A proximité du village du Général De Gaulle : un gite accueillant

Stratégie nationale biodiversité 2030 : deux ans après, l’heure d’accélérer

Deux ans après son lancement, la Stratégie nationale biodiversité 2030 confirme une dynamique réelle, mais encore insuffisante face à l’ampleur du déclin du vivant. Pilier de la politique environnementale française, elle s’inscrit dans la continuité des engagements européens et internationaux, notamment le cadre mondial adopté lors de la COP15 biodiversité de Montréal, qui fixe l’objectif de protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030. Sur le terrain, les avancées sont tangibles. La France a poursuivi l’extension de ses aires protégées, qui couvrent désormais près de 33 % du territoire terrestre et plus de 30 % des espaces marins, même si les zones bénéficiant d’une protection forte restent encore limitées. En parallèle, les opérations de restauration écologique se multiplient : réhabilitation de zones humides, renaturation de cours d’eau, replantation de haies et adaptation des pratiques forestières. Ces actions contribuent également à la mise en œuvre du Plan national d’adaptation au changement climatique, renforçant la résilience des territoires face aux sécheresses, aux inondations et aux épisodes climatiques extrêmes. La réduction des pressions sur la biodiversité constitue un autre levier majeur. Des efforts sont engagés pour diminuer l’usage des produits phytosanitaires, restaurer les continuités écologiques et limiter l’artificialisation des sols, avec l’objectif de « zéro artificialisation nette » à horizon 2050. Les collectivités locales jouent un rôle central, soutenues par des financements publics pour des projets de désimperméabilisation, de végétalisation urbaine et de reconquête des friches. Malgré ces progrès, les indicateurs scientifiques restent préoccupants. Selon l’OFB, près d’un tiers des espèces évaluées en France sont aujourd’hui menacées ou en déclin. Les populations d’oiseaux des milieux agricoles ont chuté de plus de 30 % en trente ans, tandis que les insectes pollinisateurs continuent de disparaître à un rythme alarmant. Face à ce constat, l’enjeu est désormais de changer d’échelle. La stratégie vise non seulement à stopper l’érosion de la biodiversité d’ici 2030, mais aussi à inverser durablement la tendance. Cela implique de mobiliser l’ensemble des acteurs — État, entreprises, collectivités et citoyens — et de transformer en profondeur les modèles économiques.

 

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Formation nationale 2026 de l’OFB pour les agents en charge du contrôle des EEE (Espèces Exotiques Envahissantes)

L’Office français de la biodiversité (OFB) a organisé, au sein de son centre de formation du Paraclet à Fouencamps, une deuxième session consacrée aux espèces exotiques envahissantes (EEE), à destination des agents territoriaux chargés de leur contrôle. Après une première édition en 2024 ayant permis de former onze agents issus de différents services (9 OFB, 1 DDTM, 1 Parc Naturel), cette session 2026 a réuni huit inspecteurs de l’environnement pendant trois jours intensifs. Cette formation vise à renforcer les compétences des participants autour de six objectifs principaux : comprendre les notions fondamentales liées aux EEE, maîtriser les cadres institutionnels et stratégiques, savoir identifier les espèces problématiques, mieux appréhender la réglementation, situer le rôle de l’OFB dans leur gestion et, enfin, devenir référent sur ces enjeux à l’échelle locale. L’approche pédagogique repose sur un continuum allant de la prévention à la gestion, en passant par la surveillance, avec des méthodes actives mêlant théorie et exercices pratiques. Certifiée « Qualiopi », la formation garantit un haut niveau d’exigence. Afin d’ancrer les apprentissages dans la réalité territoriale, plusieurs intervenants régionaux des Hauts-de-France ont partagé leurs expériences, notamment sur la mise en œuvre des stratégies locales et les outils de priorisation des actions. Une attention particulière a également été portée au cadre réglementaire, avec des retours d’expérience concrets en matière de contrôle, illustrant les enjeux de police administrative et judiciaire. Les échanges ont mis en lumière plusieurs difficultés rencontrées sur le terrain : identification des espèces, notamment végétales, complexité du commerce en ligne, gestion des animaux saisis, ou encore nécessité de protocoles respectueux du bien-être animal. Les participants ont aussi souligné l’importance de la communication, de la pédagogie réglementaire et de la mobilisation des acteurs en amont, notamment sur les questions de biosécurité. Coordonnée par des experts de l’OFB, cette formation confirme l’importance de renforcer les compétences face à un enjeu croissant pour la biodiversité. Dans cette dynamique, une troisième session est d’ores et déjà prévue du 6 au 9 octobre 2026 sur le site de Pérols, près de Montpellier, afin de poursuivre cet effort de formation auprès des agents de l’OFB et de la sphère publique.

