Bas-Rhin
Un cerf atypique
Ce cerf, qui a été tiré le 19 octobre 2024 dans le massif de Villé, présente un profil de beau 14 cors pour le bois de droite, avec une distribution des andouillers très élégante, et une empaumure en chandelier à 4 épois. En revanche, on remarquera que le bois de gauche ne comporte pas d’andouiller d’œil, dont il ne reste qu’une plaque cicatricielle, témoins d’une cassure en début de refait. Le surandouiller est également absent et l’empaumure compte 5 épois, ce qui fait du trophée une tête atypique assez peu commune. L’âge de l’animal est estimé à 9/10 ans.
Aisne
Brocard multipointe
Un profil de six pointes à droite se distingue nettement, avec une mini-fourche sommitale bien marquée, accompagnée d’un andouiller antérieur très court, implanté juste au-dessus de la meule. Cette configuration donne à ce côté une allure compacte mais équilibrée. À gauche, la morphologie est tout autre : une sorte de plateau massif semble se confondre avec la meule, formant une base élargie et atypique, d’où émergent une perche principale et deux andouillers nettement courbés. L’ensemble présente une asymétrie frappante, renforçant le caractère singulier de ce trophée. Voilà donc un brocard pour le moins original, tant par la structure que par l’expression. Il a été prélevé lors de la saison de chasse 2024/2025, et ne manquera pas d’attirer l’attention des passionnés.
Vosges
Beau cerf tout juste adulte
Estimé à 7 ans, tout juste adulte donc, ce cerf de type 14 cors irrégulier, a été tiré par Mme Claire Thonnelier, le 20 septembre 2024, en forêt domaniale de Wisembach. Le trophée pèse net 5,600 kg. Les merrains mesurent respectivement 89,5 et 80,2 cm, pour une envergure de 70 cm. Les andouillers d’œil 27,5 et 28,2 cm, les chevillures 30,2 et 30,8 cm, et la circonférence des meules est de 25,6 cm et 25,8 cm, celle des merrains variant entre 13,5 cm et 15,4 cm. La cotation finale, incluant quelques 10 points de beauté, est arrêtée à 177,11 points.
Ardennes
Grand vieux sanglier

Estimé à 6 ans, ce solitaire au profil de grand vieux sanglier, a été tiré par Pascal Paquit, dans un bois privé de la commune de Givonne, en périphérie de la ville de Sedan. La beauté de l’animal a conduit les responsables de ce petit groupe de chasseurs, à l’offrir en entier à la Fédération, laquelle cherchait depuis un certain temps « le » beau sanglier, symbole du département, à naturaliser entièrement, pour les besoins de la Maison de la chasse et de la Nature. Ce qui fut réalisé en 2025. Le trophée, qui a été remis au tireur, atteint la cotation de 108,60 points, ce qui n’est pas exceptionnel malgré l’âge de l’animal. Les défenses mesurent 17 cm et 21,8 cm de longueur, et 25,7 et 24,3 mm de largeur. Quant à la circonférence des grès, elle est de 6,6 cm à gauche comme à droite.
Gers
Un six pointes bien régulier
Avec ses longs andouillers antérieurs élégamment implantés et ses fourches bien marquées, ce superbe six pointes présente une symétrie quasi parfaite, gage d’un trophée harmonieux et particulièrement esthétique. Les perches, bien proportionnées, confèrent à l’ensemble une allure équilibrée et régulière. Ce brocard se voit ainsi gratifié de 9,5 points de beauté, soulignant la qualité générale de son trophée. Celui-ci affiche un poids net de 425 grammes, pour un volume mesuré à 160 millilitres. La cotation finale est arrêtée à 113,20 points, confirmant l’intérêt cynégétique de cet animal. Ce brocard a été prélevé le 6 août 2025 sur le territoire de Ricles par Julien Febbrariello.
Moselle
Curieux six cors
Ce jeune cerf âgé de deux ans a été prélevé dans le massif du Sanon, au cours de la saison de chasse 2024-2025. Il présente un trophée particulièrement singulier, marqué par une forte dissymétrie entre les deux bois. Le bois de droite affiche en effet une structure tout à fait normale pour un animal de cet âge, avec six cors bien formés et une croissance régulière, témoignant d’un développement normal. En revanche, le bois de gauche se réduit à une sorte de moignon, très court et incomplet, évoquant un arrêt de croissance précoce. Cette anomalie confère à l’ensemble un caractère rare et peu commun, probablement lié à un traumatisme ancien, faisant de ce trophée un exemple atypique particulièrement intéressant à observer.
