- Hautes-Alpes : À Cervières, une marmotte a été abattue à la suite d'un arrêté préfectoral exceptionnel. L'animal avait creusé un vaste réseau de galeries sous un chalet situé au lieu-dit Rif Tor, provoquant une instabilité du terrain et faisant craindre un risque d'effondrement de l'habitation. Face au danger, les services de l'État ont délivré une autorisation de tir, mise en œuvre par un lieutenant de louveterie. Cette décision reste inhabituelle, la marmotte faisant l'objet d'une réglementation stricte.
Toute destruction doit être dûment justifiée et encadrée par les autorités. Dans ce dossier, la Direction départementale des territoires a estimé que la sécurité des occupants et la protection du bâtiment justifiaient cette dérogation. L'affaire rappelle que, si la marmotte est souvent perçue comme un symbole paisible de la montagne, ses galeries peuvent parfois causer d'importants dégâts lorsqu'elles sont creusées à proximité des habitations ou des infrastructures. Ce type d'intervention demeure toutefois exceptionnel et ne concerne que des situations présentant un risque avéré pour les personnes ou les biens.
- Aude : le gigantesque incendie qui a frappé les Corbières, le 5 août 2025, a profondément marqué le territoire. En parcourant près de 16 000 hectares, dont plus de 11 000 détruits, le sinistre a mis en évidence la vulnérabilité de cette région face aux effets du changement climatique. À la demande de l'État, une mission conjointe du CGAAER et de l'IGEDD a été chargée d'élaborer une stratégie de reconstruction et d'adaptation à l'horizon 2032. Près de 200 entretiens ont été menés, et des ateliers participatifs ont permis de dresser un diagnostic partagé. Les experts ont notamment constaté que les nombreuses initiatives locales manquaient de coordination et d'une vision commune pour transformer les projets en actions concrètes.
La mission souligne également le manque de connaissances partagées sur plusieurs enjeux essentiels, comme l'occupation des sols, le foncier disponible, la gestion de l'eau ou encore les zones exposées aux risques. Des outils cartographiques ont ainsi été développés afin d'aider à orienter les futures décisions en matière d'urbanisme, de gestion forestière, d'agriculture et de pastoralisme. Le plan d'action « Corbières 2032 » s'articule autour de quatre priorités : renforcer la gouvernance territoriale, organiser une gestion collective de la ressource en eau, adapter les usages des espaces agricoles et forestiers aux nouvelles conditions climatiques, et améliorer l'attractivité du territoire. Composé de 21 mesures, ce programme ambitionne de transformer le traumatisme de l'incendie en une opportunité pour faire des Corbières un territoire pilote en matière de résilience climatique. La méthode pourrait ensuite être reproduite dans d'autres régions méditerranéennes confrontées aux mêmes risques.
- Charente-Maritime : longtemps considéré comme un gibier occasionnel sur l’île d’Oléron, le sanglier est aujourd’hui solidement implanté. Sa population ne cesse de progresser, obligeant les chasseurs à intensifier leurs actions, afin de limiter les dégâts causés aux cultures et les risques pour les habitants. Les Associations communales de chasse agréée (ACCA), en lien avec la FDC 17 sont pleinement mobilisées pour contenir cette expansion.
Les chiffres témoignent de l’ampleur du phénomène. Au cours de la saison 2025-2026, 699 sangliers ont été prélevés sur l’île d’Oléron. Les secteurs de Saint-Pierre-d’Oléron et de Dolus-d’Oléron figurent parmi les plus concernés, avec respectivement entre 130 et 140 animaux prélevés chacun. Ces résultats illustrent une pression cynégétique devenue indispensable face à une espèce particulièrement prolifique. Pour les responsables locaux, le sanglier n’est plus un gibier rare mais un animal dont la gestion est devenue un véritable enjeu pour préserver l’équilibre entre la faune sauvage, les activités agricoles et la sécurité des usagers de l’île...
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