- Aisne : la FDC entend s’attaquer à l’une des pratiques longtemps utilisées pour tenter de limiter les dégâts de sangliers dans les cultures : l’agrainage dissuasif, dont le principe consiste à déposer ponctuellement de la nourriture, notamment du maïs, afin de retenir les animaux en forêt et de les éloigner des parcelles agricoles. Cependant, face à l’augmentation des populations et à l’explosion du coût des dégâts, la FDC souhaite désormais tourner la page de cette stratégie.
Le département dispose déjà d’un plan de gestion cynégétique du sanglier visant à maintenir l’équilibre agro-sylvo-cynégétique et à faciliter les prélèvements dans les secteurs les plus touchés. L’abandon de l’agrainage constituerait donc un changement de doctrine : plutôt que de chercher à concentrer artificiellement les sangliers pour les détourner des cultures, l’objectif serait de privilégier une régulation plus directe des populations, adaptée aux réalités locales. Une décision qui sera suivie de près à travers la facture des dégâts...
- Hautes-Alpes : le samedi 29 août, le village de La Grave, dans les Hautes-Alpes, accueillera la 11e édition de la Rencontre de la Montagne Partagée, un rendez-vous devenu incontournable pour promouvoir une montagne plus accessible, inclusive et solidaire. Organisée par les associations 82-4000 Solidaires, En Passant par la Montagne, Mountain Riders et CAF Jeunes en Montagne, cette journée rassemble chaque année des participants venus d'horizons très différents autour d'une même passion : la montagne comme espace de rencontre, de dépassement de soi et de partage.
Cette édition 2026 s'articule autour du thème « Prendre de la hauteur pour (re)prendre confiance », une invitation à découvrir que la pratique de la montagne peut être un formidable outil d'épanouissement personnel, de reconstruction et de création de liens sociaux. Tout au long de la journée, les participants évolueront au sein de cordées mixtes réunissant des personnes aux parcours variés, favorisant l'entraide, la confiance mutuelle et la découverte des paysages exceptionnels du massif de la Meije. Des professionnels de la montagne et des pratiquants expérimentés encadreront les activités, tandis que d'autres volontaires assureront l'accueil des participants, la gestion du matériel, la logistique, les déplacements ainsi que l'animation de la journée.
- Ariège : après l’incident survenu le 7 août sur l’estive d’Arréou, le président de la Chambre d’agriculture de l’Ariège, Philippe Lacube, demande à l’État d’accélérer la mise en œuvre du protocole « ours à problème ». À la suite de la rencontre entre l’éleveur et l’ours, les services de l’État ont annoncé un arrêté autorisant, dans certaines conditions, le conditionnement aversif de l’animal.
Celui-ci consiste à associer un comportement jugé dangereux à une sensation désagréable, notamment au moyen de tirs de projectiles en caoutchouc. La Chambre d’agriculture demande désormais le passage à la deuxième étape du protocole : la capture de l’ours concerné et son équipement avec un dispositif permettant de le suivre. Elle souhaite également que des suivis de terrain soient réalisés par l’OFB, afin de vérifier si le comportement observé se reproduit. Quant à l’association Pays de l’Ours-Adet, elle soutient le suivi de l’animal et considère que le conditionnement aversif ne doit être utilisé qu’en cas de renouvellement du comportement problématique. Selon elle, l’ours aurait réagi dans un contexte de stress après avoir été surpris en lisière de forêt et confronté au chien de l’éleveur. L’association parle d’une réaction défensive plutôt que d’une attaque. Mais la Chambre d’agriculture estime pour sa part que la situation pose désormais une question de sécurité pour les éleveurs et les autres usagers de la montagne...
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