Ardennes
Grand brocard des plaines de l’Argonne
Des perches mesurant respectivement 21,8 cm et 22,2 cm, associées à une envergure de 10,8 cm, constituent déjà des mensurations révélatrices d’un très beau brocard. À cela s’ajoutent un poids net de 467 grammes et un volume de 190 millilitres, témoignant d’un trophée dense, bien constitué et parfaitement équilibré. L’ensemble traduit une excellente qualité de croissance et une maturité remarquable. Ce brocard a été prélevé par Corentin Tramecourt, sur le territoire de la commune de Nouart, située dans le sud du département. Enrichi de 8,5 points de beauté, le trophée atteint une cotation finale de 127,20 points. Il frôle ainsi de seulement trois points le prestigieux niveau or, confirmant tout l’intérêt cynégétique de cet animal d’exception.

La plume, issue du gibier à plumes, et le rameau, utilisé pour le grand gibier, faisaient partie de ces signes. Ils permettaient d’identifier le chasseur et, surtout, de marquer publiquement que l’animal avait été prélevé dans un cadre légal et ritualisé. Dans l’espace germanique, cette pratique est toujours documentée sous le terme de « Bruch », mentionné dans les règlements de chasse dès le 18e siècle. Le « Bruch » est une branche prélevée sur un arbre noble (chêne, sapin, pin), remise au chasseur après le tir réussi, puis portée au chapeau ou glissée dans la ceinture. Pour le gibier à plumes, la plume remplit une fonction équivalente. Ces gestes sont codifiés : l’élément est prélevé sur le gibier lui-même ou dans son environnement immédiat, puis transmis selon un protocole précis. Cette rigueur exclut toute dimension décorative arbitraire. En France, si les sources écrites sont moins formalisées, des travaux ethnographiques du 19e et du début du 20e siècle attestent de pratiques similaires dans les campagnes, notamment chez les chasseurs de petit gibier et les veneurs qui eux, remettent un « pied d’honneur »...
Certes peu perlé et de coloration moyenne, ce brocard se distingue néanmoins par une belle architecture à six pointes, avec des andouillers longs et bien ouverts, conférant à son trophée un équilibre remarquable. Il a été prélevé dans la forêt communale de Villers devant Mouzon, le 9 juin, par Baptiste Blanchong. La cotation finale est de 112,75 points, attestant de la qualité de ses bois. Les mensurations révèlent un poids net de 402 g pour un volume de 155 ml, avec des merrains de 25,1 cm pour une envergure de 10,2 cm. Un trophée harmonieux et bien proportionné.
Présenté lors du dernier Game Fair à Lamotte-Beuvron, ce vieux cerf ravalant se distingue par un trophée unique, composé de deux dagues particulièrement massives et aux formes sinueuses. L’ensemble dégage une impression de puissance et de rareté, le plaçant parmi les trophées originaux. Son allure évoque la force accumulée au fil des années, témoignant d’un animal ayant traversé de nombreux cycles de brame et de reproduction. Ce type de trophée attire l’attention des passionnés, et montre que des cerfs peuvent bien vieillir dans le département.
Ce brocard du sud meusien, prélevé à Reffroy près de Commercy, le 8 juin dernier, par Augustin Girardot, se distingue par sa perlure et ses andouillers antérieurs implantés haut sur les perches. Les merrains mesurent respectivement 26,4 cm et 26,8 cm, avec une envergure de 16,5 cm. Le poids net du trophée est de 420 g pour un volume estimé à 160 ml. La cotation finale atteint 119,80 points, confirmant la qualité de l’animal. Ce brocard illustre parfaitement le potentiel des territoires du sud de la Meuse.
Ce grand cerf de 16 cors, irrégulier, et aux bois presque noirs et massifs, a été prélevé dans le massif du Sanon, à l’est de la Moselle, bordant le canal de la Marne au Rhin. Estimé à huit ans, il était l’un des plus beaux trophées exposés à Dieuze en mars dernier. La cotation de son trophée atteint 200,63 points, attestant de la majesté de l’animal et de la densité de ses bois. La taille, la coloration et la symétrie particulière de ses cors en font un sujet d’exception.