Formation des ingénieurs agronomes : analyse des dispositifs et leviers d’évolution à l’horizon 2030

La loi d’orientation agricole du 25 mars 2025 fixe un objectif d’augmentation de 30 % du nombre d’ingénieurs formés en agronomie et agroalimentaire d’ici 2030, par rapport à 2017. Dans ce cadre, une mission conjointe du CGAAER et de l’IGESR a évalué l’offre de formation existante et son adéquation aux besoins futurs. L’analyse s’appuie sur plusieurs sources : documents prospectifs, dossiers issus des appels à manifestation d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir » (AMI-CMA), évaluations du Hcéres et de la Commission des titres d’ingénieur (CTI). Une enquête a également été menée auprès des établissements relevant du ministère de l’Agriculture, complétée par des entretiens avec directions, enseignants, étudiants, diplômés et partenaires professionnels. Les formations intègrent globalement les quatre transitions majeures (numérique, énergétique, alimentaire et environnementale), avec toutefois un besoin de consolidation identifié sur les volets énergétique et alimentaire. Les critères de professionnalisation fixés par la CTI et le Hcéres sont respectés, mais une harmonisation des référentiels métiers est recommandée pour améliorer la lisibilité de l’offre. Les modalités d’accès aux formations restent diversifiées. La voie des classes préparatoires aux grandes écoles demeure structurante, tout en coexistant avec d’autres dispositifs de recrutement. La formation continue et la validation des acquis de l’expérience (VAE) apparaissent encore peu développées. L’étude souligne également des limites dans la visibilité des filières, notamment en phase d’orientation. Des outils comme la plateforme ONISEP et les dispositifs AMI-CMA sont identifiés comme leviers de valorisation. Par ailleurs, l’internationalisation des formations et la structuration d’une identité commune entre établissements constituent des axes de développement. Enfin, la mise en œuvre de ces évolutions repose sur une coordination entre les ministères concernés, les rectorats et les collectivités territoriales, dans une logique de pilotage stratégique et d’objectifs mesurables.

24e Rendez-vous des cerfs : un temps fort de la gestion cynégétique à Châteauroux

Les 11 et 12 avril 2026, le Hall des Expositions de Belle-Isle à Châteauroux accueillera un événement incontournable pour tous les passionnés de grande faune : le 16e Salon de la Chasse, couplé au 24e Rendez-vous des cerfs. Bien plus qu’une simple exposition, ce rendez-vous s’impose comme un véritable outil de lecture et de compréhension de la gestion cynégétique menée à l’échelle du territoire. Au cœur de la manifestation, plus de 900 trophées de cerfs, issus de la campagne 2025-2026, seront présentés au public. Chaque pièce, rigoureusement classée par classe d’âge grâce à l’analyse des mandibules, s’inscrit dans une scénographie à la fois pédagogique et méthodique. Cette organisation permet d’appréhender concrètement les résultats des politiques de gestion, en mettant en lumière la structure des populations, la qualité des animaux prélevés et les équilibres recherchés entre prélèvement et renouvellement. Une immersion précieuse pour les chasseurs comme pour les non-initiés. Au-delà des trophées, le salon se veut un lieu d’échanges et de rencontres. Les acteurs de la ruralité, associations cynégétiques départementales, auteurs en séance de dédicace et photographes amateurs y seront réunis. Une exposition et un concours photos viendront enrichir le programme autour de deux thématiques sensibles et évocatrices : « Moments de tendresse » et « Les animaux en nombre », offrant un regard différent, parfois plus intimiste, sur la faune sauvage. Un espace commercial proposera aux visiteurs une large palette de produits et de services liés à la chasse et à la nature, tandis qu’un espace dédié aux savoir-faire mettra en lumière artisans et artistes, valorisant des métiers souvent méconnus mais essentiels à cet univers. L’événement s’ouvrira au son des trompes du Cercle Saint-Hubert Bas-Berry, avec une animation assurée tout au long du week-end par la délégation de l’Indre de la Fédération Internationale des Trompes de France, apportant une dimension sonore et culturelle unique.

