A proximité du village du Général De Gaulle : un gite accueillant

Arnaud Rousseau reconduit à la tête de la FNSEA : continuité stratégique, attentes agricoles et équilibres avec le monde de la chasse...

La réélection de Arnaud Rousseau à la tête de la FNSEA pour un second mandat de trois ans s’inscrit dans un contexte contrasté, marqué à la fois par une perte d’influence territoriale récente et par une volonté affichée de continuité stratégique. Reconduit sans opposition par les administrateurs du syndicat, il conserve la légitimité interne nécessaire pour porter les orientations définies lors du congrès de Caen et préparer les échéances politiques à venir, notamment l’élection présidentielle de 2027. Du point de vue du monde de la chasse, cette reconduction est observée avec un certain pragmatisme. Les relations entre chasseurs et monde agricole étant étroites, notamment sur les questions de régulation du grand gibier et de dégâts, la stabilité à la tête du principal syndicat agricole constitue un facteur rassurant. Les positions défendues par Arnaud Rousseau en matière de production, de gestion des territoires et de souveraineté alimentaire convergent en partie avec les préoccupations cynégétiques, en particulier sur la nécessité de maîtriser les populations de sangliers. Toutefois, son profil de grand exploitant céréalier suscite des réserves chez certains acteurs proches de la chasse, qui estiment qu’il incarne davantage une agriculture de grande échelle qu’un modèle rural diversifié, incluant pleinement les équilibres entre agriculture, élevage et biodiversité. Du côté du monde agricole, cette réélection traduit avant tout une volonté de stabilité dans une période de fortes tensions économiques et sociales. Malgré le revers enregistré lors des élections aux chambres d’agriculture, Arnaud Rousseau conserve la confiance de l’appareil syndical. Son projet repose sur plusieurs axes forts : amélioration des revenus agricoles, simplification administrative, et surtout promotion d’un « principe d’innovation » destiné à remplacer ce qui est perçu comme un excès de précaution freinant l’activité. Il défend également l’idée d’une reconnaissance constitutionnelle de l’agriculture comme activité d’intérêt général majeur. Cependant, son positionnement continue de susciter des débats internes. Son statut de dirigeant du groupe Avril et son exploitation de grande taille alimentent les critiques de ceux qui craignent un éloignement des réalités des exploitations plus modestes, notamment en élevage. Cette tension reflète les fractures persistantes au sein du monde agricole, entre modèles productivistes et agricultures plus traditionnelles. La reconduction d’Arnaud Rousseau apparaît ainsi comme un choix de continuité, mais aussi comme un pari sur sa capacité à rassembler au-delà de ces lignes de fracture.

Grippe aviaire A(H9N2) : un premier cas humain détecté en Europe

Le 10 avril 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé le premier cas humain en Europe de grippe aviaire A(H9N2). Ce cas importé concerne un homme adulte hospitalisé en Lombardie, en Italie, après un séjour de plusieurs mois au Sénégal, pays où ce virus circule activement chez les oiseaux. Le patient s’est présenté à la mi-mars avec de la fièvre et une toux persistante. Face à l’absence d’amélioration, les médecins ont réalisé des examens approfondis, dont un lavage broncho-alvéolaire. Le séquençage génomique a permis d’identifier rapidement le virus A(H9N2), une souche jusqu’alors jamais détectée chez l’humain en Europe. Le patient a été placé sous surveillance médicale et son état a évolué favorablement. Le virus A(H9N2) est connu depuis plusieurs années pour infecter principalement les volailles en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient. Les cas humains restent rares et généralement bénins, avec des symptômes respiratoires modérés. Toutefois, les autorités sanitaires surveillent étroitement cette souche en raison de sa capacité à muter et à se recombiner avec d’autres virus grippaux. Les dernières observations montrent que certaines souches de H9N2 possèdent des adaptations facilitant l’infection chez les mammifères. Des études ont également mis en évidence une possible transmission limitée de l’animal à l’homme, principalement lors de contacts étroits avec des volailles infectées. À ce stade, aucun cas de transmission interhumaine n’a été confirmé. L’OMS estime que le risque pour la population européenne reste faible, mais souligne l’importance d’une surveillance renforcée, notamment dans le contexte des déplacements internationaux et des zoonoses émergentes.