Prélevé à Aubeville, au sud d’Angoulême, le 29 juillet, par Clément Laché, ce brocard se distingue par ses bois massifs, quasi soudés à leur base. Le trophée atteint un volume de 205 ml pour un poids net de 470 g. Les merrains mesurent 24,6 et 25,2 cm pour une envergure de 8,5 cm. Sa cotation de 134,45 points dépasse le seuil du niveau or, attestant de sa qualité exceptionnelle. Ce brocard, bien proportionné, présente un trophée de premier plan et un exemple remarquable de la faune locale.
Des meules surmontées d’une masse osseuse où se confondent andouillers d’œil et surandouillers, des perches marquées par une pliure, particulièrement accentuée à droite, une chevillure absente sur le bois de gauche… Voilà une tête à la conformation bien singulière. Ce cerf a été trouvé mort en Forêt de Retz, au cours de la période de brame de l’automne 2024
Ce cerf, exposé sur le stand de l’ANCGG et AFMT, lors du dernier Game-Fair de Lamotte-Beuvron, a été trouvé mort le 23 novembre 2024, dans le bois de Kerigonan, sur le territoire de la commune de Plounérin, dans le département des Côtes d’Armor. Les deux bois, en orientation tombante, sont de structure identique, avec un merrain et un andouiller d’œil, et en plus, une longue courbure pour celui de droite. Estimé à 12 ans, ce cerf ravalant constitue un trophée d’exception…
Voilà un jeune cerf obtenu sur le massif de Lancôme, au cours de la saison 2023/2024. Le bois de droite s’inscrit dans une structure classique de 8 cors, mais on voit nettement que le bois de gauche présente un dédoublement de la perche au niveau de la chevillure, ce qui produit un bois à l’architecture vraiment peu commune, et en même temps une curieuse tête atypique. Ce type d’anomalie, rare dans cette population, pourrait résulter d’un traumatisme survenu durant la croissance du bois ou d’une légère asymétrie génétique. Il illustre parfaitement la diversité morphologique que l’on peut observer chez les jeunes cervidés sauvages, même dans des zones où la sélection naturelle demeure très rigoureuse.
Ce beau cerf, 16 cors irrégulier, a été tiré le 11 novembre 2023 sur le territoire de la commune de Laheymeix, à l’Est de Saint Mihiel. Très corpulent, l’animal pesait 210 kg plein. En pleine force de l’âge, il devait aussi être très combatif, en témoignent l’andouiller d’œil droit et la chevillure gauche, qui sont cassés… et qui entraînent une moins-value dans la cotation. Celle-ci est néanmoins arrêtée à 181,95 points.
Ce six-pointes à l’architecture bien marquée, et aux jolies meules, a été tiré sur le territoire de la commune de Quincy, dans la vallée du Cher, par Amory Meunier, le 10 août dernier. Son aspect décoloré pourrait faire penser à un animal qui vient de frayer, mais il n’en est rien. Le trophée pèse, brut, 492 grammes, pour un volume de 160 millilitres. Les merrains mesurent 22,2 et 23,6 cm et leur envergure est de 12 cm. La cotation finale atteint 112,65 points.
Ce cerf aux bois longs et massifs, a été tiré sur la commune de Valforêt, par Serge Alibert, le 2 novembre 2023. Il est caractérisé par le fait que le surandouiller de droite se dédouble, en deux longs andouillers, ce qui n’est pas commun. Les andouillers d’oeil, comme les chevillures sont fortement développés, et la partie supérieure du trophée compte 7 épois, dont quatre en fourches décalées pour le côté gauche. La cotation définitive est arrêtée à 194,85 points.
Avec sa troisième prémolaire trilobée, ce cerf est en réalité un daguet, certes fort original. En effet, le bois de droite comporte une meule en forme de petite couronne, ainsi qu’un andouiller d’œil, très court… En revanche le bois de gauche est caractéristique d’une double pousse : la production osseuse du pivot apparue lorsque l’animal était hère, n’est pas tombée, et la pousse du bois de daguet, alors contrariée, a provoqué une sorte de bourrelet autour du bourgeon central. Un trophée hors du commun !
