Le 3 mars marque la Journée mondiale de la vie sauvage (World Wildlife Day), une date essentielle pour rappeler l’importance de la faune et de la flore sauvages et la nécessité de les protéger. Instituée par les Nations unies, cette journée vise à reconnaître la valeur irremplaçable de la biodiversité et à sensibiliser le grand public, les décideurs et les acteurs de terrain aux menaces croissantes qui pèsent sur le vivant. La vie sauvage joue un rôle fondamental dans l’équilibre des écosystèmes. Les animaux, les plantes, les champignons et les micro-organismes interagissent au sein de réseaux complexes qui assurent des fonctions vitales :
pollinisation, régulation des populations, fertilité des sols, qualité de l’eau ou encore stockage du carbone. La biodiversité constitue également un pilier de nombreuses activités humaines, qu’il s’agisse de l’agriculture, de la chasse, de la pêche, de la santé ou du tourisme, et participe directement au bien-être des sociétés. Pourtant, cette richesse naturelle est aujourd’hui gravement menacée. La destruction et la fragmentation des habitats, le changement climatique, la pollution, la surexploitation des ressources naturelles et le commerce illégal d’espèces sauvages accélèrent le déclin de nombreuses populations animales et végétales. Selon les estimations internationales, des milliers d’espèces sont actuellement en danger d’extinction, souvent à un rythme sans précédent dans l’histoire récente de la planète. La Journée mondiale de la vie sauvage est ainsi l’occasion de mettre en lumière les actions de conservation menées à différentes échelles. Aires protégées, programmes de surveillance des espèces, restauration des habitats, lutte contre le trafic illégal ou encore recherche scientifique sont autant de leviers mobilisés pour préserver la biodiversité. Cette journée rappelle aussi l’importance d’une approche intégrée, reliant la santé des écosystèmes à celle des animaux domestiques et des êtres humains. Au-delà des politiques publiques et des initiatives scientifiques, chacun peut agir à son niveau. Consommer de manière responsable, soutenir des projets de conservation, limiter son impact environnemental ou s’informer sur les enjeux liés à la biodiversité sont des gestes concrets qui contribuent à la protection de la vie sauvage. Le 3 mars est donc bien plus qu’une date symbolique : c’est un appel collectif à reconnaître que préserver la faune et la flore sauvages, c’est aussi préserver notre avenir commun.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Occupant près d’un tiers du territoire national, la forêt française constitue un atout écologique, économique et paysager majeur. Mais les équilibres sur lesquels elle reposait sont fragilisés par la multiplication des sécheresses, des incendies, des ravageurs et des maladies. Pour la ministre, l’enjeu est clair : adapter dès aujourd’hui les forêts pour garantir leur avenir. Première priorité : le renouvellement forestier et la diversification des essences. L’État concentrera ses efforts sur la reconstitution des peuplements fragilisés, notamment dans les zones sinistrées par les incendies ou touchées par des dépérissements massifs.
Les aides publiques seront mieux ciblées vers les situations les plus urgentes, tout en accompagnant propriétaires publics et privés vers une sylviculture plus durable et résiliente. Le renforcement de la souveraineté nationale en semences et plants forestiers fait également partie des axes stratégiques. La prévention des incendies constitue le deuxième pilier de l’action gouvernementale. Face à des feux plus fréquents et plus intenses, la mise en œuvre effective des obligations légales de débroussaillement devient une priorité nationale afin de protéger populations, habitations et massifs forestiers. Sur le plan opérationnel, la ministre a annoncé la réouverture immédiate du guichet de renouvellement forestier du programme « France Nation Verte », garantissant la continuité des soutiens financiers. Un nouveau cahier des charges, applicable à partir du 1er juillet 2026, intégrera davantage les enjeux d’adaptation climatique. Un appel à manifestation d’intérêt, piloté par l’ADEME, soutiendra par ailleurs des expérimentations territoriales en gestion forestière. Enfin, les travaux visant à sécuriser juridiquement les interventions forestières seront accélérés, au niveau national comme européen. Objectif affiché : faire de la forêt un pilier durable de la souveraineté écologique et économique française. (Photo Fransylva)
La manœuvre, rendue délicate par l’étroitesse du trou et la profondeur importante, a nécessité l’utilisation de techniques spécifiques de progression sur corde. Après avoir atteint le chien, les secours ont procédé à son hissage vers la surface. L’animal a été récupéré sain et sauf et remis à son propriétaire. L’intervention s’est déroulée sans incident et n’a pas nécessité de prise en charge vétérinaire immédiate.
