Avec le retour des beaux jours, les hirondelles s’apprêtent à regagner le territoire français, marquant l’arrivée du printemps et le début de leur période de reproduction. Ces oiseaux migrateurs, absents durant l’hiver, reviennent chaque année après un long voyage. Leur présence est aujourd’hui étroitement surveillée, car leurs populations connaissent un déclin préoccupant. Selon les données du « Suivi temporel des oiseaux communs » (STOC), coordonné par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office français de la biodiversité (OFB), les effectifs ont fortement diminué ces dernières décennies, avec une baisse de près de 45 % pour l’hirondelle de fenêtre et de près de 50 % pour l’hirondelle rustique entre 2001 et 2023.
Les inspecteurs de l’environnement de l’OFB veillent à la protection de ces espèces, encadrée par l’arrêté ministériel du 29 octobre 2009. Ils réalisent des observations et des comptages, notamment grâce à des outils d’inventaire naturaliste, afin de suivre l’évolution des populations. Faciles à reconnaître à leur vol rapide et à leurs ailes effilées, les hirondelles se distinguent aussi par leur queue fourchue et leur plumage contrasté. Très liées aux activités humaines, elles construisent leurs nids en boue sous les toitures, les rebords de fenêtres ou dans les cheminées, souvent en colonies. Fidèles à leurs sites de nidification, elles réutilisent leurs nids d’une année sur l’autre. Leur alimentation repose essentiellement sur les insectes, dont la raréfaction constitue l’une des principales causes de leur déclin. La cohabitation avec l’homme est donc essentielle à leur préservation. Les nids, qu’ils soient occupés ou non, sont protégés par la loi. Toute destruction est interdite sans autorisation préalable, notamment lors de travaux sur les bâtiments. Des solutions existent pour concilier travaux et protection, comme le recours à des périodes adaptées ou l’installation de nids artificiels. À travers ces mesures, l’enjeu est clair : favoriser le retour durable des hirondelles et préserver ces espèces emblématiques de nos paysages.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

L’objectif du sommet est double : renforcer les systèmes de surveillance et de prévention à l’échelle mondiale, tout en mobilisant l’ensemble des acteurs (institutions publiques, chercheurs, entreprises et société civile) autour d’actions concrètes. À terme, il s’agit de faire de cette approche intégrée un véritable cadre de référence pour les politiques publiques internationales. Les travaux du sommet s’articuleront autour de quatre grands axes, correspondant aux principaux déterminants des maladies transmissibles et non transmissibles. Le premier concerne les réservoirs zoonotiques et les vecteurs, à l’origine de nombreuses épidémies. Le second porte sur la résistance aux antimicrobiens, enjeu majeur de santé publique responsable de centaines de milliers de décès chaque année dans le monde. Le troisième axe aborde les systèmes alimentaires durables, au croisement des enjeux sanitaires, environnementaux et économiques. Enfin, le quatrième thème traite des expositions aux pollutions (air, eau, sols, plastiques), dont l’impact sur la santé humaine est de plus en plus documenté. En amont du sommet, les 5 et 6 avril, le Parc de la Tête d’Or accueillera un « Village des Découvertes » ouvert au grand public, visant à sensibiliser aux enjeux One Health. Le 6 avril, plusieurs événements partenaires se tiendront au Centre de Congrès, dont un colloque scientifique intitulé « Une seule santé, une seule science », ainsi que des rencontres consacrées à la jeunesse, aux territoires et aux initiatives philanthropiques. Le point culminant du sommet aura lieu le 7 avril au Centre de Congrès de Lyon, avec la participation de délégations internationales de haut niveau. La journée s’ouvrira par des sessions thématiques parallèles, suivies d’un forum économique dédié aux enjeux de santé globale, piloté par des acteurs du secteur. Des discussions porteront notamment sur le financement de l’approche One Health et l’engagement de la société civile dans les transitions nécessaires. L’après-midi sera marqué par un segment de haut niveau réunissant décideurs politiques et experts internationaux. Ce sommet entend ainsi poser les bases d’une gouvernance mondiale renouvelée en matière de santé, plus transversale, plus préventive et plus durable.
