Le Petit Journal de deux indissociables: la chasse et l'environnement - Gite Colombey les Deux Eglises : Chez Papé et Mita -

Un trou gravitationnel géant sous l’océan Indien : un mystère géophysique

Depuis plusieurs années, les scientifiques s’intéressent à une énigme enfouie sous l’océan Indien : une anomalie gravitationnelle massive, connue sous le nom de Indian Ocean Geoid Low (IOGL). Cette dépression invisible, mais mesurable, défie les lois classiques de la gravité. Dans cette zone, l’attraction gravitationnelle est plus faible que dans les régions voisines, ce qui entraîne une baisse de la surface océanique d’environ 106 mètres. L’origine de ce phénomène, vieille de plus de 140 millions d’années, pourrait bouleverser notre compréhension des mécanismes internes de la Terre. Contrairement aux variations locales de gravité observées ailleurs, l’IOGL couvre une vaste région et résiste aux explications simples. Les chercheurs attribuent ce déséquilibre à une répartition inégale des masses situées sous la croûte terrestre. En d’autres termes, la densité et la composition du manteau terrestre dans cette zone seraient profondément différentes de la moyenne. Cela suggère que des forces anciennes, liées aux mouvements des plaques tectoniques, sont encore perceptibles aujourd’hui dans la dynamique interne de notre planète. L’hypothèse dominante relie l’IOGL aux bouleversements géologiques survenus il y a environ 140 millions d’années, à une époque où les continents étaient en pleine réorganisation. Les processus de subduction, lors desquels une plaque tectonique plonge sous une autre, auraient pu entraîner une accumulation ou un déficit de masse dans le manteau terrestre. Ces différences se traduiraient aujourd’hui par une anomalie de gravité. Des modèles géophysiques sophistiqués confirment que de tels phénomènes pourraient expliquer la singularité observée...

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Journée d’études : les obligations réelles environnementales

Organisée par le Centre de ressources Génie écologique (OFB-CNFPT) et la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels (FCEN), cette journée d’études sur les obligations réelles environnementales (ORE) afin de mieux appréhender leurs caractéristiques et leurs potentialités, aura lieu le 23 septembre 2025. Créée en 2016 par la loi biodiversité, l’obligation réelle environnementale est un contrat entre un propriétaire et un acteur engagé pour l’environnement (collectivité, établissement public ou association). Tout en permettant à un propriétaire de conserver l’usage de son bien, il garantit une gestion favorable à la biodiversité sur une parcelle donnée, pour une durée définie pouvant aller jusqu’à 99 ans et ce, que le bien soit vendu, légué, donné, etc. Animée par Vanessa Kurugky de la Fédération des conservatoires d’espaces naturels (FCEN) , cette journée comprendra 3 temps :

- un exposé du cadre juridique des ORE, de leur articulation avec les outils de planification territoriale et d’autres outils de maîtrise foncière ou contractuelle;

- une présentation et une discussion autour d’une trame d’ORE;

- des cas pratiques à partir d’ORE signées par des collectivités ou en réflexion.

Cette journée s’adresse notamment aux agents techniques des collectivités locales et de leurs groupements. Elle est également ouverte aux agents en charge de la gestion des espaces naturels protégés, des services de l’Etat, de l’OFB et d’autres établissements publics. Informations pratiques : date : mardi 23 septembre 2025 de 9h30 à 16h30 ; lieu : en présenciel à Paris (aucune connexion en visio n’est possible) ; frais : transport et hébergement sont à la charge des participants, le déjeuner est offert ; places limitées : environ 70 participants ; inscription : avant le 15 septembre 2025.

