flash inter-inspections a été lancée pour analyser les tensions entre l’OFB et le monde agricole, et proposer des solutions concrètes. Enfin, la revendication de placer l’OFB sous l’autorité des préfets a été partiellement prise en compte. Si les préfets peuvent superviser les contrôles administratifs, les missions de police judiciaire des agents restent sous l’autorité des juges. Ainsi, le gouvernement tente d’apaiser les tensions sans bouleverser l’équilibre institutionnel en place.