Chauffage au bois : une énergie à mieux encadrer...

En France, près de 7,5 millions de foyers utilisent le bois pour se chauffer. À cette réalité s’ajoute celle, plus discrète mais bien ancrée, des pavillons de chasse, où le chauffage au bois est également présent. Cette pratique, perçue comme traditionnelle et conviviale, repose sur une énergie renouvelable largement disponible. Pourtant, elle constitue aussi une source significative de pollution atmosphérique. Une expertise récente de l’Anses met en évidence les effets de ce mode de chauffage, qui dégage une part majeure des émissions de particules fines : environ 40 % des PM 2,5, ainsi qu’une proportion très importante de particules organiques et de suies. Ces émissions concernent aussi bien l’air extérieur que l’air intérieur, notamment dans les habitations mal ventilées ou équipées d’appareils anciens. Les impacts varient selon les territoires. Ils sont plus marqués dans les zones froides, encaissées ou densément peuplées, où les conditions climatiques limitent la dispersion des polluants. Les facteurs aggravants sont bien identifiés : équipements vétustes, foyers ouverts, bois humide ou mauvaises pratiques d’utilisation. Sur le plan sanitaire, ces polluants sont associés à des troubles respiratoires et cardiovasculaires, touchant particulièrement les populations fragiles. Ce constat concerne également les pavillons de chasse. Souvent isolés, utilisés de manière saisonnière et parfois équipés d’installations anciennes, ils participent eux aussi, à leur échelle, à ces émissions. Le recours au bois y est culturel, mais il n’échappe pas aux mêmes enjeux environnementaux et sanitaires que dans les habitations. Face à cette situation, les autorités encouragent le renouvellement des équipements, l’entretien régulier et l’adoption de bonnes pratiques. L’amélioration de la qualité de l’air passe ainsi par une évolution globale des usages, qu’ils soient domestiques ou liés aux activités de plein air, afin de concilier tradition et responsabilité environnementale.

Améliorer les couverts cynégétiques : entre gestion du gibier et contraintes du territoire

L’insuffisance de couverts cynégétiques constitue un enjeu central dans la gestion des territoires de chasse, car ces espaces végétalisés jouent un rôle essentiel dans la survie et le développement du gibier. Les couverts offrent en effet des fonctions écologiques multiples : ils servent d’abri face aux prédateurs et aux intempéries, fournissent des ressources alimentaires variées et constituent des zones propices à la reproduction et au repos. Lorsqu’ils sont insuffisants ou dégradés, les animaux sont contraints de se déplacer davantage, ce qui augmente leur vulnérabilité, notamment à proximité des routes ou des zones agricoles. Pour remédier à cette situation, les chasseurs peuvent mettre en place différents aménagements visant à renforcer la capacité d’accueil du milieu. Haies champêtres, bosquets, bandes enherbées permettent par exemple de recréer des corridors écologiques favorables à la biodiversité. De même, les cultures à gibier, composées de plantes comme le sorgho, le maïs ou le trèfle, constituent une solution efficace pour offrir nourriture et protection à différentes espèces. Ces aménagements doivent toutefois être pensés sur le long terme, en intégrant une gestion adaptée des cycles saisonniers et un entretien régulier. Par ailleurs, la valorisation des milieux existants, comme les friches ou les lisières forestières, représente une approche complémentaire, souvent moins coûteuse et plus respectueuse des équilibres naturels. L’objectif global est donc de créer un environnement favorable au gibier tout en contribuant à la préservation de la biodiversité locale, dans une logique de gestion durable des territoires ruraux...

