- Aisne : la FDC s’apprête à tourner une page de son histoire. Depuis le 1er janvier 2026, Lison Didier succède à Bruno Doyet à la direction de la fédération. Âgée de 32 ans, elle incarne un renouvellement générationnel à la tête de l’institution cynégétique axonaise. Titulaire du permis de chasse depuis l’âge de 18 ans et diplômée d’un master de biologie, Lison Didier connaît bien la structure, puisqu’elle a intégré la FDC comme chargée de mission sur les zones humides, avant d’occuper le poste de technicienne cynégétique de la plaine.
Originaire de Thiérache et scolarisée à Hirson, elle pratique principalement la chasse au petit gibier. Elle fait partie des 19 % de femmes détentrices d’un permis de chasse dans l’Aisne, un taux supérieur à la moyenne nationale. Pour la future directrice, le principal changement par rapport à son prédécesseur tient davantage à la différence de génération qu’à la question du genre, une évolution qui pourrait néanmoins influencer les échanges avec certains chasseurs.
- Alpes-Maritimes : un chasseur âgé de 68 ans a perdu la vie, dimanche 28 décembre 2025, lors d’une partie de chasse. Le drame s’est produit dans l’après-midi, dans un secteur escarpé de la vallée de la Vésubie, à proximité de la commune de Belvédère, au nord de Nice. Selon les premiers éléments, l’homme, originaire de Nice, aurait fait une chute d’environ vingt mètres depuis le haut d’une falaise, avant de terminer sa course dans le lit d’une rivière en contrebas. Les chasseurs présents à ses côtés ont immédiatement tenté de lui porter secours, pratiquant un massage cardiaque en attendant l’arrivée des secours. D’importants moyens ont été engagés, avec l’intervention du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM 06), d’un médecin du SDIS 06 et de l’hélicoptère de la Sécurité civile, le Dragon 06. Malgré les tentatives de réanimation, la victime a été déclarée décédée sur place. Son corps a été évacué par hélicoptère.
- Ardennes : un contrôle inédit s’est déroulé le samedi 20 décembre, tôt dans la matinée. Menée sous l’autorité du parquet de Charleville-Mézières, l’opération visait à vérifier l’usage des fréquences radio utilisées par les chasseurs. Elle a mobilisé un service très spécialisé, l’Agence nationale des fréquences (ANFR), et plus précisément sa Direction du contrôle du spectre, aux côtés du Groupement de Gendarmerie des Ardennes, de l’OFB et de l’ONF. Dans le département, la FDC met à disposition des fréquences clairement définies dans le schéma départemental de gestion cynégétique. L’utilisation de talkies-walkies est strictement encadrée et autorisée uniquement lors des battues de grand gibier, pour des raisons de sécurité et d’organisation. L’usage de fréquences non autorisées constitue un délit, tout comme le brouillage de réseaux civils ou militaires volontaire ou involontaire. Les conséquences peuvent être graves : perturbation de systèmes de communication, entrave à des infrastructures sensibles ou risques pour la sécurité publique. Avec la multiplication des objets connectés et la saturation du spectre radio, les autorités rappellent la nécessité absolue de respecter la réglementation, même dans le cadre d’activités de loisir.
Ariège : contre les ours jugés « dangereux » ou présentant un comportement anormal, le gouvernement envisage d’autoriser, dès 2026, l’usage de balles en caoutchouc. Ce nouveau protocole d’effarouchement viserait à dissuader les plantigrades de s’approcher des zones habitées ou pastorales, sans recourir à des moyens létaux.
Il prévoirait également l’utilisation de cartouches à double détonation, tirées au moment où l’animal prend la fuite afin de renforcer l’effet dissuasif. Actuellement soumis à consultation publique, ce dispositif pourrait entrer en vigueur dans le massif pyrénéen, où l’on estime la population d’ours à une centaine d’individus. Les ONG écologistes dénoncent toutefois une mesure disproportionnée, craignant une banalisation de l’usage d’armes face à une espèce protégée...
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