L'Office français de la biodiversité (OFB) a publié le bilan de son activité de police environnementale pour l'année 2025. L'établissement fait état d'une hausse de son activité avec 154 344 contrôles administratifs, soit une progression de 13,7 % par rapport à 2024. Cette augmentation s'accompagne d'une intensification des suites judiciaires, avec 11 733 procédures ouvertes (+14,3 %) et une progression de 29 % des rapports transmis aux autorités compétentes. Les contrôles se sont concentrés sur trois grandes priorités. La première concerne la protection de la ressource en eau, avec une augmentation de 56 % des contrôles liés à la gestion quantitative de l'eau dans un contexte de sécheresse.
L'OFB souligne également une importante opération nationale contre la détention et l'utilisation de pesticides interdits, ayant conduit à la saisie de 3 000 litres de produits phytosanitaires. La seconde priorité porte sur les usages de la nature. Plus de 17 000 personnes ont été contrôlées ou sensibilisées dans les espaces naturels. La police de la chasse représente 50 % des procès-verbaux dressés par les agents, tandis que la police de la pêche en constitue 20 %, illustrant le poids de ces missions dans l'activité de terrain de l'établissement. L'OFB indique que 62 % des personnes mises en cause dans les procédures judiciaires sont des particuliers, devant les agriculteurs (15 %) et les entreprises (11 %). Près de la moitié des procédures judiciaires ont donné lieu à une amende forfaitaire, principalement pour des infractions liées à la chasse, à la pêche ou à la réglementation des espaces naturels. Les dossiers les plus complexes ont fait l'objet d'enquêtes spécialisées, notamment sur les atteintes aux espèces protégées, les produits phytopharmaceutiques ou les milieux aquatiques. Enfin, l'établissement met en avant un climat d'intervention jugé apaisé. Sur plus de 154 000 contrôles réalisés, seuls 132 incidents ont été recensés, impliquant 225 personnes, soit 0,15 % des usagers contrôlés. Dans près de la moitié des situations, les tensions ont été résolues par le dialogue et les agents n'ont jamais eu à faire usage de leur arme de service au cours de l'année 2025.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Depuis sa création, le dispositif a mobilisé plus de 21 millions d'euros, permettant de soutenir des opérations de restauration des milieux naturels, de protection d'espèces menacées et de renforcement de la résilience des territoires face au changement climatique. Avec les 28 nouveaux projets retenus en 2026, Mission Nature portera à 92 le nombre total d'initiatives financées depuis son lancement. Les projets de cette quatrième édition ont été sélectionnés à l'issue d'un appel à projets organisé du 11 mars au 7 mai 2026. Au total, 128 dossiers ont été déposés, un record qui illustre la forte mobilisation des collectivités, associations, gestionnaires d'espaces naturels et autres acteurs locaux engagés dans la préservation du patrimoine naturel. Les 28 lauréats reflètent la diversité des enjeux écologiques français. Ils concernent notamment la restauration de zones humides, de tourbières et de cours d'eau, la renaturation de forêts, de dunes et de prairies, la préservation des milieux littoraux et marins, ainsi que la sauvegarde d'espèces menacées telles que les chauves-souris, le Vison d'Europe ou les oiseaux des zones humides. Plusieurs projets sont également conduits en Outre-mer, notamment en Guadeloupe, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et à Saint-Martin. Le financement de ces opérations est assuré grâce aux tirages spéciaux du Loto Mission Nature organisés à l'occasion de la Fête de la Nature, les 18, 20, 23 et 25 mai 2026. Ces tirages ont permis de récolter plus de 9 millions d'euros, intégralement destinés au financement des projets retenus.
Le second concerne l'arrêté du 21 janvier 2004 relatif au carnet de prélèvements pour la chasse de nuit au gibier d'eau. Là encore, un nouvel article 2-1 offre la possibilité d'utiliser cette même application mobile afin de remplacer le carnet traditionnel. Il est important de souligner que cette évolution ne modifie pas les obligations déclaratives des chasseurs. Les prélèvements devront toujours être enregistrés conformément à la réglementation en vigueur. Seul le support évolue, laissant le choix entre le carnet papier et la solution numérique lorsque celle-ci est disponible. L'arrêté a reçu un avis favorable du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage le 23 juin 2026 avant sa publication officielle. Il est entré en vigueur à compter de sa publication au Journal officiel.
