L’ouverture de la chasse au petit gibier dans le sud de la France aura confirmé une impression désormais familière : les territoires restent riches de promesses, mais les populations ne sont pas toujours au rendez-vous. Dans les plaines, les chasseurs ont retrouvé leurs habitudes, leurs chiens et leurs chemins, avec des observations qui appellent autant à la satisfaction qu’à la vigilance.
Le lièvre demeure bien présent, mais ses densités varient considérablement d’un territoire à l’autre. Le constat le plus préoccupant concerne les jeunes, levrauts et lièvres de l’année, qui semblent rares. Les effets de la sécheresse et des fortes chaleurs, le manque de couvert, la prédation et les pertes liées à la circulation routière pourraient expliquer cette situation. Les adultes sont là, mais leur renouvellement pose question. Pour le lapin de garenne, le tableau est plus sombre encore.
Quelques îlots résistent mieux aux maladies, mais l’arrivée des insectes piqueurs en août, vecteurs de nouvelles contaminations, a ravivé les inquiétudes. Myxomatose et maladie hémorragique virale ont lourdement affecté les populations. Elles ne sont toutefois pas les seules responsables. La disparition de nombreux habitats favorables a aussi réduit les capacités d’accueil des territoires. La perdrix rouge, mieux représentée dans certains secteurs du Sud-Ouest, reste plus souvent en difficulté qu’en bonne santé. Les tableaux d’ouverture ont été faibles, parfois parce que les oiseaux manquaient, mais aussi parce que les chasseurs ont choisi la prudence. Une décision qui mérite d’être saluée : préserver le potentiel reproducteur plutôt que rechercher à tout prix quelques oiseaux supplémentaires. La perdrix grise partage ces difficultés dans les grandes plaines céréalières. Les milieux simplifiés, le manque de couverts et la fragilité des populations naturelles rendent sa présence incertaine. Là encore, la retenue des chasseurs apparaît comme un choix de raison...
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Dans une atmosphère décrite comme cordiale et constructive, les représentants des deux organisations ont confirmé leur volonté de poursuivre leur collaboration et de développer des initiatives communes sur les sujets présentant un intérêt partagé. Plusieurs domaines de travail ont été identifiés. CIC et FACE souhaitent notamment contribuer à la formulation de recommandations concernant les nouvelles réglementations de la chasse dans les États et régions européens. La conservation du petit gibier figure parmi les priorités évoquées. La communication constitue un autre axe majeur du rapprochement. Les deux organisations souhaitent renforcer leur coordination et s’informer mutuellement de manière proactive sur les sujets susceptibles de faire l’objet d’une communication publique. Lorsque cela sera pertinent, elles pourront ainsi renforcer leurs messages et leurs actions de sensibilisation. Cette coopération sera également renforcée à Bruxelles, dans le cadre du mémorandum de coopération existant entre le CIC et la FACE. Un bureau du CIC sera créé au sein du bureau bruxellois de la FACE. Ce dispositif doit faciliter les échanges quotidiens et permettre une meilleure coordination sur les dossiers et débats liés aux politiques européennes. La réunion de Madrid constitue ainsi une étape supplémentaire dans le rapprochement des deux organisations, qui entendent mieux coordonner leurs expertises, leurs positions et leurs actions, tout en défendant une approche fondée sur une chasse durable et la gestion responsable de la faune sauvage.
