Le gouvernement a ouvert une consultation publique sur un projet d'arrêté visant à prolonger jusqu'au 1er juillet 2027, la suspension de la chasse du Courlis cendré et de la Barge à queue noire sur l'ensemble du territoire métropolitain. Pour le Courlis cendré, cette nouvelle prolongation s'inscrit dans le cadre des engagements pris par la France au sein de l'Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie. Un plan d'action international adopté en 2015 prévoit que la réouverture éventuelle de la chasse ne pourra être envisagée qu'après la mise en place d'un plan international de gestion adaptative des prélèvements. Depuis l'annulation, par le Conseil d'État, de l'arrêté autorisant un prélèvement de 6 000 oiseaux durant la saison 2019-2020, la chasse est suspendue sans interruption.
Le gouvernement estime que l'état actuel des populations et l'avancement du plan de gestion ne permettent toujours pas d'envisager une reprise. Concernant la Barge à queue noire, la France applique également les engagements de l'AEWA, dont le plan international renouvelé en 2018 interdit la chasse dans les pays signataires. L'espèce fait déjà l'objet d'un moratoire depuis plusieurs années, régulièrement reconduit. Les autorités soulignent que la situation demeure préoccupante pour la sous-espèce continentale (Limosa limosa limosa), dont les effectifs restent en fort déclin malgré quelques signes encourageants aux Pays-Bas. À l'inverse, la sous-espèce islandaise connaît une progression, mais le réchauffement climatique modifie les périodes de présence des oiseaux en France. Des individus de la sous-espèce continentale sont désormais observés en hiver, période où seule la sous-espèce islandaise était traditionnellement présente. Or, il est impossible de distinguer visuellement les deux sous-espèces lors d'un acte de chasse, ce qui fait peser un risque de prélèvement sur des oiseaux appartenant à une population fragile. Le projet d'arrêté prévoit donc de maintenir la suspension de la chasse de ces deux espèces pendant une année supplémentaire afin de respecter les engagements internationaux de la France. Avant son examen définitif, le texte a été soumis au Conseil national de la chasse et de la faune sauvage. Réuni le 23 juin 2026, celui-ci a rendu un avis majoritairement défavorable, avec 12 voix contre et 7 pour, traduisant les réserves exprimées par les représentants du monde cynégétique. La consultation publique reste ouverte jusqu'au 24 juillet 2026, permettant à chacun d'exprimer un avis favorable ou défavorable sur ce projet.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Toute destruction doit être dûment justifiée et encadrée par les autorités. Dans ce dossier, la Direction départementale des territoires a estimé que la sécurité des occupants et la protection du bâtiment justifiaient cette dérogation. L'affaire rappelle que, si la marmotte est souvent perçue comme un symbole paisible de la montagne, ses galeries peuvent parfois causer d'importants dégâts lorsqu'elles sont creusées à proximité des habitations ou des infrastructures. Ce type d'intervention demeure toutefois exceptionnel et ne concerne que des situations présentant un risque avéré pour les personnes ou les biens.
La mission souligne également le manque de connaissances partagées sur plusieurs enjeux essentiels, comme l'occupation des sols, le foncier disponible, la gestion de l'eau ou encore les zones exposées aux risques. Des outils cartographiques ont ainsi été développés afin d'aider à orienter les futures décisions en matière d'urbanisme, de gestion forestière, d'agriculture et de pastoralisme. Le plan d'action « Corbières 2032 » s'articule autour de quatre priorités : renforcer la gouvernance territoriale, organiser une gestion collective de la ressource en eau, adapter les usages des espaces agricoles et forestiers aux nouvelles conditions climatiques, et améliorer l'attractivité du territoire. Composé de 21 mesures, ce programme ambitionne de transformer le traumatisme de l'incendie en une opportunité pour faire des Corbières un territoire pilote en matière de résilience climatique. La méthode pourrait ensuite être reproduite dans d'autres régions méditerranéennes confrontées aux mêmes risques.