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Les phoques de la mer d’Opale : une protection renforcée pour un retour durable

Autrefois très présents sur les côtes françaises au 19e siècle, les phoques ont frôlé la disparition avant de bénéficier d’un statut protégé dans les années 1960. Grâce à ces mesures, le phoque gris (Halichoerus grypus) et le phoque veau-marin (Phoca vitulina) ont progressivement recolonisé le littoral picard depuis d’autres colonies européennes. Aujourd’hui, la baie de Somme abrite la plus grande population de phoques veaux-marins de France, tandis que la mer d’Opale constitue également un site majeur pour les phoques gris. Pour préserver ces espèces, le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale déploie une stratégie globale articulée autour de quatre axes essentiels : la connaissance scientifique, la gestion des interactions humaines, la sensibilisation du public et le respect de la réglementation. La première étape consiste à mieux connaître ces animaux. Depuis plusieurs années, des suivis réguliers sont menés afin d’évaluer les populations. Le projet « Eco-Phoques » a permis dès 2017 de recenser environ 1 100 individus entre la frontière belge et la baie de Somme. Ces observations ont été complétées par des comptages aériens en 2020 et 2021. En 2025, la population est estimée à près de 1 800 phoques dans la zone. Ces données sont cruciales pour adapter les actions de protection. Parallèlement, les activités humaines, notamment le tourisme, peuvent perturber les animaux sur leurs zones de repos. Pour limiter ces impacts, des études comportementales ont été lancées et des dispositifs comme les « îlots de tranquillité » sont progressivement mis en place sur certaines plages. Des chartes encadrent également les pratiques des professionnels, en particulier en matière de navigation et de bruit. La sensibilisation joue un rôle clé. Des campagnes d’information rappellent les bons gestes à adopter : garder ses distances, éviter les drones et observer les phoques sans les déranger. Enfin, le respect de la réglementation est strictement contrôlé, toute perturbation volontaire étant passible de sanctions. (Photo OFB : Benjamin Guichard)

Identification des animaux non domestiques : le rôle du fichier i-fap

En France, la détention d’animaux d’espèces non domestiques est strictement encadrée. Toute personne possédant des espèces protégées ou inscrites à la convention CITES doit obligatoirement les identifier (puce, bague, marquage) et les enregistrer dans le fichier national i-fap. Ce registre centralise les données des animaux sauvages détenus en captivité afin d’assurer leur traçabilité, de prévenir les trafics et de garantir le respect des réglementations. Il est géré pour le compte de l’État par la société Scop’it, dans le cadre du code de l’environnement. Les espèces concernées sont nombreuses et variées. Il s’agit principalement d’oiseaux (perroquets, aras, rapaces), de reptiles (tortues terrestres et aquatiques, serpents, lézards), ainsi que de mammifères comme certains primates, carnivores ou ongulés exotiques. De nombreuses tortues protégées, comme la tortue d’Hermann, comptent parmi les animaux les plus fréquemment enregistrés. Au total, plusieurs centaines de milliers d’animaux seraient recensés dans la base i-fap à l’échelle nationale. Les détenteurs présentent des profils divers. Il peut s’agir de particuliers passionnés (éleveurs amateurs, terrariophiles), mais aussi de professionnels : parcs zoologiques, refuges, établissements d’élevage ou encore structures pédagogiques. Tous sont soumis aux mêmes obligations de déclaration et de suivi. L’enregistrement s’effectue en ligne ou par courrier, moyennant un coût modéré. Le fichier permet ensuite de déclarer tout événement concernant l’animal (vente, don, décès, changement de détenteur). Le dispositif i-fap constitue ainsi un outil clé pour encadrer la détention d’animaux sauvages en France, en conciliant protection de la biodiversité, contrôle des pratiques et responsabilisation des détenteurs.

Vers un super El Niño ?

