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Viticulture : Bruxelles valide un nouveau plan d’arrachage des vignes en France

La Commission européenne a donné son accord à la France pour mettre en œuvre un nouveau dispositif d’arrachage définitif des vignes destiné à répondre à la crise structurelle que traverse une partie du vignoble français. Cette mesure, réclamée par les professionnels et portée par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, vise à adapter durablement le potentiel de production à une consommation en recul, particulièrement pour les vins rouges. Ce nouveau programme fait suite à une première campagne menée en 2024-2025, dotée de 120 millions d’euros. Sa mise en place a nécessité une modification de la réglementation européenne dans le cadre du « paquet vin », négociée durant plusieurs mois entre les États membres, le Parlement européen et la Commission. L’approbation officielle obtenue le 1er juin permet désormais à la France de lancer rapidement le dispositif. Après validation des modalités par le Conseil spécialisé « vin et cidre » de FranceAgriMer, une téléprocédure sera ouverte afin de confirmer les déclarations d’intention déjà déposées par les viticulteurs. L’aide envisagée s’élève à 4 000 euros par hectare arraché. Pour les pouvoirs publics, cette mesure doit contribuer à rééquilibrer durablement l’offre face à une demande en forte évolution, tout en apportant une réponse immédiate aux difficultés économiques rencontrées dans plusieurs bassins viticoles. Elle s’inscrit dans un plan plus large de sortie de crise destiné à accompagner les exploitations confrontées à la baisse des ventes, à la concurrence internationale et aux changements des habitudes de consommation. Le gouvernement présente ce dispositif comme un outil de restructuration indispensable pour certains territoires viticoles particulièrement fragilisés. Si l’arrachage définitif constitue une décision difficile pour de nombreux producteurs, il est considéré par une partie de la profession comme un levier nécessaire pour limiter les excédents, soutenir les cours et préparer l’avenir de la filière. Les prochains mois permettront de mesurer l’ampleur de l’adhésion des viticulteurs à ce nouveau programme et son impact sur l’équilibre économique du vignoble français.

La semaine en bref...

- Alpes de Haute-Provence : la préfecture lance un appel à candidatures pour le recrutement de quatre nouveaux lieutenants de louveterie. Les dossiers devront être déposés avant le 20 juin prochain. Le département compte actuellement 27 lieutenants de louveterie, bénévoles assermentés placés sous l’autorité du préfet. Leur mission consiste notamment à participer à la régulation de certaines espèces et à intervenir dans le cadre de la prévention des dommages causés par le loup aux troupeaux domestiques. Pour postuler, plusieurs conditions doivent être remplies. Les candidats doivent être de nationalité française, âgés de moins de 75 ans et résider dans le pays cynégétique concerné ou dans un canton limitrophe. Ils doivent également être titulaires du permis de chasser depuis au moins cinq ans et justifier d’une bonne connaissance de la faune sauvage ainsi que de la réglementation en vigueur. Cette fonction exige disponibilité, expérience du terrain et sens du service public au bénéfice de la gestion de la faune et de l’équilibre entre activités humaines et biodiversité. Les candidatures doivent transmises avant le 20 juin à :  ddt@alpes-de-haute-provence.gouv.fr

 

- Aude : l’enquête sur le gigantesque incendie qui a ravagé près de 17 000 hectares dans les Corbières, en août 2025, connaît un rebondissement majeur. Trois agents de l’Office national des forêts (ONF) ont été placés en garde à vue et entendus par les gendarmes de la section de recherches de Montpellier, dans le cadre des investigations visant à déterminer l’origine du sinistre. Ce feu historique avait coûté la vie à une personne, détruit 36 habitations et profondément marqué les populations locales. À l’issue des auditions, l’un des agents a été présenté à la justice puis mis en examen le 4 juin pour « destruction involontaire par incendie aggravée ». Selon le parquet de Montpellier, il est soupçonné d’avoir provoqué involontairement le départ du feu en jetant un mégot de cigarette depuis la fenêtre d’un véhicule de patrouille. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

 

