Un gîte accueillant : « Chez Papé et Mita »

Vente de chiens en animalerie : des sanctions financières désormais applicables

Le Gouvernement renforce l'application de la loi sur le bien-être animal. Un décret publié le 1er août 2026 instaure des sanctions financières à l'encontre des animaleries qui ne respecteraient pas l'interdiction de vendre des chiens et des chats dans leurs établissements. Ces nouvelles dispositions sont entrées en vigueur le 2 août 2026. Pour mémoire, la loi du 30 novembre 2021 interdit, depuis le 1er janvier 2024, la vente de chiens et de chats en animalerie. Elle proscrit également, depuis le 1er décembre 2021, la présentation d'animaux visibles depuis la voie publique, quelle que soit l'espèce concernée. Ces mesures visent à lutter contre les achats impulsifs d'animaux de compagnie, souvent réalisés sans réflexion suffisante sur les responsabilités qu'implique leur détention. Jusqu'à présent, ces interdictions ne s'accompagnaient toutefois d'aucune sanction spécifique. Le nouveau décret vient combler ce vide juridique. Désormais, toute animalerie qui commercialiserait un chien ou un chat s'expose à une contravention de cinquième classe, pouvant atteindre 1 500 euros par animal, montant porté à 3 000 euros en cas de récidive. La présentation d'animaux visibles depuis une voie ouverte à la circulation publique est, quant à elle, passible d'une contravention de quatrième classe, pouvant atteindre 750 euros par animal. Pour le ministère de l'Agriculture, ce dispositif s'inscrit dans une politique plus globale de protection des animaux de compagnie et de lutte contre les abandons. L'objectif est de favoriser une adoption réfléchie. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a salué l'entrée en vigueur de ces sanctions, rappelant que l'acquisition d'un animal ne doit jamais être un acte anodin mais un engagement durable envers son bien-être. Avec ce décret, les autorités disposent désormais d'un outil de contrôle et de sanction destiné à garantir le respect effectif de la réglementation.

La semaine en bref...

- Alpes de Haute-Provence : depuis plus de quinze ans, l'ONF et le Groupe pour la préservation de la faune sud-alpine (GPFSA) travaillent de concert afin de concilier exploitation durable des forêts publiques et préservation des rapaces. Une vingtaine d'agents de l'ONF se sont retrouvés à Digne-les-Bains pour une journée de formation consacrée aux rapaces forestiers. Animée par les spécialistes du GPFSA et les référents rapaces de l'ONF, cette session a permis d'approfondir les connaissances sur les principales espèces présentes dans les Alpes du Sud, leurs habitats, les périodes de reproduction, les indices de présence et les règles de protection applicables. Le partenariat repose sur un important travail de suivi des populations. Le GPFSA centralise les observations réalisées sur le territoire, tandis que les agents forestiers, présents quotidiennement en forêt, signalent les indices pouvant révéler la présence de nids. Ces données permettent d'anticiper les interventions forestières et d'adapter les chantiers lorsque des secteurs sensibles sont concernés. Les Alpes-de-Haute-Provence accueillent près de 250 couples nicheurs de circaètes Jean-le-Blanc, soit environ 10 % de la population française de cette espèce protégée. (Photo Céline Bernard, ONF).

 

- Ardennes : symbole emblématique des Ardennes, Woinic, le plus grand sanglier du monde, a célébré son 18e anniversaire ce samedi 8 août, sur l'aire d'autoroute de l'A34 où il est installé depuis le 8 août 2008. Pour l'occasion, l'association Capteur organisait une journée festive. Comme chaque année, le marché du terroir a réuni une quarantaine de producteurs et artisans locaux proposant bières artisanales, miel, charcuteries, cidres, pâtisseries, bijoux et de nombreux produits estampillés « Ardennes mon ADN ». L'événement mettait avant tout à l'honneur le savoir-faire ardennais. Les visiteurs ont aussi profité de nombreuses animations : château gonflable pour les enfants, concerts des groupes Sunday Jazz et Four to One, ainsi que la projection en continu du film Le Voyage de Woinic, qui retrace le spectaculaire transport de la sculpture monumentale jusqu'à son emplacement actuel. Imaginé par le sculpteur Éric Sléziak, Woinic mesure plus de 8 mètres de haut, près de 14 mètres de long et pèse environ 50 tonnes. Au fil des années, son anniversaire est devenu un rendez-vous incontournable de l'été ardennais, attirant aussi bien les habitants que les nombreux voyageurs de passage. Les organisateurs préparent déjà les festivités du 20? anniversaire, qu'ils annoncent encore plus spectaculaires.

