A proximité du village du Général De Gaulle : un gite accueillant

PPE3 : un cap confirmé pour l’électrification, des ambitions discutées pour les renouvelables...

L’adoption définitive de la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), publiée au Journal officiel le 13 février, met fin à plusieurs années d’incertitudes pour les acteurs du secteur. Ce décret fixe la trajectoire énergétique de la France jusqu’en 2035 et confirme la place centrale de l’électricité dans la stratégie nationale de décarbonation. La PPE3 prévoit une montée en puissance de l’électrification des usages, en cohérence avec la Stratégie nationale bas carbone. La consommation énergétique totale doit baisser, mais la part de l’électricité augmenter fortement, pour atteindre environ 38 % du mix en 2035 (soit près de 530 TWh). Afin d’absorber les variations de la demande, la production électrique devra se situer entre 650 et 693 TWh à cet horizon. Du côté des énergies renouvelables, le décret fixe plusieurs objectifs structurants. Il confirme l’objectif de 44 TWh de biométhane injecté dans les réseaux d’ici 2030. Il prévoit également une réduction de 20 % du parc de chaudières à gaz dans le résidentiel entre 2023 et 2030, grâce à des mécanismes d’incitation renforcés en faveur de solutions plus décarbonées. En revanche, les cibles de déploiement du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre ont été revues à la baisse par rapport aux attentes des filières. L’un des points majeurs du texte est la relance des appels d’offres (AO). Un appel d’offres photovoltaïque de 300 MW pour les grandes toitures doit être lancé rapidement. D’autres procédures simplifiées suivront, avec un volume cible de 2,9 GW sur les années 2026 à 2028. Pour l’éolien terrestre, deux appels d’offres de 800 MW chacun sont annoncés en 2026. En mer, les AO9 et AO10 seront ouverts prochainement, pour une désignation des lauréats en 2026. Les organisations patronales (Medef, industriels de l’électricité) saluent un cadre plus lisible et favorable à l’investissement, évoquant la perspective de 50 000 emplois supplémentaires en cinq ans. Les syndicats et fédérations des renouvelables accueillent positivement la reprise des appels d’offres, tout en regrettant l’ambition jugée insuffisante pour le solaire et l’éolien terrestre. Certaines voix restent critiques. L’Alliance pour l’énergie locale réclame une multiplication par trois de la production renouvelable locale d’ici 2030. La filière hydrogène pointe une incohérence entre l’objectif de 8 GW d’électrolyse en 2035 et une production visée de 20 TWh d’hydrogène décarboné, jugée trop faible. La PPE3 ouvre enfin la voie à un futur plan national d’électrification, annoncé pour l’été, qui devra préciser les mesures concrètes et les financements pour accélérer la transition énergétique.

Recrutement de « cadres techniques de l’ONF »

Par arrêté de la directrice générale de l’Office national des forêts (ONF), pris en application du code général de la fonction publique, du décret n° 2003-552 du 24 juin 2003 modifié portant statut particulier du corps des cadres techniques de l’ONF (notamment son article 5), de l’arrêté du 21 octobre 2009 relatif aux modalités d’organisation et à la nature des épreuves du concours interne, ainsi que de l’arrêté du 8 juillet 2024 fixant les conditions de recours à la visioconférence pour l’accès à la fonction publique, un concours interne est ouvert au titre de l’année 2026 pour le recrutement de cadres techniques. Le nombre total de postes offerts est fixé à 15. Les inscriptions seront ouvertes du 16 février 2026 à 8 heures (heure de Paris) au 20 mars 2026 à minuit (heure de Paris), délai de rigueur. Elles s’effectueront en ligne via la plateforme dédiée. Les candidats ne pouvant procéder à une inscription dématérialisée pourront solliciter un dossier par courriel (concours@onf.fr) et le retourner à cette même adresse avant le 20 mars 2026. Le dossier de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle devra être transmis au plus tard le 11 mai 2026, le cachet de la poste faisant foi. Les candidats en situation de handicap sollicitant un aménagement d’épreuves devront produire un certificat médical établi par un médecin agréé, datant de moins de six mois avant les épreuves et précisant les adaptations nécessaires ; ce document devra être adressé au plus tard le 21 août 2026, conformément à l’article R. 352-4 du code général de la fonction publique. L’épreuve d’admission se déroulera à partir du 21 septembre 2026. Les candidats résidant dans les collectivités mentionnées à l’article 72-3 de la Constitution ou à l’étranger, ainsi que ceux en situation de handicap, en état de grossesse ou dont l’état de santé le justifie, pourront demander à bénéficier de la visioconférence, sous réserve de fournir, avant le 21 août 2026, un certificat médical mentionnant cet aménagement.

