Gite : Chez Papé et Mita

Lancement de la consultation pour la préservation des sols forestiers

Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, a annoncé le lancement de la consultation publique sur le « Plan d’action pour la préservation des sols forestiers ». Cette consultation, qui se déroulera jusqu’au 6 avril, vise à recueillir les avis et contributions de l’ensemble des acteurs concernés par la gestion et la protection des sols forestiers, qu’il s’agisse des professionnels du secteur, des associations environnementales ou des citoyens soucieux de l’avenir de nos forêts. Les sols forestiers remplissent des fonctions écologiques essentielles. Ils participent activement au stockage du carbone, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique. Ils jouent également un rôle clé dans la régulation du cycle de l’eau, permettant de préserver la qualité des ressources hydriques. En outre, ces sols abritent une biodiversité riche et diversifiée, essentielle au maintien des écosystèmes forestiers. Enfin, ils constituent le support indispensable à la production de bois, ressource stratégique tant sur le plan économique qu’énergétique. La préservation des sols forestiers s’inscrit donc dans une démarche globale visant à renforcer la souveraineté économique et écologique de la France. Face aux menaces grandissantes que constituent le dérèglement climatique, la déforestation, l’érosion et les pratiques sylvicoles intensives, il devient impératif d’adopter des mesures concrètes pour assurer la résilience des forêts françaises...

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Les Bauges, des loups et... le désert

La situation sur le massif des Bauges, à cheval sur les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie, est aujourd'hui une tragédie écologique en cours. Depuis plus d’un siècle, les efforts conjoints des chasseurs et des naturalistes ont visé à préserver et à promouvoir la faune sauvage, dont le chamois, transformant ce massif en une véritable vitrine de la biodiversité en France. Cependant, cette réussite est aujourd'hui sérieusement menacée par la présence des loups. L'introduction de ces animaux, menée à grands frais, a conduit à un déséquilibre écologique dévastateur en seulement quelques années. Ce qui était autrefois un paradis animalier est désormais en voie de devenir un désert faunique, mettant en péril l'ensemble de l'écosystème local. La question qui émerge de plus en plus souvent désormais est de savoir s'il faut sacrifier la faune sauvage pour préserver les loups, dont l’utilité, chez nous en France, n’a jamais été démontrée. Nos anciens ont-ils eu, durant des siècles, le tort de détruire ce prédateur, ennemi naturel, nuisible aux troupeaux domestiques et à la faune sauvage ? Les défenseurs des loups ont beau faire valoir que ces animaux ont leur place dans l'équilibre naturel, contribuant à prévenir la surpopulation de certaines espèces proies, et à éviter les effets néfastes de la surconsommation de végétation par le bétail, et que leur réintroduction vise à restaurer des écosystèmes dégradés et à promouvoir une coexistence « harmonieuse » entre l'homme et la nature sauvage, les résultats ne sont guère perceptibles. Certes, ce débat est imprégné d'une dimension morale et éthique, opposant des conceptions divergentes du rapport entre l'homme et la nature, mais cette crise, sur le massif des Bauges, illustre les défis complexes auxquels sont confrontées les sociétés modernes dans leur gestion de la biodiversité et de la coexistence avec la faune sauvage. La résolution de ces conflits ne passera que par un dialogue ouvert et informé, prenant en compte à la fois les aspects scientifiques, écologiques, économiques et éthiques de la question. Quant à l'avenir de ce paysage emblématique, il dépendra de la capacité des différentes parties à trouver des compromis durables qui préservent à la fois la richesse biologique et les intérêts humains.

Nouveaux mesureurs de trophées certifiés en Ukraine

Organisée à Sokil, une formation de « mesureurs certifiés » a été dirigée par Roman Dziedzic (Pologne) et a permis aux participants d’acquérir une expertise internationalement reconnue dans la mesure des trophées et la collecte de données pour la surveillance de la faune. L’Ukraine a donc franchi, malgré la guerre qui ravage la partie orientale du pays, une étape importante vers le renforcement de la conservation fondée sur la science avec la certification de 16 nouvelles mesures de trophées, dans le cadre du système d’évaluation des trophées CIC (TES). Menée en collaboration avec la délégation nationale ukrainienne auprès du CIC et le GS « Ukrainian Hunters' Union » (ULR), cette certification est une première dans l’histoire du pays. Grâce à cette formation, les spécialistes ukrainiens sont désormais en mesure d’évaluer et d’enregistrer les trophées aux normes mondiales, ce qui contribue à améliorer le suivi de la biodiversité. Les principales avancées de cette session sont :

- la création du « Livre des trophées de l’Ukraine », un registre national des trophées de chasse évalués,

- l’intégration des données sur les trophées ukrainiens dans la base de données internationale du CIC, améliorant ainsi la recherche mondiale sur la faune sauvage,

- la nomination d’un expert dédié pour superviser les records officiels des trophées de l’Ukraine.