 

- Bouches du Rhône : la découverte de plusieurs lapins de garenne morts au Domaine de la Tour, à La Ciotat, suscite l'inquiétude des promeneurs. Si certains évoquent les effets des fortes chaleurs qui frappent la région depuis la fin du printemps, aucune cause officielle n'a, à ce jour, été établie. Dans une colonie aussi dense, plusieurs facteurs peuvent expliquer une hausse de la mortalité. Les épisodes caniculaires répétés fragilisent incontestablement les animaux en provoquant un stress thermique et en raréfiant les ressources alimentaires et les points d'eau. Toutefois, les spécialistes rappellent que les principales causes de mortalité chez le lapin de garenne restent les maladies virales, notamment la myxomatose et l'EBHS, dont la circulation est étroitement liée à celle de leurs vecteurs biologiques. La myxomatose est principalement transmise par les moustiques, les puces et d'autres insectes piqueurs, tandis que ces mêmes vecteurs jouent également un rôle important dans la diffusion de l'EBHS. Les épisodes de contamination suivent donc généralement la dynamique saisonnière des populations de moustiques et de puces, favorisées par les conditions climatiques. En l'absence d'analyses sanitaires, il est donc impossible d'attribuer cette mortalité à la seule sécheresse. Seules des investigations permettront de déterminer s'il s'agit d'un épisode lié aux fortes chaleurs, d'une épizootie ou d'une combinaison de plusieurs facteurs...

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Moratoire sur la chasse après les incendies : Gérard Aubret dénonce une « connerie »

Les incendies qui ont ravagé plusieurs massifs forestiers cet été continuent de susciter de vives réactions. Profondément marqué par ces catastrophes, le Cantalien Bruno Valentin a lancé, le 14 juillet dernier, une pétition demandant l'instauration d'un moratoire de trois ans sur toute forme de chasse dans les forêts incendiées et leurs abords. À l'origine de cette initiative, il explique avoir été bouleversé par les destructions causées à la faune, à la flore et par le décès de plusieurs sapeurs-pompiers. « Je suis un particulier qui a été choqué par les incendies, choqué par les décès de pompiers. Tout cela m'a poussé à aller plus loin », explique-t-il. En parallèle de cette pétition, qui a recueilli un important soutien, il a également adressé un courrier au Premier ministre et au Président de la République afin qu'un texte rende obligatoire l'arrêt de la chasse dans les secteurs touchés par les flammes. Cette proposition ne convainc cependant pas les représentants du monde cynégétique. Gérard Aubret, président de la Fédération régionale des chasseurs d'Auvergne-Rhône-Alpes, rejette catégoriquement l'idée d'un moratoire imposé par les pouvoirs publics. « Cette pétition est une connerie », tranche-t-il sans détour. Pour lui, les chasseurs n'ont pas attendu une mobilisation citoyenne pour adapter leurs pratiques aux circonstances exceptionnelles. « On n'a besoin de personne pour décider de nos jours de chasse ou de nos interdictions. Nous sommes suffisamment responsables pour le faire nous-mêmes. Depuis toujours, nos plans de gestion nous permettent d'adapter notre activité. S'il y a un risque ou si les conditions ne s'y prêtent pas, nous ne chassons pas ». Il rappelle également que les chasseurs ont été mobilisés durant les incendies pour épauler les services de secours. « Pendant les feux, les chasseurs étaient présents pour aider les pompiers. À chaque épisode climatique majeur, certains réclament de nouvelles interdictions. Pourtant, les décisions sont déjà prises sur le terrain par ceux qui connaissent les territoires. Les chasseurs sont maîtres des destinées de leur chasse et savent faire preuve de responsabilité lorsqu'une situation exceptionnelle l'exige.... ».