Loups : les départements alpins sollicitent le Premier ministre

Les huit départements alpins et pré-alpins ont officiellement saisi le Premier ministre Sébastien Lecornu afin de demander une hausse significative du quota d’abattage des loups en France. Dans une lettre adressée au gouvernement, les présidents des Conseils départementaux concernés estiment que la survie de l’élevage pastoral est aujourd’hui menacée par la multiplication des attaques de troupeaux, particulièrement dans l’arc alpin où se concentre l’essentiel de la population lupine. Selon les autorités, la population de loups était évaluée en 2025 à 1 082 individus sur le territoire national. La réglementation actuelle autorise le « prélèvement » de 19 % de cette population chaque année, soit environ 205 loups. Les départements demandent de porter ce plafond à 30 % dès 2026, ce qui permettrait d’abattre jusqu’à 325 loups. Ils jugent l’estimation officielle sous-évaluée et considèrent que le quota actuel ne suffit pas à contenir la progression des attaques. Les élus invoquent non seulement les pertes économiques subies par les filières ovine et caprine, mais aussi la « détresse morale et psychologique » des éleveurs confrontés à des prédations répétées. Depuis 2023, ces collectivités réclament un durcissement des mesures sans avoir obtenu de réponse satisfaisante des gouvernements successifs. Sous la pression des syndicats agricoles, l’exécutif a annoncé une légère augmentation du quota à 21 % en 2026, soit 22 loups supplémentaires. Une mesure jugée largement insuffisante par les représentants du monde agricole, qui dénoncent l’ampleur des dégâts. Le débat demeure particulièrement sensible, opposant éleveurs et organisations de protection de la nature, et cristallise les tensions entre impératifs de biodiversité et défense des activités pastorales traditionnelles.

La semaine en bref...

- Ain : un grave accident s’est produit peu après 12 h 15, dimanche dernier, sur les hauteurs de la commune de Gex, alors qu’une battue de chasse était en cours dans un secteur forestier escarpé. Un chasseur de 75 ans a fait une chute de plusieurs mètres pour une raison encore indéterminée. La victime, blessée à la tête lors de sa chute, a nécessité une intervention rapide des secours. Alertés, les sapeurs-pompiers se sont rendus sur place afin de lui prodiguer les premiers soins. Compte tenu de la gravité des blessures et de la localisation de l’accident, un transport médicalisé a été mis en place vers l’hôpital cantonal de Genève, où le chasseur a été admis en urgence. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.

 

- Hautes-Alpes : une opération conjointe de contrôle a été menée dans la forêt du Prorel, au-dessus de Briancon, afin de faire respecter la réglementation en vigueur dans ce massif partiellement protégé. Au total, 50 personnes ont été sensibilisées et 11 verbalisées pour avoir enfreint l’interdiction de skier dans la zone classée. Depuis les années 1990, un décret ministériel protège en effet 392 hectares de forêt situés sur les communes de Briançon, Puy-Saint-Pierre et Saint-Chaffrey. Dans ce périmètre, la pratique du ski est strictement interdite afin de préserver les milieux naturels et la faune. Selon l’ONF, les bonnes conditions d’enneigement ont entraîné une recrudescence des infractions ces dernières semaines. Pourtant, les accès à la zone réglementée sont clairement matérialisés par des panneaux, des filets et des cordages, des dispositifs qui seraient parfois franchis, voire volontairement dégradés. Face à cette situation, des agents de l’ONF, appuyés par des gendarmes spécialisés en enquêtes environnementales, ont conduit cette opération de surveillance. D’autres contrôles similaires sont d’ores et déjà annoncés.

 

-Ardèche : le département a validé un programme de réintroduction du chamois sur son territoire. Environ trente individus seront relâchés dans les prochaines années dans les massifs du Tanargue et de Montselgues, marquant le retour d’une espèce disparue localement depuis très longtemps. Le projet, porté de longue date par la FDC de l’Ardèche, a pris une nouvelle dimension depuis 2023 avec l’implication du département, du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche et de la Communauté de communes Beaume-Drobie. Une étude de faisabilité finalisée en avril 2025 a confirmé la compatibilité du territoire avec les exigences écologiques de l’espèce. Les reliefs escarpés, falaises, crêtes ventées, landes ouvertes et zones peu fréquentées, notamment entre le plateau de Montselgues et les vallées de la Beaume et de la Drobie, ont été identifiés comme favorables à son implantation. Les animaux seront capturés dans des populations sources, notamment dans les Bauges et le Puy-de-Dôme. Leur âge, leur état sanitaire et leur capacité d’adaptation seront évalués avant leur transfert. Le chamois, herbivore, contribue à l’entretien des pentes et au maintien des milieux ouverts. Le coût de l’opération est estimé à environ 300 000 euros, financés par le Département. À terme, une gestion cynégétique raisonnée pourrait être envisagée.

