Organisé par la FNC, l’opération citoyenne « J’aime la Nature Propre » a confirmé en 2026 son succès et sa capacité à mobiliser largement autour de la protection de l’environnement. Cette 6e édition s’est déroulée du 6 au 8 mars 2026 dans 95 départements, rassemblant près de 160 000 bénévoles sur 3 232 points de collecte à travers la France.
Depuis sa création en 2021, l’initiative vise à sensibiliser le public aux conséquences des déchets abandonnés dans la nature et à encourager des actions concrètes de ramassage. L’édition 2026 a une nouvelle fois illustré l’ampleur de cet engagement collectif. Des citoyens de tous âges ont répondu présents aux côtés d’associations, de clubs sportifs, de collectivités, d’établissements scolaires, d’entreprises et de nombreux acteurs locaux. Malgré un calendrier marqué par les vacances scolaires et le contexte des élections municipales, la mobilisation est restée très forte. Au total, 160 000 bénévoles, dont 52 000 enfants, ont participé à ces actions de nettoyage dans divers milieux naturels : forêts, campagnes, bords de routes, rivières et littoraux. Au-delà de la collecte de déchets, ces opérations ont également constitué un moment privilégié de sensibilisation à la préservation de l’environnement, notamment auprès des plus jeunes. L’édition 2026 marque également l’extension de l’opération aux territoires ultramarins. Pour la première fois, La Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon ont participé à l’initiative, avec plusieurs actions de ramassage et points de collecte organisés localement, permettant aux habitants de rejoindre ce mouvement national. Au cours du week-end, 17 000 m³ de déchets ont été collectés sur l’ensemble du territoire. Ce volume témoigne à la fois de l’ampleur du problème des déchets abandonnés et de la capacité de mobilisation citoyenne face à cet enjeu environnemental. Au fil des années, « J’aime la Nature Propre » s’impose comme un rendez-vous majeur de l’engagement citoyen pour la nature, illustrant la dynamique collective impulsée par la Fédération nationale des chasseurs et ses partenaires. Pour le président de la FNC, cette édition confirme la progression constante de l’opération : elle démontre que les citoyens sont toujours plus nombreux à vouloir agir concrètement pour préserver l’environnement et protéger les espaces naturels sur l’ensemble du territoire.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Pour accélérer le mouvement, elle prévoit même de lancer prochainement un prix récompensant les projets de plantations d’arbres les plus innovants et efficaces. Malgré ces initiatives, les forêts restent un élément central dans la lutte contre le réchauffement climatique. En Europe, près de 40 % des terres sont couvertes d’espaces forestiers. Ces milieux abritent une grande partie des espèces animales, végétales et fongiques du continent. Ils jouent aussi un rôle essentiel en absorbant le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère. En plus de stocker du carbone, les forêts contribuent à l’approvisionnement en eau potable, limitent les risques d’inondation et soutiennent la sécurité alimentaire. Toutefois, certains chercheurs estiment que leur capacité à absorber le carbone pourrait diminuer dans les décennies à venir. Les récents incendies illustrent déjà cette fragilité. L’année dernière, plus de 1 800 feux de forêt ont été enregistrés dans l’Union européenne, libérant environ 38 millions de tonnes de CO2. L’été 2025 a été particulièrement dramatique au Portugal et en Espagne, où des méga-feux ont causé la majorité des dégâts forestiers européens. Selon plusieurs analyses, ces catastrophes ont été rendues beaucoup plus probables par des conditions climatiques plus chaudes et plus sèches. Les chercheurs préviennent d’ailleurs que l’Europe du Sud et de l’Ouest devrait subir les transformations les plus marquées dans les décennies futures. Même si l’Europe du Nord pourrait être globalement moins touchée, certains foyers de dégâts forestiers devraient malgré tout apparaître. Une étude internationale publiée dans la revue Science montre que tempêtes, incendies et pullulations de scolytes risquent d’augmenter fortement Europe. Même avec des politiques climatiques ambitieuses les surfaces forestières perturbées pourraient atteindre environ 216 000 hectares chaque année d’ici 2100.