Massifs, perlés à souhait, presque noirs et à la forme contrariée, les bois de ce brocard constituent vraiment une belle tête atypique. Elle a été tirée sur la commune de Le Verguier lors de l’été 2024, par M. Henry Séverin. Ce trophée exceptionnel se distingue non seulement par la texture irrégulière de ses perles, mais aussi par la symétrie singulière de ses andouillers, conférant à l’animal une allure presque sculpturale. Un véritable spécimen d’exception, rare dans la région.
Ce beau six-pointes, tué le 28 juin dernier à Nanteuil sur Aisne par Maxime Vidal, présente une architecture proche de la perfection, avec ses fourches bien ouvertes et ses grands andouillers antérieurs, dont l’un est nettement plus long que l’autre. Le poids net du trophée s’élève à 410 grammes, pour un volume de 170 millilitres. Les perches mesurent respectivement 26,6 et 27,7 cm et leur envergure est de 11 cm. La cotation finale est arrêtée à 119,08 points.
Parmi les têtes bizarres présentées sur l’espace d’exposition commun à l’ANCGG et l’AFMT, à l’occasion du dernier Game Fair de Lamotte Beuvron, voilà un cerf dont le pivot gauche a été fracturé, lors d’un choc ou autre accident, ce qui a eu pour effet de produire ce trophée d’exception. Un bois droit de type 8 cors tout à fait dans la normalité, et un bois gauche avec une fourche basse orientée vers le bas, surmonté d’une longue perche orientée, elle, vers le haut. Quoi qu’il en soit, le résultat est là : une magnifique tête atypique !
Ce joli brocard a été obtenu le 4 oût 2025 par Patrick Guérin, sur le territoire de la commune de Lupsault. Les merrains mesurent 24,7 et 25,3 cm, et leur envergure est de 15 cm. Le volume des bois est évalué à 185 ml, pour un poids net de 402 g. Peu perlés, les bois présentent une régularité quasi parfaite, avec de longs andouillers aux pointes affilés. La cotation définitive s’élève à 125,20 points.
Ce cerf, 18 cors irrégulier, affiche des dimensions dignes d’un grand trophée. D’ailleurs, sa cotation finale, qui est enrichie de 15 points pour la beauté, est arrêtée à 192,55 points. Il a été tiré en forêt domaniale de Darney par Laurent Barbie, le 17 septembre 2024. Seulement âgé de 5 ans, on imagine quel aurait pu être le trophée avec quelques années de plus. Tiré beaucoup trop jeune, le trophée a été taxé d’un double point rouge par la commission de la Fédération chargé de l’examen des trophées et de l’appréciation des tirs. Les mensurations : merrains : 89 et 89,8 cm ; andouillers d’œil : 32 et 32,8 cm ; chevillures : 37,5 et 40,5 cm ; circonférence des meules : 28,3 et 28,5 cm ; circonférences des merrains : inférieures : 14,4 et 14,5 cm, supérieures : 13,4 et 13,5 cm ; envergure : 54 cm ; poids brut : 7,100 kg.
Ce beau brocard dont le bois gauche, s’inscrit dans une conformation parfaire de six pointes, a été tiré à Nogent l’Abbesse par Alban Fermont, le 27 juin dernier. Les bois, assez massifs dans leur partie inférieure, mesurent 25 et 28 cm, pour une envergure de 13,5 cm. L’andouiller antérieur droit est réduit à une courte pointe, ce qui nuit à la régularité de l’ensemble du trophée. D’ailleurs, les points attribués pour l’esthétique se situent dans la moyenne. Le volume est évalué à 180 ml, pour un poids net de 437 g. La cotation finale atteint quelques 125,95 points.
Ce brocard aux bois très étroits (leur envergure est de 4,5 cm) cote malgré tout quelques 131,55 points, juste au-dessus du seuil du niveau or. Une cotation qu’il doit essentiellement à son volume qui atteint 217 ml, pour un poids net de 480 g. De couleur brun très clair, presque sans perlure, le trophée totalise seulement quelques 6 points de beauté. Il a été tiré sur la commune de Sainte-Preuve, un village au nord de Sissonne, par Daniel Aurens, le 15 août 2024.