Cette initiative a été rendue possible grâce au soutien des députés du peuple Ihor Marchuk et Oleksandr Matushevych, de l’Agence nationale des ressources forestières de l’Ukraine (DALRU), de la DP « Lisy Ukrainy » et des partenaires du secteur privé IBIS Hunting Stores et LLC « Cervus ». Leur implication souligne le rôle crucial de la chasse réglementée dans la conservation et la gestion durable de la faune.

Groupe d'études Chasse et Pêche à l’Assemblée nationale

Ils sont deux, co-présidents du groupe d’études « Chasse et Pêche » de l’Assemblée nationale : Christophe Blanchet, député du Calvados et lui-même chasseur, et Daniel Labaronne, député d’Indre-et-Loire. Cette nomination commune illustre la reconnaissance de leurs compétences et de leur engagement sur des sujets essentiels pour les territoires. Fort d’une connaissance approfondie des écosystèmes ruraux et d’un dialogue constant avec les acteurs de terrain (chasseurs, pêcheurs, associations environnementales, gestionnaires d’espaces naturels et collectivités) Christophe Blanchet et Daniel Labaronne poursuivront les travaux engagés. Ce dernier a notamment déclaré : « La chasse et la pêche ne sont pas seulement des pratiques. Ce sont des traditions profondément enracinées dans notre patrimoine et nos paysages. Elles jouent également un rôle majeur dans l’aménagement du territoire et la gestion durable de la faune et des milieux naturels. Mon objectif, avec Christophe Blanchet, est de poursuivre le travail collectif pour garantir un équilibre entre les usages, dans le respect de chacun ». Au premier mars 2025, ils sont 83 députés dans ce puissant groupe d’études « chasse et pêche », majoritairement élus de la droite et du centre.

 

Pour voir l’ensemble du groupe d’études « Chasse et Pêche », c’est ICI

Brucellose : l’Anses confirme la circulation de la bactérie parmi les bouquetins dans le massif des Aravis

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a confirmé la présence de la brucellose parmi les bouquetins du massif des Aravis. Cette maladie, qui sévit depuis 2012 dans le massif voisin du Bargy, suscite des préoccupations, depuis la découverte d'un premier bouquetin infecté en juillet 2022 sur les Aravis. Face à cette situation, les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique ont sollicité l'Anses en juillet 2024, pour formuler des recommandations visant à protéger les troupeaux domestiques contre l'infection à B. melitensis dès la saison de montée en estive de 2025. En réponse, l'Anses a mis en avant la nécessité urgente de collecter des données précises sur la localisation des troupeaux domestiques dans les zones proches des massifs affectés. Cette démarche permettrait de mieux comprendre et de surveiller la cohabitation entre les élevages et les populations de bouquetins, facilitant ainsi la mise en place de mesures de biosécurité adaptées. L'agence souligne également l'importance de croiser ces données avec la répartition des bouquetins pour évaluer les risques potentiels de transmission de la brucellose entre les animaux sauvages et domestiques. Actuellement, une expertise est en cours afin de formuler des recommandations spécifiques aux éleveurs concernés.

Torbjörn Larsson, président d'honneur de la FACE, honoré du prix « Dr. Vito Genco Shooting Ambassador Award »