- Aveyron : dans la vallée de la Dourbie, entre l’Aveyron et le Gard, Enedis mène actuellement un important chantier d’enfouissement de ligne électrique afin de sécuriser l’un des secteurs fréquentés par le gypaète barbu, l’un des rapaces les plus rares d’Europe. L’objectif est de limiter les risques de collision et d’électrocution auxquels sont particulièrement exposés les jeunes oiseaux lors de leurs premiers déplacements. Les lignes aériennes constituent en effet une menace importante pour ces grands planeurs pouvant atteindre près de trois mètres d’envergure. Réintroduit depuis plusieurs années dans les massifs des Grands Causses, le gypaète barbu reste une espèce fragile dont chaque individu compte pour assurer la pérennité de la population. La vallée de la Dourbie représente un corridor naturel stratégique pour ces rapaces en phase de dispersion. Pour Enedis, ce chantier illustre également la montée en puissance des projets conciliant infrastructures énergétiques et préservation de la biodiversité.

 

- Bouches-du-Rhône : quinze organisations nationales de protection de la nature et gestionnaires d’espaces protégés appellent l’État à abandonner le projet de ligne électrique aérienne à très haute tension (400 kV) destinée à alimenter le développement industriel de la zone de Fos-Berre. Longue de 65 kilomètres, cette infrastructure traverserait la Camargue, la Crau et la Terre d’Argence, trois territoires reconnus pour leur richesse écologique exceptionnelle. Les signataires dénoncent une accumulation de projets d’aménagement (ligne THT, pipelines d’hydrogène, infrastructures routières et parcs éoliens offshore) dont les impacts cumulés pourraient fragiliser durablement les habitats naturels, les continuités écologiques et les activités traditionnelles locales. Ils soulignent également qu’une alternative enterrée, soutenue par de nombreux élus et acteurs du territoire, avait émergé lors du débat public organisé en 2025. Malgré cette opposition locale, l’État a engagé en mai 2026 la procédure de déclaration d’utilité publique de la ligne aérienne. Les associations demandent désormais que la vocation environnementale de la Camargue soit réaffirmée et que toute transition énergétique s’inscrive dans le respect des espaces naturels protégés et de la biodiversité...

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Quand les terres agricoles changent discrètement d’usage

Alors que la lutte contre l’artificialisation des terres commence à produire ses effets, la Fédération nationale des Safer (FN Safer) tire la sonnette d’alarme sur un phénomène moins visible mais en forte progression : la « consommation masquée » des terres agricoles. Il s’agit de parcelles acquises non pas pour une activité agricole, mais pour des usages détournés tels que les loisirs, le stockage de matériaux, l’installation de cabanons ou encore la spéculation foncière en vue d’une future urbanisation. Selon les données présentées par la fédération, ce phénomène a concerné 28 400 hectares en 2025, soit plus de trois fois la surface artificialisée la même année (8 500 hectares). Si l’artificialisation recule sous l’effet du ralentissement économique et des politiques liées au zéro artificialisation nette (ZAN), les Safer redoutent que cette baisse ne masque une pression foncière toujours importante. Après une progression marquée entre 2015 et 2021, la consommation masquée repartirait à la hausse depuis 2025. Les territoires les plus touchés sont ceux où le foncier est particulièrement convoité : pourtour méditerranéen, vallée du Rhône, façade atlantique, zones de montagne ou de bocage. Dans 80 % des cas, les parcelles concernées font moins d’un hectare. Ces changements d’usage réduisent progressivement les surfaces disponibles pour l’agriculture, compliquent l’installation des jeunes exploitants et favorisent une hausse des prix du foncier. Certains acquéreurs sont en effet prêts à payer plusieurs fois la valeur agricole réelle d’un terrain. La FN Safer rappelle l’exemple emblématique d’Arbonne, au Pays basque, où une propriété comprenant quinze hectares de prairies avait trouvé preneur pour 3,2 millions d’euros, soit quatre fois son estimation agricole. Cette affaire avait relancé le débat sur le renforcement du droit de préemption des Safer, notamment lorsqu’un bien agricole est vendu avec une habitation. Face à ces dérives, la fédération appelle les collectivités à agir davantage par la veille foncière, les outils d’urbanisme et le recours au droit de préemption. Elle se félicite également des dispositions prévues dans le projet de loi d’urgence agricole, qui renforcent les moyens d’intervention des Safer. Pour son président, Thierry Bussy, l’enjeu est majeur : alors que près de la moitié des exploitations agricoles devront être transmises dans les prochaines années, préserver l’accès au foncier constitue une condition essentielle au renouvellement des générations et à la souveraineté alimentaire française.