L’année 2025 se caractérise d’abord par la performance des résineux. Le document annonce des niveaux de prix records, soutenus par une demande dynamique. Cette progression traduit un marché favorable pour ces essences, même si aucune valeur chiffrée par essence n’est communiquée dans le document de présentation. La situation apparaît plus nuancée pour les feuillus, dont les prix ont enregistré un léger repli. Cette évolution contrastée souligne l’importance d’une lecture par essence plutôt que d’une interprétation fondée uniquement sur un prix moyen. Malgré le recul observé sur certains marchés, la valeur moyenne du bois demeure toutefois nettement supérieure aux niveaux enregistrés avant 2020. Le webinaire doit également mettre en perspective l’influence des marchés internationaux, identifiée parmi les thèmes de la rencontre. Cette dimension permet de comprendre les mouvements de la demande et leurs répercussions sur les prix des bois sur pied. Pour les propriétaires forestiers, l’enjeu consiste à apprécier ces tendances dans leurs décisions de commercialisation, d’exploitation et de gestion des peuplements. Pour les investisseurs, l’évolution des prix constitue un élément d’appréciation de la valeur des actifs forestiers et de leurs perspectives. La rencontre sera animée par Tristan Susse et François Hauet, experts forestiers, ainsi qu’Olivier Calvi, exploitant forestier et membre de la Fédération nationale du bois. Le webinaire, gratuit et accessible en ligne, se déroulera de 19 heures à 21 heures. contact : Jean de Falandre : j.defalandre@comitedesforets.com
Les visiteurs pourront découvrir les salons de l’hôtel particulier, son jardin de 5 500 m², ainsi que les jardins de l’Hôtel du Play. Parmi les temps forts, une exposition immersive réalisée avec l’Office national des forêts invite à explorer la biodiversité de la forêt de Fontainebleau, tout en rappelant sa fragilité après les incendies de l’été. Une autre exposition retracera cinquante ans d’aménagement du territoire en Île-de-France, notamment à travers le logement et les transports. Le ministère des Transports consacrera également un espace aux cinquante ans de Bison futé, avec des images d’archives et des témoignages d’anciens agents. Le jeune public ne sera pas oublié : ateliers sur la biodiversité marine, activités ludiques dans l’espace « Génération mer » et rencontre avec l’équipe du film d’animation La fille dans les nuages sont au programme. Le week-end marquera aussi le lancement de l’aire éducative du jardin de Roquelaure, le 18 septembre. Informations pratiques : rendez-vous les samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 14 h à 18 h, au 244 boulevard Saint-Germain, Paris 7e. Entrée gratuite, sur inscription obligatoire et présentation d’une pièce d’identité. Les places étant limitées, il est recommandé de s’inscrire dès maintenant sur le site dédié.
- 11 octobre : Baden-Baden : la première journée, facultative, se déroulera à Baden-Baden et proposera deux rendez-vous culturels. À 11 heures, les participants pourront visiter le musée Fabergé. Cette visite étant organisée sur demande, les personnes intéressées sont invitées à en informer les organisateurs à l’avance. À 15 heures, une représentation de Casse-Noisette sera proposée. Les billets pour le ballet devront être réservés directement par les participants.
Les essences d’ombre sont installées au cœur du peuplement, tandis que le cèdre et le douglas prennent place dans les secteurs plus lumineux. À Meyriat, dans un peuplement vulnérable, neuf îlots denses de sapin de Bornmüller ont été implantés après une coupe. Cette essence, capable de pousser sous couvert et plus résistante à la sécheresse, doit contribuer à diversifier les futures générations de sapins. La technique se veut légère : travail limité du sol à Conol, déplacement des rémanents à Meyriat et maintien des cloisonnements forestiers. Les jeunes plants sont par ailleurs protégés avec du Trico, un répulsif naturel destiné à limiter les dégâts causés par les cervidés. Cette protection rappelle directement l’un des enjeux de la gestion forestière : concilier renouvellement des peuplements et présence du gibier. Cerfs et chevreuils peuvent exercer une pression importante sur les jeunes plants, particulièrement lorsque les ressources alimentaires disponibles diminuent. La réussite de ces plantations dépend donc aussi de l’équilibre entre la capacité de régénération de la forêt et les populations de grands ongulés. L’objectif de l’ONF est d’anticiper plutôt que de subir. Les peuplements concernés sont encore relativement peu touchés par le scolyte, mais leur renouvellement doit être préparé dès maintenant. De nouveaux îlots pourront être installés au gré des coupes et des ouvertures forestières. Cette démarche repose enfin sur le dialogue avec élus et ayants droit. Diversifier la forêt aujourd’hui, c’est préparer des habitats plus résilients demain, pour les arbres comme pour la faune sauvage. (Photo ONF)
