A proximité du village du Général De Gaulle : un gite accueillant

La semaine en bref...

- Ardèche : une affaire remontant à 2017 refait surface devant la justice. Les faits concernent une partie de chasse au lièvre organisée le 26 novembre de cette année-là, au cours de laquelle une participante aurait été blessée par des plombs. Selon les éléments évoqués à l’audience du 19 mars, la victime présumée, une chasseresse rencontrée quelques jours auparavant, n’était pas armée au moment des faits. Elle accompagnait simplement le groupe lorsqu’elle aurait été atteinte. L’accident n’aurait alors fait l’objet d’aucune déclaration officielle, ce qui constitue aujourd’hui le cœur du dossier examiné par la justice. D’après les témoignages rapportés, les relations entre les deux protagonistes se seraient ensuite dégradées, malgré des excuses formulées à l’époque et des prises de nouvelles de la part de l’auteur du tir. L’affaire, restée longtemps en suspens, a finalement été portée devant les tribunaux près de neuf ans après les faits. Ce dossier soulève plusieurs questions, notamment sur la gestion des incidents de chasse et les obligations de déclaration. Il rappelle également l’importance du respect strict des règles de sécurité et de transparence dans une activité où les risques, bien que encadrés, restent bien réels.

 

- Calvados : deux hommes d’une soixantaine d’années ont été condamnés le 26 mars 2026 par le tribunal judiciaire de Caen pour des faits de braconnage nocturne en réunion. Les faits se sont déroulés entre janvier 2024 et mai 2025 dans le secteur du Tronquay, près de Bayeux. Ils étaient poursuivis pour avoir abattu illégalement, sans permis de chasse, au moins une quinzaine d’animaux, dont des sangliers, des cerfs, des biches ainsi qu’un veau. Les deux prévenus, absents à l’audience pour raisons de santé, étaient représentés par leur avocate, qui a reconnu la gravité des faits tout en contestant l’existence d’un trafic, affirmant que les animaux n’étaient pas destinés à la revente. Selon la défense, ces actes s’inscrivaient dans un contexte de dégâts agricoles causés par le gibier, l’un des prévenus étant exploitant agricole. La FDC du Calvados, partie civile, a rejeté cet argument, rappelant que des solutions légales existent. Le tribunal a prononcé des peines de 12 et 18 mois de prison avec sursis, assorties d’amendes et d’une interdiction de détenir une arme et de passer le permis de chasse pendant cinq ans.

 

- Doubs : le temps était de la partie pour le concours de meutes sur sanglier à Rigney. Cette manifestation a permis de mettre en valeur le travail des équipages et la qualité des chiens présentés. Plusieurs meutes se sont succédé tout au long du week-end, alternant concours et démonstrations, sous le regard attentif des juges et d’un public venu en nombre. Les chasseurs ont ainsi présenté leurs chiens lors du second découplé, moment clé où les qualités de quête, de rapproché et de menée sont évaluées. Discipline, cohésion de la meute et voix des chiens ont particulièrement retenu l’attention, illustrant le savoir-faire des conducteurs et le fruit d’un long travail d’entraînement. Au-delà de la compétition, cet événement a également été l’occasion d’échanges entre passionnés, mettant en avant la tradition cynégétique et l’importance de la sélection canine. Dans une ambiance conviviale, ce rendez-vous a confirmé l’attachement du territoire à la chasse au chien courant et à la transmission des pratiques...

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Chiens courants : quand la Fondation Brigitte Bardot tire à côté de la cible

