Un gîte accueillant : « Chez Papé et Mita »

Capitale française de la biodiversité 2026 : six territoires distingués pour restaurer la nature

Consacrée cette année à la restauration de la nature, l’édition 2026 du concours Capitale française de la biodiversité distingue six collectivités pour leurs actions en faveur des écosystèmes. Marseille décroche le titre de Capitale française de la biodiversité 2026. Les communes de La Rochelle et Saintes sont distinguées parmi les meilleures communes, tandis que trois intercommunalités - la communauté de communes Chinon, Vienne et Loire, Loire Forez Agglo et Valence Romans Agglo – figurent parmi les lauréates. Le concours, organisé depuis 2010, vise à identifier et à valoriser les démarches des collectivités. Marseille devient ainsi la 15e Capitale française de la biodiversité. La ville est notamment distinguée pour ses actions de restauration de ses espaces naturels emblématiques et pour la reconquête de la nature en milieu urbain. Dans le Parc national des Calanques, la restauration des secteurs soumis à l’érosion s’accompagne d’une régulation de la fréquentation mise en place depuis 2022. Des récifs artificiels ont notamment été installés sur 200 hectares de fonds sableux. En ville, près de 300 friches urbaines naturelles ont été recensées et étudiées afin d’évaluer leur rôle dans les continuités écologiques, leur intérêt patrimonial et leurs usages. La démarche marseillaise concerne également les espaces verts et naturels urbains. Des forestiers municipaux formés aux enjeux de biodiversité favorisent notamment la conservation du bois mort et des micro-habitats susceptibles d'abriter une faune et une flore associées au bois en décomposition, tout en recherchant un équilibre avec les impératifs de sécurité du public et de prévention des incendies. La ville a par ailleurs restauré la grotte Loubière, considérée comme un site important pour les chauves-souris. Ces différentes actions illustrent l’approche mise en avant par le concours : restaurer les milieux tout en intégrant les contraintes et les usages propres aux territoires. Au-delà du palmarès, les organisateurs soulignent la diversité des expériences recensées depuis la création du concours. Plus d’une centaine de retours d’expérience constituent ainsi une source d’exemples pour les collectivités souhaitant restaurer leurs écosystèmes et renforcer la biodiversité. La remise des trophées et le colloque de restitution sont prévus le 13 novembre 2026 à Paris. L’édition 2027 est déjà ouverte sur le thème « Biodiversité & société », avec des candidatures possibles jusqu’au 28 février 2027.

Incident de sécurité sur l’application Permis de chasser

L’Office français de la biodiversité (OFB) a identifié, le 4 octobre, un incident de sécurité affectant l’application Permis de chasser. Une attaque a permis un accès non autorisé à des données personnelles de certaines personnes ayant récemment utilisé le service pour s’inscrire à l’examen du permis de chasser ou demander un duplicata. Selon les premières informations communiquées par l’OFB, environ 1 200 personnes seraient concernées. Elles seront prochainement informées individuellement par courrier électronique. À ce stade, l’OFB précise que les données auxquelles il a été accédé sont des données à caractère personnel. En revanche, l’incident ne concernerait aucune donnée relative à la santé, aux comptes bancaires ou à la détention d’armes. L’organisme poursuit ses investigations afin de déterminer précisément la nature et l’étendue des données piratées. Par mesure de précaution, l’accès à l’application Permis de chasser a été temporairement suspendu. Cette interruption doit permettre aux équipes techniques de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour sécuriser le service avant son rétablissement. L’OFB indique être pleinement mobilisé sur ce dossier. L’établissement appelle également les utilisateurs à renforcer leur vigilance face aux tentatives de fraude qui pourraient exploiter cet incident. Courriels, SMS ou appels faisant référence au permis de chasser et demandant des informations personnelles ou bancaires doivent être considérés avec prudence. L’OFB recommande de ne transmettre aucune donnée en réponse à une sollicitation dont l’origine ne peut être vérifiée. L’incident fait par ailleurs l’objet des démarches prévues auprès des autorités compétentes. Pour toute question concernant la protection des données personnelles, l’OFB indique qu’il est possible de contacter son délégué à la protection des données à l’adresse dpd@ofb.gouv.fr. L’OFB regrette cet incident et assure mettre en œuvre les mesures nécessaires pour en limiter les conséquences et rétablir le service dans des conditions de sécurité adaptées.