 

- Cantal : un loup a été retrouvé mort le 4 février à Laveissenet, porteur d’une blessure par balle située près de la colonne vertébrale. Selon les éléments communiqués par le parquet d’Aurillac, un chasseur s’est présenté spontanément à la gendarmerie après avoir appris la découverte du cadavre. Il a déclaré avoir tiré lors d’une battue organisée le samedi 31 janvier, affirmant avoir cru viser un renard. Il a également indiqué ne pas être allé vérifier l’animal abattu. Les gendarmes ont estimé que le tir n’était pas dangereux en lui-même. Le parquet considère qu’il n’y a pas d’intentionnalité et écarte, à ce stade, la qualification de braconnage. Le Cantal connaît le retour du loup depuis le milieu des années 2010. Une meute composée d’un couple et d’un jeune a été confirmée dans les monts du Cantal, mais l’animal tué ne ferait pas partie de ce groupe et serait probablement un jeune mâle en dispersion. En 2025, 103 animaux domestiques ont été classés « loup non exclu » après attaque dans le département. Laveissenet, située en cercle 2, n’a pas connu de prédations liées au loup en 2025. Une enquête confiée à l’OFB est en cours...

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Photovoltaïque, agrivoltaïsme et usages ruraux : quel rôle pour la chasse ?

De plus en plus de départements, et principalement ceux du Midi, connaissent une multiplication de projets photovoltaïques et agrivoltaïques, s’inscrivant dans les objectifs nationaux de transition énergétique. Ces projets, par leur emprise foncière et leur caractère durable, transforment en profondeur des espaces agricoles, naturels et ruraux. Ils soulèvent des interrogations qui dépassent le seul cadre énergétique et concernent l’ensemble des usages existants, dont la chasse, la gestion de la faune sauvage et les équilibres agro-sylvo-cynégétiques. Dans ce contexte, la FDC de Haute-Garonne a publié une doctrine visant à clarifier sa position : ne pas s’opposer aux projets, mais combler un angle mort des études d’impact actuelles, et proposer un cadre de dialogue avec les porteurs de projets, les collectivités et les propriétaires fonciers. Cette prise de position interroge plus largement la place de la chasse face aux projets industriels en milieu rural. En Haute-Garonne, comme dans les autres départements, les projets photovoltaïques et agrivoltaïques peuvent générer des impacts multiples : artificialisation durable de surfaces importantes, modification des habitats de la faune, création de zones non chassables, report de populations animales vers les parcelles voisines ou les infrastructures routières, et contraintes nouvelles en matière de sécurité publique. Dans le même temps, ces projets répondent à des objectifs d’intérêt général liés à la production d’énergie renouvelable et à la lutte contre le changement climatique. La question centrale devient alors celle de la conciliation entre ces objectifs et les usages ruraux existants...

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David Fenard, nouveau directeur du Laboratoire de la rage et de la faune sauvage de l’Anses