La polémique autour du concours de meutes chiens courants sur sanglier organisé ce week-end à Gassin (Var), illustre une nouvelle fois la fracture grandissante entre certaines associations militantes et la réalité des pratiques de terrain. En interpellant la municipalité, le président de la Fondation Brigitte Bardot, Bernard d’Ormale, dénonce une prétendue « distraction cruelle » consistant à épuiser des animaux pour le loisir. Une lecture pour le moins caricaturale, qui occulte l’essentiel : ces épreuves ne relèvent ni d’un spectacle, ni d’une chasse au sens létal du terme, mais bien d’un exercice de sélection canine et de formation des chiens courants. Car il faut rappeler une évidence trop souvent passée sous silence : aucun tir, aucune mise à mort n’interviennent dans ce type de brevet. Les animaux sauvages, une fois débusqués, regagnent leur territoire. L’objectif n’est pas de « traquer jusqu’à l’épuisement », mais d’évaluer des qualités précises chez les chiens, quête, rapproché, menée, dans un cadre strictement encadré. Ces épreuves participent à la sélection de chiens dits « créancés », capables de se spécialiser sur une espèce donnée, évitant ainsi les poursuites désordonnées et limitant justement le dérangement de la faune. Autrement dit, loin d’encourager une pratique brutale, ces concours contribuent à une chasse plus maîtrisée et plus respectueuse. Assimiler ces exercices à une forme de maltraitance relève donc d’un contresens. La formation de chiens adaptés est une condition essentielle d’une pratique responsable, reconnue et autorisée par la réglementation. Elle s’inscrit dans une tradition cynégétique ancienne, mais aussi dans une logique moderne de gestion raisonnée de la faune sauvage. Opposer systématiquement tradition et bien-être animal sans nuance revient à ignorer les évolutions réelles du monde de la chasse. La sortie de la Fondation Brigitte Bardot interroge d’autant plus qu’elle cible ici une activité légale, encadrée et formatrice, loin des dérives que l’on pourrait légitimement condamner ailleurs. En amalgamant formation canine et cruauté, elle entretient une confusion qui nuit au débat. Car la vraie question mérite mieux que des raccourcis : comment concilier pratiques rurales, connaissance du vivant et exigences éthiques contemporaines ? En l’occurrence, la réponse ne passe pas par la stigmatisation, mais par la compréhension. Et sur ce point, certains combats gagneraient sans doute à être mieux ciblés.

Rivolier, moteur de la renaissance industrielle : Verney-Carron relancé, la filière française renforcée

Moins d’un an après sa reprise à la barre du tribunal de commerce de Saint-Étienne, Verney-Carron retrouve une dynamique positive, portée par l’engagement stratégique du groupe ligérien Rivolier. Longtemps fragilisé, notamment après une période difficile sous l’ère Cybergun, le plus ancien armurier français semble aujourd’hui engagé sur la voie du redressement. Cette relance repose sur une double ambition claire : moderniser des gammes de chasse vieillissantes et accélérer le développement des armes non létales, un segment en pleine croissance. Déjà, les indicateurs témoignent d’un retournement encourageant. Le chiffre d’affaires, tombé à 3,5 millions d’euros, devrait atteindre près de 5 millions cette année, avec un retour à l’équilibre financier en ligne de mire. Une performance rendue possible grâce à une réorganisation en profondeur et à l’appui opérationnel de Rivolier, dont la solidité financière et l’expertise sur les marchés de la chasse, de la sécurité et de la défense jouent un rôle déterminant. Au-delà du redressement de Verney-Carron, Rivolier affirme une stratégie industrielle ambitieuse visant à structurer et renforcer la filière française. L’acquisition de Thifan Industrie, fabricant de munitions implanté dans le Cher, marque une étape clé dans cette dynamique. Avec cette opération, le groupe met la main sur la marque Sauvestre, reconnue pour ses innovations balistiques, notamment les technologies BFS (Balle Flèche Sauvestre) et FIP (Flèche Interne Portée). L’objectif est clair : consolider un savoir-faire national tout en accompagnant le développement de ces produits en France et à l’international. Cette logique de croissance s’inscrit dans une vision cohérente, déjà illustrée par la reprise de Verney-Carron et la prise de participation dans d’autres entreprises du secteur. Rivolier se positionne ainsi comme un acteur structurant, capable de relocaliser, moderniser et pérenniser une industrie stratégique. Entre tradition armurière et innovation technologique, le groupe ligérien trace une trajectoire solide, incarnant une nouvelle phase de développement pour toute une filière en quête de souveraineté et de compétitivité.

