Consacrée cette année à la restauration de la nature, l’édition 2026 du concours Capitale française de la biodiversité distingue six collectivités pour leurs actions en faveur des écosystèmes. Marseille décroche le titre de Capitale française de la biodiversité 2026. Les communes de La Rochelle et Saintes sont distinguées parmi les meilleures communes, tandis que trois intercommunalités - la communauté de communes Chinon, Vienne et Loire, Loire Forez Agglo et Valence Romans Agglo – figurent parmi les lauréates. Le concours, organisé depuis 2010, vise à identifier et à valoriser les démarches des collectivités. Marseille devient ainsi la 15e Capitale française de la biodiversité.
La ville est notamment distinguée pour ses actions de restauration de ses espaces naturels emblématiques et pour la reconquête de la nature en milieu urbain. Dans le Parc national des Calanques, la restauration des secteurs soumis à l’érosion s’accompagne d’une régulation de la fréquentation mise en place depuis 2022. Des récifs artificiels ont notamment été installés sur 200 hectares de fonds sableux. En ville, près de 300 friches urbaines naturelles ont été recensées et étudiées afin d’évaluer leur rôle dans les continuités écologiques, leur intérêt patrimonial et leurs usages. La démarche marseillaise concerne également les espaces verts et naturels urbains. Des forestiers municipaux formés aux enjeux de biodiversité favorisent notamment la conservation du bois mort et des micro-habitats susceptibles d'abriter une faune et une flore associées au bois en décomposition, tout en recherchant un équilibre avec les impératifs de sécurité du public et de prévention des incendies. La ville a par ailleurs restauré la grotte Loubière, considérée comme un site important pour les chauves-souris. Ces différentes actions illustrent l’approche mise en avant par le concours : restaurer les milieux tout en intégrant les contraintes et les usages propres aux territoires. Au-delà du palmarès, les organisateurs soulignent la diversité des expériences recensées depuis la création du concours. Plus d’une centaine de retours d’expérience constituent ainsi une source d’exemples pour les collectivités souhaitant restaurer leurs écosystèmes et renforcer la biodiversité. La remise des trophées et le colloque de restitution sont prévus le 13 novembre 2026 à Paris. L’édition 2027 est déjà ouverte sur le thème « Biodiversité & société », avec des candidatures possibles jusqu’au 28 février 2027.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

En revanche, l’incident ne concernerait aucune donnée relative à la santé, aux comptes bancaires ou à la détention d’armes. L’organisme poursuit ses investigations afin de déterminer précisément la nature et l’étendue des données piratées. Par mesure de précaution, l’accès à l’application Permis de chasser a été temporairement suspendu. Cette interruption doit permettre aux équipes techniques de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour sécuriser le service avant son rétablissement. L’OFB indique être pleinement mobilisé sur ce dossier. L’établissement appelle également les utilisateurs à renforcer leur vigilance face aux tentatives de fraude qui pourraient exploiter cet incident. Courriels, SMS ou appels faisant référence au permis de chasser et demandant des informations personnelles ou bancaires doivent être considérés avec prudence. L’OFB recommande de ne transmettre aucune donnée en réponse à une sollicitation dont l’origine ne peut être vérifiée. L’incident fait par ailleurs l’objet des démarches prévues auprès des autorités compétentes. Pour toute question concernant la protection des données personnelles, l’OFB indique qu’il est possible de contacter son délégué à la protection des données à l’adresse dpd@ofb.gouv.fr. L’OFB regrette cet incident et assure mettre en œuvre les mesures nécessaires pour en limiter les conséquences et rétablir le service dans des conditions de sécurité adaptées.