 

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Réintroduction du vison d’Europe

La France a engagé une nouvelle étape pour sauver l’un de ses mammifères les plus menacés : le vison d’Europe (Mustela lutreola). Dans le cadre du Plan national d’actions 2021-2031, les premiers individus nés en captivité ont été réintroduits dans leur milieu naturel, marquant le début du programme visant à reintroduire une centaine de visons d’ici 2031. Ce lundi encore, cinq nouveaux spécimens, issus du centre d’élevage conservatoire de Zoodyssée (Deux-Sèvres), ont été relâchés en Charente. L’opération, délicate et suivie de près par l’Office français de la biodiversité (OFB), illustre la mobilisation des acteurs publics et scientifiques pour tenter de sauver cette espèce classée en danger critique d’extinction. Autrefois largement répandu sur le continent, le vison d’Europe a vu ses effectifs chuter de 90 % au XXe siècle. Plusieurs facteurs expliquent cette régression : disparition des zones humides, compétition avec le vison d’Amérique introduit pour la fourrure, collisions routières ou encore destructions accidentelles. Aujourd’hui, la France ne compte plus qu’environ 250 individus sauvages, principalement en Nouvelle-Aquitaine. Pour enrayer ce déclin, le ministère de l’Environnement a lancé un Plan national d’actions articulé autour de cinq grands axes : approfondir les connaissances scientifiques, assurer un élevage conservatoire et des lâchers réguliers, limiter l’impact des espèces exotiques comme le vison d’Amérique, restaurer et protéger les habitats naturels, et sensibiliser le public.

 

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Rencontres nationales et européennes du label « Territoire de faune sauvage »

Du 9 au 10 septembre 2025 se tiendront ces rencontres nationales et européennes, un événement pour les propriétaires fonciers, les candidats au label, ainsi que pour tous les acteurs engagés en faveur de la biodiversité. Organisé sous l’impulsion de la Fondation François Sommer, de l’OFB, de la FNC et de l’European Landowners’ Organization, ce rendez-vous sera marqué par deux journées d’échanges, de tables rondes et de visites de terrain. Dans un contexte où l’Union européenne prépare la mise en œuvre du règlement sur la restauration de la nature, l’objectif est clair : démontrer que les propriétaires ruraux, par leurs pratiques volontaires et exemplaires, représentent un levier essentiel pour la préservation et la reconquête de la biodiversité. Fort de près de 100 territoires en France et plus de 550 en Europe, le label « Wildlife Estates – Territoires de Faune Sauvage » propose une approche complémentaire et innovante face à l’urgence écologique. Créée en 2011, la version française du label repose sur une évaluation adaptée au contexte national et s’adresse aussi bien aux associations de propriétaires de zones humides, qu’aux exploitations agricoles, forestières ou encore aux sociétés de chasse communales. Elle met en avant les initiatives concrètes et quotidiennes, souvent menées sans aides publiques ni obligation légale, qui contribuent à préserver la faune, les habitats et les paysages...

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Impasse sur les quotas de chasse en Afrique du Sud...

L’Afrique du Sud connaît sa cinquième année consécutive sans quotas de chasse légalement établis pour trois espèces emblématiques : l’éléphant, le léopard et le rhinocéros noir. Depuis 2021, le ministère des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement (DFFE) n’a publié aucun quota annuel, pourtant exigé par la loi nationale sur la gestion de l’environnement et de la biodiversité (NEMBA), ainsi que par les engagements internationaux du pays dans le cadre de la CITES. Le 30 juillet 2025, la ministre a confirmé publiquement qu’aucun quota n’avait été fixé pour les années 2024 et 2025, prolongeant ainsi une impasse administrative sans précédent. La dernière consultation publique pertinente, publiée au Journal officiel n° 51644 du 22 novembre 2024, s’est révélée problématique. Elle ne comportait ni les chiffres de quotas proposés, ni les données scientifiques justifiant les décisions, et n’accordait qu’une courte période de commentaires, jugée déraisonnable. Ces lacunes ont entraîné plusieurs recours judiciaires, accentuant l’incertitude réglementaire pour l’ensemble du secteur. Les conséquences économiques sont considérables. Des rapports indépendants estiment que les pertes cumulées, depuis le blocage des quotas et des permis d’exportation, atteignent environ 126 millions de dollars (115 millions d’euros). Ces fonds manquants compromettent directement le financement de la lutte contre le braconnage, la gestion des habitats et les projets communautaires liés à la conservation...