Biodiversité : Paris veut mobiliser les acteurs américains avant le G7 d’Évian

Courant avril, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, réunira à Paris des ONG et fondations américaines afin de préparer le G7 des chefs d’État qui se tiendra en juin à Évian (Haute-Savoie). Objectif : mettre la protection de la biodiversité au cœur des discussions et maintenir l’implication des États-Unis dans les financements internationaux dédiés à la faune et à la flore. Dans un contexte politique américain marqué par le retour d’un discours climatosceptique à la Maison-Blanche, la stratégie française est assumée. « Nous ne parlerons pas climat », indique la ministre. Le choix de la biodiversité vise à éviter les sujets les plus clivants tout en préservant un espace de coopération. Car, malgré les divergences sur le réchauffement climatique, les États-Unis demeurent un acteur majeur du financement mondial de la conservation. Selon les données internationales, les États-Unis figurent parmi les tout premiers contributeurs publics et privés à la protection de la nature, via l’USAID, des agences fédérales, mais aussi un réseau puissant de fondations philanthropiques. À l’échelle mondiale, les flux financiers consacrés à la biodiversité sont estimés entre 120 et 140 milliards de dollars par an, alors que les besoins pour atteindre les objectifs fixés dans le Cadre mondial pour la biodiversité s’élèveraient à environ 700 milliards de dollars annuels. Le maintien de l’engagement américain est donc stratégique. La réunion parisienne devra permettre d’identifier des priorités communes : lutte contre le trafic d’espèces sauvages, protection des grands écosystèmes forestiers, restauration des zones humides et mobilisation des financements privés. La France entend également valoriser les synergies entre biodiversité, sécurité alimentaire et stabilité économique, des thèmes susceptibles de rassembler au-delà des clivages politiques. Le G7 d’Évian pourrait ainsi devenir un moment clé pour consolider les engagements internationaux pris lors de la COP15 biodiversité à Montréal, notamment l’objectif de protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030. Dans un contexte géopolitique incertain, la diplomatie française cherche à préserver un socle de coopération environnementale pragmatique. Pour Paris, l’enjeu est double : maintenir l’unité des grandes puissances sur la protection du vivant et éviter que les fractures politiques ne fragilisent davantage la gouvernance mondiale de la biodiversité.

Deuil animalier : une nouvelle plateforme pour accompagner les familles et former les vétérinaires

Le deuil demeure une thématique encore largement invisible dans la pratique vétérinaire, alors même qu’il constitue une réalité quotidienne pour de nombreux propriétaires d’animaux. Face à la peine des familles, les praticiens se retrouvent souvent démunis, faute de formation spécifique ou d’outils adaptés pour accompagner ces situations sensibles. C’est dans ce contexte qu’émerge une nouvelle initiative visant à mieux prendre en compte cette dimension émotionnelle. Le psychiatre et psychothérapeute Christophe Fauré, reconnu pour son travail auprès des personnes endeuillées, lance une plateforme d’accompagnement en ligne intitulée « Une Lumière dans ma Nuit ». Pensée à la fois pour les particuliers et les professionnels, elle propose un ensemble structuré de ressources pour mieux comprendre et traverser le deuil lié à la perte d’un animal de compagnie. La plateforme s’articule autour de cinq piliers, comprenant notamment des contenus pédagogiques, des espaces d’écoute et des parcours guidés, et de sept piliers dédiés aux professionnels et bénévoles, incluant des modules de formation, des outils pratiques et des repères cliniques. Accessible par abonnement pour les particuliers, cette plateforme ambitionne de démocratiser l’accompagnement du deuil animalier, souvent minimisé dans la société. Une offre de formation spécifique est également prévue pour les professionnels tels que psychologues, psychiatres et vétérinaires, afin de leur permettre d’intégrer cette dimension dans leur pratique. La question de la légitimité du deuil animalier reste centrale. Si la perte d’un animal ne produit pas les mêmes conséquences à long terme que celle d’un proche humain, elle n’en demeure pas moins profondément marquante. Le lien affectif tissé avec un animal est souvent intense, quotidien et dépourvu de jugement, ce qui renforce le sentiment de vide lors de sa disparition. Cette initiative marque donc une étape importante vers une meilleure reconnaissance du deuil animalier et de ses enjeux. Elle invite également les professionnels de santé, et en particulier les vétérinaires, à élargir leur rôle en intégrant davantage l’accompagnement émotionnel dans leur pratique.

