Chaque année, le 8 juin, la Journée mondiale des océans rappelle le rôle fondamental que jouent les mers et les océans dans l'équilibre de la planète. Véritables poumons bleus de la Terre, ils produisent près de la moitié de l'oxygène que nous respirons, absorbent une part importante du dioxyde de carbone émis par les activités humaines et contribuent à réguler le climat mondial. Ils abritent également une biodiversité exceptionnelle dont dépend directement ou indirectement une grande partie de l'humanité. Mais les océans sont aujourd'hui confrontés à de nombreuses pressions : pollution plastique, artificialisation du littoral, surexploitation de certaines ressources halieutiques ou encore effets du réchauffement climatique.
La préservation de ces milieux fragiles constitue désormais un enjeu majeur pour les générations futures. Cette protection ne concerne pas uniquement les activités maritimes professionnelles. Sur les côtes françaises, de nombreux usagers participent également à la connaissance et à la préservation des espaces littoraux. C'est notamment le cas des chasseurs pratiquant la chasse maritime, une activité ancestrale étroitement liée aux marais côtiers, aux estuaires et aux zones humides littorales. Des baies de Somme et du Mont-Saint-Michel jusqu'aux rivages atlantiques et méditerranéens, les chasseurs de gibier d'eau contribuent depuis des décennies à l'entretien et à la gestion de nombreux habitats favorables à l'avifaune migratrice. Hutteaux, tonnes, gabions et marais aménagés participent souvent au maintien d'espaces naturels riches en biodiversité, fréquentés par une multitude d'espèces d'oiseaux, bien au-delà du seul gibier, et les observations réalisées par les chasseurs alimentent régulièrement les suivis de migration et les programmes de surveillance de certaines populations d'oiseaux d'eau. À l'occasion de cette Journée mondiale des océans, le message demeure universel : protéger les mers, les estuaires et les zones humides littorales revient à préserver un patrimoine naturel irremplaçable. Une responsabilité collective qui associe scientifiques, gestionnaires, pêcheurs, plaisanciers, chasseurs et plus largement tous ceux qui vivent au contact de ces espaces où la terre rencontre la mer.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Elles montrent des véhicules tout-terrain poursuivant de nuit des cerfs, daims et marcassins avant de les percuter ou de les achever. Certaines séquences présentent ensuite les animaux morts exhibés devant les caméras. Ces images ont suscité l'indignation des parties civiles, parmi lesquelles figurent l’OFB, les FDC concernées, la Société de Vénerie, et... des associations de protection animale. Les représentants du monde cynégétique ont unanimement condamné ces pratiques. Pour eux, ces faits n'ont rien à voir avec la chasse légale et responsable. La Société de vénerie a particulièrement dénoncé des comportements incompatibles avec les valeurs de respect du gibier et de l'éthique cynégétique. L'un des prévenus occupait d'ailleurs des responsabilités au sein d'un équipage, ce qui a renforcé l'émotion dans le milieu. La défense a une nouvelle fois contesté la validité de certains éléments de l'enquête, notamment les pièges photographiques installés par l'OFB et les perquisitions réalisées. Les avocats ont plaidé la relaxe en invoquant plusieurs irrégularités de procédure et une atteinte à la vie privée. Le parquet général a pour sa part requis des peines allant de cinq à quatorze mois de prison avec sursis, assorties d'amendes, de suspensions du permis de chasse, du permis de conduire et des autorisations de détention d'armes. Cette affaire, qui a profondément choqué bien au-delà du seul monde de la chasse, pose la question de la lutte contre le braconnage organisé et des moyens de contrôle mis en œuvre par les autorités. Le jugement a été mis en délibéré au 1er octobre 2026.
Parmi les mesures phares figure la reconnaissance de « projets agricoles d’avenir », directement liés aux objectifs nationaux de production et bénéficiant d’un accompagnement prioritaire pour accélérer leur réalisation. Le texte entend également faciliter la création d’ouvrages de stockage de l’eau, en permettant aux préfets d’adapter certaines règles locales après concertation avec les acteurs concernés. Les députés ont par ailleurs allégé plusieurs contraintes administratives applicables aux petits plans d’eau et rétabli un principe de proportionnalité des mesures compensatoires en zones humides. Le projet de loi simplifie aussi le cadre juridique applicable aux élevages bovins, porcins et avicoles, notamment en prévoyant un alignement futur de certains seuils réglementaires sur les normes européennes. En matière environnementale, il crée un dispositif renforcé de protection des captages d’eau les plus pollués, avec des actions obligatoires pilotées par les préfets. Le texte comporte également plusieurs mesures destinées à protéger les exploitations contre la prédation du loup, en adaptant les modalités de gestion de l’espèce aux réalités du terrain et à l’intensité des attaques subies par les troupeaux...