Les écolos à la peine : la LPO face à ses contradictions

Invité de RMC vendredi dernier, Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), s'est vivement insurgé contre les critiques formulées à l'encontre des associations de protection de la nature après les incendies qui ont ravagé plusieurs massifs forestiers. Selon lui, il serait « indécent » de rendre ces organisations responsables des difficultés rencontrées sur le terrain pour débroussailler et prévenir la propagation des flammes. Une défense qui peut s'entendre, mais qui résiste mal à l'examen de ses propres arguments. Le président de la LPO affirme ainsi que son association a « toujours été favorable » à l'Obligation légale de débroussaillement (OLD). Pourtant, quelques mois plus tôt, la LPO se félicitait de la décision du Conseil d'État du 6 février 2026 imposant, dans certains cas, une dérogation lorsqu'un débroussaillement est susceptible d'affecter des espèces protégées. Voilà toute l'ambiguïté du discours. D'un côté, le débroussaillement est présenté comme indispensable ; de l'autre, l'association soutient des procédures administratives supplémentaires qui peuvent en ralentir ou en compliquer la mise en œuvre. Certes, ces deux positions ne sont pas juridiquement incompatibles, mais elles traduisent une hiérarchie des priorités qui interroge lorsque la prévention des incendies devient un enjeu de sécurité publique. Allain Bougrain-Dubourg assure également que les dérogations sont obtenues « immédiatement ». L'affirmation est difficile à vérifier et ne répond pas au problème de fond. Même rapide, une dérogation suppose un dossier, une instruction administrative, une prise de responsabilité et une incertitude juridique. Pour un maire, un propriétaire forestier ou une collectivité, cette simple perspective peut suffire à retarder, voire à renoncer à certains travaux. Le débat ne porte donc pas sur le principe du débroussaillement, que personne ne conteste réellement, mais sur les conditions dans lesquelles il peut être réalisé et sur l'empilement de règles qui finissent par décourager ceux qui souhaitent agir...

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La vraie nature n'est pas celle des réseaux sociaux

À chaque grand incendie de forêt, le même scénario se répète. Avant même que les flammes ne soient éteintes, certains militants écologistes prêtent aux animaux sauvages des raisonnements, des émotions et des comportements calqués sur ceux des humains. Les réseaux sociaux se remplissent alors de commentaires affirmant que les animaux « ont perdu leur maison », qu'ils sont « sans toit », « sans nourriture », qu'ils « ne savent plus où aller » ou encore qu'ils « attendent de pouvoir rentrer chez eux ». À force d'anthropomorphisme, le débat finit par sombrer dans le ridicule. La nature ne fonctionne pas selon les codes de notre société. Un chevreuil ne possède pas une maison comme un humain possède son logement. Un sanglier ne signe pas un bail et ne rêve pas de retrouver son salon après une catastrophe. Les animaux exploitent un territoire tant qu'il leur procure sécurité, nourriture et tranquillité. Lorsque ces conditions disparaissent, ils s'adaptent, explorent et rejoignent d'autres secteurs favorables. Cette capacité d'adaptation constitue précisément l'un des fondements de la survie des espèces sauvages. Cela ne signifie évidemment pas que les incendies sont sans conséquences. La petite faune, les reptiles, les amphibiens, les insectes ou les jeunes animaux incapables de fuir paient un lourd tribut. Les pertes peuvent être importantes et méritent toute l'attention des gestionnaires d'espaces naturels. En revanche, les grands mammifères disposent généralement de capacités de déplacement qui leur permettent d'échapper aux flammes dès les premiers signes du danger. Une question mérite d'ailleurs d'être posée : combien de cadavres de cerfs, de chevreuils ou de sangliers sont réellement retrouvés après les grands incendies ? Ils existent parfois, mais ils restent sans commune mesure avec les images catastrophistes laissant croire que toute la grande faune aurait péri dans les flammes. Vouloir absolument interpréter chaque réaction animale avec des sentiments humains conduit à une vision déformée du fonctionnement des écosystèmes. La faune sauvage évolue dans un environnement où les perturbations – incendies, tempêtes, crues ou sécheresses – font partie de l'histoire naturelle depuis toujours. Les espèces qui subsistent sont justement celles qui savent s'adapter. Finalement, les animaux nous donnent même une leçon de réalisme. Quand des sangliers ou des cervidés passent plusieurs mois dans des cultures agricoles, ils ne « pleurent » pas lorsque vient le temps de la récolte. Ils perdent un couvert qui leur était favorable, puis en recherchent rapidement un autre. La nature est faite de changements permanents. La véritable naïveté n'est donc pas du côté des animaux, mais bien de ceux qui persistent à leur prêter nos propres états d'âme.