Communiqué de la FNC : « La ministre Monique Barbut, sans aucune concertation, signe la mise à mort de deux espèces d’oiseaux en les excluant de la liste des espèces chassables. La FNC vient d’apprendre la décision unilatérale - sans aucune concertation avec les chasseurs - de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut de retirer de la liste des espèces chassables le Grand Tétras et le Lagopède alpin pourtant en moratoire, respectivement depuis 2022 et 2026 à la suite d’une décision du Conseil d’Etat. La FNC condamne avec la plus grande fermeté cette volte-face incompréhensible décrétée par la ministre en choisissant d’exclure ces deux oiseaux alors qu’ils ne sont justement plus chassés, car leur population est en déclin. Comment peut-on sérieusement en appeler sans cesse à la responsabilité du monde de la chasse dans le cadre de la gestion adaptative et enjamber ce grand principe pour faire plaisir à quelques associations anti-chasse ? Cette décision de la ministre qui n’apportera rien de positif pour le Grand Tétras et le Lagopède alpin n’est, en réalité, qu’un gage politique et idéologique pour ses amis de l’écologie punitive et extrémiste.
En effet, Monique Barbut et ses comparses écolo n’ont manifestement toujours pas compris que sans les chasseurs et leurs actions concrètes bénévoles sur le terrain en faveur de l’habitat et du suivi de la population de ces oiseaux, ces espèces sont vouées à une mort certaine. C’est d’ailleurs le cas dans les Vosges pour le Grand tétras avec une population qui s’effondre littéralement depuis qu’il n’est plus chassé ! Le principe de gestion adaptative conduit précisément à distinguer un moratoire d’un retrait définitif de la liste des espèces chassables. Le moratoire suspend temporairement la chasse afin de permettre l’acquisition de données, l’évaluation des dynamiques de population et l’ajustement ultérieur des décisions en fonction des résultats observés. C’est la victoire du terrain et de la science face à l’idéologie. Force est de constater que la ministre a décidé d’être du côté du dogme sans aucun élément tangible nouveau concernant la dynamique des populations de ces deux espèces. Pour Willy Schraen, président de la FNC : « Aucune logique ne peut expliquer cette annonce hors-sol et hors contexte de la ministre Monique Barbut qui revient à court-circuiter la logique même de la gestion adaptative, laquelle repose sur la réversibilité des décisions au regard de l’évolution des connaissances acquises et de l’état réel des populations des espèces chassables. Je n’y vois que de l’entre-soi et la volonté de faire un geste envers les associations soi-disant environnementales et assurément anti-chasse. Cette décision n’est pas à la hauteur des réels enjeux qui entourent la conservation de ces deux espèces emblématiques de nos montagnes et qui vont disparaître à la suite de cette décision. Avouons que c’est faire peu cas de la biodiversité alors que la ministre de la Transition écologique en a directement la charge ! »
La réforme ne modifie pas les règles de fond existantes, mais simplifie leur application en fusionnant 13 réglementations en une procédure unique. Toute destruction de haie est désormais soumise à une déclaration préalable unique, instruite dans un délai de deux mois. L’administration peut s’y opposer ou requalifier la demande en autorisation. Le silence vaut acceptation. L’objectif est de rendre la réglementation plus lisible, mieux appliquée et plus protectrice de l’environnement. Le régime repose sur un guichet unique départemental, chargé de coordonner l’instruction et de fournir une réponse unique à l’usager. Un portail numérique dédié permettra de simuler les projets, déposer les dossiers et suivre leur traitement. Un observatoire de la haie est également prévu pour améliorer le suivi. Toute autorisation de destruction est conditionnée à une compensation écologique, définie par des coefficients fixés par arrêté préfectoral, au moins équivalents au linéaire détruit. Les préfets doivent aussi déterminer une période d’interdiction des travaux (au moins 21 semaines, liée à la nidification des oiseaux) et identifier les pratiques d’entretien autorisées. La réforme prévoit également une simplification des procédures liées aux espèces protégées, avec des critères permettant d’adapter les exigences administratives selon les enjeux. Elle impacte aussi d’autres dispositifs, comme Natura 2000 et la PAC, qui devront être ajustés pour intégrer ce nouveau cadre. La mise en œuvre repose largement sur les préfets, qui doivent adopter plusieurs arrêtés, organiser une concertation locale et assurer la communication auprès des acteurs concernés. L’ensemble du dispositif sera pleinement opérationnel à partir de juin 2026, avec certaines mesures (comme les périodes d’interdiction) applicables en 2027. En résumé, ce régime unique vise à mieux protéger les haies tout en simplifiant les démarches administratives, afin de concilier enjeux environnementaux et activités agricoles.