Ce cerf, estimé à trois ans et dont le trophée présente un caractère particulièrement original, a suscité une vive curiosité lors de la dernière exposition départementale des trophées, organisée en mars dernier dans le cadre des Salines de Dieuze. La singularité de ce trophée réside dans la morphologie de ses merrains... qui ne portent pas d’andouiller d’œil, ce qui confère à l’ensemble une allure atypique. Le profil des bois, dénué de cette ramification, se rapproche alors de celui d’un daguet. Toutefois, à la différence d’un jeune cerf classique, l’animal arbore une large fourche bien ouverte, donnant à son trophée une silhouette à la fois élégante et surprenante. Cette particularité anatomique en fait un exemple rare, et illustre parfaitement la diversité naturelle qui peut s’exprimer au sein d’une population de grands cervidés.
À l’inverse du quatre cors mosellan précédent, les bois de ce cerf sont dépourvus de chevillure, ce qui lui confère une morphologie particulière et assez singulière. Le profil de son trophée se rapproche donc de celui d’un quatre cors classique, mais avec une fourche plus basse et un port qui attire immédiatement l’attention. Ce type de particularité intéresse toujours les passionnés de cervidés, car il illustre la diversité des développements possibles dans la ramure. L’animal a été prélevé le 8 février 2024, sur le territoire de la commune de Molesme, en Côte-d’Or, par Adrien Joblin, qui en conserve désormais le souvenir sous la forme d’un trophée atypique et remarquable.
Ce magnifique brocard de six pointes, remarquable par ses andouillers antérieurs particulièrement développés, a été prélevé par Alban Fermont, le 27 juin dernier, sur le territoire de la commune de Nogent l’Abbesse, aux portes de Reims. Ce secteur, réputé pour la qualité de sa population de chevreuils, a une nouvelle fois démontré son potentiel cynégétique. Les merrains affichent respectivement 25 et 28 cm, avec un écartement mesuré à 13,5 cm. Le volume des bois atteint 180 ml, pour un poids brut total de 527 g, ce qui témoigne d’une belle densité et d’une croissance harmonieuse. En tenant compte des critères esthétiques, une bonification de 10,5 points a été accordée pour la régularité et la beauté de la tête. La cotation finale s’élève ainsi à 125,95 points, confirmant le caractère exceptionnel de ce trophée.
Victime d’une fracture identique des deux pivots, ce jeune daguet a vu ses bois se développer d’une manière totalement atypique. Au lieu de pousser selon l’axe habituel, ils se sont orientés en parallèle de l’os frontal, donnant naissance à une croissance régulière mais surprenante, dans une symétrie parfaite. Les deux merrains se sont ainsi rapprochés jusqu’à se croiser au niveau même des pointes sommitales, créant une forme rare et spectaculaire. Un tel phénomène est véritablement exceptionnel et suscite l’admiration de tous les passionnés de cervidés. On a peine à imaginer le profil et l’allure générale que devait offrir la tête de l’animal lorsqu’il portait encore cette parure insolite ! Ce trophée singulier et remarquable a été présenté au public sur le stand commun de l’ANCGG – AFMT lors du Game Fair de juin dernier, à Lamotte Beuvron.
Ce chamois mâle, âgé de huit ans, a été prélevé par Lionel Mougel le 18 octobre 2024, sur le territoire montagneux de la commune de La Bresse. L’animal se distingue par de remarquables attributs, soigneusement relevés lors des mesures. Ses cornes affichent respectivement une longueur de 24,6 et 24,7 cm, pour une hauteur de 16,2 cm. La circonférence de l’étui le plus développé atteint 8,7 cm, traduisant une belle robustesse, tandis que l’écartement entre les deux cornes se chiffre à 12,5 cm, valeur tout à fait honorable pour un chamois de cet âge. Ces caractéristiques morphologiques, additionnées à la régularité et à l’harmonie de la tête, témoignent de la qualité du trophée. La cotation officielle, réalisée par Bertrand Pfeiffer lors de la dernière exposition départementale des trophées, s’établit à 101,47 points.
