Célébrée chaque année le 17 juin, la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse vise à sensibiliser l'opinion publique aux conséquences de la dégradation des terres et à promouvoir des solutions durables pour préserver les ressources naturelles. Instituée par les Nations unies en 1994, à la suite de l'adoption de la Convention sur la lutte contre la désertification, cette journée rappelle que la qualité des sols constitue l'un des fondements de la sécurité alimentaire, de la biodiversité et du développement économique. Selon les estimations internationales, jusqu'à 40 % des terres émergées seraient aujourd'hui dégradées, affectant directement près de la moitié de la population mondiale.
L'intensification des sécheresses, la déforestation, certaines pratiques agricoles inadaptées ou encore l'urbanisation excessive contribuent à fragiliser les écosystèmes. Chaque année, des millions d'hectares de terres fertiles perdent ainsi leur capacité de production. Longtemps perçue comme un phénomène touchant principalement les régions arides d'Afrique ou d'Asie, la désertification concerne désormais de nombreuses zones tempérées. En Europe, plusieurs pays méditerranéens sont particulièrement exposés. En France, certaines régions du sud connaissent déjà des épisodes de sécheresse plus fréquents et plus intenses, avec des conséquences sur l'agriculture, les ressources en eau et les milieux naturels. La Journée mondiale du 17 juin constitue donc un appel à l'action. Restaurer les sols dégradés, préserver les zones humides, développer des pratiques agricoles plus résilientes ou améliorer la gestion de l'eau figurent parmi les solutions mises en avant. Les experts rappellent qu'un sol en bonne santé stocke davantage de carbone, limite l'érosion et favorise la biodiversité. Au-delà des enjeux environnementaux, la lutte contre la désertification représente aussi un défi social et économique majeur. Protéger les terres, c'est garantir des moyens de subsistance à des millions de personnes et renforcer la capacité des territoires à faire face aux effets du changement climatique. Une responsabilité collective qui concerne désormais l'ensemble de la planète.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Dans le domaine de la santé, la ruralité concentre désormais 1 573 maisons de santé pluriprofessionnelles, soit plus de la moitié des structures existantes en France. Par ailleurs, 89 % des communes rurales sont couvertes par une communauté professionnelle territoriale de santé. L'accès aux services publics continue également de progresser grâce au réseau France Services, dont 58 % des espaces sont implantés en zone rurale. Les efforts portent aussi sur la mobilité, avec 418 projets soutenus depuis 2024 via le Fonds vert, représentant plus de 31 millions d'euros d'investissements. En matière d'éducation, 261 Territoires éducatifs ruraux ont été labellisés, au bénéfice de plus de 440 000 élèves. Le logement constitue un autre levier majeur de revitalisation. Grâce aux dispositifs mis en place, 1 935 logements vacants ont été remis sur le marché locatif. Le plan soutient également la vie culturelle et associative, avec 117 circuits de cinéma itinérant actifs dans près de 2 400 communes rurales et une montée en puissance du dispositif Guid'Asso. L'État mise enfin sur un accompagnement renforcé des élus locaux. Le programme Villages d'Avenir concerne désormais 3 081 communes, tandis que Petites Villes de Demain accompagne 1 646 collectivités, générant plusieurs milliards d'euros d'investissements. Malgré ces avancées, plusieurs défis demeurent : l'accès aux soins, le vieillissement de la population, les tensions sur le logement ou encore la baisse des effectifs scolaires. Pour le gouvernement, ce bilan ne constitue donc pas un aboutissement mais une étape. Les années 2026 et 2027 devront permettre d'amplifier les actions engagées afin de conforter l'attractivité et la vitalité des territoires ruraux, considérés plus que jamais comme des acteurs essentiels de l'équilibre national.