Une étude menée à l’échelle européenne met en lumière la persistance préoccupante de nombreux pesticides dans les sols agricoles et les perturbations profondes qu’ils pourraient provoquer dans le microbiome du sol. Lors de l’épandage d’un pesticide, l'impact n'est pas que superficiel. Une grande partie de ces substances s’infiltre dans la terre et agit en profondeur, là où se trouve un univers biologique essentiel à la fertilité des sols. Or, ces équilibres fragiles semblent aujourd’hui menacés. Le site de la Commission européenne recense actuellement 421 pesticides autorisés dans l’Union européenne et au Royaume-Uni. Si leurs effets sur les insectes, les oiseaux ou certains mammifères ont fait l’objet de nombreuses recherches, leurs conséquences sur la vie microscopique du sol restent encore largement méconnues. Pourtant, les premiers travaux scientifiques suggèrent que ces substances peuvent modifier profondément la composition et l’activité du microbiome. Malgré ces inquiétudes, les recherches sur l’impact des pesticides dans les sols restent peu nombreuses. « Ce sont des travaux difficiles, car le nombre d’organismes et de facteurs à étudier est très important », souligne le microbiologiste Marc-André Selosse. Les interactions entre molécules chimiques, micro-organismes et conditions environnementales sont complexes et demandent des analyses longues et coûteuses. Cependant, les résultats disponibles suggèrent déjà une altération de certaines populations microbiennes et une perturbation des cycles biologiques du sol. À long terme, ces modifications pourraient réduire la fertilité naturelle des terres et accroître la dépendance de l’agriculture aux intrants chimiques. Ainsi, loin de disparaître après l’épandage, les pesticides laissent une empreinte durable dans les sols. Leur présence soulève une question essentielle pour l’avenir de l’agriculture européenne : peut-on continuer à protéger les cultures en risquant d’affaiblir la vie invisible qui rend ces cultures possibles ?
Ces critères s’appliquent aux milieux terrestres, d’eau douce, marins et souterrains, et à tous les groupes taxonomiques. À ce jour, 16 596 KBA ont été recensées, couvrant 22,1 millions de km². Parmi elles, 29 % se situent en milieu marin et 26 % en eau douce. Leur superficie varie considérablement, avec une médiane de 141 km². La majorité des sites (63 %) sont reconnus pour leur importance pour des espèces mondialement menacées. Au total, 18 365 espèces déclenchent la désignation de KBA, dont une forte proportion de plantes et d’oiseaux. Les principales menaces identifiées sont l’exploitation des ressources biologiques, l’agriculture non durable, les perturbations humaines et les modifications des systèmes naturels. Malgré cela, 62 % des KBA sont totalement ou partiellement couvertes par des aires protégées ou d’autres mesures de conservation efficaces (OECM). Les KBA jouent un rôle central dans la planification des aires protégées et contribuent directement aux objectifs du Cadre mondial de la biodiversité Kunming–Montréal ainsi qu’aux Objectifs de développement durable. Leurs données servent d’indicateurs officiels pour suivre les progrès internationaux. De plus, entreprises et institutions financières les utilisent pour évaluer leurs risques liés à la nature et orienter leurs actions. Les priorités futures portent sur l’actualisation des évaluations, l’extension du réseau et le renforcement de la protection et de la gestion efficace de ces sites stratégiques pour la biodiversité mondiale.
Ce dispositif couvre les deux premières phases du protocole : l’identification d’un comportement anormal et la mise en œuvre de mesures non létales visant à faire cesser ce comportement. Ces interventions consistent notamment en des tirs de balles en caoutchouc suivis de cartouches à double détonation, effectués sur l’arrière-train de l’animal afin de provoquer une réaction de fuite et un apprentissage négatif. Les phases suivantes du protocole, qui concernent la capture ou le retrait de l’animal (phases 3 et 4), restent soumises à une autorisation ministérielle préalable, après avis du Conseil national de la protection de la nature (CNPN). Le texte prévoit que, lorsque l’ours adopte un comportement trop familier avec l’homme ou trop agressif, les préfets peuvent accorder une dérogation aux dispositions de l’article L. 411-2 du code de l’environnement pour permettre le recours au conditionnement aversif. Avant toute intervention, une expertise doit être réalisée par les agents de l’OFB. Lorsque l’ours responsable n’a pas pu être identifié avec certitude, les opérations peuvent être menées à proximité du lieu où les faits ont été observés. Elles peuvent alors viser tout individu présentant un gabarit similaire et un comportement comparable. Cette disposition a toutefois suscité des réserves du CNDP, qui estime qu’elle pourrait aller à l’encontre de l’esprit du protocole et recommande de n’intervenir que lorsque l’expertise conclut à une forte probabilité d’identifier l’animal concerné. Les autorisations préfectorales sont délivrées pour une durée maximale de six mois, renouvelable en cas de difficulté de mise en œuvre. Les opérations sont exclusivement réalisées par des agents de l’OFB spécialement formés. Après chaque intervention, un compte rendu détaillé doit être établi, précisant les moyens utilisés et les résultats obtenus.