Cerf, chevreuil ou sanglier seront au cœur de cette semaine qui mêlera culture cynégétique et gastronomie. Plusieurs soirées sont notamment programmées à La Winstub, l’adresse traditionnelle alsacienne du Chambard, et à La Table d’Olivier Nasti, le restaurant gastronomique de la maison. Du 19 au 25 octobre, place au gibier à plumes, avec là encore des rendez-vous culinaires dans les deux établissements. Une façon de faire découvrir le petit gibier autrement, en mettant l’accent sur sa préparation et sa valorisation à table. Du 26 octobre au 1er novembre, le festival prendra une tournure particulièrement gourmande avec le Championnat du monde de la tourte de gibier, dont la deuxième édition réunira plusieurs spécialistes de cette préparation. Le concours a été imaginé par Olivier Nasti, Éric Briffard et Fabien Pairon, tous trois Meilleurs Ouvriers de France. Mais le programme ne s’arrête pas là : du 2 au 8 novembre, le Chambard consacrera une semaine au lièvre à la royale, avant une Semaine du gibier à poils, du 9 au 17 novembre, qui s’achèvera par un dîner de gala. Le Chambard – 9-13, rue du Général-de-Gaulle, 68240 Kaysersberg. Entre chasse, terroir alsacien et haute gastronomie, Olivier Nasti fait ainsi du gibier le fil conducteur d’un mois d’automne particulièrement dense.
e, développement des applications dédiées aux chasseurs ou encore initiatives danoises destinées à rapprocher les enfants de la nature et de la chasse à travers l’alimentation. L’intervention de Renée Thornton, fondatrice du programme Women Hunt® de la Wild Sheep Foundation, consacrée à la place des femmes dans la chasse, a également marqué les débats. Les membres ont par ailleurs contribué à l’élaboration de la prochaine stratégie de FACE, avec la volonté de maintenir les besoins des organisations nationales au cœur de ses priorités.
La commissaire européenne Jessika Roswall a assisté à l’ensemble des échanges et répondu aux questions du public. La journée s’est achevée par un dîner de gala coorganisé avec Safari Club International. Le 30 septembre, les membres ont poursuivi leurs travaux autour de la résilience des directives Oiseaux et Habitats, de la réglementation européenne concernant les chiens de chasse et de la restauration des populations de petit gibier. ELO a notamment présenté les possibilités offertes par la PAC en faveur de la biodiversité. Une table ronde réunissant le CIC, la Wild Sheep Foundation et la SCI Foundation a enfin abordé les moyens de concilier chasse et conservation à l’échelle mondiale. L’Assemblée s’est conclue par un don de 50 000 dollars de la Wild Sheep Foundation, destiné à soutenir le travail de plaidoyer de la FACE. Les membres se retrouveront à Vienne en mars 2027, puis à Bruxelles les 28 et 29 septembre 2027 pour une Assemblée générale marquée par les élections et le 50e anniversaire de FACE. Pour son président, Laurens Hoedemaker, cette échéance doit permettre à FACE de s’appuyer sur une organisation « solide et unie » pour devenir encore plus proactive et orienter les débats européens sur la chasse et la conservation. (Photos FACE)
Ces engagements sont notamment liés à la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes, au Cadre mondial de Kunming-Montréal sur la biodiversité, à la lutte contre la désertification et aux politiques climatiques nationales. La plupart des échéances convergent vers 2030, mais le rythme actuel apparaît insuffisant pour atteindre ces objectifs. Les efforts sont très inégalement répartis. L’Asie de l’Est, l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne concentrent 80 % des superficies recensées. L’Asie de l’Est représente 38,8 millions d’hectares, notamment grâce à la restauration forestière, soit 35 % de ses engagements. L’Asie du Sud atteint 37,8 millions d’hectares, principalement grâce à des interventions agricoles et à l’amélioration de la productivité des terres, soit environ 40 % de ses objectifs. L’Afrique subsaharienne compte 23,3 millions d’hectares restaurés, mais ce chiffre ne représente que 5 % de ses ambitions, qui portent sur 480 millions d’hectares. L’UICN souligne toutefois que ces chiffres constituent probablement une estimation minimale. Certains projets de restauration ne sont pas encore intégrés aux systèmes internationaux de suivi, en raison de lacunes dans la collecte et la transmission des données. Le rapport insiste donc sur plusieurs priorités : renforcer les systèmes nationaux de suivi, harmoniser les méthodes de déclaration, améliorer le financement et la coordination institutionnelle. Pour l’UICN, l’enjeu n’est désormais plus seulement de multiplier les hectares annoncés, mais de mesurer précisément les superficies effectivement restaurées et leurs bénéfices pour les populations, les sols, la biodiversité et la résilience climatique.