Autrement dit, plus de 99 % des nouvelles surfaces annoncées se trouvent déjà au cœur d'un territoire amazonien parmi les plus préservés de la planète. Cela ne retire rien à l'intérêt écologique de cette décision. Les forêts guyanaises constituent un patrimoine naturel exceptionnel qu'il convient de préserver. Mais il est permis de s'interroger sur la portée concrète d'une communication laissant croire à un vaste mouvement de sanctuarisation à l'échelle de l'Hexagone, alors que les nouvelles réserves métropolitaines représentent, à elles toutes, moins d'un millier d'hectares. Ces nouvelles protections concernent néanmoins des milieux remarquables : hêtraies-sapinières des Vosges, forêts anciennes de Meuse, massifs méditerranéens de l'Hérault ou encore boisements périurbains de Seine-et-Marne. Certaines deviennent des réserves biologiques intégrales, laissées en libre évolution sans exploitation forestière, tandis que d'autres relèvent du statut de réserve biologique dirigée, impliquant une gestion active destinée à maintenir des habitats fragiles. Avec ces désignations, la France compte désormais 276 réserves biologiques. La part du territoire bénéficiant d'une protection forte atteint 6,43 %, contre 6,2 % auparavant, l'objectif fixé étant d'atteindre 10 % d'ici 2030. L'existence de ces réserves rappelle surtout que la protection des écosystèmes forestiers n'est pas une nouveauté. Depuis plusieurs décennies, l'ONF met en œuvre des dispositifs conciliant préservation de la biodiversité, connaissance scientifique et gestion durable des espaces boisés. Si la progression annoncée est donc bien réelle, elle illustre aussi les limites de la communication par les grands nombres. Entre l'effet d'annonce et la réalité du terrain, il existe parfois un fossé... large de 156 000 hectares guyanais.
Concrètement, les éleveurs membres d'un groupement pastoral, les gestionnaires d'estive, les bergers et les lieutenants de louveterie pourraient être autorisés à intervenir directement afin d'éloigner les ours dont la présence répétée menace les troupeaux. L'objectif affiché par les pouvoirs publics est de gagner en réactivité et d'améliorer l'efficacité des dispositifs de protection. Cette décision intervient dans un contexte de tension croissante dans les massifs pyrénéens. Pour de nombreux éleveurs, les attaques répétées représentent bien plus qu'une perte économique. Elles engendrent une détresse psychologique, des nuits de surveillance supplémentaires, une désorganisation du travail et remettent parfois en question la poursuite même de l'activité pastorale. Beaucoup rappellent que l'élevage extensif constitue un pilier de l'économie montagnarde, mais aussi un acteur essentiel de l'entretien des paysages, de la biodiversité et de la prévention des incendies. Le futur dispositif restera toutefois strictement encadré. Les personnes habilitées devront suivre une formation spécifique dispensée par l'OFB, comprenant des volets théoriques et pratiques. Une autorisation préfectorale sera également requise, tandis qu'un compte rendu détaillé devra être transmis dans les 72 heures suivant chaque intervention. Pour les organisations agricoles, cette évolution va dans le bon sens, même si elle ne répond pas à l'ensemble des difficultés rencontrées sur le terrain. Elles estiment néanmoins qu'il est indispensable de redonner aux éleveurs des moyens d'action adaptés afin qu'ils ne soient plus les seuls à supporter le poids de la coexistence avec les grands prédateurs.
À 17 h 30, une présentation officielle de l’équipage sera suivie d’une curée froide sonnée par l’ensemble des trompes présentes. La journée se prolongera enfin par une soirée brasero, animée au son des trompes et des chants de vénerie. Snack et buvette seront proposés sur place de 19 h à 22 h, sans réservation.