Selon le rapport, l’Union européenne dispose d’un socle réglementaire et stratégique robuste, notamment à travers la Stratégie européenne pour la biodiversité à l’horizon 2030, le réseau Natura 2000 (qui couvre environ 18 % du territoire terrestre de l’UE et près de 10 % de ses zones marines) et, plus récemment, le règlement sur la restauration de la nature. Toutefois, la Commission souligne que si les cadres politiques sont en place, le rythme de mise en œuvre reste insuffisant au regard de l’ampleur du déclin observé. Les derniers bilans européens indiquent qu’environ 81 % des habitats d’intérêt communautaire sont encore dans un état de conservation défavorable et qu’une part significative des espèces évaluées continue de décliner. À l’échelle mondiale, près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction, selon l’IPBES, ce qui confère un caractère d’urgence à l’application concrète des engagements pris. La commissaire européenne à l’Environnement, Jessica Roswall, a rappelé que l’UE s’est dotée d’un « cadre solide pour protéger et restaurer la nature », tout en insistant sur la nécessité d’accélérer l’action afin de préserver les services écosystémiques essentiels à l’eau, à l’alimentation et à l’économie.
Parmi les techniques autorisées figure la vénerie sous terre, lise en œuvre pour intervenir localement. La préfecture des Ardennes a pris un arrêté autorisant des opérations de régulation sur les communes de Challerange et de Monthois. Cette décision fait suite à des signalements de dégâts sur des cultures, des chemins et des infrastructures locales, ainsi qu’à des préoccupations sanitaires autour d’élevages bovins présents dans ces secteurs.
L’opération, décidée par la préfecture, a mobilisé près de 200 personnes tout au long de la journée. Parmi elles figuraient environ 130 chasseurs issus de plusieurs sociétés locales, 20 lieutenants de louveterie et 15 gardes particuliers. La battue s’est déroulée le long de la voie verte de la commune, un secteur fréquenté et situé à proximité de plusieurs commerces. Pour des raisons de sécurité, la voie verte a été fermée au public pendant toute la durée de l’intervention. Des agents de la police municipale de Boulazac étaient également présents afin d’assurer l’encadrement de l’opération. Cette action fait suite à des dégâts causés par des sangliers dans plusieurs jardins de particuliers situés le long de la voie verte. Les autorités évoquent également le risque d’accidents de la route impliquant ces animaux. Trente-huit sangliers ont été abattus lors de cette opération...
Il constitue une avancée majeure pour l’enseignement agricole en renforçant les parcours de formation vers l’installation et le conseil dans les domaines de l’agriculture et de l’agro-alimentaire. Créé dans le cadre de la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture, le bachelor agro a vocation à devenir une référence en matière d’installation et de conseil agricoles, en créant un pont entre le BTS agricole et les écoles d’ingénieurs agronomes. Les premières formations ouvriront à la rentrée 2026 pour des étudiants titulaires d’un bac +2. À compter de 2027, le diplôme sera également accessible en post-bac via Parcoursup. Les 6 premières mentions qui ouvriront à la rentrée 2026 (sur les dix prévues à terme) :
« Madame la présidente m’a donné la preuve qu’il est coupable. Les mensurations des morsures parlent d’elles-mêmes. Aujourd’hui oui, je l’accepte et je le crois », a-t-il déclaré à la barre. Depuis le début de l’affaire, Christophe Ellul contestait pourtant cette responsabilité, évoquant la possibilité que la présence d’une chasse à courre organisée ce jour-là dans la forêt de Retz ait pu jouer un rôle dans le drame. Les faits remontent au 16 novembre 2019. Ce jour-là, Elisa Pilarski, 29 ans, enceinte de six mois, promenait seule Curtis dans ce vaste massif forestier situé au sud-ouest de Soissons. Vers 13h18, la jeune femme appelle son compagnon pour lui signaler qu’elle est attaquée par des chiens. Lorsque les secours arrivent, son corps est retrouvé au bord d’un chemin forestier, portant de nombreuses morsures au cou, aux bras, aux jambes et à la tête. L’hémorragie provoquée par ces blessures lui a été fatale. La présence simultanée d’une chasse à courre dans la forêt avait rapidement suscité de nombreuses interrogations et alimenté les spéculations. Une meute de vingt-et-un chiens participait en effet ce jour-là à une chasse organisée dans le secteur. Mais au fil de l’enquête judiciaire, les expertises scientifiques ont progressivement écarté cette piste....
