Laurent Thévenez, taxidermiste

Quand la nature était expliquée à l’école...

Les « sciences naturelles », telles qu'enseignées dans les écoles primaires du 19e et 20e siècle, offrent un fascinant voyage à travers l'évolution des perceptions et des connaissances sur la nature, notamment à travers l'examen de manuels scolaires datant de 1870 à 1970, une période marquée par l'émergence des mouvements écologiques. Initialement intitulés « Histoire naturelle » jusqu'en 1898, ces manuels ont progressivement adopté le nom de « Sciences naturelles », révélant ainsi l'évolution du discours éducatif au fil des décennies. Dans ce panorama historique, les années 1880 sont marquées par l'apparition du « Manuel de sciences avec leur application à l’agriculture et à l’hygiène », reflet des préoccupations de l'époque pour la productivité agricole et la santé publique. Ce titre, bien qu'éphémère, illustre l'importance croissante accordée à ces thèmes. Jusqu'en 1940, les manuels se stabilisent sous l'appellation de « Sciences naturelles », avant d'explorer d'autres terminologies comme « Sciences d’observation », « Sciences par la méthode active », et « Leçon de choses » dans les années 1950 et 1960. Cette période voit également émerger des préoccupations écologiques naissantes, manifestées par des titres tels que « D’étang au marais », « Ce que dit la nature », et « Pourquoi et comment protéger la nature », soulignant une transition vers une conscience environnementale plus aiguë. Les manuels révèlent une vision profondément enracinée dans la nécessité de protéger les ressources naturelles, surtout jusqu'aux années 1930, marquées par une forte croissance démographique et l'importance vitale de l'agriculture. Les animaux classés comme « nuisibles », tels que le ver blanc du hanneton, le phylloxéra, et le charançon, étaient perçus comme des menaces directes pour les cultures et les vignobles, nécessitant des mesures de contrôle sévères...

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Concours de meutes sur sanglier de Grealou-Saint-Chels

Le week-end dernier, premier et deux mars, l’Association des chasseurs de grand gibier du Lot (ADCGGL 46) présidée par Francis Balmes, organisait son traditionnel concours de meutes, évènement prisé par les amateurs de chiens courants, qui voient depuis plus de 22 ans, s’affronter amicalement les meilleures meutes locales, régionales et nationales sur sanglier. L’organisation de cette épreuve repose sur une équipe rajeunie et efficace, qui porte haut les valeurs de la chasse populaire et la défense du chien courant. Pour cette édition 2025, 24 meutes se sont affrontées durant deux jours sur les nombreux territoires de causses et de vallées lotoises, autour de Grealou-Saint-Chels, mis courtoisement à disposition par les sociétés de chasse concernées et où les sangliers étaient présents. Les deux présidents du jury, Gaétan Aulie et Jérémie Boisset ne boudaient par leur plaisir, malgré les difficultés à juger les meutes qui oeuvraient sur des voies mouillées par la pluie, figées par le gel, exposées aux vents et soumises à des variations de température importantes. Cela étant, les dix premières meutes ont livré des prestations de qualité et d’un niveau exceptionnel...

Par Pierre Périé

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Reportage : traque-affût de fermeture en forêt domaniale de Saint-Jean