Les principaux modèles climatiques convergent vers ce scénario, ce qui confère un niveau de confiance élevé aux prévisions. El Niño apparaît généralement tous les deux à sept ans et dure entre neuf et douze mois. Il résulte d'un réchauffement anormal des eaux du centre et de l'est du Pacifique, perturbant les régimes de vents, les précipitations et les températures à l'échelle planétaire. Ses effets se manifestent souvent avec encore plus d'intensité l'année suivant son apparition. Les climatologues redoutent une multiplication des événements extrêmes. De vastes régions pourraient être confrontées à des vagues de chaleur plus fréquentes, à des sécheresses prolongées, mais aussi à des pluies diluviennes et des inondations. L'OMM rappelle que le puissant épisode de 2023-2024 avait contribué à faire de 2024 l'année la plus chaude jamais observée au niveau mondial. Les prévisions saisonnières montrent une probabilité très élevée de températures supérieures aux normales sur la quasi-totalité des zones habitées du globe. Les précipitations devraient augmenter sur le centre et l'est du Pacifique équatorial, tandis qu'elles pourraient être déficitaires sur une grande partie de l'Australie, du sous-continent indien, de certaines régions d'Amérique centrale, des Caraïbes et de la Corne de l'Afrique. À l'inverse, des pluies plus abondantes sont attendues sur le nord du golfe de Guinée, une partie du sud-ouest des États-Unis et certaines régions d'Amérique du Sud. En Europe, les modèles suggèrent un contraste entre un sud plus humide et un nord plus sec, même si ces projections restent plus incertaines que dans d'autres régions. Face à cette évolution, l'OMM appelle les gouvernements à renforcer les systèmes d'alerte précoce afin de limiter les conséquences sur les populations, l'agriculture, les ressources en eau et les infrastructures. Plusieurs organismes scientifiques, dont le Centre commun de recherche de la Commission européenne, estiment qu'un épisode très intense pourrait également accentuer les tensions sur la sécurité alimentaire, provoquer des déplacements de populations et accroître les risques humanitaires dans les régions déjà fragilisées. Les prochains mois seront donc déterminants pour mesurer l'ampleur réelle de ce nouvel épisode El Niño.
Bien que performants dans certaines situations, ces systèmes présentent plusieurs limites : coûts d'installation élevés, maintenance complexe, perte de production électrique lors des arrêts et efficacité encore variable selon les espèces et les conditions météorologiques. Les chercheurs ont donc exploré une approche passive consistant à accroître la visibilité des rotors grâce à des marquages contrastés. Les expérimentations ont été réalisées en laboratoire à l'aide de mini-éoliennes reproduisant différentes configurations de pales. Deux espèces aux capacités visuelles distinctes ont été retenues : le milan noir (Milvus migrans), rapace migrateur fréquemment concerné par les collisions, et le pigeon voyageur (Columba livia), dont les performances visuelles sont bien documentées. Quatre configurations ont été comparées : pales entièrement blanches, une pale noire, pales rayées et pales à motif en damier. Les essais ont également pris en compte plusieurs paramètres susceptibles d'influencer la perception du mouvement : vitesse de rotation des pales, contraste avec l'arrière-plan et type de marquage. Les résultats montrent que la vitesse de rotation constitue un facteur déterminant. Plus de la moitié des oiseaux testés n'ont pas été capables de différencier une turbine immobile d'une turbine tournant à moins de cinq tours par minute, une vitesse pourtant fréquemment observée lors des procédures de ralentissement destinées à protéger l'avifaune. Les marquages rayés se distinguent par une amélioration significative de la perception du mouvement chez les milans noirs. À l'inverse, les motifs en damier produisent des effets variables selon les espèces et semblent même réduire la détection du mouvement chez les pigeons. Ces différences confirment que les capacités de traitement visuel diffèrent fortement d'un groupe d'oiseaux à l'autre, ce qui complique la définition d'un dispositif universel. Les auteurs concluent que les pales rayées représentent actuellement l'option la plus prometteuse pour renforcer la visibilité des éoliennes sans modifier leur fonctionnement mécanique ni leurs performances énergétiques. Toutefois, les résultats obtenus en environnement contrôlé devront être validés sur des installations en exploitation. Des essais de terrain, intégrant la diversité des espèces, des paysages et des conditions météorologiques, seront indispensables avant toute intégration de ces marquages dans les recommandations techniques applicables aux futurs projets éoliens.
