Les « sciences naturelles », telles qu'enseignées dans les écoles primaires du 19e et 20e siècle, offrent un fascinant voyage à travers l'évolution des perceptions et des connaissances sur la nature, notamment à travers l'examen de manuels scolaires datant de 1870 à 1970, une période marquée par l'émergence des mouvements écologiques. Initialement intitulés « Histoire naturelle » jusqu'en 1898, ces manuels ont progressivement adopté le nom de « Sciences naturelles », révélant ainsi l'évolution du discours éducatif au fil des décennies.
Dans ce panorama historique, les années 1880 sont marquées par l'apparition du « Manuel de sciences avec leur application à l’agriculture et à l’hygiène », reflet des préoccupations de l'époque pour la productivité agricole et la santé publique. Ce titre, bien qu'éphémère, illustre l'importance croissante accordée à ces thèmes. Jusqu'en 1940, les manuels se stabilisent sous l'appellation de « Sciences naturelles », avant d'explorer d'autres terminologies comme « Sciences d’observation », « Sciences par la méthode active », et « Leçon de choses » dans les années 1950 et 1960. Cette période voit également émerger des préoccupations écologiques naissantes, manifestées par des titres tels que « D’étang au marais », « Ce que dit la nature », et « Pourquoi et comment protéger la nature », soulignant une transition vers une conscience environnementale plus aiguë. Les manuels révèlent une vision profondément enracinée dans la nécessité de protéger les ressources naturelles, surtout jusqu'aux années 1930, marquées par une forte croissance démographique et l'importance vitale de l'agriculture. Les animaux classés comme « nuisibles », tels que le ver blanc du hanneton, le phylloxéra, et le charançon, étaient perçus comme des menaces directes pour les cultures et les vignobles, nécessitant des mesures de contrôle sévères...
Côté reportage : en France et à l’étranger