Près de 150 personnes, chasseurs, propriétaires terriens, bénévoles et invités, ont participé à cette journée placée sous le signe de la convivialité. Les différents intervenants ont salué l’investissement des membres de l’association locale, qui se sont fortement mobilisés pour mener à bien ce projet. Ce nouvel équipement offre désormais un espace fonctionnel pour organiser les réunions, préparer les actions de terrain et renforcer les liens entre les adhérents. Il témoigne également de l’ancrage local de la société de chasse et de son implication dans la gestion de la faune sauvage. Les festivités se sont achevées autour d’un méchoui de sanglier accompagné des vins de l’appellation AOP Fronton... (Photo : Le Petit Journal)
Les scientifiques reconnaissent par ailleurs ne pas être en mesure de mesurer l’ensemble des substances présentes dans les sols. Les polluants historiques, tels que les métaux lourds ou certains composés organiques persistants, sont relativement bien connus, mais de nombreuses molécules plus récentes restent encore insuffisamment suivies. Le cadmium constitue l’une des préoccupations majeures. Principalement issu de certains engrais phosphatés utilisés en agriculture, il est aujourd’hui présent de manière diffuse sur une grande partie des terres cultivées. Les prairies naturelles et certaines zones peu intensivement exploitées semblent néanmoins moins touchées. Quant aux pollutions industrielles, elles se concentrent davantage dans les anciens bassins miniers et les régions fortement urbanisées. La France recense ainsi plus de 11 000 sites considérés comme pollués ou potentiellement pollués. Concernant les pesticides, les connaissances restent encore fragmentaires. Faute d’inventaire complet, les chercheurs s’appuient sur des indicateurs indirects, comme les données de vente des produits phytosanitaires. Au final, s’il subsiste probablement quelques secteurs relativement préservés, notamment dans certaines zones de montagne ou des espaces naturels peu anthropisés, les experts estiment qu’il est aujourd’hui très difficile d’affirmer qu’un sol soit totalement exempt de toute trace de contamination. La question n’est donc plus seulement de préserver les sols encore peu impactés, mais aussi de restaurer ceux qui ont déjà subi des décennies de pressions agricoles, industrielles et urbaines.
Dans une partie de l’Afrique australe et orientale, la chasse touristique constitue en effet bien davantage qu’un simple loisir réservé à quelques clients fortunés. Elle représente une activité économique structurée qui génère des milliers d’emplois directs et indirects dans des régions souvent isolées. Guides professionnels, pisteurs, chauffeurs, cuisiniers, gardes de camp, taxidermistes, mécaniciens, personnels d’entretien ou artisans vivent directement ou indirectement de cette activité. À ces emplois s’ajoutent ceux du transport, de l’hôtellerie, de la restauration ou du commerce local. Dans certaines zones reculées de Namibie, de Tanzanie, du Zimbabwe ou de Zambie, la chasse est parfois la seule activité touristique économiquement viable. Le tourisme photographique, souvent présenté comme une alternative, ne peut pas toujours s’y développer en raison de l’éloignement des infrastructures, de la faible densité animale ou du manque d’attractivité paysagère. Une interdiction européenne pourrait alors entraîner une baisse significative de la fréquentation cynégétique internationale et fragiliser l’équilibre économique de nombreuses concessions. Certaines pourraient même disparaître faute de rentabilité. Les défenseurs de la mesure estiment que ces pertes pourraient être compensées par d’autres formes de valorisation de la faune. Mais la question demeure entière : quels montants représentent réellement les revenus générés par la chasse aux trophées et quelles activités pourraient, à court terme, les remplacer dans des territoires souvent dépourvus d’alternatives économiques crédibles ?...
Dans certains secteurs, 70 à 80 % des pontes sont anéanties. Les espèces que l’on prétendait protéger deviennent les premières victimes d’une politique fondée davantage sur le dogme que sur l’observation du terrain. Les scientifiques eux-mêmes parlent désormais « d’urgence écologique ». Le plus frappant est que cette situation n’a rien d’imprévisible. Partout en Europe, les gestionnaires d’espaces naturels, les agriculteurs, les forestiers et les chasseurs alertent depuis des années sur les conséquences de la prolifération de certaines espèces. Dégâts agricoles, destruction des habitats, prédation sur la petite faune, risques sanitaires et accidents routiers : les signaux étaient connus. Mais ils ont souvent été balayés d’un revers de main par ceux qui considèrent toute intervention humaine comme une atteinte à la nature. Cette vision relève d’un romantisme naïf qui ne résiste pas à l’épreuve des faits. Les paysages européens ne sont plus des espaces sauvages intacts depuis des siècles. Ils sont façonnés par les activités humaines. Dans ces conditions, croire que la nature retrouvera seule un équilibre parfait relève davantage de la croyance que de l’écologie scientifique. Le véritable bon sens consiste à reconnaître que l’homme a désormais la responsabilité de gérer certains déséquilibres qu’il a lui-même contribué à créer. Réguler une espèce surabondante n’est pas détruire la nature ; c’est parfois la seule manière de préserver les autres. Protéger la biodiversité ne consiste pas à multiplier les interdictions ou à désigner des boucs émissaires, mais à accepter une gestion active, pragmatique et fondée sur les résultats. Doñana est un rappel brutal : lorsqu’une idéologie refuse d’entendre le terrain, ce sont souvent les espèces les plus fragiles qui en paient le prix. Les véritables défenseurs de la nature devraient avoir le courage de reconnaître leurs erreurs...