Concrètement, il permettait de créer des plans d’eau de moins d’un hectare, destinés à l’agriculture, à la pêche ou à des activités récréatives, avec de simples démarches déclaratives, en les dispensant de certaines obligations environnementales. Il abrogeait ainsi un arrêté de 2021 qui imposait des conditions beaucoup plus strictes pour toute création de retenue d’eau en zone humide. Saisi par plusieurs ONG, le Conseil d’État a estimé que cette mesure violait le principe de non-régression environnementale inscrit dans la loi de 2016 sur la reconquête de la biodiversité. Selon ce principe, la protection de l’environnement ne peut être affaiblie sans disposition législative explicite. Les juges ont considéré que l’assouplissement de la réglementation « amoindrissait illégalement la protection » des zones humides. Ces milieux naturels jouent en effet un rôle essentiel : ils abritent une riche biodiversité, stockent du carbone, filtrent l’eau et limitent les inondations. Or, 41 % des principales zones humides françaises se sont déjà dégradées entre 2010 et 2020, rappelle la décision.
Cette décision fait suite aux recours de plusieurs associations de protection de la nature qui dénonçaient l’autorisation de chasser cet oiseau dans certains départements alpins. Les juges estiment que cette pratique n’est pas compatible avec les efforts de conservation de l’espèce, dont les effectifs diminuent depuis plusieurs décennies. Le lagopède alpin, petit gallinacé des montagnes également appelé « perdrix des neiges », vit aujourd’hui en France dans des populations isolées dans les Alpes et les Pyrénées. Depuis 1950, il a disparu d’environ un tiers des communes alpines où il était présent et de plus d’un cinquième des communes pyrénéennes. Plusieurs facteurs expliquent ce déclin : le réchauffement climatique, qui réduit l’enneigement et modifie son habitat, les aménagements touristiques en montagne et la fréquentation humaine, qui perturbent sa reproduction. La chasse constitue aussi une pression supplémentaire sur une espèce dont le taux de reproduction est souvent trop faible pour compenser les prélèvements. Le Conseil d’État a donc enjoint au gouvernement de prendre un arrêté suspendant la chasse dans un délai de deux mois.
En fin d’été, la reine produit des mâles et de futures reines fécondées. Seules ces dernières survivront à l’hiver pour recommencer le cycle.
Cependant, le piégeage printanier ne suffit pas à enrayer la progression de l’espèce. Certaines années, comme 2024 marquée par une météo humide, ont freiné l’expansion, mais la tendance reste à la hausse, avec parfois trois à quatre fois plus de nids d’une saison à l’autre. De plus, capturer une seule reine ne garantit pas l’absence de nid : toutes ne fondent pas de colonie et certaines s’éliminent entre elles. Il faudrait en capturer plusieurs dizaines pour empêcher réellement l’installation locale. Pour installer un piège, il est conseillé d’utiliser un attractif spécifique du commerce ou un mélange maison composé d’un tiers de vin blanc, d’un tiers de bière et d’un tiers d’eau sucrée ou miellée. L’appât doit être protégé afin d’éviter la noyade d’autres insectes. Les pièges doivent être contrôlés quotidiennement afin de relâcher les espèces non ciblées. L’impact du frelon asiatique sur la biodiversité est préoccupant : il se nourrit notamment d’abeilles et d’autres pollinisateurs, fragilisant les écosystèmes et l’apiculture. Les nids évoluent rapidement, passant au printemps de la taille d’une balle de ping-pong à celle d’un ballon de basket en été. En cas d’observation, il est recommandé de signaler le nid aux plateformes spécialisées et de ne jamais tenter une destruction soi-même. La lutte contre le frelon asiatique repose sur la vigilance collective et l’intervention de professionnels formés.
Les chasseurs ont signalé une forte présence de compagnies, et surtout un nombre important de marcassins, signe d’une reproduction dynamique et d’un potentiel de renouvellement élevé. Cette vitalité appelle toutefois à la vigilance : une population en croissance rapide peut générer des dégâts agricoles accrus et nécessiter une gestion fine et réactive. Du côté des grands cervidés, les prélèvements ont été jugés bons et globalement conformes aux objectifs fixés en début de saison. Néanmoins, ils semblent légèrement en retrait par rapport à la saison précédente. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette évolution : conditions météorologiques, pression de chasse mieux répartie, ou encore modification des habitudes de déplacement des animaux. Il conviendra d’analyser plus précisément les données pour ajuster, si nécessaire, les plans de gestion à venir. Pour les chevreuils, la situation apparaît plus préoccupante. La perte de densité constatée au printemps dernier s’est confirmée au fil de la saison. Les observations répétées d’un nombre plus réduit d’animaux, ainsi que des tableaux en baisse, traduisent une fragilité locale qu’il faudra suivre attentivement. Les causes peuvent être multiples : pression sanitaire, prédation, conditions climatiques défavorables au moment des naissances, ou encore évolution des milieux. Une attention particulière devra être portée au suivi des populations dans les mois à venir...