Climat : une carte révèle où l'agriculture reculera d'ici la fin du siècle

Le changement climatique ne modifiera pas seulement les températures : il redessinera également la carte mondiale de l'agriculture. C'est la conclusion d'une étude menée par l'Institut d'analyse économique (IAE-CSIC) de Barcelone, dont les chercheurs ont développé un nouvel outil baptisé CADI (Climate-induced Agricultural Decline Index). Cette plateforme permet d'évaluer, avec une résolution de seulement 9,3 kilomètres au carré, l'évolution du potentiel agricole mondial jusqu'en 2100. Pour établir leurs projections, les scientifiques ont croisé les données historiques de rendement agricole de la FAO avec les relevés climatiques du programme européen Copernicus. Le modèle compare les rendements potentiels des terres agricoles en conservant les mêmes cultures qu'en 2020, afin d'isoler l'impact du seul changement climatique, sans tenir compte des futures adaptations des agriculteurs, comme l'introduction de nouvelles variétés ou l'évolution des pratiques culturales. Les premiers constats sont déjà préoccupants. Au cours des vingt dernières années, une parcelle agricole sur six dans le monde aurait perdu plus de 10 % de son potentiel de production par rapport à la période 1981-2000. Les régions tropicales sont les plus touchées, tandis que certaines zones situées à des latitudes plus élevées voient leur potentiel progresser. Toutefois, ces gains restent limités, car ils concernent souvent des territoires historiquement peu productifs. L'Europe suit cette même tendance. Les pays du Nord, comme la Scandinavie, certaines régions d'Écosse ou les Alpes, pourraient bénéficier de conditions plus favorables. À l'inverse, le sud du continent subirait une baisse de ses capacités agricoles. En Espagne, les contrastes sont particulièrement marqués : la Galice, la côte cantabrique et les Pyrénées conserveraient un potentiel relativement favorable, alors que le centre et une grande partie de l'intérieur de la péninsule enregistreraient les pertes les plus importantes. Les projections deviennent encore plus préoccupantes à l'horizon du milieu du siècle. Si le réchauffement mondial suit les scénarios actuels, près d'un habitant sur deux pourrait vivre, entre 2041 et 2060, dans une région où le potentiel agricole est fortement dégradé. Les chercheurs soulignent également une forte concentration des impacts : une minorité de pays supportera l'immense majorité des pertes, souvent parmi ceux qui ont historiquement le moins contribué aux émissions de gaz à effet de serre. Au-delà du constat, l'outil CADI se veut un véritable instrument d'aide à la décision. Il permettra d'identifier les territoires les plus vulnérables afin d'anticiper les adaptations nécessaires : introduction de cultures mieux adaptées, nouvelles technologies, évolution des systèmes de production ou réorganisation des zones agricoles. Pour les chercheurs, agir suffisamment tôt sera indispensable afin de limiter les pertes économiques, préserver les revenus des agriculteurs, garantir la sécurité alimentaire et éviter que les bouleversements climatiques ne provoquent de nouvelles tensions sur les territoires ruraux.