Peste porcine africaine : un modèle révèle des échanges de contamination entre élevages et sangliers

La peste porcine africaine (PPA), maladie virale hautement contagieuse et mortelle pour les porcs domestiques comme pour les sangliers, continue de progresser en Europe et de peser lourdement sur la filière porcine. Pour mieux comprendre ses mécanismes de diffusion, des chercheurs d’INRAE, de l’ENVT et de l’Anses ont déterminé un modèle épidémiologique multi-espèces innovant, fondé sur les données d’une épidémie survenue en Roumanie. Cette étude, publiée dans Nature Communications, s’appuie sur l’analyse détaillée de la première phase de l’épidémie en 2018, dans un pays particulièrement touché, représentant à lui seul une large part des foyers européens. Les chercheurs ont combiné des données d’élevage, des informations environnementales et la localisation des cas pour reconstituer les dynamiques de transmission. Les résultats montrent que la majorité des infections dans les élevages (environ 60 %) provient d’autres élevages contaminés, soulignant le rôle central des échanges entre exploitations. Toutefois, près de 27 % des contaminations seraient liées à la proximité de sangliers infectés, confirmant que la faune sauvage constitue une source significative de diffusion. À l’inverse, l’étude met également en évidence une transmission dans l’autre sens : environ 40 % des infections observées chez les sangliers proviendraient d’élevages voisins. Cette interaction bidirectionnelle démontre l’interdépendance entre populations domestiques et sauvages dans la propagation du virus. Les zones forestières, habitats privilégiés des sangliers, apparaissent comme des facteurs clés dans la persistance du virus. Ces résultats soulignent l’importance de renforcer les mesures de biosécurité à l’interface entre élevages et milieu naturel. Plus largement, ce modèle constitue un outil précieux pour anticiper et mieux gérer les maladies émergentes impliquant plusieurs espèces, dans un contexte où la PPA continue de s’étendre en Europe avec des milliers de cas recensés chaque année.

À Copenhague, les chasseurs européens renforcent leur coordination et leurs priorités communes

Les 24 et 25 mars, les représentants des associations nationales de chasse réunies au sein de FACE se sont retrouvés à Copenhague pour leur réunion annuelle. Cet événement a rassemblé des organisations représentant plus de sept millions de chasseurs à travers l’Europe, avec pour objectif principal de renforcer la coordination face aux enjeux communs liés à la chasse et à la conservation. Le président de FACE, Laurens Hoedemaker, a salué l’accueil de l’Association danoise des chasseurs et l’implication de son président, Claus Lind Christensen. Il a souligné la solidité du réseau européen, capable selon lui de répondre de manière coordonnée aux évolutions politiques et environnementales. Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers majeurs, notamment la protection du petit gibier et des oiseaux migrateurs, la gestion des grands carnivores et les évolutions réglementaires concernant les armes et les munitions. Les participants ont également travaillé à l’actualisation des priorités stratégiques de FACE à l’horizon 2030, dans une volonté d’adapter leur action aux défis actuels. En parallèle, un groupe de travail dédié à la communication a réuni des experts issus des différents pays membres. Les échanges ont porté sur les moyens d’améliorer la visibilité des actions menées, de renforcer le plaidoyer auprès des institutions européennes et de favoriser une meilleure acceptation sociale de la chasse. La rencontre a aussi permis de présenter les spécificités de la chasse au Danemark ainsi que les dynamiques propres aux pays nordiques. Les conclusions de ces échanges devraient contribuer à orienter les actions futures de l’organisation. La prochaine assemblée générale de FACE est prévue les 29 et 30 septembre 2026 à Bruxelles.