Ces dynamiques varient fortement dans le temps et dans l’espace, rendant leur compréhension essentielle pour la gestion des risques sanitaires. L’interface entre le sanglier (Sus scrofa) et le porc domestique (Sus scrofa domesticus) constitue un cas emblématique. La propagation mondiale de la peste porcine africaine (PPA) a mis en évidence le rôle central du sanglier dans le maintien et la diffusion de pathogènes affectant les élevages, avec des conséquences économiques majeures. Au-delà de la PPA, le sanglier est porteur de multiples agents infectieux, dont certains zoonotiques, le plaçant au cœur des circulations pathogènes entre faune, élevage et humains. Cette interface demeure pourtant moins étudiée que d’autres systèmes faune–bétail en Europe. Or, la diversité des systèmes d’élevage porcin, allant d’unités confinées à des exploitations avec accès extérieur, influence fortement la perméabilité de l’interface. Les fermes peuvent constituer des points d’attraction pour les sangliers, notamment en raison de ressources alimentaires accessibles ou de signaux olfactifs liés aux porcs domestiques, favorisant des visites répétées susceptibles d’augmenter les risques de contamination environnementale ou de transmission directe...
La réforme autorise également l’usage de dispositifs de vision nocturne pour certaines espèces et intègre de nouveaux animaux, comme le chacal doré et l’oie d’Égypte, dans la liste cynégétique. Ce changement a été rendu possible par le déclassement du loup au niveau européen en 2025 : il est passé du statut d’« espèce strictement protégée » à celui d’« espèce protégée », ouvrant la voie à des adaptations nationales jusque-là juridiquement bloquées. En Allemagne, un processus similaire est en cours. Le 23 février 2026, le Bundestag a organisé une audition publique sur une modification de la loi fédérale sur la chasse visant à inclure le loup parmi les « espèces généralement chassables ». Cette inscription dans le cadre fédéral permettrait ensuite aux seize Länder d’autoriser des tirs sélectifs selon leurs propres règles. Le débat oppose deux visions : d’un côté, des associations de protection de la nature et certains scientifiques alertent sur le rôle écologique du loup et les risques de déséquilibre en cas de régulation accrue ; de l’autre, des représentants agricoles et cynégétiques invoquent l’augmentation des meutes et des attaques sur le bétail pour justifier une gestion plus active. Dans les deux pays, la réforme s’inscrit dans un contexte politique marqué par une forte pression des milieux agricoles et de la chasse, qui ont soutenu le déclassement européen. Les gouvernements concernés présentent ces évolutions comme des mesures pragmatiques de gestion, tandis que leurs opposants dénoncent une banalisation progressive du tir du loup et une insuffisante priorité donnée aux solutions de protection des troupeaux.
Elle souligne la vulnérabilité du secteur face aux crises sanitaires, climatiques ou économiques et appelle les pays à élaborer des stratégies nationales de relance, fondées notamment sur la coopération public-privé et la diversification des activités. Pour accompagner ces politiques, l’Organisation mondiale du tourisme met à disposition un tableau de bord analytique regroupant les principaux indicateurs mondiaux, régionaux et nationaux : arrivées de touristes, contribution au PIB, part dans les exportations, marchés émetteurs, saisonnalité ou capacités d’hébergement. Ces données permettent d’éclairer les choix stratégiques et d’évaluer l’impact réel du secteur. Au-delà des chiffres, le tourisme durable – y compris l’écotourisme – constitue un levier transversal au service des Objectifs de développement durable. Il favorise une croissance économique inclusive, la création d’emplois décents et la réduction de la pauvreté. Il contribue également à la transition vers des modes de production et de consommation responsables, à la protection des océans et des ressources naturelles, ainsi qu’à la valorisation des cultures locales. Dans de nombreux pays en développement, notamment les pays les moins avancés, les petits États insulaires ou plusieurs pays africains, le tourisme représente une source essentielle de devises, de recettes fiscales et d’emplois. En renforçant l’autonomisation des femmes, des jeunes et des communautés locales, il améliore les conditions de vie rurales, soutient les petits exploitants et encourage la conservation de la biodiversité. Un tourisme durable et résilient apparaît ainsi comme un outil stratégique pour conjuguer prospérité économique, inclusion sociale et protection de l’environnement.