Torbjörn Larsson a été honoré du prestigieux prix « Dr. Vito Genco Shooting Ambassador Award » lors de l'Assemblée générale du World Forum on Shooting Activities (WFSA) à Nuremberg, en Allemagne. Cette récompense souligne ses contributions exceptionnelles tout au long de son mandat de président de la FACE. Sous sa direction, la Fédération des Chasseurs européens a réalisé des progrès significatifs, marqués par une stratégie de proactivité accumulée et l'établissement de nouvelles initiatives clés. La création d'un secrétariat robuste à Bruxelles et l'acquisition d'un nouveau siège au cœur du quartier européen ont renforcé la présence et l'influence de l'organisation. De plus, Torbjörn Larsson a été le moteur d’initiatives telles que la FACE Wildlife Foundation, le FACE Patron Program et la European Hunting Foundation. L'une de ses réussites les plus marquantes a été le lancement de la Campagne européenne des chasseurs, qui a capté l'attention du commissaire européen à l'environnement en 2023 avec 365 000 signatures, un témoignage puissant du soutien européen en faveur d'une chasse durable et de la conservation de son riche patrimoine. Le prix « Dr. Vito Genco Shooting Ambassador Award », décerné par la WFSA, une organisation internationale œuvrant pour la préservation des traditions de chasse et de tir à travers le monde, est une reconnaissance de l'engagement de longue date de Torbjörn Larsson en faveur de ces activités. Ce prix souligne son rôle crucial dans la promotion d'une image positive de la chasse, du tir sportif et de la possession d'armes à feu par des civils. Dans ses propres mots après avoir reçu le prix, Torbjörn Larsson a souligné l'importance d'une représentation forte pour défendre les contributions des chasseurs à la conservation, aux économies locales et à la société. Il a exprimé son optimisme quant à l'avenir de la chasse en Europe malgré les défis persistants, reconnaissant le soutien continu de ses collègues et partenaires.

Déclassement du loup : les pro-loup demandent l’annulation de la décision

Le 26 septembre 2024, le statut de protection du loup, au sein de la Convention de Berne, passait de « strictement protégé » à « protégé ». L'amendement proposé par le Conseil de l'UE a suscité une vive opposition de la part d’ONG pro-loup, qui saisissaient le Tribunal de l'Union Européenne. Conjointement, ces ONG demandent l'annulation de la décision du Conseil de l'UE, ainsi que de tous les actes subséquents liés à la proposition de déclasser le loup gris (Canis lupus). Les arguments présentés dans le recours sont documentés de manière détaillée dans une publication au Journal officiel de l'Union européenne, accessible en plusieurs langues. Les ONG contestataires affirment que le Conseil de l'UE s'est appuyé sur les mêmes données scientifiques qui, en 2022, avaient déjà conduit l'Union européenne à rejeter une proposition similaire avancée par la Suisse. De plus, le recours souligne une possible violation des principes établis par la Cour de justice européenne, concernant les dérogations au régime de protection des espèces menacées, ainsi que des directives de l'UE sur l'habitat naturel, qui exigent le maintien d'un « état de conservation favorable » pour les espèces, dans leur aire naturelle. L'issue de ce litige devant le Tribunal de l'UE pourrait potentiellement invalider la décision contestée de décembre 2024, et par conséquent, rendre sans effet la proposition soumise par l'UE à la Convention de Berne. La décision finale du Tribunal de l'UE pourrait redéfinir les normes et les obligations en matière de protection des espèces menacées dans toute l'Europe.

Longpont (Aisne), très classe et... très chasse

Par Jean-Marc Thiernesse

Avec 14 autres communes de France sélectionnées pour concourir au titre convoité de « Village préféré des Français », Longpont (Aisne), niché dans la région du Soissonnais-Valois, représentera la région des Hauts-de-France. Ce village de 250 âmes, situé en lisière de la Forêt de Reitz, est dominée par les vestiges d'une prestigieuse abbaye cistercienne, fondée en 1131, sous la protection de Louis VI le Gros. Mais il y a aussi à Longpont, un établissement très classe et... très chasse.  Situé, au centre du village, l’Hôtel-Restaurant de l’Abbaye ne craint pas d’afficher son héritage cynégétique. Tableaux et gravures, riches tapisseries, sculptures, trophées d’Europe et d’Afrique, pieds d’honneur de cerfs, font partie du décor, du coin bar aux salles à manger. De quoi ravir toute famille de chasseurs désireuse de passer un week-end ou autre, au calme, dans une ambiance soft et des plus authentiques. En plus, en période d’ouverture de la chasse à courre du cerf, le propriétaire des lieux, Eloi Guillaume, se fera un plaisir de vous faire découvrir l’équipage de Villers-Cotterêts dont il est bouton. Du côté restauration la carte, diversifiée est renouvelée régulièrement. Préparés sous la houlette du chef Jean-Jacques, les plats sont élaborés avec des produits issus des éleveurs et maraîchers locaux. Et s’il vous prend l’envie de vous régaler, on ne saurait trop vous conseiller les rillettes de cochon à la moutarde à l’ancienne, le welsh traditionnel des Flandres accompagné de frites au blanc de bœuf, et la tarte aux pommes. La partie hôtellerie est à la hauteur du restaurant, d’une propreté irréprochable, agrémenté d’une décoration campagne de très bon goût. A une heure de route de Paris, aux portes de Soissons et Villers-Cotterêts, c’est un lieu privilégié, à partir duquel on peut visiter la Cité Internationale de la Langue Française, la Tour du Général Mangin ou bien encore le Château de Pierrefonds. Une adresse à retenir !  