COP15 : 40 espèces migratrices placées sous protection internationale

Lors de la 15e conférence des parties (COP15) de la Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS), organisée à Campo Grande, au Brésil, plus de 130 pays ont décidé d’accorder une protection internationale à 40 nouvelles espèces migratrices. Cette décision intervient dans un contexte de déclin préoccupant de nombreuses espèces à l’échelle mondiale. Parmi les animaux désormais protégés figure le harfang des neiges, rendu célèbre par la culture populaire. Selon les données scientifiques, cette espèce a perdu environ un tiers de sa population en trois décennies, notamment en raison du changement climatique et de pressions humaines. D’autres espèces emblématiques rejoignent également la liste, comme la barge hudsonienne, migratrice sur de très longues distances, ou encore le grand requin-marteau. Des mammifères sont aussi concernés, dont la hyène rayée et la loutre géante du Brésil. Cette inscription implique des obligations juridiques pour les États signataires. Ils doivent protéger ces espèces, préserver et restaurer leurs habitats, limiter les obstacles à leurs déplacements et renforcer leur coopération internationale. Les espèces migratrices, par nature, traversent de vastes territoires et dépendent de la continuité écologique entre différents pays. Les travaux de la conférence ont également mis en lumière les principales menaces pesant sur ces animaux : dégradation des milieux naturels, pollution, surexploitation et effets du changement climatique. Ces derniers perturbent notamment les cycles migratoires, en modifiant les saisons et la disponibilité des ressources alimentaires. Selon un rapport récent de la CMS, près de la moitié des espèces suivies sont en déclin, et environ 25 % sont menacées d’extinction. D’autres études alertent aussi sur l’effondrement des migrations de certaines espèces aquatiques, comme les poissons d’eau douce. La prochaine COP de la convention est prévue en 2029 en Allemagne, à l’occasion du cinquantième anniversaire de cet accord international.

Élevage de gibier : quelle stratégie pour le SNPGC (Syndicat National des Producteurs de Gibiers de Chasse) ?

L’assemblée générale du Syndicat National des Producteurs de Gibier de Chasse, tenue le 26 mars 2026 à Aubervilliers, s’est inscrite dans un contexte marqué par de fortes incertitudes pour la filière du petit gibier en France. Au cœur des échanges : la baisse préoccupante des populations naturelles et la nécessité de repenser les stratégies à l’échelle nationale, ce qui a conduit la FNC à lancer un plan de sauvegarde visant à restaurer des populations viables, grâce à une coopération renforcée entre chasseurs, agriculteurs et éleveurs. Si la production annuelle de plusieurs millions d’oiseaux souligne l’importance économique du secteur, elle met aussi en lumière ses responsabilités écologiques croissantes. L’assemblée a permis de présenter les rapports d’activité, financier et moral, tout en intégrant des interventions techniques de l’ITAVI (Institut technique des filières avicole, cunicole, piscicole) et de la SNGTV (Société Nationale des Groupements Technique Vétérinaire), qui ont apporté un éclairage sur les enjeux sanitaires et techniques. À l’issue de cette réunion, le conseil d’administration a reconduit son bureau, confirmant Jean-Christophe Chastang à la présidence. Plusieurs priorités ont été réaffirmées : gestion de la crise liée à l’influenza aviaire hautement pathogène, amélioration du bien-être animal avec notamment la recherche d’alternatives aux pratiques contestées, développement de programmes scientifiques, structuration économique via InterProchasse, évolution des pratiques d’élevage et réflexion sur l’agri-photovoltaïsme. Dans un environnement en mutation, la filière se trouve à un tournant, contrainte d’adapter ses modèles pour concilier viabilité économique, exigences sociétales et enjeux environnementaux...

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La semaine en bref...