Kaysersberg : la chasse s’invite à table pour un grand festival

À Kaysersberg, en Alsace, la chasse se décline aussi en œuvres d’art, en savoir-faire et en gastronomie. Du 12 octobre au 17 novembre, le Chambard accueille la 4e édition du Festival de la Chasse, imaginé en 2023 par le chef Olivier Nasti, Meilleur Ouvrier de France et chasseur depuis quinze ans. Installé entre vignobles et Vosges, le chef entend mettre à l’honneur le gibier issu de son territoire, qu’il chasse lui-même ou avec ses proches. Le premier rendez-vous, « L’Art du Grand Gibier », se tiendra du 12 au 18 octobre. Cerf, chevreuil ou sanglier seront au cœur de cette semaine qui mêlera culture cynégétique et gastronomie. Plusieurs soirées sont notamment programmées à La Winstub, l’adresse traditionnelle alsacienne du Chambard, et à La Table d’Olivier Nasti, le restaurant gastronomique de la maison. Du 19 au 25 octobre, place au gibier à plumes, avec là encore des rendez-vous culinaires dans les deux établissements. Une façon de faire découvrir le petit gibier autrement, en mettant l’accent sur sa préparation et sa valorisation à table. Du 26 octobre au 1er novembre, le festival prendra une tournure particulièrement gourmande avec le Championnat du monde de la tourte de gibier, dont la deuxième édition réunira plusieurs spécialistes de cette préparation. Le concours a été imaginé par Olivier Nasti, Éric Briffard et Fabien Pairon, tous trois Meilleurs Ouvriers de France. Mais le programme ne s’arrête pas là : du 2 au 8 novembre, le Chambard consacrera une semaine au lièvre à la royale, avant une Semaine du gibier à poils, du 9 au 17 novembre, qui s’achèvera par un dîner de gala. Le Chambard – 9-13, rue du Général-de-Gaulle, 68240 Kaysersberg. Entre chasse, terroir alsacien et haute gastronomie, Olivier Nasti fait ainsi du gibier le fil conducteur d’un mois d’automne particulièrement dense.

FACE : une Assemblée générale tournée vers l’avenir de la chasse européenne

Les 29 et 30 septembre 2026, les délégués de la FACE, représentant 37 associations membres de toute l’Europe, se sont réunis à Bruxelles pour leur Assemblée générale. Les membres associés étaient également largement représentés. Les travaux ont débuté par une réunion du conseil d’administration, suivie de sessions consacrées à la stratégie et à la communication. Les participants ont notamment validé un plan d’action commun pour la Semaine de la viande de gibier, prévue du 2 au 8 novembre, ainsi que pour le 50e anniversaire de la FACE en 2027. Plusieurs interventions ont permis d’aborder les grands enjeux de l’avenir de la chasse : influence de la FACE à long terme, développement des applications dédiées aux chasseurs ou encore initiatives danoises destinées à rapprocher les enfants de la nature et de la chasse à travers l’alimentation. L’intervention de Renée Thornton, fondatrice du programme Women Hunt® de la Wild Sheep Foundation, consacrée à la place des femmes dans la chasse, a également marqué les débats. Les membres ont par ailleurs contribué à l’élaboration de la prochaine stratégie de FACE, avec la volonté de maintenir les besoins des organisations nationales au cœur de ses priorités. La commissaire européenne Jessika Roswall a assisté à l’ensemble des échanges et répondu aux questions du public. La journée s’est achevée par un dîner de gala coorganisé avec Safari Club International. Le 30 septembre, les membres ont poursuivi leurs travaux autour de la résilience des directives Oiseaux et Habitats, de la réglementation européenne concernant les chiens de chasse et de la restauration des populations de petit gibier. ELO a notamment présenté les possibilités offertes par la PAC en faveur de la biodiversité. Une table ronde réunissant le CIC, la Wild Sheep Foundation et la SCI Foundation a enfin abordé les moyens de concilier chasse et conservation à l’échelle mondiale. L’Assemblée s’est conclue par un don de 50 000 dollars de la Wild Sheep Foundation, destiné à soutenir le travail de plaidoyer de la FACE. Les membres se retrouveront à Vienne en mars 2027, puis à Bruxelles les 28 et 29 septembre 2027 pour une Assemblée générale marquée par les élections et le 50e anniversaire de FACE. Pour son président, Laurens Hoedemaker, cette échéance doit permettre à FACE de s’appuyer sur une organisation « solide et unie » pour devenir encore plus proactive et orienter les débats européens sur la chasse et la conservation. (Photos FACE)

