Je sonne de la trompe (Sylvain Oudot et Guyaume Vollet)

Lucilie bouchère : une mouche parasite qui pourrait devenir une menace pour la faune sauvage

Le 15 juin 2026, le ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire a publié un point d'information consacré à la lucilie bouchère (Cochliomyia hominivorax). Cette mouche parasite, absente de France et d'Europe, fait de nouveau parler d'elle après plusieurs foyers recensés au Mexique, puis dans le sud des États-Unis. Si les autorités s'inquiètent avant tout des conséquences pour les élevages, une éventuelle introduction de cet insecte sur le continent européen pourrait également représenter un risque important pour la faune sauvage, notamment les populations de grand gibier. Contrairement aux mouches qui colonisent les animaux déjà morts, la lucilie bouchère s'attaque exclusivement à des animaux vivants. Originaire des régions tropicales et subtropicales des Amériques, elle a longtemps constitué un véritable fléau pour les élevages, avant d'être pratiquement éradiquée d'Amérique du Nord grâce à d'importants programmes de lutte reposant sur la technique des mâles stériles. Sa réapparition récente rappelle toutefois que le parasite n'a pas disparu et qu'il reste capable de reconquérir de nouveaux territoires. La maladie provoquée par cette mouche est appelée myiase. Le mécanisme de contamination est particulièrement redoutable. Attirée par une plaie, même de très faible importance, la femelle dépose plusieurs centaines d'œufs sur les tissus vivants. Quelques heures plus tard, les larves éclosent et commencent immédiatement à se nourrir de chair vivante. Contrairement aux asticots des mouches communes, qui participent à la décomposition des cadavres, les larves de la lucilie bouchère détruisent progressivement les tissus de leur hôte. La plaie s'élargit rapidement sous l'action des larves. L'animal souffre de douleurs importantes, présente des écoulements parfois sanguinolents et attire de nouvelles femelles qui viennent pondre à leur tour. Sans intervention, l'infestation peut devenir massive et conduire à une septicémie ou à la mort de l'animal après plusieurs jours de souffrance. Toutes les espèces de mammifères peuvent être touchées, domestiques et sauvages : cervidés, sangliers, bouquetins, mouflons ou encore certains carnivores, dès lors qu'ils présentent une blessure ouverte...

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Domaine de Belval : inauguration fastueuse du nouveau centre de formation, de recherche et de créations artistiques

Érigé sur la lisière nord du domaine forestier de Belval, en pleine campagne ardennaise, neuf pavillons au toit de tuiles rouges constituent dorénavant le Centre de formation, de recherche et de création artistique (CFRCA), lequel vient d’être inauguré par Henri de Castries, président de la Fondation François Sommer, en présence de nombreuses personnalités nationales et locales. « Dans un monde qui change, ce centre ancré au cœur des Ardennes est une plateforme d’échange et de dialogue pour faire progresser le savoir et la connaissance sur la faune sauvage et ses habitats... ». C’est par ces mots que le président de la Fondation a introduit son allocution prononcée dans la toute nouvelle salle de conférence face à un parterre de quelque 200 invités du monde de la chasse, de la forêt et de l’environnement en général. Livré dans les délais après deux années de travaux, le projet de cette infrastructure intégrée dans le paysage a été conduit conjointement par deux cabinets d’architectes, l’un établi dans les Ardennes (cabinet Frédéric Denisart) et le second établi à Paris (cabinet Paul Landauer). Les investissements se montent à 13 millions d'euros, financés à 94 % par la Fondation François Sommer. Les architectes ont utilisé, pour l’essentiel, tous les savoir-faire locaux en matière de construction, faisant travailler huit entreprises ardennaises et une rémoise. Les bâtiments sont à basse consommation, les murs sont constitués de caissons « bois-paille » puis recouverts de parements de pierres ardennaises. Les toitures, elles, sont recouvertes de tuiles ardennaises. Les matériaux sont biosourcés et, pour la plupart, produits localement. Pour le chauffage, les architectes ont opté pour la géothermie profonde. L’ensemble du hameau s’étend sur une superficie de 2 500 m² et comprend neuf pavillons reliés entre eux par un large couloir, l’un des pavillons restant un espace ouvert prolongé par un promontoire offrant une vue sur les champs et les lisières du massif forestier de Belval. Les autres abritent les services administratifs, le hall d’accueil, deux laboratoires, une salle de conférence et une bibliothèque, un espace réservé à la création artistique, une grande salle de restauration, une cuisine de dernière génération et enfin une structure d’hébergement de 15 chambres avec en annexe, un salon. Précisons que toutes les pièces, quelles qu’elles soient, ont toujours un côté présentant une vue sur l’extérieur et sont dotées d’une décoration discrète**,** du meilleur goût, dans les domaines des arts animaliers et de la chasse...

Par Jean-Marc Thiernesse

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