Au sud de Tonnerre, aux confins des département de l’Yonne et de la Côte d’Or, la forêt domaniale de Saint Jean et Chatêl-Gérard couvre une superficie de 1360 ha. Située sur un plateau calcaire, elle est couverte à 80 % de hétraies de différents âges. Elle souffre depuis de nombreuses années d’une forte densité de chevreuils compromettant la régénération naturelle de peuplements diversifiés, et de phénomènes de sécheresse répétés. En plus, les grands cervidés y ont élu domicile, accentuant encore le déséquilibre entre les effectifs d’ongulés et l’offre nourricière. L’ONF expérimente sur cette forêt l’introduction d’essences méditerranéennes sur quelques parquets répartis sur l’ensemble du lot. En contrat avec l’ONF, selon les termes d’une location négociée, l’ Association des Amis des Bois de Saint Jean s’est donnée pour objectif de rétablir une bonne harmonie entre la population de chevreuil et son milieu de vie, en s’inspirant des idées du Dr Francis Roucher, et des outils modernes développés en la matière par l’Ecole de Belval, et dont le Domaine Bois Landry s’est fait le promoteur… Ici, la concertation entre forestiers et chasseurs est permanente. Le concept Brossier-Palu, quant à l’évaluation de l’importance des dégâts est de règle, comme d’ailleurs le suivi des animaux et du milieu par les indicateurs de changement écologiques. Les prélèvements annuels s’effectuent en chasse individuelle silencieuse, en priorité sur les parcelles sensibles, et en chasse collective, selon le mode de chasse de la traque-affût...

Par Jean-Marc Thiernesse

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Bienvenue aux « Brasconies »

Nous sommes au cœur du causse central lotois, sur la commune de Blars, à proximité directe de l’axe Cahors, Figeac. D’une surface de 240 ha, le domaine des Brasconies est un enclos cynégétique qui a été créé en 1985 par Messieurs Mombertrand et Riol qui ont été les premiers actionnaires. A l’heure actuelle, c’est l’association du Pech de la Gardette qui est locataire de l’activité chasse du domaine. Le président, depuis bientôt huit ans, est Marc Falguières, personnage haut en couleurs, un brin débonnaire mais à l’autorité certaine. L’activité cynégétique des enclos est souvent en butte aux critiques, parfois à juste titre d’ailleurs. Ici, ce n’est pas le cas. La chasse est encadrée, pratiquée d’une manière éthique et se double d’une réelle convivialité de tous les instants. Une superbe bâtisse rénovée tient lieu de havre de bonheur autour d’une cheminée centrale où chauffe tranquillement l’oule (la marmite) de soupe, avec bar, cuisine et salle de restauration sous une charpente quercynoise majuscule. Cet endroit réconcilie les gens avec l’amour de la vie ! Autour, le territoire est scindé en deux parties. La plus grande, dite « le grand parc » et l’autre plus restreinte « bois noir », avec un biotope typique du causse : chênes, genévriers, ronces et épines noires. Ces sont vingt actionnaires qui composent l’association et réalisent une vingtaine de battues par an, de fin septembre jusqu’à mi-mars, essentiellement le samedi. L’activité cynégétique concerne principalement le sanglier, mais pas que... Il y a des daims (très discrets), des chevreuils, du lièvre et un peu de perdreaux. Mais pour que tout cela fonctionne correctement, il y a aussi beaucoup de travail d’entretien : du matériel pour l’agrainage, les miradors, les pistes d’accès, le bois pour la cheminée... Donc, on « bosse » tous les vendredis, afin que la battue du lendemain soit parfaite...

Par Pierre Périé

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Lot : les chasseurs, acteurs actifs de la biodiversité

Le vendredi 22 novembre 2024, à dix heures, sur la commune de Castelfranc dans la vallée du Lot, se sont réunis sur une parcelle en plein cœur du village, des élus. Autour du maire Laurent Bolos, se trouvait la FDC représentée par son président Michel Bouscary accompagné du trésorier adjoint Bernard Dautrey, les chasseurs locaux et les élèves de l’école avec leur enseignante. Le but de cette rencontre portait sur la création d’un ilot de biodiversité. Ce concept consiste à associer, sur une parcelle communale, à l’initiative de la collectivité locale et de la FDC du Lot, la plantation d’arbres fruitiers et l’implantation d’un couvert mellifère. Cette action d’aménagement d’un espace public répond à plusieurs objectifs environnementaux et sociaux, et requiert le partenariat de la commune et des chasseurs locaux. Qui plus est, lorsque les écoliers sont de la partie, la quadrature du cercle de la biodiversité est atteinte. L’ilot de biodiversité répond à la volonté de la trame verte, associant la préservation écologique à des notions de partage et de convivialité, où les acteurs précités se retrouvent au sein d’un chantier participatif. Ce projet est réalisé dans le cadre de l’écocontribution porté par la FDC, avec le soutien financier de la FNC, de l’OFB en partenariat avec l’association « Arbres, Haies, Paysages 46 »…

