- Loire-Atlantique : la FDC vient de franchir une étape inédite en signant deux obligations réelles environnementales (ORE) avec des propriétaires de prés-marais situés dans le Marais breton, sur la commune de Machecoul-Saint-Même. Ces conventions garantissent la préservation à long terme de 160 hectares d'espaces naturels et agricoles intégrés au réseau Natura 2000 et gérés par le Syndicat mixte de la baie de Bourgneuf. La signature officielle s'est déroulée le 20 juillet en présence des propriétaires, de représentants de la Fédération des chasseurs et des exploitants agricoles concernés. Parmi eux, Bernard et Béatrice de Grandmaison, engagés de longue date dans la préservation de ces marais. Héritiers d'une ancienne propriété familiale, ils rappellent que des mesures agro-environnementales y sont mises en œuvre depuis les années 1970 afin de préserver la richesse écologique du site. Les parcelles concernées restent exploitées par des agriculteurs et des éleveurs, tout en accueillant une activité cynégétique raisonnée. Selon les propriétaires, la pression de chasse y demeure très limitée, avec seulement quelques journées organisées chaque année. Un second propriétaire, Jean-François Roy, a également signé une convention similaire avec la FDC. À travers ces ORE, la Fédération confirme son implication dans la gestion durable des milieux naturels, en conciliant préservation de la biodiversité, activité agricole et pratique de la chasse sur un territoire reconnu pour son intérêt écologique.

 

- Haute-Marne : les analyses génétiques menées par l'OFB confirment que la meute de loups installée dans le Bassigny a commencé sa dispersion. Identifiée début 2025 avec un couple reproducteur, cette meute avait donné naissance à sept louveteaux, révélés par des images enregistrées au printemps. Les prélèvements de poils et de déjections ont permis de génotyper cinq individus : le mâle adulte, présent sur le territoire depuis 2020 et d'origine italienne, la femelle d'origine germano-polonaise, ainsi que trois jeunes mâles issus de la portée de 2025. Les derniers résultats ADN montrent que plusieurs jeunes ont déjà quitté leur territoire natal. Ainsi, le loup retrouvé mort après une collision routière dans les Ardennes en mars provenait bien de cette meute, après avoir parcouru près de 200 kilomètres à seulement dix mois, illustrant les remarquables capacités de dispersion de l'espèce. Un autre jeune mâle, abattu en avril dans le Bassigny, appartenait également à cette portée. Le 22 juillet, un loup est mort après avoir été percuté par un train à Merrey. L'autopsie laisse penser qu'il s'agit d'un mâle âgé, mais des analyses ADN devront confirmer son identité. Cette dispersion intervient alors que la prédation demeure une préoccupation pour les éleveurs. Entre 2025 et 2026, 24 attaques attribuées au loup ont été recensées en Haute-Marne, causant la mort de 149 animaux d'élevage.

 

- Morbihan : plusieurs attaques de troupeaux ont été signalées ces dernières semaines, notamment à Tréal, Réminiac, Carentoir et Monteneuf. Un loup aurait également été observé à Carentoir. Après examen des carcasses, l'OFB estime que la responsabilité du loup ne peut être exclue. Selon les spécialistes, il est difficile de savoir s'il s'agit d'un nouveau loup ou de l'un des individus déjà identifiés en Bretagne. Les prédateurs récemment installés auraient davantage tendance à s'attaquer aux animaux domestiques avant de mieux connaître leur territoire et d'exploiter les ressources en faune sauvage. Face à cette situation, les municipalités appellent les habitants à la vigilance. Elles recommandent de ne pas approcher l'animal, de tenir les chiens en laisse dans les secteurs boisés et de signaler toute observation aux autorités compétentes. Les éleveurs sont également invités à déclarer rapidement toute suspicion de prédation afin de permettre les expertises et la mise en place des dispositifs de protection des troupeaux.