IAHP en Europe et en France : une accalmie fragile après un pic hivernal

L’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) a marqué l’automne et le début de l’hiver 2025-2026 par une circulation particulièrement intense en Europe. Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), le niveau de contamination de l’avifaune sauvage a atteint un pic inédit depuis près de cinq ans, avec une forte présence du virus chez les oiseaux migrateurs, principaux vecteurs de diffusion. Les espèces aquatiques, notamment les canards et les oies, ont été particulièrement touchées, favorisant la dispersion du virus le long des grands axes migratoires reliant le nord et le sud du continent. Toutefois, une tendance à la baisse est observée, conformément à la dynamique saisonnière habituelle. Avec la fin progressive de l’hiver, la pression virale diminue, notamment en raison de la dispersion des populations d’oiseaux et de conditions environnementales moins favorables à la survie du virus. Cette décrue reste cependant relative : des cas continuent d’être détectés dans plusieurs pays européens, maintenant un niveau de vigilance élevé, en particulier dans les zones humides et les couloirs migratoires. En France, la situation suit une évolution comparable. Après plusieurs mois de forte circulation virale, notamment dans les élevages de volailles du Sud-Ouest et de l’Ouest, les autorités sanitaires constatent également un recul du nombre de foyers. Les mesures de biosécurité renforcées, les restrictions de mouvements et les campagnes de vaccination expérimentales ont contribué à contenir la propagation. Néanmoins, la France reste en niveau de risque « élevé » sur une grande partie du territoire, en raison de la persistance du virus dans l’environnement et du passage encore actif de certaines espèces migratrices. Les autorités appellent ainsi à ne pas relâcher les efforts. La surveillance de l’avifaune sauvage demeure essentielle pour anticiper d’éventuelles reprises de circulation, notamment à l’approche des migrations de printemps. Les éleveurs sont invités à maintenir des mesures strictes de protection des élevages, tandis que les acteurs de terrain, chasseurs et naturalistes, jouent un rôle clé dans le signalement des mortalités suspectes. Si la baisse actuelle constitue un signal encourageant, elle ne marque pas la fin du risque. L’IAHP s’inscrit désormais dans une dynamique endémique en Europe, rendant indispensable une vigilance constante et une adaptation durable des stratégies de gestion sanitaire.

Printemps : l’OFB alerte sur les dérives de la photographie animalière

Avec le retour du printemps, la nature entre dans une période cruciale : reproduction, nidification et floraison rythment la vie des espèces. Dans le même temps, les espaces naturels voient affluer randonneurs, sportifs et photographes. Face à cette fréquentation accrue, l’Office français de la biodiversité (OFB) appelle à la vigilance et rappelle les règles essentielles pour préserver la faune et la flore. Parmi les recommandations : rester sur les sentiers, respecter les zones réglementées, tenir les chiens en laisse, limiter le bruit et observer les animaux à distance. Des gestes simples, mais indispensables pour éviter le dérangement d’espèces particulièrement vulnérables en cette saison. L’OFB insiste également sur un phénomène en pleine expansion : la photographie animalière. Si la majorité des pratiquants adoptent une attitude respectueuse, certaines dérives préoccupent les autorités. Manipulation d’animaux, déplacements de spécimens, destruction d’habitats ou approche trop intrusive sont autant de comportements aux conséquences parfois graves : stress, perturbation des cycles naturels, voire mortalité. Pour encadrer ces pratiques, l’OFB rappelle des règles fondamentales : ne jamais manipuler un animal, garder ses distances grâce à du matériel adapté et privilégier des observations discrètes. Un récent cas dans le Vaucluse illustre ces dérives. Trois personnes ont été verbalisées pour avoir capturé et perturbé volontairement une vipère d’Orsini sur le Mont Ventoux, une espèce protégée et particulièrement fragile. Les individus avaient manipulé l’animal pour faciliter des prises de vue. Ils ont été condamnés par le tribunal judiciaire de Carpentras à un stage de citoyenneté environnementale, à leurs frais. Cette affaire souligne la fragilité de certaines populations locales. La vipère d’Orsini du Mont Serein constitue la seule population du Vaucluse, déjà menacée par son isolement et la pression humaine. Plus largement, l’OFB rappelle que l’observation de la nature doit rester compatible avec sa préservation. À l’heure où les activités de plein air se développent, le respect des espèces et de leurs habitats apparaît plus que jamais comme une responsabilité collective.