Depuis le 2 février 2026, David Fenard a pris la direction du Laboratoire de la rage et de la faune sauvage de l’Anses, situé à Nancy. Virologue de formation, il succède à Élodie Monchâtre-Leroy, qui a dirigé le laboratoire de 2011 à fin 2025. Il est désormais responsable d’un laboratoire clé dédié à l’étude des agents pathogènes circulant dans la faune sauvage, en particulier ceux susceptibles d’être transmis aux animaux domestiques et à l’être humain. Tout au long de sa carrière, David Fenard s’est distingué par le développement de méthodologies innovantes en biotechnologie à visée thérapeutique. Il a mené des travaux de recherche pour des organismes publics et privés et a publié plus de trente articles scientifiques dans des revues internationales de référence. Ses domaines d’expertise couvrent notamment la virologie, l’immunologie, la biologie moléculaire, la thérapie cellulaire et l’édition génomique. Créé à l’origine pour lutter contre la rage chez les renards en France, le Laboratoire de la rage et de la faune sauvage regroupe aujourd’hui une quarantaine de personnes. Ses activités portent sur la surveillance des agents pathogènes, l’analyse de leurs mécanismes de transmission et le développement de stratégies de prévention et de lutte. Les équipes étudient notamment les lyssavirus (dont le virus de la rage), les parasites du genre Echinococcus, les virus de l’encéphalite à tiques et de la maladie de Lyme, ainsi que les coronavirus. L’expertise du laboratoire est reconnue au niveau national, européen et international. Dans une approche s’inscrivant pleinement dans la stratégie « One Health – Une seule santé », David Fenard souhaite poursuivre et renforcer les missions de référence du laboratoire autour de la rage et d’Echinococcus. Il entend également structurer et développer les travaux de recherche et d’épidémio-surveillance sur d’autres risques sanitaires majeurs, tels que la tuberculose bovine, les coronavirus et les agents infectieux transmis par les tiques. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en pharmacologie et d’un doctorat en virologie obtenus à l’Université de Nice, David Fenard a mené des recherches sur le VIH à l’Institut Gladstone à San Francisco, puis à l’Université de Montpellier. Il a ensuite évolué dans le secteur des biotechnologies et de la thérapie génique, où il a dirigé des équipes de recherche spécialisées dans le développement de vecteurs viraux et l’édition génomique. Il a obtenu son habilitation à diriger des recherches en 2012 à l’Université d’Évry.

L’avenir des forêts...

La forêt française traverse une mutation sans précédent sous l’effet du changement climatique. Si elle couvre aujourd’hui près d’un tiers du territoire national, sa santé se dégrade rapidement, fragilisée par l’augmentation des températures, les sécheresses répétées, les incendies et la prolifération d’insectes ravageurs. Depuis 2018, plus de 300 000 hectares de forêts publiques ont subi une mortalité anormale, et d’ici cinquante ans, la moitié des peuplements pourraient avoir changé de visage. Face à cette accélération, les mécanismes naturels de résilience ne suffisent plus : leur rythme est trop lent. L’Office national des forêts a donc engagé une profonde transformation de la gestion forestière, fondée sur l’adaptation et la diversité. La stratégie dite de la « forêt mosaïque » vise à diversifier les essences, les structures et les usages afin de renforcer la résistance globale des écosystèmes. Mais cette adaptation ne concerne pas uniquement les arbres. La faune sauvage, longtemps considérée comme un paramètre secondaire, apparaît désormais comme un acteur central de ces équilibres. Ongulés, insectes, oiseaux, microfaune du sol : tous interagissent avec les peuplements forestiers, influencent la régénération naturelle et participent aux cycles écologiques. L’absence ou la surabondance de certaines espèces peut accélérer le dépérissement ou, au contraire, favoriser la résilience. Ainsi, sans une faune fonctionnelle et équilibrée, aucune stratégie sylvicole ne peut réussir durablement. La forêt de demain ne se construit donc pas uniquement par la plantation d’essences plus résistantes, mais par une approche systémique intégrant pleinement le vivant dans toutes ses composantes...

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Surveillance sanitaire de la faune sauvage

La surveillance sanitaire de la faune sauvage constitue aujourd’hui un enjeu majeur à l’interface entre biodiversité, santé animale et santé humaine. Dans ce contexte, l’Organisation mondiale de la santé animale joue un rôle central en accompagnant ses Membres dans la notification des maladies affectant les populations animales sauvages. Si les maladies listées à déclaration obligatoire font l’objet d’un suivi structuré et harmonisé à l’échelle internationale, la situation est plus complexe pour les maladies dites « non listées ». Celles-ci, bien que ne figurant pas dans les cadres réglementaires contraignants, peuvent avoir des impacts sanitaires, écologiques et économiques significatifs. Leur émergence ou leur circulation silencieuse au sein de la faune sauvage peut fragiliser des espèces, perturber les écosystèmes et, dans certains cas, constituer un risque de transmission aux animaux domestiques ou à l’être humain. Consciente de ces enjeux, l’OMSA encourage activement les États à notifier volontairement ces maladies afin d’améliorer la connaissance globale des dynamiques sanitaires. Toutefois, cette ambition se heurte à une limite technique importante : le principal outil de suivi international, le Système mondial d’information zoosanitaire, ne permet pas encore l’enregistrement direct des maladies non listées touchant la faune sauvage. Cette lacune complique la centralisation et l’analyse des données, réduisant la capacité collective à anticiper les crises sanitaires émergentes. Dans un contexte de changement climatique, d’intensification des échanges et de pressions croissantes sur les milieux naturels, cette fragmentation de l’information apparaît de plus en plus problématique. Elle souligne la nécessité de solutions transitoires mais opérationnelles pour maintenir un flux d’informations fiable, cohérent et accessible aux décideurs, aux scientifiques et aux autorités sanitaires...