Les chiffres témoignent de l’ampleur du phénomène. Au cours de la saison 2025-2026, 699 sangliers ont été prélevés sur l’île d’Oléron. Les secteurs de Saint-Pierre-d’Oléron et de Dolus-d’Oléron figurent parmi les plus concernés, avec respectivement entre 130 et 140 animaux prélevés chacun. Ces résultats illustrent une pression cynégétique devenue indispensable face à une espèce particulièrement prolifique. Pour les responsables locaux, le sanglier n’est plus un gibier rare mais un animal dont la gestion est devenue un véritable enjeu pour préserver l’équilibre entre la faune sauvage, les activités agricoles et la sécurité des usagers de l’île...
Si l'homme peut limiter les effets de ces températures extrêmes en recherchant la fraîcheur ou en s'hydratant, la faune sauvage ne dispose que de ses capacités d'adaptation. Mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et insectes doivent modifier leurs habitudes pour survivre, avec des succès très variables selon les espèces. Une forte chaleur n'est pas forcément synonyme de catastrophe pour les animaux. La plupart ont développé au fil de leur évolution des comportements leur permettant de supporter des températures élevées.
Ce sont surtout l'absence prolongée d'eau, le manque d'ombre, la sécheresse des sols, la raréfaction de la nourriture ou encore les incendies qui aggravent la situation. Les jeunes animaux, les individus âgés et les espèces déjà fragilisées figurent parmi les plus exposés. Les grands mammifères adaptent rapidement leur rythme de vie. Cerfs, chevreuils, daims, mouflons ou sangliers deviennent beaucoup plus discrets durant les heures les plus chaudes. Ils limitent leurs déplacements, recherchent les sous-bois, les fourrés épais ou les secteurs humides et concentrent leur activité au lever et au coucher du soleil, voire pendant la nuit. Le sanglier est sans doute l'espèce la plus dépendante de la fraîcheur. Dépourvu de glandes sudoripares efficaces, il utilise les souilles, ces bains de boue caractéristiques, pour réguler sa température tout en se débarrassant de nombreux parasites. Lorsque les mares s'assèchent, les animaux peuvent parcourir plusieurs kilomètres afin de trouver un point d'eau...
L'industrie a besoin d'électricité pour produire, l'agriculture de carburants pour travailler les sols, semer ou récolter, la forêt de machines pour exploiter les peuplements et valoriser le bois, tandis que les ménages dépendent de l'énergie pour se déplacer, se chauffer et vivre tout simplement. Sans énergie abondante et accessible, aucune économie moderne ne peut prospérer durablement. C'est pourquoi la question énergétique dépasse largement les débats techniques ou environnementaux. Elle touche directement à la souveraineté nationale. Les conflits internationaux récents ont brutalement rappelé cette réalité. Un pays qui ne maîtrise plus sa production énergétique devient dépendant de fournisseurs étrangers et s'expose à des décisions qu'il ne contrôle plus. La France avait pourtant compris cette leçon dès le choc pétrolier de 1973. Face à l'explosion du prix du pétrole, le plan Messmer fut lancé dès 1974 avec une ambition simple : garantir l'indépendance énergétique du pays. En moins de vingt ans, 58 réacteurs nucléaires furent construits. La France disposait alors de l'une des électricités les moins carbonées du monde, parmi les moins chères d'Europe, tout en exportant massivement son courant vers ses voisins. Ce choix industriel visionnaire a assuré pendant plusieurs décennies la compétitivité de l'économie française. Puis sont arrivés les mouvements écologistes politiques...