Cette dynamique est encore plus marquée dans les territoires d’expansion du loup, où l’espèce est installée plus récemment et où les dispositifs de protection (clôtures, chiens de protection, présence renforcée de bergers) sont moins développés. Dans ces zones, les attaques ont augmenté de 38,4 % en 2025 et le nombre de victimes de 27,3 %, traduisant une prédation en forte hausse. Chaque attaque provoque une détresse psychologique importante chez les éleveurs et entraîne des conséquences économiques significatives. Cinq jours après un déplacement en Haute-Marne auprès des professionnels, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, et Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, ont publié de nouveaux textes réformant les règles de gestion du loup. L’objectif est de mieux protéger les élevages tout en garantissant un bon état de conservation de l’espèce, conformément à l’évolution du cadre juridique européen qui a révisé le statut du loup afin de permettre des politiques de gestion plus équilibrées. Première évolution majeure : le plafond annuel de loups pouvant être éliminés passe de 19 % de la population, soit 192 loups, à 21 %, soit 227 loups. Ce taux pourra être porté à 23 % en cours d’année selon la pression de prédation et l’atteinte du plafond, ce qui représenterait 248 loups au total, soit 56 de plus qu’en 2025...
Jean-Pierre Vigier a d’abord rappelé que la loi Montagne fut, en 1985, la première loi de différenciation territoriale, complétée par un Acte II en 2016. Il a ensuite dressé un bilan de son application puis présenté les mesures coconstruites par l’ANEM avec les élus et les acteurs de la montagne pour un Acte III Montagne. Pour le président de l’ANEM, l’objectif est clair : il s’agit de renforcer l’application des mesures existantes et de les adapter aux nouveaux défis que doivent relever les territoires de montagne, notamment le changement climatique. Il a détaillé comment faire avancer ces propositions sur plusieurs fronts, à la fois législatif, budgétaire, réglementaire et de communication. La première étape est déjà lancée avec un texte de loi transpartisan en construction qui porte les mesures les plus urgentes pour adapter les politiques publiques aux besoins spécifiques des territoires de montagne sur l’école, la santé, l’urbanisme, l’agriculture et la gestion partagée de l’eau. Cette audition au Sénat a permis de mettre en lumière des sujets particulièrement critiques : les questions liées à l’urbanisme et au cumul de contraintes des lois Montagne et Littoral, autour des lacs de montagne notamment, et les enjeux de gestion partagée et multiusage de la ressource en eau. Jean-Pierre Vigier a réaffirmé la nécessité de mettre en œuvre concrètement le droit à la différenciation territoriale en montagne.
Les TAAF représentent un territoire hors norme : plus de 7 000 km² de terres insulaires, hors Terre Adélie, et près de 2,26 millions de km² d’espaces maritimes placés sous juridiction française. Ces régions isolées abritent une biodiversité remarquable, caractérisée par un fort endémisme et la présence d’espèces emblématiques, parfois menacées, comme l’albatros fuligineux ou le manchot Adélie.