Les modèles climatiques indiquent une probabilité croissante de voir apparaître un épisode El Niño dans les prochains mois, avec des conséquences potentielles sur les températures mondiales. Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), il existe environ 62 % de chances que ce phénomène se développe d’ici l’été. Bien que les prévisions restent incertaines à cette période, plusieurs indicateurs, notamment l’accumulation de chaleur dans les profondeurs du Pacifique et l’affaiblissement des alizés, renforcent cette hypothèse. El Niño et La Niña sont deux phases opposées d’un même cycle océan-atmosphère. La Niña refroidit les eaux de surface du Pacifique oriental, tandis qu’El Niño provoque leur réchauffement en affaiblissant les vents dominants. Ce basculement entraîne souvent une hausse des températures globales et accentue les phénomènes météorologiques extrêmes, comme les pluies intenses, les inondations ou les vagues de chaleur. Certains évoquent la possibilité d’un « super El Niño », terme non scientifique utilisé pour désigner un épisode particulièrement intense. L’intensité d’El Niño est en réalité mesurée par l’indice océanique Niño (ONI), qui classe les événements de faibles à forts selon l’ampleur du réchauffement des eaux. À ce stade, les experts restent prudents : la NOAA estime à une chance sur trois la possibilité d’un épisode fort d’ici fin 2026. Le précédent El Niño, entre 2023 et 2024, avait déjà contribué à des records de chaleur à l’échelle mondiale. En moyenne, ce phénomène peut augmenter temporairement la température globale de 0,1 à 0,2 °C. Toutefois, cette hausse s’ajoute à celle, plus durable, liée au changement climatique d’origine humaine, qui a déjà élevé la température mondiale de plus d’1 °C. Enfin, certains chercheurs suggèrent que le réchauffement climatique pourrait accélérer les cycles d’El Niño en favorisant une accumulation plus rapide de chaleur dans les océans. Mais au-delà de l’intensité du phénomène, c’est surtout l’élévation continue de la température des océans qui inquiète les scientifiques.

« Attention, on marche sur des œufs... »

Lancée le 2 avril 2026, l’opération nationale « Attention, on marche sur des œufs ! » revient pour une 7e édition sur l’ensemble du littoral français, en métropole comme en outre-mer. Portée notamment par le Conservatoire du littoral, l’Office français de la biodiversité et l’Office national des forêts, cette campagne vise à protéger les espèces qui se reproduisent sur les plages, dunes et hauts de rivage. Chaque printemps, ces milieux accueillent la nidification de nombreuses espèces sensibles : 19 espèces d’oiseaux et une tortue marine en métropole, auxquelles s’ajoutent 14 espèces d’oiseaux et 4 tortues en outre-mer. Invisibles ou presque, leurs œufs et leurs poussins sont particulièrement vulnérables aux dérangements humains. L’opération repose sur trois axes : protection des nids, mobilisation des acteurs locaux et sensibilisation du public. Sur le terrain, bénévoles et gestionnaires identifient les zones de ponte, installent des balisages ou des enclos et échangent avec les usagers. En 2025, plusieurs centaines de nids ont ainsi été protégés, permettant des succès de reproduction encourageants, notamment pour le gravelot à collier interrompu. Mais les menaces persistent : piétinement, chiens non tenus en laisse, véhicules ou nettoyage inadapté des plages. L’enjeu est donc de rappeler que le littoral est un écosystème vivant. Un geste simple, rester sur les sentiers, éviter certaines zones, peut suffire à préserver une génération entière d’espèces protégées.