Restauration des terres : 124 millions d’hectares engagés, mais seulement 10 % des objectifs atteints

La restauration des terres progresse à l’échelle mondiale, mais reste très en retard sur les engagements pris par les États. Selon le rapport 2026 de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), plus de 124,3 millions d’hectares font actuellement l’objet d’actions de restauration, de réhabilitation ou de gestion améliorée. Cette superficie équivaut à environ deux fois celle de la France, mais ne représente que 10,4 % des 1,2 milliard d’hectares que les pays se sont engagés à restaurer dans différents cadres internationaux. Ces engagements sont notamment liés à la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes, au Cadre mondial de Kunming-Montréal sur la biodiversité, à la lutte contre la désertification et aux politiques climatiques nationales. La plupart des échéances convergent vers 2030, mais le rythme actuel apparaît insuffisant pour atteindre ces objectifs. Les efforts sont très inégalement répartis. L’Asie de l’Est, l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne concentrent 80 % des superficies recensées. L’Asie de l’Est représente 38,8 millions d’hectares, notamment grâce à la restauration forestière, soit 35 % de ses engagements. L’Asie du Sud atteint 37,8 millions d’hectares, principalement grâce à des interventions agricoles et à l’amélioration de la productivité des terres, soit environ 40 % de ses objectifs. L’Afrique subsaharienne compte 23,3 millions d’hectares restaurés, mais ce chiffre ne représente que 5 % de ses ambitions, qui portent sur 480 millions d’hectares. L’UICN souligne toutefois que ces chiffres constituent probablement une estimation minimale. Certains projets de restauration ne sont pas encore intégrés aux systèmes internationaux de suivi, en raison de lacunes dans la collecte et la transmission des données. Le rapport insiste donc sur plusieurs priorités : renforcer les systèmes nationaux de suivi, harmoniser les méthodes de déclaration, améliorer le financement et la coordination institutionnelle. Pour l’UICN, l’enjeu n’est désormais plus seulement de multiplier les hectares annoncés, mais de mesurer précisément les superficies effectivement restaurées et leurs bénéfices pour les populations, les sols, la biodiversité et la résilience climatique.

Fuligule milouin : une consultation publique qui donne raison aux chasseurs

« Une consultation publique qui tourne cette fois à l’avantage des chasseurs, cela mérite d’être salué… et de vous remercier pour votre mobilisation ! ». Le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, n’a pas caché sa satisfaction devant le succès de la consultation publique consacrée au projet d’arrêté encadrant la chasse du fuligule milouin pour la saison 2026-2027. Ouverte du 30 juillet au 19 août, cette consultation a recueilli 8 182 contributions. Selon le bilan officiel publié par le ministère, 55,9 % des participants, soit 4 574 personnes, se sont déclarés favorables au projet d’arrêté, contre 42,6 %, soit 3 485 contributeurs, qui y étaient défavorables. Les 1,5 % restants n’ont pas pu être classés, faute de position suffisamment explicite. Au-delà de ces chiffres, les arguments avancés par les contributeurs favorables reprennent les principaux éléments du dispositif : gestion adaptative, suivi scientifique de l’espèce, quota annuel fixé à 5 000 prélèvements, priorité donnée aux mâles et déclaration des oiseaux prélevés en temps réel via ChassAdapt. Le ministère relève également que la suspension automatique de la chasse est prévue dès que le quota est atteint. La procédure ne s’est pas limitée à la consultation du public. Le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage (CNCFS), consulté parallèlement, a rendu un avis favorable au projet. Au terme de l’ensemble de la procédure, le ministère a donc décidé de maintenir l’arrêté en l’état. Cette décision intervient alors que le fuligule milouin demeure une espèce dont l’état de conservation fait l’objet d’une attention particulière. Le dispositif retenu pour 2026-2027 repose précisément sur une logique de gestion adaptative : mesurer les prélèvements, suivre les données et pouvoir ajuster ou suspendre la chasse si le quota est atteint.