Partout en France, des milliers d’acteurs œuvrent quotidiennement en faveur des milieux naturels. Forestiers, agriculteurs, pêcheurs, gestionnaires d’espaces protégés, scientifiques, chasseurs ou encore bénévoles associatifs participent, chacun à leur manière, à la préservation de la biodiversité. Entretien des zones humides, restauration de haies, suivi des espèces sauvages, protection des sites de reproduction ou lutte contre les espèces invasives constituent autant d’actions discrètes mais essentielles. La connaissance du terrain demeure d’ailleurs l’un des meilleurs outils de conservation. Observer l’évolution d’une population animale, mesurer l’impact d’une sécheresse, suivre la progression d’une maladie ou évaluer l’état d’un habitat naturel exige du temps, de l’expérience et une présence régulière au cœur des territoires. Cette écologie du quotidien est souvent moins visible que les grands débats médiatiques, mais elle produit des résultats concrets. Les défis actuels imposent davantage de coopération entre les différents usagers des espaces naturels, et l’agriculture, la sylviculture, la chasse, le tourisme et la conservation ne peuvent plus être envisagés comme des mondes séparés. Leur avenir dépend de leur capacité à travailler ensemble pour maintenir des écosystèmes fonctionnels et des territoires vivants. Plus que jamais, la protection de l’environnement repose sur un principe simple : la responsabilité partagée. Car la nature ne se préserve pas une seule journée par an. Elle se protège chaque jour grâce à l’engagement de celles et ceux qui l’observent, la gèrent et la transmettent aux générations futures.
Pourtant, cette tendance commence à évoluer dans certaines régions du monde. En Europe et au Japon notamment, la dépopulation des zones rurales et l’exode vers les villes entraînent l’abandon progressif de certaines terres agricoles. Ces espaces, moins exploités par l’homme, permettent peu à peu le retour de processus naturels et favorisent la recolonisation des milieux par la faune sauvage. Cette « récupération » des grands mammifères constitue aujourd’hui un phénomène écologique majeur. Le retour de ces espèces transforme profondément les écosystèmes. Les grands herbivores influencent la végétation par leur broutage, tandis que les prédateurs jouent un rôle essentiel dans la régulation des chaînes alimentaires. Ces mécanismes peuvent contribuer à restaurer des équilibres écologiques anciens et améliorer certains services rendus par la nature. Cependant, cette recolonisation n’est pas sans conséquences pour les populations humaines restantes. Dans les zones rurales, la présence accrue de grands mammifères peut provoquer des dégâts aux cultures, des attaques sur le bétail ou encore des collisions routières. Certaines espèces peuvent également favoriser la propagation de maladies ou susciter un sentiment d’insécurité chez les habitants. Les chercheurs soulignent ainsi que la récupération de la faune sauvage doit être accompagnée d’une gestion adaptée afin de limiter les conflits entre humains et animaux...
Ce rendez-vous annuel majeur permettra de dresser le bilan des actions menées, d'aborder les enjeux actuels de la chasse aux chiens courants et de définir les orientations futures de la fédération. Les festivités débuteront le samedi 6 juin par l’accueil des meutes dès l’après-midi. La soirée laissera place à la convivialité avec un moment festif ouvert à tous : restauration sur place, concert rock et animation DJ rythmeront la nuit jusqu’à 1h du matin dans une ambiance chaleureuse et authentique. Le dimanche 7 juin sera dédié à la découverte, au partage et aux traditions. La journée débutera par une messe de Saint-Hubert, célébrée en musique avec les Échos de Keroual et le bagad des Bruyères, symbole fort de l’ancrage culturel breton. L’après-midi proposera de nombreuses démonstrations : chiens courants, équipages de vénerie, vénerie sous terre, louveterie, chiens de sang, chiens d’arrêt et de rapport. Un véritable panorama du monde cynégétique sera offert au public. En parallèle, un marché d’artisans et de créateurs mettra en valeur les savoir-faire locaux, tandis que de nombreuses associations cynégétiques et rurales présenteront leurs activités. Initiations, démonstrations et rencontres permettront à chacun de mieux comprendre les pratiques liées à la nature et à la chasse. Les familles ne seront pas oubliées avec de nombreuses animations pour les enfants : structures gonflables, poneys, maquillage ou encore balades en petit tracteur. Tout au long du week-end, buvette, restauration et bar à huîtres seront proposés. Ce rendez-vous unique promet d’allier tradition, convivialité et découverte, dans l’esprit d’une chasse responsable et vivante. Un événement à ne pas manquer pour célébrer ensemble 40 ans de passion. Pour ceux qui ne pourront pas être présents, la FACCC retransmettra, en direct Youtube, les travaux de l’assemblée générale, samedi, à partir de 16h30.