Déclin massif des oiseaux en Europe : une crise écologique qui s’aggrave

Depuis plusieurs décennies, les populations d’oiseaux connaissent en Europe un déclin alarmant. Les suivis scientifiques engagés depuis les années 1980 dressent un constat sans appel : la baisse est généralisée et touche désormais la quasi-totalité des milieux. Les espèces des zones agricoles sont les plus durement frappées, avec une chute d’environ 60 % en quarante ans. Mais la situation ne s’arrête pas là : oiseaux forestiers, espèces des zones humides et migrateurs sont eux aussi en net recul. Dans certaines régions, des oiseaux autrefois communs ont presque disparu. Moineaux, alouettes des champs ou vanneaux huppés se raréfient dans des paysages agricoles de plus en plus uniformes. Certaines espèces, comme la pie-grièche écorcheur, ont même enregistré des chutes de population dépassant localement 90 %. Quant aux migrateurs de longue distance, ils subissent une pression constante tout au long de leurs parcours, fragilisés par la dégradation des habitats et les dérèglements climatiques. Les causes de ce déclin sont bien identifiées, mais malgré cela, la situation continue de se dégrader. L’agriculture intensive reste le facteur principal. La disparition des haies, des prairies et des jachères au profit de monocultures a profondément appauvri les milieux. À cela s’ajoute l’usage massif de pesticides et d’engrais, qui impacte directement les oiseaux et provoque l’effondrement des populations d’insectes, indispensables à leur alimentation, notamment en période de reproduction. Le changement climatique vient encore accentuer ces pressions. En modifiant les saisons, les ressources alimentaires et les conditions de reproduction, il désynchronise les cycles naturels dont dépendent de nombreuses espèces. Plus inquiétant encore, malgré les mesures mises en place (politiques de conservation, programmes de protection, évolution des pratiques agricoles) les indicateurs restent orientés à la baisse. Cette inefficacité relative souligne l’ampleur du phénomène et l’urgence d’agir plus fortement. Le déclin des oiseaux n’est pas un simple signal faible : il est le symptôme d’un déséquilibre profond des écosystèmes. Et à mesure que ces espèces disparaissent, c’est tout un patrimoine naturel et un indicateur essentiel de la santé de nos environnements qui s’effondre, dans une indifférence encore trop grande.