  

- Moselle : Le conflit opposant le Groupement d'intérêt cynégétique (GIC) du Donon à l'Office national des forêts (ONF) franchit une nouvelle étape avec une procédure engagée devant le tribunal judiciaire de Metz. À l'origine de cette action, les chasseurs contestent les objectifs de réalisation des plans de chasse fixés par l'ONF pour le cerf élaphe dans les forêts domaniales du massif vosgien. Selon le GIC, ces objectifs dépasseraient les minima arrêtés par le préfet de la Moselle et auraient été introduits dans la gestion des baux sans véritable base contractuelle. Les responsables du groupement dénoncent une évolution des règles en cours de bail, assortie de pressions susceptibles de remettre en cause le renouvellement des locations de chasse. Ils estiment que cette politique privilégie une réduction systématique des effectifs de cervidés au détriment d'une gestion équilibrée des populations. De son côté, l'ONF justifie depuis plusieurs années une régulation renforcée par la nécessité de limiter les dégâts de cervidés sur les jeunes peuplements forestiers et de restaurer l'équilibre forêt-gibier dans le massif du Donon, où la pression d'abroutissement est jugée importante. Cette procédure judiciaire est suivie avec attention par le monde cynégétique, tant elle pourrait clarifier les relations contractuelles entre l'ONF et les locataires de chasse.

 

- Pas-de-Calais : à lire le titre de France Info (Un important incendie dans les dunes entre Calais et Marck...), le lecteur s'attend à une catastrophe majeure, avant de découvrir, quelques lignes plus loin, que le feu a finalement détruit une hutte de chasse et environ 200 m² de végétation. Les faits se sont déroulés le 21 juillet dans les dunes des Hemmes, entre Calais et Marck. Alertés à 16 h 22, dix-sept sapeurs-pompiers sont intervenus pour maîtriser ce sinistre parti d'une hutte de chasse. L'utilisation de lances à eau, de mousse et d'un drone a permis de contenir rapidement les flammes, tandis que les forces de l'ordre sécurisaient le secteur. Les secours sont restés sur place jusqu'en soirée afin d'écarter tout risque de reprise. Selon les premiers éléments, l'origine serait accidentelle. Le propriétaire effectuait des travaux de bricolage dans la hutte lorsqu'une étincelle aurait déclenché le départ de feu. Si personne ne conteste le professionnalisme des sapeurs-pompiers, ni la nécessité de traiter rapidement ce départ de feu en pleine période estivale, on peut cependant s'interroger sur le choix du titre. Employer les termes « important incendie » et « ravage » pour 200 m² de végétation relève davantage du sensationnalisme que de l'information.

 

- Seine-et-Marne : pour Pierre-François Prioux, président de la Société de Vénerie et profondément attaché à la forêt de Fontainebleau où il est né et a grandi, l'incendie qui a ravagé plus de 2 000 hectares est avant tout un drame personnel et patrimonial. Il décrit Fontainebleau comme un « joyau de la couronne », une forêt unique par son histoire, sa biodiversité et sa place dans la tradition de la vénerie. Au-delà de l'émotion suscitée par ces paysages réduits en cendres, il retient aussi l'élan de solidarité qui s'est immédiatement organisé, saluant la mobilisation exemplaire des sapeurs-pompiers, des élus, des centres équestres et des habitants. S'il reconnaît que la petite faune et certains jeunes animaux ont payé un lourd tribut, il estime que la grande faune a, dans sa majorité, pu échapper aux flammes. Son regard est désormais tourné vers l'avenir. Selon lui, la priorité sera d'accompagner la régénération de la forêt en maintenant un juste équilibre entre la faune sauvage et les jeunes peuplements forestiers. Il refuse toute réaction précipitée ou idéologique, plaidant pour une gestion pragmatique fondée sur l'observation du terrain. Les éventuelles adaptations des plans de chasse devront être ciblées sur les secteurs sinistrés et décidées en concertation avec l'ensemble des acteurs concernés – chasseurs, ONF, collectivités, agriculteurs et écologistes. Pour Pierre-François Prioux, le temps de la reconstruction impose, avant tout mesure, responsabilité et coopération afin de préserver durablement ce patrimoine forestier exceptionnel

 

- Vosges : une opération menée le 16 juillet 2026 par l'OFB, avec le concours de la gendarmerie de Soultz, a permis de mettre au jour un réseau organisé de récolte illégale de myrtilles dans la réserve naturelle nationale du massif du Grand Ventron. Plusieurs perquisitions ont été réalisées, conduisant à la saisie de plusieurs milliers d'euros en numéraire ainsi que d'un véhicule. L'enquête avait débuté en 2025 après les premiers signalements effectués par les agents de la réserve. Les investigations ont révélé que des groupes de cueilleurs prélevaient régulièrement d'importantes quantités de myrtilles dans des secteurs protégés. Les fruits étaient ensuite triés, conditionnés à domicile puis revendus. Deux professionnels, soupçonnés d'avoir acheté ces récoltes, ont également été perquisitionnés. Selon l'OFB, plus de 90 % des surfaces productives de myrtilles auraient été exploitées illégalement. Ces prélèvements massifs privent la faune sauvage d'une ressource alimentaire essentielle et fragilisent un écosystème déjà sensible. La réserve du Grand Ventron joue un rôle majeur dans la conservation du Grand Tétras, espèce en danger critique d'extinction dans le massif vosgien. Les myrtilles constituent une part importante de son alimentation, tout comme de celle de nombreuses autres espèces. L'enquête se poursuit afin d'identifier l'ensemble des personnes impliquées et d'évaluer précisément l'ampleur de ce trafic organisé.