Prédateur opportuniste, le frelon asiatique se nourrit en grande partie d’insectes, dont environ 40 % d’abeilles domestiques. Cette pression prédatrice fragilise fortement les ruches : les ouvrières, capturées à l’entrée, ne peuvent plus assurer le butinage, ce qui affaiblit les colonies et peut entraîner leur disparition. À l’échelle nationale, jusqu’à 30 % des colonies peuvent être impactées certaines années. Au-delà de l’apiculture, l’impact sur les pollinisateurs sauvages et, plus largement, sur les équilibres écologiques reste encore mal évalué, mais suscite de fortes inquiétudes. La présence de nids à proximité des habitations pose également des problèmes de sécurité. Les piqûres, parfois multiples, peuvent provoquer des réactions graves. De plus, les tentatives de destruction non encadrées représentent un danger pour les particuliers. Face à cette situation, l’éradication de l’espèce n’est plus envisageable.
La stratégie repose désormais sur la limitation de ses impacts à travers des actions complémentaires : piégeage des reines au printemps, destruction des nids par des professionnels, piégeage d’automne pour réduire la pression sur les ruches, et mise en place de dispositifs de protection comme les muselières ou harpes électriques. Ces actions sont déjà mises en œuvre localement par les collectivités, les apiculteurs et les services de l’État. Pour renforcer cette lutte, un plan national a été lancé en 2025. Il prévoit une meilleure coordination entre acteurs grâce à un réseau de référents, la mise en place d’un système de déclaration obligatoire des nids et un financement annuel de 3 millions d’euros. Ce plan vise à structurer les interventions, améliorer l’efficacité des dispositifs et soutenir les territoires. Au-delà des moyens engagés, la réussite repose sur une mobilisation collective. La lutte contre le frelon asiatique s’inscrit dans la durée et nécessite une réponse coordonnée, adaptée aux réalités locales et respectueuse des équilibres environnementaux.
Elle prépare le terrain à l’introduction de nouveaux individus, présentée comme une nécessité biologique. Pourtant, la génétique des populations sauvages ne se résume pas à une logique simpliste d’addition d’individus. Elle repose sur des équilibres complexes entre diversité, sélection naturelle et dynamique des territoires. Chez les grands ongulés européens (cervidés, chevreuils, sangliers ou chamois) la diversité génétique est le fruit d’une longue histoire évolutive. Elle garantit la robustesse des populations, leur capacité d’adaptation et leur résilience face aux maladies ou aux changements environnementaux. Mais cette diversité ne se décrète pas par des introductions répétées : elle se construit dans des populations fonctionnelles, connectées et soumises à une sélection naturelle réelle. À l’inverse, les interventions humaines mal calibrées peuvent perturber ces équilibres. Fragmentation des habitats, pressions anthropiques, gestion déséquilibrée : autant de facteurs qui limitent les flux génétiques et favorisent des dérives locales. Introduire artificiellement des individus sans traiter ces causes profondes revient à masquer les symptômes sans corriger le problème. Plus encore, la complexité génétique n’est pas sans risques. Dans des populations contraintes, l’augmentation des croisements et des recombinaisons peut accroître la fréquence d’anomalies, affecter la viabilité des jeunes et fragiliser l’ensemble du système. La nature n’a pas attendu les plans de réintroduction pour organiser ces équilibres. La réalité est donc claire : la question de l’ours dans les Pyrénées dépasse largement le cadre biologique. Elle engage des choix de société, opposant une vision idéalisée de la nature sauvage à la réalité vécue par les éleveurs et les territoires de montagne. Instrumentaliser la génétique pour justifier de nouveaux lâchers revient à ignorer cette complexité. Une gestion responsable de la faune sauvage ne peut se construire contre les hommes. Elle doit s’appuyer sur la science, certes, mais aussi sur l’expérience du terrain et le respect des équilibres humains autant qu’écologiques.