Quand enterrer son animal devient possible : l'essor des cimetières animaliers

Longtemps considérée comme une pratique marginale, l'inhumation des animaux de compagnie se développe progressivement en France. Face à l'attachement grandissant des propriétaires envers leurs chiens, ou autres compagnons, de plus en plus de collectivités s'interrogent sur la création de cimetières animaliers, offrant une alternative à la crémation ou à l'équarrissage. Le premier cimetière animalier au monde a vu le jour en 1899 à Asnières-sur-Seine, sous l'impulsion de la journaliste Marguerite Durand et de plusieurs défenseurs de la cause animale. L'objectif était double : répondre au besoin de recueillement des propriétaires tout en mettant fin aux enterrements anarchiques, voire aux dépôts de cadavres d'animaux dans la Seine. Depuis, quelques dizaines de cimetières, publics, privés ou associatifs, ont été créés en France, mais ils restent encore peu nombreux. Parmi les initiatives récentes figure celle de Roanne (Loire), où un cimetière animalier municipal a ouvert ses portes en 2022. Le projet est né d'une proposition du Conseil municipal des enfants, après une étude des équipements existants et une concertation avec les associations locales de protection animale. Implanté à proximité du cimetière communal sur un terrain déjà propriété de la ville, le site s'étend sur 2 000 m², avec une capacité de 200 concessions en pleine terre, extensible à 4 000 m² si nécessaire. L'équipement comprend également un colombarium et un « puits du souvenir » permettant de déposer gratuitement les cendres d'un animal après crémation. Une parcelle spécifique est réservée aux animaux retrouvés morts sur la voie publique. La municipalité estime que cet investissement de 130 000 euros répond à une véritable attente des habitants, tout en limitant les inhumations illégales dans la nature ou les jardins, interdites dans de nombreuses situations par la réglementation sanitaire. Les vétérinaires ont également un rôle croissant à jouer dans cet accompagnement du deuil animalier. Au moment du décès, ils doivent informer les propriétaires des différentes solutions possibles : crémation individuelle ou collective, inhumation dans un cimetière animalier lorsqu'il en existe un à proximité, ou encore recours aux services funéraires spécialisés. Cette information permet aux familles de faire un choix éclairé dans un moment souvent difficile.

Quand la France brûle, certains n'ont qu'une seule obsession : interdire la chasse

Pendant que des milliers d'hectares partaient en fumée, que des pompiers, des agriculteurs, des chasseurs, des élus locaux et des bénévoles luttaient jour et nuit contre les flammes, une étrange agitation régnait loin du front de feu. À peine les incendies étaient-ils maîtrisés que certains mouvements écologistes retrouvaient leur cheval de bataille : réclamer, une fois encore, l'interdiction de la chasse. Le contraste est saisissant. D'un côté, ceux qui ouvrent leurs pistes, mettent leurs citernes à disposition, connaissent chaque chemin forestier et prêtent main-forte aux services de secours. De l'autre, ceux qui, derrière leurs communiqués, leurs pétitions et leurs réseaux sociaux, semblent voir dans chaque catastrophe une occasion supplémentaire de poursuivre une croisade idéologique. Les premiers éteignent les feux ; les seconds soufflent sur les braises de la polémique. Où étaient donc ces grands donneurs de leçons lorsque les flammes ravageaient les massifs ? Beaucoup auront surtout retenu les appels de certaines associations à faire des dons. Une initiative qui peut avoir son utilité, certes, mais qui paraît bien dérisoire face à l'ampleur des moyens humains mobilisés pour sauver des vies, des habitations et des milliers d'hectares de forêt. Le plus étonnant reste cette propension à désigner systématiquement les mêmes coupables : les chasseurs, les forestiers, les agriculteurs. Pourtant, lorsqu'il faut débroussailler, entretenir les espaces naturels, limiter les risques ou participer concrètement à la vie des territoires ruraux, ce sont toujours ces acteurs qui répondent présents. À force de faire de la chasse l'ennemi absolu, certains mouvements écologistes donnent le sentiment d'avoir perdu de vue l'essentiel : protéger la nature suppose d'abord de bien la connaître, de dialoguer avec ceux qui y vivent et d'accepter que la gestion de la biodiversité ne se résume pas à des interdictions. Une question finit alors par s'imposer : que deviendraient ces associations si la chasse disparaissait ? Sans cette cible idéale, il leur faudrait convaincre autrement, par des actions visibles, des résultats mesurables et une présence sur le terrain. Ce serait sans doute un exercice plus exigeant que la dénonciation permanente. Certains découvriraient alors qu'ils ont perdu bien davantage qu'un adversaire : ils auraient perdu le moteur même de leur mobilisation. Une drôle de victoire, en somme. Après tout, un ennemi utile est parfois plus précieux qu'une victoire définitive. Voilà pourquoi ils continuent à tirer sur les chasseurs… mais sans jamais vraiment souhaiter leur disparition...

