Le petit journal de la chasse et de l'environnement

 

 

 

 

 

Actualités : ce que l'on peut en retenir...

(Et la suite en rubrique INFOS...)

Et le vent monotone entonne... ses refrains d’adieu à l’été

Ce cerf a été trouvé agonisant, vendredi, victime d’un combat sans merci qu’il avait livré quelques jours auparavant, avec un adversaire aussi amoureux que lui, mais bien plus fort en apparence. La nature n’est pas méchante, mais elle est cruelle, n’en déplaise aux bobos qui pensent que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». La nature a ses lois, c’est ainsi, et ce sont elles qui permettent aux plus forts de perpétuer l’espèce, condamnant les plus faibles à disparaitre, ou du moins à être privés de descendance. C’est le deuxième cas découvert dans le sud haut-marnais, depuis le début du brame de cette saison 2021, mais qui ne sont pas des exceptions. L’intimidation ou l’affirmation sonore de sa puissance ne met jamais un cerf à l’abri d’un concurrent plus vindicatif, peut-être parce que plus jeune, plus rapide dans l’esquive ou, après des journées épuisantes, moins fatigué que le maitre de place. Les raires qui font trembler le sous-bois ont une signification : un rugissement court, rauque et grave signale la présence du cerf. Un rugissement long et mélancolique sera émis pour attirer l’attention des biches. Un raire au timbre plus élevé est destiné à intimider un éventuel concurrent et un cri rauque saccadé sera lancé lorsque le cerf poursuit une biche. Si pendant longtemps, les passionnés allaient « écouter » le brame des cerfs, une dérive inquiétante est arrivée avec les téléphones portables, appareils photos de salon par ailleurs. Alors maintenant, écouter ne suffit plus, il faut voir. Evitez cela, ne pensez plus aux photos et restez le plus loin possible, et sous le vent. Vous entendrez beaucoup mieux, avec cette sensation, dans la nuit, de pénétrer un monde inconnu…

(Photo Sébastien Collignon)


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Les nouveaux locaux de l’ONF

C’est au deuxième trimestre 2022 que l’Office national des forêts intégrera ses nouveaux locaux, à Maisons-Alfort, sur le site de l'Ecole nationale vétérinaire, avec laquelle un bail de 70 ans a été signé. Fini donc Saint Mandé pour les 365 agents du siège social de l’établissement public. Au terme des travaux, qui ont débuté en septembre 2020, les clés du bâtiment seront officiellement remises en avril prochain. « L'intérêt du projet est de réduire les surfaces, en conformité avec la politique immobilière de l'Etat », a déclaré Jean-Marc Tavernier, directeur du projet immobilier. La vente de la tour Saint-Mandé, où seront construits des logements, et la fin de la location, devraient permettre de financer la construction et l'aménagement du nouveau siège social, dont le coût s’élève à 25 millions d'euros. Le bâtiment est, en grande partie, construit en bois, ce qui devrait le rendre compétitif au niveau de son empreinte environnementale. 84% du bois utilisé est issu de forêts domaniales et parmi les essences choisies, on y trouve l'épicéa, le chêne, le pin et le douglas qui ont été récoltés dans le Grand Est. Des panneaux photovoltaïques, installés sur le toit, fourniront une partie des besoins en électricité du bâtiment, et les eaux de pluie récupérées serviront à alimenter les sanitaires et le mur végétal.


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Barbara Pompili… dans le vent