Certaines zones d'ombre demeurent néanmoins, notamment concernant le contenu exact de l'appel téléphonique passé par Élisa Pilarski à son compagnon peu avant sa mort. Christophe Ellul n'a jamais précisé les mots prononcés par la jeune femme au cours de cet échange. Au cœur des débats, il fut question de la responsabilité des chiens impliqués dans l'attaque. Malgré des moments de doute exprimés à l'audience, Christophe Ellul a maintenu sa version des faits, mettant en cause la meute d'un équipage de chasse à courre qui évoluait ce jour-là dans le massif forestier. Une hypothèse écartée par les investigations menées depuis 2019. Les expertises réalisées au cours de l'enquête ont conduit les magistrats à retenir la responsabilité de Curtis, le chien appartenant au prévenu. Mis en cause à plusieurs reprises par Christophe Ellul, le maître d'équipage concerné n'avait pas souhaité assister au procès, estimant que sa place n'était pas à la barre des accusés. La Société de vénerie s'était toutefois constituée partie civile. Représentant l'institution de la chasse à courre en France, elle était présente lors de l'audience consacrée au délibéré, défendue par Me Guillaume Demarcq. Le jugement met donc un terme à l'un des dossiers judiciaires les plus médiatisés de ces dernières années, même si l'émotion suscitée par ce drame demeure intacte auprès des proches de la victime comme dans le monde cynégétique. Christophe Ellul a été condamné ce jeudi par le tribunal de Soissons (Aisne) à quatre ans de prison avec sursis pour homicide involontaire après la mort de sa compagne, tuée en 2019 par son pitbull Curtis, dont la justice a décidé l'euthanasie.
Véritable colonne vertébrale du transport fluvial français, il constitue également un levier essentiel pour la décarbonation des transports et le développement du report modal vers le rail et la voie d’eau. Malgré ces atouts, son potentiel reste insuffisamment exploité en raison d’un manque de coordination entre les différents acteurs institutionnels, portuaires et logistiques. Pour remédier à cette situation, le rapport préconise la création d’un « directoire » chargé de piloter la stratégie globale de l’État sur l’axe. Cette instance réunirait les présidents des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, les préfets concernés, la Compagnie nationale du Rhône (CNR) ainsi que le Grand Port Maritime de Marseille. Les régions Bourgogne-Franche-Comté et Occitanie, Voies navigables de France (VNF) et SNCF Réseau seraient également associées afin d’assurer une cohérence entre les enjeux fluviaux, ferroviaires et fonciers. Le rapport insiste également sur la nécessité d'intégrer pleinement les enjeux environnementaux dans les futurs aménagements de l'axe. Si le développement du transport fluvial et ferroviaire constitue un levier reconnu de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les projets d'infrastructures associés ne sont pas sans conséquences potentielles pour les écosystèmes traversés. L'axe Méditerranée-Rhône-Saône irrigue en effet des territoires particulièrement riches sur le plan écologique, depuis les zones humides camarguaises jusqu'aux vallées alluviales du Rhône et de la Saône.