 

A l’étranger

 

- Chili : la souris-feuille andine (Phyllotis vaccarum) détient un record exceptionnel : celui du mammifère vivant à la plus haute altitude connue, jusqu'à 6 700 mètres sur les sommets des Andes. Cette immense cordillère, dont la plus grande partie se situe au Chili, s'étend sur près de 7 000 kilomètres le long de la façade occidentale de l'Amérique du Sud. Dans cet environnement extrême, où les températures restent presque toujours négatives et où l'oxygène ne représente qu'environ 44 % de celui disponible au niveau de la mer, cette petite espèce parvient pourtant à prospérer. Des chercheurs de l'université du Nebraska ont comparé les populations vivant en plaine et en haute montagne. Leurs travaux, publiés dans la revue Science, montrent que si ces souris sont très proches génétiquement, certaines variations ciblées leur permettent de supporter ces conditions extrêmes. Elles produisent davantage de chaleur, optimisent leur activité musculaire et sont capables de digérer des végétaux toxiques. Ces adaptations impressionnantes dépassent largement les capacités humaines, puisqu'aucun être humain ne peut survivre durablement à une telle altitude, même après acclimatation.

 

- Espagne : longtemps considéré comme une seule espèce, le lapin de la péninsule Ibérique cache en réalité une diversité insoupçonnée. Une étude publiée dans la revue Biological Conservation conclut que les populations ibériques se répartissent en deux espèces distinctes, séparées depuis près de deux millions d'années : le lapin ibérique (Oryctolagus algirus) et le lapin européen (Oryctolagus cuniculus). Les analyses génomiques menées par des chercheurs espagnols, portugais et britanniques montrent que ces deux lignées ont évolué de manière indépendante après avoir été isolées dans des refuges glaciaires distincts, l'une dans la vallée de l'Èbre, l'autre dans la région du golfe de Cadix. Malgré leur grande ressemblance morphologique, elles présentent des différences biologiques notables. Le lapin ibérique est généralement plus petit, plus sombre, atteint plus rapidement sa maturité sexuelle et produit des portées moins nombreuses. Les chercheurs ont également mis en évidence des différences au niveau du microbiote intestinal, de la composition musculaire et des communautés de parasites. Cette distinction revêt une importance majeure pour la gestion de l'espèce. Alors que le lapin européen demeure abondant, au point d'être parfois considéré comme nuisible ou invasif dans plusieurs régions du monde, le lapin ibérique connaît un déclin marqué au Portugal et dans le sud-ouest de l'Espagne. Les programmes de repeuplement utilisant des lapins européens pourraient ainsi favoriser l'hybridation et fragiliser davantage cette espèce désormais reconnue comme distincte. Les auteurs estiment que cette nouvelle classification permettra d'adapter les plans de conservation, les suivis scientifiques et les réglementations cynégétiques à chacune des deux espèces. Une évolution essentielle, tant le lapin demeure une proie indispensable pour de nombreux prédateurs emblématiques de la faune méditerranéenne, comme le lynx ibérique ou l'aigle impérial.

 

- Etats-Unis : qui a saboté les salades de Taco Bell ? Aux États-Unis, une mystérieuse vague de « diarrhées explosives » a transformé des milliers de clients de Taco Bell en sprinteurs olympiques... direction les toilettes. Plus de 1 600 personnes ont été contaminées par la cyclosporose, une infection provoquée par un parasite découvert dans de la laitue iceberg distribuée dans cinq États américains. Bilan : 94 hospitalisations et une réputation sérieusement écornée pour la célèbre chaîne de restauration. Les autorités sanitaires accusent un lot de salade provenant d'un fournisseur mexicain. Mais dans cette affaire, les amateurs de nature ont déjà leur suspect favori : un cerf un peu trop gourmand, surpris en train de brouter près des cultures. Aucune preuve, bien sûr, mais l'animal garde un silence particulièrement... suspect ! Plus sérieusement, les autorités rappellent que les animaux sauvages peuvent parfois contribuer indirectement à la contamination de certaines cultures en transportant des parasites dans leurs déjections. Les investigations n'ont toutefois désigné aucune espèce sauvage comme responsable de cette épidémie. En attendant, Taco Bell a retiré la laitue incriminée de ses restaurants et son fournisseur a suspendu les expéditions concernées. Moralité : parfois, la salade est loin d'être le plat le plus tranquille du menu.