Aujourd’hui, la vallée du Drugeon, dans le Haut-Doubs, abrite la dernière population reproductrice française, estimée à une dizaine de couples seulement. Là aussi, les effectifs poursuivent leur chute, avec une baisse de plus de 70 % depuis 2006. Les scientifiques soulignent toutefois que les hivers moins rigoureux liés au changement climatique limitent les épisodes de gel et pourraient favoriser le maintien de cette ultime population dans cette région, la plus froide de France. Les travaux de suivi par balises GPS apportent de nouvelles informations sur la biologie de l’espèce. Ils montrent qu’un couple a besoin d’environ 40 à 45 hectares de prairies humides restaurées pour se reproduire. La Bécassine des marais dépend en effet des prairies permanentes et des zones humides, des habitats devenus rares sous l’effet du drainage, de l’intensification agricole et de l’évolution des pratiques d’aménagement. Ces suivis révèlent également que les jeunes restent plusieurs semaines autour de leur site de naissance avant d’entamer leur migration, généralement entre la mi-août et la mi-septembre, tandis que les adultes migrent plus tard, principalement entre la fin septembre et la mi-octobre. Une fois adultes, les oiseaux reviennent nicher à proximité de leur lieu de naissance. Ce recrutement essentiellement local signifie que la survie des jeunes est indispensable au maintien de chaque population...
Si cette diminution des inscriptions s'inscrit dans la tendance générale de l'évolution du nombre de chasseurs en France, elle ne remet pas en cause l'intérêt porté à une formation reconnue pour son sérieux. Le Brevet Grand Gibier va bien au-delà d'un simple examen. Il constitue un véritable parcours de perfectionnement où les candidats acquièrent des connaissances approfondies sur la biologie et la reconnaissance des espèces, la gestion durable des populations, la réglementation, la sécurité, ainsi que les différentes techniques de chasse. Les épreuves théoriques sont complétées par une importante partie pratique : tir à 25 mètres, tir d'approche et d'affût entre 100 et 200 mètres, ou encore tir en battue sur cible mobile. À chaque étape, la priorité reste la maîtrise du geste et le respect absolu des règles de sécurité. Sous l'impulsion de son président, Matthieu Cousty, l'ANCGG poursuit également le développement de son offre de formation. En 2025, un nouveau module consacré à la chasse individuelle du chevreuil, du cerf et du sanglier est venu enrichir le programme. Cette nouveauté rencontre déjà un vif succès auprès des participants, en particulier des jeunes chasseurs désireux de diversifier leurs pratiques. Cette transmission des savoirs trouve une illustration particulièrement marquante en Moselle. 
Lors de la dernière session organisée par l'Association départementale des chasseurs de grand gibier (ADCGG57), Nolann, âgé de seulement 12 ans, a obtenu la prestigieuse médaille d'or. Après plusieurs semaines de préparation, le jeune passionné a démontré des connaissances naturalistes et cynégétiques comparables à celles de candidats adultes expérimentés. Sa performance témoigne autant de son investissement personnel que de la qualité de l'encadrement assuré par les formateurs bénévoles. La promotion mosellane s'est d'ailleurs distinguée par d'excellents résultats, avec neuf médailles d'or et quatre d'argent décernées sur quinze candidats. Plus qu'un diplôme, le Brevet Grand Gibier constitue aujourd'hui un véritable label de compétence. En plaçant la sécurité, la connaissance de la faune et la gestion responsable du grand gibier au cœur de son enseignement, l'ANCGG contribue à former des chasseurs toujours mieux préparés. Le succès rencontré auprès des plus jeunes démontre que l'avenir de la chasse passe aussi par une transmission exigeante des connaissances et des bonnes pratiques, garante d'une pratique moderne, responsable et durable.