Ce cerf a été prélevé le 17 décembre 2023 à Douaumont, au lieu-dit La Chapelle d’Ornes, par Xavier Krokosz. L’animal se distingue par une tête singulière qui en fait un trophée tout à fait remarquable. En effet, son bois droit présente la structure d’un 12 cors classique, témoignant de la maturité et de la puissance de l’animal. En revanche, le bois gauche, nettement moins développé, contraste fortement : il adopte un profil atypique, caractérisé par seulement 4 cors, dont une fourche basse qui accentue l’asymétrie de l’ensemble. Cette particularité anatomique, probablement liée à une blessure, une malformation ou un accident survenu durant la croissance des bois, confère à ce trophée un charme unique.
Présenté à l’occasion de l’exposition du Game Fair de 2025 à Lamotte-Beuvron, ce cerf présente une déviation marquée de la cloison frontale, appelée campylognathie. C’est un phénomène qui peut être occasionné par une anomalie d’origine génétique ou encore par une mauvaise position de l’embryon dans l’utérus. Le trophée comporte une seule dague à droite avec une amorce d’andouiller d’oeil, et un bois gauche de type 6 cors. Une tête doublement atypique.
Ce brocard obtenu lors de la dernière saison de chasse, porte un merrain droit en forme de dague avec un toute petite amorce de fourche sommitale. A gauche, le merrain est réduit à une sorte de moignon, dont la pointe rejoint presque la base du bois opposé. Curieuse architecture qui fait de ce trophée une tête bien singulière...
Ce beau 18 cors régulier, aux bois massifs, a été tiré le 27 septembre 2024, en forêt de Vienne le Château, par Mickaël Larbre. Les merrains mesurent respectivement 96,2 et 97 cm, les andouillers d’œil 22,5 et 24 cm, et les chevillures 20 et 28,5 cm. Quant aux circonférences des meules, elles atteignent 26,3 et 26,8 cm, celles de merrain variant entre 14 et 16,5 cm. Bien garnies, les empaumures comptent 12 épois, dont 10 de plus de 15 cm. L’envergure mesure 64 cm et son poids net atteint 6,470 kg. La cotation finale est établie à 194,77 points.
Voilà encore un brocard, à la couleur presque noire, qui sort de la normale. Le merrain de droite s’est en quelque sorte dédoublé, laissant apparaître un grand andouiller d’œil et une perche avec une toute petite fourche sommitale. Quant au bois de gauche, le phénomène de dédoublement est identique, sauf que le merrain, sans doute affecté d’un traumatisme, ne s’est pratiquement pas développé, et que l’andouiller d’œil présente une croissance limitée, et se termine par un hématome cicatrisé formant une petite cuvette…
Ce trophée imposant par sa masse a été obtenu lors de la saison 2023/2024. Estimé à 7 ans, il a été tiré sur le territoire de la commune de Gissey sur Ouche, le 18 novembre 2023, par M. Louis Chaunonnot. L’architecture de ce cerf 20 cors est d’une symétrie quasi parfaite, tant dans la forme et la longueur des andouillers, que dans leur insertion sur les merrains. On notera la présence de fortes trochures, toutes deux fourchues, et derrière lesquelles se dessinent des empaumures en forme de chandelier. Un magnifique trophée dont la cotation s’élève à 195,95 points.
Ce cerf à la structure de 12 cors irrégulier, a été obtenu sur le territoire de Tremblais, le 19 octobre 2023. Le bois de gauche présente une architecture de 12 cors à surandouiller, tandis que celui de droite compte un andouiller d’œil surmonté d’un surandouiller très court, et d’une fourche sommitale. D’autre part, on peut remarquer que, du pivot droit, émane une sorte de mini-bois en forme de 4 cors, qui résulte d’un dédoublement de la meule, sans doute d’origine traumatique, ce qui fait de ce cerf un trophée assez remarquable…
Remarqué au Game Fair 2025, sur l’espace exposition de l’ANCGG et de L’AFMT, ce cerf est une des têtes atypiques les plus remarquables parmi celles présentées. Au-dessus de la chevillure, les merrains, pliés vers l’arrière, trahissent une croissance contrariée, sans doute pour des raisons de santé, avec une partie sommitale en porte-manteau, particulièrement marquée sur le bois de gauche. Un trophée de rêve pour les chasseurs amoureux de l’espèce.
Des dents usées jusqu’au bord de la gencive, des pivots surmontés par des boutons en forme de mini morilles. Voilà une chevrette vraiment peu commune... ce qui lui a valu d’être honorée d’une médaille de la Fédération des chasseurs mosellans, récompensant le trophée le plus original de l’exposition 2025, laquelle s’est tenue au printemps dernier dans les anciennes salines de Dieuze.