 

- Madagascar : la filière bambou entre dans une nouvelle phase de développement avec le lancement d'un programme d'industrialisation destiné à structurer sa transformation à grande échelle. Soutenu par l'Organisation internationale du bambou et du rotin (INBAR), le Centre international du bambou et du rotin (ICBR), le Centre malgache des ressources et technologies du bambou (CMBART) et le ministère de l'Environnement, ce projet de 24 mois bénéficie d'un financement de près de deux millions de dollars de l'Agence chinoise de coopération internationale pour le développement (CIDCA). L'objectif est de mettre en place une filière intégrée, depuis la gestion durable des peuplements jusqu'à la transformation industrielle de la matière première. Le bambou présente en effet des propriétés mécaniques remarquables : croissance rapide, excellente résistance en traction, faible densité et bonne durabilité après traitement. Il trouve des applications dans la fabrication de panneaux, de revêtements de sols, de pâte à papier, de textiles techniques, de matériaux composites et de mobilier. Les fibres de bambou sont également utilisées dans certains composites destinés aux infrastructures, notamment pour renforcer des canalisations et des conduites de grand diamètre. Cette industrialisation ouvre ainsi la voie à des matériaux biosourcés performants, capables de remplacer le bois ou certains plastiques dans de nombreux secteurs industriels.

 

- Pérou : la naissance de deux oursons d'ours à lunettes (Tremarctos ornatus) dans les Andes péruviennes constitue une excellente nouvelle pour les biologistes. Seul représentant de la famille des Ursidés en Amérique du Sud, cet ours joue un rôle écologique majeur au sein des forêts andines. Essentiellement frugivore, il participe activement à la dispersion des graines, favorisant ainsi le renouvellement naturel des forêts de montagne et le maintien de leur diversité végétale. Filmés dans leur habitat naturel, ces deux jeunes offrent aux chercheurs une occasion rare d'étudier le comportement reproducteur de cette espèce discrète. Les images permettront d'analyser les soins maternels, le développement des oursons, leurs déplacements et l'utilisation de leur territoire, autant de paramètres essentiels pour évaluer la dynamique des populations sauvages. Classé comme vulnérable, l'ours à lunettes subit les effets de la fragmentation des habitats, de la déforestation, de l'expansion agricole et des modifications climatiques qui affectent les ressources alimentaires des forêts de nuages. Chaque naissance témoigne donc de la capacité de certains secteurs des Andes à conserver des conditions favorables à la reproduction. Ces observations alimenteront les programmes scientifiques de suivi et contribueront à orienter les futures mesures de gestion et de restauration des habitats indispensables à la pérennité de cette espèce emblématique.

 

- Portugal :  à seulement une demi-heure de route de Lisbonne, la Tapada Nacional de Mafra offre une immersion unique dans l'ancienne forêt de chasse des souverains portugais. Ce domaine de plus de 800 hectares, intégré au site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO avec le palais de Mafra, est ceinturé par un impressionnant mur de 21 kilomètres qui protège depuis près de trois siècles une nature préservée. Créée au 18e siècle sous le règne de Dom João V, la Tapada avait une double vocation : fournir des ressources au palais royal et accueillir les chasses de la cour. Plusieurs souverains, dont Dom José Ier, Dom João VI et Dom Carlos Ier, en firent l'un de leurs lieux favoris. Nationalisée après la proclamation de la République en 1910, elle est aujourd'hui un espace naturel ouvert au public. La forêt abrite une remarquable diversité d'essences, dont plusieurs arbres monumentaux classés d'intérêt public, parmi lesquels un chêne-liège âgé d'environ 300 ans. Les vastes peuplements de pins et de chênes offrent un refuge idéal à une faune abondante. Les visiteurs peuvent ainsi observer en liberté cerfs, daims, chevreuils, sangliers, renards et blaireaux, ainsi qu'une riche avifaune composée notamment de rapaces emblématiques. Entre sentiers forestiers, patrimoine historique et observation de la faune sauvage, la Tapada Nacional de Mafra demeure l'un des plus beaux sanctuaires naturels de la péninsule Ibérique.