Reste maintenant à faire fonctionner au mieux l’outil chargé de comptabiliser les prélèvements. Pensée pour simplifier le suivi de la chasse et permettre aux chasseurs de renseigner leurs prélèvements directement depuis leur smartphone, l’application ChassAdapt constitue sur le papier un outil pratique et moderne. Mais encore faut-il parvenir à y accéder sans s’arracher les cheveux. Un écueil semble se situer au moment de saisir la date de naissance. L’utilisateur se retrouve face à un calendrier qu’il doit faire défiler année après année, puis mois après mois, jusqu’à atteindre sa date de naissance. Une opération particulièrement fastidieuse. Il aurait sans doute été beaucoup plus simple de permettre à chacun de saisir directement le jour, le mois et l’année de naissance, comme cela se pratique dans de nombreux formulaires numériques. ChassAdapt reste donc une bonne idée, mais son efficacité dépend aussi de la facilité avec laquelle les utilisateurs peuvent la prendre en main. Quelques ajustements d’ergonomie pourraient certainement éviter bien des frustrations…

OFB : cap sur le zéro accident

Alors que la saison de chasse 2026-2027 vient de s’ouvrir, l’Office français de la biodiversité (OFB) rappelle ses principales actions en direction du monde cynégétique : sécurité, examen du permis de chasser, contrôles et suivi des prélèvements sur les espèces sensibles. La sécurité demeure une priorité. Le bilan de la saison 2025-2026 fait état de 92 accidents de chasse, dont quatre mortels. Les chasseurs représentent 89 % des victimes. Si le nombre d’accidents a diminué de 49 % en vingt ans, l’OFB relève parallèlement une tendance à la hausse des incidents, qui ont atteint 122 cas la saison dernière. Ces événements concernent notamment des dégâts matériels ou des blessures infligées à des animaux domestiques, sans blessure corporelle. L’analyse de chaque accident doit permettre d’adapter la réglementation, les formations et les messages de prévention, avec l’objectif affiché de tendre vers le zéro accident. L’OFB renforcera également ses contrôles. Du 29 octobre au 14 décembre 2026, une opération nationale coordonnée mobilisera ses inspecteurs de l’environnement. Lors de la précédente campagne, 1 445 missions avaient permis de contrôler près de 10 000 chasseurs en dix-sept jours et de relever 475 infractions, dont 247 liées à la sécurité. La dynamique se confirme aussi du côté du permis de chasser. Depuis 2023, jamais autant de candidats ne s’étaient présentés à l’examen, et le nombre de permis délivrés atteint également un niveau inédit. Le nombre de sessions a progressé de 5,4 % en un an, contre 3,6 % pour les candidats. Le taux de réussite reste, lui, relativement stable, entre 71,7 % et 72,9 %. L’OFB porte également une attention particulière aux espèces soumises à gestion adaptative ou présentant un état de conservation défavorable, comme le fuligule milouin ou la tourterelle des bois. Les contrôles portent notamment sur les prélèvements réalisés dans le cadre réglementaire et leur déclaration dans ChassAdapt. Ces données alimentent ensuite les travaux des groupes d’experts nationaux et européens.

Enfin, l’OFB conduira jusqu'au 20 novembre 2026 une opération spécifique sur la chasse aux filets des colombidés dans les cinq départements du Sud-Ouest concernés. Outre les contrôles de police, une étude sera menée sur 50 installations, soit dix par département, afin d’évaluer la sélectivité des pantes et pantières. Pilotée par l’OFB avec le Muséum national d’Histoire naturelle, cette étude doit notamment mesurer la proportion de captures d’espèces autres que les colombidés ciblés. Ses résultats sont attendus en 2027.

La semaine en bref...