Journée mondiale des océans : un patrimoine naturel à protéger et à transmettre

Chaque année, le 8 juin, la Journée mondiale des océans rappelle le rôle fondamental que jouent les mers et les océans dans l'équilibre de la planète. Véritables poumons bleus de la Terre, ils produisent près de la moitié de l'oxygène que nous respirons, absorbent une part importante du dioxyde de carbone émis par les activités humaines et contribuent à réguler le climat mondial. Ils abritent également une biodiversité exceptionnelle dont dépend directement ou indirectement une grande partie de l'humanité. Mais les océans sont aujourd'hui confrontés à de nombreuses pressions : pollution plastique, artificialisation du littoral, surexploitation de certaines ressources halieutiques ou encore effets du réchauffement climatique. La préservation de ces milieux fragiles constitue désormais un enjeu majeur pour les générations futures. Cette protection ne concerne pas uniquement les activités maritimes professionnelles. Sur les côtes françaises, de nombreux usagers participent également à la connaissance et à la préservation des espaces littoraux. C'est notamment le cas des chasseurs pratiquant la chasse maritime, une activité ancestrale étroitement liée aux marais côtiers, aux estuaires et aux zones humides littorales. Des baies de Somme et du Mont-Saint-Michel jusqu'aux rivages atlantiques et méditerranéens, les chasseurs de gibier d'eau contribuent depuis des décennies à l'entretien et à la gestion de nombreux habitats favorables à l'avifaune migratrice. Hutteaux, tonnes, gabions et marais aménagés participent souvent au maintien d'espaces naturels riches en biodiversité, fréquentés par une multitude d'espèces d'oiseaux, bien au-delà du seul gibier, et les observations réalisées par les chasseurs alimentent régulièrement les suivis de migration et les programmes de surveillance de certaines populations d'oiseaux d'eau. À l'occasion de cette Journée mondiale des océans, le message demeure universel : protéger les mers, les estuaires et les zones humides littorales revient à préserver un patrimoine naturel irremplaçable. Une responsabilité collective qui associe scientifiques, gestionnaires, pêcheurs, plaisanciers, chasseurs et plus largement tous ceux qui vivent au contact de ces espaces où la terre rencontre la mer.

Braconnage en Sologne : des actes indignes qui salissent l’image de la chasse

Après des mois de rebondissements judiciaires, l'affaire des présumés braconniers de Sologne a enfin été examinée sur le fond devant la cour d'appel de Bourges, le 4 juin dernier. Six hommes âgés de 24 à 43 ans, anciens membres ou proches du Rallye Vouzeron, sont poursuivis pour des faits de chasse illégale de nuit commis entre 2022 et 2025 dans plusieurs propriétés privées du Cher. L'audience marque un tournant après l'échec des multiples recours procéduraux engagés par la défense, dont un pourvoi en cassation récemment rejeté. Au cœur du dossier figurent des images saisies par l'Office français de la biodiversité (OFB). Elles montrent des véhicules tout-terrain poursuivant de nuit des cerfs, daims et marcassins avant de les percuter ou de les achever. Certaines séquences présentent ensuite les animaux morts exhibés devant les caméras. Ces images ont suscité l'indignation des parties civiles, parmi lesquelles figurent l’OFB, les FDC concernées, la Société de Vénerie, et... des associations de protection animale. Les représentants du monde cynégétique ont unanimement condamné ces pratiques. Pour eux, ces faits n'ont rien à voir avec la chasse légale et responsable. La Société de vénerie a particulièrement dénoncé des comportements incompatibles avec les valeurs de respect du gibier et de l'éthique cynégétique. L'un des prévenus occupait d'ailleurs des responsabilités au sein d'un équipage, ce qui a renforcé l'émotion dans le milieu. La défense a une nouvelle fois contesté la validité de certains éléments de l'enquête, notamment les pièges photographiques installés par l'OFB et les perquisitions réalisées. Les avocats ont plaidé la relaxe en invoquant plusieurs irrégularités de procédure et une atteinte à la vie privée. Le parquet général a pour sa part requis des peines allant de cinq à quatorze mois de prison avec sursis, assorties d'amendes, de suspensions du permis de chasse, du permis de conduire et des autorisations de détention d'armes. Cette affaire, qui a profondément choqué bien au-delà du seul monde de la chasse, pose la question de la lutte contre le braconnage organisé et des moyens de contrôle mis en œuvre par les autorités. Le jugement a été mis en délibéré au 1er octobre 2026.