Eole n’en demandait pas tant ! Lors de sa conférence de presse sur l’éolien, la ministre écologiste a été dithyrambique dans la promotion de l’éolien en France. Si les pales de ces machines manquent quelquefois cruellement de vent, Barbara Pompili n’a pas manqué d’air en vantant cette énergie pour le moins instable. Morceaux choisis : « Dans ses prévisions, RTE estime que la demande d’électricité devrait croitre de l’ordre de 20% d’ici 2035, et de 40 à 50% d’ici 2050… Nous devons poursuivre les efforts d’économie d’énergie, mais aussi développer massivement les énergies renouvelables : solaire, hydraulique lorsque c’est possible, mais aussi l’éolien, en mer comme sur terre… L'éolien représente déjà plus de 8% de notre production électrique, c'est-à-dire l’équivalent de 2 heures par jour en moyenne… J’entends bien qu’à renfort de contre-vérités, sur l’intermittence, sur la présence de terres rares, sur l’enfouissement des pales en fin de vie, une petite musique est en train de s’installer dans notre pays. Je vais donc le dire clairement : l’éolien est une énergie renouvelable, décarbonée et bon marché, qui a toute sa place dans notre mix énergétique… Nous aurons besoin, à l’avenir de toutes les sources de production d’électricité décarbonées et donc à la fois de nucléaire et de toutes les énergies renouvelables… Cela étant rappelé, je sais bien que l’installation de nouveaux parcs d’éoliennes ne se fait pas toujours sans critiques voire contestations locales. Il faudrait être aveugle et sourd pour les ignorer. Et il faut aussi entendre les protestations lorsqu’elles sont légitimes. Les ignorer et foncer tête baissée nous conduirait au blocage et donc à l’incapacité à tenir nos objectifs de développement de capacités renouvelables. Alors regardons la réalité en face : aujourd’hui, dans certains territoires, nos concitoyens ne veulent plus des éoliennes. Lorsqu’ils vivent au milieu de dizaines d’éoliennes de plus de 100 mètres de haut, ils peuvent éprouver un sentiment compréhensible de saturation. Je suis une élue de la Somme, un territoire qui concentre une forte densité d’éoliennes, et je comprends que la transformation rapide d’un certain nombre de paysages ait pu provoquer de l’incompréhension voire de la colère… Et comme le rappelait récemment le Président de la République : là où les projets créent trop de tensions, là où ils dénaturent le paysage, il faut savoir les adapter ou y renoncer ». Pour lire l'intégralité du discours de Barbara Pompili, c'est ICI 

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Plan national d’actions 2022-2026, en faveur du Lynx boréal

Dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité, la France consacre un effort particulier à la préservation des espèces les plus menacées, encore présentes sur son territoire. Une consultation du public vient donc d’être lancée par le ministère de la Transition écologique, pour le plan d’actions en faveur du Lynx boréal, pour la période 2022/2026. Ce plan vise à coordonner les actions de sauvegarde de ce mammifère (Lynx lynx) dont les aires de présence en France sont contrastées. Dans les Vosges, la population de lynx a décliné de façon dramatique, alors que dans le Jura, les effectifs sont stables, mais ont du mal à progresser dans les Alpes (peut-être à cause de la forte présence du loup ?). Les mesures proposées pour les quatre années à venir figurent dans un document élaboré avec l’ensemble des partenaires concernés par l’espèce, et sous la coordination de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) Bourgogne-Franche-Comté, appuyée de l’OFB. Ce plan préconise : l’amélioration des conditions de coexistence avec les activités humaines, la réduction des menaces sur la viabilité de l’espèce et suppression des freins à son expansion, communication, sensibilisation et valorisation, animation du PNA. La consultation est ouverte jusqu’au 27 octobre 2021.


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Du lait de vache immunisé pour lutter contre la Covid-19 ?

Le Sars-CoV-2 est certes un coronavirus, mais il est loin d’être le seul. De nombreux autres virus infectent le monde animal, et notamment le BCoV, un coronavirus bovin qui provoque des gastro-entérites chez les jeunes veaux non immunisés, avec de possibles complications respiratoires. Mais ce que les chercheurs ont découvert, c’est que le Sars-CoV-2 et le BCoV sont des ß-coronavirus, phylogénétiquement très proches, qui conservent des caractéristiques communes. Structurellement, le BCoV est enveloppé de cinq protéines structurelles : la glycoprotéine de pointe (S), la protéine d’enveloppe (E), la protéine membranaire (M), la protéine nucléocapside (N) et l’hémagglutinine-estérase (HE) protéine. Ce qui est très intéressant, c'est que la structure du Sars-CoV-2 contient également les quatre premières, dont la protéine Spike (S). Et c’est cette même protéine, largement exposée à la surface virale, qui provoque une réponse immunitaire contre le virus et qui constitue une structure immunodominante contre laquelle sont dirigés les vaccins développés jusqu’à présent. Différentes études viennent de démontrer que cette similarité peut faire naître une immunité croisée, et les chercheurs proposent donc de s’appuyer sur l’immunité passive hétérologue du BCoV, provoquée par le lait de vaches immunisées, comme thérapie immunostimulante pour contrôler l’infection par le Sars-CoV-2. Le lait de vache contient en effet plus de 30 g/l de protéines, dont près de 1 g/l d’immunoglobulines, voire plus de 200 g/l dans le colostrum, et ces anticorps, dans le lait bovin, survivent à l’exposition gastrique et résistent à la digestion protéolytique dans l’estomac et l’intestin. Du lait de vache immunisée contre le BCoV devrait donc permettre d’activer le système immunitaire et par la même occasion provoquerait une immunité croisée avec le Sars-CoV-2. Les chercheurs souhaitent pousser les recherches pour explorer l’efficacité du lait immunisé, qu’il est relativement facile et bon marché à obtenir…

 


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« N’opposez pas le monde de la chasse aux défenseurs de la cause animale »