837 millions d’€ pour le fonds vert 2026

Le Fonds vert est reconduit en 2026 avec une enveloppe de 837 millions d’euros, confirmant son rôle majeur dans le financement de la transition écologique des territoires. Destiné à accompagner les collectivités locales, notamment après les élections municipales, il vise à soutenir les élus et leurs partenaires dans la conception et la mise en œuvre de projets concrets en faveur de l’environnement. Les demandes d’aide peuvent désormais être déposées via la plateforme « Aides-territoires », simplifiant ainsi l’accès aux financements. Depuis sa création il y a trois ans, ce dispositif a déjà permis de financer plus de 25 000 projets portés par plus de 13 000 acteurs locaux, dont une large majorité de communes en métropole et en outre-mer. Au total, 4,5 milliards d’euros de subventions ont été engagés par l’État, illustrant l’ampleur de ce soutien. Le Fonds vert s’impose ainsi comme un levier essentiel pour répondre aux grands enjeux environnementaux et d’aménagement durable. Trois axes principaux structurent son action : l’adaptation au changement climatique (prévention des inondations, feux de forêt, renaturation), l’électrification des usages (rénovation énergétique des bâtiments publics, développement des mobilités durables) et l’amélioration du cadre de vie (qualité de l’air, recyclage foncier, mobilités rurales). Pour 2026, une priorité forte est donnée à l’adaptation au changement climatique, en particulier à la prévention des inondations. Les moyens alloués à cet objectif sont fortement renforcés. Une nouvelle mesure est également introduite pour soutenir la biodiversité, en finançant notamment des atlas communaux et des actions de restauration de la nature. Par ailleurs, certaines mesures sont réorientées, notamment celles liées à la qualité de l’air et aux mobilités durables dans les zones rurales. Le Fonds vert reste aussi un outil privilégié pour financer les projets inscrits dans les stratégies locales de planification écologique. Sa gestion déconcentrée, confiée aux préfets de région, permet d’adapter les financements aux besoins spécifiques de chaque territoire, tout en offrant un dispositif simple et accessible, sans appel à projets formel.

La semaine en bref...

- Ardèche : le président du département, Olivier Amrane (LR), a récemment appelé à la suppression de l’OFB, dénonçant des contrôles qu’il juge excessifs et déconnectés des réalités locales. Dans un communiqué offensif, il estime que « la situation devient intenable » pour les élus, les agents territoriaux et les agriculteurs. Il s’appuie notamment sur plusieurs exemples récents : un maire mis en cause pour avoir salé des routes afin d’assurer la sécurité de ses administrés, ou encore des agents départementaux inquiétés après des opérations de débroussaillement pourtant jugées nécessaires. Pour Olivier Amrane, ces situations illustrent un « excès de zèle administratif » et même une forme de « harcèlement » institutionnel à l’encontre d’acteurs de terrain. Selon lui, des réglementations trop rigides finissent par décourager ceux qui œuvrent au quotidien pour l’entretien et la sécurité des territoires. Il dénonce une pression croissante, vécue parfois comme une humiliation, et appelle à revoir en profondeur le rôle de l’OFB, voire à le supprimer. Si cette position reste clivante, elle commence néanmoins à trouver un écho chez certains élus locaux et acteurs ruraux. L’idée, encore marginale il y a peu, semble désormais faire son chemin dans le débat public.

 

- Corse : pour sa quatrième édition, Caccia d’Oru innove en quittant L’Île-Rousse pour s’installer à Corte, au cœur de la Corse, à l’Espace Chabrières, facilement accessible avec un parking gratuit pour les visiteurs. Devenu un rendez-vous incontournable, l’événement séduit autant les passionnés de chasse que les curieux et les familles, grâce à une ambiance conviviale et des échanges riches autour des pratiques cynégétiques insulaires. Le programme 2026 s’annonce dense, avec près de 50 exposants, des démonstrations de chiens d’arrêt et des recherches de gibier blessé encadrées par l’UNUCR (Union Nationale des Utilisateurs de Chiens de Rouge). Le salon mettra également à l’honneur la gastronomie, avec des démonstrations culinaires réalisées par des chefs. Sont aussi annoncées la présence de l’École d’armurerie de Liège et une exposition de véhicules spécialisés (quads, 4x4). Côté animations, les visiteurs pourront s’initier au tir à l’arc, au ball-trap laser ou encore au tir sportif. Une démarche écoresponsable sera mise en place avec le ramassage des douilles. Un espace restauration, des animations pour enfants et un concert live le samedi soir complètent l’événement.