Eau, élevage, loup, foncier : le projet de loi agricole franchit l’étape de l’Assemblée

À l’issue de deux semaines de débats nourris, l’Assemblée nationale a adopté, à une large majorité, le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (UPSA), présenté par le Gouvernement comme une réponse concrète aux revendications exprimées par les agriculteurs lors des mobilisations du début de l’année. Le texte conserve l’essentiel de son architecture initiale et vise à renforcer la souveraineté alimentaire française, tout en simplifiant les démarches administratives pesant sur les exploitations. Parmi les mesures phares figure la reconnaissance de « projets agricoles d’avenir », directement liés aux objectifs nationaux de production et bénéficiant d’un accompagnement prioritaire pour accélérer leur réalisation. Le texte entend également faciliter la création d’ouvrages de stockage de l’eau, en permettant aux préfets d’adapter certaines règles locales après concertation avec les acteurs concernés. Les députés ont par ailleurs allégé plusieurs contraintes administratives applicables aux petits plans d’eau et rétabli un principe de proportionnalité des mesures compensatoires en zones humides. Le projet de loi simplifie aussi le cadre juridique applicable aux élevages bovins, porcins et avicoles, notamment en prévoyant un alignement futur de certains seuils réglementaires sur les normes européennes. En matière environnementale, il crée un dispositif renforcé de protection des captages d’eau les plus pollués, avec des actions obligatoires pilotées par les préfets. Le texte comporte également plusieurs mesures destinées à protéger les exploitations contre la prédation du loup, en adaptant les modalités de gestion de l’espèce aux réalités du terrain et à l’intensité des attaques subies par les troupeaux...

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Journée mondiale de l’environnement

Chaque année, le 5 juin, la Journée mondiale de l’environnement rassemble des millions de personnes autour d’un même objectif : sensibiliser à la protection de la planète et à la préservation des ressources naturelles. Créée en 1972 par les Nations unies à l’issue de la Conférence de Stockholm, cette journée est devenue l’un des principaux rendez-vous internationaux consacrés aux enjeux environnementaux. Pollution, changement climatique, érosion de la biodiversité, raréfaction de certaines ressources : les défis sont nombreux et concernent désormais l’ensemble des continents. Mais au-delà des déclarations officielles, des campagnes de communication et des grands sommets internationaux, cette journée rappelle surtout une réalité souvent oubliée : l’environnement se protège d’abord sur le terrain. Partout en France, des milliers d’acteurs œuvrent quotidiennement en faveur des milieux naturels. Forestiers, agriculteurs, pêcheurs, gestionnaires d’espaces protégés, scientifiques, chasseurs ou encore bénévoles associatifs participent, chacun à leur manière, à la préservation de la biodiversité. Entretien des zones humides, restauration de haies, suivi des espèces sauvages, protection des sites de reproduction ou lutte contre les espèces invasives constituent autant d’actions discrètes mais essentielles. La connaissance du terrain demeure d’ailleurs l’un des meilleurs outils de conservation. Observer l’évolution d’une population animale, mesurer l’impact d’une sécheresse, suivre la progression d’une maladie ou évaluer l’état d’un habitat naturel exige du temps, de l’expérience et une présence régulière au cœur des territoires. Cette écologie du quotidien est souvent moins visible que les grands débats médiatiques, mais elle produit des résultats concrets. Les défis actuels imposent davantage de coopération entre les différents usagers des espaces naturels, et l’agriculture, la sylviculture, la chasse, le tourisme et la conservation ne peuvent plus être envisagés comme des mondes séparés. Leur avenir dépend de leur capacité à travailler ensemble pour maintenir des écosystèmes fonctionnels et des territoires vivants. Plus que jamais, la protection de l’environnement repose sur un principe simple : la responsabilité partagée. Car la nature ne se préserve pas une seule journée par an. Elle se protège chaque jour grâce à l’engagement de celles et ceux qui l’observent, la gèrent et la transmettent aux générations futures.