Visiblement, lors de la « Journée mondiale des animaux », le Président candidat à sa réélection, en visite dans un refuge pour chiens et chats, à Gray, en Haute-Saône, a tenté de calmer les ardeurs. Il a demandé de ne pas « opposer les mondes » entre défenseurs de la cause animale d’un côté et les éleveurs et chasseurs de l’autre, qui sont des acteurs de la ruralité. « On n’avancera qu’en réconciliant » a-t-il plaidé. Il en a profité pour défendre la proposition de loi sur le bien-être animal, malmenée en deuxième lecture par les sénateurs, qui ont fait un peu de ménage dans le texte… qui retrouvera sans doute un peu de vigueur lors de son retour à l’Assemblée nationale. En attendant, et concrètement, le Président a annoncé un doublement des aides aux refuges, portées à 30 millions dans le plan de relance. À six mois de la présidentielle, il est de bon ton de caresser… dans le sens du poil !


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Festival du film animalier de Lamotte Beuvron

Cette quatrième édition du festival du film animalier de Lamotte-Beuvron, présidé cette année par Jean-Christian Fraiscinet (alias Christian Bodin’s), avait pour thème : « Le rendez-vous de l’homme et de l’animal ». Durant trois jours, les 38 films sélectionnés ont ravi les spectateurs qui ont pu échanger avec les réalisateurs. Parmi eux, Hervé Glabeck et son film « Le lapin, taillé pour survivre », Hamid Sardar : « Le Cavalier mongol », Raphaël Morizot-Thibault : « En plein vol », Antoine Bonneau : « Vers la rencontre », Pascal Cardeilhac : « La vie sauvage des monuments », Elsa Maury : « Nous là mangerons, c’est la moindre des choses »>, Benoit Aymont : « Vincent Munier, éternel émerveillé ». Le jury a eu tâche délicate pour désigner son lauréat, Hamid Sardar et son film « Le Cavalier mongol », doublement récompensé par la « Mention spéciale du Jury » et le « Prix du Jury ». Ce film documentaire, qui se passe au nord de la Mongolie sur les traces d’un cavalier à la poursuite des voleurs de chevaux des tribus nomades, a fait une énorme impression, par l’émotion qu’il dégage et la qualité de la réalisation. L’autre film primé, « Vincent Munier, éternel émerveillé » de Benoît Aymon, a lui aussi été doublement récompensé par le « Prix du public » et le « Prix du jeune Public ». Ce fut donc une 4e édition de qualité, que le maire de Lamotte Beuvron, Pascal Bioulac, a souligné de cette façon : « On a envie de faire grandir cette aventure. C’est une belle rencontre humaine qui a permis de forger un véritable instinct de famille… ».


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"Je sonne de la trompe" un ouvrage didactique signé Sylvain Oudot et Guyaume Vollet

Destiné à l`apprentissage progressif de la technique pour la trompe en ré, cet ouvrage s’adresse aux apprenants, débutants ou moyens, ainsi qu’aux enseignants. Forts de leurs expériences respectives, les deux auteurs proposent un condensé de leur approche de l'enseignement de la trompe, complété par trois recueils d’études, d`exercices et de fanfares traditionnelles déjà disponibles dans la même édition « Tempo Music Club ». La méthode est d'autant plus profitable qu`elle s’enrichira des conseils avisés et personnalisés d’un professeur. Les phases successives d`apprentissage sont présentées en quatre chapitres qui correspondent à la chronologie d`enseignement : 1) la gestion de l’air ; 2) la diction et l’ornementation ; 3) l’expression ; 4) les pupitres. Comme le précisent les auteurs : « La rédaction de cet ouvrage se veut simple et efficace. Nous avons choisi de ne pas illustrer nos propos par des planches techniques ou anatomiques savantes, préférant orienter le lecteur vers des vidéos intéressantes dont les liens sont fournis en fin de recueil. Ce vecteur moderne de connaissances, utilisant l’animation 3D, présente l`avantage d’être à la fois explicite et ludique. Des exercices annexes ont été sélectionnés dans le but de susciter un « ressenti » chez l'apprenant. Ils peuvent être complétés par d`autres exercices, selon les recommandations des professeurs. Évidemment, la méthode devra être adaptée par le lecteur ou le pédagogue de façon appropriée pour l'élève, selon sa morphologie, ses capacités physiques et son niveau d’avancement dans l`apprentissage de l'instrument ». Pour se procurer ce « Traité de technique usuelle et Exercices pratiques » vous pouvez vous adresser à : Guyaume Vollet www.destrompesetvous.fr ou à Sylvain Oudot : https://facebook.com/MusiqueTrompes/


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