Le principe est simple : adapter des vans dérivés du Peugeot e-Traveller afin qu’ils puissent circuler aussi bien sur route que sur rail grâce à un système de guidage spécifique. Ces véhicules, capables d’embarquer jusqu’à huit personnes, fonctionneraient soit selon des horaires réguliers, soit à la demande via une réservation mobile, à la manière d’un service de transport personnalisé. Pour les territoires ruraux, l’enjeu est considérable. Selon les estimations de l’entreprise, près de 5 700 kilomètres de petites lignes ferroviaires sont aujourd’hui inutilisés ou laissés à l’abandon en France. Des infrastructures souvent présentes dans des secteurs forestiers, agricoles ou montagneux où la dépendance à l’automobile reste très forte. Les premiers essais grandeur nature doivent débuter sur la ligne Courpière-Vertolaye, en Auvergne. Si le concept fonctionne, plusieurs régions comme la Nouvelle-Aquitaine, la Bretagne ou l’Occitanie pourraient suivre rapidement. Au-delà du transport public classique, certains observateurs imaginent déjà des usages beaucoup plus variés : accès facilité aux zones naturelles, desserte des villages isolés, écotourisme, pêche, randonnée… ou déplacements cynégétiques lors des grands week-ends d’ouverture. Le système présente plusieurs avantages : faible coût d’exploitation, réutilisation des infrastructures existantes, réduction des émissions de carbone et limitation du trafic routier dans les campagnes. Les véhicules circuleraient automatiquement sur les rails avant de retrouver une conduite classique sur route pour rejoindre les derniers kilomètres jusqu’aux destinations finales. Qualifiée d’innovation « frugale mais à fort impact » par plusieurs spécialistes du secteur automobile, le projet Ferromobile illustre peut-être une nouvelle façon de penser la mobilité rurale...
Le sujet avait suscité une importante polémique. Plusieurs organisations agricoles dénonçaient depuis plusieurs années des contrôles jugés excessivement coercitifs, parfois vécus comme des interventions de police judiciaire alors qu’il s’agissait de simples vérifications administratives portant sur l’environnement, l’eau ou la biodiversité. La présence visible d’armes à feu lors de certaines inspections avait particulièrement cristallisé les critiques. Face à cette situation, le gouvernement avait demandé à l’OFB d’adapter ses pratiques. La circulaire de décembre 2024 prévoit ainsi que les agents commissionnés et armés continuent à disposer de leur équipement réglementaire, mais que celui-ci ne soit plus ostensiblement visible lors des contrôles administratifs courants, sauf circonstances particulières liées à la sécurité. Des associations de protection de l’environnement et plusieurs organisations syndicales avaient contesté cette évolution devant le Conseil d’État, estimant qu’elle risquait de fragiliser la protection des agents et de limiter leur capacité d’intervention. La juridiction n’a pas suivi cette analyse. Elle a considéré que la circulaire ne remettait nullement en cause le port d’arme réglementaire des agents et qu’elle relevait du pouvoir d’organisation de l’administration. Cette décision conforte donc la ligne défendue par le gouvernement : maintenir les moyens de protection des inspecteurs tout en réduisant la dimension conflictuelle que pouvait représenter le port apparent d’une arme lors des contrôles dans les exploitations agricoles. Pour le monde agricole, cette validation juridique est perçue comme un signal supplémentaire en faveur d’une normalisation des relations entre les exploitants et les services de contrôle de l’État, dans un contexte où la question de la confiance demeure au cœur des débats.
Les protestataires avaient suivi le cortège et multiplié les prises à partie verbales des participants. Les enquêteurs avaient alors estimé que Stanislas Broniszewski avait joué un rôle central dans l’organisation et la coordination de cette mobilisation. Une analyse contestée par l’intéressé, qui n’a cessé de nier être l’organisateur de la manifestation. Lors de l’audience, tenue début mai, il avait expliqué être présent en tant que militant de longue date contre la vénerie, tout en affirmant n’être ni dirigeant ni porte-parole d’AVA. Selon lui, il s’était limité à relayer l’information concernant le rassemblement. Ces arguments n’ont finalement pas convaincu le tribunal. Dans son jugement, la juridiction a considéré que le prévenu avait bien occupé un rôle actif dans la préparation et le déroulement de la manifestation. Les magistrats ont rappelé que toute manifestation sur la voie publique est soumise à des obligations déclaratives auxquelles les organisateurs doivent se conformer. Stanislas Broniszewski a ainsi été reconnu coupable d’organisation d’une manifestation sans déclaration préalable. Il a été condamné à une amende de 2 000 euros, dont 1 000 euros assortis du sursis. Il devra également verser près de 6 000 euros au total à la Ville de Senlis, aux Amis du musée de la Vénerie, à la Société de Vénerie et à la FDC de l’Oise, au titre des préjudices et frais de justice engagés. Cette décision rappelle que le débat autour de la chasse à courre, aussi vif soit-il, doit s’exprimer dans le respect du cadre légal. Elle souligne également que la vénerie demeure en France une activité autorisée, strictement réglementée et encadrée par la loi, dont la pratique s’inscrit dans un patrimoine historique et culturel reconnu.