Exposé à l’occasion du rendez-vous des cerfs de 2024, ce trophée constitue une tête atypique assez peu commune. En effet le merrain droit se présente sous la forme d’une simple dague, courte et massive, avec une meule bien apparente et une amorce d’andouillers, évoquant l’andouiller d’œil et le surandouiller. Le bois de gauche, s’inscrit dans une architecture de dix cors à surandouiller.
Ce beau six pointes bien régulier, et présentée d’une façon originale sur une souche avec sa demi-mâchoire et l’étui de la munition qui lui fut fatale, a été tiré sur le territoire de Chambry, aux portes de Laon, par Laëtitia Berriot. Les perches mesurent 24,3 et 25,9 cm, pour une envergure de 13,5 cm. Le volume atteint 165 ml, pour un poids net de 460 grammes. Le total des points attribués pour la beauté s’élève à 11,5. La cotation définitive, effectuée par Nicolas Hansen-Catta, expert de l’AFMT, est arrêtée à 123,55 points.
Tiré le 13 janvier 2024 par Clément Huet, sur le territoire de Romagne sous Montfaucon, ce 14 cors régulier pèse net 5,240 kg. Un peu serrée, l’envergure est de 56,7 cm. Les merrains mesurent 85,2 et 85,6 cm, les andouillers d’œil 25 et 27 cm, les chevillures 27,6 et 30 cm. La circonférence moyenne des meules atteint 23,70 cm, et celles des merrains varient entre 14,5 cm et 18 cm. Les empaumures comptent 8 épois, dont 7 de plus de 15 cm. La cotation définitive est établie à 180,57 points.
Agée de 17 ans, cette vieille chèvre aux cornes très écartée, a été tirée dans le massif du Valtin par M. Pierre Criqui, le 8 février de cette année. La longueur des cornes atteint 25,2 et 25,6 cm, leur hauteur 15,3 cm, leur écartement 15,3 cm ; et la circonférence de l’étui le plus épais est de 6,4 cm. La cotation effectuée par Bertrand Pfeiffer, expert de l’AFMT, est arrêtée à 97,30 points.
Cette magnifique mise en scène des trophées de cerfs obtenus durant les dix dernières saisons de chasse, constitue le point culminant d’un long et fastidieux travail d’équipe, en partenariat avec le Royal Saint-Hubert Club,
la Fédération des chasseurs au Grand Gibier, et les responsables des Conseils cynégétiques, grâce à qui les trophées ont pu être identifiés, collectés et acheminés vers la cité wallonne de l’ardoise.
Alain Ranson, maître d’œuvre de ce beau projet, Senior international Trophy Judge (STJ) et président de la CBCICET, a su encore trouver sur place une équipe motivée autour de Pascal Damien, Certified CIC Mesurer (CCM), à telle fin de mener à bien l’installation des panneaux et l’accrochage des trophées. Dans le milieu de la salle, trois îlots de forme circulaire rassemblaient les plus grands cerfs du répertoire, disposés sur des billes de bois dressées, assurant ainsi leur mise en valeur esthétique, et tous les autres trophées étaient accrochés sur le pourtour du hall, suffisamment espacés pour ne pas nuire à leur présentation. S’imposant comme une belle invitation à visiter l’exposition, un cerf de 214,01 points provenant du Conseil cynégétique de la Gaume, était disposé dans l’entrée avec l’ensemble de ses mues...


Indre
Côte d’Or

Vosges
Bas-Rhin
Brian avait prévu de chasser l'orignal, mais avait également une licence de grizzli, au cas où une éventuelle opportunité se présenterait. Mais, au cours de ce premier séjour, aucun grizzli en vue. De retour en Alaska à l'automne, Brian guidé cette fois par Lance Kronberger, ont repéré un animal impressionnant près de Norton Sound. Après une série de péripéties, dont la confrontation, entre deux grands ours, observée à courte distance par les deux hommes qui n’osaient faire un geste, ils purent reprendre leur poursuite derrière le premier mâle répéré. Trois kilomètres plus tard, l’animal était en vue, et les derniers hectomètres furent franchis dans un silence absolu. 