- Aveyron : l’assemblée générale de la FDC s’est tenue à Luc, réunissant une structure qui compte près de 10 000 pratiquants répartis dans environ 500 associations. La fédération enregistre une baisse de 2,76 % du nombre de permis, avec 9 453 validations contre 9 721 la saison précédente, confirmant une tendance à la diminution déjà observée depuis plusieurs années (11 375 chasseurs en 2019). Cette évolution s’explique principalement par le vieillissement des pratiquants, même si le nombre d’inscriptions à l’examen du permis de chasser augmente, notamment chez les jeunes et les femmes. La saison a été jugée globalement bonne, en particulier pour le grand gibier : 15 188 sangliers ont été prélevés, soit environ 4 000 de plus que l’année précédente. Les prélèvements atteignent également 82 % des attributions pour le cerf (1 412 sur 1 612) et 76 % pour le chevreuil (9 089 animaux). La prolifération du sanglier est attribuée notamment à des conditions climatiques plus favorables, avec des hivers moins rigoureux favorisant la survie des marcassins et une reproduction soutenue. Les dégâts causés par le grand gibier ont entraîné une hausse des indemnisations, atteignant 154 901 euros contre 122 964 euros l’année précédente, soit une augmentation d’environ 26 %. Pour la prochaine saison, la fédération prévoit de maintenir la pression de chasse sur les sangliers et les cervidés, tout en poursuivant des actions de repeuplement, notamment pour la perdrix rouge et le lapin de garenne. Les tarifs resteront inchangés. Enfin, une information a été faite sur la progression de la peste porcine africaine en Europe et les mesures à appliquer en cas de suspicion.

 

- Bouches-du-Rhône : du 10 au 12 avril 2026, le village de Maillane accueillera une nouvelle édition du Salon Sud Traditions, un rendez-vous désormais bien installé dans le calendrier des passionnés de chasse et de culture provençale. Pendant trois jours, cet événement transformera la commune en véritable carrefour des amateurs de nature, de terroir et de traditions du Sud. Près de 300 à 350 exposants sont attendus, représentant des univers variés : chasse, pêche, coutellerie, artisanat, gastronomie ou encore élevage. Le salon met également à l’honneur les traditions camarguaises, avec des démonstrations, des spectacles et des animations pour tous les publics. Organisé en plusieurs villages thématiques (chien, chasse à l’arc, pêche, gastronomie, enfants…), l’événement se veut à la fois spécialisé et familial. Il offre aux visiteurs la possibilité de découvrir les nouveautés du secteur, d’échanger avec les professionnels et de partager un moment convivial autour de pratiques ancrées dans le territoire. Le Salon Sud Traditions connaît une montée en puissance, avec une fréquentation en hausse et une surface d’exposition élargie. Il s’impose ainsi comme un rendez-vous majeur dans le Sud-Est pour les acteurs et passionnés du monde rural.

 

- Cantal : à Cheylade, dans le nord du Cantal, le challenge du Puy Mary s’impose comme un rendez-vous incontournable pour les passionnés de chasse au lièvre. Créé en 2019 par des amateurs engagés, cet événement rural rassemble cette année 51 meutes venues de différents territoires, témoignant d’un engouement croissant qui dépasse désormais les frontières du département. Pensé comme un concours amateur sans tir, ce challenge valorise avant tout le savoir-faire des chasseurs et la qualité du travail de leurs chiens. Ici, l’objectif n’est pas de capturer le lièvre, mais de suivre sa voie, de le débusquer puis de mener une poursuite maîtrisée, dans le respect de l’animal et de son environnement. Cette approche met en lumière une pratique ancestrale, centrée sur l’observation, la patience et la complicité entre l’homme et l’animal. Au-delà de l’aspect sportif, l’événement joue un rôle important dans la dynamisation du territoire. Il favorise les échanges entre passionnés, attire un public curieux et contribue à faire découvrir un patrimoine rural vivant, attaché à ses traditions tout en évoluant vers des pratiques plus respectueuses de la biodiversité.