La chasse de la tourterelle des bois avait été de nouveau autorisée en France en 2025, après quatre années de suspension. Sa réouverture s’inscrit dans un cadre strictement réglementé et repose sur un dispositif de gestion adaptative. Dans son ordonnance, le Conseil d’État relève que cette décision est conforme aux recommandations scientifiques formulées au niveau européen. Le groupe d’experts de la Commission européenne a notamment constaté une progression significative des effectifs de tourterelles des bois à l’échelle du couloir migratoire ouest-européen, avec une hausse globale de 46,6 % depuis 2021. La juridiction souligne également que, pour une espèce migratrice, les enjeux de conservation doivent être appréciés à l’échelle de l’ensemble de son aire de répartition, et non au seul regard de l’évolution des populations nicheuses françaises. Pour la FNC, cette décision constitue une reconnaissance importante d’une gestion des espèces fondée sur la science et les données disponibles. Ce principe consiste à observer les populations, mesurer leur évolution, adapter les prélèvements et réévaluer régulièrement les décisions, à la hausse comme à la baisse. Willy Schraen, président de la FNC, estime que cette décision « remet une nouvelle fois la science au centre du débat ». Il rappelle que la réouverture de la chasse n’a pas été décidée au hasard, mais sur la base de données scientifiques, d’une amélioration des populations et d’un quota strictement encadré. La FNC considère ainsi que lorsque les indicateurs permettent une chasse durable, une interdiction de principe ne se justifie pas.
Cette vidange est également plus marquée qu’en août 2025. Cette situation s’explique principalement par le déficit de pluie efficace observé depuis mai, auquel se sont ajoutées une sécheresse plus importante et des températures élevées depuis juin. Les pluies orageuses de l’été, parfois abondantes, ne suffisent pas à inverser la tendance : elles s’infiltrent peu dans les sols, tandis que la chaleur accentue l’évapotranspiration et les besoins en eau de la végétation. Les prélèvements destinés notamment à l’irrigation et au tourisme peuvent également accélérer localement la baisse. Les nappes à forte inertie poursuivent ainsi leur décrue dans de nombreux secteurs, notamment en Beauce, en Normandie, dans le Bassin parisien, en Lorraine, en Bresse, dans la Dombes et dans l’est lyonnais. Les nappes plus réactives connaissent elles aussi une baisse quasi généralisée. Quelques secteurs seulement se stabilisent, notamment dans le Quercy, les Cévennes, la Montagne noire ou encore l’Hérault. Pour les territoires de chasse, l’évolution des réserves souterraines constitue un indicateur à surveiller. L’eau est un élément essentiel des habitats fréquentés par le gibier, qu’il s’agisse des zones humides, des mares, des petits cours d’eau ou des secteurs où la végétation fournit alimentation et couvert. Une sécheresse prolongée peut donc modifier les conditions de vie des animaux, leur accès à l’eau et la disponibilité de certaines ressources alimentaires. Le BRGM signale toutefois quelques faibles réactions à la hausse après les dernières pluies. Elles ne permettent pas encore de parler de recharge des nappes. À l’ouverture de la saison de chasse, la question de l’eau restera donc particulièrement importante : pour les cultures comme pour les milieux naturels, le retour des pluies devra être suffisamment durable pour que les réserves souterraines puissent réellement se reconstituer.
Ces épreuves valident les capacités du chien à suivre une voie dite « froide », mais aussi l’aptitude du conducteur à interpréter les indices et à accompagner efficacement son chien sans perturber sa quête. Ces validations contribuent également à renouveler les équipes spécialisées disponibles pour retrouver les animaux blessés et ainsi limiter les souffrances du gibier.