Dépopulation rurale et retour des grands mammifères : un nouvel équilibre à construire

Depuis plusieurs décennies, la croissance de la population humaine a profondément transformé les milieux naturels. L’urbanisation, l’extension des terres agricoles et le développement des infrastructures ont entraîné une réduction importante de la biodiversité et un recul de nombreuses espèces animales. Les grands mammifères, qu’il s’agisse d’herbivores comme les cerfs ou de prédateurs comme les loups et les lynx, ont particulièrement souffert de cette pression humaine, entre destruction des habitats, chasse excessive et persécution directe. Pourtant, cette tendance commence à évoluer dans certaines régions du monde. En Europe et au Japon notamment, la dépopulation des zones rurales et l’exode vers les villes entraînent l’abandon progressif de certaines terres agricoles. Ces espaces, moins exploités par l’homme, permettent peu à peu le retour de processus naturels et favorisent la recolonisation des milieux par la faune sauvage. Cette « récupération » des grands mammifères constitue aujourd’hui un phénomène écologique majeur. Le retour de ces espèces transforme profondément les écosystèmes. Les grands herbivores influencent la végétation par leur broutage, tandis que les prédateurs jouent un rôle essentiel dans la régulation des chaînes alimentaires. Ces mécanismes peuvent contribuer à restaurer des équilibres écologiques anciens et améliorer certains services rendus par la nature. Cependant, cette recolonisation n’est pas sans conséquences pour les populations humaines restantes. Dans les zones rurales, la présence accrue de grands mammifères peut provoquer des dégâts aux cultures, des attaques sur le bétail ou encore des collisions routières. Certaines espèces peuvent également favoriser la propagation de maladies ou susciter un sentiment d’insécurité chez les habitants. Les chercheurs soulignent ainsi que la récupération de la faune sauvage doit être accompagnée d’une gestion adaptée afin de limiter les conflits entre humains et animaux...

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La FACCC en Assemblée générale dans le Finistère

La Fédération des Associations Françaises des Chasseurs aux Chiens Courants (FACCC) tiendra sa 37e Assemblée générale nationale le samedi 6 juin à Saint-Thois (Finistère), à l'occasion d'un week-end exceptionnel. Accueillis sur le site de Stervinou, en bordure du canal de Nantes à Brest, les représentants des associations départementales se réuniront dès 10 heures pour la traditionnelle réunion des présidents d'AFACCC. L'Assemblée générale nationale débutera ensuite à 16 h 30. Ce rendez-vous annuel majeur permettra de dresser le bilan des actions menées, d'aborder les enjeux actuels de la chasse aux chiens courants et de définir les orientations futures de la fédération. Les festivités débuteront le samedi 6 juin par l’accueil des meutes dès l’après-midi. La soirée laissera place à la convivialité avec un moment festif ouvert à tous : restauration sur place, concert rock et animation DJ rythmeront la nuit jusqu’à 1h du matin dans une ambiance chaleureuse et authentique. Le dimanche 7 juin sera dédié à la découverte, au partage et aux traditions. La journée débutera par une messe de Saint-Hubert, célébrée en musique avec les Échos de Keroual et le bagad des Bruyères, symbole fort de l’ancrage culturel breton. L’après-midi proposera de nombreuses démonstrations : chiens courants, équipages de vénerie, vénerie sous terre, louveterie, chiens de sang, chiens d’arrêt et de rapport. Un véritable panorama du monde cynégétique sera offert au public. En parallèle, un marché d’artisans et de créateurs mettra en valeur les savoir-faire locaux, tandis que de nombreuses associations cynégétiques et rurales présenteront leurs activités. Initiations, démonstrations et rencontres permettront à chacun de mieux comprendre les pratiques liées à la nature et à la chasse. Les familles ne seront pas oubliées avec de nombreuses animations pour les enfants : structures gonflables, poneys, maquillage ou encore balades en petit tracteur. Tout au long du week-end, buvette, restauration et bar à huîtres seront proposés. Ce rendez-vous unique promet d’allier tradition, convivialité et découverte, dans l’esprit d’une chasse responsable et vivante. Un événement à ne pas manquer pour célébrer ensemble 40 ans de passion. Pour ceux qui ne pourront pas être présents, la FACCC retransmettra, en direct Youtube, les travaux de l’assemblée générale, samedi, à partir de 16h30.