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Dispositif expérimental de l'ONF : les îlots d’avenir

Les forêts françaises sont soumises à une pression croissante liée à la multiplication des épisodes de sécheresse et aux effets du réchauffement climatique. Face à cette situation, l’Office national des forêts a mis en place un dispositif expérimental innovant, les îlots d’avenir, dont l’objectif est de tester de nouvelles essences et provenances d’arbres en conditions réelles de gestion sylvicole. Selon Brigitte Musch, responsable du Conservatoire génétique des arbres forestiers (CGAF) à l’ONF, « en raison de la forte vulnérabilité climatique des espèces et de l’importance des surfaces concernées, il est nécessaire d’identifier des essences et des provenances plus résistantes ». Les îlots d’avenir répondent à cet enjeu stratégique en s’inscrivant dans le cadre du projet national RENEssences (Réseau national d’évaluation de nouvelles essences). Un îlot d’avenir est constitué d’une parcelle de petite taille (0,5 à 2 hectares, maximum 5 hectares), plantée avec une seule essence choisie pour ses caractéristiques de tolérance aux conditions climatiques projetées. Ces îlots constituent de véritables laboratoires à ciel ouvert. Les experts du département Recherche, développement et innovation (RDI) de l’ONF assurent un suivi rigoureux, incluant la croissance, la mortalité, l’adaptation écologique et la résilience des plantations. L’origine du matériel végétal, les conditions de plantation et l’évolution des individus font l’objet d’un référencement systématique. Un protocole spécifique de gestion intègre également la question du caractère invasif des essences implantées. Si une espèce présente des signes d’invasivité, elle est immédiatement écartée et l’îlot correspondant détruit...

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Festival du film animalier de Lamotte Beuvron

La ville de Lamotte-Beuvron s’apprête à vivre un nouveau temps fort culturel avec la 8e édition de son festival du film « Le rendez-vous de l’Homme et de l’Animal ». Programmé pour les 28, 29 et 30 novembre 2025, l’événement explore chaque année les multiples relations entre humains et animaux à travers le regard de cinéastes passionnés. Le comité d’organisation vient de dévoiler la sélection officielle. Cette année, sept films ont été retenus parmi 33 propositions, un nombre en progression par rapport à l’édition 2024. La programmation témoigne de la diversité des approches et promet un cru 2025 riche en découvertes. Le documentaire « À perte de vue », de Pierre et Carla Petit, ouvrira sans doute les débats avec le récit d’un voyage initiatique à cheval mené par Carla, cavalière malvoyante. Dans « Château de Bran, à l’ombre des prédateurs », Xavier Lefebvre s’attache à la cohabitation délicate entre la fréquentation touristique et la faune sauvage (ours, loups et lynx), dans les forêts qui entourent le château de Dracula. « L’énigme du requin-taupe », signé Stéphane Granzotto, entraîne le spectateur sous l’eau aux côtés de chercheurs, pêcheurs et photographes en quête de réponses sur un prédateur marin encore mystérieux. S’ajoutent à cette sélection : « Italie des fermes pas comme les autres » de Jérémy Frey et Aurélie Saillard, « Le busard sur la paille » de Marion Fernandez et Maxence Lamoureux, « Mes voisins sauvages » de Pascal Cardeilhac et « Mort de Cannelle, la blessure pyrénéenne » de Raynald Mérienne. Au-delà des prix décernés par le jury, le festival valorise également la participation citoyenne. Les collégiens de la classe cinéma remettront le Prix du jeune public, tandis que les spectateurs éliront le Prix du public. Trois jours de projections et de débats qui s’annoncent comme un rendez-vous incontournable pour les cinéphiles et les amoureux de nature.