Ses effectifs sont suivis par des comptages nocturnes et des réseaux départementaux afin d’adapter les prélèvements à la situation locale. Le lapin de garenne présente un tableau beaucoup plus préoccupant. Les maladies, notamment la myxomatose et la maladie hémorragique virale, ont fortement réduit ses populations, mais elles n’expliquent pas tout. La disparition des haies, des ronciers, des garennes et de certains habitats favorables a également réduit la capacité d’accueil des territoires. Les perdrix connaissent elles aussi des difficultés. La perdrix grise, caractéristique des grandes plaines céréalières du Centre et du Nord, reste présente, mais son succès reproducteur est régulièrement faible. La perdrix rouge, adaptée aux paysages secs, ouverts et diversifiés, affiche elle aussi, une tendance particulièrement défavorable, avec une baisse des effectifs nicheurs de 51 % sur le long terme et de 46 % sur le court terme dans les données présentées par l’OFB. À l’inverse, le faisan commun connaît une dynamique positive : ses densités françaises progressaient entre 2008 et 2018 et les suivis des oiseaux communs font apparaître des hausses de 25 % à long terme et de 16 % à court terme. Le pigeon ramier constitue le cas le plus spectaculaire, avec une progression estimée à 124 % sur le long terme et 25 % sur le court terme. Ces trajectoires contrastées montrent une réalité essentielle : il n’existe pas un seul « petit gibier français », mais des espèces dont les populations réagissent différemment aux conditions du milieu. Leur gestion ne peut donc être uniforme et doit tenir compte des réalités propres à chaque territoire...
Le même mouvement concerne d’autres départements et des décisions portant sur des arrêtés antérieurs ont encore produit des annulations en 2026. Mais le blaireau n’est qu’un front parmi d’autres. L’ASPAS a engagé une action contre l’État concernant la gestion du renard, tandis que les associations interviennent également sur les oiseaux, les ESOD, la chasse à courre ou encore les tirs de certaines espèces. En mars dernier, cette association déposait ainsi plainte contre X à propos d’une immense bâche installée en forêt de Dreux dans le cadre d’une chasse à courre. Le plus important n’est finalement pas le nombre de procédures. C’est la constance de la stratégie. Chaque arrêté devient une occasion de recours ; chaque recours, une communication, chaque victoire, un précédent et un argument pour la bataille suivante. L’ASPAS revendique elle-même cette logique d’action juridique répétée et coordonnée avec d’autres associations. Pendant ce temps, les chasseurs donnent parfois l’impression de découvrir le combat lorsque celui-ci arrive devant leur porte. Ils savent défendre une chasse menacée, mobiliser leurs adhérents et interpeller les élus, mais leur stratégie reste souvent défensive. Les anti-chasse travaillent à transformer progressivement le rapport de force, mais les chasseurs semblent encore trop souvent travailler à empêcher qu’il change...
Les forestiers misent sur une grande diversité d’essences, adaptées aux caractéristiques des sols et aux évolutions climatiques. À l’automne 2025, une nouvelle campagne a ainsi permis de reprendre les plantations, avec 245 000 jeunes plants prévus sur 91 hectares. Au printemps 2026, le projet atteignait 918 000 arbres et arbustes plantés depuis son lancement. Les contrôles de reprise des premières plantations se révèlent particulièrement encourageants, avec un taux moyen de 93 % à cinq ans. Le pépiniériste Naudet n’est pas seulement fournisseur de plants : l’entreprise intervient également dans la plantation et le suivi des projets forestiers. Son histoire remonte à 1876 et son activité couvre aujourd’hui la production de plants, le boisement, le reboisement et l’agroforesterie. Cette expertise trouve un autre terrain d’expression à Leuglay, en Côte-d’Or. Les Pépinières Naudet y sont implantées 4, rue de Lugny, au cœur du Parc national de forêts. L’entreprise y a notamment développé un pôle agroforestier de 50 hectares, conçu entre 2019 et 2020 comme un laboratoire à ciel ouvert consacré aux interactions entre arbres, cultures, sols et biodiversité. De la création d’un nouveau massif forestier aux portes de Paris aux expérimentations conduites dans le Parc national de forêts, le fil conducteur est finalement le même : préparer aujourd’hui des forêts capables de résister aux conditions de demain. (Photo Naudet Forêt)