Depuis plus d'un siècle, la LPO s'est imposée comme l'une des principales associations environnementales françaises. Protection des oiseaux, création de refuges, sensibilisation du public, recours juridiques, inventaires scientifiques, participation aux politiques de conservation ou encore mobilisation de dizaines de milliers de bénévoles : son engagement est incontestable. L'association revendique aujourd'hui des millions de données naturalistes collectées chaque année et un rôle de premier plan dans la défense des espèces et des habitats naturels.
Mais au-delà de ce rappel de ses réussites, ce congrès a surtout laissé l'impression d'une organisation sur la défensive. Face aux évolutions politiques, aux arbitrages économiques et aux débats de société, les dirigeants de la LPO semblent davantage constater les difficultés qu'esquisser une véritable stratégie pour les surmonter. La déclaration finale de son président, Allain Bougrain-Dubourg, en est l'illustration. « La protection de la biodiversité se décompose, elle s'émiette, elle se ronge », a-t-il affirmé avant de s'interroger : « Que reste-t-il de ce mot protection ? » Un discours alarmiste qui dresse un inventaire des échecs, des menaces et des renoncements, sans proposer de nouvelles perspectives capables de fédérer au-delà du cercle des convaincus. À force de dénoncer les reculs, la LPO donne parfois le sentiment de subir les événements plus que de les influencer. Son plaidoyer repose sur un constat largement partagé de l'érosion de la biodiversité, mais peine à dessiner un projet mobilisateur conciliant protection de la nature, activités humaines et réalités des territoires. Au terme de ce congrès anniversaire, une question demeure : comment une association qui fut longtemps une force de proposition entend-elle retrouver un rôle moteur dans le débat public ? Car si le diagnostic est sévère, l'absence de vision pour l'avenir laisse planer un doute. À écouter son président, la LPO semble aujourd'hui avoir, elle aussi, quelques plombs mal placés...
En l'absence de vaccin largement déployé dans les populations sauvages, la prévention et la surveillance restent les meilleures armes pour freiner sa progression. Dans ce contexte, les chasseurs jouent un rôle déterminant. Présents quotidiennement sur le terrain, ils constituent un maillon essentiel du dispositif de surveillance mis en place par les autorités sanitaires. Leur mission ne se limite plus au prélèvement du gibier : ils participent activement à la détection des animaux malades ou retrouvés morts, signalent rapidement les carcasses suspectes et collaborent avec les services vétérinaires pour réaliser les analyses nécessaires. La découverte rapide d'un sanglier infecté permet en effet de mettre en œuvre des mesures de biosécurité afin de limiter la propagation du virus. Les chasseurs doivent également respecter des protocoles stricts lors des opérations de chasse : désinfection du matériel, limitation des déplacements des carcasses, gestion des déchets de venaison et contrôle des véhicules ayant circulé dans les zones réglementées.
L'identification, obligatoire pour les chiens et pour les chats avant toute cession, est réalisée par puce électronique ou tatouage. Elle constitue la véritable carte d'identité de l'animal et permet, en cas de perte, de retrouver rapidement son propriétaire grâce aux données enregistrées dans la base nationale. En 2025, I-Cad a enregistré 1 584 965 animaux, soit une baisse de 3,3 % par rapport à 2024. Sur ce total, 1 534 474 correspondent à des premières identifications réalisées en France, tandis que 50 491 animaux importés ont été enregistrés, représentant près de 3 % des identifications, un chiffre en progression de 2,1 %. Dans le détail, 894 610 chats et 637 855 chiens ont été identifiés pour la première fois. Les deux espèces enregistrent un recul d'environ 3 %, mais la baisse est particulièrement marquée chez les chiens, reflet d'un ralentissement des acquisitions observé depuis plusieurs années. Chez les félins, le nombre d'identifications atteint son niveau le plus faible depuis cinq ans. La puce électronique s'impose désormais très largement comme le mode d'identification de référence, le tatouage ne représentant plus qu'une part marginale des enregistrements. Les données d'I-Cad mettent également en évidence des disparités régionales, certaines régions restant particulièrement dynamiques en matière d'identification et d'adoption. Au-delà des statistiques, Ingenium Animalis rappelle que l'identification demeure un acte de responsabilité. Chaque année, des dizaines de milliers de chiens et de chats retrouvés errants peuvent être restitués à leur famille grâce au fichier national. Un geste simple, mais indispensable, qui contribue également au suivi sanitaire, à la lutte contre les trafics d'animaux et à une meilleure connaissance de la population des animaux de compagnie en France.