À l'inverse, les appels du faon exploitent l'instinct de protection des femelles, mais peuvent aussi éveiller la curiosité des mâles présents à proximité. Certains modèles modernes permettent même de varier les tonalités en modulant simplement la pression exercée ou la position des doigts sur l'instrument, offrant ainsi plusieurs possibilités avec un seul appeau. Mais pourquoi un brocard répond-il à ces appels ? La réponse se trouve dans son comportement naturel. Durant le rut, qui s'étend généralement de la mi-juillet à la mi-août selon les régions, les mâles parcourent leur territoire à la recherche de chevrettes réceptives. En entendant une vocalisation crédible, ils pensent qu'une femelle se trouve à proximité et viennent vérifier. La curiosité joue également un rôle important, tout comme l'instinct territorial chez certains sujets dominants. En revanche, les vieux brocards, plus expérimentés, se montrent souvent beaucoup plus prudents que les jeunes animaux et n'hésitent pas à interrompre leur approche au moindre détail suspect. Le choix de l'appeau a également son importance. Les modèles en bois séduisent par la chaleur de leur son, tandis que ceux en acrylique ou en matériaux composites offrent une plus grande régularité et résistent mieux aux variations climatiques. Les appeaux soufflés demandent un peu d'entraînement mais autorisent une palette sonore très riche. Les modèles à poire, actionnés par simple pression, sont souvent plus accessibles aux débutants. Au final, l'appeau ne trompe pas le chevreuil : il exploite simplement ses instincts. Sa réussite dépend moins de l'accessoire lui-même que de la capacité du chasseur à reproduire une situation crédible. Car, en matière d'approche estivale, la meilleure arme reste souvent la connaissance du comportement du brocard...
Bénévoles nommés par le préfet, ils interviennent notamment dans le cadre des opérations de destruction d'animaux susceptibles de causer des dégâts, des battues administratives ou encore des tirs de défense contre le loup. Plusieurs amendements visent à mieux encadrer leur statut et à reconnaître leur engagement au service de l'État, notamment en facilitant leurs autorisations d'absence auprès de leur employeur lorsqu'ils sont mobilisés dans le cadre de leurs missions. Les débats se sont également concentrés sur les modalités d'intervention face aux attaques de loups sur les troupeaux. Le texte examiné prévoit d'adapter certaines règles relatives aux tirs de défense afin de permettre une réponse plus efficace lorsque les éleveurs subissent des prédations. Les sénateurs ont notamment étudié les dispositions issues des travaux de l'Assemblée nationale concernant l'utilisation de dispositifs de vision nocturne. Le projet de loi autorise ainsi, sous certaines conditions strictes, des éleveurs ou leurs mandataires à utiliser des lunettes de visée thermique lors des tirs de défense contre le loup. Cette possibilité serait réservée aux personnes titulaires du permis de chasser, ayant suivi une formation dispensée par l'OFB et ayant déjà participé à une opération de tir encadrée par un ou plusieurs lieutenants de louveterie. L'objectif affiché est d'améliorer l'efficacité des interventions nocturnes tout en maintenant un encadrement technique et administratif...
D'un côté, l'État et l'OFB continuent de défendre cette politique. Leur position reste inchangée : les seuils, barrages et ouvrages transversaux constituent des obstacles à la circulation des poissons migrateurs et au transport naturel des sédiments. Leur suppression ou leur aménagement permettrait de restaurer le fonctionnement des rivières, d'améliorer leur qualité écologique et de limiter le réchauffement des eaux stagnantes. La réglementation française, issue de la directive-cadre européenne sur l'eau et de la loi sur l'eau de 2006, n'a d'ailleurs pas été remise en cause et continue d'être appliquée, même si les services de l'État privilégient désormais davantage les solutions d'aménagement lorsque celles-ci sont techniquement et économiquement envisageables. Mais, sur le terrain, les résultats sont loin de faire consensus. Les populations de poissons migrateurs emblématiques, comme le saumon atlantique ou l'anguille, demeurent très fragiles, malgré plusieurs milliards d'euros consacrés depuis une quinzaine d'années à la restauration de la continuité écologique. Les critiques portent également sur l'absence d'évaluations scientifiques globales permettant de mesurer précisément les bénéfices des effacements réalisés sur les milliers de petits ouvrages. De nombreux élus, propriétaires de moulins, syndicats agricoles et associations dénoncent une politique coûteuse, menée parfois sans véritable analyse coût-bénéfice et sans prise en compte suffisante des autres fonctions assurées par ces retenues d'eau...