La procédure ne s’est pas limitée à la consultation du public. Le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage (CNCFS), consulté parallèlement, a rendu un avis favorable au projet. Au terme de l’ensemble de la procédure, le ministère a donc décidé de maintenir l’arrêté en l’état. Cette décision intervient alors que le fuligule milouin demeure une espèce dont l’état de conservation fait l’objet d’une attention particulière. Le dispositif retenu pour 2026-2027 repose précisément sur une logique de gestion adaptative : mesurer les prélèvements, suivre les données et pouvoir ajuster ou suspendre la chasse si le quota est atteint.
Depuis 2023, jamais autant de candidats ne s’étaient présentés à l’examen, et le nombre de permis délivrés atteint également un niveau inédit. Le nombre de sessions a progressé de 5,4 % en un an, contre 3,6 % pour les candidats. Le taux de réussite reste, lui, relativement stable, entre 71,7 % et 72,9 %. L’OFB porte également une attention particulière aux espèces soumises à gestion adaptative ou présentant un état de conservation défavorable, comme le fuligule milouin ou la tourterelle des bois. Les contrôles portent notamment sur les prélèvements réalisés dans le cadre réglementaire et leur déclaration dans ChassAdapt. Ces données alimentent ensuite les travaux des groupes d’experts nationaux et européens.
Le plus lourd, abattu au Fel fin août, atteignait 124 kg, tandis que 28 sangliers de plus de 100 kg ont déjà été recensés. Le poids moyen s’établit à 47,9 kg. Depuis l’ouverture, 1 400 battues ont été organisées, réunissant en moyenne 16 chasseurs. La fédération appelle à maintenir la pression avant les semis d’automne, tout en rappelant l’importance des règles de sécurité. Des formations sont également proposées pour la régulation des corvidés et le piégeage des ESOD.
Le dossier concernait notamment les départements de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques. Les dispositifs prévoient des autorisations individuelles, une formation obligatoire, des quotas et des contrôles. Deux années d’expérimentations conduites sur le terrain sous le contrôle des préfectures ont également porté sur la sélectivité de la capture. La question des solutions alternatives constituait un autre volet du contentieux. Le caractère traditionnel d’une pratique ne suffit pas, à lui seul, à justifier une dérogation. Le Conseil d’État a toutefois retenu que la chasse à tir ne pouvait pas être considérée comme strictement équivalente à la chasse aux pantes pour répondre à la finalité de cette pratique. L’élevage d’oiseaux a également été examiné dans cette analyse. Pour la campagne 2025-2026, le plafond de prélèvement aux pantes était fixé à 98 702 alouettes des champs. Le texte fourni indique que ce plafond représente moins de 1 % de la mortalité annuelle moyenne estimée à 106 millions d’individus en Europe. À l’échelle européenne, l’alouette des champs est classée dans la catégorie « préoccupation mineure » (Least Concern). La décision intervient alors que la Fédération nationale des chasseurs et les fédérations départementales concernées défendent le maintien de ces pratiques, en mettant notamment en avant les savoir-faire associés à la préparation des installations, au maniement des filets, à l’utilisation des appelants et à l’observation du comportement des oiseaux. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a contesté la décision. Son président, Allain Bougrain-Dubourg, a annoncé auprès de l’AFP le dépôt prochain d’un recours européen.
Jusqu’en 2024 encore, ces rencontres étaient organisées dans de nombreux départements et donnaient accès à des sélections régionales puis nationales. L’année 2025 marque le changement de nom et une volonté d’harmonisation nationale. La première édition sous son nouveau nom est alors déclinée dans les départements, avec l’objectif affiché de permettre à chaque chasseur de petit gibier de participer à une épreuve près de chez lui. Le principe reste celui d’une épreuve de chasse pratique avec un chien d’arrêt ou un leveur de gibier. Après la présentation du candidat, de son chien et de son matériel, le binôme effectue un parcours d’environ vingt minutes. Le jury juge notamment le travail et l’éducation du chien, la conduite du chasseur, la sécurité, la complicité entre l’homme et l’animal ainsi que l’adresse au tir. Deux oiseaux au maximum peuvent être prélevés pendant l’épreuve. En 2026, la deuxième édition prend de l’ampleur. Des épreuves ont déjà eu lieu les 26 et 27 septembre notamment dans la Drôme, les Vosges et la Savoie. D’autres sont programmées dans le Cher, la Côte-d’Or, l’Eure-et-Loir, l’Ille-et-Vilaine, la Loire, le Loir-et-Cher ou encore le Morbihan. L’objectif dépasse donc désormais la simple compétition locale : faire du couple chasseur-chien une vitrine d’une chasse au petit gibier présentée comme sportive, sécurisée, conviviale et attentive au milieu naturel. Les meilleurs concurrents de chaque catégorie accéderont aux finales régionales, avant la finale nationale de décembre.