- Ardennes : la FDC organise les 6 et 7 octobre 2026, à Charleville-Mézières, deux soirées consacrées au cerf et à la période du brame. Ces rendez-vous proposent au public de mieux connaître cet animal emblématique des forêts ardennaises tout en découvrant son comportement durant la période de reproduction. Au programme : présentation de la biologie et du cycle de vie du cerf, explications sur le déroulement du brame, puis sortie consacrée à l’observation et à l’écoute des animaux dans leur milieu naturel. Les participants pourront ainsi tenter d’entendre les puissants appels des mâles et, avec un peu de chance, observer les comportements caractéristiques de cette période. La soirée se prolongera autour d’un repas ardennais, permettant de conjuguer découverte de la faune sauvage et convivialité.

 

- Aveyron : la FDC dresse un premier bilan de la saison du sanglier. Entre le 15 août et le 20 septembre, 1 091 sangliers ont été prélevés, soit environ deux fois moins qu’à la même période l’an dernier. Une baisse que Jean-Pierre Authier, président de la fédération, attribue notamment aux fortes chaleurs, qui compliquent le travail des chiens. Les effectifs restent toutefois jugés très importants, notamment dans la vallée du Lot et les communes voisines du Lot. Parmi les animaux prélevés figurent 491 femelles et 600 mâles. Le plus lourd, abattu au Fel fin août, atteignait 124 kg, tandis que 28 sangliers de plus de 100 kg ont déjà été recensés. Le poids moyen s’établit à 47,9 kg. Depuis l’ouverture, 1 400 battues ont été organisées, réunissant en moyenne 16 chasseurs. La fédération appelle à maintenir la pression avant les semis d’automne, tout en rappelant l’importance des règles de sécurité. Des formations sont également proposées pour la régulation des corvidés et le piégeage des ESOD.

 

- Bouches-du-Rhône : un marcassin, et non un quelconque « bébé sanglier », expression aussi infantilisante qu’inutile, a été retrouvé mort dans un sac plastique, lundi 28 septembre, rue du Docteur-Girbal, dans le 10e arrondissement de Marseille. Un bénévole de l’association Clean my Calanques, venu simplement ramasser des déchets, a découvert la dépouille en ouvrant ce qu’il pensait être un sac abandonné. Des traces de sang étaient visibles à proximité. La découverte a également posé une question pratique : que faire lorsqu’un animal sauvage mort est retrouvé en pleine ville ? Après plusieurs appels, notamment aux services de police, l’association a finalement contacté la mairie. Celle-ci dispose d’un service d’équarrissage chargé de récupérer les animaux. Reste l’origine de la mort, qui n’était pas connue. Daniel Franchi, président de la société provençale des chasseurs réunis des 8e et 9e arrondissements, estime nécessaire d’examiner les blessures pour déterminer les circonstances. L’hypothèse d’un acte de braconnage est évoquée, sans être établie...

[ LIRE LA SUITE... ]

Chasses traditionnelles : le Conseil d’État valide l’encadrement de la chasse aux pantes

Le Conseil d’État a rejeté les recours dirigés contre les arrêtés encadrant la chasse aux pantes des alouettes dans le Sud-Ouest. La décision intervient après plusieurs années de contentieux concernant les conditions dans lesquelles ces pratiques peuvent bénéficier d’une dérogation au titre de la directive européenne « Oiseaux ». Selon le Conseil d’État, les arrêtés contestés respectent les conditions prévues par le droit européen. La capture à l’aide de pantes est considérée comme une pratique sélective, permettant des prélèvements en petites quantités, et pour laquelle il n’existe pas d’autre solution satisfaisante au regard de la finalité recherchée. Le dossier concernait notamment les départements de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques. Les dispositifs prévoient des autorisations individuelles, une formation obligatoire, des quotas et des contrôles. Deux années d’expérimentations conduites sur le terrain sous le contrôle des préfectures ont également porté sur la sélectivité de la capture. La question des solutions alternatives constituait un autre volet du contentieux. Le caractère traditionnel d’une pratique ne suffit pas, à lui seul, à justifier une dérogation. Le Conseil d’État a toutefois retenu que la chasse à tir ne pouvait pas être considérée comme strictement équivalente à la chasse aux pantes pour répondre à la finalité de cette pratique. L’élevage d’oiseaux a également été examiné dans cette analyse. Pour la campagne 2025-2026, le plafond de prélèvement aux pantes était fixé à 98 702 alouettes des champs. Le texte fourni indique que ce plafond représente moins de 1 % de la mortalité annuelle moyenne estimée à 106 millions d’individus en Europe. À l’échelle européenne, l’alouette des champs est classée dans la catégorie « préoccupation mineure » (Least Concern). La décision intervient alors que la Fédération nationale des chasseurs et les fédérations départementales concernées défendent le maintien de ces pratiques, en mettant notamment en avant les savoir-faire associés à la préparation des installations, au maniement des filets, à l’utilisation des appelants et à l’observation du comportement des oiseaux. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a contesté la décision. Son président, Allain Bougrain-Dubourg, a annoncé auprès de l’AFP le dépôt prochain d’un recours européen.