 

- Doubs : la dernière armurerie du centre-ville de Besançon s’apprête à disparaître. Située au 43 rue des Granges, l’armurerie Poiraud a fermé définitivement ses portes le samedi 28 mars au soir, faute de repreneur. Reprise en 1996 par Christophe Régnier, l’enseigne appartenait depuis plus d’un siècle au paysage commercial bisontin. Avec cette fermeture, c’est une page d’histoire locale qui se tourne. Après trente années d’activité, Christophe Régnier met donc fin à une aventure professionnelle marquée par la fidélité d’une clientèle attachée à ce commerce traditionnel. La boutique, restée quasiment inchangée depuis sa reprise, conserve un charme d’un autre temps. Façade, vitrines et aménagement intérieur témoignent encore de son passé, comme figés dans les années 1990. Malgré cet héritage et son emplacement central, aucun successeur ne s’est manifesté pour poursuivre l’activité. La rue des Granges perd ainsi l’une de ses plus anciennes enseignes, symbole d’un commerce de proximité en voie de disparition face aux mutations économiques et aux nouvelles habitudes de consommation...

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Devenez scientifique le temps d’un jeu : relevez le défi avec « Agent tous risques » de l’Anses

Et si vous vous mettiez dans la peau d’un scientifique confronté à l’émergence d’une maladie inconnue ? Avec son serious game « Agent tous risques », l’Anses propose une expérience immersive, accessible à tous, pour mieux comprendre les enjeux de santé animale… et humaine. À travers ce jeu en ligne, chacun peut découvrir de manière concrète et ludique le travail mené quotidiennement par les experts pour détecter les maladies, en identifier l’origine et éviter leur propagation. Le principe est simple : une mystérieuse maladie touche des chats et vous êtes recruté pour mener l’enquête. En seulement quinze minutes, vous devrez analyser des indices, formuler des hypothèses et prendre des décisions pour comprendre comment le virus circule. Peut-il se transmettre à l’humain ? Quelles mesures mettre en place pour limiter les risques ? Chaque étape du jeu vous plonge dans les réalités scientifiques et sanitaires auxquelles sont confrontés les chercheurs. Au-delà de l’aspect ludique, « Agent tous risques » met en lumière une réalité essentielle : la santé des animaux est étroitement liée à celle des humains. Cette approche, appelée « One Health », repose sur l’idée que la surveillance des maladies animales permet d’anticiper et de prévenir les crises sanitaires. Le jeu illustre parfaitement cette interdépendance et montre combien la vigilance et la recherche sont cruciales. Labellisé dans le cadre du One Health Festival, organisé partout en France à l’occasion du One Health Summit qui se déroulera du 5 au 7 avril 2026, ce jeu s’inscrit dans une démarche de sensibilisation du grand public. Il permet de mieux comprendre les enjeux sanitaires actuels tout en valorisant le travail des scientifiques, souvent méconnu. Accessible en ligne, rapide et interactif, « Agent tous risques » s’adresse aussi bien aux curieux qu’aux passionnés de sciences. C’est une occasion originale d’apprendre en s’amusant, tout en prenant conscience des défis liés aux maladies émergentes. Alors, saurez-vous identifier l’origine du virus et éviter une crise sanitaire ?

 

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L’OFB rappelle la fragilité des hirondelles