Ces espèces doivent pouvoir circuler librement entre leurs zones de reproduction, d’alimentation et d’hivernage, ce qui nécessite des continuités écologiques fonctionnelles et une réduction des pressions humaines, notamment liées aux captures illégales et/ou excessives, précise l’Office. La première initiative soutenue est le Partenariat mondial pour la connectivité écologique (GPEC). Son objectif est de mieux protéger, restaurer et relier les habitats essentiels aux espèces migratrices à l’échelle internationale. Cette plateforme collaborative rassemble divers acteurs de la conservation afin de coordonner les actions, partager les connaissances et définir des priorités communes. Encore en phase de structuration, le partenariat a tenu une première réunion à Abu Dhabi en octobre 2025 pour établir ses bases de fonctionnement. Le soutien de l’OFB permettra notamment de financer la coordination du dispositif et la mise en œuvre d’un programme d’actions sur trois ans. La seconde initiative vise à lutter contre les captures illégales ou excessives d’animaux sauvages, qui constituent une menace majeure pour de nombreuses espèces migratrices. Ce programme cherche à mieux organiser la réponse collective en identifiant les priorités, en coordonnant les efforts existants et en favorisant des approches communes entre les acteurs concernés. Il prévoit également de renforcer la coopération internationale, le partage d’expériences et les actions de sensibilisation. La contribution de l’OFB, représentant environ 15 % du budget total de ces deux initiatives, joue un rôle clé pour structurer ces projets et accompagner leur déploiement, avec l’objectif d’améliorer durablement la conservation des espèces migratrices à l’échelle mondiale.
Non seulement elle entraîne la destruction d’arbres sains, mais elle génère également des coûts économiques élevés liés à la perte de production forestière. De plus, son efficacité reste relative dans les massifs homogènes de pins, où elle n’a pas permis d’éradiquer durablement la maladie. À l’inverse, la coupe sélective apparaît comme une alternative plus performante. Elle consiste à abattre uniquement les arbres présentant des symptômes d’infestation. Cette stratégie permet de préserver les arbres sains et de réduire considérablement les pertes économiques. Selon les simulations, dans des conditions optimales, elle pourrait diviser jusqu’à 200 fois les coûts liés à la gestion de la crise par rapport à une coupe rase. Toutefois, l’efficacité de la coupe sélective dépend étroitement de la capacité à détecter rapidement et précisément les arbres infestés. Une surveillance performante est donc indispensable pour garantir le succès de cette méthode. Lorsque la détection est optimale — notamment grâce à des observations fréquentes et efficaces — l’éradication du nématode devient envisageable. En revanche, lorsque les conditions de surveillance sont insuffisantes, aucune des deux méthodes ne permet une éradication complète. Dans ce cas, l’objectif évolue vers une stratégie de limitation de la propagation. Même dans ce contexte, la coupe sélective reste la solution la plus pertinente en termes de rapport coût/efficacité. Ainsi, les travaux montrent que l’amélioration des capacités de détection constitue un levier essentiel pour optimiser les stratégies d’éradication. La réussite de la lutte contre le nématode du pin ne dépend pas uniquement du choix de la méthode de coupe, mais aussi de la qualité du suivi sanitaire des peuplements forestiers.
L’objectif est de mettre en lumière des initiatives concrètes, innovantes et reproductibles, capables de répondre aux enjeux environnementaux actuels. Porté par l’Association fédérative des acteurs de l’ingénierie et du génie écologique (A-IGÉco), avec le soutien du Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, des Négociations internationales sur le climat et la nature, ainsi que de l’Office français de la biodiversité (OFB), ce prix distingue des projets collectifs qui illustrent l’excellence et le savoir-faire des professionnels du secteur.