Challenge national des chasseurs de France : les anciennes Journées Saint-Hubert essaiment dans les départements

Le Challenge National des Chasseurs de France commence à s’installer dans le calendrier cynégétique français. Depuis la fin de l’été, les épreuves départementales se multiplient et vont se poursuivre jusqu’à la fin de ce mois d’octobre, avant les finales régionales, puis la finale nationale prévue le 12 décembre en Ille-et-Vilaine. Derrière cette appellation récente se trouve une histoire beaucoup plus ancienne. Le Challenge est en effet l’héritier direct des Journées et Rencontres Saint-Hubert, organisées depuis plus de trente ans à l’initiative de la Fédération nationale des chasseurs et de la Société centrale canine, avec le concours du Saint Hubert Club de France et, à l’époque, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Jusqu’en 2024 encore, ces rencontres étaient organisées dans de nombreux départements et donnaient accès à des sélections régionales puis nationales. L’année 2025 marque le changement de nom et une volonté d’harmonisation nationale. La première édition sous son nouveau nom est alors déclinée dans les départements, avec l’objectif affiché de permettre à chaque chasseur de petit gibier de participer à une épreuve près de chez lui. Le principe reste celui d’une épreuve de chasse pratique avec un chien d’arrêt ou un leveur de gibier. Après la présentation du candidat, de son chien et de son matériel, le binôme effectue un parcours d’environ vingt minutes. Le jury juge notamment le travail et l’éducation du chien, la conduite du chasseur, la sécurité, la complicité entre l’homme et l’animal ainsi que l’adresse au tir. Deux oiseaux au maximum peuvent être prélevés pendant l’épreuve. En 2026, la deuxième édition prend de l’ampleur. Des épreuves ont déjà eu lieu les 26 et 27 septembre notamment dans la Drôme, les Vosges et la Savoie. D’autres sont programmées dans le Cher, la Côte-d’Or, l’Eure-et-Loir, l’Ille-et-Vilaine, la Loire, le Loir-et-Cher ou encore le Morbihan. L’objectif dépasse donc désormais la simple compétition locale : faire du couple chasseur-chien une vitrine d’une chasse au petit gibier présentée comme sportive, sécurisée, conviviale et attentive au milieu naturel. Les meilleurs concurrents de chaque catégorie accéderont aux finales régionales, avant la finale nationale de décembre.

