Les critères de base
Pour organiser et prévoir un élevage dans de bonnes conditions, il faut évidemment prévoir un chenil avec un minimum de confort, en évitant les courants d’air et l’humidité qui sont très préjudiciables. En premier lieu, il faut considérer, pour les éleveurs amateurs, que le chien n’est pas une source de revenus, et ceci doit être rappelé. Et il est bon aussi que le futur éleveur connaisse les dépenses auxquelles il aura à faire face. Celles-ci sont extrêmement variables suivant les exigences des races et les circonstances. Ce sont, en plus du chenil, les points qui concernent l’entretien, l’alimentation, l’hygiène, les accessoires, l’assistance vétérinaire. L’alimentation, aujourd’hui, ne pose guère de problèmes de préparation avec une gamme de croquettes adaptées à chaque étape de la vie du chien. Le nettoyage quotidien des locaux et leur désinfection demandent d’avoir les produits nécessaires, ainsi que balais, brosses et chiffons. Un minimum d’équipements hygiéniques est requis, comme certains médicaments, vermifuges, et autres. A deux mois, le chiot n’étant plus protégé par les anticorps de sa mère, il convient de le faire vacciner contre les principales affections qui sont : la maladie de Carré, l’Hépatite contagieuse canine, la Leptospirose, la Parvovirose, la toux de chenil, la Rage, la Piroplasmose (votre vétérinaire vous conseillera).
L’objet n’est pas ici d’énumérer toutes les obligations auxquelles sont soumis les éleveurs, même occasionnels, mais de montrer combien sont grandes les contraintes auxquelles il faut faire face. L’acquisition, ou la naissance d’un chiot, sont des évènements qui se préparent et qui s’assument.
L’éducation : une étape cruciale
Eduquer n’est pas dresser ! Une bonne éducation commence par habituer le chien à être à son aise parmi les humains. Dans ce domaine, le chien affectionne les éloges et les récompenses et, s’il mérite une réprimande, celle-ci doit être adaptée et infligée au bon moment. Bien entendu il sera très difficile, voire impossible, d’obtenir quelque chose de sujets laissés au chenil sans attention, et sortis juste pour les besoins d’un maître qui va exiger beaucoup en ne donnant rien. La socialisation est une étape qui doit intervenir très tôt, avec des actions simples : se laisser examiner et toucher par des étrangers, se déplacer en laisse, s’habituer aux divers bruits et être à son aise en tous lieux. Pour ce qui est des facultés de chasse, elles sont déjà dans leur patrimoine génétique. Le challenge consiste donc à les développer, par un entraînement régulier. La régularité de ces séances permet de mieux mesurer les progrès effectués, et les erreurs à corriger. Il est très important d’agir avec eux toujours de façon claire, juste et équitable, et se souvenir des termes essentiels en matière d’élevage et d’éducation : patience, cohérence, disponibilité et fermeté.