Par Pierre Périé

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La trêve sauvage de « A Thanksgiving Truce »…

L'illustration « A Thanksgiving Truce » de J.S. Pughe, publiée dans le magazine satirique Puck le 22 novembre 1905, capture une scène improbable et humoristique avec Theodore Roosevelt. En tant que président des États-Unis et écologiste passionné, Roosevelt est représenté partageant un repas de Thanksgiving avec des animaux sauvages, dont un ours qui propose un toast ironique : « J’espère que la prochaine fois que nous nous rencontrerons, nous vous verrons en premier ». L'illustration reflète à la fois le caractère énergique et le sens de l'humour de Roosevelt, souvent associé à la « vie épuisante » (strenuous life), ainsi que son rôle clé dans le mouvement de conservation aux États-Unis. Vêtu de son uniforme de Rough Rider, il incarne à la fois l'homme d'action et l'homme de réflexion, à une époque où la préservation de la faune et des espaces naturels devenait un enjeu majeur. Theodore Roosevelt n’était pas seulement un politicien, mais aussi un défenseur farouche de la nature et un chasseur éthique. En tant que cofondateur du Boone and Crockett Club, il a joué un rôle central dans la promotion de la « chasse équitable » et de la préservation des habitats naturels. Cette vision a jeté les bases de nombreuses institutions américaines de conservation, telles que les forêts nationales et les refuges pour la faune. Ses efforts ont permis de sauvegarder des écosystèmes où la faune, autrefois menacée, prospère encore aujourd’hui. Mais l'illustration inclut aussi Theodore Jr., fils aîné de Roosevelt, assis à une petite table avec un ourson, en référence directe à la fameuse anecdote de la chasse à l’ours de 1902. Lors de cet événement, Roosevelt refusa de tirer sur un ours capturé, inspirant la création du « Teddy Bear » et renforçant l'idée d'une chasse empreinte d'éthique. Dans l'esprit de Thanksgiving, cette œuvre nous rappelle que l’abondance sur nos tables est le fruit d’efforts de conservation. Roosevelt et les membres du Boone and Crockett Club ont assuré la protection des paysages et des écosystèmes qui soutiennent encore aujourd’hui la biodiversité et l'équilibre écologique. Leur vision continue d’inspirer les générations actuelles à préserver ces ressources précieuses.

Le Solitaire de Combe Nègre conjugue la chasse du sanglier au féminin !

Je suis, ce dimanche 24 novembre 2024, sur un territoire lotois cher à mon cœur, pour participer à une battue aux sangliers atypique, car essentiellement féminine. Selon le poète, la femme est l’avenir de l’homme, je vais aussi le mesurer en matière de chasse aux sangliers. Voici maintenant plus de 55 ans que j’ai fait mes premières armes à la chasse de la « bête noire » sur ces territoires de Boissières, Calamane, Maxou, Nuzejouls et Saint Pierre Lafeuille, à une époque où le sanglier était rare. Aujourd’hui il y règne en maitre, malgré les efforts conséquents de l’équipe locale qui lui mène la vie dure. Voici maintenant 32 ans, ces territoires se sont unis pour le meilleur, la chasse du sanglier, et maintenant des grands cervidés, en se donnant la dénomination associative, oh combien symbolique : « Le solitaire de Combe Nègre ». La présidence actuelle est assurée par un jeune chasseur dynamique, impliqué, bon piqueur qui plus est, Jonathan Boully. A 36 ans et beaucoup de caractère, il est entouré de deux éléments incontournables : Thierry Lafon, grand connaisseur du sanglier, passionné du chien courant, et sa compagne Marina Guenin, secrétaire de l’association, de l’AFACCC du Lot et de la région 6 de la FACCC…