De nouvelles spécialités vétérinaires officiellement reconnues

La profession vétérinaire poursuit son évolution. Un arrêté du 17 juillet 2026, publié au Journal officiel du 29 juillet, actualise la liste des spécialités vétérinaires ouvrant droit au titre officiel de « vétérinaire spécialiste ». Ce texte remplace l'annexe de l'arrêté du 26 janvier 2022 afin de tenir compte des évolutions de la profession, des formations et des besoins de la médecine vétérinaire moderne. En France, le titre de vétérinaire spécialiste est strictement encadré. Il ne peut être porté que par des praticiens ayant suivi une formation complémentaire de haut niveau et inscrits sur la liste tenue par le Conseil national de l'Ordre des vétérinaires. Cette reconnaissance constitue un gage de compétence dans des domaines nécessitant une expertise approfondie. La nouvelle liste couvre un large éventail de disciplines. Elle comprend notamment l'anatomie pathologique, l'anesthésie et l'analgésie, la biologie médicale vétérinaire, la chirurgie des animaux de compagnie et des équidés, la dermatologie, l'imagerie médicale, la neurologie, l'ophtalmologie, la nutrition clinique ou encore la reproduction animale. Des spécialités consacrées aux productions animales figurent également au catalogue, comme la gestion de la santé des bovins, des porcs ou des élevages avicoles, ainsi que la santé publique vétérinaire et la médecine des populations. Cette actualisation s'inscrit dans une démarche d'adaptation permanente de la profession. Les attentes des propriétaires d'animaux, les progrès des techniques diagnostiques et thérapeutiques, ainsi que les enjeux sanitaires liés aux élevages et à la faune sauvage nécessitent des compétences toujours plus pointues. Pour les éleveurs, les chasseurs et les gestionnaires de la faune, cette reconnaissance officielle est également une garantie de pouvoir s'appuyer sur des praticiens hautement qualifiés pour répondre à des problématiques spécifiques, qu'il s'agisse de maladies émergentes, de reproduction, de surveillance sanitaire ou de médecine des populations animales. En modernisant la liste des spécialités reconnues, le ministère de l'Agriculture accompagne ainsi l'évolution d'une profession dont le rôle dépasse désormais largement le seul soin des animaux domestiques, en contribuant pleinement à la santé animale, à la sécurité sanitaire et à la préservation de la biodiversité.

La vente aux enchères d'été du CIC est ouverte...

Jusqu’au 14 août 2026, le Conseil international pour la conservation du gibier et de la faune sauvage (CIC) ouvre les portes de sa traditionnelle vente aux enchères d'été, un rendez-vous attendu par les passionnés de chasse, les collectionneurs et tous ceux qui souhaitent soutenir une conservation fondée sur la gestion durable des ressources naturelles. Accessible à tous, qu'ils soient membres du CIC ou simples sympathisants, cette vente propose une sélection exceptionnelle d'expériences cynégétiques, de séjours de chasse, d'objets d'art, d'artisanat traditionnel et d'accessoires de grande qualité. Chaque lot a été soigneusement retenu afin d'offrir aux enchérisseurs des opportunités uniques tout en valorisant le patrimoine cynégétique international. Mais cette vente va bien au-delà du simple plaisir d'acquérir une pièce rare ou une chasse d'exception. Les fonds récoltés contribueront directement au financement des actions menées par le CIC à travers le monde en faveur de la conservation de la faune sauvage. L'organisation œuvre notamment au développement d'une gestion scientifique des populations animales, au dialogue avec les institutions internationales, à la promotion de l'utilisation durable des ressources naturelles ainsi qu'à la défense des communautés rurales qui vivent au contact de la grande faune. En participant à cette vente, chaque enchérisseur devient ainsi un acteur de la conservation. Son engagement contribue au maintien de territoires riches en biodiversité, à la préservation des traditions cynégétiques responsables et au soutien de projets qui démontrent qu'une faune sauvage valorisée constitue souvent le meilleur gage de sa protection à long terme. Que vous soyez à la recherche d'un séjour de chasse prestigieux, d'un objet de collection ou d'un cadeau original, cette édition 2026 offre de nombreuses occasions de concilier passion et engagement. Les enchères sont ouvertes jusqu'au 14 août. Les amateurs sont invités à découvrir l'ensemble des lots proposés et à participer à cette vente solidaire dont chaque enchère constitue un soutien concret aux missions internationales du CIC. Une belle occasion de faire plaisir… tout en contribuant activement à la conservation de la faune sauvage et à la promotion d'une chasse durable à travers le monde.