En Chartreuse, l’ONF cherche l’équilibre entre bois et faune

En Grande Chartreuse, l’Office national des forêts (ONF) est confronté à une équation qui résume une partie des enjeux de la politique forestière actuelle : comment produire du bois tout en préservant une forêt capable de se renouveler et d’accueillir sa faune sauvage ? Avec 8 500 hectares, dont environ 6 200 boisés, la forêt domaniale de Grande Chartreuse est la plus vaste forêt domaniale des Alpes. Gérée en futaie irrégulière, elle repose sur un renouvellement continu des peuplements et la coexistence d’arbres d’âges différents. Mais depuis plusieurs années, les forestiers constatent une forte pression des ongulés sur les jeunes pousses. Plus de la moitié des hêtres, érables et sapins observés sur les placettes présentent des traces d’abroutissement. Le sapin, l’érable et le tilleul peinent notamment à franchir le stade du semis. Pour l’ONF, l’enjeu est donc à la fois sylvicole et écologique. Une régénération insuffisamment diversifiée compromet le renouvellement des peuplements et peut limiter leur capacité d’adaptation au changement climatique. L’établissement a ainsi renforcé la pression de chasse sur le cerf à partir de la saison 2025-2026 et repris directement la gestion de deux lots de plus de 500 hectares, à Valombré et Tenaison. Mais l’ONF ne veut pas mesurer la réussite de cette politique au seul nombre d’animaux prélevés. Un dispositif scientifique doit permettre d’évaluer ses conséquences sur l’ensemble de l’écosystème. À partir de 2027, le protocole Aldous permettra notamment de suivre plus finement la végétation et l’intensité de l’abroutissement. Des enregistreurs acoustiques sont également utilisés pour suivre la gélinotte des bois, tandis que des points d’écoute concernent les oiseaux forestiers. L’expérimentation sera menée sur environ 3 000 hectares et devra permettre de déterminer, dans la durée, ce qui fonctionne et dans quelles conditions. Les premiers effets sur la végétation pourraient être visibles dans trois à cinq ans ; pour les passereaux, il faudra probablement attendre une dizaine d’années. Une manière, pour l’ONF, de ne plus opposer systématiquement production de bois et préservation de la faune, mais de chercher le niveau d’équilibre permettant aux deux de coexister dans la même forêt.

Tiques : un nouvel outil pour mieux évaluer leur abondance...

Les tiques ne sont pas seulement associées aux massifs forestiers. Les haies, lisières, bandes enherbées et autres éléments qui structurent les parcelles peuvent également constituer des habitats favorables à leur présence. Des scientifiques d’INRAE et du CNRS ont développé un outil de simulation permettant de mieux estimer l’abondance de la tique Ixodes ricinus, principale espèce impliquée dans la transmission de la maladie de Lyme en France. Les résultats ont été publiés dans Basic and Applied Ecology. Jusqu’à présent, les cartes permettant d’évaluer le risque lié aux tiques reposaient principalement sur des données générales concernant les forêts ou les caractéristiques climatiques. Elles prenaient moins bien en compte les structures fines des paysages. Le nouvel outil permet ainsi de simuler leur abondance à différentes positions dans le paysage : au cœur des forêts, en bordure de forêt, mais également au niveau des haies. Cette approche doit contribuer à mieux comprendre la répartition spatiale des tiques et, à terme, à affiner l’évaluation des zones où les humains et les animaux sont susceptibles d’y être exposés. Cette question prend une importance particulière avec les températures élevées observées ces dernières années. La chaleur, lorsqu'elle s'accompagne d'une humidité suffisante, peut favoriser l'activité des tiques et prolonger les périodes durant lesquelles elles sont susceptibles de rechercher un hôte. Pour les chasseurs, qui évoluent régulièrement dans les bois, les broussailles, les hautes herbes et les haies, la vigilance reste donc de mise. Quelques précautions simples permettent de réduire le risque. Il est conseillé de porter des vêtements couvrants, de rentrer le bas du pantalon dans les chaussettes ou les chaussures lorsque les conditions s’y prêtent et d’inspecter soigneusement son corps après une sortie : jambes, plis de l’aine, aisselles, dos, cuir chevelu et zones derrière les oreilles sont notamment à surveiller. Une douche et une inspection minutieuse au retour de chasse permettent également de repérer rapidement une tique avant qu’elle ne reste fixée. Les chiens de chasse doivent eux aussi faire l’objet d’une attention particulière. Leur pelage peut dissimuler des tiques, notamment autour des oreilles, du cou, entre les doigts et sur les parties moins fournies en poils. Un contrôle systématique après chaque sortie, associé à une protection antiparasitaire adaptée et conseillée par un vétérinaire, constitue une précaution importante. Au-delà de la prévention individuelle, le nouvel outil offre surtout aux chercheurs un moyen de mieux intégrer la structure réelle des paysages dans l’étude des tiques et des risques sanitaires associés.