Chassexam se distingue par un contenu complet et officiel. Elle est aujourd’hui la seule application à proposer l’intégralité des 400 questions réglementaires sous forme de QCM, accompagnées de supports vidéo pour faciliter l’apprentissage. L’approche pédagogique repose sur une progression structurée, avec des quiz thématiques permettant de travailler par blocs de connaissances : sécurité, réglementation, reconnaissance des espèces ou encore manipulation des armes. Chaque question est enrichie d’explications détaillées, afin d’aller au-delà de la simple mémorisation et de favoriser une réelle compréhension des règles. Cette méthode permet aux candidats d’identifier précisément leurs points forts et leurs lacunes. L’application intègre également un module « examen blanc », reproduisant fidèlement les conditions réelles de l’épreuve, avec tirage aléatoire des questions et chronométrage. Un outil particulièrement utile pour appréhender le stress et gérer le temps, deux facteurs clés de réussite. Avec un taux moyen de réussite d’environ 70 %, le permis de chasser reste en effet un examen exigeant, où la rigueur est essentielle. Pour renforcer l’engagement des utilisateurs, Chassexam mise sur la gamification. Les candidats peuvent suivre leur progression en temps réel, débloquer des badges et obtenir des médailles en fonction de leurs performances. Ce système motive l’apprentissage et encourage une pratique régulière. L’application propose aussi une révision ciblée, en permettant de retravailler spécifiquement les questions mal maîtrisées, garantissant ainsi une acquisition durable des connaissances. Avec Chassexam, la FNC affirme une ambition forte : adapter la formation aux outils d’aujourd’hui tout en garantissant un haut niveau d’exigence. Une initiative qui illustre la volonté de la chasse française d’évoluer, en plaçant la sécurité, la pédagogie et la responsabilité au cœur de sa transmission.
D’après les témoignages rapportés, les relations entre les deux protagonistes se seraient ensuite dégradées, malgré des excuses formulées à l’époque et des prises de nouvelles de la part de l’auteur du tir. L’affaire, restée longtemps en suspens, a finalement été portée devant les tribunaux près de neuf ans après les faits. Ce dossier soulève plusieurs questions, notamment sur la gestion des incidents de chasse et les obligations de déclaration. Il rappelle également l’importance du respect strict des règles de sécurité et de transparence dans une activité où les risques, bien que encadrés, restent bien réels.
Plusieurs meutes se sont succédé tout au long du week-end, alternant concours et démonstrations, sous le regard attentif des juges et d’un public venu en nombre. Les chasseurs ont ainsi présenté leurs chiens lors du second découplé, moment clé où les qualités de quête, de rapproché et de menée sont évaluées. Discipline, cohésion de la meute et voix des chiens ont particulièrement retenu l’attention, illustrant le savoir-faire des conducteurs et le fruit d’un long travail d’entraînement. Au-delà de la compétition, cet événement a également été l’occasion d’échanges entre passionnés, mettant en avant la tradition cynégétique et l’importance de la sélection canine. Dans une ambiance conviviale, ce rendez-vous a confirmé l’attachement du territoire à la chasse au chien courant et à la transmission des pratiques...
Une lecture pour le moins caricaturale, qui occulte l’essentiel : ces épreuves ne relèvent ni d’un spectacle, ni d’une chasse au sens létal du terme, mais bien d’un exercice de sélection canine et de formation des chiens courants. Car il faut rappeler une évidence trop souvent passée sous silence : aucun tir, aucune mise à mort n’interviennent dans ce type de brevet. Les animaux sauvages, une fois débusqués, regagnent leur territoire. L’objectif n’est pas de « traquer jusqu’à l’épuisement », mais d’évaluer des qualités précises chez les chiens, quête, rapproché, menée, dans un cadre strictement encadré. Ces épreuves participent à la sélection de chiens dits « créancés », capables de se spécialiser sur une espèce donnée, évitant ainsi les poursuites désordonnées et limitant justement le dérangement de la faune. Autrement dit, loin d’encourager une pratique brutale, ces concours contribuent à une chasse plus maîtrisée et plus respectueuse.
Assimiler ces exercices à une forme de maltraitance relève donc d’un contresens. La formation de chiens adaptés est une condition essentielle d’une pratique responsable, reconnue et autorisée par la réglementation. Elle s’inscrit dans une tradition cynégétique ancienne, mais aussi dans une logique moderne de gestion raisonnée de la faune sauvage. Opposer systématiquement tradition et bien-être animal sans nuance revient à ignorer les évolutions réelles du monde de la chasse. La sortie de la Fondation Brigitte Bardot interroge d’autant plus qu’elle cible ici une activité légale, encadrée et formatrice, loin des dérives que l’on pourrait légitimement condamner ailleurs. En amalgamant formation canine et cruauté, elle entretient une confusion qui nuit au débat. Car la vraie question mérite mieux que des raccourcis : comment concilier pratiques rurales, connaissance du vivant et exigences éthiques contemporaines ? En l’occurrence, la réponse ne passe pas par la stigmatisation, mais par la compréhension. Et sur ce point, certains combats gagneraient sans doute à être mieux ciblés.