Avec le retour des beaux jours, les hirondelles s’apprêtent à regagner le territoire français, marquant l’arrivée du printemps et le début de leur période de reproduction. Ces oiseaux migrateurs, absents durant l’hiver, reviennent chaque année après un long voyage. Leur présence est aujourd’hui étroitement surveillée, car leurs populations connaissent un déclin préoccupant. Selon les données du « Suivi temporel des oiseaux communs » (STOC), coordonné par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office français de la biodiversité (OFB), les effectifs ont fortement diminué ces dernières décennies, avec une baisse de près de 45 % pour l’hirondelle de fenêtre et de près de 50 % pour l’hirondelle rustique entre 2001 et 2023. Les inspecteurs de l’environnement de l’OFB veillent à la protection de ces espèces, encadrée par l’arrêté ministériel du 29 octobre 2009. Ils réalisent des observations et des comptages, notamment grâce à des outils d’inventaire naturaliste, afin de suivre l’évolution des populations. Faciles à reconnaître à leur vol rapide et à leurs ailes effilées, les hirondelles se distinguent aussi par leur queue fourchue et leur plumage contrasté. Très liées aux activités humaines, elles construisent leurs nids en boue sous les toitures, les rebords de fenêtres ou dans les cheminées, souvent en colonies. Fidèles à leurs sites de nidification, elles réutilisent leurs nids d’une année sur l’autre. Leur alimentation repose essentiellement sur les insectes, dont la raréfaction constitue l’une des principales causes de leur déclin. La cohabitation avec l’homme est donc essentielle à leur préservation. Les nids, qu’ils soient occupés ou non, sont protégés par la loi. Toute destruction est interdite sans autorisation préalable, notamment lors de travaux sur les bâtiments. Des solutions existent pour concilier travaux et protection, comme le recours à des périodes adaptées ou l’installation de nids artificiels. À travers ces mesures, l’enjeu est clair : favoriser le retour durable des hirondelles et préserver ces espèces emblématiques de nos paysages.

A Lyon, le One Health Summit 2026

Du 5 au 7 avril 2026, la France accueillera à Lyon le One Health Summit, un rendez-vous international majeur consacré à la santé globale. Organisé dans le cadre de la présidence française du G7 et co-présidé avec l’Indonésie, ce sommet s’inscrit dans la continuité des One Planet Summits. Il ambitionne de transformer en profondeur les politiques de santé en promouvant l’approche « One Health », fondée sur l’interdépendance entre la santé humaine, animale, végétale et celle des écosystèmes. Dans un contexte marqué par les crises sanitaires récentes, comme la pandémie de Covid-19, cette vision globale apparaît plus que jamais essentielle pour anticiper et prévenir les risques émergents. L’objectif du sommet est double : renforcer les systèmes de surveillance et de prévention à l’échelle mondiale, tout en mobilisant l’ensemble des acteurs (institutions publiques, chercheurs, entreprises et société civile) autour d’actions concrètes. À terme, il s’agit de faire de cette approche intégrée un véritable cadre de référence pour les politiques publiques internationales. Les travaux du sommet s’articuleront autour de quatre grands axes, correspondant aux principaux déterminants des maladies transmissibles et non transmissibles. Le premier concerne les réservoirs zoonotiques et les vecteurs, à l’origine de nombreuses épidémies. Le second porte sur la résistance aux antimicrobiens, enjeu majeur de santé publique responsable de centaines de milliers de décès chaque année dans le monde. Le troisième axe aborde les systèmes alimentaires durables, au croisement des enjeux sanitaires, environnementaux et économiques. Enfin, le quatrième thème traite des expositions aux pollutions (air, eau, sols, plastiques), dont l’impact sur la santé humaine est de plus en plus documenté. En amont du sommet, les 5 et 6 avril, le Parc de la Tête d’Or accueillera un « Village des Découvertes » ouvert au grand public, visant à sensibiliser aux enjeux One Health. Le 6 avril, plusieurs événements partenaires se tiendront au Centre de Congrès, dont un colloque scientifique intitulé « Une seule santé, une seule science », ainsi que des rencontres consacrées à la jeunesse, aux territoires et aux initiatives philanthropiques. Le point culminant du sommet aura lieu le 7 avril au Centre de Congrès de Lyon, avec la participation de délégations internationales de haut niveau. La journée s’ouvrira par des sessions thématiques parallèles, suivies d’un forum économique dédié aux enjeux de santé globale, piloté par des acteurs du secteur. Des discussions porteront notamment sur le financement de l’approche One Health et l’engagement de la société civile dans les transitions nécessaires. L’après-midi sera marqué par un segment de haut niveau réunissant décideurs politiques et experts internationaux. Ce sommet entend ainsi poser les bases d’une gouvernance mondiale renouvelée en matière de santé, plus transversale, plus préventive et plus durable.