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Faisans : préparer les parquets de ponte, une étape clé de la reproduction

À l’approche de la saison de reproduction, la mise en place des parquets de ponte constitue une phase déterminante pour la réussite de l’élevage du faisan commun (Phasianus colchicus). Ces installations spécifiques permettent non seulement de contrôler la reproduction, mais aussi d’optimiser les performances biologiques des reproducteurs tout en limitant les déséquilibres comportementaux, notamment la domination excessive de certains coqs. Le parquet de ponte a pour objectif principal d’isoler un groupe reproducteur stable, généralement composé d’un coq pour cinq poules. Cette proportion vise à assurer une fécondation efficace tout en évitant le stress et la sur sollicitation des femelles. La surface recommandée pour un tel groupe est d’environ 18 m², soit 6 mètres sur 3 mètres. Le choix de l’implantation est essentiel : le sol doit être sain, bien drainé, non boueux et régulièrement entretenu afin de limiter les risques sanitaires, notamment les parasitoses et les affections podales. Une exposition ensoleillée, combinée à une protection contre les vents dominants du nord et de l’est, favorise le confort thermique des oiseaux et stimule leur activité reproductive. Les oiseaux reproducteurs doivent être installés en parquet environ un mois avant le début effectif de la ponte, soit généralement au cours de la deuxième quinzaine de février. Cette période d’adaptation est indispensable pour permettre la stabilisation des hiérarchies sociales et la synchronisation hormonale, éléments clés d’une ponte régulière et d’une bonne fertilité des œufs. Le choix des reproducteurs repose sur des critères biologiques stricts. Les oiseaux doivent présenter une conformation irréprochable, une bonne vitalité, un plumage complet et homogène, ainsi qu’une absence totale de défauts morphologiques. Sur le plan génétique, on privilégiera des sujets issus de lignées connues pour leur rusticité, leur comportement naturel et leur aptitude à la reproduction. L’âge constitue également un facteur déterminant : les meilleurs résultats sont obtenus avec des coqs âgés d’environ trois ans et des poules dans leur deuxième année, période où leur potentiel reproducteur est optimal. Chez le coq, l’âge peut être estimé grâce à l’observation de l’ergot. Chez les jeunes sujets, celui-ci est court et arrondi, tandis qu’il devient plus long, pointu et parfois légèrement recourbé avec l’âge. Chez les individus plus âgés, l’ergot peut mesurer entre 2 et 4 centimètres. Une sélection rigoureuse et une préparation soignée des parquets de ponte conditionnent ainsi directement la qualité des pontes, la viabilité des poussins et, à terme, la réussite globale de la reproduction.

Peste porcine africaine : avancées récentes sur les mécanismes immunitaires

Une étude publiée en octobre 2025 apporte de nouveaux éléments de compréhension sur l’immunopathologie induite par le virus de la peste porcine africaine (PPA), maladie virale hautement contagieuse affectant les porcs domestiques et les sangliers. Ces travaux s’inscrivent dans un effort international visant à lever les principaux verrous scientifiques qui freinent encore le développement de vaccins efficaces. Les résultats confirment que le virus de la PPA cible très précocement le système immunitaire de l’hôte. Dès les premières phases de l’infection, il infecte et altère le fonctionnement de cellules clés de l’immunité innée, notamment les macrophages et les cellules dendritiques. Cette atteinte initiale provoque une cascade de dérèglements immunitaires, caractérisée par une production excessive de cytokines pro-inflammatoires et une apoptose massive de cellules immunocompétentes. Ce phénomène, parfois qualifié de « tempête cytokinique », contribue à la gravité clinique de la maladie. L’un des enseignements majeurs de l’étude est l’incapacité du système immunitaire à mettre en place une réponse immunitaire adaptative efficace. Les lymphocytes T et B, indispensables à l’élaboration d’une mémoire immunitaire protectrice, sont soit insuffisamment activés, soit rapidement éliminés. Cette inhibition explique à la fois la forte virulence du virus et les difficultés rencontrées jusqu’à présent pour concevoir des vaccins capables d’induire une protection durable. Sur le plan épidémiologique, le virus de la PPA continue de circuler activement en Europe. Des foyers récents ont été confirmés en Barcelone et dans ses environs, au sein de populations de sangliers, illustrant la persistance d’un réservoir sauvage difficile à maîtriser. Cette situation en Espagne rappelle que la maladie demeure une menace constante pour les filières porcines européennes, malgré les mesures de biosécurité renforcées...