Concrètement, cette interruption concerne notamment le renard roux, la fouine et la corneille noire dans les départements où ces espèces étaient classées ESOD. Les opérations de piégeage réalisées au titre de ce classement, les destructions à tir sur autorisation préfectorale ainsi que les autres modalités spécifiques de régulation prévues par la réglementation ne pourront plus être pratiquées pendant cette période transitoire. Cette suspension ne signifie toutefois pas que toute intervention sur ces espèces devient impossible. Les actions relevant d'autres fondements juridiques, comme la chasse durant les périodes d'ouverture ou les dispositions applicables aux espèces exotiques envahissantes du groupe 1, demeurent inchangées. Seuls les dispositifs directement liés au classement ESOD du groupe 2 sont concernés par cette interruption réglementaire. Sur le terrain, cette situation suscite déjà de nombreuses interrogations. Les agriculteurs confrontés aux dégâts, les éleveurs de volailles, les lieutenants de louveterie et les piégeurs attendent désormais la publication du nouvel arrêté afin de pouvoir reprendre les opérations de régulation lorsque le cadre légal sera rétabli. Plusieurs préfectures avaient d'ailleurs anticipé cette échéance en informant les usagers que les autorisations en cours cesseraient automatiquement au 30 juin et qu'une nouvelle demande devrait être déposée dès l'entrée en vigueur du futur arrêté ministériel. La durée de cette interruption dépendra donc exclusivement du calendrier de publication du nouveau texte par le ministère chargé de l'Environnement...
Pourtant, une part importante de cette viande provient de l'étranger, notamment d'Europe centrale ou de Nouvelle-Zélande, alors que le territoire français dispose d'importantes populations de sangliers, de cerfs, de chevreuils et d'autres espèces de grand gibier susceptibles d'alimenter une filière nationale. Cette situation apparaît paradoxale pour les défenseurs d'une meilleure valorisation des prélèvements réalisés par les chasseurs. L'amendement adopté ne crée pas directement une nouvelle filière économique, mais constitue un signal politique. Il demande que la valorisation du gibier sauvage puisse être pleinement intégrée aux projets d'avenir agricoles, ouvrant ainsi la voie à un développement des circuits de collecte, de transformation et de commercialisation de la venaison française. Pour les partisans de cette évolution, une telle organisation permettrait de mieux valoriser une ressource locale, de réduire les importations de viande de gibier et d'offrir de nouveaux débouchés aux chasseurs ainsi qu'aux ateliers de traitement agréés. Elle contribuerait également à répondre aux enjeux de régulation des populations de grand gibier, notamment du sanglier, dont les effectifs demeurent élevés dans de nombreux départements. L'adoption de cet amendement a suscité des réactions contrastées au Sénat, certains élus écologistes ayant exprimé leurs réserves sur cette orientation. Pour Aymeric Durox, cette décision constitue au contraire une première étape vers la structuration d'une véritable filière française de venaison, conciliant souveraineté alimentaire, valorisation des ressources locales et réduction de la dépendance aux importations.
Certaines pourraient s’implanter difficilement, tandis que d’autres risqueraient de modifier les équilibres locaux en concurrençant la végétation déjà présente. Les conséquences ne se limitent pas à la surface : les arbres entretiennent des relations étroites avec les microorganismes du sol, notamment les champignons mycorhiziens et les bactéries qui favorisent l’absorption de l’eau et des nutriments. Déplacer une essence revient donc aussi à perturber un réseau complexe d’interactions souterraines. Les scientifiques s’inquiètent également du risque de « mal adaptation ». Un arbre capable de survivre aujourd’hui dans son nouvel environnement pourrait se retrouver inadapté aux conditions climatiques de demain, si celles-ci évoluent plus rapidement que prévu. Pour limiter ces incertitudes, plusieurs programmes expérimentaux, notamment en Amérique du Nord, testent différentes provenances d’une même espèce afin d’identifier les plus résilientes. Au-delà des questions biologiques, la migration assistée doit aussi composer avec les interactions entre les arbres et la faune locale. Insectes, pathogènes, cervidés ou rongeurs peuvent compromettre l’installation de jeunes plants ou modifier les équilibres alimentaires existants. À cela s’ajoutent des contraintes logistiques importantes : production des plants, transport, plantation et suivi à long terme représentent des investissements considérables. Les choix à effectuer soulèvent enfin des questions de gouvernance : quelles espèces privilégier, qui supporte les coûts et comment concilier adaptation climatique, biodiversité et usages forestiers ? Plus qu’une solution miracle, la migration assistée apparaît aujourd’hui comme un outil complémentaire de gestion forestière, prometteur mais nécessitant une approche progressive, fondée sur la recherche, le suivi scientifique et la prudence.