 

- Côte d’Or : à Fain-lès-Montbard, sept daims ont été tués le jeudi 9 avril 2026 sur une propriété privée. Le propriétaire des animaux a alerté les autorités après avoir découvert plusieurs carcasses autour d’un plan d’eau situé près de son habitation. Sur place, les gendarmes, accompagnés d’un agent de l’OFB et d’un lieutenant de louveterie, ont identifié l’animal en cause. Il s’agissait en réalité d’un grand chien en divagation, décrit comme un croisement entre un husky et un chien-loup tchèque. L’animal, retrouvé à proximité des daims morts, a été capturé sans difficulté. Les constatations ont permis d’établir qu’il était responsable de la mort de plusieurs bêtes, majoritairement égorgées. Un appel à témoins diffusé par la commune a permis de retrouver rapidement son propriétaire. Aucun élément ne confirme la présence d’un loup dans ce secteur. Les faits relèvent d’un cas de divagation animale ayant entraîné des pertes importantes pour le propriétaire concerné.

 

- Côtes d’Armor : la Cour d’appel de Rennes a confirmé la condamnation d’un propriétaire forestier des Côtes-d’Armor, pour avoir exploité un élevage clandestin de sangliers. L’homme écope d’une amende de 25 000 euros, dont 10 000 euros ferme, pour des faits remontant à plusieurs années. L’installation avait été découverte en mars 2022 par des agents de l’OFB, au cœur d’une propriété de 225 hectares. Un enclos de 3,6 hectares, grillagé et électrifié, abritait une trentaine de sangliers sans marquage ni traçabilité. Aucun dossier administratif ni autorisation n’avait été déposé. Lors de l’audience du 13 février 2026, le prévenu a maintenu sa défense, affirmant avoir conservé un dispositif existant avant l’achat du terrain, remontant selon lui à 1975. Il a également soutenu relâcher des animaux en compensation de ceux prélevés à la chasse. Ces arguments ont été rejetés par la cour, qui a confirmé la culpabilité pour détention illégale d’animaux sauvages, tout en prononçant une peine légèrement inférieure à celle infligée en première instance.

 

- Creuse : la Région Nouvelle-Aquitaine a confié à l’ONF la gestion de la forêt de l’île de Vassivière, en Limousin, avec l’objectif de concilier production forestière, préservation paysagère et valorisation artistique. Un plan d’aménagement sur quatorze ans (2026-2040) a ainsi été adopté, illustrant la logique de temps long propre à la gestion forestière. L’île, propriété régionale, abrite une forêt de 34 hectares façonnée par l’homme. Issue de plantations mêlant feuillus et résineux, elle a évolué au fil des décennies, notamment après la tempête de 1999, qui a conduit à renforcer la part des feuillus pour améliorer la résilience des peuplements face aux aléas climatiques. Mais la singularité du site tient aussi à sa dimension culturelle. L’île de Vassivière est un véritable musée à ciel ouvert, où plus de soixante œuvres de land art jalonnent les chemins. L’ONF doit donc intégrer cette contrainte dans sa gestion : préserver les perspectives, garantir l’accessibilité et éviter toute intervention qui nuirait à la mise en valeur des œuvres. Ce projet incarne une approche multifonctionnelle de la forêt, conciliant écologie, création artistique et accueil du public, dans un contexte de changement climatique qui impose d’adapter durablement les modes de gestion.

 

- Doubs : un jeune lynx a été découvert piégé dans les filets d’une pisciculture, à Cusance. Le gérant, d’abord surpris, pensait avoir affaire à un simple chat avant d’identifier l’animal sauvage. Par prudence, il a rapidement contacté un agent de l’Office français de la biodiversité pour signaler la situation. Des pompiers spécialisés, accompagnés d’un vétérinaire, sont intervenus rapidement. L’opération de dégagement a été menée en quelques minutes seulement. Toutefois, la jeune femelle lynx, estimée à une dizaine de kilos, était blessée. Lors de l’intervention, un pompier a également été légèrement touché, sans gravité, et pris en charge selon le protocole habituel. Les secours ont précisé que les blessures de l’animal n’étaient pas liées à l’intervention. Après sa capture, le lynx a été confié à un centre de soins, avec l’objectif, si son état le permet, d’être réintroduit dans son milieu naturel...