                         

Pour voter (avant le vendredi 7 mars) pour le « Village préféré des Français », c’est ICI

COP 16 : un plan pour financer la sauvegarde de la nature adopté de justesse

La 16 Conférence des Parties (COP 16) de la Convention sur la diversité biologique s'est conclue à Rome sur une note de succès mitigé, marquant une étape cruciale dans les efforts mondiaux pour financer la sauvegarde de la nature. Après un précédent échec retentissant, lors de la COP précédente en Colombie, les délégués de quelque 150 pays ont finalement trouvé un compromis tard dans la nuit du 27 février. Le principal résultat de la COP 16 est l'adoption d'un plan de travail ambitieux sur cinq ans, plan qui vise à mobiliser les financements nécessaires pour freiner la destruction du vivant à l'échelle mondiale. Steven Guilbeault, ministre canadien de l'Environnement, a souligné l'importance de cette décision dans un contexte de géopolitique incertaine, affirmant que le multilatéralisme peut offrir des perspectives d'espoir face aux défis environnementaux croissants. Les pays ont également convenu de renforcer la feuille de route de Kunming-Montréal, adoptée précédemment, en introduisant des règles et des indicateurs pour mesurer les progrès réalisés d'ici la COP 17, prévue en Arménie en 2026. Sur le plan financier, les pays se sont engagés à augmenter les dépenses annuelles de protection de la nature à 200 milliards de dollars d'ici 2030, dont 30 milliards provenant spécifiquement des nations développées pour soutenir les pays en développement. Cela représente une augmentation significative par rapport aux 15 milliards de dollars alloués en 2022, mais reste en deçà des besoins pressants pour atteindre les objectifs fixés.

Grands cormorans : le nouvel arrêté-cadre est paru

Le 26 février, un nouvel arrêté est paru au Journal officiel, remplaçant celui de 2010 sur les dérogations à la protection du grand cormoran, espèce d'oiseau piscivore protégée mais prédatrice envers certaines espèces de poissons vulnérables. L'arrêté antérieur, partiellement annulé par le Conseil d'État le 8 juillet 2024, a conduit le gouvernement à revoir sa stratégie en remplaçant l'arrêté-cadre. Désormais, les préfets fixeront les quotas départementaux de destruction des grands cormorans, avec un plafond maximal de 20 % de la population départementale recensée lors du dernier comptage national. Cette approche remplace l'ancien système triennal et permet une gestion plus flexible et adaptative des populations d'oiseaux. Le nouvel arrêté introduit également la possibilité d'effaroucher les cormorans par des moyens sonores ou visuels, sous conditions strictes de lieu et de période, similaires à celles des opérations de tir autorisées. De plus, il distingue les périodes d'intervention pour la protection des piscicultures, où les mesures peuvent être appliquées de l'ouverture de la chasse des espèces de gibier d'eau jusqu'au dernier jour de juin. En revanche, la protection des populations de poissons menacées se limite à la période de l'ouverture de la chasse jusqu'au dernier jour de février. À noter que dans certains départements (Calvados, Côtes-d'Armor, Eure, Finistère, Ille-et-Vilaine, Manche, Morbihan, Seine-Maritime), aucune dérogation n'est accordée en raison de la présence de la sous-espèce strictement protégée Phalacrocorax carbo carbo, indiscernable de la sous-espèce Phalacrocorax carbo sinensis.

Les faits divers de la semaine passée

- Ain : le 22 février lors, lors du banquet annuel de la Société de chasse de Foissiat, la présidente Georgette Robin a accueilli chasseurs et propriétaires terriens pour dresser le bilan de la saison. Les 68 chasseurs ont prélevé 5 sangliers, 30 chevreuils, 30 lièvres et 18 renards à tir, tandis que 24 autres ont été piégés. Toutefois, plusieurs renards, retrouvés morts, présentaient une pelade et un état de maigreur avancé, suscitant l’inquiétude. « Ces symptômes pourraient indiquer des maladies transmissibles à l’homme, comme l’échinococcose ou la rage », a-t-elle alerté. Pour renforcer la sécurité routière et limiter les collisions avec la faune, des réflecteurs anticollisions seront installés sur trois routes fréquentées : aux Orcières, à la montée des Neffles et sur Grande Bellevavre. Enfin, deux comptages nocturnes du gibier ont été réalisés fin janvier afin d’évaluer les populations et adapter la gestion cynégétique.

