- Ain : la FDC a quitté Bourg-en-Bresse pour s’installer à Pont-d’Ain, dans la zone Ecosphère innovation. Ce déménagement lui permet de bénéficier de locaux modernes et fonctionnels sur un terrain de 6 000 m², améliorant les conditions de travail de ses quinze salariés. Le nouveau siège dispose de bureaux adaptés, d’une grande salle de réunion pouvant accueillir une centaine de personnes et d’un accès facilité pour les personnes à mobilité réduite. Avec près de 10 000 chasseurs dans le département et environ 300 nouvelles inscriptions annuelles, la chasse reste dynamique dans l’Ain. Cependant, les dégâts causés par les sangliers posent un problème majeur.
En 2024, 800 000 euros ont été versés aux agriculteurs en compensation des dommages causés aux cultures. Pour limiter ces nuisances, 7 612 sangliers ont été abattus dans l’année. Gontran Bénier, président de la Fédération, souligne que cette nouvelle implantation, plus centrale, offre un meilleur accès aux chasseurs du département et améliore l’organisation des activités cynégétiques.
- Ardèche : le tribunal correctionnel de Privas a renvoyé le procès de l'affaire des chiens de chasse abattus à Chanéac, au 3 avril 2025, à 9 heures. Il s'agit d'examiner la plainte de la coopérative agricole et artisanale autogérée Longo Maï. Les faits remontent au 16 décembre 2023 quand un membre de la communauté a abattu sept chiens de chasse qui, a déclaré Longo Maï, s'attaquaient à leurs porcs domestiques. C'est le Parquet qui a demandé ce renvoi. « Il était totalement impensable que le prévenu soit jugé sans que les investigations soient terminées concernant la plainte que nous avons déposée contre les chasseurs » a expliqué l’avocat de Longo Maï.
Mais ce n'est pas l'avis de la partie adverse car selon maître Frédéric Vignal, avocat de la FDC et de l’ACCA : « il y a des incidents qui remontent tous les week-ends. Il y a beaucoup de chasseurs des communes limitrophes qui préfèrent ne plus lâcher leurs chiens à proximité, de peur d'être confrontés à des situations de tension qui pourraient dégénérer... ». A l'invitation de la FDC, les chasseurs seront présents devant le Palais de Justice mercredi à 9 heures.
- Aude : fin de la saison de chasse au sanglier à Coustouge. Organisée par l'AICA Saint-Victor, cette petite fête a rassembla autour d’une table, les chasseurs de Coustouge, Jonquières et Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, ainsi que des amis non-chasseurs et les maires locaux Jacques Piraud et Paul Berthier, le maire de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse s’étant excusé. Damien Couderc, président de l'AICA annonça que quelques battues supplémentaires étaient prévues jusqu'à la fin du mois, et présenta le bilan de la fructueuse saison 2024/2025 avec 125 sangliers abattus, récompensant ainsi les efforts constants de ses membres tout au long de l'année.
- Bouches-du-Rhône : le 18 mars dernier, cinq loups d’une même meute ont été observés près des habitations à Cassis, suscitant l’inquiétude des riverains. C’est une habitante du quartier des Cuettes qui, sur sa vidéosurveillance, a constaté le passage des prédateurs, tout près de son jardin.
Depuis deux ans, près de 30 observations de loups ont été confirmées dans la région. Les autorités rappellent que le loup, espèce mobile et nécessitant un large territoire, ne représente pas une menace directe pour l’homme... mais qu’il faut cependant rester vigilant, craignant une augmentation des interactions.
- Charente-Maritime : le 18 mars, une opération d'envergure a été lancée pour démanteler un réseau de trafic de civelles, dirigé par des pêcheurs professionnels. Sous l'autorité du parquet de La Roche-sur-Yon, cette initiative a été coordonnée par l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP), l'OFB et les groupements de gendarmerie locaux. Les civelles, jeunes anguilles particulièrement prisées, sont soumises à une réglementation stricte en France, incluant des quotas de pêche pour la consommation et le repeuplement, ainsi que des périodes de pêche définies.
Malgré ces règles, plusieurs pêcheurs sont accusés d'avoir orchestré un trafic clandestin vers l'Espagne, où la valeur de ces alevins atteint des prix exorbitants allant jusqu'à 6 000 € le kilogramme pour les élevages asiatiques. L'enquête préliminaire, menée par le parquet de La Roche-sur-Yon, a révélé que ces individus falsifiaient les déclarations de pêche pour dépasser les quotas autorisés. Les perquisitions menées ont permis de saisir plusieurs viviers clandestins ainsi que des avoirs criminels significatifs, incluant des dizaines de milliers d'euros en numéraire et sur des comptes bancaires, ainsi que cinq véhicules de luxe. Le préjudice écologique, estimé à un minimum de 476 000 €, fait actuellement l'objet d'une évaluation approfondie...
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