Viltbild : la Suède à l’ère de la surveillance intelligente de la faune

Lancé en 2023 par l’Association suédoise pour la chasse et la gestion de la faune (SJF) et l’Université suédoise des sciences agricoles (SLU), le projet Viltbild visait à moderniser la surveillance de la faune grâce à l’exploitation des pièges photographiques. Deux ans plus tard, cette initiative s’est effectivement structurée et commence à produire des résultats concrets, tout en révélant certaines limites. Depuis sa mise en service opérationnelle en 2024, la plateforme a permis de centraliser un volume important d’images issues du terrain. Les chasseurs, gestionnaires et scientifiques participent désormais à un réseau collaboratif de collecte de données, offrant une vision plus fine de la répartition des espèces. Les grands prédateurs, comme le loup ou le lynx, font l’objet d’un suivi renforcé, tout comme certaines espèces de gibier et des espèces exotiques envahissantes. L’un des apports majeurs de Viltbild réside dans l’amélioration des connaissances en temps quasi réel. Les données collectées alimentent les décisions publiques, notamment en matière de quotas de chasse et de gestion des populations, en conformité avec les exigences européennes. Par ailleurs, la plateforme contribue à détecter plus rapidement certaines menaces sanitaires, comme les épizooties, ou des évolutions liées au changement climatique. Cependant, malgré ces avancées, plusieurs défis subsistent. La participation des utilisateurs reste inégale selon les régions, ce qui peut créer des biais dans les données. La qualité et la standardisation des images représentent également un enjeu, tout comme le traitement et l’analyse automatisée des millions de clichés générés. Enfin, la question de la protection des données et de l’acceptabilité sociale de la surveillance par pièges photographiques continue de susciter des débats. En dépit de ces limites, Viltbild s’impose aujourd’hui comme un outil innovant à l’échelle européenne. Il illustre une évolution majeure : le passage d’une gestion de la faune basée sur des estimations ponctuelles à une approche fondée sur des données continues, partagées et analysées collectivement. À terme, le succès de cette initiative dépendra de sa capacité à mobiliser durablement les acteurs de terrain et à intégrer les progrès technologiques, notamment en matière d’intelligence artificielle. La Suède confirme ainsi son rôle de laboratoire en matière de gestion moderne de la faune sauvage.

Salon de la Chasse et de la Faune Sauvage : les voyages de chasse à l’honneur à Mantes-la-Jolie

Du 27 au 30 mars 2026, le Salon de la Chasse et de la Faune Sauvage, organisé à Mantes-la-Jolie, mettra particulièrement en avant les voyages de chasse à l’étranger, l’un des segments les plus dynamiques du monde cynégétique. Pendant quatre jours, les visiteurs pourront rencontrer de nombreux voyagistes et tour-opérateurs spécialisés venus présenter des destinations réparties sur tous les continents. Réunis dans un chapiteau dédié et chauffé, ces professionnels proposeront un véritable tour du monde de la chasse. Les chasseurs pourront découvrir une grande variété de séjours : grands espaces africains, territoires nord-américains, montagnes d’Asie centrale, forêts d’Europe de l’Est ou encore plaines d’Amérique du Sud. Chaque destination offre des expériences différentes, allant de la chasse au grand gibier à des séjours consacrés au petit gibier ou à des espèces locales emblématiques. Certains exposants mettront l’accent sur des régions réputées pour la chasse de montagne et les espèces adaptées à ces milieux exigeants. D’autres présenteront des safaris cynégétiques ou des séjours dans de vastes domaines naturels où la chasse s’inscrit dans des programmes de gestion de la faune. Au-delà de la dimension touristique, ces rencontres permettront aussi aux chasseurs de préparer concrètement leurs projets. Les professionnels pourront détailler les périodes de chasse, les espèces disponibles, les conditions d’accueil ainsi que les aspects logistiques et réglementaires liés à la chasse à l’étranger. Les visiteurs auront ainsi l’occasion d’échanger directement avec des guides et organisateurs expérimentés. Avec la présence annoncée de nombreux opérateurs internationaux, l’édition 2026 du Salon de la Chasse et de la Faune Sauvage s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour les passionnés souhaitant concrétiser un projet de chasse à l’étranger.

Hauts-de-France : entre soupçon et probité, la justice dissipe les doutes...