Un ciel dégagé peut rapidement laisser place à des éclairs, des rafales de vent, de la grêle et des pluies diluviennes. Pour le chasseur, souvent seul, éloigné de toute habitation et parfois installé sur un mirador, ces phénomènes représentent un danger qu’il ne faut pas négliger. Chaque année, la foudre frappe des milliers de fois le territoire français. Les chasseurs sont particulièrement exposés car ils évoluent dans des espaces ouverts, portent parfois des objets métalliques et recherchent des points hauts pour améliorer leur visibilité. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas le fusil qui attire la foudre. En revanche, le fait d'être la personne la plus haute dans une prairie, sur un chemin de crête ou dans un mirador augmente fortement le risque d'être touché. Dès les premiers grondements de tonnerre, il faut considérer que le danger est présent. Si le délai entre l'éclair et le tonnerre est inférieur à trente secondes, l'orage est suffisamment proche pour représenter une menace immédiate. Lorsqu'un orage approche, il ne faut pas chercher à attendre « encore cinq minutes ». Il est préférable d'interrompre immédiatement la chasse. Si vous êtes installé sur un mirador, quittez le. Qu'il soit en bois ou en métal, il constitue un point élevé particulièrement exposé. Il ne doit jamais servir d'abri pendant un orage. Le plus sûr reste un véhicule automobile fermé, vitres relevées. La carrosserie métallique agit comme une cage de Faraday et protège efficacement les occupants. À défaut, un bâtiment en dur constitue également un excellent refuge...
Dans ce contexte, la connaissance des réalités de terrain devient un élément essentiel à la compréhension des dossiers. L’intervention de Guillaume Firmin, adjoint au directeur des affaires juridiques de la FNC et docteur en droit, a permis de présenter l’organisation du réseau cynégétique français, son fonctionnement et les nombreuses missions exercées par les fédérations de chasseurs. Souvent réduites à leur seule fonction de représentation des pratiquants, ces structures jouent également un rôle important dans le suivi des populations animales, la gestion de certains habitats naturels, la prévention des dégâts de gibier ou encore les actions de sensibilisation à la sécurité. Mais le cœur de cette rencontre a surtout porté sur la notion juridique « d’acte de chasse », sujet complexe dont les contours sont régulièrement examinés par les tribunaux. Derrière cette définition se cachent des conséquences parfois déterminantes en matière de responsabilité, de police de la chasse ou d’application des réglementations environnementales. Les échanges nourris entre magistrats et intervenants ont ainsi permis d’illustrer la manière dont le droit s’applique concrètement sur le terrain. Au-delà de l’aspect technique, cette initiative révèle l’importance du dialogue entre deux univers qui se connaissent parfois mal. Dans un contexte où la chasse demeure un sujet sensible, souvent au croisement des enjeux ruraux, écologiques et sociétaux, la qualité de la décision judiciaire repose aussi sur une bonne compréhension des réalités pratiques. Cette collaboration entre l’ENM et la FNC illustre finalement une conviction simple : mieux connaître un sujet ne signifie pas prendre parti, mais se donner les moyens de mieux le juger. Une exigence particulièrement précieuse à l’heure où les questions liées à la faune sauvage et à la biodiversité occupent une place grandissante dans les prétoires comme dans le débat public.