Par Pierre Périé

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Trait d’union entre l’Alsace et le Lot autour de l’approche du brocard…

Chaque année à la même époque, rut du brocard oblige, nos amis alsaciens prennent leur quartier d’été en Bouriane lotoise pour s’adonner à leur passion, l’approche du brocard, sous les auspices du grand Saint-Hubert grand Saint-Hubert. Ce grand moment de fête païenne qui dure une bonne quinzaine de jours, permet de rapprocher des communautés cynégétiques aux pratiques différentes, trait d’union dont l’éthique de la chasse en sort renforcée. Pour certains chasseurs alsaciens, cette aventure atypique dure depuis seize ans, et le plaisir est sans cesse renouvelé. Je ne vais pas résister plus longtemps au plaisir de vous les citer tous : Didier, Clara et Maxime Wollenschlaegger, Max Bofferding, Corentin Castelnovo, Cédric Dossmann et Gérard Stemper, quelques-uns accompagnés de leurs enfants. Donc, à partir de fin juillet, nos amis franchissent avec entrain les neuf cents kilomètres ou presque séparant Saverne ou Strasbourg de notre Quercy, pour poser leurs valises dans un gite à Uzech les Oules. Ce faisant, c’est aussi l’économie lotoise riveraine qui profite de leur venue. Mais ils ne viennent pas que pour faire du tourisme, et la réalité de la chasse et de l’approche du brocard reprend vite le dessus. Ils prennent donc un certain nombre de bracelets à l’approche sur le territoire de notre association, qui couvre les communes de Gigouzac, Mechmont et Montamel, plus Ussel et quelques équipes voisines en bénéficient aussi. A noter que la manne financière apportée par ces ventes aide beaucoup les finances de nos associations cynégétiques qui en ont bien besoin…

Par Pierre Périé

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Un roc en Quercy

A Labastide-Marnhac, sur les franges du Quercy blanc, le grand-père Gaillard était chasseur de petit gibier, dans un secteur où le lièvre abondait. Son petit-fils Eric, du plus jeune âge à l’adolescence, l’accompagnait partout, permettant ainsi au virus de la chasse, de faire petit à petit, son chemin. Vous l’avez compris, nous allons ici parler d’Eric Gaillard, né à Cahors le 25 septembre 1961… Permis de chasser en poche, avec son frère Emilien parti hélas beaucoup trop vite, Eric a parcouru les plaines, derrière le petit gibier. Mais, un autre animal commençait à montrer le bout de sa hure dans les environs de Labastide-Marnhac, suscitant chez Eric, dans un premier temps la curiosité, qui se transforma vite en passion, cela va de « soies »… Et, hasard de la vie, il croisa deux personnages qui allaient bouleverser son avenir cynégétique : Marc Aran et Vincent Pinel. Grâce à eux, Eric entra, comme piqueux pendant la saison 2000/2001, dans le renommé Rallye Forêt de Chaux, dont le maitre d’équipage était François Martinaud. Rien de mieux pour découvrir la vénerie, apprendre et se perfectionner. Malheureusement, le décès subit de son père ramena Eric en terres lotoises. Mais, si les jambes et les bras étaient revenus au pays, la tête était restée ailleurs, au milieu des chiens, des chevaux et des veneurs de la forêt de Chaux…

Par Pierre Périé

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Gigouzac, Mechmont, Montamel et Ussel, ça vous dit ?