 

- Aube : les chasseurs de la forêt domaniale d’Oisellemont dénoncent la pression imposée par l'ONF, qui a organisé une battue de régulation de sangliers et chevreuils, le 24 février, à Cunfin. A quatre jours de la fermeture, l’Office constatant que les quotas fixés n'avaient pas été atteints, décidait d'intervenir directement. Selon Clotilde Bayle, directrice de l'agence ONF Aube et Marne, cette régulation était nécessaire pour limiter les dégâts agricoles et préserver l'équilibre des écosystèmes. Quant aux chasseurs, ils estimaient que les exigences de l'ONF étaient excessives. Philippe Mouillat, vice-président du GIC, pointe du doigt l'absurdité de la situation, soulignant la forte mortalité naturelle des chevreuils due aux intempéries.

 

- Cher : jeudi dernier, six chasseurs ont été appréhendés pour des actes de braconnage extrêmement graves, selon l'OFB. Ces individus sont soupçonnés d'avoir tué des animaux par arme à feu et même d'avoir utilisé des véhicules pour les percuter, uniquement motivés par une quête de sensations fortes. L'OFB a déclaré que cette opération, menée après plus de deux ans d'enquête, avait permis de saisir des trophées de chasse et une trentaine d'armes, dont certaines détenues illégalement. Parmi les mis en cause, certains appartenaient à des équipages, une information que confirmait la Société de Vénerie, précisant même que : « L’un d’eux occupe des responsabilités importantes au sein de son équipage ». Conformément à son règlement, la Société de Vénerie a précisé que cette personne avait été suspendue de ses fonctions « dans l’attente du jugement qui aura lieu en avril, à titre préventif ». De son côté, le chargé des relations avec les veneurs pour le Berry-Limousin avait déclaré : « « C’est loin de toutes nos valeurs et c’est tout à fait l’inverse de ce l’on défend... ».

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Du dimanche 2 mars au dimanche 23 mars : le nouveau spot TV de la FNC...

Elle a attendu le dernier moment, la FNC, pour dévoiler sa nouvelle campagne de pub qui débutera le dimanche 2 mars. Ce 5ème joyau de la communication est décrit ainsi par son initiateur, dans un communiqué arrivé cette semaine dans les FDC et les FRC : « La Fédération Nationale des Chasseurs poursuit, cette année, sa communication offensive pour donner à voir et à comprendre, dans ce cinquième spot TV, l’engagement concret des chasseurs au service de la nature et de la biodiversité. Cette nouvelle campagne TV est partie du postulat qu'aujourd'hui les sujets environnementaux ont une place extrêmement importante dans nos vies. Tout le monde a un avis. Tout le monde en parle, partout, tout le temps... mais peu de personnes passent à l’acte en agissant concrètement pour protéger la nature. Notre idée est simple, montrer à travers ce film, que les chasseurs, eux, sont dans l'action plutôt que dans l’incantation. Ils agissent sur les territoires ruraux. Car finalement, comme on dit : ce sont souvent ceux qui en parlent le moins qui en font le plus ! Ce film met en scène, sous forme de portraits humoristiques, certains de ces apôtres de la bien-pensance environnementale, et ils sont nombreux, qui s’expriment à tout va, ont un avis sur tout, mais qui ne s’investissent pas de manière concrète. En somme, ils sont les tenants de l’écologie qui n’agit pas. Ce nouveau spot est un film au ton décalé qui manie l'humour tout en passant un message fort : l'implication des chasseurs se traduit par plus de 12 millions de jours de bénévolat par an, dédiés à la nature pour le bénéfice de tous (Source Randéa). Ce spot TV se veut piquant sans être méchant. Il rappelle cette réalité : les chasseurs, eux, se sont réellement engagés depuis des décennies, dans ces enjeux environnementaux. Ils n’ont pas attendu que ces sujets deviennent à la mode pour s’y intéresser... au plus proche de la nature qu'ils pratiquent au quotidien... ».

Espérons donc que cette campagne marquera un peu plus les esprits, chez nos opposants, que les précédentes, qui n’ont pas laissé un souvenir impérissable. Quoi que ce film nous réserve, dimanche soir on devrait sourire, et peut-être même rigoler... Pourvu que ça ne soit pas jaune !

 

(point d’orgue de ce dimanche de lancement : un passage après le JT de 20 heures sur TF1, et sur M6 après le JT 19.45)