A une centaine de mètres, Brian épaula et la balle de son .338 Lapua, terrassa net l’ours. Les quelques minutes d’attente respectées, ils s’approchèrent du géant. L'ours, âgé de 20 à 25 ans, était massif, avec un crâne mesurant plus de 27 pouces de longueur. Après un séchage de 60 jours, la mesure officielle du crâne a confirmé le score impressionnant de 27-9/16 pouces, établissant ainsi un nouveau record pour le plus grand grizzli chassé et inscrit dans les annales du Boone and Crockett Club depuis les années 1920.
lesquels sont par ailleurs, fortement perlés sur leur face antérieure, et ne comportent pas de meules marquées. Le trophée pèse net 455 grammes, pour un volume de 195 millilitres. Les perches mesurent respectivement 24,1 et 25 centimètres, et leur envergure est de 7,5 cm. La cotation finale est établie à 124,28 points.
les circonférences inférieures des merrains 15,1 et 15,2 cm, et les circonférences supérieures : 14,6 et 15 cm. Avec une envergure de 68 cm et un poids net de 8,920 kg, la cotation finale s’élève à 198,70 points. Ce grand cerf a été tiré par Anthony Séverin, dans le bois de Monthiers, au sud de Sainte-Menehould, le 3 janvier 2025.
envergure 73 cm ; longueur des merrains 99,2 et 106 cm ; andouillers d’œil 26,6 et 27,2 cm ; chevillures : 10,3 et 25,5 ; circonférences des meules : 26,5 et 26,6 cm ; circonférences des merrains : entre 12,5 et 14,4 cm. Enrichie de 13 points de beauté, la cotation de ce trophée atteint 188,20 points.
qui a été arraché pour une raison que l’on ne connaît pas. Quant au merrain correspondant, attaché à une ficelle pour les besoins de l’exposition, il ressemble à une sorte de moignon. Une belle tête atypique !
Cette asymétrie naturelle, rare dans ce type de trophée, confère à l’animal une allure singulière et renforce encore l’intérêt cynégétique de cette tête atypique, qui a suscité la curiosité des visiteurs.
Cet animal a été tiré le 14 octobre 2023, par Martial Lenoir, sur la commune d’Argilly, à l’est de Beaune. L’ensemble du trophée est massif, avec des empaumures bien symétriques, et des trochures pointées vers l’avant. Sa cotation atteint quand même quelques 195,30 points CIC.
Des chevillures impressionnantes par leur longueur, des longs andouillers d’œil aux pointes recourbées, des surandouillers sur le même modèle, et des empaumures à double fourches décalées, font de ce cerf, un grand trophée à l’esthétique remarquable.
Nous n'avions même pas aperçu un seul lapin. J'ai réussi à joindre ma femme Carol par radio pour lui narrer notre mésaventure » écrivait-il dans son carnet de bord. Après cet appel, il repartait avec les guides, et après avoir fait halte pour déjeuner au bord d'un lac, le guide George repérait un élan mâle. Du sommet d'un promontoire, ce chasseur et son guide observait attentivement l’animal majestueux, dont les bois étincelaient sous le soleil. L'élan était à près de 400 mètres, alors ils entreprirent l’approche. Laub raconte la suite ainsi : « J'étais exalté. La taille impressionnante de l'élan m'avait surpris, n'ayant jamais vu un tel animal auparavant. Nous avons poursuivi notre descente et j'ai tenté un premier tir... sans succès. L'élan a fui dans les fourrés. Puis, je l'ai aperçu de nouveau, debout, dos tourné, à environ 200 mètres, et j'ai tiré une deuxième balle. Il est tombé, s'est relevé et a pris la fuite. Nous avons cherché les indices dans les broussailles et suivi la piste ensanglantée jusqu'à le voir devant nous à une trentaine de mètres. La troisième balle fut fatale et l’élan tomba pour ne plus se relever. George sautait de joie, réalisant ce que j'ignorais alors : nous avions devant nous un élan potentiellement médaillable... ». Effectivement puisque le trophée de Laub, capturé près de la rivière Grayling en Colombie-Britannique, fut, toutes conditions de cotation acquises, officiellement mesuré à 242 points, ce qui en fait, encore aujourd’hui le record mondial d’élan du Canada.