 

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Et si demain on allait à la chasse… en ferromobile ?

Dans de nombreux territoires ruraux, les petites lignes ferroviaires oubliées pourraient bientôt retrouver une seconde vie. Non plus avec des trains classiques, jugés trop coûteux à remettre en circulation, mais grâce à de curieux véhicules hybrides, capables de rouler aussi bien sur route que sur rail. Une innovation française qui pourrait séduire bien au-delà des simples déplacements du quotidien… jusque dans le monde cynégétique. Imagine-t-on demain des chasseurs rejoignant un massif forestier, un rendez-vous de battue ou un territoire isolé à bord de petites navettes ferroviaires électriques ? L’idée n’a plus rien d’utopique. Développé par la société d’ingénierie SICEF, membre du consortium Flexmove d’AKKA Technologies, le projet « Ferromobile » vise à remettre en service plusieurs milliers de kilomètres de voies ferrées abandonnées en France. Le principe est simple : adapter des vans dérivés du Peugeot e-Traveller afin qu’ils puissent circuler aussi bien sur route que sur rail grâce à un système de guidage spécifique. Ces véhicules, capables d’embarquer jusqu’à huit personnes, fonctionneraient soit selon des horaires réguliers, soit à la demande via une réservation mobile, à la manière d’un service de transport personnalisé. Pour les territoires ruraux, l’enjeu est considérable. Selon les estimations de l’entreprise, près de 5 700 kilomètres de petites lignes ferroviaires sont aujourd’hui inutilisés ou laissés à l’abandon en France. Des infrastructures souvent présentes dans des secteurs forestiers, agricoles ou montagneux où la dépendance à l’automobile reste très forte. Les premiers essais grandeur nature doivent débuter sur la ligne Courpière-Vertolaye, en Auvergne. Si le concept fonctionne, plusieurs régions comme la Nouvelle-Aquitaine, la Bretagne ou l’Occitanie pourraient suivre rapidement. Au-delà du transport public classique, certains observateurs imaginent déjà des usages beaucoup plus variés : accès facilité aux zones naturelles, desserte des villages isolés, écotourisme, pêche, randonnée… ou déplacements cynégétiques lors des grands week-ends d’ouverture. Le système présente plusieurs avantages : faible coût d’exploitation, réutilisation des infrastructures existantes, réduction des émissions de carbone et limitation du trafic routier dans les campagnes. Les véhicules circuleraient automatiquement sur les rails avant de retrouver une conduite classique sur route pour rejoindre les derniers kilomètres jusqu’aux destinations finales. Qualifiée d’innovation « frugale mais à fort impact » par plusieurs spécialistes du secteur automobile, le projet Ferromobile illustre peut-être une nouvelle façon de penser la mobilité rurale...

Contrôles agricoles : le Conseil d’État valide le port d’arme discret des agents de l’OFB