La décision rendue par le tribunal dans cette affaire revêt une importance particulière, tant sur le plan juridique que politique. Mis en cause pour « prise illégale d’intérêts », Guy Harlé d’Ophove, Yves Butel et Jean-Michel Taccoen, élus du Conseil régional des Hauts-de-France et responsables de fédérations de chasse, ont été relaxés. Cette décision fait suite à une analyse approfondie des faits, notamment de l’utilisation des fonds publics concernés. Il leur était reproché d’avoir participé au vote de subventions régionales attribuées aux fédérations de chasse auxquelles ils étaient liés. Dans un contexte d’exigence accrue en matière de transparence et d’éthique publique, ces éléments pouvaient légitimement susciter des interrogations. Le ministère public avait d’ailleurs requis des sanctions incluant des amendes et des peines d’inéligibilité. Cependant, le tribunal a considéré que ces subventions avaient été utilisées conformément à leur objet, dans le cadre d’actions d’intérêt général. Parmi celles-ci figurent notamment l’opération « Hauts-de-France Propres », dédiée au ramassage des déchets, ainsi que l’événement « Ruralité en Fête », valorisant les produits du terroir. Autant d’initiatives qui relèvent clairement du service public et de la préservation de l’environnement. Dès lors, l’élément intentionnel nécessaire à la qualification de prise illégale d’intérêts n’a pas été retenu. Il convient de souligner l’importance de cette décision au regard de la personnalité des élus concernés. Loin d’être de simples acteurs politiques, ils sont engagés de longue date dans la vie locale et associative. Leur implication dans les FDC s’inscrit dans une tradition de gestion territoriale et environnementale, souvent méconnue. Les accuser à tort pouvait non seulement nuire à leur réputation, mais aussi fragiliser la confiance des citoyens envers leurs représentants. Cette relaxe rappelle ainsi un principe fondamental de l’État de droit : la présomption d’innocence et la nécessité de juger sur des faits établis, et non sur des suppositions. Elle met également en lumière la complexité des situations dans lesquelles les élus cumulent plusieurs responsabilités, sans que cela constitue nécessairement un conflit d’intérêts. Enfin, cette affaire souligne l’importance d’un débat démocratique apaisé, fondé sur des faits vérifiés. Si le rôle d’alerte des élus d’opposition est légitime, il doit s’exercer avec prudence. En relaxant ces trois élus, la justice réaffirme à la fois leur intégrité et l’équilibre indispensable entre contrôle démocratique et respect des personnes.

Pastoralisme : enjeux et perspectives internationales

Du 24 au 26 mars 2026, Montpellier accueillera le séminaire international « Pastoralismes : regards croisés pour l’avenir », consacré aux enjeux actuels de l’élevage pastoral. Organisé par l’UMT Pastoralisme méditerranéen et l’Entente interdépartementale des Causses et des Cévennes, l’événement s’inscrit dans l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, proclamée par les Nations unies. Environ 200 participants (chercheurs, éleveurs, gestionnaires d’espaces naturels et acteurs des territoires), sont attendus, venus de France, d’Europe et du bassin méditerranéen. Le pastoralisme, fondé sur le pâturage de végétations naturelles, joue un rôle clé dans la valorisation de territoires difficiles, qu’ils soient montagnards ou de plaine. Il contribue au maintien de paysages ouverts, à la préservation de la biodiversité, à la réduction du risque d’incendie et au développement de productions agricoles spécifiques. Dans un contexte de changement climatique, de pression foncière et d’évolution des pratiques agricoles, ce mode d’élevage suscite un intérêt croissant pour sa capacité d’adaptation et les services environnementaux qu’il rend. Pendant trois jours, le séminaire proposera communications scientifiques, retours d’expérience et échanges autour de thématiques majeures : organisation et mobilité des troupeaux, accès aux ressources naturelles (eau, pâturages), valorisation économique des produits pastoraux, santé animale, conditions de vie des éleveurs, politiques publiques, formation et transmission des savoir-faire. L’objectif est d’identifier des leviers concrets pour assurer la pérennité et le renouvellement du pastoralisme. La rencontre mettra en dialogue science et terrain, en croisant les approches disciplinaires et les expériences issues de différents territoires, notamment en Occitanie, région fortement concernée, mais aussi dans d’autres zones européennes et nord-africaines. Cette dimension internationale vise à enrichir la réflexion collective face à des enjeux communs. Un point presse est prévu le 26 mars à 17 h à l’Institut Agro Montpellier afin de présenter les principaux enseignements et perspectives. Un kit média sera également mis à disposition des journalistes.