 

- République Démocratique du Congo : la direction du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB) a exprimé sa profonde indignation après l'abattage d'un gorille de Grauer, survenu le 18 juillet dans le village de Musisi, en territoire de Kalehe (Sud-Kivu). Cette espèce, endémique de l'est de la République démocratique du Congo et classée parmi les plus menacées au monde, constitue l'un des symboles majeurs de la biodiversité congolaise. Selon les responsables du parc, l'animal a été tué à proximité de la Route nationale 3. Grâce à l'intervention rapide des autorités locales, le suspect a été identifié, arrêté puis déféré devant le tribunal de garnison de Walikale, où il devra répondre de ses actes. La direction du PNKB salue cette réaction rapide, qu'elle considère comme un signal fort dans la lutte contre le braconnage et les atteintes aux espèces protégées. Ce drame intervient dans un contexte particulièrement difficile pour les gestionnaires du parc. L'insécurité persistante liée à la présence de groupes armés a contraint les écogardes à suspendre une grande partie de leurs patrouilles, réduisant considérablement la surveillance de cette aire protégée inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Face à ces menaces, les responsables du parc appellent à une coopération renforcée entre les autorités et les communautés locales afin d'assurer la préservation du gorille de Grauer et de son habitat naturel, indispensable à la survie de cette espèce emblématique.

 

- Royaume-Uni : FN Browning Group poursuit sa stratégie de développement dans les secteurs de la défense et du tir de précision avec l'acquisition d'Accuracy International, constructeur britannique réputé pour ses fusils de précision à verrou et ses systèmes de tir longue et très longue portée. Basée à Portsmouth, l'entreprise équipe de nombreuses forces armées, dont le ministère britannique de la Défense, ainsi que des services de sécurité et des tireurs sportifs de haut niveau. Cette opération permet au groupe belge d'élargir son offre technologique en intégrant un savoir-faire reconnu dans la conception de plateformes de haute précision, de canons flottants, de châssis modulaires et de systèmes optimisés pour les tirs à très grande distance. Accuracy International complète ainsi les compétences déjà développées par FN Herstal dans les armes militaires, tandis que Browning et Winchester consolident le pôle dédié à la chasse et au tir sportif. L'acquisition présente également un intérêt stratégique pour l'industrie britannique de défense. FN Browning Group s'engage à maintenir les activités industrielles, les bureaux d'études et les capacités de production d'Accuracy International au Royaume-Uni et aux États-Unis. La société conservera son identité, son autonomie d'ingénierie et sa marque, garantissant la continuité de son expertise dans le domaine exigeant des systèmes de précision destinés aux marchés militaires et civils.

 

- Serbie : le pays est confronté à une nouvelle flambée de peste porcine africaine (PPA), une maladie virale hautement contagieuse pour les porcs domestiques et les sangliers, contre laquelle il n'existe ni traitement ni vaccin. Face à la multiplication des foyers, le gouvernement a décrété l'état d'urgence dans plusieurs régions du pays le 21 juillet. Selon le ministre de l'Agriculture, Dragan Glamocic, près de 30 000 porcs sont déjà morts ou ont été abattus afin de limiter la propagation du virus. Les zones les plus touchées sont les districts de Srem et de Macva, mais des cas ont également été confirmés dans la région de Belgrade, dans certaines parties du district de Kolubara ainsi qu'aux environs de Velika Plana. Plus de 50 villages seraient concernés par cette épizootie. La Serbie compte un cheptel d'environ 2,2 millions de porcs et fait régulièrement face à des résurgences de la maladie. L'abattage le plus important a été ordonné le 9 juillet dans un élevage de Hrtkovci, à une soixantaine de kilomètres de Belgrade, où 11 000 animaux ont été éliminés. Les autorités ont annoncé un renforcement des contrôles sanitaires dans les exploitations porcines. Les éleveurs qui dissimuleraient des animaux infectés s'exposent à de lourdes sanctions. La situation est également préoccupante dans les pays voisins. En Croatie, plus de 3 700 porcs ont déjà été abattus depuis le début de l'année pour tenter d'enrayer la propagation de la peste porcine africaine.