 

Pour enchérir, c’est ICI

La semaine en bref...

- Ain : la sécurité demeure la priorité absolue de la chasse moderne. Formation, rappel des consignes, signalisation des battues et développement des postes de tir surélevés contribuent à réduire toujours davantage les risques. En offrant une meilleure visibilité et en favorisant les tirs fichants, les miradors limitent notamment les risques de ricochets et améliorent la sécurité de l'ensemble des usagers de la nature. Le 22 juillet, à Pont-d'Ain, la Fédération départementale des chasseurs (FDC 01) a distribué plus de 500 nouveaux miradors à 270 territoires de chasse. Cette opération, conduite depuis près de dix ans grâce au soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et du Département de l'Ain, porte à plus de 3 000 le nombre de postes de tir installés dans le département. Présent lors de cette remise, Philippe Meunier, vice-président de la Région, a rappelé que plus de 10 000 miradors avaient déjà été financés à l'échelle régionale. Pour Gontran Bénier, président de la FDC 01, cet investissement illustre l'engagement constant des chasseurs en faveur d'une chasse toujours plus responsable et plus sûre.

 

- Hautes-Alpes : une enquête menée conjointement par les inspecteurs de l'OFB et les gendarmes a conduit au renvoi devant le tribunal correctionnel de Gap de trois personnes soupçonnées d'avoir participé à l'abattage illégal de neuf loups. Leur procès est prévu en janvier 2027. Elles sont poursuivies pour destruction et complicité de destruction illégale d'une espèce protégée. L'enquête débute en avril 2025 à la suite d'un signalement faisant état d'atteintes à la faune sauvage dans le nord du département. Les investigations conduites par les agents de l'OFB mettent en évidence des dispositifs de captation d'images installés à proximité d'une habitation, laissant supposer une activité de braconnage. Le 28 mars 2026, les enquêteurs constatent des éléments laissant présumer l'abattage récent d'un loup en dehors du cadre légal. Des perquisitions réalisées le lendemain permettent la découverte d'un charnier d'animaux susceptible d'avoir servi d'appât, de plusieurs armes à feu ainsi que de la dépouille d'un loup. L'analyse des téléphones et des éléments saisis révèle de nombreuses photographies d'animaux morts, dont des loups, permettant d'établir l'implication présumée de plusieurs personnes. Trois suspects ont été placés en garde à vue puis remis en liberté sous contrôle judiciaire. Six autres personnes ont été entendues en audition libre et pourraient faire l'objet de poursuites distinctes.