Ces milieux, relativement préservés, constituent également des observatoires privilégiés pour l’étude des changements climatiques et des dynamiques écologiques globales. Conclue pour la période 2026-2030, la convention vise à structurer et intensifier la collaboration technique, scientifique et financière entre l’OFB et les TAAF. Elle concerne l’ensemble des districts australs et antarctiques : les archipels de Crozet et de Kerguelen, les îles Saint-Paul et Amsterdam, la Terre Adélie ainsi que les îles Éparses. Cinq axes stratégiques encadrent cet engagement : la préservation et la restauration des écosystèmes, le développement des connaissances scientifiques, la mise en œuvre des politiques environnementales nationales, le renforcement de la coopération internationale et de la mobilisation citoyenne, ainsi que l’approfondissement des échanges techniques entre les équipes des deux établissements. Parmi les projets structurants figure la création d’une aire marine protégée en haute mer, à la jonction des zones économiques exclusives de Crozet et de Prince Edward. À travers cette convention, les TAAF et l’OFB affirment leur volonté commune d’inscrire la protection de ces territoires uniques dans une stratégie durable et de long terme. (Photo signature : Florence Delmas TAAF)
Le tribunal a estimé que le cerf n’était pas mortellement blessé avant leur intervention et qu’ils auraient dû cesser l’action, maîtriser les chiens et prévenir les autorités compétentes. Les prévenus ont été reconnus coupables de chasse non autorisée sur le terrain d’autrui et d’usage d’un moyen prohibé. Ils ont écopé d’amendes, d’un stage de sensibilisation, d’une suspension d’un an du permis de chasser et du versement de dommages et intérêts, tandis que Luc Besson et sa mère obtenaient l’euro symbolique. L’appel formé par le plus jeune des condamnés ouvre désormais un nouveau front judiciaire. Son avocat entend contester notamment la qualité à agir de Luc Besson, soutenant que le domaine appartiendrait juridiquement à une société civile immobilière (SCI) et non directement au réalisateur. En droit, une SCI constitue une personne morale distincte de ses associés, ce qui pourrait soulever un débat technique sur la titularité du bien et la recevabilité de la constitution de partie civile. La procédure d’appel devrait ainsi se concentrer sur des questions strictement juridiques : droit de propriété, préjudice moral de l’occupante et représentation éventuelle de la SCI. Au-delà de ces aspects, le principe demeure clair : nul ne peut pénétrer sur une propriété privée sans autorisation, même dans le cadre d’une action de chasse. C’est sur ce fondement que la juridiction de première instance avait motivé sa décision. À noter avec insistance que cette affaire ne concerne en aucune façon la chasse à courre, au sens de la vénerie du cerf, mais une chasse classique aux chiens courants, pratique distincte qui n’a rien à voir avec les règles et l’organisation spécifiques de la vénerie.
Il s’agit d’un événement international majeur où fabricants, distributeurs, revendeurs spécialisés et médias se rencontrent pour échanger sur l’état du marché et les tendances futures. Sur quatre jours, des centaines d’exposants venus du monde entier exposent une vaste gamme d’équipements : armes à feu et munitions pour la chasse et le tir sportif, composants et accessoires spécialisés, optiques et électroniques, couteaux, vêtements techniques, accessoires outdoor, ainsi que des solutions pour la sécurité civile et la protection personnelle. Cet ensemble vise à couvrir tous les besoins des professionnels et des spécialistes du secteur. L’événement n’est pas seulement une vitrine de produits : il sert aussi de plateforme pour le réseautage professionnel, les négociations commerciales et l’identification de nouvelles opportunités de marché. Les visiteurs, exclusivement professionnels, peuvent ainsi rencontrer des décideurs, établir des contacts commerciaux durables, et découvrir les innovations qui façonneront l’industrie au cours des prochaines années. Les portes de l’IWA OutdoorClassics sont ouvertes chaque jour avec des horaires adaptés aux visiteurs professionnels, généralement de 09h00 à 18h00 (jusqu’à 16h00 le dernier jour), facilitant ainsi les rencontres et les échanges sur place. Un rendez-vous incontournable ouvert sur les dernières tendances et innovations.
Les veneurs contestent fermement cette hypothèse. Les expertises médico-légales évoquent d’abord la possibilité d’une attaque en meute, mais l’enquête s’oriente progressivement vers Curtis, un American Pitbull Terrier. Un rapport vétérinaire rendu le 31 octobre 2020, fondé sur l’examen comparatif des mâchoires de 67 chiens (ceux du couple et ceux de l’équipage de chasse), conclut que Curtis est l’unique auteur des morsures mortelles. Une analyse génétique vient confirmer ces conclusions. Les demandes de contre-expertise formulées par la défense sont rejetées. Le 4 mars 2021, Christophe Ellul est mis en examen pour homicide involontaire. L’accusation lui reproche notamment un manquement à ses obligations de prudence et évoque un possible dressage au mordant, ainsi que l’irrégularité supposée de l’introduction du chien en France. La dangerosité de l’animal est également relevée après des morsures survenues postérieurement aux faits. Les éléments de téléphonie occupent une place centrale dans le dossier : des photos prises peu avant le drame montrent le chien non muselé, et un SMS envoyé par Christophe Ellul (« Je le fais piquer ») alimente les débats sur sa connaissance des faits. Christophe Ellul, laissé libre sous contrôle judiciaire, encourt jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Le procès devra déterminer les responsabilités exactes dans ce drame qui avait profondément marqué l’opinion publique et ravivé les tensions autour de la chasse à courre et des chiens dits dangereux.