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Jeux Olympiques « Alpes 2030 » : une feuille de route environnementale

À l’issue d’un comité stratégique environnement, Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, et Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, ont annoncé l’élaboration d’une feuille de route environnementale dédiée aux Jeux d’hiver des Alpes 2030. Cette démarche, décidée lors du Comité interministériel des Jeux Olympiques et Paralympiques du 27 juin 2025, vise à inscrire l’événement dans une trajectoire cohérente avec les objectifs nationaux de planification écologique. La feuille de route, actuellement en cours de finalisation, sera soumise à l’ensemble des parties prenantes (État, DIJOP, COJOP, SOLIDEO, collectivités hôtes, préfets, organisations non gouvernementales et acteurs de la société civile) lors d’un prochain comité stratégique prévu à la fin du premier trimestre 2026. Elle doit fournir un cadre commun aux stratégies environnementales du comité d’organisation et de la société de livraison des ouvrages olympiques, tout en définissant les modalités de suivi et d’évaluation de leur mise en œuvre. Structurée autour de huit enjeux prioritaires (émissions de gaz à effet de serre, énergie, aménagement, écosystèmes et biodiversité, alimentation, eau, santé et économie circulaire) cette feuille de route accorde une attention particulière aux milieux naturels alpins. Les Alpes abritent en effet une biodiversité remarquable mais fragile, soumise à de fortes pressions liées au changement climatique, à l’artificialisation des sols et à l’intensification des usages touristiques. Dans ce contexte, la prise en compte de la faune sauvage constitue un enjeu central. Les projets d’infrastructures, les flux de visiteurs et les activités sportives peuvent perturber les habitats, fragmenter les corridors écologiques et accentuer le dérangement des espèces, notamment en période hivernale, critique pour leur survie. La feuille de route vise ainsi à renforcer l’évitement des zones sensibles, à limiter les impacts cumulés des aménagements et à intégrer des mesures de préservation et de restauration des habitats naturels.

La génétique, fondement du vivant...

La génétique de la faune sauvage joue un rôle central dans la capacité des espèces à survivre, s’adapter et évoluer face aux contraintes environnementales. Chez les grands ongulés européens (grands cervidés, chevreuils, sangliers, chamois...), la diversité génétique conditionne directement la robustesse des populations, leur résistance aux maladies, leur succès reproducteur et leur aptitude à coloniser ou recoloniser des territoires. Plus le patrimoine génétique est riche, plus la population dispose d’un éventail de réponses biologiques face aux variations climatiques, aux pressions parasitaires ou aux modifications des habitats. À l’inverse, une diversité génétique réduite expose les individus à des phénomènes de consanguinité, à une baisse de la fertilité, à l’apparition de malformations ou à une vulnérabilité accrue face aux pathogènes. Chez ces espèces à reproduction sexuée, la recombinaison génétique issue de la méiose permet, en théorie, un brassage efficace des gènes. Toutefois, ce mécanisme naturel peut être perturbé par des facteurs anthropiques majeurs : fragmentation des habitats, clôtures, infrastructures routières, pression de chasse excessive ou au contraire déséquilibrée. Lorsque les échanges entre sous-populations sont limités, les flux génétiques se réduisent, entraînant une homogénéisation génétique locale. Chez le chamois ou certains cervidés de montagne, ces phénomènes sont particulièrement sensibles, car les populations sont naturellement structurées en noyaux isolés par le relief. À l’échelle évolutive, ces ongulés ont pourtant démontré une remarquable capacité d’adaptation, façonnée par des millénaires de sélection naturelle. Le sanglier, par exemple, illustre une plasticité génétique exceptionnelle, favorisée par une reproduction précoce, des portées nombreuses et un système social favorisant le brassage génétique. Les cervidés, quant à eux, présentent une sélection sexuelle marquée, notamment via le développement des bois, caractères génétiquement coûteux mais révélateurs de la qualité individuelle. Ces traits, soumis à la sélection naturelle et sexuelle, façonnent progressivement la structure génétique des populations sauvages...

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