Vétérinaires et faune sauvage : entre devoir de soin et cadre légal...

Dans un communiqué publié le 18 août 2025, l’association « Vétérinaires Pour la Biodiversité » (VPB) appelle la profession à sécuriser ses relations avec les centres de soins pour faune sauvage. Elle propose une convention-type de mécénat, afin de clarifier la gratuité éventuelle des actes, l’abandon d’honoraires et le régime fiscal applicable, tout en garantissant le respect du Code de déontologie. L’article R.242-48 du Code rural rappelle le devoir de répondre, dans la mesure du possible, à un animal en péril, et d’orienter le demandeur si l’on ne peut intervenir. Les honoraires doivent être fixés avec « tact et mesure » (R.242-49), et toute pratique qui compromet la qualité des soins par une baisse artificielle est prohibée. Côté compétence légale, tout vétérinaire peut prodiguer des soins d’urgence à un animal sauvage pour mettre fin à ses souffrances, ou permettre son transfert vers un centre habilité. Les fiches professionnelles de l’Ordre précisent les modalités pratiques (accueil temporaire, traçabilité, orientation), utiles pour sécuriser la prise en charge en clinique. Quant aux centres de sauvegarde, ils relèvent du Code de l’environnement (notamment L.413-1 à L.413-5) et de textes d’application, qui fixent les conditions d’agrément, les installations et les certificats de capacité. En pratique, la capture et la détention, par des particuliers, d’animaux sauvages protégés sont prohibées. L’orientation vers des structures autorisées est donc la règle. Lorsque la relation clinique-centre prend la forme d’un mécénat, le cadre fiscal doit être explicite : pour les entreprises (sociétés d’exercice), la réduction d’impôt de l’article 238 bis CGI est en principe de 60 % dans la limite du plus élevé entre 20 000 € et 0,5 % du chiffre d’affaires, puis 40 % au-delà de 2 M€ de dons. Pour les particuliers, l’article 200 CGI ouvre droit à 66 % de réduction dans la limite de 20 % du revenu imposable. Ces avantages supposent un intérêt général réel (absence de contrepartie) et des reçus fiscaux conformes. La convention VPB peut donc aider à distinguer mécénat et prestation (valeur des actes, contreparties, visibilité), à sécuriser la gratuité lorsqu’elle est choisie, et à formaliser l’orientation vers les centres. L’enjeu est double : protéger la faune en détresse et protéger les vétérinaires par un cadre juridique, déontologique et fiscal clair.

Salon « Terre de Chasse » : parc du château Filhot, Sauternes, du 29 au 31 août...

Née en Gascogne, terre de traditions cynégétiques, l’aventure « Terre de Chasse » s’inscrit dans l’héritage des grands rendez-vous de Sauternes. Trente ans après « Cheval, Chasse, Pêche, Nature » au château Filhot, l’événement a été relancé avec succès : l’édition 2024 a réuni 16 000 visiteurs, 150 exposants, 1 000 chiens et vu tirer 27 000 cartouches. La 2 édition revient du vendredi 29 au dimanche 31 août 2025 dans le parc du Château Filhot, monument historique fondé en 1709 et grand cru classé, encore familial. Objectif de cette édition 2025 : faire encore mieux, aux portes de Bordeaux, juste avant l’ouverture générale. Au programme : plus de 150 exposants attendus (armes et munitions, optiques, équipements et accessoires, coutellerie, archerie, voyages, produits pour chiens), mais aussi un large espace « terroir », des artistes animaliers et les associations cynégétiques pour parler avenir de la chasse, culture et biodiversité. Côté canin, un pôle dédié rassemblera clubs de race, régionales d’élevage, équipages de chasse à courre et démonstrations (chiens d’arrêt, retrievers, chiens courants, secours canins). Les animations montent en puissance : fauconnerie, concours, tests de matériel et un ball-trap élargi avec 10 pas de tir au vol, une alvéole « Rabbit » et deux sangliers courants (dont un animé par Marius). Nouveauté : un village pêche pour s’initier ou se perfectionner. Browning Europe et Solognac ont confirmé leur présence pour dévoiler leurs nouveautés 2025. L’art de vivre du Sud-Ouest sera célébré lors du grand dîner Gueuleton le samedi 30 août au soir (places limitées). Infos pratiques : Château Filhot, 33210 Sauternes. Horaires : ven. 29 (10h-20h), sam. 30 (9h-20h), dim. 31 (9h-18h). Tarifs : 10 € (1 jour), 18 € (2 jours), 26 € (3 jours), gratuit –12 ans, groupe (≥20 pers.) 8 € la journée. Accès facile (avion, train, autoroute) et parking gratuit.