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Offre de stage : Politique agricole et biodiversité (Bruxelles)

La FACE (Fédération des Associations des Chasseurs Européens), basée à Bruxelles, recrute un stagiaire en politique agricole pour renforcer son équipe. Ce stage rémunéré s’inscrit dans une priorité stratégique : améliorer la biodiversité des terres agricoles et les conditions de vie du petit gibier en Europe. Dans un contexte de réforme de la politique agricole commune (PAC), la FACE souhaite développer des solutions concrètes et fondées sur des données scientifiques pour enrayer le déclin de la faune sauvage en milieu agricole. Le stagiaire participera activement à ce travail en contribuant au suivi des politiques européennes et à la préparation d’outils de plaidoyer. Ses missions incluront la collecte et l’analyse d’informations, la rédaction de notes et rapports, ainsi que l’appui aux échanges avec les membres et partenaires à travers l’Europe. Le poste s’adresse à un candidat intéressé par les politiques agricoles et environnementales, doté de solides capacités d’analyse et de rédaction. Une excellente maîtrise de l’anglais est requise. Le stage, d’une durée de six mois, renouvelable, est basé à Bruxelles avec possibilité de télétravail. Les candidatures sont attendues avant le 4 mai 2026. Principales responsabilités :

- soutenir le travail de la FACE sur la réforme de la politique agricole commune (PAC),

- collecte et analyse des informations pertinentes en matière de politiques, de sciences et de techniques,

- préparation de notes d'information, de rapports et de documents de plaidoyer,

- soutenir l'engagement des membres de la FACE et des principales parties prenantes à travers l'Europe

Candidature : envoyer votre CV et une lettre de motivation à la FACE

Le choc des visions écologistes : laisser faire ou intervenir ?

L’écologie contemporaine est traversée par une fracture profonde, souvent invisible mais déterminante : celle qui oppose une vision protectionniste du vivant à une approche gestionnaire. La première repose sur un principe simple en apparence : la nature possède ses propres équilibres, et l’intervention humaine, historiquement destructrice, doit désormais se faire la plus discrète possible. Dans cette logique, protéger revient à sanctuariser, à laisser les écosystèmes évoluer librement, quitte à accepter des déséquilibres temporaires. Les tenants de cette approche considèrent que toute action humaine, y compris la chasse, prolonge une domination sur le vivant devenue incompatible avec les enjeux contemporains de biodiversité. La disparition de certaines espèces, le retour des prédateurs ou encore les fluctuations naturelles des populations sont perçus comme des dynamiques à accepter plutôt qu’à corriger. À l’inverse, l’écologie gestionnaire part d’un constat radicalement différent : les milieux naturels européens sont profondément anthropisés, façonnés depuis des siècles par l’agriculture, la sylviculture et l’aménagement du territoire. Dans ce contexte, prétendre « laisser faire la nature » serait une illusion, car les équilibres d’origine ont déjà été bouleversés. Pour ses défenseurs, l’intervention humaine devient non seulement légitime, mais nécessaire pour maintenir des équilibres fonctionnels. La chasse s’inscrit alors comme un outil parmi d’autres, au même titre que la restauration des habitats ou la gestion des espèces. Ce clivage dépasse la simple question cynégétique : il interroge notre rapport fondamental au vivant. Sommes-nous des observateurs extérieurs, appelés à nous effacer, ou des acteurs responsables, contraints d’assumer les conséquences de notre empreinte ? C’est derrière cette opposition que se joue, en réalité, une divergence philosophique majeure sur la place de l’humain dans la nature...

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