Je vous emmène aujourd’hui chez des chasseurs de sangliers, à l’ouest du département du Lot, dans la région Occitanie et dans l’arrondissement de Cahors. Ces quatre communes sont également situées au début de la Bouriane, vaste zone sablonneuse, collinaire, couverte de nombreuses forêts de châtaigniers, avec un climat océanique altéré. Le ruisseau du Vert, riche en truites, traverse Gigouzac et draine l’ensemble du secteur. Nous sommes à une altitude qui va de deux cents mètres à presque quatre cent trente mètres. C’est un secteur agricole tourné vers l’élevage bovin, lait et viande, avec de nombreuses prairies. Sur ces quatre communes, trois sont sur le causse : Mechmont, Montamel et Ussel, et une dans la vallée : Gigouzac. Sur le plan patrimonial, il faut retenir à Gigouzac : l’église Saint-Pierre-es-Liens, ainsi que la chapelle Saint-Roch ; à Mechmont : l’église Saint-Caprais ; à Montamel : l’église de l’Assomption et le château de Laroque, seul parmi quatre châteaux à avoir subsisté à la Révolution française ; et à Ussel : l’église Saint-Martin. Nous sommes ici sur des territoires où le cèpe règne en maitre, attirant parfois des convoitises… Qui plus est sur ce secteur magnifique, on chasse le sanglier, depuis longtemps d’ailleurs…

Par Pierre Périé

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Reportage : à Blars-Orniac, avec l’équipe de chasseurs de sangliers du causse lotois

La commune de Blars est située au centre du département du Lot, dans le causse de Gramat qui est le plus vaste et le plus sauvage des quatre causses du Quercy. Sa population est voisine de 130 habitants, et sa surface est de 2568 ha, à une altitude qui va de 200 à 380 mètres. Elle bénéficie d’un climat océanique altéré, avec des étés chauds et secs. Elle est bordée par les communes de Espédaillac, Marcilhac sur Célé, Orniac, Quissac, Sauliac sur Célé et Sénaillac-Lauzes. Adhérente depuis 2017 du PNR des Causses du Quercy, elle est réputée pour son bâti de pierres sèches traditionnelles. Le biotope est marqué par les pelouses sèches, et la forêt représente 35% de sa superficie (feuillus essentiellement), les landes 28%, les prairies 16% et les zones agricoles 18%, consacrés essentiellement à l’élevage des ovins et caprins. Quant à sa voisine, la commune d’Orniac, peuplée de 70 habitants, elle s’étend sur 1679 ha, à une altitude plus étagée de 130 à 364 mètres. Adjacentes aux communes de Blars, Cabrerets, Lentillac du Causse, Sauliac sur Célé et Sénaillac-Lauzes, elle est drainée par le ruisseau de Bourlandes et le Célé. Elle aussi est adhérente du PNR depuis 2017, puisque, comme sa voisine, ces communes sont riches d’une faune ailée variée dont des espèces protégées (hibou grand-duc, faucon pèlerin, circaète Jean-le-Blanc) et d’une faune terrestre intéressante… d’autant plus que ces deux communes ont uni leur destinée en 1996, pour chasser le sanglier, formant une équipe sympathique et atypique…

Par Pierre Périé

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Chasse aux sangliers en Val de Drôme, à Mornans

Mornans est un charmant petit village drômois, marqué par la beauté de ses paysages avec les montagnes environnantes. Il est situé à six kilomètres de Bourdeaux, dix-sept de Dieulefit (chef-lieu de canton), dans l’arrondissement de Die, en région Auvergne, Rhône-Alpes. Cette petite commune rurale, qui flirte avec les quatre-vingts résidents, est située à une altitude allant de 339 à plus de 1300 mètres, soumise à un climat méditerranéen dit altéré. Elle est arrosée par six cours d’eau différents dont le Roubion. Sa superficie est de 11,72 kilomètres carrés, et l’activité est essentiellement agricole. Sur un tiers du finage communal, les champs de céréales côtoient des prairies de qualité sur lesquelles l’élevage bovin, caprin et ovin permet de produire des fromages renommés, dont le fameux Picodon. L’autre partie est constituée de forêts de feuillus et conifères. Sur le plan historique, cette commune faisait partie du fief des comtes de Diois et de la paroisse du Diocèse de Die. La tour de Mornant et le temple protestant sont les monuments significatifs du village. Et ici on chasse… surtout le sanglier avec passion…