 

- Aube : une rivalité entre deux sociétés de chasse a fini devant le tribunal judiciaire de Troyes. Au cœur de l'affaire, un homme poursuivi pour avoir, selon l'accusation, délibérément foncé avec son véhicule en direction de plusieurs chasseurs appartenant à une société voisine, avec laquelle les relations étaient particulièrement tendues. Les faits se seraient déroulés dans un contexte de conflit ancien entre les deux associations, alimenté par des désaccords sur les territoires de chasse. À l'audience, toute la question était de savoir si le prévenu avait volontairement cherché à percuter les chasseurs ou s'il s'agissait d'une manœuvre mal maîtrisée. Les témoignages, parfois contradictoires, n'ont pas permis d'établir avec certitude les intentions du conducteur, tandis que la défense contestait toute volonté de blesser les victimes. Cette affaire illustre combien les tensions entre sociétés de chasse voisines peuvent parfois dépasser le simple désaccord. L'audience de Troyes rappelle ainsi que ces différends devraient plutôt être réglés par le dialogue et dans le respect des règles...

 

- Gironde : face à l'ampleur exceptionnelle des incendies qui frappent la France cet été, Engie a annoncé le versement de 25 millions d'euros destinés à soutenir la reconstruction et la régénération durable des forêts sinistrées. Le groupe énergétique entend ainsi participer à l'effort national de restauration des espaces naturels détruits par les flammes. Dans un communiqué, l'entreprise souligne que cette contribution doit permettre d'accompagner les opérations de reboisement et de financer des initiatives visant à renforcer la résilience des écosystèmes forestiers face aux effets du changement climatique. Engie évoque également le « choc humain, environnemental et économique » provoqué par les incendies qui ont touché plusieurs régions, notamment la Gironde et le massif de Fontainebleau. Depuis le début de l'année, les feux de forêt ont parcouru plus de 116 000 hectares en France, un niveau inédit qui laisse présager un chantier colossal de restauration. Selon le ministère de la Transition écologique, le coût de reconstitution d'un hectare de forêt varie entre 5 000 et 10 000 euros, en fonction des travaux nécessaires et des essences à replanter. Ce soutien financier d'Engie vient compléter les efforts annoncés par les pouvoirs publics. L'État a en effet prévu d'augmenter de 20 millions d'euros les crédits alloués à l'Office national des forêts (ONF) en 2026 afin d'accompagner la remise en état des massifs les plus durement touchés et de préparer des forêts plus résistantes aux aléas climatiques...

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Incendies : préparer enfin les forêts plutôt que courir derrière les flammes

Les mégafeux qui frappent une nouvelle fois la Gironde et les Landes rappellent brutalement que le changement climatique est désormais une réalité avec laquelle les territoires forestiers doivent composer. Les canicules répétées, les sécheresses prolongées et des vents parfois violents créent des conditions favorables à des incendies d'une ampleur inédite. L'enquête devra établir l'origine précise du sinistre actuel, mais une question dépasse largement celle du point de départ : pourquoi les flammes trouvent-elles encore un terrain aussi favorable à leur propagation ? Depuis les incendies catastrophiques de 2022, chacun s'accordait pourtant à dire qu'un changement de doctrine s'imposait. Il était question d'adapter les massifs au nouveau contexte climatique, de renforcer les infrastructures de défense des forêts contre l'incendie, de créer de véritables coupures de combustible et d'anticiper les interventions des secours. Quatre ans plus tard, force est de constater que nombre de ces aménagements sont encore réalisés dans l'urgence, au moment où les flammes menacent déjà les peuplements. Voir revenir en catastrophe les abatteuses et les bulldozers pour ouvrir de larges coupe-feux interroge forcément : ces travaux n'auraient-ils pas dû être planifiés bien en amont ? La conception même de certains massifs mérite également d'être examinée. Les grandes plantations homogènes de pins maritimes constituent un atout économique majeur, mais leur continuité végétale facilite la progression du feu lorsqu'un incendie éclate. Les travaux de l'INRAE invitent d'ailleurs à réfléchir à une diversification progressive des essences, à une meilleure préservation des zones humides et à une mosaïque d'âges plus favorable à la résilience des forêts. Dans le même temps, certaines pratiques sylvicoles, notamment la multiplication des cloisonnements destinés à la mécanisation, soulèvent des interrogations quant à leurs effets sur le microclimat forestier. Sans être à l'origine des incendies, ces ouvertures peuvent favoriser l'assèchement des peuplements et l'accumulation de rémanents, autant de facteurs susceptibles d'accroître la vulnérabilité des massifs...

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