 

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La semaine en bref...

- Aude : le violent incendie de début août, a ravagé quelques 17 000 hectares de pinède et de garrigue, dont 2 300 hectares de forêts publiques. Les pins d’Alep, représentant 80 à 90 % des essences touchées, ont été particulièrement affectés. Stéphane Villarubias, directeur territorial de l’ONF pour l’Aude, l’Ariège et les Pyrénées-Orientales, dresse un bilan alarmant : environ 500 000 m³ de bois morts devront être traités, soit plus du double du volume habituel écoulé chaque année. Une fois le feu totalement éteint, l’ONF entamera un chantier inédit. Sa première mission consistera à sécuriser les sentiers, routes et pistes pour éviter tout danger lié aux arbres calcinés, puis à nettoyer les zones sinistrées. Un état des lieux sera établi grâce à des images satellites, complété par des relevés sur le terrain à partir d’octobre. Le bois vendable sera mis sur le marché, et les autres, non vendables seront utilisés pour fabriquer des palettes ou transformés en plaquettes forestières destinées aux chaufferies industrielles des collectivités. Face à l’ampleur des dégâts, un comité de pilotage sera mis en place afin de planifier l’avenir des Corbières. L’objectif : favoriser le renouvellement naturel des peuplements, sans reboisement massif. Avec l’automne et les premières pluies, un reverdissement est attendu, même si les troncs calcinés resteront visibles longtemps.

 

- Aveyron : à Mostuéjouls, la population de mouflons se porte bien, affirme la FDC 12. À quelques semaines de l’ouverture de la chasse, l’organisme confirme la bonne santé de cette espèce emblématique, implantée dans la commune depuis son introduction en 1966. Ce territoire reste aujourd’hui le principal refuge des mouflons aveyronnais, descendants des premiers lâchers, renforcés par une dizaine d’animaux supplémentaires entre 1969 et 1973. Depuis deux ans, la FDC 12 observe attentivement cette population d’ovins sauvages à travers le programme CYNOBS, conduit en partenariat avec l’OFB et financé par l’Ecocontribution. Quatre circuits de comptage sont effectués plusieurs fois par an. Cette surveillance mobilise techniciens, chasseurs, arboriculteurs et propriétaires bénévoles, tous impliqués dans la préservation et le suivi de l’espèce. Les données collectées sont jugées positives, et, malgré les incendies récents et l’augmentation du plan de chasse, la population reste « stable et dynamique ». Un autre indicateur réjouit les observateurs : la nette amélioration de la qualité des trophées, signe d’une bonne vitalité génétique et d’un équilibre écologique préservé sur le territoire.

 