Toute extension de plateformes logistiques, création d'emprises foncières ou modification des couloirs de transport devra donc veiller à préserver la fonctionnalité des continuités écologiques. Les acteurs de la biodiversité soulignent notamment l'importance de maintenir les corridors faunistiques permettant les déplacements de nombreuses espèces, ainsi que les équilibres des territoires ruraux concernés. Ces enjeux concernent également les espaces agricoles et cynégétiques traversés par l'axe, où les aménagements peuvent accroître la fragmentation des habitats et perturber les déplacements de la grande faune. Enfin, Augustin de Romanet propose par ailleurs de transformer l’actuel Conseil de coordination interportuaire et logistique en un véritable comité des parties prenantes, destiné à associer davantage les acteurs économiques. La création d’un coordinateur interministériel, d’un groupement d’intérêt économique pour la gestion foncière et d’une marque commune regroupant les ports de l’axe figurent également parmi les recommandations. Pour le Gouvernement, ces propositions doivent permettre de renforcer la compétitivité logistique française, d’accélérer les projets structurants et de faire de l’axe Méditerranée-Rhône-Saône un moteur de développement économique et de transition écologique à l’échelle nationale.
Pourquoi ? Parce que les populations explosent, que les dégâts forestiers s'accumulent et que les cultures subissent les conséquences d'une gestion déconnectée du terrain. Les mêmes autorités qui vantaient l'exemplarité du modèle genevois reconnaissent désormais la nécessité de prélever des animaux pour préserver les équilibres écologiques. La différence ? On ne parle plus de chasse, mais de « tirs de régulation ». On ne fait plus appel à des chasseurs bénévoles formés et passionnés, mais à des gardes de l'environnement salariés. Le résultat est pourtant identique : des animaux sont abattus parce que c'est devenu indispensable. Cette situation met surtout en lumière une certaine hypocrisie. Pendant des années, le monde cynégétique a été caricaturé, accusé de tous les maux et désigné comme incompatible avec la protection de la nature. Or, lorsque les réalités biologiques et agricoles reprennent leurs droits, ce sont précisément les principes de gestion défendus depuis longtemps par les chasseurs qui s'imposent. Non, la nature ne s'autorégule pas miraculeusement dans des territoires fragmentés, urbanisés. Non, il ne suffit pas d'installer quelques clôtures pour résoudre durablement les problèmes. Et non, remplacer le mot « chasse » par « régulation » ne change rien aux nécessités du terrain. Peut-être est-il temps de reconnaître que les chasseurs ne sont pas le problème, mais font partie de la solution. Genève ne démontre donc pas que la chasse est inutile. Elle prouve exactement l'inverse : même dans le laboratoire rêvé des anti-chasse, la régulation demeure indispensable. Seul le vocabulaire change. La réalité, elle, finit toujours par rattraper l'idéologie.
Les filières concernées incluent notamment le soja, le cacao, le café, l’huile de palme, le caoutchouc, le bois et les produits bovins. La plateforme brésilienne rassemble des données remontant à 2002 et permet une analyse détaillée à l’échelle des municipalités et des États fédérés. Elle croise cinq grands indicateurs : la déforestation et les incendies, les conflits sociaux et fonciers, les régimes de propriété et territoires protégés, les risques climatiques liés à l’eau et à la sécurité alimentaire, ainsi que les données de production agricole et d’élevage. Au-delà du seul aspect environnemental, l’outil met l’accent sur les droits humains. Il recense notamment les conflits liés à l’accès à la terre et à l’eau, les cas signalés de travail forcé, les violences rurales ainsi que les atteintes aux droits des populations autochtones et des communautés quilombolas. L’objectif est de permettre aux entreprises, aux investisseurs et aux importateurs de mieux évaluer les risques associés à leurs chaînes d’approvisionnement. Sans désigner directement les entreprises impliquées, la plateforme identifie les territoires où existent des risques élevés de déforestation ou de violations des droits humains. Elle constitue ainsi un outil précieux de « due diligence » pour les opérateurs économiques qui devront démontrer la conformité de leurs approvisionnements avec les nouvelles exigences européennes. Pour les observateurs, cette initiative illustre l’évolution des marchés agricoles mondiaux, où les critères environnementaux et sociaux deviennent désormais aussi importants que les critères économiques dans l’accès aux marchés internationaux.