Pour beaucoup d'agriculteurs, cette promesse ressemble désormais à une plaisanterie qui n'en finit pas de faire pleurer. Les Chambres d'Agriculture, à l'initiative de la Coordination Rurale, viennent d'adopter une motion demandant à l'État de revoir sa politique de gestion du loup. Les revendications sont concrètes : faciliter les tirs de défense, autoriser les lunettes thermiques, améliorer la transparence du comptage des loups grâce aux analyses génétiques, financer intégralement les moyens de protection, indemniser tous les préjudices, y compris indirects, et reconnaître enfin les conséquences psychologiques des attaques sur les éleveurs et leurs familles. Ces demandes ne traduisent pas une opposition de principe à la présence du loup. Elles expriment surtout l'exaspération de professionnels qui ont le sentiment de supporter seuls le coût d'une politique décidée loin des pâturages. Derrière chaque attaque se cachent des animaux perdus, des investissements réduits à néant, des nuits sans sommeil et parfois la remise en question de toute une exploitation. Certes, le retour du loup constitue un enjeu de biodiversité (quoique...), mais la sauvegarde d'une espèce protégée ne peut ignorer ceux qui entretiennent les paysages, produisent notre alimentation et font vivre les territoires ruraux. Une politique crédible ne peut se limiter à compter les loups. Elle doit aussi mesurer les conséquences de leur présence sur celles et ceux qui en subissent quotidiennement les effets. Faute d'un véritable changement de cap, la fracture entre le monde rural et les décideurs ne pourra que s'aggraver.
L'objectif affiché est d'améliorer les relations entre les agents de terrain et les usagers tout en renforçant la transparence. Inspirée des dispositifs déjà mis en place par les inspections générales de la Police nationale (IGPN) et de la Gendarmerie nationale (IGGN), cette plateforme impose un signalement nominatif. Les déclarants doivent renseigner leur identité, le lieu, la date et les circonstances des faits reprochés, avec la possibilité de joindre des documents ou des photographies à l'appui de leur dossier. L'OFB assure que les données restent strictement confidentielles et ne sont pas diffusées en dehors de l'outil. L'inspection générale de l'établissement s'engage à examiner chaque dossier dans un délai maximal de trois mois. À l'issue de cette analyse, plusieurs scénarios sont possibles : le dossier peut être réorienté si les faits concernent un autre organisme comme l'Office national des forêts ou le Conservatoire du littoral, être classé sans suite si aucun manquement n'est constaté, ou donner lieu à une enquête interne pouvant déboucher sur une procédure disciplinaire. Si les faits sont susceptibles de constituer une infraction pénale, ils sont transmis à la justice. Cette initiative s'inscrit dans le plan gouvernemental présenté au printemps 2025 pour apaiser les tensions entre l'OFB et le monde agricole. Depuis plusieurs années, les relations se sont fortement dégradées, certains contrôles étant dénoncés comme trop intrusifs, tandis que les agents de l'établissement ont eux-mêmes été victimes d'insultes, de menaces et parfois de violences. L'un d'eux avait même échappé à un drame après le sabotage de son véhicule. Créé en 2020, l'OFB emploie près de 1 700 inspecteurs chargés de missions de police administrative et judiciaire. Ils interviennent notamment dans la lutte contre le braconnage, les pollutions, le respect des arrêtés sécheresse et la protection des espaces naturels. Avec cette nouvelle plateforme, l'établissement entend instaurer un cadre de dialogue plus serein, tout en rappelant que les signalements devront être étayés et porter exclusivement sur des comportements susceptibles de contrevenir aux obligations déontologiques des agents publics.