- Côtes d’Armor : le samedi 16 août 2025, un sanglier mort a été découvert sur la plage de Lermot, à Hillion. Le signalement ayant été fait par des promeneurs, la mairesse, Annie Guennou, a rapidement sollicité l’intervention de la gendarmerie, de l’OFB et de la réserve naturelle. Selon les premiers témoignages, l’animal se serait piégé entre Morieux et Hillion avant de se noyer, la marée rejetant ensuite son corps sur le sable. La carcasse a été sécurisée et confiée à l’OFB pour analyses. Ce nouvel incident relance les inquiétudes sur les algues vertes. Depuis janvier, quatre cadavres de sangliers ont été retrouvés sur les plages des Côtes-d’Armor. La zone, connue pour sa prolifération d’ulves, est régulièrement pointée du doigt. En mars dernier, le parquet de Brest avait confirmé qu’un sanglier découvert en 2024 à Morieux était mort par intoxication à l’hydrogène sulfuré, gaz dégagé par la décomposition de ces algues. La question d’un lien entre les mortalités animales et ce phénomène environnemental reste donc sensible. Pour autant, aucune trace d’algues vertes n’a été constatée lors de l’intervention des forces de l’ordre.

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On parle de plus en plus de « chasseur amateur » et ce n’est pas bon signe...

Il est frappant de constater à quel point le mot amateur semble, aujourd’hui, sonner comme une insulte. Jadis, l’amateur désignait celui qui aime, celui qui se passionne sans compter, celui qui s’engage non pour un salaire mais pour un plaisir. Or, lorsqu’on parle désormais de « chasseur amateur », le terme bascule aussitôt dans la dérision : comme si aimer la chasse était devenu un défaut, et non plus un élan. On nous explique qu’il faudrait distinguer les « vrais » des « faux », les professionnels des simples dilettantes. La chasse de loisir, jadis présentée comme tradition, devient alors une distraction frivole, coupable parce que joyeuse. Il ne faudrait plus éprouver d’enthousiasme à tuer un animal : cela serait indécent. Non, il faut la mine grave, l’air accablé, comme un bourreau qui accomplit un devoir, regrettant la nécessité mais s’y pliant. Ainsi la chasse, vidée de son caractère festif, se transforme en sinistre obligation. Hypocrisie suprême : sous prétexte d’éthique, on ne supprime pas la chasse, on la professionnalise. L’animal ne gagne rien, le chasseur ne gagne rien, mais la société gagne un discours moral, celui du sérieux, de la régulation, de la contrainte. On dénie au chasseur le droit de sourire, mais on lui accorde celui d’exécuter, à condition qu’il s’exécute lui-même à paraître contrit. Peut-être est-ce là l’avenir : une chasse sans joie, une chasse triste mais respectable, où l’amateur, figure de la passion naïve, est chassé à son tour par le professionnel, figure de la légitimité austère. Car il faut bien sauver les apparences, et rien n’est plus dangereux que le bonheur affiché de celui qui tue par amour d’un geste ancestral.

Feux de forêt : la gendarmerie fait parler les indices...

Sous l’éclairage clinique du laboratoire, un expert en incendies prépare soigneusement ses gants et sa blouse avant de manipuler des échantillons de terre brûlée, de charbon et de bois calciné prélevés sur des sites sinistrés. Ces matériaux, typiques des feux en milieu naturel, sont analysés dans un centre spécialisé regroupant plusieurs dizaines de professionnels, dont une partie exclusivement dédiée aux enquêtes sur les incendies. Leur mission principale est la détection d’éventuels accélérants, souvent des liquides inflammables, dont la présence peut appuyer la thèse d’un incendie criminel. La procédure débute par la recherche de composés volatils, chauffés afin de libérer des gaz analysés par chromatographie en phase gazeuse, puis identifiés au spectromètre de masse, ce qui permet d’obtenir une véritable « empreinte chimique » des substances présentes. Une seconde étape vise les composés plus lourds, tels que les huiles ou les fiouls, grâce à l’utilisation de solvants. Ces méthodes sont mises en œuvre dans le cadre d’enquêtes complexes, comme celle de l’incendie ayant ravagé récemment plusieurs milliers d’hectares dans l’Aude, où l’origine humaine reste envisagée. Chaque analyse fournit des éléments décisifs pour confirmer ou écarter l’hypothèse d’un acte volontaire, tout en intégrant la dimension chimique dans le processus judiciaire. Toute enquête commence cependant bien avant l’arrivée des échantillons au laboratoire... 

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