Plus de la moitié des hêtres, érables et sapins observés sur les placettes présentent des traces d’abroutissement. Le sapin, l’érable et le tilleul peinent notamment à franchir le stade du semis. Pour l’ONF, l’enjeu est donc à la fois sylvicole et écologique. Une régénération insuffisamment diversifiée compromet le renouvellement des peuplements et peut limiter leur capacité d’adaptation au changement climatique. L’établissement a ainsi renforcé la pression de chasse sur le cerf à partir de la saison 2025-2026 et repris directement la gestion de deux lots de plus de 500 hectares, à Valombré et Tenaison. Mais l’ONF ne veut pas mesurer la réussite de cette politique au seul nombre d’animaux prélevés. Un dispositif scientifique doit permettre d’évaluer ses conséquences sur l’ensemble de l’écosystème. À partir de 2027, le protocole Aldous permettra notamment de suivre plus finement la végétation et l’intensité de l’abroutissement. Des enregistreurs acoustiques sont également utilisés pour suivre la gélinotte des bois, tandis que des points d’écoute concernent les oiseaux forestiers. L’expérimentation sera menée sur environ 3 000 hectares et devra permettre de déterminer, dans la durée, ce qui fonctionne et dans quelles conditions. Les premiers effets sur la végétation pourraient être visibles dans trois à cinq ans ; pour les passereaux, il faudra probablement attendre une dizaine d’années. Une manière, pour l’ONF, de ne plus opposer systématiquement production de bois et préservation de la faune, mais de chercher le niveau d’équilibre permettant aux deux de coexister dans la même forêt.
Elles prenaient moins bien en compte les structures fines des paysages. Le nouvel outil permet ainsi de simuler leur abondance à différentes positions dans le paysage : au cœur des forêts, en bordure de forêt, mais également au niveau des haies. Cette approche doit contribuer à mieux comprendre la répartition spatiale des tiques et, à terme, à affiner l’évaluation des zones où les humains et les animaux sont susceptibles d’y être exposés. Cette question prend une importance particulière avec les températures élevées observées ces dernières années. La chaleur, lorsqu'elle s'accompagne d'une humidité suffisante, peut favoriser l'activité des tiques et prolonger les périodes durant lesquelles elles sont susceptibles de rechercher un hôte. Pour les chasseurs, qui évoluent régulièrement dans les bois, les broussailles, les hautes herbes et les haies, la vigilance reste donc de mise. Quelques précautions simples permettent de réduire le risque. Il est conseillé de porter des vêtements couvrants, de rentrer le bas du pantalon dans les chaussettes ou les chaussures lorsque les conditions s’y prêtent et d’inspecter soigneusement son corps après une sortie : jambes, plis de l’aine, aisselles, dos, cuir chevelu et zones derrière les oreilles sont notamment à surveiller. Une douche et une inspection minutieuse au retour de chasse permettent également de repérer rapidement une tique avant qu’elle ne reste fixée. Les chiens de chasse doivent eux aussi faire l’objet d’une attention particulière. Leur pelage peut dissimuler des tiques, notamment autour des oreilles, du cou, entre les doigts et sur les parties moins fournies en poils. Un contrôle systématique après chaque sortie, associé à une protection antiparasitaire adaptée et conseillée par un vétérinaire, constitue une précaution importante. Au-delà de la prévention individuelle, le nouvel outil offre surtout aux chercheurs un moyen de mieux intégrer la structure réelle des paysages dans l’étude des tiques et des risques sanitaires associés.