Par Pierre Périé

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Le sanglier, véritable lien social de la ruralité

Dans l’Aude, au pied du Pic du Pied du Poul, Fraissé-des-Corbières est un petit village d’à peine plus de 200 habitants, situé dans les basses Corbières, au sud de Narbonne et pas très loin de Perpignan. Son nom vient de l’Occitan « fraisse » qui signifie frêne, en a témoigné un grand frêne qui avait grandi dans la cour du château surplombant le village, abattu par la foudre au début du vingtième siècle. Fraissé-des-Corbières est situé dans le massif calcaire des Corbières, transition entre le Massif Central et les Pyrénées. Son climat est méditerranéen avec des étés chauds et secs, une faible pluviométrie et des vents dominants : tramontane et marin. Il est drainé par le ruisseau du Barrou, et ses 1910 hectares de superficie s’étagent de 116 mètres à plus de 640 mètres d’altitude. Riche d’un patrimoine naturel remarquable, et situé en zone natura 2000, avec l’aigle de Bonelli, la commune est membre du PNR de la Narbonnaise. De nombreuses terrasses avec des murets de pierre et de rideaux de cyprès bordent le Barrou, et ici et là, en ruines ou restaurées, on aperçoit quelques bergeries ou capitelles. L’activité essentielle est la viticulture, mais la région compte également de nombreux vergers et des jardins maraichers entourés d’une garrigue minérale qui ne cesse de progresser. Ici, le chêne vert et la pinède sont emblématiques. Dans le village l’Eglise Sainte-Colombe, la Chapelle Sainte-Colombe au milieu des vignes et le Château du Moyen-Age, classé, construit entre les 11ème et 14ème siècles, se dressent fièrement. Ici aussi le petit gibier (lièvres, lapins, perdrix rouges et faisans) se raréfie, remplacé par des bêtes noires omniprésentes. D’ailleurs l’équipe à sangliers est le sang qui irrigue et maintient le lien social du village et des communes riveraines de Durban-Corbières, Embres et Castelmaure, Feuilla, Roquefort des Corbières, Saint Jean de Barrou, et Villesèque des Corbières…

Par Pierre Périé

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Un modèle de traque-affût en Belgique

Au nord de Chimay, petite ville entre Sambre et Meuse, proche de la frontière française et rendue célèbre pour sa bière trappiste, se trouve la chasse de Virelles. Constituée d’un lot de forêt domaniale mutualisé avec un lot communal, elle couvre une superficie totale de quelques 800 ha, sur lesquels le chêne est prédominant, avec un sous-étage de charme et autres essences, laissant par ci par là, traverser la lumière. Le territoire est ainsi constellé d’une multitude de petits ronciers, qui sont à la fois des zones de gagnage semi-ligneux, et de remise pour le chevreuil, tandis que quelques parcelles en régénération offrent au sanglier des remises appréciées. Le territoire reste dans l’ensemble bien lisible, s’ouvrant au nord et à l’est sur des plaines enclavées, qui ne sont pas sans poser quelques problèmes en matière de dégâts, sur les prairies et les champs cultivés. Il est constitué d’un plateau aux altitudes variant entre 240 m et 270 m, entaillé de petits vallons aux pentes marquées, et au fond desquels s’écoulent de petits ruisseaux appelés gués. Durant 23 ans, Pascal Van Coillie a présidé aux destinées cynégétiques de ce beau lot de chasse, et il y a 3 ans, s’est présentée l’opportunité de reprendre un territoire voisin. Il céda alors la chasse de Virellles à ses gendres, Nicolas Peeters et Matthieu Willems, lesquels conçoivent un projet de chasse collective innovant, sous-tendu par la mise en pratique de quatre journées de traque-affût. Pas besoin d’annonce pour recruter, étant immédiatement suivis dans leur démarche par une équipe de jeunes chasseurs de leur entourage, archers et carabiniers, passionnés par l’engagement dans une expérience nouvelle…

Par Jean-Marc Thiernesse

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