Le Conseil d’État a tranché. Dans une décision rendue le 22 mai 2026, la plus haute juridiction administrative française a rejeté les recours visant à faire annuler la circulaire du 3 décembre 2024 relative au port d’arme des agents de l’OFB, lors des contrôles administratifs réalisés dans les exploitations agricoles. Cette circulaire, adoptée à la suite des vives tensions apparues entre le monde agricole et certains services de contrôle de l’État, impose désormais aux inspecteurs de l’OFB de porter leur arme de manière discrète lors des opérations administratives. L’objectif affiché par le gouvernement était alors d’apaiser les relations avec les exploitants agricoles tout en maintenant les garanties de sécurité nécessaires pour les agents. Le sujet avait suscité une importante polémique. Plusieurs organisations agricoles dénonçaient depuis plusieurs années des contrôles jugés excessivement coercitifs, parfois vécus comme des interventions de police judiciaire alors qu’il s’agissait de simples vérifications administratives portant sur l’environnement, l’eau ou la biodiversité. La présence visible d’armes à feu lors de certaines inspections avait particulièrement cristallisé les critiques. Face à cette situation, le gouvernement avait demandé à l’OFB d’adapter ses pratiques. La circulaire de décembre 2024 prévoit ainsi que les agents commissionnés et armés continuent à disposer de leur équipement réglementaire, mais que celui-ci ne soit plus ostensiblement visible lors des contrôles administratifs courants, sauf circonstances particulières liées à la sécurité. Des associations de protection de l’environnement et plusieurs organisations syndicales avaient contesté cette évolution devant le Conseil d’État, estimant qu’elle risquait de fragiliser la protection des agents et de limiter leur capacité d’intervention. La juridiction n’a pas suivi cette analyse. Elle a considéré que la circulaire ne remettait nullement en cause le port d’arme réglementaire des agents et qu’elle relevait du pouvoir d’organisation de l’administration. Cette décision conforte donc la ligne défendue par le gouvernement : maintenir les moyens de protection des inspecteurs tout en réduisant la dimension conflictuelle que pouvait représenter le port apparent d’une arme lors des contrôles dans les exploitations agricoles. Pour le monde agricole, cette validation juridique est perçue comme un signal supplémentaire en faveur d’une normalisation des relations entre les exploitants et les services de contrôle de l’État, dans un contexte où la question de la confiance demeure au cœur des débats.

Manifestation non déclarée lors de la Fête de la Vénerie : un militant d’AVA condamné

Le tribunal judiciaire de Senlis a rendu, hier 1er juin, son délibéré dans l’affaire opposant Stanislas Broniszewski, figure connue du mouvement anti-chasse à courre Abolissons la Vénerie Aujourd’hui (AVA), au ministère public. Le militant était poursuivi pour avoir organisé une manifestation non déclarée à l’occasion de la Fête de la Vénerie, organisée le 14 juin 2025 pour célébrer le 90e anniversaire du musée de la Vénerie de Senlis. Ce jour-là, plusieurs centaines de personnes avaient participé aux animations proposées autour de ce patrimoine culturel et cynégétique, parmi lesquelles un défilé de chiens de chasse dans les rues de la cité royale. L’événement avait toutefois été perturbé par la présence de militants opposés à la chasse à courre, venus manifester leur hostilité à la pratique tout au long du parcours. Les protestataires avaient suivi le cortège et multiplié les prises à partie verbales des participants. Les enquêteurs avaient alors estimé que Stanislas Broniszewski avait joué un rôle central dans l’organisation et la coordination de cette mobilisation. Une analyse contestée par l’intéressé, qui n’a cessé de nier être l’organisateur de la manifestation. Lors de l’audience, tenue début mai, il avait expliqué être présent en tant que militant de longue date contre la vénerie, tout en affirmant n’être ni dirigeant ni porte-parole d’AVA. Selon lui, il s’était limité à relayer l’information concernant le rassemblement. Ces arguments n’ont finalement pas convaincu le tribunal. Dans son jugement, la juridiction a considéré que le prévenu avait bien occupé un rôle actif dans la préparation et le déroulement de la manifestation. Les magistrats ont rappelé que toute manifestation sur la voie publique est soumise à des obligations déclaratives auxquelles les organisateurs doivent se conformer. Stanislas Broniszewski a ainsi été reconnu coupable d’organisation d’une manifestation sans déclaration préalable. Il a été condamné à une amende de 2 000 euros, dont 1 000 euros assortis du sursis. Il devra également verser près de 6 000 euros au total à la Ville de Senlis, aux Amis du musée de la Vénerie, à la Société de Vénerie et à la FDC de l’Oise, au titre des préjudices et frais de justice engagés. Cette décision rappelle que le débat autour de la chasse à courre, aussi vif soit-il, doit s’exprimer dans le respect du cadre légal. Elle souligne également que la vénerie demeure en France une activité autorisée, strictement réglementée et encadrée par la loi, dont la pratique s’inscrit dans un patrimoine historique et culturel reconnu.