Ces moments favorisent la transmission des savoirs entre générations et renforcent le lien entre l’humain et son environnement. La Fête des mares s’inscrit ainsi dans une démarche pédagogique et participative, visant à faire connaître et préserver ces milieux fragiles. Organisée partout en France, cette manifestation mobilise chaque année un public de plus en plus large. Associations, collectivités, gestionnaires d’espaces naturels, enseignants ou passionnés de nature sont invités à proposer des animations : sorties nature, ateliers pédagogiques, chantiers participatifs ou encore conférences. Pour accompagner ces initiatives, des outils pratiques sont mis à disposition, incluant supports pédagogiques, kits d’animation et ressources de communication. Au-delà de l’événement, la Fête des mares s’inscrit dans plusieurs politiques publiques en faveur de la biodiversité, notamment le Plan national milieux humides (2022-2026) et la Stratégie nationale biodiversité 2030. Elle contribue à sensibiliser les citoyens à la préservation des écosystèmes aquatiques et à encourager des actions concrètes sur le terrain. Chacun peut participer en organisant une activité et en la labellisant via la plateforme « J’agis pour la nature ». Cette mobilisation collective permet de mieux faire connaître les mares et de valoriser leur rôle écologique, tout en favorisant une prise de conscience durable en faveur de la protection du vivant.
Une évolution qui marque une étape importante pour ces auxiliaires bénévoles de l’administration, dont le rôle n’a cessé de s’accroître ces dernières années. Institution plusieurs fois centenaire, la louveterie demeure l’un des plus anciens corps de l’administration française. Placés sous l’autorité du préfet, les lieutenants de louveterie participent aujourd’hui à de nombreuses missions d’intérêt général : régulation des populations de sangliers, destruction administrative d’animaux occasionnant des dégâts, interventions liées à la sécurité publique, gestion sanitaire de la faune sauvage ou encore protection des élevages confrontés à la prédation. Pourtant, malgré l’importance de leurs responsabilités, ces hommes et ces femmes exercent leurs fonctions à titre bénévole. Véhicules, équipements, temps consacré aux missions et déplacements sont le plus souvent assumés sur leurs propres deniers. Une situation régulièrement dénoncée par les représentants de la louveterie, alors même que les sollicitations de l’État se multiplient. C’est dans ce contexte que les députés ont adopté plusieurs amendements inspirés d’une proposition de loi transpartisane, visant à mieux reconnaître le statut des lieutenants de louveterie dans le Code de l’environnement. L’objectif est de sécuriser juridiquement leurs missions, tout en consacrant leur rôle croissant dans la gestion de la faune sauvage et la prévention des conflits liés aux animaux sauvages...
Le président du CIC, Luis de la Peña, a marqué les esprits en déclarant aux participantes : « Vous n’êtes pas des invitées dans le monde de la chasse. Vous en êtes l’avenir... ». Une phrase qui résume l’orientation prise par une partie du secteur cynégétique international, convaincue que les femmes apportent une nouvelle approche de la chasse, davantage centrée sur l’éthique, la transmission, la conservation et le lien avec les territoires. Plusieurs études scientifiques présentées lors du congrès sont venues étayer cette évolution. Une recherche menée au Mozambique sur des safaris spécialement conçus pour les femmes montre que lorsque les séjours de chasse intègrent des dimensions éducatives, culturelles et environnementales fortes, les freins historiques à la participation féminine diminuent nettement. Les participantes accordent une importance particulière à la sécurité, à la convivialité, à la valorisation de la venaison et aux enjeux de conservation. Des travaux finlandais présentés durant le congrès soulignent également que les femmes placent davantage l’éthique, la responsabilité et la durabilité au cœur de leurs choix cynégétiques. Pour les professionnels du tourisme de chasse, cette évolution représente un enjeu économique majeur, mais aussi une opportunité de renforcer l’acceptabilité sociale de certaines pratiques. En Afrique australe, plusieurs opérateurs de safaris ont également témoigné de cette mutation profonde. Selon eux, les femmes contribuent progressivement à faire évoluer le tourisme cynégétique vers des modèles davantage axés sur la gestion communautaire, l’éducation à la nature et la transmission intergénérationnelle. Pour le CIC et son groupe Artemis, organisateur historique du congrès WaSH, le message est désormais clair : les femmes ne se contentent plus de participer à la chasse moderne, elles en redéfinissent progressivement les valeurs et les priorités.